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Chaque week-end, Sami Sfaxi vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On va accueillir tout de suite notre plateau politique, ça y est, la politique qui reprend ses droits sur BFM
00:05TV bien sûr.
00:06Thierry Arnaud, vous restez avec moi. Merci Guillaume Ancel, on se retrouve un peu plus tard Guillaume.
00:11J'accueille Victor Hérault, journaliste politique à valeur actuelle, Geoffroy Didier, bonsoir.
00:17Président délégué de la région Île-de-France, porte-parole de Bruno Rotailleau, Daniel Simonnet, député L'Après de Paris,
00:23bonsoir.
00:23Et puis Julie Rouchagne, bonsoir, vous êtes députée européenne, porte-parole du Rassemblement national.
00:29D'ailleurs Jean-Luc Bourlange qui a beaucoup parlé à l'instant du Rassemblement national sur la question de l
00:34'Ukraine.
00:34On va commencer si vous le voulez bien avec les déclarations du président de la République autour de l'Arabie
00:40saoudite
00:40avec l'envoi de soldats, de matériel et de moyens militaires en Arabie saoudite
00:46pour assurer l'approvisionnement justement en pétrole des raffineries européennes.
00:52Nous allons envoyer des moyens militaires, des soldats, des radars, des systèmes de défense
00:56pour protéger le site de Yambou en Arabie saoudite.
00:59C'est non pour Sébastien Chenu justement, écoutez-le.
01:05Se mettre en guerre en Arabie saoudite, c'est se mettre en guerre contre l'Iran.
01:11Parce que c'est là qu'est le problème.
01:13Depuis quand envoyer des moyens matériels avec les gens qui les font fonctionner,
01:19et peut-être davantage, on n'en sait pas plus.
01:21On ne sait pas combien de gens ils vont envoyer là-bas.
01:23Mais vous vous mettez sur un théâtre de guerre, parce que c'est un théâtre de guerre.
01:28Les bases d'Arabie saoudite et des pays voisins sont toutes bombardées.
01:33Donc on se retrouve dans une situation à terme de belligérant.
01:37On ne va pas devenir belligérant sans au moins en avoir parlé au Parlement.
01:42Et on s'y opposera.
01:42C'est en tous les cas de nous engager dans une situation, dans un coin du monde
01:47dont la situation n'est pas stabilisée.
01:48Et donc c'est prendre un certain nombre de risques que nous ne voulons pas prendre
01:52et que nous n'avons pas à prendre, encore une fois, parce que nous n'avons pas ces accords.
01:56Mais s'il y avait un vote, vous diriez non ?
01:58Mais s'il y avait un vote, on ne serait pas d'accord.
02:01Voilà, dans le jargon journalistique, on appelle ça un pif-paf.
02:03Voilà, donc c'était Jean-Luc Mélenchon et Sébastien Chenu pour cette réaction.
02:08Justement, là-dessus, Julie Rochagneux, on n'envoie pas de militaires pour assurer
02:13et pour aider les Saoudiens dans l'approvisionnement énergétique ?
02:15Ça ne vous va pas ?
02:16Sébastien Chenu l'a rappelé, on n'a pas d'accord de défense avec l'Arabie saoudite aujourd'hui.
02:19L'Arabie saoudite a des accords de défense, par exemple, avec la Turquie et le Pakistan.
02:23Donc on se demande pourquoi ces deux pays-là ne pourraient pas venir au soutien de l'Arabie saoudite.
02:27Sébastien Chenu l'a dit également, il y a des risques aujourd'hui à s'engager dans cette région.
02:31Donc il faut trouver une voie diplomatique pour permettre d'ouvrir les discussions
02:34et de garantir ces voies commerciales, ces traversées effectivement pour les navires,
02:38pour ne pas souffrir d'une pénurie.
02:40Mais on voit bien que là, l'Arabie saoudite met la pression en expliquant
02:44qu'ils vont suspendre les exportations de bruts vers les raffineries européennes.
02:49Donc cette pression, en tout cas de Cyril Arnault,
02:50elle a amené à cette décision du président de la République, après critiquable ou pas.
02:54Mais voilà, il y a un fondement, en tout cas, que l'on approuve ou pas ?
02:58Oui, la question est de savoir, en fait, si on intervient pour défendre nos intérêts ou pas.
03:04Parce que l'argumentaire du Rassemblement national de la France insoumise
03:09consiste à dire qu'on n'a rien à faire là-bas, c'est un théâtre de guerre,
03:12on expose les soldats français et le matériel français dans un conflit qui ne nous concerne pas.
03:18La vision exposée par le président de la République est que c'est non seulement un conflit qui nous concerne,
03:23mais que le fait de protéger ces installations portuaires,
03:26en l'occurrence le port de Yangu,
03:28par lequel transitent désormais 5 millions de barils de pétrole par jour,
03:32quand ils fonctionnent, c'est moins le cas aujourd'hui,
03:35permettrait de détendre, pour partie évidemment,
03:39mais pour partie seulement, un peu ce qui se passe sur le marché du pétrole aujourd'hui,
03:44et donc pourrait avoir des répercussions positives sur le prix du pétrole en France.
03:49C'est ça aussi le calcul.
03:50Il ne s'agit pas simplement d'aller protéger l'Arabie saoudite,
03:52il s'agit aussi, dans l'argumentaire du président de la République,
03:55tel qu'il a été présenté,
03:56sur le prix de protéger les intérêts français.
03:59Tannél Simonnet, est-ce que vous êtes favorable à l'envoi de militaires français
04:03pour assurer quelque part cet oléoduc entre l'Est de l'Arabie saoudite et l'Ouest du pays ?
04:09D'abord, il devrait y avoir une règle démocratique,
04:13c'est qu'il devrait y avoir un débat au Parlement avant toute décision d'intervention.
04:19Premièrement.
04:19Deuxièmement, je pense que notre pays doit être à chaque fois au service de la paix.
04:24Son fil à plomb, ça doit être la défense du droit international à la souveraineté des peuples.
04:28Je trouve qu'on n'a pas assez entendu la France après l'attaque par les États-Unis de Trump
04:34en Iran.
04:35Et je pense que cette question du respect du droit international doit être nos fil à plomb.
04:39Mais vraisemblablement, les mots en tout cas ne suffisent pas.
04:42Apparemment, en tout cas, c'est ce qu'on observe.
04:45Vous dites, il faudrait un débat à l'Assemblée nationale.
04:48Est-ce que ce n'est pas aussi quelque part le domaine réservé du président de la République
04:52en tant que chef des armées d'engager finalement la force militaire
04:57lorsqu'il considère que ça défend les intérêts de la France ?
05:00Après, il peut y avoir bien sûr un débat à l'Assemblée nationale,
05:02mais sur cette volonté-là, cette décision, elle lui appartient.
05:05Alors d'abord, le Parlement a tout à fait le droit
05:09et le recours au Parlement devrait être la règle pour avoir ces débats.
05:14Et ensuite, on devrait s'interroger.
05:16Est-ce que c'est normal d'avoir une Constitution qui donne autant de pouvoir
05:20à un seul homme qui peut décider d'engager le pays
05:24dans une zone de guerre et dans une logique ?
05:28– Mais ça, c'est un autre débat, non ?
05:30– C'est un débat qui, pour moi, m'importe.
05:32– Oui, alors il peut avoir lieu, bien sûr.
05:33– Vu les conséquences de toute action internationale,
05:36j'estime que le Parlement devrait être saisi
05:39et que les intérêts de la France dont on parle
05:43doivent être d'abord et avant tout le respect du droit international
05:46au service de la paix, le respect de la soigneté des peuples
05:48au service de la paix.
05:49– Geoffroy Didier, vous soutenez l'action du président de la République
05:52pour tenter, selon lui en tout cas, de faire baisser les prix ?
05:56– Ça ne m'arrive pas toujours d'être d'accord avec le président de la République,
05:59mais là, je crois que c'est nécessaire.
06:01Parce que, oui, on n'a pas d'accord de défense,
06:03mais on a un accord de sécurité.
06:04L'Arabie Saoudite est un partenaire stratégique.
06:07L'Arabie Saoudite est le premier exportateur de bruts.
06:10Donc il faut que les Français comprennent aussi
06:12que si le plein d'essence aujourd'hui est en train d'exploser,
06:15c'est avant tout du fait des tensions géopolitiques.
06:18Donc oui, je crois qu'il est nécessaire
06:20de prendre les moyens pour sécuriser
06:23les approvisionnements énergétiques en Europe
06:26et pour débloquer le Léoduc,
06:28qui a été malheureusement bloqué
06:30par les tensions suscitées, par les outils
06:32qui, je vous le rappelle, sont des anti-occidentaux.
06:34– Après, il y a beaucoup d'autres façons, pardonnez-moi aussi,
06:36de faire baisser le prix de l'essence.
06:38Il y a d'autres alternatives.
06:39– Il faut agir à la source.
06:40– Les taxes.
06:40– Il faut agir à la source.
06:41Bien sûr, on va en discuter sans doute.
06:43Il faut agir à la source.
06:44Et je crois que ce qui est fait aujourd'hui,
06:47c'est qu'on n'est pas en train de devenir des belligérants.
06:49Ce n'est pas vrai.
06:50Il ne faut pas raconter non plus des sornettes aux Français.
06:52On est en train de protéger des sites.
06:54On est en train de sécuriser nos approvisionnements.
06:57Donc ne venez pas après.
06:58– Ce n'est pas ce que dit Jean-Luc Mélenchon, en tout cas.
07:00– Oui, mais Jean-Luc Mélenchon,
07:02je suis rarement d'accord avec Emmanuel Macron,
07:06mais je suis toujours en désaccord profond
07:09avec ce que dit Jean-Luc Mélenchon.
07:10Et là, encore une fois,
07:11parce que nous ne sommes pas en train d'envoyer des troupes au sol.
07:15Ce n'est pas vrai.
07:16– Il y a des soldats français qui vont justement en Arabie saoudite.
07:19– Mais vous savez qu'il y a déjà des soldats français
07:21dans les Émirats arabes unis ?
07:22– À Djibouti, dans les Émirats, bien sûr.
07:25– Donc en réalité, la présence française au Moyen-Orient,
07:27elle existe.
07:28Elle existe pour sécuriser les navires,
07:30notamment dans le golfe Persique.
07:31Donc tout cela existe déjà.
07:33Mais renforcer la sécurité des approvisionnements énergétiques,
07:36je pense qu'aujourd'hui, c'est une nécessité absolue,
07:39ne serait-ce qu'aussi pour les Français
07:41qui ont du mal à remplir leurs conditions.
07:42– D'accord, mais ce qu'on a du mal à comprendre, Victor Ayrault,
07:45c'est que cette décision, en tout cas d'envoyer justement
07:48des moyens militaires, ça va être sur le temps long.
07:50On n'imagine pas demain la situation qui va se résorber
07:53avec quelques militaires, quelques radars et quelques rafales.
07:56– C'est certain.
07:56– Alors qu'aujourd'hui, il y a des décisions
07:58qui pourraient être prises et qui seront,
08:00et qui pourraient être en tout cas efficaces
08:03immédiatement sur le prix à la pompe.
08:05– Éventuellement, jouer sur les taxes,
08:07éventuellement, la gauche dira le blocage des prix,
08:08éventuellement, il y a plein de solutions.
08:09C'est la seule, il faut comprendre que c'est peut-être
08:12la seule annonce qu'a faite Emmanuel Macron
08:15lors de cette interview, l'envoi des troupes au sol,
08:17c'est la seule annonce.
08:18Il faut quand même dire, par souci d'honnêteté,
08:20ce n'est pas pour défendre le président de la République
08:21plus qu'autre chose, mais s'il n'avait rien dit
08:24à ce niveau international, c'est-à-dire son domaine réservé,
08:27vous l'avez rappelé, on aurait dit,
08:28alors le président de la République ne veut rien faire
08:30autre que de la diplomatie qui, jusqu'ici,
08:31ne fonctionne pas tant.
08:33Là, il propose quelque chose, il faut préciser,
08:34oui, c'est un théâtre de guerre, ça n'a échappé à personne,
08:37c'est une guerre qui nous impacte directement,
08:39j'espère que ça n'échappe à personne aujourd'hui.
08:41Là, il s'agit de sécuriser un point ultra-stratégique,
08:45ce n'est pas simplement envoyer du renforme,
08:47c'est sécuriser un point ultra-stratégique.
08:49On rappelle, et d'ailleurs, on va le voir sur la carte,
08:50parce que le brut part de l'est de l'Arabie saoudite
08:53vers l'ouest pour ensuite traverser le canal de Suez.
08:56Exactement, et ce terminal pétrolier de Yonbo
08:58a été ciblé encore, par exemple, à titre d'exemple,
09:01hier par les Houthis, depuis le Yémen,
09:03ce sont des tirs de missiles qui ont été interceptés par les Saoudiens,
09:05mais un, c'est évidemment pour donner confiance,
09:09rendre confiance, si c'est encore possible,
09:10au marché financier en disant, écoutez, on va sécuriser la zone,
09:13il n'y aura pas de nouvel envolée des prix, calmons-nous,
09:16et c'est aussi pour éviter le pire.
09:17Évidemment, si ce site était touché, vous comprenez
09:19que l'approvisionnement en pétrole depuis l'Arabie saoudite
09:22jusqu'à la France serait largement limité,
09:24limite de l'afflux, donc hausse des prix,
09:27et donc là, à ce moment-là, on dirait,
09:28mais qu'a fait le président de la République pour empêcher ces prix ?
09:30Encore une fois, ce n'est pas pour le défendre coûte que coûte,
09:32simplement, la critique est assez hypocrite
09:35que ce soit d'un côté ou de l'autre.
09:36C'est-à-dire qu'on aurait dit, il n'a rien fait
09:38si on avait vu l'envolée des prix parce qu'il n'avait rien fait,
09:41et puis là, on dit, mais il fait quelque chose,
09:43ce n'est pas bien, il va nous entraîner dans la guerre,
09:44alors que cette guerre est même la source de nos mots aujourd'hui.
09:46Et cette question, quand même, Julie Rochagneux,
09:48à quoi sert notre armée si ce n'est pas pour défendre
09:50les intérêts de la France ?
09:51Et vraisemblablement, les intérêts de la France
09:53passent par l'approvisionnement énergétique.
09:55Et vous savez notamment qu'on sécurise déjà des navires
09:58dans cette zone, effectivement, avec la mission Aspides.
10:00Donc, on le fait déjà.
10:01Vous avez parlé également de l'engagement que la France a
10:03aux Émirats arabes unis, et la différence, c'est que là,
10:05pour le coup, on a un accord de défense,
10:06contrairement à l'Arabie saoudite.
10:08L'idée, c'est de dire qu'on peut trouver...
10:09On est intervenu dans des tas de pays
10:11avec lesquels on n'avait pas d'accord de défense.
10:13Quand la France intervient militairement au Mali,
10:15quand elle intervient en Irak, quand elle intervient en Libye,
10:17les forces armées sont engagées,
10:19il n'y a pas d'accord de défense.
10:20Ce n'est pas une règle systématique.
10:22Si vous voulez, l'idée, c'est de dire qu'il faut avant tout discuter
10:25pour essayer de trouver une voie diplomatique,
10:26pour avoir un passage dans, effectivement,
10:29cette voie commerciale,
10:30et ne pas aller engager des troupes
10:32et, effectivement, prendre un risque d'escalade,
10:33puisque ce n'est pas ce qu'on veut,
10:35et ce n'est pas ce qu'Emmanuel Macron veut non plus aujourd'hui,
10:36enfin, je l'espère, mais visiblement, il a...
10:38Pour vous, envoyer des soldats français dans cette région-là,
10:41c'est un risque d'escalade avec les Iraniens et avec les outils ?
10:45Exactement.
10:45Je peux vous poser la question de l'alternative ?
10:47Vous disiez des solutions diplomatiques
10:49que vous voulez négocier avec les outils,
10:51qui sont pro-iraniens,
10:53et qui sont des bandits des mers ?
10:55Avec qui vous voulez négocier ? Je ne comprends pas.
10:56Quelle est la solution alternative
10:57à ce que fait le président Emmanuel Macron ?
10:59Encore une fois, il n'est pas vraiment mon habitude de le soutenir.
11:03Mais là, je ne pense pas à Emmanuel Macron,
11:05ce n'est pas le sujet, je pense aux Français.
11:07Quelle est votre alternative ?
11:08Si on entrait en guerre avec tous les pays
11:09et tous les gouvernements avec lesquels
11:12on a effectivement des désaccords,
11:13oui, effectivement, ça pose des problèmes.
11:15C'est le principe de la diplomatie, c'est le principe de discussion.
11:16On sécurise des sites.
11:18Vous connaissez la différence entre entrer en guerre
11:20et protéger des sites.
11:20Évidemment, on prend un risque qu'il y ait une escalade ensuite
11:23parce que pour l'instant,
11:24les limites de l'intervention ne sont pas très claires.
11:26Je n'ai toujours pas compris la solution alternative que vous proposez.
11:29Alors c'est vrai que Daniel Simonnet,
11:31sur cette solution alternative
11:34dont parle Geoffroy Didier,
11:36c'est compliqué quand même de voir
11:38où est-ce qu'elle pourrait nous mener.
11:39Quand on a Donald Trump qui,
11:40il n'y a pas plus tard qu'une heure,
11:42refuse finalement d'accepter cet accord,
11:45il y a en tout cas cette proposition iranienne
11:47qui peut-être d'ailleurs est irrecevable, certes,
11:49mais on voit bien que là, il y a une impasse stratégique terrible
11:52sur cette partie de la zone.
11:53Et vous pensez que la France,
11:55la voie de la France va réussir
11:57à, sans déploiement militaire,
12:01réussir à faire sortir la situation de cette impasse ?
12:04De toute façon, tout déploiement militaire,
12:06selon moi, doit faire l'objet d'un débat démocratique au Parlement.
12:10Il aura peut-être lieu d'ailleurs.
12:11Il aura peut-être lieu.
12:13Pour l'instant, en tous les cas, on ne nous l'a pas annoncé.
12:15Donc je ne suis pas du tout sûre qu'il ait lieu.
12:17Mais l'Assemblée va re-siéger à partir du 1er octobre.
12:19Tout à fait, on va bien voir.
12:20Mais par ailleurs, attention aussi à la...
12:22Comment dire ?
12:23À ne pas mal informer nos citoyens et citoyennes.
12:28Aujourd'hui, que ce soit Total et les autres privés,
12:34ont des stocks.
12:35Ils ont des stocks.
12:36Ce n'est pas vrai qu'on est en situation de pénurie de stocks.
12:39Et la situation aujourd'hui,
12:40elle est plutôt celle d'une spéculation sur les prix
12:44qui profitent de la situation géopolitique
12:49que d'une hausse des coûts de production et d'arrivée.
12:53Donc pour l'instant, on est quand même sur des situations
12:56où on a, y compris des stocks stratégiques, à 100%.
13:00Aujourd'hui, la seule chose qui justifie l'envolée des prix,
13:03c'est une envolée des prix spéculatives.
13:05Donc moi, ce que j'aurais aimé entendre,
13:07c'est un Emmanuel Macron qui reconnaît
13:09que là, vraiment, ça n'est pas possible,
13:11qu'il y ait un abus complet.
13:12Parce que pendant que les profits explosent d'un côté,
13:15eh bien, c'est les Françaises et les Français
13:17qui payent à la pompe de l'autre.
13:18Et qu'aujourd'hui, ce gouvernement refuse toujours
13:22à la fois d'encadrer les marges,
13:25de bloquer les prix et de taxer les suprits.
13:27Alors, chez toi, chez toi.
13:28Mais l'encadrement des marges, on peut en parler.
13:30Et les marges vont augmenter, ça ne fait pas de doute.
13:32Après, l'augmentation des prix,
13:34ce n'est pas seulement la spéculation,
13:35c'est l'offre et la demande.
13:37La demande est toujours la même.
13:38L'offre a diminué parce qu'on produit moins de pétrole
13:41et on produit moins de produits raffinés.
13:43Donc, de fait, il y a un effet volume
13:46dans la montée des prix qui est incontestable
13:48et qui est très puissant.
13:50Les capacités à produire du pétrole ont diminué.
13:52Les capacités à produire des produits raffinés
13:55ont diminué de manière considérable
13:57et donc, les prix augmentent.
13:58C'est mécanique.
14:00Et ce n'est pas seulement spéculatif.
14:01Ce n'est pas seulement spéculatif.
14:02Mais en fait, quand les profits,
14:04depuis le début du conflit,
14:06ont été multipliés par 7,5.
14:097,5.
14:10Notamment du côté des raffineurs.
14:11Enfin, franchement, c'est quand même...
14:12Il faut le préciser.
14:13C'est obscène.
14:14C'est énorme.
14:16Vous savez très bien que quand,
14:17à un moment donné,
14:18tout le monde est là en train d'appeler.
14:19Enfin, pas tout le monde,
14:20mais quand le gouvernement applaudit Total
14:21qui, finalement, essaye de maintenir
14:24un espèce de blocage des prix.
14:25D'abord, Total ne bloque pas ses prix
14:27pour les autres distributeurs.
14:29Il fait en sorte d'être complètement
14:31en situation de monopole.
14:34Et les marges qu'il dégage
14:35restent totalement considérables.
14:38Surtout à l'étranger.
14:39Et les dividendes reversés aux actionnaires
14:41ont explosé.
14:42Mais oui, parce que vous savez très bien
14:43quand même que Total
14:45joue de ses comptes
14:47pour ne pas figurer
14:48dans ses affaires en France
14:50l'ensemble des bénéfices
14:52qui peuvent être rapportés
14:53à la France.
14:54Et ce qui lui permet
14:54d'échapper en partie
14:55à bon nombre d'impôts.
14:57Je ne suis pas là pour défendre Total,
14:58mais l'essentiel des profits...
15:0210 milliards d'euros de profits.
15:04Et le gouvernement ne veut pas
15:05prendre un centime
15:06sur ces 10 milliards.
15:07Et c'est les Français
15:08et les Français qui se saignent.
15:09Certains qui se disent
15:10« J'arrête de aller travailler
15:11parce qu'à un moment donné,
15:12mon plein d'essence
15:13me coûte tellement cher
15:14que c'est même plus rentable. »
15:15Vous entendez quand même
15:16ce cri de désespoir ?
15:17Mais attendez, ce cri de désespoir
15:19des attacheurs de chaque cil ?
15:20Madame Simonnet.
15:20Allez-y, je crois Didier.
15:22La parole faut que je le prie.
15:23Vous n'avez pas de monopole
15:24de la proximité populaire.
15:26Croyez-moi.
15:27D'accord.
15:27Mais alors on l'entend,
15:28Sinon Mélenchon sera déjà
15:29président de la République.
15:29Alors allez-y.
15:30Daniel Simonnet, pardonnez-moi.
15:32Je suis députée de l'après
15:32et pas de la France insomise.
15:34Oui, enfin c'est la France insomise.
15:34On va laisser...
15:36C'est l'extrême gauche.
15:37C'est l'extrême gauche.
15:38Elle a quitté la France insomise.
15:40Ou la gauche extrême, je ne sais pas.
15:40Qu'est-ce que vous répondez
15:41à ce que vient de dire
15:42Madame Simonnet ?
15:43C'est vrai que les raffineurs,
15:44pardonnez-moi,
15:45mais il faut le dire,
15:46ont dégagé des bénéfices
15:47qui sont absolument considérables
15:48ces derniers mois.
15:50Je ne suis pas là
15:51pour défendre les raffineurs.
15:52Je ne suis pas là
15:53pour défendre Total.
15:54Mais Total est une entreprise
15:55française qui fait
15:56le maximum de ses profits
15:58à l'étranger,
15:59qui a diminué ses marges
16:00en France.
16:01Et comme ils ont diminué
16:02leurs marges en France,
16:04tout le monde est allé
16:04chez Total.
16:05Donc, il y a eu un effet volume,
16:06ce qui fait qu'effectivement,
16:07ça a augmenté leurs profits.
16:09Qu'il y ait une nécessité,
16:11sans doute,
16:11que ces entreprises
16:12fassent des efforts,
16:13bien sûr.
16:14En revanche,
16:15si la question que vous me posez,
16:17c'est est-ce qu'il faut
16:17qu'on fasse des chèques
16:19en bois,
16:20c'est-à-dire que l'État
16:21dise,
16:22eh bien,
16:22on va diminuer les taxes,
16:25eh bien,
16:25je ne le pense pas.
16:26Ça ne fait pas plaisir.
16:27Je ne le pense pas.
16:28Pardonnez-moi parfaite,
16:28mais le chef de l'État
16:31a, en tout cas,
16:32montré une inflexion
16:33sur cette question-là,
16:34puisque lors de cette interview,
16:35si je ne dis pas
16:36de Bétis Victoriero,
16:37le président de la République
16:38a dit,
16:39je n'exclus pas,
16:39finalement,
16:41de baisser les taxes
16:42sur le carburant
16:43pour sortir de cette impasse.
16:45C'est quand même
16:45une nouveauté.
16:46Vous donnez trop d'espoir.
16:48Je reprends juste
16:49les propos du chef de l'État.
16:50Il a dit,
16:51il a expliqué que c'était
16:51une mauvaise idée.
16:52Mais il a dit,
16:53je n'exclus pas aussi.
16:54Il ne peut rien d'exclure.
16:55Si on grossit vraiment le train,
16:56il a dit,
16:57on verra.
16:57En gros,
16:58si la crise se prolonge,
16:59que les prix explosent
17:00et que vraiment les Français
17:02sont à sec
17:02et sont pris au coup,
17:03là,
17:04on pourra éventuellement voir.
17:05Mais il faut comprendre aussi,
17:06lorsqu'on parle par exemple
17:07de l'enrichissement des raffineurs,
17:08l'enrichissement de Total.
17:09Voilà ce qu'il a dit.
17:09Sur une baisse des taxes
17:10sur le carburant,
17:11en fonction de la situation,
17:11il ne faut rien d'exclure.
17:12Je ne vais pas vous dire
17:13qu'on ne le fera jamais.
17:14Pardonnez-moi,
17:15mais c'est un peu plus.
17:16Il ne va pas dire qu'on va le faire.
17:16Oui, ça ne va pas dire qu'on va le faire,
17:17mais il ne ferme pas la porte.
17:19Mais il faut comprendre
17:19pourquoi est-ce qu'il dit ça.
17:21Évidemment,
17:21parce qu'il ne va pas dire
17:22qu'on ne le fera jamais,
17:22c'est impossible.
17:23Pourquoi ?
17:24Parce que lorsqu'on parle
17:24de l'enrichissement des raffineurs,
17:26l'enrichissement de Total,
17:27qu'il voulait,
17:28il y en a un aussi
17:28qui s'enrichit là-dessus.
17:29C'est l'État.
17:30L'État.
17:31Les taxes sur le carburant,
17:33notamment la TVA,
17:34qui est un pourcentage
17:35donc qui mécaniquement augmente
17:36avec le prix,
17:37fait rentrer beaucoup d'argent
17:38dans les caisses de l'État aujourd'hui.
17:39Et l'État,
17:40on l'aura tous compris,
17:41est un petit peu à sec aussi
17:42et donc se dit
17:43je ne vais quand même pas
17:43me priver complètement
17:44de cette rentrée d'argent.
17:46S'il y a aussi
17:46cette mécanique-là
17:47qu'il faut voir,
17:48mais effectivement,
17:48c'est la plus grosse part,
17:49c'est 50%.
17:5050% du prix est dû aux taxes.
17:53Il y en a plusieurs dedans,
17:54on ne fera pas le détail,
17:54mais 50% du prix à la pompe
17:56est dû aux taxes.
17:57Donc il est compréhensible aussi
17:58que certains partis
17:59et beaucoup de Français disent
18:00l'État pourrait aussi
18:01éventuellement se serrer la ceinture.
18:02Mais c'est là,
18:03ça renvoie à la question du budget
18:04et de Sébastien Lacornu
18:05qui dit
18:05si l'État doit serrer la ceinture,
18:06il va falloir trouver
18:07où est-ce que je vous baisse
18:08des prestations,
18:09ou est-ce que je vous baisse
18:10des prestations
18:10ou est-ce que j'augmente
18:11les recettes ?
18:12Alors, Julie Rochelle,
18:12c'est d'ailleurs le cœur
18:14en tout cas de la proposition
18:16de Marine Le Pen,
18:17c'est de baisser ses taxes.
18:18Alors juste,
18:18on va écouter Marine Le Pen
18:20qui disait finalement
18:21il y a quelques jours,
18:22je crois que c'était
18:22même quelques semaines,
18:24ne vous inquiétez pas,
18:25le président de la République,
18:26il ira sur cette solution-là,
18:28il n'a pas le choix.
18:28Écoutez.
18:31Baisser les taxes
18:32sur les carburants,
18:33c'est la seule possibilité
18:35qu'il a.
18:35Et encore une fois,
18:36il y viendra,
18:37mais il y viendra
18:38comme d'habitude trop tard
18:39après avoir critiqué
18:41notre proposition,
18:42après l'avoir ridiculisé,
18:45après avoir trouvé
18:46mille arguments
18:47pour ne pas la mettre en œuvre,
18:48ils finiront
18:49par la mettre en œuvre.
18:50C'était le 18 septembre.
18:52Oui, effectivement,
18:52mais je pense que les raisons
18:53pour lesquelles maintenant
18:54Emmanuel Macron réfléchit
18:55à mettre en œuvre
18:56cette baisse des carburants,
18:57c'est une mauvaise raison.
18:58C'est parce qu'il voit
18:58la consommation qui baisse
18:59et donc potentiellement
19:00les recettes fiscales
19:00qui commencent à baisser aussi.
19:02Et c'est un État
19:03tellement glouton
19:03qu'il a fini par assécher
19:05ses propres recettes
19:06et que maintenant,
19:06il veut donner effectivement
19:07cet avantage aux Français
19:08pour pouvoir rentrer
19:08de nouveau de l'argent.
19:09L'État a espéré se refaire
19:11la cerise sur le dos des Français
19:12et donc là,
19:13on va que c'est un moyen pour eux.
19:14En baissant les taxes,
19:15il y aura aussi
19:16moins de recettes
19:17et peut-être que le volume
19:19augmentera.
19:21Ça veut dire que
19:21vous êtes pour,
19:23finalement,
19:23au Rassemblement National,
19:25proposer un allègement fiscal
19:27également pour les plus riches
19:28parce que cette baisse
19:29de la taxe
19:29c'est pour tous les Français,
19:31y compris pour ceux
19:32qui ont les moyens
19:33et qui finalement
19:34n'auraient pas besoin
19:35de cette taxe.
19:36Est-ce que cela,
19:37vous l'assumez,
19:38vous,
19:38au Rassemblement National ?
19:39Ce prix du carburant,
19:40il a effectivement
19:40un impact sur tous les Français
19:41mais il a aussi
19:42un impact sur l'économie.
19:43Vous avez vu que notre économie
19:44se porte très très mal
19:45depuis qu'on a cette crise
19:46des carburants
19:46et l'idée,
19:47c'est effectivement
19:48qu'on retrouve un peu
19:48de croissance
19:49et qu'on retrouve un peu
19:49de dynamisme
19:50dans notre économie
19:51et donc oui,
19:52effectivement,
19:52cette baisse des carburants
19:53sera pour tout le monde
19:54mais nous,
19:54nous considérons
19:55que le carburant
19:56et ce qui permet
19:57effectivement de se déplacer,
19:59c'est un produit
19:59de première nécessité
20:00et qu'aujourd'hui,
20:01quand les gens mettent
20:01du carburant dans leur voiture,
20:02ce n'est pas pour se faire plaisir,
20:03c'est pour aller travailler,
20:04c'est pour aller rendre visite
20:05à un membre de leur famille
20:06qui parfois est malade
20:07et donc effectivement,
20:08nous considérons
20:08qu'il faut baisser
20:09cette TVA sur le carburant
20:11pour l'ensemble des Français
20:12pour le donner un peu d'air.
20:12Cet allègement fiscal
20:13favorisera également
20:14ceux qui n'en ont pas besoin
20:15et c'est justement
20:16le problème des aides non ciblées.
20:19Vous savez,
20:19aujourd'hui,
20:20il y a très peu de Français
20:20qui n'ont pas besoin
20:21de cette aide sur le carburant
20:23et de ce nouveau souffle
20:24parce qu'aujourd'hui,
20:25beaucoup de Français
20:25sont pris à la gorge.
20:25Daniel Simonnet.
20:26Alors déjà,
20:27Emmanuel Macron a menti
20:28parce qu'il a dit
20:28dans son allocution
20:30que finalement,
20:31Total ne faisait pas de marge.
20:32C'est faux.
20:32Total fait des marges
20:33et d'ailleurs,
20:34l'audition de la haute administration
20:35de l'Assemblée nationale
20:36a pu le confirmer
20:37et les profits de raffinage
20:39ont été multipliés
20:39par 5 sur un an
20:40et on se retrouve
20:41avec 680 millions
20:43à 3 399 millions.
20:46C'est les comptes
20:48nationaux trimestriels
20:49qui sont publics
20:50et qui nous le disent.
20:51Voilà.
20:51Et encore une fois,
20:52si vous baissez les taxes
20:54sans encadrer les marges
20:56et sans encadrer les prix,
20:57ça n'empêche pas.
20:58Si vous baissez les taxes
20:59sans encadrer les marges
21:01et sans encadrer
21:03les profits possibles,
21:04ça n'empêche pas
21:05que Total et autres
21:06peuvent continuer
21:07à augmenter les prix.
21:09En Espagne,
21:10quand ils ont baissé
21:11les taxes,
21:12ce qu'ils ont fait,
21:12c'est qu'ils ont fait
21:13financer cette mesure
21:14par la taxation des profits.
21:16Donc la priorité,
21:17déjà,
21:18c'est de faire en sorte
21:19d'encadrer les marges,
21:21de bloquer les prix,
21:22ce qui est tout à fait possible.
21:23Ça s'est fait déjà en 1991
21:24pendant la guerre du Golfe.
21:25Les prix sont bloqués
21:27sur les territoires
21:28ultramariens.
21:29Et cet argument
21:30qui dirait,
21:31finalement,
21:32on irait vers une pénurie
21:34avec cette proposition-là.
21:35Comment est-ce que
21:35vous répondez justement ?
21:36Comment je réponds ?
21:37C'est que là,
21:38aujourd'hui,
21:38tous les stocks sont pleins.
21:39Donc arrêtez de faire peur
21:41aux gens
21:41sur cette histoire
21:42de pénurie,
21:43tout ça,
21:43parce que vous ne voulez pas
21:43toucher un centime,
21:45enfin pas vous,
21:46mais un centime
21:47en profit
21:49de Total & Co.
21:50Il y a une station sur cinq,
21:52pardonnez-moi,
21:52dans laquelle il manque
21:53un carburant.
21:55On n'est pas non plus
21:55dans une situation...
21:57Et qui décide
21:57de leur donner
21:58ou de ne pas leur donner
21:59et à quel prix ?
22:00Ce n'est pas les stations
22:01Total.
22:01Donc c'est Total
22:02vis-à-vis des autres stations.
22:03D'accord ?
22:04Donc il y a un vrai enjeu
22:06de blocage des prix
22:08pour permettre
22:09à toutes les stations
22:10d'ouvrir.
22:10Les stocks sont pleins
22:11chez Total.
22:12Les stocks publics
22:13sont pleins.
22:14À un moment donné,
22:15l'État peut aussi
22:17décider de réquisitionner
22:18si à un moment donné
22:19il y a un blocage
22:20fait sur ces stocks
22:20pour ne pas les mettre
22:21en distribution.
22:22Mais il va falloir
22:23se faire respecter.
22:24Ce n'est pas normal.
22:25Il y a un point
22:27où il faudrait
22:28qu'on se focus là-dessus.
22:29Mais je veux dire,
22:29le blocage des prix
22:30pour tout le monde,
22:31et vous faites la distinction
22:32entre Total
22:33et petits distributeurs,
22:34c'est justement la question.
22:35Le petit distributeur
22:36sur deux euros le litre,
22:37il fait un centime de marge.
22:39Un seul.
22:39Ça ne va pas plus.
22:40Donc c'est le blocage
22:41des prix de comment Total
22:42vend un petit distributeur ?
22:45Ce que je veux dire,
22:45lui, il vend à perte.
22:46Là, je ne parle pas Total,
22:47je parle des petits distributeurs
22:48d'un côté.
22:48Mais bloquez déjà le prix
22:49de ce qui est vendu
22:50aux petits distributeurs.
22:51Donc vous voulez bloquer
22:52le prix en amont.
22:539 milliards,
22:539 milliards
22:55qui ont été redistribués
22:57aux actionnaires.
22:59On est là en train de voir
23:00que les gens sont pris
23:01à la gorge
23:02et vous avez des actionnaires
23:03qui s'en mettent plein les poches.
23:04Ça ne vous choque pas ?
23:06Mais si moi, ça me choque.
23:07C'est un principe tout simple
23:08qui s'appelle l'économie.
23:09Si vous avez investi
23:09dans une entreprise,
23:10vous recevez des bénéfices.
23:11Vous êtes capitaliste
23:11et moi, je le suis.
23:12C'est pour ça que vous n'êtes pas
23:15sur la même partie du plateau d'ailleurs.
23:17Rien n'empêche
23:18notre téléspectateur
23:21d'aller investir
23:21dans quelconque entreprise
23:22et si cette entreprise marche,
23:23ils recevront des bénéfices.
23:24Ce n'est pas une histoire
23:25d'ultra-riches
23:25qui s'en mettent plein les pouilles
23:26pendant que les pauvres
23:28meurent la bouche ouverte.
23:29Ce n'est pas ça.
23:29Et rien n'empêche
23:30un gouvernement
23:31de décider de faire
23:32une politique de justice sociale,
23:33de justice fiscale
23:34et de se dire
23:35quand certains se font des profits
23:38aussi exorbitants
23:38sur la guerre,
23:39les profiteurs de guerre,
23:40il faut qu'ils soient mis
23:41à contribution.
23:42Et c'est une question
23:43de justice sociale.
23:45Madame Simonnet vient de le dire,
23:46elle est anticapitaliste
23:48et c'est une différence profonde.
23:50Mais bien sûr,
23:50je respecte ça,
23:52mais j'ai le droit aussi
23:53d'être en désaccord profond
23:54avec elle.
23:55C'est-à-dire qu'avec elle,
23:55les entreprises n'ont pas le droit
23:57de faire de profits.
23:58Les actionnaires
23:58qui sont des Français
23:59comme vous et moi,
24:00comme ceux qui nous regardent,
24:01n'ont pas le droit
24:02d'avoir des dividendes.
24:03Et donc, en gros,
24:04c'est le nivellement par le bas.
24:05Personne ne gagne de l'argent.
24:07Tout le monde est pauvre
24:07et la France s'en sort bien.
24:09Moi, je pense l'inverse.
24:11Je pense qu'il faut
24:11une politique de croissance.
24:12Je pense que c'est bien
24:13quand les entreprises
24:14font du profit.
24:15En revanche,
24:16là, il y a un problème
24:17conjoncturel
24:17qui est dû à des raisons
24:18avant tout géopolitiques
24:20que Mme Simonnet
24:21et que la représentante
24:22du Rassemblement national
24:23ne veulent pas voir
24:24puisqu'ils refusent même
24:25l'idée que la France
24:26vienne protéger des sites
24:27et sécuriser
24:28les approvisionnements énergétiques.
24:30Et Mme Simonnet pense
24:31que la seule solution,
24:32c'est en fait
24:33de prendre l'argent total.
24:34Mais ça ne réglera rien.
24:36La vérité,
24:37c'est qu'aujourd'hui,
24:38nous avons malheureusement,
24:40et là, j'en veux beaucoup
24:41à Emmanuel Macron
24:41qui a creusé la dette
24:42de 1300 milliards d'euros
24:45en 10 ans,
24:46nous n'avons plus
24:47de marge de manœuvre
24:48économique et financière.
24:49Ce discours est audible
24:51auprès des personnes
24:53qui ne creusent pas
24:55et qui, finalement,
24:56voient ces profils
24:57des actionnaires.
24:57C'est aussi légitime
24:59de leur part
25:00de se poser cette question.
25:01Nous, avec Bruno Rotaillot,
25:02par exemple,
25:03nous proposons de suspendre
25:04ce qu'on appelle
25:04les certificats d'économie
25:05d'énergie
25:06qui sont des usines à gaz
25:07qui sont des obligations
25:08faites aux entreprises.
25:0917 à 18 centimes
25:10par litre d'essence.
25:11Demain,
25:13en suspendant les CEE,
25:15certificats d'économie
25:15d'énergie,
25:16on peut effectivement avoir
25:17TVA comprise 17 centimes
25:20de gagné par litre,
25:22soit si on fait, par exemple,
25:23un plein de 50 litres,
25:249 euros sur un plein.
25:26Ça, c'est concret.
25:27Ça ne coûte pas
25:27un euro d'argent public.
25:28Et alors,
25:29à quoi ils servent
25:29ces certificats d'économie
25:30d'énergie ?
25:31Ils sont fléchés
25:33pour la transition,
25:34justement.
25:35Ils sont fléchés
25:36sur la transition énergétique.
25:37Je sais.
25:38Mais c'est une usine à gaz,
25:39Mme Simonet.
25:40Vous êtes intéressés
25:41au fonctionnement concret
25:42des commissions.
25:42Je ne vais pas défendre
25:43le modèle.
25:44Mais ce que je trouve dingue,
25:45c'est qu'après les canicules
25:47de cet été,
25:48qui peut encore douter
25:49de l'enjeu de lutter
25:51contre le réchauffement climatique.
25:52Il y avait aujourd'hui
25:53des manifestations
25:53partout en France.
25:55Parce que maintenant,
25:56ça suffit.
25:56Les gens n'en peuvent plus
25:57qu'on ne se préoccupe
25:59à ce point-là.
26:00Mais on est d'accord
26:00sur le fond.
26:01À la fois d'agir
26:02sur les causes.
26:03Or, on sait pertinemment
26:04qu'on aurait arrêté
26:05de fermer les lignes
26:06après les lignes
26:07sur la SNCF
26:08et d'empêcher les gens
26:09de pouvoir se déplacer
26:11avec des moyens.
26:12Non, laissez-moi finir.
26:15On empêche les gens
26:16de pouvoir se déplacer
26:16avec des transports
26:18moins polluants
26:19parce qu'on a cassé
26:19les services publics
26:20de transport
26:21comme le nombre
26:22de lignes de train
26:24de la SNCF
26:25qui ont disparu
26:25ces 10, 20, 30,
26:2740, 50 dernières années.
26:28C'est une catastrophe.
26:30Vous allez dans des zones
26:32rurales, périurbaines.
26:33Il n'y a pas
26:34de transports publics
26:35qui permettent
26:36de se déplacer.
26:37Les gens n'ont pas
26:37d'autre choix
26:38que d'être avec la voiture.
26:39Et en plus de cela,
26:41votre solution,
26:42c'est encore une fois,
26:44peu importe
26:44que ce soit déjà prévu
26:45dans le budget de l'État,
26:48de casser le fond vert
26:49qui permet aux collectivités
26:50de pouvoir investir
26:52Non, mais ça a participé
26:53en tout cas à cette transition.
26:54Peu importe qu'on ait
26:54un tel retard énorme
26:56sur la rééducation
26:57et la lutte
26:57contre les passoires thermiques,
26:59le peu de budget
26:59qui pourrait être utile.
27:00Vous souhaitez réagir
27:01sur les...
27:02Oui, effectivement.
27:03Sur les certificats
27:04d'économie d'énergie,
27:05ça tombe bien.
27:05Nous nous voulons en profiter
27:06pour financer une partie
27:07effectivement du coût
27:08que coûtera la baisse
27:09de la TVA sur les carburants
27:10qu'on veut mettre en place
27:11puisque vous savez
27:12que ça coûtera
27:12environ 15 milliards d'euros
27:14et que les CE aujourd'hui
27:15représentent peu ou prou
27:168 milliards d'euros.
27:16Le problème des CE aujourd'hui
27:17et la Cour des comptes
27:18l'a repéré,
27:19c'est effectivement
27:19que c'est une mise négale
27:20mais pire que ça,
27:21c'est que ça sert parfois
27:22à financer des industries étrangères
27:24comme l'industrie chinoise
27:25parce que vous savez
27:25que EDF a eu un partenariat
27:26notamment avec BYD
27:33de notre empreinte carbone
27:34et dû aux importations.
27:35Donc vous voyez que le système
27:36des certificats d'économie d'énergie
27:38aujourd'hui est totalement absurde
27:39et donc nous,
27:40nous voulons récupérer cet argent
27:41et que cet argent repasse
27:41au niveau de l'État
27:42pour pouvoir financer
27:43cette baisse de la TVA
27:44sur les carburants.
27:44Alors en tout cas,
27:45c'est vrai que ces fameux CE,
27:47on en parle beaucoup,
27:48cet argent ne transite pas
27:49directement par les comptes de l'État.
27:51C'est ce que vous expliquez
27:51à l'instant.
27:52C'est que ce n'est pas une perte nette
27:54pour le budget de l'État
27:55mais comme le disait Daniel Simonnet,
27:57c'est de l'argent en moins
27:58pour une transition.
28:03sur le long terme.
28:05C'est un arbitrage provisoire.
28:05C'est un arbitrage.
28:06C'est un arbitrage provisoire.
28:07On est totalement d'accord.
28:07Qui ne remet pas du tout en cause
28:09la nécessité évidemment
28:10de lutter contre les chauffeurs climatiques.
28:11C'est ce que je veux dire.
28:12C'est une telle usine à gaz
28:13que franchement,
28:13on peut s'en séparer
28:14quelques semaines,
28:15voire quelques mois
28:16sans que ça pose de problème
28:17à qui que ce soit.
28:18On est dans un impasse stratégique.
28:19Si Emmanuel Macron baisse les taxes,
28:20il aura forcément des oppositions
28:22et au contraire,
28:23si jamais il ne bouge pas,
28:25il aura également cet impasse-là.
28:26Oui, alors en l'occurrence,
28:28c'est moins le problème
28:29d'Emmanuel Macron
28:30que celui de Sébastien Lecornu
28:31aujourd'hui
28:32qui a effectivement
28:33un budget à boucler
28:34dans les semaines qui viennent
28:35et a face à lui
28:37des tensions sociales
28:38et une colère des Français
28:40qui est évidemment
28:41très importante.
28:43Avec des appels d'ailleurs
28:45à descendre dans la rue
28:46qui se multiplient.
28:47C'est évidemment le risque
28:49et c'est la raison pour laquelle
28:51le président de la République
28:52n'a pas fermé la porte
28:54à une baisse des taxes
28:55évidemment dans l'entretien
28:56qu'il a accordé
28:57parce que ça aurait été
28:58dans ce contexte-là
28:59évidemment mettre
29:00de l'huile sur le feu.
29:02Mais il ne faut pas perdre
29:03de vue,
29:04pas pour jouer les rabats-jois,
29:06mais que le fondement
29:07de cette crise,
29:09ce sont effectivement
29:10des sujets géopolitiques.
29:12Et donc vous pouvez très bien
29:13vous retrouver
29:13dans une situation
29:14où si la situation géopolitique
29:17se dégrade,
29:18même si vous accordez
29:20une quinzaine de centimes
29:21de baisse
29:22sur le prix du diesel
29:24ou du sans-plomb
29:25aujourd'hui
29:26en faisant des efforts
29:28financiers considérables,
29:29ces efforts
29:30et peuvent se retrouver
29:31en l'espace
29:31de quelques semaines
29:32annulés,
29:34annihilés
29:34par des bombardements
29:37sur l'Iran de plus
29:37parce que les outils
29:38parviendront à toucher
29:40leur cible davantage
29:41en Arabie Saoudite.
29:43Et donc
29:45c'est une solution
29:47dont on comprend
29:48pourquoi il faut l'examiner
29:49parce que c'est très douloureux
29:50pour des millions
29:51de Français
29:51aujourd'hui,
29:52mais ça ne résout pas
29:54le problème de fond.
29:55– Victor Hérault,
29:55en fait il y a une accélération
29:56de la dégradation
29:57justement de la situation
29:58qui implique
30:00quelque part
30:01des décisions
30:02qui n'ont pas
30:03une échelle de temps
30:05similaire.
30:06c'est-à-dire que le temps
30:06de la guerre
30:07n'est pas le temps
30:08de la personne
30:09qui va tous les matins
30:11se lever,
30:11aller au boulot
30:11avec sa voiture
30:12qui consomme
30:136-7 litres de diesel.
30:14– Il y a un décalage
30:14entre les temporalités
30:15mais ça c'est aussi
30:16quelque chose,
30:16on paye un petit peu
30:17aujourd'hui,
30:18c'est pas pour dire
30:19il y avait qu'à
30:20fallait qu'on,
30:21mais on paye un petit peu
30:22aujourd'hui
30:23les arbitrages
30:23qu'on n'a pas fait
30:24les années précédentes.
30:25Sébastien Lecornu,
30:27c'était pour sa survie,
30:28a réussi à proposer
30:29des budgets
30:29qui allaient sans
30:31grande réforme,
30:32sans grande mesure
30:32parce que l'Assemblée
30:33nationale est ce qu'elle
30:33est aujourd'hui
30:34et qu'on ne peut pas
30:34faire de grandes réformes.
30:35Il jouait sa survie
30:36en faisant des petites
30:37mesurettes à droite,
30:37à gauche et puis ça passait.
30:39Le problème c'est que
30:40ces petites mesurettes-là
30:41n'ont absolument rien
30:42changé à l'état des comptes
30:42et qu'aujourd'hui
30:43on se retrouve avec,
30:44en ouvrant les comptes
30:46de la France,
30:46pas une économie possible,
30:48des recettes,
30:50ça, ça se débat à gauche
30:51de savoir s'il faut
30:51taxer les riches,
30:52etc.
30:52Mais c'est très contesté
30:53également à l'Assemblée
30:53nationale.
30:54Et une succession de crises
30:55qui par strates
30:56s'ajoutent,
30:57mais depuis en réalité
30:5810 ans, 20 ans
30:59pour certains,
31:00parce qu'on cite
31:02les routiers,
31:03on pourrait citer
31:03les policiers,
31:04on pourrait citer
31:04les agriculteurs,
31:06on pourrait citer
31:06les pêcheurs,
31:07on pourrait citer
31:07les professeurs,
31:08il y a tout un tas
31:08les fonctionnaires,
31:10les médecins,
31:11les pompiers,
31:13bien sûr,
31:13les pompiers,
31:14on ne peut pas
31:14de réponse
31:15sur leur matériel
31:17insuffisant
31:17avec tout ce qu'ils ont
31:18pris comme risque
31:20sur les incendies
31:21cet été,
31:22il n'y a rien
31:23dans le budget
31:23pour y répondre.
31:23Donc en réalité,
31:23il n'y a pas encore
31:24dans ce pays
31:25qui ne soit pas touché
31:26par un problème
31:27qui soit financier,
31:28qui soit de gestion,
31:28qui soit de considération
31:30gouvernementale.
31:31Et le problème,
31:31c'est qu'on a,
31:32et Geoffrey le disait
31:33tout à l'heure,
31:34on n'a pas une seule
31:35marge de manœuvre.
31:37C'est-à-dire que,
31:37mais non,
31:38en réalité,
31:39aujourd'hui,
31:39le budget...
31:39C'est là où il y a
31:40un problème,
31:41pardonnez-moi,
31:41c'est là où il y a
31:42deux visions
31:42qui s'opposent.
31:43C'est-à-dire que vous
31:43expliquez qu'il n'y a
31:44pas de marge,
31:45la gauche explique
31:46qu'il y a des marges
31:47justement
31:47qui ne sont pas
31:48acceptables
31:49pour la vision.
31:50Je ne dis pas
31:50qu'on ne peut rien faire
31:51pour dégager de l'argent,
31:52soit pour en économiser,
31:54soit pour trouver des recettes.
31:55Je dis,
31:57compte tenu
31:58des équilibres
31:58à l'Assemblée nationale,
32:00il n'y a pas de marge possible
32:01parce qu'il n'y aura
32:02jamais 51%
32:03des députés
32:04et des sénateurs
32:05qui s'appellent d'accord.
32:05La précision est importante.
32:08Politiquement,
32:08on n'a pas de marge.
32:09Politiquement,
32:09on n'a pas de marge
32:09parce qu'il n'y a pas
32:10de majorité
32:11et qu'il n'y a pas,
32:11même parmi les trois blocs,
32:13deux blocs
32:13qui seraient d'accord
32:14pour prendre une grande mesure
32:15et puis le troisième bloc
32:16s'inclinerait.
32:17J'espère que les choses
32:17vont bouger.
32:18Je vais vous donner un exemple.
32:19Il y a eu un travail
32:20cette semaine
32:20à l'Assemblée nationale
32:21en commission spéciale
32:23sur la loi dite intégrale
32:25contre les violences
32:26sexistes et sexuelles
32:27faites aux femmes
32:27et faites aux enfants.
32:28À part le Rassemblement national,
32:30tout le monde a voté le texte.
32:31On a voté 70%
32:32de ce qui concerne le texte.
32:34Et c'est une bataille,
32:35c'est un enjeu majeur.
32:36Mais nous sommes toutes et tous
32:37convaincus que
32:38tous les droits
32:39que nous avons conquis
32:39dans ce texte
32:43ne pourront être efficaces
32:45s'il n'y a pas de moyens.
32:46Si vous ne donnez pas
32:47des moyens
32:47pour qu'on arrête
32:48d'avoir une justice,
32:49comme le cher disait.
32:50Sur l'économie,
32:51vous avez beaucoup moins
32:52de points communs
32:53sur certains textes
32:54que sur l'avancée sociale,
32:56que sur la question
32:57de la progrès.
32:58Les urgences,
32:59elles sont écologiques
32:59et elles sont sociales.
33:01Je vous prends un exemple.
33:02J'ai parlé tout à l'heure
33:03d'écologie.
33:04C'est votre vision.
33:05Mais c'est ma vision.
33:07Mais force est de constater
33:08qu'à l'Assemblée nationale,
33:09cette vision-là,
33:10elle n'est pas partagée.
33:12Elle est parlementaire ici.
33:13Elle peut aller voir
33:15ses concitoyens,
33:16ses électeurs
33:16et leur dire
33:17« Je n'ai pas mis le paquet
33:18sur le climat,
33:19peu importe. »
33:20Qui peut l'entendre ?
33:22Personne ne peut l'entendre.
33:24La sécurité,
33:25l'immigration,
33:25le déclassement,
33:26l'éducation,
33:27tous ces sujets-là
33:27sont des paquets.
33:27On a tous salué
33:28les interventions
33:29et les discours du pape
33:30qui va regarder
33:32tout le monde dans les yeux
33:33en disant
33:33« Non, on n'a pas débloqué
33:34les moyens,
33:34il y a encore des femmes
33:35et des enfants
33:36et même des personnes âgées
33:37qui meurent à la rue
33:37parce qu'on n'est pas capable
33:38de garantir
33:39cette obligation de l'État
33:41d'une mise à l'abri
33:43inconditionnelle
33:43dans le droit à l'hébergement
33:44parce qu'on ne dégage pas
33:46les moyens.
33:46Il y a des dépenses
33:48qui sont nécessaires,
33:49qui sont nécessaires
33:49pour le pouvoir
33:50pour la justice sociale
33:52et d'autres
33:53qu'il va falloir
33:53avoir le courage
33:54de réduire.
33:56Les plus riches
33:57de ce pays
33:57ont vu leur richesse
33:59multipliée par 2
34:00en 10 ans.
34:02Multipliée par 2
34:02en 10 ans.
34:03Qui a vu son salaire
34:04multiplié par 2
34:05en 10 ans ?
34:06C'est marrant,
34:06Madame Simone.
34:09Si vous acceptez
34:12qu'on fasse une phrase,
34:12on a le taux de prélèvement
34:14obligatoire,
34:15c'est-à-dire le taux
34:15d'impôt et de taxes,
34:17le plus important
34:18des pays de l'OCDE.
34:19Est-ce que pour autant
34:20les problèmes sont réglés ?
34:22On a les riches
34:23qui se sont le plus enrichis.
34:23En réalité,
34:24il y a un paradoxe
34:25qui est quand même
34:25d'ailleurs un vrai sujet
34:27en France,
34:28c'est qu'on paye
34:30de plus en plus d'impôts
34:31et on a des services
34:33publics qui se dégradent.
34:34Honnêtement,
34:35quand on prend le train,
34:36on a l'impression
34:37que ça se dégrade
34:37alors que les tickets
34:38sont de plus en plus chers.
34:39Quand on voit
34:39l'hôpital public,
34:40on se dit qu'il y a
34:40quand même un sujet
34:41malgré le courage
34:42des infirmiers
34:43et des médecins.
34:44Donc,
34:44on voit bien
34:45qu'il va falloir
34:46changer le système.
34:48Et parmi...
34:48Je vais vous faire mal,
34:50Madame Simone.
34:51Mais parmi les mesures...
34:52Parlez-moi aussi.
34:53Attention.
34:55Non, mais vous faire mal,
34:55c'est-à-dire que je vais
34:56vous déplaire.
34:58Parmi les mesures
34:59qu'il va falloir avoir
35:00le courage
35:00de mettre en œuvre,
35:02il va falloir qu'on dise
35:03aux Français,
35:03mais il va falloir aussi
35:05leur dire quel est le sens
35:06de cette réforme
35:07qu'il va falloir travailler
35:08davantage.
35:09Parce que nous travaillons
35:10300 heures de moins
35:11que les Allemands.
35:13Nos voisins...
35:13Et on a beaucoup plus.
35:15C'est faux, d'abord.
35:15D'abord, vos chiffres
35:16ne sont pas bons.
35:17Et on a, par rapport
35:18à nos voisins allemands,
35:19beaucoup plus d'accidents
35:19du travail.
35:21Alors, écoutez,
35:21on va le faire.
35:22On va demander.
35:23300 heures de moins
35:24pour les salariés
35:25à temps plein
35:26entre l'Allemagne
35:27et la France.
35:27Ça m'intéresserait
35:28qu'on ait la vérification
35:29en direct.
35:31Chiffre de règles
35:31et codes.
35:32On est en train
35:33de vérifier.
35:34Voilà.
35:34Donc, si on ne travaille
35:36pas un peu plus
35:37dans la vie,
35:38dans la semaine,
35:39on ne s'en sortira pas.
35:40Vous pouvez effectivement
35:41accuser tous ceux
35:42qui ont gouverné,
35:42notamment Emmanuel Macron,
35:43d'avoir vidé les caisses.
35:45Je suis d'accord avec vous.
35:46Mais la solution,
35:47elle l'est.
35:48Aujourd'hui,
35:49on n'a pas d'autre solution
35:50que de dire aux Français
35:51qu'on va travailler
35:52un peu plus.
35:52Nous, ce qu'on propose
35:53autour de Bruno Retailleau,
35:54c'est de travailler
35:5630 minutes de plus
35:57par jour.
35:58On enlève les charges
35:59sociales et patronales,
36:00ce qui permet
36:01d'avoir deux mois,
36:03quasiment deux mois
36:04de salaire en plus
36:06par an.
36:06C'est les fameuses
36:07heures sub-défiscalisées
36:08de Sarkozy.
36:09C'est un peu une version...
36:10Ça revient au même.
36:11Moi, j'appelle ça
36:11le bonus Retailleau.
36:12C'est-à-dire,
36:13pour quelqu'un
36:13qui gagne
36:132000 euros par mois,
36:15ça fait 3500 euros
36:16de plus par an.
36:18Ça, c'est un deal
36:19qu'on propose aux Français.
36:20On leur dit,
36:21on n'a pas d'autre choix
36:22que de travailler plus,
36:22mais vous allez gagner
36:23bien plus
36:24parce qu'on va supprimer
36:25des 30 minutes de plus
36:27que vous allez travailler
36:28par jour
36:28les charges sociales
36:29et patronales.
36:29Alors, moi,
36:30je ne connais pas
36:30de charges sociales
36:31et patronales.
36:32Moi, je connais
36:32des cotisations sociales
36:34et patronales.
36:35Des cotisations
36:36qui permettent
36:38à la sécurité sociale,
36:39salaire socialisé,
36:40de garantir
36:41la continuité de revenus
36:43quand vous êtes malade,
36:44quand vous êtes en congé
36:45maternité,
36:45et de la continuité de revenus
36:47quand vous arrivez
36:47à la retraite.
36:48Et donc,
36:48je serai opposée
36:49et je me battrai
36:50à chaque fois
36:51contre toutes celles et ceux
36:52qui prétendent,
36:53au lieu de dire
36:54cotisation sociale,
36:55disent charges,
36:56comme si c'était
36:56quelque chose
36:57qu'on volait aux Françaises
36:58et aux Français.
36:58Aujourd'hui,
36:59ce gouvernement,
36:59il est y compris
37:00en train de rechercher
37:01à essayer de réduire
37:03par exemple
37:03les indemnités journalières
37:05pour celles et ceux
37:06qui ont subi
37:07un accident du travail.
37:08Au lieu de se préoccuper
37:09pourquoi est-ce qu'on est
37:09le pays le plus mauvais élève
37:11de toute l'Europe
37:12en nombre d'accidents du travail
37:13et de maladies professionnelles,
37:15la première chose
37:15que fait ce gouvernement,
37:16c'est de préparer
37:17un décret pour le mois de novembre
37:19pour baisser
37:19les indemnités journalières.
37:21Alors qu'il n'aurait jamais dû
37:23ni subir un accident au travail,
37:25ni subir des maladies professionnelles
37:26si on ne responsabilisait
37:28beaucoup plus
37:28les employeurs
37:29sur cette obligation
37:30de les garantir
37:31en sécurité.
37:32L'OCDE,
37:33merci à Marouane en régie
37:35et à Olivier Gallup
37:36qui m'aide un peu,
37:37l'OCDE a publié Unitude,
37:38on travaille 1494 heures
37:41chaque année
37:42en moyenne en France
37:42contre 1570 par an
37:46sur la moyenne européenne.
37:48Je comparais l'Allemagne
37:49et la France.
37:50Voilà, oui.
37:51Et on travaille effectivement
37:52moins que la moyenne européenne,
37:53donc ça ne fait que confirmer
37:54ce que j'ai dit.
37:55Bon, en tout cas,
37:56sur cette question-là,
37:57Julie Rocher,
37:58vous voulez répondre ?
37:58Oui, mais ce qui est quand même
37:59fort de café,
37:59c'est que M. Didier est membre
38:01d'un parti Les Républicains
38:03qui a participé à quasiment
38:04tous les gouvernements
38:05d'Emmanuel,
38:06enfin qui en tout cas
38:06du pouvoir sous Emmanuel Macron.
38:08C'est quand même fort de café
38:11de vouloir dire aujourd'hui
38:12aux Français
38:12qu'il faut travailler plus,
38:13que c'est sur eux
38:14qu'il faut faire des économies,
38:15que les Français ne travaillent pas
38:16à faire,
38:17que les Français seraient des feignants.
38:19Non, mais vous savez,
38:19avoir une fibre sociale,
38:20ce n'est pas forcément
38:21être socialiste, M. Didier.
38:23Et nous, nous considérons
38:24que nous avons un État obèse
38:26avec Emmanuel Macron
38:29qui a fait 1300 milliards
38:31de dettes supplémentaires,
38:32mais vous avez l'époque soutenu
38:32M. Sarkozy
38:33qui avait fait 600 milliards
38:34de dettes supplémentaires.
38:35Donc vous voyez que les Républicains,
38:36vous avez une grande part
38:37de responsabilité
38:38dans ce qui arrive aujourd'hui.
38:39Et vous-même,
38:39vous êtes vice-président
38:40dans la région Île-de-France
38:41et je pense que vous pouvez voir
38:42au quotidien
38:43le nombre d'économies
38:44qu'on peut faire
38:44dans un certain nombre
38:45de collectivités locales
38:46et notamment les régions.
38:46Et qui ont été faites d'ailleurs
38:47par Valérie Pécresse.
38:48Je suis d'accord.
38:50Mais au fond,
38:51vous êtes d'ailleurs peut-être
38:52à côté, pas par hasard.
38:54C'est que vous pensez
38:55la même chose
38:56à bien d'égard
38:57sur le plan économique.
39:00Sur le plan économique,
39:01Mme Le Pen.
39:02Alors, laissez-le terminer.
39:06Je vous promets
39:07que je vous donne la parole
39:08juste après.
39:08Allez-y, je crois qu'il y a.
39:09Franchement, sur la marque sociale
39:10que représente
39:10l'Assemblée nationale.
39:11Mais sur le plan économique,
39:12Mme Le Pen est socialiste.
39:14Donc on arrête de dire
39:15qu'elle est droite.
39:15Elle est gauche
39:16sur le plan économique.
39:16Elle est pour la retraite.
39:17Elle a quand même refusé
39:18l'augmentation du SMIC
39:19si on en prend en tout cas
39:20les différents votes
39:21à l'Assemblée nationale.
39:22Elle veut augmenter
39:23les dépenses publiques.
39:24À l'Assemblée nationale,
39:25le groupe RN a voté
39:2724 milliards d'euros d'impôts
39:29en plus en 24 heures.
39:30Et quand on propose
39:31des contreparties
39:34la solidarité,
39:35ils disent, ah non,
39:35pas de contrepartie,
39:36des droits, mais pas de devoirs.
39:37Moi, j'appelle ça le socialisme.
39:39C'est respectable d'être socialiste.
39:40Mais effectivement,
39:41moi, je ne suis pas
39:41le RN lait.
39:42Daniel Simonnet.
39:43Écoutez, le Rassemblement national
39:45a voté à chaque fois
39:47contre la hausse du SMIC,
39:48a voté à chaque fois
39:49contre le blocage des prix,
39:52le blocage des loyers.
39:53Le Rassemblement national
39:54ne s'est pas battu
39:56pour qu'on taxe
39:57les ultra-riches,
39:59ne veut pas une réforme
40:00de la fiscalité
40:02sur la question
40:03des grands héritages.
40:04Ils ne veulent pas
40:05que ça change.
40:06La logique actionnariale,
40:07ils ne veulent pas
40:08que ça change.
40:09Donc, le Rassemblement national
40:10est une arnaque sociale.
40:12Et quand ils s'attaquent
40:14et qu'ils prétendent
40:14augmenter le pouvoir d'achat,
40:16ils s'attaquent
40:16à la sécurité sociale.
40:18Puisque c'est comme
40:18le même discours de LR,
40:20et c'est pour ça
40:20qu'ils sont aussi
40:20dans une stratégie
40:21d'alliance des droites.
40:23C'est le même discours
40:23que LR,
40:24c'est-à-dire qu'on va baisser
40:25ce qu'ils appellent,
40:26eux, les charges,
40:27ce qu'ils appellent
40:27les cotisations sociales,
40:29et ce qui va de fait
40:31gréver le trou
40:32de la sécurité sociale
40:34à l'encontre
40:35des intérêts.
40:36Julien Rochalier
40:37va vous répondre quand même.
40:38Elle va vous répondre
40:39parce que vous parlez
40:40d'arnaque sociale.
40:41Oui, c'est un arnaque sociale.
40:42Oui, tout à fait.
40:43Moi, je suis assez fière
40:44d'être membre d'un mouvement
40:45qui n'est pas une caricature.
40:47On a effectivement
40:48à ma gauche
40:49une caricature
40:50d'un mouvement
40:50qui se devient anticapitaliste,
40:51vous l'avez rappelé,
40:52mais qui veut surtout
40:53viser les riches
40:54et faire croire,
40:56même pour certains,
40:56qu'il faudrait interdire
40:57les riches,
40:58qu'il faudrait limite
41:00embastiller les riches.
41:01Et en face de moi,
41:02quelqu'un qui est
41:03au Républicain
41:03et qui, pour le coup,
41:05veut faire travailler
41:06encore plus les Français
41:07et ne veut pas
41:08que l'État fasse des économies.
41:09Donc nous,
41:09on est extrêmement fiers
41:10d'être membre
41:11d'un mouvement
41:12qui défend les Français.
41:13Mais par exemple,
41:13sur l'augmentation du SMIC,
41:14pourquoi est-ce que
41:15vous avez voté contre finalement
41:16que ça aurait pu être
41:17une mesure sociale
41:18puisque vous vous dites
41:19proche de ces gens-là ?
41:20Parce que nous,
41:21nous proposons une mesure
41:22qui est plus saine,
41:22qui est de pouvoir augmenter
41:23de 10% les salaires
41:25jusqu'à trois fois le SMIC
41:26et d'être exonéré
41:27de la part de charges patronales
41:29sur l'augmentation.
41:30Voilà ce que nous proposons
41:31aujourd'hui
41:32pour pouvoir permettre
41:33aux Français
41:33d'avoir un salaire plus élevé
41:35et aussi nous proposons
41:36de baisser les dépenses contraintes
41:37parce que c'est ça
41:38aujourd'hui qui pèse
41:39dans le ménage des Français,
41:39c'est les dépenses contraintes
41:40avec les carburants,
41:41avec cette TVA
41:42qui aujourd'hui est à 20%.
41:43C'est les produits
41:44de première nécessité.
41:45Nous voulons mettre
41:45une TVA à 0%
41:46sur un panier de 100 produits
41:47de première nécessité
41:48et nous voulons aussi
41:49avoir une action
41:49sur le logement
41:50parce qu'aujourd'hui,
41:51les gens ont effectivement
41:52des salaires qui parfois
41:53ne sont pas assez élevés
41:54mais ils ont surtout
41:54des dépenses contraintes
41:55qui sont bien trop élevées
41:56par rapport à leur salaire.
41:58Moi ce que je voudrais vous dire
41:59c'est que
42:00le RN m'inquiète beaucoup.
42:02Il m'inquiète beaucoup
42:03parce qu'il mente
42:04en faisant croire aux gens
42:05qu'ils se préoccupent
42:06de leur pouvoir d'achat
42:07mais ce que Marine Le Pen
42:08prépare
42:10c'est d'imposer
42:11sa constitution
42:12à travers un référendum
42:13qu'ils ont promis
42:15lors du premier tour
42:16des élections législatives
42:17et dans cette constitution
42:18ce qu'ils ont l'intention
42:19de mettre
42:19c'est la xénophobie d'État
42:21au cœur du texte
42:22avec une dérive
42:25qui sera
42:25d'organiser
42:26un apartheid
42:27à la française.
42:28Moi je suis très inquiète
42:29parce que
42:29soyez précis quand même
42:32parce que
42:32ça c'est leur mot
42:33vous pouvez reprendre
42:34leur mot de préférence nationale
42:35ça veut dire
42:35l'exclusion des étrangers
42:36ça veut dire
42:37l'exclusion des étrangers
42:38ils veulent remettre en gauche
42:40la priorité pour les français
42:41pour ceux qui ont la n'intention
42:42c'est l'exclusion
42:42l'exclusion des étrangers
42:44c'est l'interdiction
42:44pour un employeur
42:45de pouvoir embaucher un étranger
42:46par ailleurs
42:47tout le long du taxe
42:48et j'invite les citoyens
42:49je vois que la gauche
42:50a bien changé
42:50parce qu'à une époque
42:52c'est très inquiétant
42:54moi je suis attachée
42:55à la déclaration universelle
42:56des droits de l'homme
42:57et du citoyen
42:57les hommes naissent libres
42:59et égaux en droit
43:00et votre constitution
43:02va remettre
43:02ce principe-là
43:04hérité de la révolution française
43:05tout ça pour pouvoir avoir
43:07la constitution Le Pen
43:08qui imposera
43:09le programme
43:12de la révolution nationale
43:13qui fleure
43:16avec l'héritage répétant
43:18voilà ce que vous faites
43:18la déclaration des droits
43:19de l'homme et du citoyen
43:20fait précisément
43:21la distinction
43:21entre l'homme
43:22l'humain
43:23et le citoyen
43:25c'est bien qu'il y a une préférence
43:26à la citoyenneté
43:27les hommes naissent libres
43:28et égaux en droit
43:29et notre histoire
43:31à nous
43:31de républicains
43:32c'est d'estimer que
43:33quand quelqu'un
43:34est sur le sol français
43:35qu'il va à l'école
43:37qu'il a ses amis
43:40sa vie
43:40sa famille
43:41vous parlez du droit du sol
43:42vous parlez du droit du sol
43:43et bien oui
43:44parce que dans votre texte
43:45vous le remettez en cause
43:46vous remettez en cause
43:47vous remettez en cause
43:48vous remettez en cause
43:49et puis là maintenant
43:50vous remettez en cause
44:11à exclure une partie de la population
44:14qui travaille en France
44:15qui cotise
44:16donc en France
44:17à bénéficier
44:18à un logement social
44:19c'est-à-dire de considérer
44:21que la nationalité française
44:22doit pouvoir donner une préférence
44:23dans l'accès au logement social
44:24vous savez aujourd'hui
44:25qu'on a 75% des français
44:26à peu près
44:26qui pourraient être bénéficiaires
44:28d'un logement social
44:28et aujourd'hui ça ne fonctionne pas
44:29le logement social
44:30est totalement en panne
44:31il n'y a pas de rotation
44:31dans le parc
44:32il y a des personnes
44:32qui attendent des années
44:33et des années
44:34alors qu'elles ont des enfants
44:34pour avoir un logement social
44:36et donc il faut agir concrètement
44:37en donnant cette préférence
44:38effectivement aux français
44:39maintenant madame Simonnet
44:40joue sur les mots
44:41et veut faire croire
44:42qu'on veut mettre une préférence
44:43en fonction des origines
44:44donc nous voulons donner
44:49et sur les binationaux
44:50et sur les binationaux
44:51attendez
44:51laissez-la terminer
44:53si vous voulez
44:54Daniel Simonnet
44:56vous racontez n'importe quoi
44:57vous racontez n'importe quoi
45:00votre propre texte
45:01crée une discrimination
45:02à l'intérieur des binationaux
45:03entre les français
45:04il faut que vous relisez le texte
45:06je pense que vous avez
45:06strictement réconclé
45:06mais je l'ai relu
45:07et d'ailleurs ça tombe bien
45:09parce que si on parle
45:09des aides sociales par exemple
45:10dans lesquelles là aussi
45:11nous voulons réserver
45:11une partie des aides sociales
45:13à la solidarité nationale
45:14et donc aux français
45:14nous sommes aussi
45:15pour pouvoir donner des aides
45:16aux personnes qui sont
45:17d'origine étrangère
45:17mais qui ont travaillé
45:18à temps plein
45:19durant 5 ans
45:20sur notre territoire
45:20donc vous voyez
45:21madame Simonnet
45:21que vous n'avez pas compris
45:22notre projet
45:23et que donc il faut
45:24effectivement le relire
45:26pour pouvoir débattre
45:26sereinement sur ce sujet
45:27alors non seulement
45:28je le relire
45:28mais en plus j'organise
45:29des ateliers de lecture
45:30pour que les gens
45:30prennent conscience
45:31que votre référendum
45:34la constitution
45:36Le Pen
45:37fera basculer
45:38notre république
45:38dans un régime illibéral
45:40xénophobe
45:41et identitaire
45:42et donc j'alerte
45:43le danger
45:44il est là
45:45Thierry
45:45oui je pense que
45:46ça sera un sujet
45:47majeur
45:48de la campagne présidentielle
45:49le Rassemblement National
45:51a décidé
45:52de faire remonter
45:54ce sujet
45:55de l'immigration
45:56comme un des sujets
45:57majeurs de la campagne
45:58avec ses propositions
45:59effectivement
46:00sur un certain nombre
46:01de droits
46:01sur le droit au logement
46:02sur les prestations
46:03sociales
46:05en créant
46:05ce critère
46:07de nationalité
46:08en créant
46:09effectivement
46:09ce critère
46:10d'une présence
46:11sur le sol français
46:12pendant 5 ans
46:14et en décidant
46:15effectivement
46:15qui est contraire
46:16à la constitution
46:17vous en êtes bien
46:18conscient
46:18l'idée
46:19c'est de soumettre
46:20cette proposition
46:21sous la forme
46:22d'un projet
46:23d'une réforme
46:24constitutionnelle
46:25du coup
46:25à un référendum
46:27ce qui a été présenté
46:28jusqu'à présent
46:28comme l'hypothèse
46:29privilégiée
46:30étant de proposer
46:31ce texte
46:32aux français
46:33à l'occasion
46:34des élections
46:34législatives
46:35et de faire en sorte
46:36que le texte
46:37soit soumis
46:38à l'approbation
46:38des français
46:39à l'occasion
46:40du premier tour
46:40de ces élections
46:41législatives
46:41et ce en mépris
46:43de la constitution
46:44puisqu'ils vont utiliser
46:45l'article 11
46:46entre le peuple
46:46français
46:47et entre l'état
46:50elle ne se réforme
46:53pas par un simple
46:56référendum
46:57il faudrait vraiment
46:58faire la différence
46:58entre les étrangers
46:59qui sont venus
47:00clandestinement
47:00sur notre territoire
47:01et ceux qui sont venus
47:03légalement
47:03c'est-à-dire
47:04ceux qui ont été
47:04invités
47:05et ceux qui sont venus
47:07sans qu'on les y invite
47:09c'est-à-dire
47:09en respectant pas
47:10les lois
47:10et les valeurs
47:11de la république
47:11déjà j'aimerais
47:12qu'on fasse
47:12la différence
47:13le problème
47:14du rassemblement
47:14national
47:14c'est qu'à force
47:16de mettre
47:16tous les étrangers
47:17dans le même panier
47:17ils ne font pas
47:18la différence
47:19moi j'estime
47:20par exemple
47:20qu'une femme
47:21qui est haïtienne
47:22qui est aide-soignante
47:24qui est venue
47:26légalement
47:26qui a voulu échapper
47:28à la pauvreté
47:29de son pays
47:29qui respecte
47:31les règles
47:31qui n'a pas
47:32de...
47:33qui n'a jamais été
47:34condamnée par la justice
47:35et qui met
47:36deux heures de transport
47:37par jour
47:38pour venir aider
47:39des personnes âgées
47:40dans des hôpitaux
47:41celle-là
47:41elle pourrait pouvoir
47:43avoir un logement social
47:44en revanche
47:45effectivement
47:45l'étranger
47:46qui est là depuis six mois
47:47qui ne respecte pas
47:48les règles
47:48et qui est délinquant
47:49celui-là
47:50je ne veux pas
47:50qu'il ait de logement social
47:51mais d'ailleurs
47:52je ne veux pas non plus
47:53que le français
47:54qui a été français
47:55depuis Versingé Torix
47:56et qui ne respecte pas
47:57les règles
47:57ait accès au logement social
47:58parce que c'est ça
47:59le problème
48:00c'est qu'on finit
48:00par mélanger tout
48:01avec le rassemblement national
48:02moi je préfère
48:03la préférence au mérite
48:04plutôt que la préférence nationale
48:06c'est-à-dire que je m'en fiche
48:07au fond
48:08qu'on s'appelle Mohamed
48:09ou qu'on s'appelle Robert
48:10ce que je veux
48:11c'est qu'on respecte les règles
48:12qu'on aime la France
48:13et donc
48:15ce que je reproche
48:16au rassemblement national
48:17c'est
48:18non pas de dire
48:19qu'il doit y avoir
48:19des différences
48:20entre quand on est français
48:21ou quand on n'est pas français
48:21bien sûr qu'on n'a pas
48:22les mêmes droits
48:23quand on est étranger
48:24et quand on est français
48:25mais c'est de faire
48:26des amalgames
48:27où finalement
48:28ceux qui respectent les règles
48:29et ceux qui ne les respectent pas
48:30sont mis exactement
48:31dans le même panier
48:32c'est ça que j'ai reproché
48:33alors justement
48:34une question intéressante
48:35petite question
48:36à Geoffroy Didier
48:37s'il vous plaît
48:37moi mes beaux-parents
48:39monsieur Geoffroy Didier
48:40mes beaux-parents
48:40ils sont venus
48:40sur le territoire national
48:42illégalement
48:44c'est qu'après
48:44qu'ils ont essayé
48:45de régulariser leur situation
48:46mais ils ont
48:47ils ont
48:48ils ont fait la situation
48:49ils ont
48:51ils venaient du Portugal
48:52et comme bon nombre
48:53de Portugais
48:54et bien ils ont traversé
48:55illégalement
48:56et ils sont arrivés
48:57et ils ont travaillé
48:58ils ont construit leur vie
48:59autour de vous
49:00vous devez forcément
49:01connaître des personnes
49:02qui sont arrivées
49:03pour se sauver
49:04pour sauver leur vie
49:05pour sauver leur famille
49:06et là
49:07et là
49:08le projet de constitution
49:10du RN
49:10c'est d'empêcher
49:11toute régularisation
49:12que quelqu'un
49:13qui vient clandestinement
49:14sur notre territoire
49:15doit pouvoir y rester
49:16parce que ce n'est pas
49:17respectueux vis-à-vis
49:18aussi des français
49:18mais parce que vous pensez
49:19qu'ils en ont le choix
49:20parce que vous ne pouvez pas
49:20demander aux français
49:21de respecter les rêves
49:21si vous permettez
49:22à un étranger
49:23de venir illégalement
49:24en revanche
49:24la France sonore
49:26par le statut
49:27de l'asile politique
49:28si une personne
49:29est en danger
49:29dans son pays d'origine
49:30n'est qu'elle vient illégalement
49:32elle peut demander
49:33l'asile politique
49:33charge à la France
49:34de lui accorder
49:35ou de ne pas lui accorder
49:36et si la France
49:37refuse ce statut
49:39d'asile politique
49:39parce qu'elle estime
49:40qu'il n'est pas méritée
49:41elle doit être reconduite
49:42dans son territoire
49:42j'ai beaucoup de respect
49:43pour vos parents
49:44je ne connais pas
49:45leur situation
49:46mais c'est comme
49:47tous les portugais
49:47ils sont venus
49:49en situation irrégulière
49:50au point de départ
49:50quelle que soit la nationalité
49:52pour des raisons économiques
49:53on ne respecte pas
49:53les règles
49:54et qu'on vient
49:55illégalement
49:55on ne respecte pas
49:56la France
49:56et on doit partir
49:57et bien non
49:59vous méprenez
50:00l'histoire
50:00des migrations
50:02en France
50:03et je peux vous dire
50:03que bon nombre
50:05de portugais
50:06il est temps effectivement
50:07de maîtriser
50:07les flux migratoires
50:08en France
50:08je vous dis
50:10toutes celles et ceux
50:11qui portent la France
50:13qui font en sorte
50:14qu'on ait des bureaux
50:15qui soient nettoyés
50:16qu'on ait des bâtiments
50:17qui soient construits
50:17qu'on ait des gens
50:18qui travaillent dans les cuisines
50:19et bien
50:19beaucoup
50:21sont arrivés
50:22en situation irrégulière
50:24et n'aspirent qu'à une chose
50:25à pouvoir être régularisés
50:27et pouvoir continuer
50:28à vivre paisiblement ici
50:30je ne mets pas dans le même plan
50:32l'égalité et l'illégalité
50:33allez-y
50:34oui alors monsieur Didier
50:35également a voulu tout mélanger
50:37pour faire croire
50:38que le rassemblement national
50:39serait un mouvement horrible
50:42qui voudrait exclure
50:44tous les étrangers
50:44des logements sociaux
50:45vous savez qu'aujourd'hui
50:46le logement social
50:47il n'est pas seulement
50:48en panne pour les français
50:49il est aussi en panne
50:50pour les travailleurs
50:50vous avez été je crois
50:51vice-président
50:52vous êtes encore
50:52en région Île-de-France
50:53notamment sur un portefeuille
50:55qui est celui du logement
50:56et vous savez également
50:57qu'aujourd'hui
50:57les employeurs payent
50:59à hauteur de 0,45%
51:00effectivement
51:01pour le logement social
51:02et aujourd'hui
51:02ces 2,6 milliards
51:04qui sont récupérés par l'Etat
51:05et bien ils ne vont pas du tout
51:06pour le logement social
51:06des travailleurs
51:07et donc c'est également
51:08un autre problème
51:08c'est qu'aujourd'hui
51:09le logement social
51:10doit aussi bénéficier
51:10aux salariés
51:11également aux salariés
51:12du public
51:13qui ont beaucoup de difficultés
51:14à se loger à proximité
51:15notamment dans des grandes vies
51:16vous le savez
51:16à Paris il y a beaucoup
51:18de policiers municipaux
51:19de travailleurs
51:20qui sont dans la fonction publique
51:20qui ont beaucoup de mal
51:21à se loger dans Paris
51:22donc c'est un sujet
51:23qui est tellement important
51:24que je pense qu'on doit
51:25être loin des caricatures
51:26Mais j'ai une question
51:26si par exemple
51:28une personne de nationalité française
51:30a un casier judiciaire
51:31face à une personne
51:32par exemple
51:32qui est de nationalité étrangère
51:33mais qui travaille
51:34de façon totalement légale
51:36sur le territoire
51:37à qui vous donnez la priorité ?
51:39Alors il n'y a pas
51:41effectivement
51:41de contrôle aujourd'hui
51:42sur le casier judiciaire
51:43et je pense que
51:44monsieur Didier le sait aussi
51:45parce qu'il y a beaucoup
51:45de délinquants
51:46qui occupent aujourd'hui
51:47les logements sociaux
51:47D'accord mais est-ce que ça
51:48pourrait être un critère pour vous ?
51:49On ne peut pas mettre en place
51:50pour le moment en tout cas
51:51une vérification
51:52du casier judiciaire
51:53pour avoir un logement social
51:55Mais on peut ensuite
51:55en revanche
51:56agir sur les personnes
51:57qui ont déjà été condamnées
51:58et qui bénéficient actuellement
52:00d'un logement social
52:00et eux voir
52:01pour pouvoir les exclure
52:02effectivement de ce logement social
52:03parce qu'un logement social
52:04ce n'est pas un droit
52:05c'est aussi une forme de devoir
52:07c'est-à-dire que lorsqu'on bénéficie
52:08d'un logement social
52:08on doit quelque chose à l'État
52:10et donc on doit respecter la loi

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