- il y a 21 minutes
Avec Gilles Ganzmann, Noémie Halioua, Matthieu Baccialone, Gilbert Azoulay
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NewsTranscription
00:00:0110h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:00:06Soyez les bienvenus, ravis de vous retrouver en ce vendredi jusqu'à midi pour votre rendez-vous, à vous de
00:00:12le dire.
00:00:13Vous trouvez ça normal de devoir renoncer aux sorties pour boucler votre budget, à vous de le dire.
00:00:17Une place de cinéma, un théâtre, un restaurant, un spectacle.
00:00:21Est-ce que désormais vous réfléchissez à deux fois avant de réserver ?
00:00:24Est-ce qu'il y a des sorties que vous ne faites plus du tout ?
00:00:26Parce que quand on a payé son logement, ses courses et ses factures, souvent il ne reste plus grand-chose
00:00:30pour boucler les fins de mois.
00:00:32Alors d'un côté les spectateurs qui doivent compter, de l'autre les spectacles qui cherchent des moyens de continuer
00:00:38à exister.
00:00:39Si sans élus et personnalité demandent à l'État de mieux financer les lieux et les professionnels de la culture,
00:00:45est-ce que vous trouvez ça normal ?
00:00:46A vous de le dire.
00:00:47On sera notamment avec notre invité Philippe Hersen, producteur de spectacles liés avec nous, metteur en scène de Shrek, le
00:00:56musical à l'affiche des Folies Bergères, à partir du 2 octobre.
00:01:00Et puis, comme chaque jour, trois débatteurs autour de la table à partir de 10h30 pour commenter les sujets qui
00:01:05font parler la France.
00:01:07Ce matin, on va revenir sur Emmanuel Macron.
00:01:108,6 millions de téléspectateurs quand même pour suivre l'allocution du président.
00:01:15Hier, pas l'allocution, mais une interview.
00:01:18Il défend son bilan, écarte pour l'instant une baisse des taxes et envoie les soldats protégés.
00:01:22Un site prétonné en Arabie Saoudite, est-ce qu'il est encore aux commandes ou est-ce qu'il utilise
00:01:27les crises internationales pour masquer son impuissance sur le pouvoir d'achat ?
00:01:31A vous de le dire. Et puis, évidemment, c'est l'actualité principale de la journée.
00:01:35Le pape Léon XIV qui arrive ce matin en France.
00:01:39Un million de personnes inscrites à Paris, Lourdes et Metz dans une France réputée déchristianisée.
00:01:46Que viennent-ils chercher ? Est-ce que c'est le signe d'un véritable retour de la foi ou
00:01:50l'attachement des Français à une histoire, un patrimoine ou à une figure morale ?
00:01:54A vous de le dire.
00:01:55Enfin, troisième débat, Teddy Riner qui s'est dit angoissé par la montée de l'extrême droite.
00:02:01Depuis, le judoka est critiqué, insulté, visé par des messages racistes.
00:02:06Le parquet de Paris ouvre une enquête.
00:02:08Un sportif doit-il se contenter de gagner des médailles ?
00:02:11Ou a-t-il, comme tout citoyen, le droit de s'engager ?
00:02:14A vous de le dire.
00:02:1510h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:02:20Bonjour mon cher Gilles Gansman.
00:02:21Est-ce que vous pensez que la nourriture de l'esprit est plus importante que la nourriture du ventre ?
00:02:28C'est un peu le débat.
00:02:30Vous me posez la question ?
00:02:31Oui, je vous pose la question.
00:02:32Les deux, on va voir un spectacle et on fait un restaurant après.
00:02:36Oui, mais je pense que c'est important aussi de donner une part aux enfants, de s'évader, de découvrir
00:02:45des spectacles, de grandir.
00:02:48Mais aujourd'hui, c'est vrai que la culture paye un peu notre économie.
00:02:53Et entre nourrir son enfant et l'emmener voir un spectacle, ça devient très compliqué.
00:02:58C'est difficile, si j'ose dire, pour les deux côtés qui sont souvent le même côté.
00:03:03Les Français, en effet, qui ont du mal à boucler les fins de mois et pour qui la culture devient
00:03:08superflue.
00:03:09Et ce n'est pas normal parce que ça fait du bien, la culture.
00:03:12Et évidemment, les producteurs de spectacles, les artistes, pour qui c'est difficile aussi.
00:03:16Et puis également, les mairies qui attendent souvent des subventions pour monter des spectacles.
00:03:24Parce qu'en province, c'est un peu plus compliqué.
00:03:27Et c'est ce qu'a lu sur cette tribune à la demande d'un syndicat en disant
00:03:32« Attention, attention, on est en train de perdre nos subventions et donc la culture en province. »
00:03:43Et voilà, on est au téléphone, je risque, je crois.
00:03:45Et oui, ce syndicat a fait une tribune signée par plus de 600 élus.
00:03:50Xavier Bertrand, Sarah Legrin, François Ruffin, notamment Bruno Retailleau et Jean-Luc Mélenchon n'ont pas signé cette tribune.
00:03:58C'est important de le préciser aussi.
00:04:00Bonjour Joris Mathieu.
00:04:03Bonjour.
00:04:03Vous êtes donc co-président de Syndiac, ce syndicat national des entreprises artistiques et culturelles.
00:04:10C'est le premier syndicat des entreprises du spectacle vivant public.
00:04:15Pourquoi cette tribu en quelques mots ? Qu'est-ce que vous avez voulu dire ?
00:04:21Je pense que vous l'avez très bien résumé, c'est-à-dire que ces élus s'adressent aujourd'hui
00:04:25au Premier ministre, au gouvernement,
00:04:28pour appeler à la raison et pour qu'il y ait une concertation qui soit menée,
00:04:31parce que ce qu'ils observent dans leur ville, dans leur département, dans leur région,
00:04:36c'est des salles de spectacle qui, année après année, perdent des moyens
00:04:41et voient finalement un service public de proximité s'étioler, se désagréger petit à petit,
00:04:48au détriment de l'accès libre et ouvert à toutes et à tous pour la population.
00:04:55Donc, qu'est-ce que vous demandez concrètement ?
00:04:59En fait, il y a une urgence à se mettre autour de la table, entre les collectivités, l'État,
00:05:03les professionnels de notre secteur, pour repenser cette politique publique, ses financements,
00:05:09chercher les leviers qui permettraient à l'État de contribuer encore davantage
00:05:14et de redonner un peu de l'est aux collectivités.
00:05:17Et je vous dirais finalement, parce que je pense que c'est important pour vos auditeurs,
00:05:21parce que quand on parle de subvention par temps de crise, comme vous l'avez nommé,
00:05:26la subvention du secteur culturel, elle ne sert pas davantage le salaire des artistes ou des acteurs culturels,
00:05:35pas plus que le financement de l'hôpital ne sert aux infirmières.
00:05:39Il sert vraiment aux gens, il sert à proposer dans le théâtre public des billets à des tarifs accessibles.
00:05:45Et plus les subventions sont coupées, plus les tarifs montent,
00:05:49et plus le phénomène que vous décriviez tout à l'heure sur l'impossibilité pour les gens,
00:05:54et pour les enfants en particulier, avec les écoles ou avec leurs parents,
00:05:57de sortir et de s'éveiller, s'ouvrir, s'éduquer, c'est tuol.
00:06:03On souriait dans ce studio, je me demandais ce que c'était,
00:06:08mais en fait on entend les cloches derrière vous, et évidemment...
00:06:11Pour qui sonne le glas, n'est-ce pas ?
00:06:13Désolée, ça ne sonne pas le glas, là en l'occurrence, le pape Léon XIV vient d'atterrir en France,
00:06:18et c'est plutôt heureux, les cloches du pays...
00:06:23Pardon, une cloche à l'unisson sonne à l'unisson, pardon.
00:06:26Parce que l'avion vient d'atterrir, et donc dès qu'il a atterri, il y a eu les cloches,
00:06:30et c'est ce qu'on entend derrière.
00:06:31Et on en parlera évidemment.
00:06:33Mais c'est vrai que, Joris Mathieu, quand on vous dit,
00:06:35bon, les caisses sont désespérément vides,
00:06:38on le voit ici ou là, il y a des coupes dans la culture,
00:06:42malheureusement, à Nice, on a vu certaines associations,
00:06:46notamment cette politique, Madame de Morancet,
00:06:49qui coupe aussi dans la culture.
00:06:51Vous, qu'est-ce que vous leur répondez à ces responsables politiques ?
00:06:54Parce que, évidemment, la culture, c'est ce qu'on coupe souvent en premier.
00:06:59Alors, moi, je mettrais de côté des coupes budgétaires
00:07:04qui parfois peuvent être des choix politiques et idéologiques,
00:07:07ou des questions qui sont purement budgétaires,
00:07:10où là, c'est là qu'une concertation est indispensable,
00:07:12parce que des idées existent, des possibilités d'élargir les recettes
00:07:18pour notre secteur sont possibles.
00:07:21Mais il faut se mettre autour de la table pour qu'il y ait une pensée autour de ça,
00:07:25et non pas des coupes budgétaires et un regard simplement par le prisme de l'économie,
00:07:31sans penser aux projets de politique publique.
00:07:33Je pense que pour les Français, c'est très important.
00:07:35Ils ont vu leurs services publics, des transports en commun,
00:07:40s'éloigner de plus en plus de chez eux.
00:07:42Ils ont vu le service public hospitalier se situer de plus en plus loin de chez eux.
00:07:47Et ce recul qui nous arrive actuellement à nous également,
00:07:51en fait, on le paye ensuite sur le plan, je dirais,
00:07:54simplement de la qualité de vie et du projet de société qu'on porte.
00:07:58Donc, la réponse, elle n'est pas que budgétaire, elle est aussi politique.
00:08:02Et finalement, chaque parti, selon sa couleur,
00:08:05cherchera à apporter les réponses économiques qu'il souhaite.
00:08:08Certains plaident pour que l'État augmente ses recettes
00:08:11au lieu de ne penser qu'à faire des économies.
00:08:14D'autres pourraient avoir d'autres solutions.
00:08:16Je vous en glisse une, par exemple, ici.
00:08:19Mais aujourd'hui, les plateformes qui diffusent des séries à grande échelle
00:08:27pourraient sans doute jamais monter leur production
00:08:29s'ils n'avaient pas eu la formation dont ont bénéficié les acteurs,
00:08:34les interprètes dans les écoles, financées par de l'argent public.
00:08:37Et c'est important de le souligner.
00:08:39Merci beaucoup, Jaurice Mathieu, coprésident de Syndéac,
00:08:42qui publiait donc cette tribune.
00:08:44600 élus, anciens élus, des Républicains.
00:08:46Elle est finissée, donc, une tribune qui appelle
00:08:48à la concertation nationale sur le refinancement de la culture.
00:08:51Et alors, c'est l'illustration avec vous, Philippe Ersen.
00:08:55Vous êtes metteur en scène français, un grand metteur en scène.
00:08:58Vous évoluez dans le domaine du spectacle vivant depuis de nombreuses années.
00:09:03Vous avez mis en scène des comédies musicales
00:09:05telles que Priscilla, Folle du désert, c'était en 2019,
00:09:08Charlie et la chocolaterie, Flashdance, j'adore, je vais aller le voir.
00:09:11On vous déviens de théâtre sur la rue de Madison
00:09:14avec Alain Delon et Mireille D'Arc.
00:09:17Ou Oscar avec Bernard Tapie, Feu, Bernard Tapie.
00:09:21Et là, vous mettez en scène Shrek, le musical.
00:09:23Alors, ça sera au Folies-Bergères le 2 octobre, jusqu'au 17 janvier.
00:09:29Vous avez écouté cette...
00:09:30D'ailleurs, est-ce que vous avez, vous, signé cette tribune ?
00:09:32Pas du tout.
00:09:33Pas du tout.
00:09:33J'étais naturellement au courant, parce qu'on en parle beaucoup dans le métier.
00:09:37Mais c'est vrai qu'on peut dire que le paysage du spectacle
00:09:41est quand même un petit peu...
00:09:44Difficile.
00:09:44C'est très compliqué.
00:09:45C'est difficile en ce moment, c'est vrai.
00:09:48C'est très difficile de trouver des producteurs à Paris.
00:09:52Très difficile pour monter aussi bien des pièces de théâtre,
00:09:54des shows moyens ou des gros shows comme Shrek, bien sûr.
00:09:58Pourquoi c'est aussi difficile ?
00:10:00Je vous pose la question directement.
00:10:01Est-ce que ce n'est pas rentable ?
00:10:03Outre la crise, c'est que les gens, c'est vrai que les gens n'ont pas beaucoup d'argent.
00:10:07Il y a encore 4-5 ans avant la Covid, on peut dire que les gens allaient au spectacle,
00:10:12ils venaient, ils choisissaient 2-3 spectacles par an.
00:10:14Maintenant, c'est 1 spectacle par an.
00:10:16Ah oui, c'est ça.
00:10:17Donc la cible est complètement différente.
00:10:19Est-ce que vous vous privez ?
00:10:20D'ailleurs, venez nous le dire.
00:10:22C'est ça, vous, vous le constatez, que les Français se privent de spectacles.
00:10:26Complètement.
00:10:26C'est pour ça que quand j'ai eu le contact, moi j'avais la direction artistique du show de
00:10:32DreamWorks,
00:10:33donc aussi bien Madagascar que Shrek, et je le vois.
00:10:36J'avais demandé à mes producteurs, et là entre autres SRK Productions,
00:10:39de pouvoir voir au niveau des prix, parce qu'on en parlait tout à l'heure,
00:10:43c'est vrai que les prix aux Etats-Unis ou au West End n'ont rien à voir avec les
00:10:47prix en français,
00:10:47mais c'est un problème d'amortissement aussi.
00:10:49C'est ça le problème, c'est que pour les productions françaises,
00:10:51c'est très compliqué d'amortir des gros shows.
00:10:55C'est très difficile.
00:10:56Alors pourquoi vous continuez ?
00:10:57Parce que je suis uniquement metteur en scène.
00:11:00Attendez, vous continuez, vous êtes journaliste ?
00:11:02Non, mais pourquoi vous continuez alors que c'est tellement difficile ?
00:11:07Oui, mais moi j'y crois énormément, surtout au niveau des comédies musicales.
00:11:11C'est vrai, depuis quelques années, c'est vrai que c'était au départ un peu une niche,
00:11:14et maintenant c'est vrai, à partir du moment où on a des grossissances,
00:11:18les français viennent sur des comédies musicales,
00:11:20mais pas sur n'importe quelle comédie musicale.
00:11:23Il faut cibler souvent les enfants, les ados et les adultes aussi.
00:11:27C'est vrai que c'est très difficile à monter une comédie musicale,
00:11:29parce que c'est très cher.
00:11:31Vous dites que ce n'est pas pareil qu'aux Etats-Unis.
00:11:35Justement, les Etats-Unis, même en Angleterre, c'est beaucoup plus cher les spectacles.
00:11:40Il y a un problème de pouvoir d'achat.
00:11:41C'est vrai qu'une place en moyenne aux Etats-Unis ou dans le West End,
00:11:45c'est 125, 150, voire 300 euros.
00:11:48J'étais à New York il y a quelques mois, j'ai vu, j'ai été voir Wicked, j'ai
00:11:52été voir pas mal de choses.
00:11:54J'ai payé la place 280 euros, bien sûr.
00:11:57Ça veut dire qu'il y a plus de public potentiel aux Etats-Unis, c'est ça ?
00:12:02Oui, c'est une question de culture.
00:12:04C'est vrai que maintenant, je trouve que depuis quelques années,
00:12:07les français viennent sur les comédies musicales.
00:12:09C'est un problème de culture.
00:12:11Et donc, vous, vous avez conscience de ce que vivent les français.
00:12:17Est-ce que vous avez peur de ne pas remplir ?
00:12:19Non, pour tout vous dire.
00:12:22Non, je sais qu'on a une grosse avance en location.
00:12:27On a beaucoup de places vendues.
00:12:28Pourquoi ?
00:12:28Parce que simplement, c'est une grosse marque.
00:12:31C'est Shrey, c'est dans un lieu prestigieux qu'est les Folies Bergères.
00:12:36Et puis aussi, il n'y a pas beaucoup de concurrence en face.
00:12:38Donc là, au niveau, je pense, production, ils sont assez heureux en ce moment.
00:12:42Il y aura l'âne ?
00:12:43Oui, bien sûr, il y aura l'âne, il y aura le chapoté, il y aura tous les personnages.
00:12:47Les acteurs, ça va, vous n'avez pas été obligé de prendre des acteurs trop connus ?
00:12:51Non, pas du tout.
00:12:51Non, et puis ce n'était pas la cible.
00:12:52J'ai eu beaucoup de difficultés à trouver mon Shrek.
00:12:55J'ai essayé de cibler des petits noms en comédie musicale.
00:12:57Et en fin de compte, je suis tombé sur un...
00:12:59Mais de toute façon, on ne voit pas vraiment l'acteur.
00:13:00Il parle des féditions.
00:13:01Donc, c'était ça l'objet de ma remarque.
00:13:04Oui, oui.
00:13:06Malgré qu'un ou deux noms voulaient venir sur Shrek, éventuellement,
00:13:09mais j'ai trouvé surtout la personne, le comédien qui correspondait au rôle.
00:13:14Bon, très bien.
00:13:15On a hâte de voir ça.
00:13:16Et vous, en tout cas, est-ce que vous vous privez de culture, de spectacle, de cinéma ?
00:13:21Venez nous le dire.
00:13:220800 26 300 300.
00:13:26Sud Radio.
00:13:2910h30, Sud Radio.
00:13:31A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:13:33A vous de le dire, sur Sud Radio, soyez les bienvenus.
00:13:37On se pose la question de savoir, est-ce que vous vous privez, vous, de culture ?
00:13:42Parce que vous n'avez pas les moyens.
00:13:44On est avec Philippe Ersen, metteur en scène, studio metteur en scène français,
00:13:48qui évolue dans le domaine du spectacle vivant.
00:13:51Il sort Shrek, le musical, au Folie Berger.
00:13:54Ce sera à partir du 2 octobre.
00:13:56Et on est avec une première auditrice.
00:13:59Bonjour Marie-Claire.
00:14:01Bonjour, vous m'entendez ?
00:14:02Oui, soyez la bienvenue.
00:14:04Vous nous appelez Bergerac.
00:14:05Bonjour.
00:14:06Alors, là, je ne suis pas à Bergerac.
00:14:08Je suis en vacances.
00:14:09Je suis en Bretagne, à Bréac.
00:14:11D'accord.
00:14:11Écoutez, grand bien vous fasse.
00:14:14Alors, est-ce qu'en Bretagne, par exemple, où vous êtes en vacances,
00:14:17est-ce que vous allez aller voir, je ne sais pas s'il y a des spectacles en ce moment
00:14:21en Bretagne,
00:14:21mais est-ce que vous, vous êtes férus de culture et est-ce que vous avez encore les moyens d
00:14:28'aller au spectacle, par exemple ?
00:14:29Moi, je suis pauvre parce que je me considère comme pauvre,
00:14:32c'est-à-dire que j'ai 1000 euros mètres par mois pour vivre.
00:14:35Ah oui.
00:14:37C'est très peu, mais ce n'est pas grave.
00:14:39Je vais au cinéma.
00:14:41Alors, à Bergerac, là où je vis, il y a une grande salle qui a été construite il n'y
00:14:46a pas longtemps.
00:14:47Il y a un musée de la photographie gratuit.
00:14:50Il y a des choses gratuites dans la culture en France, il faut dire.
00:14:54Et il y a des choses, il y a des tarifs.
00:14:56Par exemple, le dimanche matin, si vous allez au cinéma, vous bénéficiez d'une réduction sur les films.
00:15:01Donc, en fait, c'est la débrouille, c'est la débrouille pour pouvoir réussir quand même à avoir une culture.
00:15:10Et puis, par contre, je n'achète pas de livre parce que c'est 20 ou 22 euros si on
00:15:14achète un livre,
00:15:15mais vous avez les boîtes à livres, vous avez les échanges entre amis.
00:15:19En fait, quand on dit que les librairies, par exemple, ne marchent plus,
00:15:23c'est parce qu'ils ne font pas des livres.
00:15:26Pourquoi ne pas faire la vente d'occasion de livres ?
00:15:28Oui, si je vous comprends bien, Marie-Claire, vous, vous n'avez pas les moyens,
00:15:31mais vous tenez quand même, justement, à vous cultiver, à vous nourrir intellectuellement.
00:15:39Mais c'est vrai que vous ne pouvez pas tout vous permettre.
00:15:41Par exemple, un spectacle, on a un metteur en scène avec nous dans ce studio.
00:15:46Malheureusement, ça risque d'être compliqué pour vous, c'est ça ?
00:15:49Oui, non, je ne peux pas.
00:15:50Ça dépend des prix.
00:15:51Mais quand il y a un centre culturel dans la ville où on vise,
00:15:54en général, alors maintenant, ils auront moins d'argent parce que c'est une politique où on restreint tout,
00:16:00mais j'essaie quand même d'aller.
00:16:03Par exemple, il y a des concerts de musique gratuits où il y a des choses avec des tarifs réduits.
00:16:10Il y a quand même des choses de fait en France.
00:16:12Moi, je ne connais pas trop la politique dans d'autres pays comme les États-Unis.
00:16:15Bon, moi, 230 euros et 250 euros parce que j'écoutais votre émission.
00:16:20Non, je ne peux pas, c'est hors de question.
00:16:22Mais le maximum que je mets, c'est 50 euros.
00:16:25Oui.
00:16:26Philippe Ersen, c'est intéressant ce que nous dit Marie-Claire.
00:16:28C'est vrai qu'elle souligne quand même quelque chose qu'il faut dire ici.
00:16:32Il y a quand même une forme de subvention d'aide en France sur la culture,
00:16:36ce qu'il n'y a pas du tout aux États-Unis, par exemple.
00:16:38Tout à fait, mais on n'a pas cette situation dans le privé.
00:16:40Malheureusement, on est obligé d'avoir recours à des producteurs.
00:16:43Et j'en permets, chère madame, de pouvoir, si ça vous fait plaisir,
00:16:46je vous invite à voir le spectacle de Shrek au Folie-Bergère.
00:16:49Ça me ferait vraiment plaisir que vous puissiez venir accompagner,
00:16:52ou non, en tout cas, je vais en parler à la production
00:16:54pour vous inviter à Shrek au Folie-Bergère.
00:16:57Il faudra avoir un tarif SNCF gratuit de Berger.
00:17:02Mais on va voir, on est de notre côté.
00:17:04Ne venez pas en voiture avec du gasoil.
00:17:07Je n'ai pas de voiture, je n'ai pas assez d'argent pour avoir une voiture.
00:17:12Le fixmus, là, il faut trouver des solutions pas chères,
00:17:16et c'est le bouche-à-oreille qui joue beaucoup.
00:17:19Mais justement, quand vous entendez Philippe Ersen,
00:17:21qui gentiment vous invite,
00:17:23c'est vrai que vous regrettez que les comédies musicales,
00:17:26que les spectacles privés,
00:17:29des gens comme vous, malheureusement, avec 1 000 euros nets,
00:17:32on se doute que vous n'avez pas le prix de la place.
00:17:34C'est combien le prix d'une place, d'ailleurs, pour Shrek ?
00:17:36Elles ne sont pas très chères sur Shrek, on en a parlé tout à l'heure.
00:17:38Non, non, elles sont, premier prix à 24 euros, jusqu'à 54 euros.
00:17:42Donc, rien à voir avec les autres comédies musicales françaises, et surtout...
00:17:45Oui, non, ça n'a rien à voir.
00:17:46Non, là, ça va.
00:17:47Mais par exemple, et puis moi, je ne prends pas des places bon marché
00:17:49quand je vais voir un spectacle,
00:17:51parce que si je suis derrière un poteau ou derrière un pilier,
00:17:53ce qui m'est déjà arrivé, ça ne m'intéresse pas, en fait.
00:17:56Je prends, en général, je fais, je vais moins, mais mieux.
00:18:00Oui, et puis surtout, là, il y a beaucoup de choses sur scène,
00:18:05et donc, il vaut mieux, pour voir tout le show, être plutôt au 10e, 15e rang.
00:18:12Mais vous, pourquoi...
00:18:14Est-ce que le sentiment d'arrêter de la culture, vous dirait,
00:18:19finalement, ma vie n'est plus intéressante, si c'est métro-boulot-dodo, j'imagine ?
00:18:23Alors, moi, je ne travaille plus, je suis retraitée,
00:18:26mais je travaille quand même en tant que retraitée,
00:18:28parce que je n'aurais pas assez de moyens.
00:18:30Donc là, j'ai 1 000 euros, sans compter le travail que je fais à côté,
00:18:33mais je vais quand même au cinéma, par exemple.
00:18:36Parce qu'on parlait aussi du cinéma, que c'est très cher,
00:18:39mais moi, je n'ai pas d'enfant, mais j'ai des neveux.
00:18:41Et par contre, je ne peux pas leur payer,
00:18:44que j'aimerais pouvoir leur payer.
00:18:46Ils sont petits, c'est des petits neveux.
00:18:49Et ça, ça m'ennuie.
00:18:52Mais en fait, en France, on ne prend pas la mesure,
00:18:57c'est-à-dire que les gens deviennent de plus en plus pauvres.
00:18:59Et ils vont après, alors là, c'est le début,
00:19:02mais en fait, ça dure déjà depuis un moment.
00:19:04Et en fait, les gouvernements ne prennent pas la mesure
00:19:06de la paupérisation des gens en France.
00:19:09Oui, c'est...
00:19:10Voilà.
00:19:11En tout cas, on en parle de plus en plus.
00:19:13Donc, on va choisir, entre-ce que manger ou voyager,
00:19:16on va avec le carburant, voilà,
00:19:18ou alors aller voir au spectacle.
00:19:19Et la nourriture intellectuelle est super importante.
00:19:23Bien sûr, bien sûr, évidemment.
00:19:24Merci en tout cas, Marie-Claire,
00:19:25d'être intervenue sur l'antenne de Sud Radio.
00:19:28Et puis, vous prendrez contact avec...
00:19:30On va s'en occuper avec la radio, en effet,
00:19:33pour faire le lien avec Philippe Ersen
00:19:35et ce magnifique spectacle le 2 octobre.
00:19:38Le 2 octobre, et une précision pour nos auditeurs,
00:19:40c'est en français.
00:19:41En plus, c'est un des meilleurs,
00:19:42qui a traduit Ludovic Alexandre Villal.
00:19:45Donc, c'est en français.
00:19:46Donc, c'est important, ça aussi.
00:19:48Parce qu'ils n'aiment pas voir les spectacles en anglais,
00:19:50eux, les français.
00:19:52Ça dépend.
00:19:53Ça dépend.
00:19:53Certaines licences, oui, mais ça marche plutôt pour l'été.
00:19:56C'est-à-dire, d'avoir des sous-titres l'été,
00:19:59les étrangers peuvent venir.
00:20:01En tout cas, H.R.E.C. est en français, c'est sûr.
00:20:02Et Philippe Ersen, on parle de moyens, bien sûr.
00:20:05C'est un sujet, c'est une question incontournable.
00:20:08Maintenant, c'est vrai que, dans votre zapping,
00:20:10vous expliquiez que l'iPhone, je ne sais pas combien,
00:20:13à l'année 8 était...
00:20:14Combien ?
00:20:151800.
00:20:151800, que c'était la queue pour s'acheter un iPhone.
00:20:19Il y a ces réseaux sociaux qui nous empoisonnent un peu la vie.
00:20:22Ça aussi, ça a été peut-être un virage, non ?
00:20:24Dans votre secteur.
00:20:25Oui, mais je trouve que c'est plus un virage positif qu'autre chose.
00:20:29C'est vrai que, de nos jours,
00:20:31les plans médias pour lancer une comédie musicale comme Shrek
00:20:34passent beaucoup, beaucoup par les réseaux sociaux.
00:20:36C'est un fait.
00:20:37Ah oui, donc c'est plutôt quelque chose de positif que de négatif pour vous.
00:20:40Moi, je trouve que c'est complètement positif.
00:20:41En plus, maintenant, je pense que les comédies musicales
00:20:43sont ciblées pas simplement le côté un peu vieillot.
00:20:45Les jeunes viennent, viennent voir les shows, viennent voir les shows.
00:20:48Oui, donc on s'intéresse quand même encore à la culture et aux nourritures spirituelles.
00:20:52Ah, complètement, j'en suis persuadé.
00:20:53Gilles ?
00:20:53Lorsque vous mettez en scène Alain Delon,
00:20:55ou Tapie, vous vous dites
00:20:58« Bon, j'ai un nom, j'ai pas grand-chose à faire. »
00:21:00Oui, c'est vrai.
00:21:01En plus, je produisais aussi avec Alain et les pièces,
00:21:03et c'est avec Bernard.
00:21:04C'est-à-dire qu'on annonçait Delon ou Tapie à l'affiche.
00:21:06C'est vrai qu'il n'y a pas de problème de trésorerie.
00:21:09Les trois mois d'exploitation étaient déjà conclus.
00:21:12Et il devait être difficile à gérer, non ?
00:21:13Pas du tout.
00:21:14Ces oiseaux ?
00:21:14Non, pas du tout.
00:21:16C'est vrai ?
00:21:16Non, moi j'avais une solution.
00:21:17Je leur faisais croire que les idées venaient d'eux.
00:21:21Ah, ça, c'est un vrai talent, ça.
00:21:23Avec des gros égaux, comme ça.
00:21:25Oui, c'est vrai.
00:21:27Bernard Tapie, ça devait être intéressant de le mettre en scène.
00:21:30Oui, mais ce n'était pas du tout l'image où Alain,
00:21:32ce n'était pas du tout les images de comment ils étaient dans la vie.
00:21:35Pas du tout, du tout, du tout.
00:21:36Vraiment.
00:21:37C'est vrai ?
00:21:37Pas du tout.
00:21:39Alain était quelqu'un, vous voyez, je pense encore au présent,
00:21:42était quelqu'un vraiment de très disponible,
00:21:44avec un cœur énorme, comme Tapie.
00:21:46Mais ce n'était pas du tout l'image qu'ils avaient dans les médias.
00:21:48C'est vrai.
00:21:49D'ailleurs, on va en parler de ces sportifs.
00:21:50Je parlerai d'Alain Delon, qui avait une image, entre guillemets,
00:21:54d'artiste de droite et qui a subi un petit peu des critiques,
00:21:57puisqu'on parlera aussi de Teddy Riner, qui s'est engagé.
00:22:02Et évidemment, ça crée toujours la polémique, ces artistes,
00:22:05est-ce que oui ou non, ils doivent parler politique ?
00:22:07Merci en tout cas, Philippe Ersen, d'être passé par le studio de Sud Radio.
00:22:12Shrek, les folies bergères, qui annoncent ce spectacle le 2 octobre jusqu'au 17 janvier.
00:22:19Venez nombreux, c'est à partir de 24 euros la place.
00:22:22Voilà.
00:22:22On ira ensemble, si vous voulez.
00:22:23Avec grand plaisir.
00:22:24Vous serez mafionards.
00:22:25C'est mon Shrek.
00:22:27Bah oui.
00:22:28Allez.
00:22:29Bah oui, si vous l'avez cherché.
00:22:33Bon, à tout à l'heure, les débats 10h30 sur Sud Radio.
00:22:36Merci à vous, Philippe.
00:22:42Parlons vrai.
00:22:43Midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:22:47Sud Radio, à vous de le dire, deuxième partie.
00:22:50C'est l'heure d'accueillir mes débatteurs.
00:22:52On va commenter les sujets qui font parler la France ce matin.
00:22:55Pas mal de sujets, puisque le pape est en France.
00:22:58Ça y est, une visite historique.
00:23:01Beaucoup de ferveur.
00:23:02On va en débattre avec mes invités du jour.
00:23:06Noémie Allioua, journaliste, essayiste, auteur de la terreur.
00:23:10Jusque nos draps aux éditions Plomb.
00:23:12Bonjour, Noémie.
00:23:13Bonjour, Stéphanie.
00:23:13Bonjour à tous.
00:23:14Mathieu Bacchallon est communiquant, président de M2B Conseil.
00:23:18Bonjour.
00:23:19Bonjour, Stéphanie.
00:23:19Votre nom avec l'accent italien, c'est joli.
00:23:22C'est en effet d'origine italienne.
00:23:23Vous validez, alors.
00:23:24Je valide complètement.
00:23:25Et puis, Gilbert Azoulay.
00:23:27Je le dis normalement, pas d'accent.
00:23:28No more, grazie.
00:23:30C'est directeur général de Newstank Education.
00:23:33Éducation.
00:23:34Alors, on commence à la française.
00:23:35Non, pas Education.
00:23:36Journaliste pour l'hémicycle.
00:23:39On parlera avec vous aussi d'Emmanuel Macron.
00:23:41Vous savez que 8,6 millions quand même de spectateurs.
00:23:46Avoue que ça...
00:23:47Il était en retard de 10 minutes quand même.
00:23:49C'est vrai, il n'avait pas celui-ci qui était en retard.
00:23:51Pour lui, ce n'est pas beaucoup 10 minutes.
00:23:53Il a fait pire.
00:23:54C'est le chant du cygne.
00:23:55Vous voulez voir un peu la fin de règne.
00:23:56Donc, pour l'instant, ce sera le zapping de Gilles Gansman.
00:24:00Mais avant, quand même, petit détour par l'église Notre-Dame-des-Champs
00:24:04où le pape Léon est attendu dans l'après-midi.
00:24:06On va retrouver la reportère de Sud Radio, Estelle Solary.
00:24:10Bonjour, Estelle.
00:24:13Bonjour.
00:24:14Et oui, les forces de l'ordre...
00:24:16J'imagine que c'est la ferveur autour de vous
00:24:19puisque le pape va partir de l'église Notre-Dame-des-Champs
00:24:22pour sa déambulation tout à l'heure.
00:24:25Oui, c'est exact.
00:24:27Je suis en face de l'église Notre-Dame-des-Champs
00:24:29où le pape Léon XIV est attendu cet après-midi à 16h45.
00:24:34Alors, pour l'instant, les forces de l'ordre sont effectivement
00:24:36au rendez-vous.
00:24:37Les fidèles commencent à arriver.
00:24:39Et à l'heure où je vous parle,
00:24:41c'est l'heure du marché.
00:24:43Donc, on pourrait presque oublier qu'aujourd'hui,
00:24:44le pape arrive.
00:24:45Mais la ferveur est bien là.
00:24:48Il dit que j'ai même croisé des évêques dans le métro,
00:24:51tous deux noirs vêtus avec leurs calottes
00:24:52et leurs ceintures roses au milieu des Parisiens.
00:24:54Ils ont béni un nouveau-né tendu par sa mère
00:24:57et une bénédiction dans le trafic parisien.
00:24:59Ça n'arrive pas tous les jours.
00:25:01L'émotion était rame.
00:25:04Alors, effectivement, la foule se rapproche.
00:25:06J'entends des cris et des tambours.
00:25:08Donc, j'imagine que d'ici une heure,
00:25:10la rue devrait être noire de monde.
00:25:12Et pour l'instant, je me trouve rue de Montparnasse
00:25:15en face de l'église Notre-Dame-des-Champs.
00:25:17Et le pape est attendu à 16h45.
00:25:2016h45, beaucoup de ferveur.
00:25:22Je viens en France pour apporter la paix.
00:25:24Ce sont les premiers mots de Léon XIV,
00:25:27encore dans l'avion, prononcés alors qu'il était encore dans l'avion.
00:25:33Ces prochains jours, vous entendrez du français,
00:25:36a-t-il dit ? On en débattra avec vous.
00:25:38C'est vrai, on va se poser la question.
00:25:39Qu'est-ce qui suscite autant de ferveur ?
00:25:42C'est vrai qu'il y a un million d'inscrits à Lourdes,
00:25:44à Metz, à Paris.
00:25:46Les Français ont l'air de l'aimer, ce pape catholique
00:25:50et peut-être non catholique.
00:25:52On en débattra.
00:25:53En attendant, c'est le zapping avec vous,
00:25:55mon cher Gilles Gansman.
00:25:57Sud Radio, 10h30, l'instant zapping.
00:26:00J'aurais aimé en rire,
00:26:01mais cette fois-ci, ce nouveau challenge de TikTok
00:26:04finit par la mort d'une adolescente
00:26:06et ce, vous allez voir, à cause d'un préservatif.
00:26:09Un nouveau challenge TikTok tourne au drame à Marseille.
00:26:13Une étudiante de 20 ans aurait voulu reproduire
00:26:15une tendance aussi absurde que dangereuse,
00:26:17faire passer un préservatif par le nez
00:26:19pour tenter de le faire ressortir par la bouche.
00:26:22La scène est filmée par plusieurs amis.
00:26:24Au début, tout le monde rigole,
00:26:25mais en quelques secondes, la situation bascule.
00:26:28La jeune femme commence à s'étouffer
00:26:30et n'arrive plus à respirer normalement.
00:26:32Ses amis comprennent alors que quelque chose ne va pas
00:26:34et appellent immédiatement les secours.
00:26:36Malgré leur intervention, son état se serait rapidement aggravé.
00:26:40Elle serait finalement décédée
00:26:41après avoir été transportée à l'hôpital.
00:26:44Ce type de défi peut provoquer une obstruction
00:26:46des voies respiratoires
00:26:47et devenir extrêmement dangereux en quelques secondes.
00:26:51Vous avez à peine 20 ans et vous mourrez
00:26:53parce que vous mettez un préservatif dans l'année.
00:26:56Faut-il arrêter ces challenges TikTok ?
00:26:58Et comment on peut intervenir ?
00:27:01Ce n'est pas la première fois.
00:27:02Il y avait récemment le défi, vous avez du piment.
00:27:06Les jeunes qui prenaient des piments très forts,
00:27:09enfin c'est dramatique,
00:27:09le spécialiste de l'éducation, Gilbert Azoulay.
00:27:12Mais ça renvoie à ce que je dis souvent,
00:27:14c'est que TikTok en Chine, ça ne fait pas ses conneries.
00:27:17C'est réservé pour l'éducation, la culture
00:27:20et c'est limité en termes de connexion pour les plus jeunes.
00:27:23Donc ça confirme ce que...
00:27:27L'action de la Chine vis-à-vis des pays qui sont en tout,
00:27:29c'est de nous rendre complètement cons.
00:27:32C'est vraiment affiché comme ça.
00:27:34Et avec ces choses-là, on se rend compte
00:27:35qu'ils sont en train d'y réussir partiellement en tout cas.
00:27:41Noémie ?
00:27:41Il y a peut-être une responsabilité des plateformes aussi.
00:27:44Est-ce qu'à un moment donné, il n'est pas possible de porter plainte
00:27:46pour que ces plateformes participent aussi
00:27:47à développer cette influence,
00:27:49participent à développer ces algorithmes,
00:27:51quand bien même ils peuvent être criminels.
00:27:53Puisque là, on a la mort d'un enfant sur le dos.
00:27:55Donc il y a une responsabilité aussi des plateformes
00:27:57qui ne font pas le travail nécessaire d'interdiction,
00:28:02le fait de protéger aussi, surtout les mineurs.
00:28:06Il y a beaucoup de vidéos qui reprennent ce challenge.
00:28:08Sur X, mes enfants me le disent,
00:28:11ils me disent qu'il y a des trucs de dingue.
00:28:14Des assassinats.
00:28:16Sur X aussi ?
00:28:17Sur X, bien sûr.
00:28:18C'est la fête.
00:28:20Donc réguler les plateformes, oui.
00:28:22On n'arrive même pas à leur prélever l'impôt
00:28:24qu'ils devraient payer normalement en France.
00:28:26C'est un vrai problème.
00:28:27Moi, je n'ai pas toujours d'accord avec Emmanuel Macron,
00:28:29mais c'est dans son obsession des réseaux sociaux,
00:28:33l'interdiction en moins de 15 ans.
00:28:35Là, je rejoins le chef d'État.
00:28:38Bien sûr.
00:28:38Mais pourquoi est-ce aussi compliqué de réguler ça ?
00:28:41C'est un scandale.
00:28:41C'est vrai qu'on peut en parler des heures de TikTok.
00:28:43Si je me fais l'avocat du diable,
00:28:45c'est que j'aime bien faire ça.
00:28:47Vous avez tout à fait raison avec le fait
00:28:49que les réseaux sociaux comportent des dangers
00:28:52et on est tous d'accord avec ça.
00:28:56Après, moi je me rappelle,
00:28:57quand j'étais plus jeune ou même des générations après,
00:28:59il y a toujours eu des conneries comme ça.
00:29:02Il y a eu le jeu du foulard qui existait il y a 20 ans.
00:29:05Il y avait des gamins qui s'étranglaient avec un foulard pour voir
00:29:08jusqu'au moment où ils allaient s'évanouir.
00:29:09Il n'y avait pas de réseaux sociaux à l'époque.
00:29:11Évidemment, les réseaux sociaux font caisse de résonance
00:29:14et amplifient le phénomène.
00:29:15Je suis d'accord avec vous.
00:29:16Il faut penser que dès lors qu'on régulerait les réseaux sociaux,
00:29:20ce genre de comportement idiot disparaîtrait.
00:29:22c'est, si je puis dire, penser qu'en cassant le thermomètre...
00:29:26Non, mais ça les limitera quand même.
00:29:27Sans compter, Noémie le disait, les algorithmes.
00:29:30Je pense qu'il y a eu aussi une question d'éducation.
00:29:31Au-delà de tout ça, il y a quand même une question d'éducation.
00:29:33En plus, la jeune fille avait pas...
00:29:34On parle des mineurs, la jeune fille avait quand même 20 ans.
00:29:37On est censé penser qu'elle est à un âge
00:29:40où elle peut avoir un discernement vis-à-vis du danger.
00:29:43Il y a eu plein de choses.
00:29:44Je pense qu'il y a des messages de prévention qu'il faut faire passer.
00:29:46Il y a le rôle des parents.
00:29:48Elle avait 20 ans, on dira peut-être que les parents n'ont plus de prise.
00:29:51Il y a le rôle des parents, il y a le rôle des institutions publiques
00:29:54qui sont l'école, l'université.
00:29:56Mais Mathieu, parfois les parents ne savent pas ce qui se passe sur TikTok.
00:29:59On est en différé, on a un train de retard.
00:30:01Mais je pense que ce n'est pas qu'une question de réseaux sociaux.
00:30:04C'est-à-dire que là, c'est amplifié par les réseaux sociaux,
00:30:05mais limiter ces phénomènes adolescents qui existent et ont toujours existé.
00:30:12Il y a toujours eu des tendances et des idioties de la part des adolescents.
00:30:17Là, ok, c'est peut-être une idiotie,
00:30:18mais regardez ce père qui a porté plainte contre TikTok.
00:30:22qui, selon lui, a poussé sa fille au suicide.
00:30:26Et c'est vrai que les algorithmes sont diaboliques.
00:30:29Mais là, vous avez raison Stéphanie,
00:30:30c'est de dire que les parents ne savent pas forcément ce qui se passe sur les réseaux sociaux.
00:30:33Peut-être redire, ça peut paraître comme enfoncer une porte ouverte,
00:30:37mais redire à tous les parents qu'il faut qu'ils soient le plus présents possible
00:30:41et surtout qu'ils ne pensent pas que les réseaux sociaux,
00:30:44c'est un domaine pour les jeunes et qu'ils n'ont pas à s'y intéresser
00:30:47ou qu'ils ne peuvent pas s'y intéresser.
00:30:48Il faut qu'ils fassent l'effort de savoir ce qui s'y passe
00:30:51et d'accompagner les jeunes.
00:30:52Parce qu'on sait très bien qu'il y a cette tendance,
00:30:55je pense, quelle que soit la génération,
00:30:57pour des défis idiots.
00:30:58On est à une époque où on a envie de se prouver des choses.
00:31:00Voilà, quel que soit le milieu,
00:31:02quelle que soit la zone géographique.
00:31:04Et c'est une question d'accompagnement,
00:31:06de présence, je pense, des adultes autour de nous.
00:31:08Juste pour revenir sur ce que vous disiez, Gilles,
00:31:09parce que je crois que c'est important de revenir vraiment sur les faits,
00:31:12vous nous dites qu'avec un préservatif qu'elle rentrait dans le nez,
00:31:14elle pensait qu'elle allait pouvoir sortir par le bas ?
00:31:16C'est ça l'histoire ?
00:31:17Non, pas par le bas, par la bouche.
00:31:18Elle pensait qu'elle allait pouvoir sortir par la bouche ?
00:31:20Vous pouvez, il y a une communication entre la bouche et le nez.
00:31:22D'accord, c'est un peu particulier quand même.
00:31:25Excusez-moi, techniquement c'est dur.
00:31:28C'est compliqué, on ne va pas le faire.
00:31:32Gilbert Azoulay ?
00:31:34Sur ça, je confirme qu'il faut réguler,
00:31:36mais réguler le plus possible.
00:31:38Après tout, l'État, il est là pour intervenir.
00:31:40Vous savez, les Chinois ne s'en privent pas
00:31:42quand ils décident d'être heureux,
00:31:43que ça s'arrête dans la seconde.
00:31:44Dans la seconde.
00:31:45Gilbert, le modèle chinois...
00:31:46Oui, non, non, mais attends,
00:31:47je ne dis pas que le modèle chinois c'est fabuleux.
00:31:49Je dis simplement,
00:31:50quelle est cette nation qui ne peut pas réguler quelque chose
00:31:52qui nous fait du mal ?
00:31:53Enfin, c'est clair.
00:31:54Ça fait du mal à nos enfants.
00:31:55Ça fait du mal, ça crée de l'addiction,
00:31:58ça fait faire des conneries,
00:31:59ça regarde des conneries,
00:32:01mais alors à longueur de journée.
00:32:02Et c'est vrai que là où je te rejoins Mathieu,
00:32:04c'est vrai qu'il faut être présent.
00:32:05Il faut réussir à sortir ces enfants
00:32:09et les extirper de cette petite machine
00:32:12qui est le téléphone.
00:32:13Qui crée des addictions incontestables.
00:32:16Vous voulez lancer la pub ?
00:32:17Non, oui, je vais lancer la pub, mon cher Gilles.
00:32:20C'est dommage.
00:32:20On est à quelques secondes
00:32:22et on se retrouve surtout dans quelques secondes
00:32:25pour la suite de votre zapping.
00:32:28Sud Radio.
00:32:3010h30, Sud Radio.
00:32:32À vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:32:34À venir avec aujourd'hui mes trois débatteurs,
00:32:37Noémie, Aliyua, Mathieu Batchelon
00:32:39et Gilbert Azoulay.
00:32:42La suite tout d'abord du zapping de Gilles Danzman.
00:32:44Dans la thématique navale et pas n'importe quoi.
00:32:47Alors cette fois, c'est plus fun, Stéphanie.
00:32:50Oui, c'est vendredi quand même.
00:32:51Le concours du plus gros mangeur de maroilles.
00:32:54Oh !
00:32:55C'est dégueulasse !
00:32:56Et forcément célibataire.
00:32:58Formidable.
00:32:58On peut aussi mourir de trois maroilles.
00:33:01Et forcément, c'est célibataire.
00:33:05Alors évidemment, t'es journaliste, t'es à France 3,
00:33:08tu crois que tu vas faire le Kosovo
00:33:09et tu te retrouves à interviewer
00:33:11le plus gros mangeur de maroilles.
00:33:13C'est un vieux métier quand même.
00:33:15T'es en PLS quoi.
00:33:16Au commencement était la vache,
00:33:18puis le lait,
00:33:19puis le maroilles,
00:33:20et enfin...
00:33:23Et enfin, le mangeur de maroilles.
00:33:26En 20 minutes chrono,
00:33:27ces 20 candidats ont une mission,
00:33:30en manger le plus possible,
00:33:32mais...
00:33:32Sans vomir,
00:33:33sans en mettre par terre,
00:33:35sans en mettre partout.
00:33:37Théo Hardy s'est lancé sur un coup de tête.
00:33:39Il pense avoir une technique.
00:33:41Manger peut-être le plus vite possible
00:33:42pour pas que l'estomac ait le temps de comprendre,
00:33:43mais que les toilettes comprennent après, quoi.
00:33:46Au début, comme prévu,
00:33:48tout est sous contrôle.
00:33:49Nickel, nickel !
00:33:51Il y a un peu de...
00:33:52Mais ça va.
00:33:53Ça va le faire.
00:33:54On va essayer.
00:33:55Dans le public,
00:33:56ses proches croient en lui
00:33:58un soutien sans faille.
00:34:01C'est un fou !
00:34:02Enfin, vous dites que c'est plus drôle,
00:34:04mais enfin,
00:34:04je trouve ça surtout plus débile.
00:34:05Non, vous pouvez pas dire ça !
00:34:07On est le pays
00:34:09où il y a le plus de concours
00:34:11de gros mangeurs,
00:34:12gros mangeurs de mouilles,
00:34:13c'est assez nouveau, ça.
00:34:14C'est pas terrible.
00:34:14C'est assez bon niveau, cette tendance.
00:34:16C'est pas terrible au village.
00:34:17Oh, là, vous êtes parisien.
00:34:19Non, pas du tout.
00:34:20C'est sûr.
00:34:22Gilles, c'est un truc américain.
00:34:23Ça vient des Etats-Unis.
00:34:24Pour ceux qui ont vu
00:34:25quand ils étaient camins,
00:34:26Beethoven,
00:34:27avec le concours de burgers.
00:34:29Non, mais attendez,
00:34:29on peut être mis à bon vivant
00:34:31et aimer manger.
00:34:31Qu'on soit bon vivant,
00:34:32qu'on apprécie les produits terroirs.
00:34:33Il y a plein de fêtes
00:34:34qui sont extraordinaires en France.
00:34:35Mais là, pardon,
00:34:36c'est gâcher le produit en plus
00:34:37parce que du coup,
00:34:38ils mangent ça n'importe comment.
00:34:39En plus, ils disent
00:34:39on va essayer de ne pas venir.
00:34:44faire une recherche
00:34:45parce que j'en sais rien.
00:34:46Mais j'aime croire
00:34:47cette information
00:34:48que je viens de créer.
00:34:49Comme quoi, ce serait nouveau.
00:34:51Ça viendrait des Etats-Unis
00:34:52parce que ce type
00:34:53de concours de bouffe
00:34:54a vérifié si c'est pas nouveau.
00:34:55Mais il y a toujours eu
00:34:56en France les fêtes de village.
00:34:57Non, c'est vrai, vous avez bien.
00:34:59Il y a toujours eu ça
00:34:59dans les fêtes de village.
00:35:00Quand on n'est pas
00:35:01fêtes de village,
00:35:02on en mange un.
00:35:03Vous avez jamais fait
00:35:04le concours
00:35:04de décortique de crevettes ?
00:35:07Celui qui décortique
00:35:07les crevettes les plus vite ?
00:35:08Mais ça, c'est pas pareil.
00:35:09Non, alors...
00:35:10C'est pas pareil.
00:35:10Celui qui ouvre le plus d'huîtres
00:35:11sans se couper.
00:35:12Oui, mais bien sûr.
00:35:14Vous nous faites passer...
00:35:15J'ai fait toutes les fêtes
00:35:17de village de mon village.
00:35:19Il n'y a jamais eu
00:35:19de concours comme ça.
00:35:21Vous, en Alsace,
00:35:22vous n'allez pas
00:35:22aller manger en des flammes-cuches ?
00:35:24Bien sûr,
00:35:24mais c'est pas celui
00:35:26qui en mange le plus, vous voyez.
00:35:27C'est quoi ?
00:35:28On mange, normalement.
00:35:30On est dans une société
00:35:31très aseptisée
00:35:31où le développement durable,
00:35:34la biodiversité,
00:35:35le respect de la nature.
00:35:37Là, on est à l'opposé
00:35:38de tout ce qu'on essaie
00:35:40de mettre en place
00:35:40dans les écoles.
00:35:41Mais peut-être que malgré ce concours,
00:35:42le maroil est un fromage extraordinaire,
00:35:44comme tous les fromages...
00:35:45Vous savez ce que disait
00:35:46le général de Gaulle
00:35:47sur ce pays
00:35:47qui était un gouvernement
00:35:48parce qu'il y avait trop de fromage.
00:35:50Mais ça fait quand même
00:35:50une partie des fleurons français.
00:35:52C'est du charme, oui.
00:35:53Le maroil, c'est dommage
00:35:54qu'on n'en ait pas
00:35:54pour faire une dégustation.
00:35:55Oui, exactement.
00:35:56Ça, vous m'avez donné faim.
00:35:57Il ne faut pas trop manger, quand même.
00:35:58Allez, Gilles, la suite.
00:36:01Bon, Stéphanie,
00:36:01c'est quoi le grand événement du jour ?
00:36:03Le pape, bien sûr.
00:36:05Mais non.
00:36:06Franchement, vous me décevez.
00:36:08C'est le match de football.
00:36:10Ah, le premier de Zidane.
00:36:11France-Turquie.
00:36:13Ah, oh là là.
00:36:14Vous n'avez pas mis votre maillot
00:36:15de l'équipe de France.
00:36:16Savez-vous que désormais,
00:36:18et ça, on pourrait en parler
00:36:19avec M. Azoulay,
00:36:20certains établissements scolaires
00:36:22interdisent les maillots de foot
00:36:23parce que ceux qui ont le maillot de l'OM
00:36:26avec le maillot du PSG
00:36:27se tapent dessus.
00:36:29Et donc, beaucoup d'établissements
00:36:31ont interdit le maillot.
00:36:33C'est désormais écrit noir sur blanc
00:36:35dans le règlement intérieur du collège.
00:36:37Le port d'un maillot soutenant
00:36:39une équipe sportive est interdit.
00:36:41Yousri, fan de foot, est un peu perdu.
00:36:44Il ne sait plus comment s'habiller.
00:36:45Je ne mettais que des maillots de foot.
00:36:47Je n'ai presque que ça dans mon armoire.
00:36:49C'est chiant un peu.
00:36:50Je mettais Real Madrid, Barcelone,
00:36:52Argentine, France.
00:36:53La direction du collège a pris cette décision
00:36:55après plusieurs tensions et conflits
00:36:57entre élèves liés à leur club de foot préféré.
00:37:00Un, il dit que l'OM, il est mieux.
00:37:01L'autre, il dit que Paris, il est mieux.
00:37:04Une fois, il y en a, il a mis le maillot de l'Auxerre.
00:37:05L'autre, il a mis le maillot de Paris, ils se sont battus.
00:37:07Paris et Auxerre, ils se sont battus.
00:37:08À la victoire de Ligue des Champions.
00:37:10Les collégiens eux-mêmes le constatent.
00:37:12L'an dernier, il y a eu plusieurs bagarres à cause de cela.
00:37:15Certains, donc, comprennent la mesure.
00:37:17Oui, il y en a eu beaucoup à l'école.
00:37:19La vie scolaire, ils n'en pouvaient plus.
00:37:20Du coup, ils ont arrêté.
00:37:21Ils ont dit qu'ils interdissent totalement.
00:37:23Mais ce n'est pas possible.
00:37:25Faut-il interdire les maillots de foot à l'école ?
00:37:27Est-ce que vous aurez votre maillot de l'équipe de France ce soir ?
00:37:30Non, mais moi, je porte un maillot, c'est celui du Paris FC, comme vous le savez.
00:37:33Mais bon, je ferme la parenthèse.
00:37:34Non, mais c'est vrai que c'est devenu un vert problème.
00:37:36Moi, qui ai connu des échauffourés dans les stades à cause de positions entre les deux équipes,
00:37:41entre les supporters d'ailleurs.
00:37:43C'est vrai que si on peut limiter ce genre de choses,
00:37:44et puis surtout, il y a une sorte de folie et de fanatisme,
00:37:47y compris dans les établissements.
00:37:49Moi, j'habite à côté du parc, donc je les ai vus faire lors de la finale.
00:37:52Je peux vous dire que si on peut éviter ce genre de catastrophe,
00:37:54et puis surtout, ça témoigne d'une certaine connerie.
00:37:57Ah oui, mais vous vous rendez compte où on en est, là ?
00:37:58Et j'ajoute un dernier truc, et c'est tant mieux,
00:38:00parce que vu le prix des maillots aujourd'hui,
00:38:02si on peut les empêcher de les acheter à 120 balles,
00:38:04un maillot qui coûte 2 euros...
00:38:06Ce ne sont peut-être pas des vrais.
00:38:07Oui, mais bon, il faut vous dire que les boutiques du PSG et les autres,
00:38:12elles fonctionnent à plein régime.
00:38:13parce qu'il y a le nom du joueur fétiche derrière.
00:38:16Oui, enfin bon, ça montre aussi une polarisation de la société
00:38:21jusque dans les cours d'école.
00:38:22Vous vous rendez compte ?
00:38:22Si on ne peut même plus s'entendre...
00:38:23Mon bureau, j'ai le maillot d'OM que j'avais reçu il y a très longtemps.
00:38:26Il y a mon voisin qui déteste l'OM.
00:38:28J'ai eu droit à chaque fois, j'ai droit à des remarques d'obligeance.
00:38:30Vous savez ce que m'ont fait mon fils quand il avait 5 ans ?
00:38:33Il y avait un petit Marseillais dans la salle de bain.
00:38:36Vous savez, ça m'a dit...
00:38:37Un jour, je rentre dans cette salle de bain,
00:38:40il avait changé l'étiquette en petit parisien.
00:38:42Il y avait 5 ans.
00:38:44Il y a toujours une anecdote familiale.
00:38:50Hier, c'était sa grand-mère.
00:38:52Aujourd'hui, c'est son fils à 5 ans.
00:38:53C'est le vécu.
00:38:55Vous savez que c'est une émission de vécu.
00:38:57D'ailleurs, n'hésitez pas, surtout, vous qui nous écoutez,
00:39:00vous conduisez peut-être.
00:39:02Vous avez le Bluetooth.
00:39:03Composez un seul numéro.
00:39:040-826-300-300 pour ne pas prendre part à nos discussions.
00:39:09Je vais mettre le t-shirt du pape, Stéphanie.
00:39:12Allez-y, allez-y.
00:39:12Le maillot du Vatican est une équipe de foot, d'ailleurs.
00:39:14Qui ne joue pas à les compétitions officielles,
00:39:16mais ils ont une équipe de foot.
00:39:17Qui est composée de gardes suisses et de séminaristes.
00:39:20Mais non.
00:39:20Si, si.
00:39:21Ils ont fait un match, une fois, il faudrait le retrouver,
00:39:23mais ils avaient fait un match une fois à l'Olympico de Rome.
00:39:26Contre, je ne sais plus, une sélection de...
00:39:28Avec les évêques...
00:39:31Les gardes suisses font pas mal de joueurs.
00:39:35Mais ils ne jouent pas à les compétitions officielles.
00:39:36Ils ne sont pas référencés par l'Olympico.
00:39:38Ils ne se fichent pas sur la tronche avec l'équipe.
00:39:41Non, mais c'est incroyable, quand même.
00:39:43C'est vrai qu'aujourd'hui, je crois que les gens ne se parlent plus.
00:39:47Vous allez dire que je suis toujours sur le même refrain,
00:39:49mais pour le coup, ça a toujours un peu existé aussi.
00:39:51C'est juste que je pense que c'était moins médiatisé.
00:39:53Moi, j'étais lycéen il y a longtemps.
00:39:55J'étais à Paris, ça existait déjà.
00:39:57Il y avait des établissements qui l'avaient déjà interdit.
00:39:59Moi, le lycée où j'étais, c'était interdit.
00:40:01Le croc-clop est bien intégré.
00:40:02Il y avait beaucoup de choses qui étaient interdites dans mon lycée, de toute façon.
00:40:05Mais je pense que ça a toujours un peu existé.
00:40:07C'est juste que là, on médiatise le phénomène.
00:40:09Mais il y a eu toujours des...
00:40:11Après, ce n'est pas forcément élégant, un maillot de foot, pour aller en classe.
00:40:14Justement, Noémie.
00:40:16Oui, en fait, c'est devenu quasiment politique.
00:40:18C'est un marqueur politique quasiment qui vient, effectivement, comme vous disiez,
00:40:22fracturer la société entre ceux qui sont pour cette équipe,
00:40:26ceux qui sont pour l'équipe adverse.
00:40:27Et on voit, effectivement, que c'est l'illustration de la montée de la violence dans la société
00:40:34qui veut dire qu'un simple maillot, aujourd'hui, peut devenir compliqué à porter.
00:40:38Donc, ça dit quelque chose de l'époque.
00:40:39Fallou, il ne faut pas exagérer.
00:40:42Ça dit quelque chose de l'époque, quoi.
00:40:44Bon, la suite, Gilles Gansouin.
00:40:46Non, vous n'avez plus de suite, c'est fini, vous êtes en week-end.
00:40:48Vous pouvez engager les débats.
00:40:51Vous êtes en week-end, donc vous allez nous quitter.
00:40:53Ne racontez pas ma vie, prit.
00:40:55Tout le monde sait que vous allez à Londres.
00:40:58Merci, Gilles.
00:40:59Bon week-end à vous.
00:41:01Et on continue nos débats avec Noémie,
00:41:03Adiwa, Mathieu, Bachelon et Gilbert Azoulay.
00:41:06Allez, on va parler de cette première visite officielle d'un pape à Paris.
00:41:11Depuis Benoît XVI, ça remonte à quand même 2008.
00:41:15Léon XIV se dirige actuellement vers l'Elysée.
00:41:19Alors, il y a beaucoup de ferveur.
00:41:20Un million de personnes quand même inscrites à Paris, Lourdes et Metz.
00:41:24Jusqu'à 600 000 personnes annoncées pour la messe de la Concorde demain.
00:41:27Alors, est-ce que c'est le signe d'un véritable retour de la foi
00:41:31ou l'attachement des Français à une histoire,
00:41:34à un patrimoine, à une figure morale ?
00:41:37A vous de le dire, n'hésitez pas à venir nous en parler.
00:41:390800 26 300 300.
00:41:41Qu'est-ce que vous évoque cette visite du pape ?
00:41:45Qu'est-ce qu'ils sont venus chercher, à votre avis, Gilles Azoulay, les Français ?
00:41:50C'est vrai qu'il y a un engouement clair.
00:41:53D'abord, il y a plein de baptêmes.
00:41:54Vous avez vu, il y a un nombre de baptêmes.
00:41:56Il n'y a jamais égalé, mais en tout cas, il y en a beaucoup.
00:41:5913 000 baptêmes d'adultes en 2026, plus de 8 000 d'adolescents en 2026.
00:42:03Moi, j'ai un chiffre de 25 000, autour de plus de 20 000.
00:42:06La Conférence des évêques qui donne ce chiffre.
00:42:08J'ai écouté une de la mauvaise radio ce matin.
00:42:10Ça ne devait pas être sud radio, probablement.
00:42:14D'abord, à chaque fois que le pape est venu,
00:42:17à chaque fois, on parle de ferveur, de mobilisation.
00:42:20Je rappelle que les JMJ, à l'époque, avaient rassemblé beaucoup de gens.
00:42:23Donc, que le pape génère une ferveur aussi forte dans un pays catholique comme la France,
00:42:30ça me sent tout à fait logique.
00:42:31Et puis, au moment où il n'y a plus beaucoup de choses où se raccrocher,
00:42:34de valeurs auxquelles se raccrocher,
00:42:36dans un contexte quand même bien pourri,
00:42:39économique, géopolitique, écologique, whatever,
00:42:43j'en passe et des meilleurs,
00:42:44c'est une façon de s'accrocher à quelqu'un qui a un message assez positif.
00:42:47Et puis moi, quand j'ai entendu que c'était un pape américain,
00:42:49je me suis dit, enfin, un pape un peu rock'n'roll.
00:42:51Avec des origines françaises, qu'on appelle Normande.
00:42:53Oui, en prochain année péruvienne, donc il est un peu mainstream.
00:42:55Mais ce n'était pas Benoît XVI.
00:42:57Non, bien sûr.
00:42:58Mais, comment dirais-je, il semble plus ouvert.
00:43:02Et puis, peut-être qu'on a besoin de ça en ce moment,
00:43:05parce que ce n'est pas facile, évidemment.
00:43:07Et si Emmanuel Macron l'accueille, il a tout fait pour l'avoir.
00:43:10Parce que vous savez, comme ce n'est pas une visite politique,
00:43:12mais c'est une visite...
00:43:13Apostolique.
00:43:14Voilà, ça a été compliqué de l'avoir à ses côtés.
00:43:17Mais en tout cas, ça démontre que les Français restent s'attacher
00:43:21à leur origine, à leur racine judéo-chrétienne.
00:43:24Et ça, ce n'est pas plus mal dans un monde
00:43:26où on le veut absolument très, très ouvert et très...
00:43:29Moi, j'ai le sentiment...
00:43:31Vous dites, oui, quand un pape vient,
00:43:33ça crée de l'engouement nécessairement.
00:43:36Mais de mémoire, je n'ai pas l'impression
00:43:38que Benoît XVI ait créé autant d'engouement en 2008.
00:43:40Bon, j'ai un vague souvenir.
00:43:42Là, il y avait un sondage au Doxa pour le Figaro au Backbone ce matin.
00:43:4682% des Français qui apprécient ce pape.
00:43:50Il a l'air de bénéficier d'un capital sympathie clair, non ?
00:43:54C'est un pape intéressant.
00:43:56Alors, tous les papes s'intéressent aux grands enjeux de l'époque.
00:43:58Mais n'oubliez pas que le pape,
00:44:00l'un de ses premiers...
00:44:00Je me souviens d'un de ses premiers discours,
00:44:02il évoquait la question de l'intelligence artificielle.
00:44:04C'est vrai.
00:44:05Donc déjà, il appelait à développer,
00:44:07à défendre l'humanisme face à l'intelligence artificielle.
00:44:09On se rend compte de plus en plus
00:44:10à mesure que les jours passent,
00:44:12qui va être la grande question,
00:44:14la grande problématique,
00:44:15peut-être du siècle,
00:44:16peut-être des dix siècles qui viennent,
00:44:18tellement que c'est en train de tout bouleverser.
00:44:20C'est vertigineux.
00:44:22Donc déjà, c'est un pape qui, je trouve,
00:44:24s'intéresse à des problématiques extrêmement intéressantes.
00:44:27Et puis, je crois qu'au-delà de la question religieuse,
00:44:30il y a vraiment la question culturelle.
00:44:31Je suis convaincue que parmi ces millions de personnes
00:44:36qui ont décidé de participer d'une façon ou d'une autre
00:44:38à ces célébrations,
00:44:39il n'y a pas forcément que des gens très religieux,
00:44:42mais beaucoup de Français qui se disent,
00:44:44au fond,
00:44:45c'est un grand homme,
00:44:48c'est à la fois un homme politique, bien sûr,
00:44:50et le chef de l'église apostolique,
00:44:52qui est là, qui est à Paris,
00:44:54et c'est un événement historique,
00:44:55quoi qu'il arrive.
00:44:56Moi-même, cet après-midi,
00:44:57j'ai l'intention de me mêler dans la foule
00:45:00pour aller à Montparnasse,
00:45:01parce qu'avec sa papa mobile,
00:45:03il va traverser 2,5 km avec la papa mobile.
00:45:06Ah oui, j'ai envie de me mettre dans la foule,
00:45:07moi j'adore ce genre d'événement,
00:45:09parce que vous voyez aussi l'effervescence autour de vous,
00:45:11qui, je crois, va au-delà, bien sûr,
00:45:12de la question purement, strictement religieuse.
00:45:15D'abord, c'est un événement français,
00:45:17parce que toute la France est en plus parée.
00:45:18Vous allez entendre beaucoup parler français ces prochains jours.
00:45:21Rien que cette phrase, elle fait plaisir, quand même.
00:45:23Oui, bien sûr.
00:45:24C'est vrai que ce n'est pas si courant.
00:45:26Les papes.
00:45:26Non, non, mais c'est ce qu'il a dit.
00:45:28Oui, oui, mais ce que je veux dire,
00:45:30c'est qu'il n'est pas différent des autres papes.
00:45:32Non, mais ça va placer la France au cœur du monde,
00:45:34et pour des belles choses,
00:45:35pas toujours pour la critique de la France,
00:45:37le déclassement.
00:45:38On en parle, on poursuit ce débat dans quelques instants,
00:45:41on se retrouve sur Sud Radio,
00:45:42et vous, n'hésitez pas,
00:45:43qu'est-ce que vous évoque cette visite ?
00:45:46Est-ce que cette ferveur annonce un retour de la foi,
00:45:49ou seulement le succès, finalement, d'un événement exceptionnel ?
00:45:51Et puis, c'est aussi l'attachement à la France chrétienne,
00:45:54peut-être, sans croire ni pratiquer.
00:45:56On va en parler dans quelques instants.
00:45:59Sud Radio.
00:46:01Parlons vrai.
00:46:0310h midi, Sud Radio.
00:46:05A vous de le dire, Stéphanie Demuru.
00:46:08A vous de le dire avec mes invités du vendredi,
00:46:10Noémie Allioua, Mathieu Bachelonnet et Gilbert Azoulay.
00:46:14On commente évidemment avec vous la visite du pape.
00:46:18N'hésitez pas à venir nous dire ce que vous en pensez.
00:46:210800 26 300.
00:46:23Parce qu'on voit clairement qu'il y a une ferveur,
00:46:26un million de personnes inscrites à Paris,
00:46:28Lourdes et Metz.
00:46:29Est-ce que c'est un retour à la foi, vraiment,
00:46:32ou un attachement des Français à leur histoire,
00:46:35aux racines chrétiennes de la France ?
00:46:37En tout cas, il se passe quelque chose, clairement.
00:46:40Bonjour Véronique.
00:46:42Bonjour Stéphanie.
00:46:43Bonjour à tous.
00:46:44Vous voyez la venue sur l'antenne de Sud Radio.
00:46:46Vous nous appelez de Montpellier.
00:46:49Vous allez la suivre, vous, de loin,
00:46:51puisque j'imagine que vous êtes à Montpellier,
00:46:53là, en ce moment même.
00:46:55Cette visite du pape, elle vous évoque quoi ?
00:46:58Écoutez, moi, je suis vraiment très contente
00:47:00que le pape vienne nous rendre visite.
00:47:02On est un pays chrétien.
00:47:04On est attaché à notre religion.
00:47:08C'est le moment de le dire et de le faire entendre.
00:47:13Donc, moi, je suis vraiment très, très contente
00:47:16et je suis catholique, chrétienne catholique.
00:47:21Je pratique pas tous les dimanches,
00:47:23mais quand j'ai besoin d'être centrée,
00:47:25je vais à la messe et ça m'apporte beaucoup.
00:47:28C'est intéressant, Véronique, ce que vous nous dites,
00:47:30parce que vous dites, oui, moi, je suis catholique
00:47:32et c'est le moment de faire entendre notre religion.
00:47:35Alors, j'imagine que ce n'est peut-être pas le cas
00:47:36de tous les Français.
00:47:38Il y a plein de non-pratiquants, même de non-catholiques
00:47:40qui ont envie d'aller voir le pape.
00:47:42Mais vous, c'est le moment de faire entendre cette religion.
00:47:46Vous trouvez qu'elle n'est pas assez entendue,
00:47:49la religion catholique en France ?
00:47:51Oui, je trouve qu'elle n'est pas assez entendue.
00:47:53On ne revendique pas assez nos racines
00:47:56et notre religion.
00:47:59Je pense que c'est avec des événements comme ça
00:48:02qu'on peut rassembler les gens.
00:48:04et c'est d'ailleurs le but de la chrétienté,
00:48:09c'est rassembler, partager.
00:48:12Oui.
00:48:12On est un peu trop discret, peut-être, vous dites,
00:48:16en France, sur l'aspect religion
00:48:19et particulièrement sur l'aspect religion catholique ?
00:48:22J'ai l'impression que pendant des années,
00:48:26c'était pas dans les mœurs d'avoir une religion.
00:48:32Et je pense qu'aujourd'hui, on se réveille
00:48:35parce qu'on a besoin de l'affirmer,
00:48:38besoin d'affirmer nos racines.
00:48:41Est-ce qu'on pourrait faire de plus ?
00:48:42C'est aussi ça, parce qu'on ne va pas rapacher
00:48:44toute la journée qu'on est un pays vidéo-chrétien.
00:48:45Non mais, je pense que vous réagissez,
00:48:48pardonnez-moi, si je m'amène.
00:48:49Non, je vous en prie, Silbert.
00:48:50Je vous réagissais par rapport à cette ambiance
00:48:53un peu autour de la montée de l'islamisme et tout ça
00:48:56qui fait qu'en contrepoint, on voit moins nos origines.
00:49:00C'est plutôt ça que je vois.
00:49:02Et là, vous avez peut-être raison, effectivement.
00:49:04Véronique ?
00:49:04Peut-être aussi, mais moi, dans mon esprit,
00:49:07c'est juste comme je vous l'ai dit,
00:49:08moi, je suis pratiquante, mais pas tous les dimanches.
00:49:12Mais je trouve que ça fait du bien de retourner à la messe,
00:49:16entendre des bonnes paroles et justement les appliquer
00:49:19parce que c'est le but de la religion.
00:49:22Donc, je pense aussi...
00:49:24On avait tous deux gens qui pratiquaient la religion chrétienne.
00:49:29le montrent un peu plus doux.
00:49:32Merci beaucoup, Véronique, d'avoir apporté votre point de vue sur Sud Radio.
00:49:36C'est vraiment intéressant ce que nous dit Véronique
00:49:38parce qu'il y a plein de choses, Mathieu Bacheloli.
00:49:40Il y a plein de choses avec lesquelles je ne suis pas du tout d'accord.
00:49:42Oui, bon, on aurait dû la garder.
00:49:44Peut-être qu'elle peut encore vous répondre.
00:49:46En fait, je suis assez mal à l'aise avec une partie de son propos.
00:49:49C'est-à-dire que je respecte évidemment les gens qui ont la foi.
00:49:51C'est une affaire assez personnelle
00:49:55et quand elle dit qu'elle aime aller à la messe,
00:49:58je peux comprendre et j'essaye de me comprendre
00:50:00quel que soit le culte, le rapport que la personne a
00:50:02et évidemment les réponses que cela peut apporter
00:50:06à des réponses sur lesquelles nous n'avons pas de réponse
00:50:11dans un monde purement matérialiste.
00:50:13En revanche, là où je suis plus réservé,
00:50:17c'est lorsqu'elle dit premièrement qu'il faudrait que
00:50:19si tout le monde avait une religion
00:50:21et elle dit que si tout le monde était chrétien,
00:50:23ça irait mieux dans le monde.
00:50:25Bon, il suffit de regarder un petit peu l'histoire
00:50:27et voir que lorsque l'Europe était chrétienne,
00:50:29ça n'empêchait pas les royaumes de se déchirer entre eux,
00:50:32de faire des guerres et qu'il y ait des millions de morts.
00:50:36Deuxièmement, lorsqu'elle dit qu'il faudrait que la religion soit plus présente,
00:50:40je rappelle quand même qu'il y a un cadre en France
00:50:42qui est le cadre de la République française,
00:50:45que la laïcité est une chose qui est constitutionnelle
00:50:48et qui est importante
00:50:49et que les manifestations religieuses,
00:50:52évidemment, sont protégées.
00:50:55Chacun peut pratiquer un culte ou ne pas le pratiquer.
00:50:59Mais le propos qui était le sein de dire
00:51:01en gros, on n'est pas assez chrétien,
00:51:03la France irait mieux si tout le monde allait à la messe...
00:51:05Je ne comprends pas ta interrogation,
00:51:06mais c'est vrai que Véronique nous exprimait aussi
00:51:09un sentiment que j'ai entendu
00:51:11chez beaucoup de catholiques en France,
00:51:13une forme de catholique bashing,
00:51:15vous voyez,
00:51:16qu'on portait peut-être plus d'attention
00:51:18aux autres religions
00:51:19pour les raisons qu'on connaît,
00:51:21pour le public de l'actualité
00:51:23et que les chrétiens étaient peut-être en retrait,
00:51:26notamment dans l'espace médiatique.
00:51:27Moi, pour le coup, je vais être sur une ligne
00:51:28qui est une ligne peut-être ringarde,
00:51:30mais qui est la ligne, je pense,
00:51:31qui est la ligne de...
00:51:32Oui, on peut dire,
00:51:34Laïcard, Troisième République,
00:51:34ce qu'on veut,
00:51:37n'ouvrons pas à la boîte de Pandore
00:51:39des concurrences entre les religions.
00:51:41C'est-à-dire, vous voyez,
00:51:42on n'entend pas assez un tel,
00:51:43donc il va falloir mettre plus un tel en avant,
00:51:44machin, voilà.
00:51:45Je pense qu'à un moment,
00:51:46elle a parlé en disant...
00:51:47Vous savez que bien qu'il y a un retour du religieux...
00:51:49On est là pour rassembler,
00:51:50on est là pour rassembler,
00:51:51et je pense qu'au contraire,
00:51:52le fait de faire monter
00:51:54et de concurrencer les religions,
00:51:55les communautés,
00:51:56je pense que ça fait tout sauf rassembler.
00:51:58En tout cas, elle a lancé le débat,
00:51:59Véronique, oui, Noémie...
00:52:00Alors, il y a plusieurs choses,
00:52:01j'aimerais vous répondre aussi,
00:52:02et par ailleurs,
00:52:03peut-être défendre Véronique
00:52:04d'une certaine façon dans ses propos.
00:52:06D'abord,
00:52:07elle commence par expliquer évidemment
00:52:08qu'elle, ça lui fait du bien
00:52:10de voir ce retour du religieux,
00:52:12et c'est vrai que vous avez raison,
00:52:14les religions ont été mortifères,
00:52:16mais les idéologies anti-religieuses
00:52:17ont aussi été mortifères.
00:52:19Et là, je vous renvoie
00:52:19aux propos de Nicolas Sarkozy,
00:52:21ce matin sur CNews,
00:52:22qui a dit quelque chose d'intéressant,
00:52:23il a dit, regardez,
00:52:24le XXe siècle,
00:52:24c'était le nazisme,
00:52:26c'était la technologie,
00:52:27c'était tout un tas,
00:52:28le communisme,
00:52:29tout un tas d'idéologies
00:52:30qui se disaient justement
00:52:31s'opposaient à Dieu,
00:52:33et qui ont été extrêmement mortifères,
00:52:35et qui ont causé des millions de morts.
00:52:36Donc, les idéologies anti-religieuses
00:52:38sont aussi mortifères, quelque part.
00:52:40Et la laïcité républicaine
00:52:41n'est pas une idéologie anti-religieuse.
00:52:43Là, on va rentrer dans le vif du sujet.
00:52:44On ne peut pas faire un lien.
00:52:45Je sais, Évélanie,
00:52:46vous ne le faites pas d'ailleurs,
00:52:47le point d'égalité entre les deux.
00:52:48Je pense profondément
00:52:48sur cette idée de la République,
00:52:50parce que je me considère,
00:52:51et j'ai grandi intellectuellement
00:52:52dans la sacralisation de la République,
00:52:54et j'ai longtemps pensé, au fond,
00:52:57que c'est l'idéal républicain
00:52:58qui nous permettrait de sauver
00:53:00ce qui reste de commun
00:53:01et de faire société.
00:53:02C'est dommage que vous parliez au passé.
00:53:05Ça me fait de la peine.
00:53:06J'en reviens parce que
00:53:08je crois que, malheureusement,
00:53:10il y avait un livre de Pierre Manant
00:53:12qui est paru il y a dix ans
00:53:13qui disait ça,
00:53:13et ce livre m'avait scandalisé.
00:53:15Mais dix ans plus tard,
00:53:17je pense qu'il a raison,
00:53:18on ne s'en sortira pas,
00:53:19l'idéal républicain n'est pas suffisamment fort
00:53:21pour tenir le coup d'une société
00:53:22qui, à ce point,
00:53:24est divisée.
00:53:24Nous avons besoin
00:53:25de quelque chose de plus.
00:53:26Et je crois...
00:53:27Je suis désolée.
00:53:29Qui passerait, quoi, par la religion
00:53:29et par les racines chrétiennes
00:53:31de la France, justement ?
00:53:32Je pense que la République
00:53:33n'est pas suffisamment forte
00:53:34pour tenir le coup.
00:53:35Elle n'est pas suffisamment solide.
00:53:37Aujourd'hui, elle est...
00:53:38C'est un idéal auquel j'ai cru,
00:53:40auquel je crois encore
00:53:41d'une certaine façon,
00:53:42mais qui n'est pas suffisamment solide,
00:53:44encore une fois,
00:53:45pour tenir les deux bouts
00:53:46de la société
00:53:47dans une société
00:53:48qui, effectivement,
00:53:49est travaillée
00:53:49par une forme radicale
00:53:51de l'islam,
00:53:51qui existe,
00:53:52qui s'impose,
00:53:52qui est, d'une certaine façon,
00:53:54dans l'agressivité
00:53:55au sein de la société.
00:53:56Il va falloir
00:53:56quelque chose de plus
00:53:58pour nous rassembler.
00:53:59Et peut-être que la République
00:53:59n'est pas suffisante.
00:54:00Mathieu, on le s'enfre.
00:54:02Une seconde,
00:54:02juste pour répondre à Noémie.
00:54:03Est-ce que vous ne pensez pas,
00:54:04Noémie,
00:54:05que ce n'est pas,
00:54:06justement,
00:54:06parce qu'il y a eu
00:54:07trop de renoncements
00:54:08et que cet idéal républicain,
00:54:10en fait,
00:54:10on n'a pas
00:54:13différents décideurs,
00:54:13y compris des élus locaux,
00:54:15ont fait trop d'accommodements
00:54:16vis-à-vis de la laïcité,
00:54:17n'ont pas osé,
00:54:18justement,
00:54:19défendre cette laïcité
00:54:20et défendre les principes
00:54:21de la République
00:54:22qu'on en est là aujourd'hui.
00:54:23Je veux dire,
00:54:24ce n'est pas la République
00:54:24qui,
00:54:25les principes
00:54:26qui ne sont pas assez forts,
00:54:26c'est une partie
00:54:27de la classe politique
00:54:28qui n'a pas défendu
00:54:31et n'a pas...
00:54:31Le problème,
00:54:32c'est qu'il y a une interprétation
00:54:33très large
00:54:33dans l'idée de la laïcité.
00:54:35Souvenez-vous
00:54:35de l'Observatoire
00:54:36de la laïcité
00:54:37qui a d'ailleurs été mis en place,
00:54:38souvenez-vous,
00:54:38par Emmanuel Macron
00:54:40et qui était
00:54:40en fait extrêmement...
00:54:41Qui a été dissous
00:54:42par Emmanuel Macron
00:54:43et qui a été mis en place
00:54:44avant.
00:54:45Et qui était extra...
00:54:46Qui promettait
00:54:47une laïcité
00:54:48dite ouverte.
00:54:49Donc,
00:54:49vous avez en plus
00:54:50différentes laïcités
00:54:51qui,
00:54:51entre elles,
00:54:52ne sont pas d'accord.
00:54:53Qu'est-ce que la laïcité
00:54:53et à quel point ?
00:54:54Est-ce que,
00:54:55par exemple,
00:54:55le fait qu'une mère
00:54:56accompagnatrice
00:54:57porte un foulard,
00:54:57est-ce que c'est pour
00:54:58ou contre la laïcité ?
00:54:59Vous voyez bien
00:54:59que ça ouvre
00:54:59la porte de Pandore
00:55:00au débat.
00:55:01Et c'est bien
00:55:02qu'il y ait plusieurs points de vue.
00:55:03Mais à un moment donné,
00:55:04il faut une ligne directrice
00:55:06pour tracer
00:55:07les grandes lignes
00:55:08dans ce pays.
00:55:08Non, non, Gilbert,
00:55:09je vais vous donner
00:55:10enfin la parole.
00:55:10Mais ce qu'elle expliquait,
00:55:11Véronique,
00:55:11ce que j'ai ressenti
00:55:12dans ses propos,
00:55:13c'est, bon,
00:55:13ça fait du bien,
00:55:15une sorte...
00:55:15Elle ne l'a pas prononcé,
00:55:16attention,
00:55:16mais une sorte de fierté
00:55:19chrétienne aussi.
00:55:20Pour une fois,
00:55:21on va pouvoir parler
00:55:21de chrétiennité,
00:55:22de catholicisme
00:55:23et pas toujours,
00:55:24peut-être que des problèmes
00:55:26autour des religions,
00:55:28peut-être de l'islam,
00:55:30en effet,
00:55:31qui posent question
00:55:32par moment
00:55:32dans le débat actuel.
00:55:34Oui, mais ce que disait Mathieu,
00:55:35c'est quelque chose de personnel
00:55:36et qu'il doit vivre
00:55:36à titre personnel
00:55:37et ça,
00:55:38je soutiendrai à fond
00:55:39et on fait ce qu'on veut
00:55:39quand on ferme
00:55:40la porte de sa maison.
00:55:41Mais moi,
00:55:41je reviendrai sur ce que vous avez dit
00:55:42qui est finalement très important,
00:55:44c'est le catholicisme bashing.
00:55:46Oui.
00:55:46Et ça, je le retrouve,
00:55:47tu parlais de la République.
00:55:48Moi, quand j'ai vu
00:55:49le comportement
00:55:50de certains partis
00:55:51pour ne pas les nommer
00:55:52sur le drapeau français,
00:55:53je me suis dit
00:55:54mais où on va ?
00:55:56Comment ça ?
00:55:56J'allais dire,
00:55:57ils manifestaient,
00:55:58il y avait un drapeau français,
00:55:59on allait le déchirer.
00:56:01Quand on met le drapeau français,
00:56:02aujourd'hui,
00:56:02on est d'extrême droite.
00:56:03Ce que je veux dire,
00:56:04c'est que...
00:56:05Premier postulat.
00:56:06Oh, si, Mathieu.
00:56:06Tu sais très bien ce que je veux dire,
00:56:08Mathieu,
00:56:08et tu vois très bien
00:56:08de qui je parle.
00:56:08Mais attendez,
00:56:09il y a un maire qui...
00:56:10Attendez,
00:56:10laissez parler, Gilbert.
00:56:12Et donc,
00:56:13cette absence de respect,
00:56:15c'est un peu ce bashing
00:56:16dont vous parlez.
00:56:18On sacrifie un peu
00:56:19toutes ces...
00:56:19On se moque un peu.
00:56:20Oui, on se moque un peu,
00:56:21on ne respecte pas.
00:56:22Et c'est vrai
00:56:23que c'est très difficile
00:56:23de faire société
00:56:24quand les emblèmes
00:56:25comme le drapeau
00:56:26sont plus respectés,
00:56:28de s'entendre,
00:56:29de s'écouter,
00:56:30de se respecter.
00:56:31Ce qui serait
00:56:32un des premiers enseignements
00:56:33d'ailleurs de la religion.
00:56:35Respecte-toi
00:56:35comme tu respectes les autres.
00:56:37Respecte les autres
00:56:37comme tu te respectes.
00:56:38Ça serait vraiment élémentaire.
00:56:41Oui, Mathieu, rapidement.
00:56:42Non, non.
00:56:44Non, mais pour le coup,
00:56:45je suis assez récord
00:56:46avec ce qu'a dit Gilbert.
00:56:47Sauf que pour le coup,
00:56:48la question du drapeau...
00:56:49Enfin, Gilbert
00:56:50n'est pas allé
00:56:51jusqu'au bout de son propos.
00:56:52On voit très bien
00:56:53que ce n'est pas l'ensemble
00:56:53de la société française
00:56:54qui va accuser...
00:56:56Disons-le,
00:56:56c'est la France insoumise
00:56:57plus une partie
00:56:58de l'extrême-gauche
00:56:58qui, de toute manière,
00:56:59voit des fascistes partout.
00:57:00Avec eux,
00:57:01le fasciste commence...
00:57:02Fabien Roussel
00:57:03est fasciste déjà.
00:57:04Donc, le fasciste
00:57:04commence déjà
00:57:05au Parti communiste.
00:57:05Donc, du coup,
00:57:06la réduction,
00:57:07le point Godwin
00:57:08est très rapide
00:57:08avec eux quand même.
00:57:09Vous n'êtes pas d'accord avec ça ?
00:57:09Même regarder
00:57:10les buffets français,
00:57:11vous savez,
00:57:12le canon français,
00:57:13bien sûr,
00:57:13le canon français,
00:57:14ce n'est pas non plus
00:57:14le plus formidable
00:57:16de son face.
00:57:16Il y a cette petite musique,
00:57:17vous voyez.
00:57:18On a une tradition,
00:57:20bien sûr,
00:57:20de bouffeur de curé
00:57:21qui est justement
00:57:22héritière de cette République
00:57:24qui a voulu,
00:57:25à un moment donné,
00:57:26faire rentrer
00:57:27le Dieu à la maison.
00:57:28Mais d'abord,
00:57:28le Dieu des chrétiens
00:57:29qui, à un moment donné,
00:57:30a été...
00:57:31La laïcité a été
00:57:32beaucoup plus dure
00:57:33avec le cathodisme
00:57:33qu'avec aucune autre religion
00:57:34en France.
00:57:37La laïcité,
00:57:37la République,
00:57:38a été très dure
00:57:39avec le christianisme.
00:57:39Elle est beaucoup moins
00:57:40avec les autres religions.
00:57:41Il faut le dire.
00:57:42Et aujourd'hui,
00:57:42ce cathodbashing existe.
00:57:44Juste un mot
00:57:44sur ce que disait Véronique,
00:57:46si on a le temps.
00:57:46Rapidement,
00:57:48dans quelques instants,
00:57:48c'est l'heure
00:57:49de marquer une petite pause.
00:57:51Vous savez quoi ?
00:57:52Vous nous le dites
00:57:52après votre mot.
00:57:54Noémie,
00:57:54on se retrouve dans quelques instants
00:57:55et vous n'hésitez pas.
00:57:560800 26 300 300.
00:57:59Est-ce qu'il y a une forme
00:58:00de fierté chrétienne
00:58:01que vous ressentez
00:58:02avec cette visite du pape
00:58:04qui nous dit
00:58:05qu'il veut apporter la paix
00:58:06et qu'on va entendre
00:58:07beaucoup parler français
00:58:09ces prochains temps
00:58:10dans le monde ?
00:58:10A tout de suite
00:58:11sur Sud Radio.
00:58:12Sud Radio.
00:58:1410h midi,
00:58:15Sud Radio.
00:58:16A vous de le dire.
00:58:17Stéphanie Demiru.
00:58:18A vous de le dire
00:58:19avec aujourd'hui Noémie
00:58:20à Lyon.
00:58:21Il n'y a aucun problème.
00:58:24Mathieu Batchelon
00:58:25et Gilbert Azoulay.
00:58:27On parle de la visite
00:58:28du pape,
00:58:29de cette ferveur,
00:58:30le pape Léon XIV
00:58:31qui arrive en ce moment même
00:58:33au palais de l'Elysée.
00:58:35C'est vrai qu'il y a
00:58:36beaucoup d'engouement.
00:58:38Un million de Français
00:58:39qui vont assister
00:58:41à une messe,
00:58:42à une visite
00:58:42à Paris,
00:58:44à Lourdes,
00:58:45à Metz.
00:58:46Est-ce que ça vous rend fière
00:58:47cette visite ?
00:58:49Est-ce qu'on peut
00:58:50se dire attacher
00:58:51à la France chrétienne
00:58:52sans croire
00:58:52ni pratiquer ?
00:58:53Bonjour Hervé.
00:58:55Bonjour.
00:58:56Vous nous êtes
00:58:56de Paris.
00:58:57Vous allez peut-être
00:58:58vous suivre
00:58:59l'itinéraire
00:59:00du pape
00:59:00cet après-midi ?
00:59:02Oui,
00:59:02je peux le suivre
00:59:03sans problème,
00:59:04bien sûr.
00:59:05Oui,
00:59:05et alors,
00:59:06qu'est-ce que vous ressentez
00:59:08par rapport
00:59:08à cette visite ?
00:59:09Attendez,
00:59:10je n'ai pas entendu.
00:59:11Qu'est-ce que vous
00:59:11ressentez-vous
00:59:12par rapport à cette visite ?
00:59:13Ah bah écoutez,
00:59:14non mais c'est vrai
00:59:15que c'est à la fois
00:59:17rationnel et irrationnel
00:59:18puisque c'est
00:59:19une visite pastorale
00:59:20et donc il y a un mouvement,
00:59:23c'est vrai,
00:59:24en France,
00:59:25on dirait
00:59:25de re-christianisation,
00:59:27en tout cas d'intérêt
00:59:29pour ce qu'est l'Église catholique
00:59:31et les racines chrétiennes
00:59:32de la France
00:59:32parce qu'on peut dire
00:59:33tout ce qu'on veut
00:59:34mais réellement,
00:59:35si vous voulez,
00:59:36on a forcément des racines,
00:59:38on a forcément une histoire
00:59:39et si vous voulez,
00:59:40je vois là pour l'instant
00:59:41un mouvement qui a voulu
00:59:43nier les racines de la France,
00:59:45qui existe toujours,
00:59:45qui veut nier
00:59:46les racines chrétiennes
00:59:48de la France
00:59:48et qui se trouve
00:59:49pris à contre-feu.
00:59:51Voilà.
00:59:51Quand vous dites
00:59:53un mouvement qui veut
00:59:54nier les racines chrétiennes
00:59:55de la France,
00:59:56vous faites allusion
00:59:57à quoi précisément ?
00:59:59Bah écoutez,
01:00:01notamment,
01:00:02si vous voulez,
01:00:03aux forces politiques,
01:00:04je dirais,
01:00:05de l'extrême-gauche
01:00:06qui est plutôt tournée
01:00:08vers l'islam,
01:00:10voire l'islamisme
01:00:11parce qu'ils ne font pas
01:00:11la différence malheureusement
01:00:12mais donc,
01:00:14c'est vrai que
01:00:15c'est assez étonnant
01:00:18de voir
01:00:19celui des forces politiques
01:00:20qui sont ancrées
01:00:21dans la réalité historique
01:00:22et qui nient,
01:00:24alors je comprends très bien
01:00:25qu'on puisse être
01:00:25anticlérical,
01:00:26mais pour l'instant,
01:00:28ce qui menace
01:00:29la République,
01:00:30ce n'est pas
01:00:30l'Église catholique.
01:00:31Oui,
01:00:32bon,
01:00:33ça fait réagir,
01:00:34ça fait réagir.
01:00:35Bon Mathieu,
01:00:36vous êtes décidément
01:00:36celui qui n'est pas d'accord,
01:00:38je vais vous aider
01:00:38M. Nondon ce matin.
01:00:39Il en faut,
01:00:40moi je suis contente.
01:00:40Je salue notre auditeur
01:00:41dont j'ai oublié le prénom.
01:00:42Hervé.
01:00:43Bonjour Hervé.
01:00:44Moi,
01:00:45si vous me permettez,
01:00:46je voudrais juste apporter
01:00:47une petite réflexion
01:00:49à votre propos.
01:00:51Déjà,
01:00:52je pense que
01:00:53il ne faut pas réduire
01:00:54le spectre politique
01:00:55à l'extrême gauche,
01:00:56c'est leur faire peut-être
01:00:57un peu trop d'honneur
01:00:58et de dire qu'aussi,
01:01:00je pense qu'il est du devoir
01:01:02des responsables politiques
01:01:03de ne pas tomber
01:01:04dans l'essentialisation
01:01:05et de ne pas
01:01:08considérer
01:01:08les Français
01:01:10comme appartenant
01:01:11à une communauté
01:01:12ou appartenant à une religion.
01:01:13C'est justement
01:01:14ce que vous reprochez
01:01:14à l'extrême gauche
01:01:15avec l'islam,
01:01:16à juste titre.
01:01:17Donc,
01:01:18je pense qu'il est nécessaire
01:01:19de considérer
01:01:20les Français
01:01:21comme des citoyens.
01:01:23Et la deuxième chose
01:01:24que je voulais vous dire,
01:01:25c'est que je ne pense pas
01:01:26qu'on puisse,
01:01:27là aussi,
01:01:28dire que l'islam
01:01:29en soi
01:01:29est une menace.
01:01:31Qu'on dise que l'islamisme
01:01:32est une menace,
01:01:33que l'islam politique
01:01:35est une menace.
01:01:35Vous savez qu'à la FIF,
01:01:36vous ne savez pas la différence
01:01:37entre l'islam et l'islamisme ?
01:01:38Là, oui,
01:01:38je pense que notre auditeur
01:01:40a raison.
01:01:41Ils le font,
01:01:41d'ailleurs,
01:01:42pour des questions
01:01:44de tambouille électorale
01:01:45et du clientélisme.
01:01:46Mais je pense qu'il faut
01:01:47vraiment être prudent
01:01:48là-dessus.
01:01:50Et on ne peut pas dire
01:01:51que les politiques français
01:01:53refusent les racines
01:01:55chrétiennes de la France,
01:01:56étant donné qu'elles existent
01:02:00historiquement,
01:02:00mais qu'on ne peut pas nier
01:02:02aussi l'héritage républicain
01:02:03qui existe quand même
01:02:04depuis des centaines d'années
01:02:05et qui a consacré,
01:02:06je l'aurais dit,
01:02:08la laïcité
01:02:08et la neutralité de l'État
01:02:10comme principes fondamentaux
01:02:11qui, je le répète,
01:02:12je pense,
01:02:14permettent de vivre,
01:02:16je ne vais pas dire
01:02:17le terme de vivre ensemble
01:02:17que je déteste,
01:02:18mais parler plutôt
01:02:19de concorde nationale
01:02:20qui permet cette concorde nationale.
01:02:23Je crois que tout le monde
01:02:24voit la concorde nationale
01:02:25parce que je ne sais pas
01:02:25si vous avez écouté Macron,
01:02:28Mélenchon, pardon,
01:02:29qui disait...
01:02:29C'est pas la même chose.
01:02:31Mélenchon qui disait
01:02:31qu'il était tout à fait pour
01:02:33et pas du tout opposé
01:02:34à la visite du Pâques.
01:02:35On est dans un pays
01:02:36judéo-chrétien
01:02:38et comme s'ils avaient mis
01:02:39un peu d'eau dans leur vin
01:02:40sur cette visite
01:02:41pour ne surtout pas s'opposer.
01:02:42Jean-Luc Mélenchon...
01:02:43Jean-Luc Mélenchon fait un virage
01:02:44à 360 de l'État.
01:02:46Tu ne l'as pas entendu ?
01:02:46Ça serait en contre-courant
01:02:47avec l'opinion public.
01:02:48Et derrière,
01:02:49il y avait Bagayoko,
01:02:50je ne sais pas si je ne sais pas,
01:02:51je ne sais pas si je n'ai pas été interviewé
01:02:51qui va recevoir...
01:02:52Qui aura la chance,
01:02:53le maire de Sainte-Mille.
01:02:54Qui va le voir
01:02:55et qui est resté
01:02:55sur un discours assez lisse,
01:02:57la paix dans le monde,
01:03:00le respect des peuples,
01:03:01la paix...
01:03:07Ils acceptent cette idée
01:03:09quand même
01:03:09qu'on est dans un peu judéo-chrétien
01:03:10et si ça peut faire
01:03:11un peu un changement
01:03:12dans leur mindset
01:03:13qui était vraiment mortifère...
01:03:14Moi, je ne suis pas d'accord avec ça.
01:03:16Je pense qu'ils le font
01:03:17parce qu'ils sont
01:03:18dans une logique clientéliste
01:03:20et ils voient la France
01:03:21comme des segments communautaires.
01:03:22Ils ont une vision
01:03:23assez anglo-saxonne en fait.
01:03:25Donc, on va parler
01:03:28aux chrétiens.
01:03:29J'ai eu Bali Bagayoko
01:03:30qui a fait en disant
01:03:31« Oui, nous sommes là
01:03:32pour protéger... »
01:03:34En utilisant un terme
01:03:35de laïcité ouverte.
01:03:37Déjà, généralement,
01:03:38quand on met un adjectif
01:03:39derrière la laïcité,
01:03:39ce n'est pas bon signe.
01:03:41Ergé, vous en pensez quoi
01:03:42lorsque les réponses
01:03:44qu'ont apporté
01:03:45Mathieu et Gilbert ?
01:03:47Non, mais ils parlent
01:03:48comme si j'étais
01:03:50très très naïf.
01:03:52Ils me parlent de citoyens.
01:03:53C'est vrai que la République existe
01:03:54mais la République aussi
01:03:56a porté fer
01:03:56contre l'Église catholique.
01:03:58C'est simplement
01:03:59le reconnaître.
01:04:02Et d'autre part,
01:04:03on est quand même...
01:04:06C'est vrai qu'on est républicain
01:04:07mais on est français.
01:04:08C'est-à-dire que moi,
01:04:09je ne mange pas républicain,
01:04:10je mange français.
01:04:11Il y a des mœurs françaises.
01:04:13Il y a une histoire française.
01:04:14Et si vous voulez,
01:04:15moi, je vois bien que
01:04:17évidemment,
01:04:18pour l'instant,
01:04:18Jean-Luc Mélenchon,
01:04:19il est dans la campagne électorale
01:04:20donc il va essayer
01:04:21de rameuter,
01:04:22il va essayer
01:04:22d'adoucir son image.
01:04:24Enfin, il ne faut pas être naïf.
01:04:25Vous savez très bien
01:04:25ce qu'il pense
01:04:26de l'Église catholique.
01:04:28Là, on peut dire
01:04:29que c'est vraiment
01:04:30un laïcard.
01:04:31Donc, il avait des arguments
01:04:33qui portaient le fer
01:04:34contre l'islam
01:04:36en particulier.
01:04:37Et là,
01:04:37il est complètement retourné.
01:04:39Il est devenu
01:04:39carrément un curé,
01:04:40en fait.
01:04:41On n'exagère en rien.
01:04:43Mais il n'est plus du tout laïcard.
01:04:43C'est bien ce que je dis.
01:04:44Il n'est plus du tout laïcard.
01:04:45Mais y compris
01:04:46avec toutes les religions,
01:04:46en fait.
01:04:47Il a complètement changé
01:04:48de paradigme.
01:04:50Merci Hervé.
01:04:50En tout cas,
01:04:52un dernier mot peut-être ?
01:04:53Oui, c'est intéressant
01:04:54de voir qu'il y a quand même
01:04:54au niveau politique
01:04:56et c'est assez rare
01:04:57globalement
01:04:58un consensus
01:04:58autour de la visite
01:05:00du pape en France.
01:05:00Oui, c'est vrai.
01:05:01Personne ne se risquerait
01:05:02à critiquer.
01:05:02C'est assez rare.
01:05:03C'est assez rare
01:05:04parce que généralement
01:05:04il y a toujours
01:05:05un distinguo gauche-droite
01:05:07à un moment donné
01:05:08qui s'impose.
01:05:09Là, on n'a pas entendu
01:05:10Fabien Roussel.
01:05:10J'imagine que les communistes
01:05:11vont quand même
01:05:12sortir leur carte du jeu
01:05:13parce que c'est quand même
01:05:13un petit peu
01:05:14leur slogan.
01:05:15Le président du PRG,
01:05:16Guillaume Lacroix,
01:05:17le président du PRG,
01:05:18a quand même
01:05:20tenu le drapeau
01:05:21de l'économiste
01:05:23à un moment donné
01:05:24joue la carte.
01:05:25Mais globalement
01:05:27il y a un consensus
01:05:28de gauche à droite.
01:05:29Et juste pour revenir
01:05:29sur peut-être
01:05:31une interprétation
01:05:31de tout ce dont
01:05:32on est en train de vivre,
01:05:34c'est cette idée
01:05:34il faut regarder
01:05:36peut-être
01:05:37sortir un peu
01:05:38la focale
01:05:38et regarder le contexte
01:05:39dans lequel intervient
01:05:40cette visite.
01:05:41C'est une période
01:05:42dans laquelle on nous promet
01:05:43toutes les crises,
01:05:44la crise écologique,
01:05:45la crise économique,
01:05:47la crise démographique.
01:05:49On nous promet
01:05:49la décadence
01:05:50de l'Occident
01:05:51et la faim
01:05:52qui approche
01:05:52et dans ce contexte-là
01:05:54disons-le
01:05:54extrêmement anxiogène
01:05:56il y a quelqu'un
01:05:57quelque part
01:05:57un homme
01:05:58qui porte une parole
01:05:59d'espoir.
01:06:00Et donc
01:06:00si vous voulez
01:06:01bien sûr
01:06:01que cette visite
01:06:03intervient aussi
01:06:04comme peut-être
01:06:04une bouffée d'oxygène
01:06:06pour tout un chacun
01:06:06d'ailleurs
01:06:07quelles que soient
01:06:07ses croyances
01:06:08et sa religion
01:06:08qui fait du bien.
01:06:10Absolument
01:06:10et le pape
01:06:12Emmanuel Macron
01:06:13sont actuellement
01:06:13en tête à tête
01:06:14à l'Elysée.
01:06:15Bon il doit s'en réjouir
01:06:16Emmanuel Macron
01:06:17parce qu'il a essayé
01:06:19de prévoir
01:06:19pas mal d'événements
01:06:20avec le pape
01:06:21ça a été à chaque fois
01:06:21refusé
01:06:22et d'ailleurs
01:06:23vous avez vu
01:06:23Gilles Boulot
01:06:24et Caroline Rohn
01:06:25ne l'ont pas beaucoup
01:06:26interrogé
01:06:26sur cette visite
01:06:27il a essayé
01:06:28de placer un petit truc
01:06:29à la fin de l'Italie.
01:06:30Je sais pas tout
01:06:31mais qu'il avait été
01:06:32il s'est converti
01:06:33à 12 ans
01:06:33Emmanuel Macron
01:06:34et c'est une démarche
01:06:35personnelle
01:06:36alors en regardant
01:06:37un peu sa bio
01:06:37je me suis renseigné
01:06:38parce que quand j'ai eu
01:06:38cette info
01:06:39évidemment j'ai fait mon travail
01:06:40et c'est quelque chose
01:06:41il s'est opposé à son père
01:06:42qui n'était pas d'accord
01:06:43et comme il était athée
01:06:45enfin il n'avait pas de religion
01:06:46il avait tenu
01:06:47à être baptisé
01:06:48à l'âge de 12 ans
01:06:49donc voilà
01:06:50il y a peut-être un lien
01:06:50aussi
01:06:51On en parlera
01:06:52d'Emmanuel Macron
01:06:53on fera cette transition
01:06:54tout à l'heure
01:06:55puisque hier
01:06:56vous l'avez peut-être suivi
01:06:58vous faisiez partie
01:06:59peut-être des 8,6 millions
01:07:00c'est beaucoup quand même
01:07:01de téléspectateurs
01:07:02pour cette interview
01:07:04d'Emmanuel Macron
01:07:05aux 20h de TF1
01:07:06et France 2
01:07:07venez nous dire
01:07:08ce que vous en avez pensé
01:07:090 826 300 300
01:07:10Manu au standard
01:07:12comme chaque jour
01:07:13à tout de suite
01:07:13sur Sud Radio
01:07:15Sud Radio
01:07:1710h midi
01:07:18Sud Radio
01:07:18à vous de le dire
01:07:20Stéphanie Demiru
01:07:21Je veux dire
01:07:22avec mes invités
01:07:23du vendredi
01:07:23Noémie
01:07:24Aloua
01:07:25Mathieu Bachelonnet
01:07:26et Gilbert Azoulay
01:07:27dans quelques instants
01:07:28on va parler
01:07:28d'Emmanuel Macron
01:07:30Emmanuel Macron
01:07:30qui a quand même
01:07:31rassemblé
01:07:328,6 millions
01:07:33de téléspectateurs
01:07:34pour ses interviews
01:07:35sur TF1
01:07:35et France 2
01:07:36qui a intéressé
01:07:37par rassembler
01:07:38peut-être
01:07:38était-il curieux
01:07:40de savoir
01:07:40si oui ou non
01:07:41il y avait des attaques
01:07:42russes dans l'air
01:07:43comme l'avait dit
01:07:44la CIA
01:07:45ils attendaient
01:07:46les annonces
01:07:46c'est moi
01:07:47finir ma phrase
01:07:48mon chère
01:07:48Gilles Leorzman
01:07:49n'est pas là
01:07:50pour me couper
01:07:50et vous me coupez
01:07:51du coup
01:07:52non non
01:07:53évidemment
01:07:53avec le pendant
01:07:55de l'essence
01:07:56et du carburant
01:07:57même si je pense
01:07:58sincèrement
01:07:58mon cher Mathieu
01:07:59que les français
01:07:59n'en attendaient
01:08:00pas grand chose
01:08:01en tout cas
01:08:02Emmanuel Macron
01:08:02là il est en train
01:08:03de s'entretenir
01:08:03en tête à tête
01:08:04avec le pape
01:08:05c'est quand même
01:08:05l'actualité
01:08:07de la journée
01:08:08Léon 14
01:08:08qui est arrivé
01:08:09ce matin
01:08:10sur le sol français
01:08:12accueilli
01:08:12donc à l'Elysée
01:08:14en ce moment même
01:08:15on retrouve Estelle Solari
01:08:17reporter Sud Radio
01:08:18qui se trouve
01:08:19près de l'église
01:08:20Notre-Dame des Champs
01:08:21à Paris
01:08:21où le pape Léon
01:08:22est attendu
01:08:23dans l'après-midi
01:08:23ma chère Estelle
01:08:25et oui exactement
01:08:27anglais, italien, espagnol
01:08:29allemand
01:08:29les fidèles devant
01:08:30Notre-Dame des Champs
01:08:31viennent du monde entier
01:08:32j'ai rencontré
01:08:33notamment cette
01:08:34laotienne
01:08:35chapeau de paille
01:08:36sur la tête
01:08:36elle s'appelle Camille
01:08:37et a fait le trajet
01:08:38jusqu'à Paris
01:08:39elle a récemment
01:08:40trouvé refuge
01:08:41en la foi
01:08:42j'ai bien évidemment
01:08:43été à la rencontre
01:08:44des bénévoles
01:08:45comme Emmanuel
01:08:45de la paroisse
01:08:46du Saint-Esprit
01:08:47du 12ème arrondissement
01:08:48elle était venue
01:08:49pour cette journée
01:08:51exceptionnelle
01:08:52remplie d'amour
01:08:52et de foi
01:08:53avec son amie Barbara
01:08:55de la paroisse
01:08:56Saint-Louis de Versailles
01:08:57je les ai repérées
01:08:58avec leur t-shirt jaune
01:08:59typique des bénévoles
01:09:01Evelyne, elle
01:09:02une autre française
01:09:03a pris le métro
01:09:04à Saint-Cloud
01:09:05avec sa fille
01:09:06elles sont ici
01:09:06depuis 7h ce matin
01:09:08et l'émotion
01:09:09était tellement forte
01:09:10qu'Evelyne
01:09:10perdait ses mots
01:09:11au micro
01:09:11de Sud Radio
01:09:12et puis
01:09:13dans toutes les langues
01:09:14espérance
01:09:15c'est le mot
01:09:15qui revient
01:09:16sur la bouche
01:09:17de tous les fidèles
01:09:18et le moins
01:09:18qu'on puisse dire
01:09:19Stéphanie
01:09:19c'est que
01:09:20tous les chemins
01:09:21mènent ta partie
01:09:21aujourd'hui
01:09:23joli
01:09:24c'est joli
01:09:24mandi
01:09:25merci Estelle
01:09:26en direct
01:09:27pour Sud Radio
01:09:27j'ai bossé
01:09:28le dossier
01:09:29j'étais très intéressé
01:09:31vous savez
01:09:31qui paye
01:09:32pour la visite
01:09:33du pain
01:09:34parce que
01:09:34je me suis intéressé
01:09:35ça coûte 27 millions d'euros
01:09:36qui est prise en charge
01:09:38par le
01:09:39le diocèse
01:09:41et la partie sécurité
01:09:42est prise en charge
01:09:43par l'état
01:09:43donc là
01:09:44je ne veux pas faire
01:09:45un appel au don
01:09:46parce qu'ils cherchent
01:09:47encore des thunes
01:09:48ils ont dit
01:09:49ils sont à la recherche
01:09:51encore de quelques millions
01:09:52mais c'est assez intéressant
01:09:53de voir
01:09:54parce que ça évite
01:09:55tous les reproches
01:09:56vous voyez
01:09:56ce qu'on pourrait dire
01:09:57est-ce que l'état
01:09:57doit se mêler
01:09:58de ses visites
01:09:59c'est une visite apostolique
01:10:01voilà
01:10:02et le fait que
01:10:03le diocèse s'exprime
01:10:05en disant
01:10:05bah non
01:10:06c'est nous qui prenons
01:10:07en charge les choses
01:10:08je trouve ça plutôt bien
01:10:09et puis figurez-vous aussi
01:10:10qu'il y a des retombées
01:10:10économiques
01:10:11pour la France
01:10:12puisque tous les hôtels
01:10:13affichent complet
01:10:14les restaurants
01:10:15c'est une bonne opération
01:10:17c'est l'union
01:10:18c'est bien
01:10:20c'est bien
01:10:21écoutez un peu de positivisme
01:10:22je suis content
01:10:23justement si je peux
01:10:24en fait juste être positif
01:10:25et je vais être d'accord
01:10:26avec la famille
01:10:28sur le pape
01:10:30je pense que
01:10:31Noémie a raison
01:10:32de dire
01:10:32qu'il y a
01:10:33un besoin
01:10:35de hauteur
01:10:38et je me dis
01:10:39qu'il y a quand même
01:10:40un
01:10:41comment dire
01:10:42un contraste
01:10:43assez saisissant
01:10:44entre le pape
01:10:45le message du pape
01:10:46quel qu'il soit
01:10:47avec bien évidemment
01:10:48des choses
01:10:49qui peuvent être contestées
01:10:50mais le niveau
01:10:51d'argumentation
01:10:52le niveau de réflexion
01:10:53la hauteur
01:10:54et la classe politique française
01:10:57je pense qu'il y a aussi
01:10:59un besoin
01:11:00de la part des français
01:11:01d'avoir une personnalité
01:11:03qui va
01:11:05parler de grands sujets
01:11:06de manière désintéressée
01:11:08en ouvrant des débats
01:11:09en n'apportant pas forcément
01:11:10des réponses
01:11:11parce que c'est le propre
01:11:12aussi des leaders spirituels
01:11:14c'est à dire
01:11:14c'est pas forcément
01:11:16apporter de réponses
01:11:16c'est de créer
01:11:17les conditions
01:11:18de la réflexion de chacun
01:11:19qu'il soit fidèle ou pas
01:11:21et voilà
01:11:22on est très loin
01:11:22des débats
01:11:25de...
01:11:26je suis en train
01:11:27de réveiller
01:11:28mon esprit
01:11:28de contradiction là
01:11:29je pensais qu'on allait
01:11:31être d'accord
01:11:31en fait pas du tout
01:11:32tu veux remettre
01:11:33les dix au milieu
01:11:34du village
01:11:34il faut toujours
01:11:35essayer de réfléchir
01:11:37à des arguments
01:11:38qui vont aussi apporter
01:11:41de l'eau
01:11:42à ce moulin
01:11:42du débat
01:11:44il y aura évidemment
01:11:45des grands sujets
01:11:45on s'attend
01:11:46au cours de ces grands discours
01:11:47il y a évidemment
01:11:48des grands sujets consensuels
01:11:51le pape par définition
01:11:52va défendre la paix
01:11:53dans le monde
01:11:53la fin des guerres
01:11:55la fin de la souffrance
01:11:56etc etc
01:11:56c'est pas forcément consensuel
01:11:57mais
01:11:58c'est relativement consensuel
01:12:00l'accueil des migrants
01:12:01je ne suis pas sûr
01:12:01que ce soit très consensuel
01:12:02en France aujourd'hui
01:12:03mais si je peux permettre
01:12:03n'oubliez pas
01:12:04n'oubliez pas
01:12:05pourquoi le pape
01:12:06n'a pas voulu se rendre
01:12:07à l'église de Notre-Dame
01:12:08avec le président de la république
01:12:10c'est parce que le pape
01:12:11évidemment
01:12:11on le comprend
01:12:12parce que c'est dans
01:12:12la doctrine de l'église
01:12:13s'oppose à cette fameuse loi
01:12:15qui a été votée en France
01:12:16très soutenue par le président de la république
01:12:18sur la fin de vie
01:12:19et je mettrai une petite pièce
01:12:20pas une grande main
01:12:21mais une petite pièce
01:12:22sur l'idée quand même
01:12:23qui va quand même évoquer
01:12:24cette question
01:12:24l'air de rien
01:12:25comme ça très rapidement
01:12:26au cours de l'un des discours
01:12:28qui va...
01:12:30donc la question politique
01:12:31va réapparaître
01:12:32mais c'est ce que c'était
01:12:33mon point d'hier
01:12:34et Jean-Pierre Denis
01:12:35qui était là avec nous
01:12:35n'était pas d'accord avec moi
01:12:36mais c'est forcément
01:12:37un homme politique
01:12:39de certaine manière
01:12:40il peut l'évoquer
01:12:40mais la république
01:12:41n'a pas non plus
01:12:42le président de la république
01:12:42n'a pas...
01:12:43en même temps les amis
01:12:45vous aimez bien parler
01:12:47je vous pose la question
01:12:48Mathieu
01:12:49vous pensez qu'il n'évoquera pas
01:12:50du tout ce fameux sujet
01:12:52sur la fin de vie ?
01:12:52je n'ai pas dit
01:12:52qu'il ne l'évoquerait pas
01:12:53il peut l'évoquer
01:12:54et d'ailleurs
01:12:55il a tout à fait le droit
01:12:56de l'évoquer
01:12:56enfin je veux dire
01:12:58il est dans son rôle
01:13:00après je ne pense pas que
01:13:02je ne suis pas sûr que
01:13:05sur la séquence Notre-Dame
01:13:07on a entendu un peu
01:13:07tout et son contraire
01:13:09non mais de toute façon
01:13:10la question de la fin de vie
01:13:11est présente
01:13:11vous savez que l'Elysée dit
01:13:12que c'est une question de...
01:13:13oui mais vous savez que l'Elysée dit
01:13:14le journal La Croix
01:13:14qui a révélé ses informations
01:13:15est généralement assez bien informée
01:13:17mais l'Elysée a dit
01:13:17que c'était un problème d'agenda
01:13:18de question de sécurité
01:13:20de sécurisation
01:13:21Mathieu
01:13:22être naïf
01:13:23je ne sais pas si je suis naïf
01:13:24mais je pense que le pape
01:13:25peut effectivement évoquer
01:13:27la fin de vie
01:13:27ça ne veut pas dire
01:13:28pour autant que c'est un désaveu
01:13:29pour Emmanuel Macron
01:13:30il y a aussi la visite
01:13:31d'un centre de migrants
01:13:32ce matin
01:13:33mais je ne vois pas encore
01:13:34que c'est un désaveu
01:13:35pour cette loi
01:13:35il y a plein de gens en France
01:13:37qui attendaient cette loi
01:13:38et qui ne sont pas forcément catholiques
01:13:41les citoyens
01:13:42les électeurs français
01:13:42y compris les catholiques
01:13:43d'ailleurs
01:13:43ne sont pas forcément
01:13:45suspendus
01:13:46aux paroles du pape
01:13:47sur ce sujet
01:13:47et tant mieux d'ailleurs
01:13:48comme l'homosexualité
01:13:49puisque c'est un sujet
01:13:50sur lequel les papes
01:13:51ont toujours été interpellés
01:13:52et ce n'est pas parce que
01:13:55il les approuve
01:13:56ou il approuve d'ailleurs
01:13:56que les gens se détournent
01:13:58ou quoi
01:13:59il y a plein de sujets
01:14:01sur lesquels
01:14:01je suis tout à fait d'accord
01:14:02on peut évoquer
01:14:03on peut être en désaccord
01:14:04sur certains sujets
01:14:05mais la paix dans le monde
01:14:06je pense que ça mettra
01:14:07tout le monde d'accord
01:14:07et puis ces sujets
01:14:09un peu transversaux
01:14:10l'immigration peut-être
01:14:11un peu moins
01:14:12c'était le point
01:14:14il va voir un centre de migrants
01:14:15on sait combien il est difficile
01:14:16aujourd'hui
01:14:17de gérer l'immigration massive
01:14:18les questions d'assimilation
01:14:19d'intégration
01:14:20c'est aussi renvoyé
01:14:22devant leurs responsabilités
01:14:23les pays qui font ça
01:14:24parce qu'évidemment
01:14:25on n'en parle pas
01:14:26parce qu'on a une culpabilité
01:14:28chevillée au corps
01:14:29on parle toujours
01:14:29de l'accueil
01:14:30mais on ne sait jamais
01:14:31il faut un jour
01:14:32se poser la question
01:14:33pourquoi ces gens partent
01:14:34pourquoi ces gens
01:14:35quittent leur pays
01:14:35pour qu'on les laisse partir
01:14:37pour qu'on favorise
01:14:38même parfois
01:14:38leur départ vers l'Europe
01:14:40ça c'est à mon avis
01:14:42le cœur du problème
01:14:43et si ça peut
01:14:44permettre de l'aborder
01:14:45tant mieux
01:14:46est-ce que vous voulez parler
01:14:47d'Emmanuel Macron
01:14:48quand même un petit peu
01:14:49ou non ?
01:14:50ça fait ma troisième tentative
01:14:51de faire
01:14:52non mais ça fait
01:14:53si j'ai envie de parler du pape
01:14:55c'est beaucoup plus positif
01:14:57non parce que c'est vrai
01:14:58qu'il n'y a pas eu
01:14:59de grande solution miracle
01:15:00on n'attendait pas des masses
01:15:02on va commencer par
01:15:04écouter Emmanuel Macron
01:15:05qui s'exprimait évidemment
01:15:06sur la question
01:15:07du carburant
01:15:08comment faire face
01:15:09à cette flambée
01:15:10des prix de l'essence
01:15:11écoutez
01:15:12et donc moi
01:15:12ma priorité
01:15:13c'est vraiment
01:15:14de baisser les prix
01:15:15et donc pour baisser les prix
01:15:16on doit régler ces sujets
01:15:17d'abord éviter les sur-accidents
01:15:18je pense que notre intérêt
01:15:19c'est plutôt de baisser les prix
01:15:21avant de baisser les taxes
01:15:22parce que sinon
01:15:22on ferait payer
01:15:23aux contribuables français
01:15:24les conséquences de la géopolitique
01:15:26il faut plutôt essayer
01:15:26de se mobiliser
01:15:27la France a une grande diplomatie
01:15:28on pèse
01:15:29et on est présent
01:15:30dans cette région
01:15:30donc on peut avoir des résultats
01:15:31on a la présidence du G7
01:15:33donc il faut d'abord faire ça
01:15:34maintenant
01:15:34le gouvernement
01:15:35ne reste pas les bras ballants
01:15:36il agit
01:15:37bon il agit
01:15:38pas de bras ballants
01:15:39mais enfin pas de baisse de taxes
01:15:40non plus
01:15:41vous avez vu Gabriel Attal
01:15:42ce matin
01:15:42c'était intéressant
01:15:43il est aussi pour
01:15:45pour les aides ciblées
01:15:46et pas pour la baisse des taxes
01:15:47ça c'est pas très populaire
01:15:48en ce moment
01:15:49ce discours
01:15:50c'est pas populaire
01:15:51c'est sûr que c'est par exemple
01:15:52très différent
01:15:53de ce que propose
01:15:53le Rassemblement National
01:15:54qui appelle à baisser les taxes
01:15:55comme ça a été d'ailleurs
01:15:56le cas dans beaucoup de pays
01:15:57en Europe
01:15:58qui a été une mesure
01:15:59de protection
01:16:00de la population
01:16:01qui on le sait
01:16:02a besoin de sa voiture
01:16:03pour travailler
01:16:04ce n'est pas un luxe
01:16:04d'avoir de l'essence
01:16:06dans sa voiture
01:16:06et donc dans une situation
01:16:09aussi grave que celle
01:16:10à laquelle nous assistons
01:16:13l'Etat doit prendre
01:16:14des décisions
01:16:16disons protectionnistes
01:16:17ce qui était intéressant
01:16:18dans le discours
01:16:18d'Emmanuel Macron
01:16:19c'est qu'en fait
01:16:21on a vu qu'il a insisté
01:16:22comme la dernière fois
01:16:24d'ailleurs
01:16:24comme au cours de son discours précédent
01:16:25sur les crises internationales
01:16:27il insiste à chaque fois
01:16:28pour expliquer qu'au fond
01:16:29tout ça n'est pas de son fait
01:16:30alors il n'a pas tort
01:16:30le détroit d'Ormose
01:16:31et la guerre
01:16:32entre la guerre
01:16:34Iran-Etats-Unis
01:16:35et la guerre
01:16:35Russie-Ukraine
01:16:37effectivement
01:16:38il y a un contexte international
01:16:39qui raréfie le pétrole
01:16:41et qui nous mène
01:16:42dans cette situation
01:16:43mais évidemment
01:16:44il a quand même
01:16:44assez facilement
01:16:45et assez rapidement
01:16:46balayé d'un revers de main
01:16:47toutes les possibilités
01:16:50que peut faire la France
01:16:53c'est-à-dire qu'il signe
01:16:54d'une certaine façon
01:16:55déresponsabilisé
01:16:55il a insisté vraiment
01:16:57sur les crises internationales
01:16:59sur le fait effectivement
01:17:00que le détroit d'Ormose
01:17:01il y a 20% du pétrole mondial
01:17:02qui passe par là
01:17:03d'ailleurs la France
01:17:04est assez peu dépendante
01:17:05du détroit d'Ormose
01:17:05c'est là où il a un peu malheureux
01:17:06il a insisté là-dessus
01:17:07il a quand même bien insisté
01:17:08il a insisté
01:17:09il insiste
01:17:09on comprend
01:17:10si vous voulez
01:17:11l'intérêt politique
01:17:12d'insister sur les crises internationales
01:17:13parce que c'est une façon de dire
01:17:14nous ne pouvons rien faire
01:17:16il veut envoyer des soldats
01:17:17en Arabie Saoudite
01:17:18oui pour protéger
01:17:20l'acheminement du pétrole
01:17:21il a dit des moyens militaires
01:17:22c'est pas une bonne idée ça selon vous ?
01:17:23c'est plutôt une bonne idée
01:17:24on va voir si ça peut fonctionner
01:17:25alors évidemment
01:17:26j'espère qu'il n'y aura pas
01:17:27on n'est jamais à l'abri
01:17:29d'un risque
01:17:29d'un accident
01:17:30si on commence à perdre
01:17:31des hommes sur le terrain
01:17:32d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon
01:17:33demande un vote
01:17:34de l'Assemblée
01:17:36pour autoriser ce départ
01:17:37alors que pour le moment
01:17:39il n'est pas obligé
01:17:40Emmanuel Macron
01:17:40il n'est pas rentré dans les détails
01:17:42vous avez vu le journaliste
01:17:43lui a posé la question
01:17:44Gilles Boulot
01:17:45est-ce qu'on parle par exemple
01:17:46de Rafale
01:17:47quel type de moyens militaires
01:17:48il n'est pas rentré dans les détails
01:17:49donc il faudra voir vraiment
01:17:51qu'est-ce qui sera mis en place
01:17:52mais effectivement
01:17:52c'est l'une des mesures
01:17:53qui a été annoncée
01:17:54par le président hier
01:17:55encore une fois
01:17:56je trouve qu'il se défausse
01:17:57un petit peu facilement
01:17:58en insistant
01:17:59de cette façon-là
01:18:00sur la question internationale
01:18:01il ne peut pas
01:18:02j'en parlais avec une amie
01:18:04sénatrice hier
01:18:04je lui ai dit
01:18:05qu'est-ce qu'elle a pensé
01:18:05elle me dit
01:18:05mais ça ne servait à rien
01:18:07c'est vrai que moi
01:18:07quand j'ai fini
01:18:08je me suis dit
01:18:08mais au fond
01:18:09ça ne servait pas à grand chose
01:18:10cette intervention
01:18:11si ce n'est à se remettre
01:18:12au centre du jeu
01:18:12et à dire
01:18:13je suis là
01:18:14et c'est vrai que
01:18:16en plus il y a beaucoup de stress
01:18:17parler des crises
01:18:18alors il faut en parler
01:18:19il ne faut pas évacuer
01:18:20le problème d'un revers de main
01:18:21sur les attaques russes
01:18:23et tout cela
01:18:24mais en même temps
01:18:27ça ne servait pas à grand chose
01:18:28puisqu'il n'y a pas eu d'annonce
01:18:29donc en plus sur les taxes
01:18:31ce n'est pas possible d'agir
01:18:32puisque de toute façon
01:18:33on cherche 54 milliards d'économies
01:18:34donc si tu retires
01:18:35de l'argent
01:18:36de l'essence
01:18:36on en parle dans quelques instants
01:18:38est-ce que ça ne servait à rien
01:18:39qu'est-ce que vous en pensez
01:18:40vous 0 826 300 300
01:18:42à vous de le dire
01:18:43dans quelques instants
01:18:44sur Sud Radio
01:18:46Sud Radio
01:18:4910h midi
01:18:49Sud Radio
01:18:50à vous de le dire
01:18:51Stéphanie Demuru
01:18:53à vous de le dire
01:18:54avec aujourd'hui
01:18:54Noémie Alioua
01:18:56Mathieu Bachelon
01:18:57et Gilbert Azoulay
01:18:59on continue de parler
01:19:01d'Emmanuel Macron
01:19:028,6 millions
01:19:03de téléspectateurs
01:19:04alors je ne sais pas
01:19:04ce qu'ils ont attendu
01:19:06les téléspectateurs
01:19:07il n'y a pas eu d'annonce
01:19:08c'est vrai
01:19:09Emmanuel Macron
01:19:10donc il ne souhaite pas
01:19:11bon il ne s'est pas vraiment
01:19:13prononcé de manière radicale
01:19:14mais on sent
01:19:15qu'il n'a pas envie
01:19:15de baisser les taxes
01:19:16sur le carburant
01:19:17il préfère
01:19:18des aides ciblées
01:19:20et effectivement
01:19:21l'envoi de soldats
01:19:22en Arabie Saoudite
01:19:23pour protéger
01:19:24plutôt l'acheminement
01:19:26du carburant
01:19:27en tout cas du pétrole
01:19:28et puis
01:19:28la question
01:19:29de la menace russe
01:19:30alors est-ce qu'il en fait trop
01:19:31est-ce qu'il en fait pas assez
01:19:32c'est toujours
01:19:33l'éternel débat
01:19:34je vous propose
01:19:35de l'écouter
01:19:35sur cette partie
01:19:36le président de la république
01:19:37la Russie considère
01:19:39que l'Europe
01:19:40c'est la profondeur
01:19:41stratégique de l'Ukraine
01:19:42que parce que les Européens
01:19:43aident les Ukrainiens
01:19:44et bien
01:19:44que les Ukrainiens
01:19:45sont en train en effet
01:19:46de viser
01:19:47des raffineries
01:19:48des sites sensibles
01:19:49en Russie
01:19:49pour qu'ils arrêtent la guerre
01:19:50et bien que l'Europe
01:19:51peut être visée
01:19:52ça fait des années
01:19:52qu'on est attaqué
01:19:53on est attaqué
01:19:54sur le plan informationnel
01:19:55avec des fausses informations
01:19:57qui sont circulées
01:19:57on a été attaqué
01:19:58sur le plan cyber
01:19:59durant ma première campagne
01:20:00j'avais fait l'objet
01:20:01d'une attaque cyber
01:20:02qui a été attribuée
01:20:04par nos services
01:20:04à la Russie
01:20:05elles se sont intensifiées
01:20:06ces dernières années
01:20:07alors c'est vrai
01:20:08que beaucoup
01:20:09reprochent Emmanuel Macron
01:20:10d'agiter les peurs
01:20:13il a écarté l'idée
01:20:15que la CIA
01:20:16avait prévenu
01:20:16les pays
01:20:17dont la France
01:20:18d'une attaque
01:20:19russe
01:20:20sur la France
01:20:21mais il n'empêche
01:20:21il pointe ses menaces
01:20:23alors votre regard dessus
01:20:24Mathieu ?
01:20:26Moi je n'ai pas trouvé
01:20:26qu'il agitait particulièrement
01:20:27les peurs
01:20:28au contraire
01:20:29j'ai trouvé qu'il était
01:20:29assez mesuré
01:20:30on en parlait tout à l'heure
01:20:31sur la question de la CIA
01:20:32sur l'ordre de choses
01:20:33il n'a pas voulu
01:20:33au contraire
01:20:34je pense céder à la panique
01:20:37vous savez
01:20:37sur les sujets internationaux
01:20:38moi je suis toujours
01:20:39très prudent
01:20:39parce que je pense
01:20:40que autant
01:20:41et là je dis
01:20:42pour quel que soit
01:20:43le président de la République
01:20:43autant sur les sujets
01:20:44de politique intérieure
01:20:45on peut vraiment
01:20:46aller sur des débats
01:20:49et c'est le but
01:20:50de la démocratie
01:20:51sur des sujets
01:20:51qui sont comme ça
01:20:52n'étant pas
01:20:52dans les petits papiers
01:20:53et n'ayant pas
01:20:56en tant que citoyen base
01:20:56je n'ai pas à connaître
01:20:57j'aurais tendance
01:20:58peut-être naïvement
01:20:59à faire confiance
01:21:00au président de la République
01:21:01et qui n'est pas seul
01:21:03et à tous les services
01:21:04et tous les services français
01:21:06qu'ils soient les services
01:21:07de renseignement
01:21:08les services
01:21:08pour
01:21:09je leur fais assez confiance
01:21:10sur la façon
01:21:11dont ils gèrent ce genre
01:21:12de
01:21:12étaient sortis un peu sonnés
01:21:14de l'Élysée
01:21:14avec les renseignements
01:21:15il y en a quand même
01:21:16beaucoup
01:21:16y compris des gens
01:21:18qu'on ne peut pas
01:21:19suspecter de Macronisme
01:21:20comme Marine Tondelier
01:21:20qui ont dit
01:21:21que sur les sujets internationaux
01:21:23il n'est pas d'accord
01:21:24du tout
01:21:24elle a le domine dans la tête
01:21:25c'est intéressant
01:21:26on parlait tout à l'heure
01:21:27du consensus
01:21:27des parties de gauche
01:21:29comme de droite
01:21:30sur la visite du pape
01:21:31là sur cette question
01:21:32de la Russie
01:21:32on voit bien
01:21:33qu'il y a quand même
01:21:34différents points de vue
01:21:34qui s'expriment
01:21:35et notamment
01:21:36sur la façon
01:21:37dont on utilise
01:21:38l'argent européen
01:21:39dans une période de dizaine
01:21:40dans une période
01:21:40où on sait
01:21:40qu'on est
01:21:41à l'os économiquement
01:21:43est-ce qu'il faut
01:21:43continuer à investir
01:21:44massivement des milliards
01:21:45pour soutenir l'Ukraine
01:21:46il y a quand même
01:21:47un sujet
01:21:48en tout cas
01:21:50il y a des sujets
01:21:50sur lesquels
01:21:51on a des points de vue
01:21:51extrêmement clairs
01:21:52il y a des sujets
01:21:52sur lesquels
01:21:54on doute
01:21:54donc moi je me permets
01:21:55de douter sur certains sujets
01:21:56je vais vous donner
01:21:57les deux points de vue
01:21:57et vous ferez votre propre avis
01:21:58il y a ceux qui considèrent
01:22:00vraiment
01:22:01qu'effectivement
01:22:01Emmanuel Macron
01:22:02instrumentalise
01:22:03cette question de la Russie
01:22:03justement pour éteindre
01:22:04les sujets intérieurs
01:22:06et dans ce cas là
01:22:06il fait de la guerre
01:22:07avec la Russie
01:22:08l'alpha et l'oméga
01:22:09de l'avenir de l'Europe
01:22:10pour lui
01:22:11l'Europe est en danger
01:22:12ce n'est pas simplement
01:22:13l'Ukraine
01:22:14l'Ukraine est à l'avant-poste
01:22:15de la défense européenne
01:22:16après l'Ukraine
01:22:17et là effectivement
01:22:17il y a des informations
01:22:18qui vont dans ce sens
01:22:19qui considèrent
01:22:20que quoi qu'il arrive
01:22:22Vladimir Potim
01:22:22ne s'arrêtera pas
01:22:23à l'Ukraine
01:22:24qu'il ira jusqu'aux pays baltes
01:22:25qu'il y a des pays
01:22:26qui sont en danger
01:22:27aujourd'hui en Europe
01:22:28et que l'OTAN
01:22:28d'une façon ou d'une autre
01:22:29va devoir intervenir
01:22:30en bref nous sommes
01:22:31à la veille
01:22:31d'une guerre
01:22:33je ne vais pas dire mondiale
01:22:34mais en tout cas
01:22:34d'une possiblement
01:22:36d'un conflit
01:22:37beaucoup plus large
01:22:38potentiellement
01:22:39donc il y a ce point de vue là
01:22:40et il y a un autre point de vue
01:22:42qui considère au contraire
01:22:43que
01:22:45que ce n'est pas dans l'intérêt
01:22:46de la France
01:22:46que de défendre l'Ukraine
01:22:48parce que c'est bien
01:22:49l'Ukraine dont il s'agit
01:22:50vous en venez d'ailleurs
01:22:51d'Ukraine ?
01:22:51absolument
01:22:52j'étais en Ukraine
01:22:52je suis tombée bien malade là-bas
01:22:54c'est un
01:22:55je ne sais pas
01:22:55un pays qui ne m'a pas réussi
01:22:57déjà le trajet pour y aller
01:22:59il faut être bien accroché
01:23:00parce que vous vous imaginez bien
01:23:01qu'il n'y a pas d'aéroport
01:23:02en Ukraine
01:23:03qui est ouvert
01:23:04il n'y a pas d'avion
01:23:05donc pour y aller
01:23:05il n'y a pas d'avion
01:23:07il n'y a pas d'avion évidemment
01:23:08parce que vous avez
01:23:09les missiles russes
01:23:09et les drones
01:23:10donc en fait
01:23:11l'espace aéré est fermé
01:23:12il faut s'arrêter
01:23:14dans un pays européen
01:23:15moi je me suis arrêté
01:23:16en Moldavie
01:23:16ensuite vous faites
01:23:1710 heures de route
01:23:18en l'occurrence
01:23:18moi c'était avec un chauffeur
01:23:19un peu dingo
01:23:20qui met la musique à fond
01:23:21les routes sont complètement
01:23:22déglinguées
01:23:23il faut imaginer
01:23:23vous arrêtez aux frontières
01:23:24alors j'ai découvert
01:23:25qu'il fallait sortir
01:23:26des billets aux frontières
01:23:27moi je ne connaissais pas
01:23:27tout le monde était au courant
01:23:29mais voilà
01:23:29c'est la corruption
01:23:30l'Ukraine n'est pas répétée
01:23:32pour attirer en France
01:23:34moi j'ai découvert
01:23:36la corruption à ce moment-là
01:23:37parce que
01:23:38vous tirez des billets
01:23:39vous attendez aux frontières
01:23:40tout est très
01:23:41c'est une aventure
01:23:43d'aller là-bas
01:23:44mais pour tout vous dire
01:23:45voilà
01:23:45je crois en tout cas
01:23:46que ces deux points de vue existent
01:23:48est-ce qu'aujourd'hui
01:23:48défendre l'Ukraine
01:23:49c'est défendre l'Europe
01:23:50ou est-ce que défendre l'Ukraine
01:23:51c'est simplement
01:23:52mettre la France
01:23:53et l'Europe en danger
01:23:53ces deux points de vue
01:23:54je ne me positionne pas
01:23:56parce que c'est un sujet
01:23:57qui est très obligatoire
01:23:58Noémie alors
01:23:58tu seras plus affûtée que moi
01:24:00mais moi ce que j'entends
01:24:01quand même
01:24:01avec quelques amis
01:24:04bien informés
01:24:04c'est que la Russie
01:24:05ne se porte pas bien du tout
01:24:06elle n'a pas du tout
01:24:07intérêt à rentrer
01:24:08dans un conflit général
01:24:11un ancien ambassadeur
01:24:13un million de jeunes
01:24:13sont partis
01:24:14de Russes
01:24:15parce que
01:24:15quand ils ont appelé
01:24:17ils voulaient appeler
01:24:18les militaires
01:24:19les réservistes
01:24:21mais il fallait les appeler
01:24:22et donc un million de jeunes
01:24:23sont partis
01:24:23économiquement
01:24:24c'est quand même
01:24:25très très compliqué là-bas
01:24:26et les moyens
01:24:28ils ne sont pas illimités
01:24:29pour attaquer
01:24:30à la fois la Pologne
01:24:31parce que tu parlais
01:24:31des pays baltes
01:24:32mais on parle de la Pologne
01:24:33également
01:24:33on parle de déstabilisation
01:24:35de toute cette zone
01:24:36dans plusieurs pays
01:24:37donc je ne vois pas
01:24:39au moment
01:24:40selon les informations
01:24:41dont on dispose
01:24:42certes ils veulent
01:24:43foutre la merde
01:24:44ça c'est une certitude
01:24:45avec des moyens
01:24:46dans le bureau des légendes
01:24:47ils en parlaient déjà
01:24:47quand ils regardaient
01:24:48la série
01:24:48sur la déstabilisation
01:24:50mais je n'imagine pas
01:24:51la Russie en capacité
01:24:52de le faire réellement
01:24:53mais c'est une question
01:24:53que je vous soumets
01:24:54pour aller dans votre sens
01:24:55effectivement
01:24:56ça fait 4 ans
01:24:56qu'ils essaient
01:24:57ne serait-ce que
01:24:57de conquérir le Donbass
01:24:58ils n'arrivent pas
01:24:59donc d'un point de vue
01:25:00strictement de la guerre
01:25:01on voit bien
01:25:02qu'ils n'arrivent pas
01:25:02à avancer dans leurs objectifs
01:25:03par contre
01:25:04d'un point de vue économique
01:25:04ça fonctionne très bien
01:25:06ils ont mis toute leur économie
01:25:07en mode guerre
01:25:08ça fait travailler
01:25:10l'industrie
01:25:10l'industrie travaille
01:25:11pour la guerre
01:25:12et donc économiquement
01:25:13ils ne s'en sortent pas
01:25:14si mal que ça
01:25:15et j'avais quand même promis
01:25:16qu'on parlerait
01:25:17de Teddy Riner
01:25:18donc leur linge tourne
01:25:20non mais il reste 2 minutes
01:25:22donc vous n'allez pas
01:25:23pouvoir tous parler
01:25:24Teddy Riner
01:25:24qui se dit angoissé
01:25:25par la montée
01:25:26de l'extrême droite
01:25:28sur Stade 2
01:25:29il déclare
01:25:30ce qui m'angoisse
01:25:30c'est la tournure
01:25:30que prend le pays
01:25:31non ce qui m'angoisse
01:25:32c'est plus la tournure
01:25:33que prend le pays
01:25:35ça m'angoisse
01:25:36même moi sportif de haut niveau
01:25:37c'est à dire
01:25:38ça m'angoisse
01:25:38de voir
01:25:39tout ça
01:25:40la montée des extrêmes
01:25:43ça me fait flipper
01:25:44des extrêmes
01:25:44des deux extrêmes
01:25:46de l'extrême droite
01:25:47bon bah évidemment
01:25:48voler de bois vert
01:25:49sur les réseaux sociaux
01:25:50insulter
01:25:51viser par des messages racistes
01:25:52le parquet de Paris
01:25:53qui ouvre une enquête
01:25:55c'est toujours la même question
01:25:56qu'on pose souvent ici
01:25:56est-ce qu'un sportif
01:25:57doit se contenter
01:25:58de gagner des médailles
01:25:59ou comme tout citoyen
01:26:00il a le droit de s'engager
01:26:02sans être la cible
01:26:03de tous les haters
01:26:05des réseaux sociaux
01:26:06c'est pas un perdre de l'année
01:26:08Teddy Riner
01:26:08il veut même se présenter
01:26:10je crois il l'avait dit
01:26:11Teddy Riner
01:26:12il n'a pas refugé
01:26:12l'argent de Balkany
01:26:13quand il était à Levallois
01:26:17attention à la diffamation
01:26:19il était rémunéré
01:26:21par la mairie de Levallois
01:26:22soumets-toi
01:26:22il a même été entendu
01:26:24parce que c'est pas
01:26:25une affaire qui est connue
01:26:26c'est pas moi qui dis ça
01:26:27je dis simplement
01:26:28c'est que
01:26:29c'est vrai que pour les sportifs
01:26:30moi j'ai de la peine
01:26:31pour les hauts marchands
01:26:31quand il a simplement dit
01:26:32je ne veux pas m'en mêler
01:26:34pour que c'était
01:26:34tellement injuste
01:26:36et c'était pas de ne pas
01:26:36le pauvre qui dit
01:26:37j'aime le maillot
01:26:38et j'aime le drapeau français
01:26:39il s'est fait oxyre
01:26:40quoi qu'il dise
01:26:41moi Teddy Riner
01:26:42j'avais envie de lui dire
01:26:43Teddy
01:26:43t'es un mec formidable
01:26:45sympa
01:26:46agréable
01:26:46tu représentes la France
01:26:48c'est des chantiers
01:26:49sur des sujets
01:26:49sur lesquels
01:26:50à mon avis
01:26:50il vaut mieux pas aller
01:26:51parce que de toute façon
01:26:52ça ne paiera à personne
01:26:53il n'y a que des coups à prendre
01:26:55bon
01:26:57la France
01:26:58c'est fatiguant
01:26:59la France a une capacité
01:27:01à créer des polémiques
01:27:02et à créer surtout
01:27:03de la division
01:27:04entre les gens
01:27:05toujours sur des sujets
01:27:05comme ça
01:27:07c'est beaucoup
01:27:07les réseaux sociaux
01:27:09à partir du moment
01:27:09où on s'engage
01:27:10il faut s'attendre aussi
01:27:13à susciter
01:27:15des oppositions
01:27:15il y aura des gens
01:27:16qui seront d'accord avec vous
01:27:17des gens qui ne seront pas
01:27:17d'accord avec vous
01:27:18si vous ne voulez pas
01:27:19susciter des oppositions
01:27:20vous ne vous engagez pas
01:27:21regardez Léon Marchand
01:27:22il s'est tué
01:27:23il s'en est quand même pris
01:27:24qui lui n'a jamais dit
01:27:25un mot sur la politique
01:27:27et qui s'en sort très bien
01:27:28et d'ailleurs
01:27:28on lui a encore posé
01:27:30des questions
01:27:30au cours des dernières
01:27:31conférences de presse
01:27:32pour savoir s'il allait s'engager
01:27:33s'il appelait à voter
01:27:34contre l'extrême droite
01:27:35il a dit
01:27:35laissez-moi tranquille
01:27:36moi mon sujet
01:27:37c'est le sport
01:27:37et je crois qu'il a bien raison
01:27:39merci à tous les trois
01:27:40les premiers matchs
01:27:42ce soir
01:27:42j'espère que vous allez le suivre
01:27:44merci à tous
01:27:45on se retrouve lundi
01:27:48nous à 10h
01:27:48jusqu'à midi
01:27:49et puis là
01:27:50c'est André Bercoff
01:27:51dans tous ses états
01:27:52ce vendredi
01:27:53merci à tous
01:27:54prenez soin de vous
01:27:55merci à tous