- il y a 19 minutes
Avec Benjamin Cauchy, Gilbert Azoulay, Magali Vicente
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##ZAPPING-2026-10-06##
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00:006h32, un peu en retard, c'est l'heure de notre parti débat avec aujourd'hui Magali Vicente, communicante politique.
00:08Bonjour Magali, vous êtes la femme de ce studio, je suis contente, je ne suis pas moins seule.
00:12Gilbert Azoulay, directeur général de Newstack, éducation, journaliste pour l'hémicycle.
00:19Bonjour Gilbert.
00:20Mais vous n'êtes pas seule.
00:22On va avoir besoin de vos lumières spécialistes de l'éducation, ça tombe bien.
00:26J'ai envie de dire, c'est la magie de la programmation de Juliette Rioufolle que je remercie.
00:31J'ai tout amulé pour être là.
00:33Merci.
00:34Benjamin Cochy, chef d'entreprise.
00:36Bonjour Benjamin.
00:38Alors on va évidemment parler avec vous de cette journée à haut risque.
00:41On a déjà évoqué avec Natacha Polony tout à l'heure les raisons de cette colère, un peu ce qui
00:48se cache derrière les revendications peut-être légitimes et primaires de ces lycéens et étudiants.
00:54Est-ce que c'est une jeunesse déboussolée ? Est-ce qu'on a fait des enfants rois qui ne
00:59supportent plus aucune frustration ?
01:01Ou ça va au-delà ? On en parlera évidemment avec vous.
01:04Aussi la politique du maintien de l'ordre de Laurent Nunez.
01:06Évidemment, on imagine que Laurent Nunez est un peu stressé aujourd'hui.
01:10C'est la crainte de tout le monde.
01:12Ils ne le diront jamais, mais c'est sûr qu'on a peur toujours du pire.
01:15Le pire arrivait hier aussi à Lens avec les mains arrachées d'un adolescent.
01:20Mais en attendant, c'est le zapping avec vous, mon cher Gilles Gansman.
01:24Sud Radio, 10h midi, l'instant zapping.
01:27Alors évidemment, avec les temps qui courent, on a tous envie un peu d'arrondir nos fins de mois.
01:31Vous aussi Stéphanie ?
01:32Bien sûr !
01:34Elle fait des ménages Stéphanie.
01:36Alors, si nous vendions nos matières fécales ?
01:39Oh non, mais non, Gilles !
01:42Gilles, ça va pas.
01:43En plus, Gilles nous a dit, vous allez voir le premier sujet ?
01:46Génial, merci.
01:47Mais c'est pour la médecine, c'est ça ?
01:50Exactement, c'est possible.
01:52C'est pour la recherche.
01:53Ça change tout.
01:54Et suivant sa spécificité, on peut toucher plus de 6 000 euros en vendant nos...
01:58Ah, ça tout de suite !
02:00Ça pue moins cette histoire.
02:02Exactement.
02:03Alors évidemment, pour le caca, c'est au cas par cas.
02:06Vous pouvez donner votre caca et vous pouvez même être payé pour ça.
02:10De la même manière que vous pouvez donner votre sang, vos plaquettes, votre plasma, vos gamètes, vos organes, votre moelle
02:17osseuse,
02:17vous pouvez aussi donner vos matières fécales.
02:20Et à la différence de tous les autres cas, effectivement, vous pouvez être payé pour ça.
02:25Alors attention, on parle pas de salaire, ça c'est interdit, on parle d'indemnisation.
02:29Ça va d'une cinquantaine d'euros par don, si vous faites ça à l'hôpital public, jusqu'à 6
02:35000 euros pour une campagne privée.
02:37Alors tout ça, c'est très encadré et c'est justifié par le fait que là, les dons, ils sont
02:41récurrents, parfois même quotidiens.
02:44Il faut se déplacer au laboratoire, etc.
02:46Donc, effectivement, ça peut être contraignant.
02:48C'est étonnant, c'est un sujet de France Info.
02:51Ok, c'est sérieux en plus.
02:52Oui, il expliquait un peu plus tard qu'une partie, alors ça dépend de la qualité de votre matière,
02:58mais suivant la matière, il y en a qui vont pour étudier le cancer, etc.
03:03Et d'autres sont réinjectés chez des personnes qui n'arrivent pas à créer, vous savez, un microbiote.
03:11Et donc, c'est réinséré pour ces gens qui ne font pas de microbiote.
03:14Je pense qu'après cette intervention, on vous aurait du monde.
03:18Ma foi, c'est plutôt simplement gagné.
03:21C'est assez étonnant, hein ?
03:23Vous saviez que vous pouviez vendre un...
03:25Moi, je le savais.
03:27Oui ?
03:28Moi, je le savais parce qu'il y a de plus en plus de personnes qui sont effectivement confrontées à
03:31de gros problèmes, en fait, digestifs, intestinaux,
03:34et qu'à force de rechercher, effectivement, la problématique, ce sont les microbiotes.
03:38Et qu'une des solutions évoquées, c'est de réinjecter, en fait, des microbiotes qui fonctionnent bien chez les uns,
03:44pour faire en sorte que ça puisse se développer, en fait, confortablement chez les autres.
03:48J'ignorais totalement...
03:49Oui, mais je n'ai pas connaissance, mais bon, si ça peut aider la recherche médicale, ça va dans le
03:54bon sens.
03:54Le cancer du côlon, une des premières causes de mortalité de mémoire.
03:57Les assureurs pourraient s'emparer du sujet.
04:00Alors, les assureurs, ils sont énormément dans la perspective et dans l'accompagnement, évidemment, de la recherche médicale,
04:07pour des raisons, comment dirais-je, dans un premier temps, philanthropiques, mais aussi pour des raisons financières.
04:12Et à partir du moment où les gens vivent le plus longtemps possible en bonne santé, c'est ce qui
04:16coûte le moins cher aux assureurs.
04:17Voilà, c'est un peu cynique.
04:18Donc, écoutez, continuons la recherche.
04:19Écoutez, ça avait commencé de manière un peu potache, et finalement, et c'est très sérieux.
04:24Oui, parce que Gilbert Glousse, depuis tout à l'heure, à ma gauche, sur ce sujet.
04:29On a essuyé un sujet difficile.
04:31D'ailleurs, c'était Adriana Carambeau avec Michel Sim, je crois, à l'époque.
04:34Ils avaient fait, il n'y a pas très très longtemps, mais quand même un peu plus d'un an,
04:37ils ont fait un reportage exclusivement, je crois, dédié à ça.
04:40Très bien.
04:41Je vois que le sujet vous intéresse.
04:42Oui, c'est vrai, Magali Vissante est très en pointe sur ce sujet.
04:46Bon, je crains le pire pour la suite.
04:52Est-ce que le retour de la peste vous fait peur ?
04:56Une histoire de tube à essai en Russie qui contenait le virus de la peste.
05:01Je ne sais pas si vous avez suivi cette histoire.
05:02Vous n'avez pas suivi, Stéphanie ?
05:03Pas du tout, non, non.
05:04Eh bien, il se fissure, et voici la suite de l'histoire.
05:07Une éprouvette brisée dans un laboratoire, une bactérie mortelle libérée,
05:12alerte dans le sud-est de la Russie.
05:14La peste pulmonaire vient de faire une victime.
05:16Daria Shipilova, 28 ans, une employée de l'Institut de recherche anti-peste d'Irkutsk.
05:22C'est terrible, la peste pulmonaire, c'est une quasi liquéfaction du tissu pulmonaire.
05:27Elle a une mortalité extrêmement importante, et en plus, si vous voulez, elle est contagieuse,
05:31elle est très, très, très contagieuse d'homme à homme.
05:34Mise en quarantaine d'urgence dans cette région de Sibérie pour au moins trois semaines.
05:39Environ 200 personnes sous surveillance médicale stricte.
05:42Plusieurs hôpitaux auraient fermé.
05:44Plein d'hôpitaux en fermé.
05:46Ça, ça me terrifie, en effet.
05:47La peste est pour l'instant circonscrite.
05:51Donald Trump, hier, a indiqué à Vladimir Poutine qu'il était prêt à sécuriser l'endroit
05:58pour, évidemment, que la peste ne s'échappe pas.
06:01Mais on sait très bien, on a un centre important à Lyon.
06:04Les centres qui contiennent, évidemment, tous les virus sont des centres assez...
06:09On en parle, c'était quoi, le laboratoire P14, de mémoire ?
06:14Oui, et donc, tout ça, ce n'était pas Pékin, me semble-t-il.
06:16Mais enfin, le Covid, il y a eu des enquêtes depuis, de fortes suspicions, ma foi, sur ce laboratoire.
06:23Alors, ça ne serait pas nouveau qu'un virus s'échappe d'un laboratoire et crée une épidémie, une pandémie,
06:29même.
06:30Et la peste, ça se transmet très, très vite, comme disaient les médecins interviveurs.
06:36C'est, en effet, assez inaperçus et ça, ça vous fait peur, Magali Vessante ?
06:40Je suis plutôt du genre à ne pas succomber à la peur immédiate, mais on vit quand même une drôle
06:47d'époque
06:47et je pense qu'on est encore loin de toutes les découvertes qu'on va avoir sous le nez dans
06:50les trois mois, là, qui vont venir.
06:52Et puis, vous disiez tout à l'heure qu'effectivement, on a déjà vécu ça, les microbes qui sortent comme
06:59ça des laboratoires.
07:00On n'a pas du pangolin.
07:01Et voilà, on ne sait pas, on n'a jamais eu vraiment la vérité, donc on a du mal aujourd
07:05'hui à discerner le vrai du faux sur ce qu'il existe,
07:08sur la raison pour laquelle ça existe et la raison pour laquelle c'est à ce moment-là.
07:11Donc, en fait, on a tendance à tout remettre en doute aujourd'hui et on ne sait plus trop comment...
07:15Et il y a très peu de transparence, quand même, des pouvoirs publics en général, à l'étranger, mais en
07:20France aussi.
07:21Non, il n'y a plus de transparence parce que derrière, il y a ceux qui voudraient ne pas faire
07:24peur
07:24et puis il y a ceux, au contraire, qui aimeraient justement utiliser cette peur pour arriver à d'autres objectifs.
07:29Et on est en pleine période où ces objectifs-là vont majoritairement entraîner des choix et des stratégies.
07:35On sent quand même qu'il y a plus une guerre de communication autour de ce sujet-là.
07:40Je n'ai pas entendu de retour de la part de l'OMS, notamment sur ce sujet.
07:44Oui, parce que là, c'est un accident.
07:46Donc, ils ont...
07:47Pour autant, c'est un peu le Tchernobyl de la peste et ils essayent pour l'instant de faire en
07:53sorte que ça ne sorte pas.
07:54Donc, il y a 200 personnes qui sont enfermées tout autour de ce laboratoire et dans le...
07:58Espérance de vie, 24 à 48 heures.
08:00Exactement.
08:00Donc, ça fait déjà quelques jours.
08:02Donc, s'ils sont encore vivants, c'est que...
08:03Dans le laboratoire et puis, aux alentours, il n'y a pas beaucoup de communication.
08:07Et quoi, ils vont les sacrifier, alors ?
08:09Comme le Kursk, hein.
08:10Ce qu'il ne va pas s'embêter, il a laissé mourir les marins dans le sous-marin qui était...
08:14Ça témoigne, en tout cas, d'une chose, c'est qu'on a quand même des pétards à retardement, des
08:21bombes à retardement un peu partout dans tous les pays, avec des gens qui peuvent s'en emparer.
08:25Parce que je rappelle que dans tous les attentats qu'on a évités, il y en a quelques-uns qui
08:29consistaient à mettre du poison dans les sources d'eau potable et des choses comme ça.
08:33Vous ne donnez pas l'idée.
08:35Ils n'ont pas besoin de moi pour avoir d'imagination à les terroristes.
08:38Ça veut dire que tous ces sujets-là, tous ces virus, ils sont disponibles un peu partout sur la planète.
08:43Alors, en plus, avec des gens qui ne savent pas les conserver, c'est flippant.
08:46Mais en plus, ils peuvent être à la main de n'importe qui pour en faire n'importe quoi.
08:49Et moi, c'est surtout ça qui me stresse parce qu'il peut arriver des incidents un peu partout.
08:53Mais alors là, franchement, je trouve ça hallucinant ce qui s'est passé là-bas.
08:57Et surtout en Russie, où quand même, c'est un peu la fête de la corruption.
09:00C'est-à-dire que si vous arrosez ce qu'il faut, vous pouvez récupérer à peu près ce que
09:03vous voulez, que ce soit comme armes ou comme virus, probablement.
09:06La seule chance, c'est que les dirigeants n'ont pas envie de mourir.
09:11Donc, c'est un peu ce qui nous sauve.
09:13C'est vrai, vous avez raison, je soulignais.
09:14Ils ont tous acheté en Nouvelle-Zélande, vous savez, c'est là où ils ont tous acheté pour résister à
09:18la fin du monde.
09:19Mais c'est vraiment incroyable.
09:20C'est une histoire, il y a des bunkers qui, paraît-il, sont en construction en Nouvelle-Zélande pour tous
09:24les tycoons de la Silicon Valley, tous les gens riches.
09:27Ils ont acheté...
09:28Mais pas que c'était en Nouvelle-Zélande.
09:28Moi, je savais qu'on commençait à penser à Mars, mais...
09:32C'est pas Saint-Denis, c'est sûr.
09:32C'est une petite phrase qui...
09:34C'est pas Saint-Denis, c'est certain.
09:37On peut poursuivre ces conversations, parce que c'est vrai que non, c'est fascinant.
09:40C'est vrai que moi, je me demande toujours, en 2026, comment on n'arrive pas à sécuriser un laboratoire.
09:44Elle a été à la droite, elle a fait tomber le tubaïsé.
09:47Ah, si, j'ai fait tomber le tubaïsé.
09:49L'erreur humaine, l'erreur humaine.
09:51Mais oui, l'erreur humaine.
09:52Bientôt, ça sera des...
09:53Laurent Alexandre, vous direz que bientôt, ça sera des robots, et peut-être qu'il faut le souhaiter.
09:58Il a raison, il a raison, oui.
09:59C'est mieux que ce soit un robot, il ne risque rien à lui, on peut lui mettre toute la
10:01peste qu'on...
10:02Il peut s'emparer aussi du tube, et puis faire n'importe quoi.
10:07C'est ce qu'il y a net, là.
10:09C'est terminé.
10:09On en parle dans quelques instants.
10:11Allez, vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
10:12Est-ce que ça vous fait peur ? N'hésitez pas, venez réagir.
10:15J'aimerais bien vous entendre là-dessus.
10:170826 300 300.
10:20Sud Radio.
10:22Parlons vrai.
10:23N'y demi-ru.
10:24À vous de le dire avec ce jour.
10:27Magali, Vicente, Gilbert Azoulay, Benjamin Cauchy.
10:30Dans quelques instants, on va parler de cette journée de tous les dangers.
10:33J'en ai haute tension, évidemment, puisque les lycéens et les étudiants sont rejoints par les enseignants
10:38et peut-être d'autres salariés.
10:40En tout cas, c'est ce que souhaite la CGT.
10:43Il y a vraiment une question sur le maintien de l'ordre.
10:46Le PS qui accuse Laurent de Muniez d'un maintien de l'ordre discutable,
10:51tout comme le fait d'ailleurs LFI.
10:52On en parle dans quelques instants.
10:53N'hésitez pas à venir nous dire ce que vous en pensez.
10:56Est-ce que vous craignez un embrasement encore plus grand ?
10:590826 300 300.
11:01En attendant, c'est la suite du zapping.
11:02Avec vous, Gilles Gangeman.
11:03Aujourd'hui, on parle beaucoup de la transition écologique.
11:06On vous encourage de plus en plus à passer à la voiture électrique.
11:11Résultat, en Afrique, votre confort technologique se paye au prix fort.
11:16Au Congo, des ouvriers sont exploités pour récolter le cobalt.
11:20Les ouvriers ont lancé un cri d'appel.
11:22Là, c'était dans l'envoyé spécial la semaine dernière.
11:25C'était fort.
11:26Je n'ai pas eu le temps de vous le passer.
11:27Je vous le passe maintenant.
11:28Écoutez bien ces ouvriers.
11:30Nous voudrions être délivrés de la pauvreté et de l'esclavage.
11:34Il faudrait que les gens en Europe aient un peu de considération pour nous
11:37quand ils achètent et qu'ils utilisent nos richesses.
11:40Qu'ils pensent aussi à assiger une voiture aujourd'hui.
11:44C'est grâce à des gens quelque part.
11:45Colouésie, au sud de la RDC, est devenue la capitale mondiale du cobalt.
11:50La ville est construite sur la plus grosse réserve au monde, 25 millions de tonnes.
11:55Malgré l'abondance de ce minerai, les trois quarts de la population vivent sous le seuil de pauvreté.
12:01Alain est l'une de ses petites mains du cobalt.
12:03Ici, on les appelle les creuseurs.
12:05Ils sont payés en fonction de ce qu'ils remontent.
12:07Aujourd'hui, même quand tu remontes un gros sac, tu ne gagnes rien.
12:10Ils gagnent en moyenne 40 euros par mois.
12:13Pour se payer une seule batterie de voiture électrique, il lui faudrait 20 ans de salaire.
12:18C'est sûr que ça choque vu comme ça maintenant.
12:21Je pense qu'il ne faut pas jeter tout l'eau propre sur les voitures électriques
12:24parce que ces ouvriers, malheureusement, sont mal payés et maltraités par les gens qui les embauchent et qui les emploient.
12:32C'est un territoire de corruption là-bas où, évidemment, il y en a qui s'enrichissent considérablement.
12:37C'est vrai pour le pétrole, c'est vrai plus généralement pour les terres rares.
12:41Puisque dans tous ces pays, évidemment, le sous-sol est tellement riche en terres rares
12:45qu'ils sont nécessaires pour notre bonheur et notre confort.
12:48Et ça pose le problème aussi des enfants parce que ce sont les enfants qui vont chercher
12:51parce qu'il faut aller creuser au fond.
12:53Donc, évidemment, ce problème, il n'est pas récent.
12:56Non, non, il y avait même un reportage.
12:58Évidemment, il faudra le gérer.
13:00Mais c'est de pire en pire parce qu'il y a de plus en plus de commandes de voitures
13:02électriques.
13:03Et donc, il y a une responsabilité quand les Verts et les autres partis
13:08réclament la transition écologique pour des raisons de la planète.
13:16Tout est bon.
13:17Mais en fait, quand on creuse par derrière, tout n'est pas bon.
13:20Vous avez raison de mettre les contradictions.
13:21Et c'est plus par rapport à ça.
13:22Quand on a, là, sur la campagne politique, on parle de transition écologique.
13:28On veut que la nature, il n'y ait plus de rejet dans la nature.
13:33Et derrière, il y a un tas d'ouvriers au Congo qui payent ce prix de la transition
13:38pour lequel on veut vous faire voter.
13:40C'était plus ce contraste.
13:42Oui, non, non, vous avez raison.
13:43Le prix à payer pour nos transitions écologiques à nous,
13:46pour éviter qu'on mette de la prime.
13:47Oui, vous avez raison.
13:48En fait, on a un défaut de transparence sur systématiquement le cycle complet
13:54de l'achat, de la production.
13:57Et notamment parce qu'on a un objectif de communication.
14:00Mais on le voit bien, le problème, il a été identique.
14:02Et il l'est toujours pour les éoliennes.
14:03C'est toujours pareil.
14:04C'est-à-dire qu'on est incapable d'avoir une transparence de discours
14:07sur le cycle entier de production.
14:10Et où, en fait, on est en capacité d'être responsable et pas responsable.
14:14Et comment, en fait, on s'empare de cette mesure.
14:16Et c'est ça qui crée systématiquement la défiance.
14:18Et puis la colère.
14:19Et puis aujourd'hui, on a tous une responsabilité collective
14:23de prise de conscience de tout ça.
14:24Pour savoir comment on souhaite consommer.
14:26Et c'est valable pour les voitures électriques comme pour tout le reste.
14:29Et puis on peut aussi parler de ceux qui financent les actionnaires
14:34et tous ceux qui prêtent de l'argent.
14:36C'est souvent les institutions financières qui prêtent de l'argent
14:41aux grands groupes automobiles.
14:43Et qui attendent une politique qu'on appelle l'ESG.
14:45Donc qui respecte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.
14:48Et là, en l'occurrence, effectivement, le fait d'avoir une traçabilité
14:51d'amont au naval de la chaîne de production
14:53et des apports notamment en métaux rares ou de matières premières
14:57sont des critères qui devraient être mis sur la table.
14:59Et là, en l'occurrence, quand vous avez un financeur
15:01qui vous dit, mais à condition, nous, on veut bien aligner de l'argent
15:05et vous aider dans votre croissance, à condition que,
15:08y compris sur la récupération des matières premières,
15:10il y ait un respect de l'environnement et des hommes,
15:13ça peut jouer.
15:14Vous avez raison, mais quand l'Union Européenne décide de dire
15:17en 2035 que c'est la fin des moteurs thermiques
15:19et met tous les constructeurs automobiles européens dans la panade,
15:23parce que les Chinois, ils étaient prêts, il y a belle lurette.
15:25Le problème, c'est la distorsion de concurrence.
15:27Et en respectant l'environnement, ça pose un sujet aussi.
15:30C'est lui qui va encore mal vivre et travailler des heures au Congo
15:34pour le confort d'une décision européenne.
15:38Je rappelle qu'il y a quelques années, l'Europe avait voté la loi SCRD
15:42pour la publication de critères ESG
15:44et ils sont revenus dessus.
15:46Il y avait tellement de critères ESG respectés
15:48que les boîtes, elles ont dit, attendez, on ne pourrait pas qu'on pourra...
15:50Non, mais c'est-à-dire qu'il y avait 1600 critères,
15:52alors tu n'étais pas obligé d'être aligné sur les 1600,
15:54mais tu devais répondre à un certain nombre de critères.
15:56Et ils sont revenus en arrière, c'est impossible à gérer.
15:59En plus, les boîtes n'étaient pas structurées pour piloter les compliance
16:02sur la corruption, sur la production, sur le retraitement, sur le recyclage.
16:07Tous les sujets étaient passés au crime,
16:08ou même à l'intérieur social, l'impact social.
16:11Donc, il y avait beaucoup trop de critères.
16:12Ils sont revenus en arrière.
16:13Donc, ça va, hélas, dans le sens de ce que tu dis.
16:15C'est-à-dire que...
16:16Ou ce que tu disais, Benjamin, c'est qu'on ne peut pas gérer ces sujets-là
16:20quand on est une boîte avec la pression de l'économique
16:22et parfois des actionnaires.
16:24Ces fameux actionnaires qui prennent beaucoup de dividendes.
16:26Mais enfin bon...
16:27Calme-toi, camarade.
16:28On est, pardonnez-moi, mais on est...
16:30Ça ne m'excuserait, mais on est des nains de jardin
16:32en termes de voitures électriques par rapport aux Chinois.
16:34Vous avez vu des villes entières d'usines.
16:36Eux, ils les fabriquent depuis des décennies.
16:38Alors, nous, on essaye d'en fabriquer dans le nord de la France, en Alsace.
16:41Il y a d'ailleurs des ressources aussi.
16:43Il y a des minerais pour ces batteries électriques.
16:46Mais le problème, c'est les charges, là.
16:47Pour le coup, si je peux me permettre,
16:48vous avez des véhicules électriques en France
16:50entre 40 et 60, 70 000, 80 000 euros.
16:53Et vous avez des modèles chinois qui arrivent à 31 000 euros.
16:56Donc, on peut effectivement hurler au loup
16:58quand on voit les conditions déplorables
17:00dont tu viens de parler, Gilles,
17:02pour l'extraction des minerais.
17:03Moi, j'ai envie de crier au loup aussi
17:05contre l'Union européenne
17:06qui, pour le coup, pourrait servir à quelque chose.
17:08Des véritables droits de douane
17:10afin qu'il y ait des équivalences environnementales
17:14et sociétales.
17:14C'est ce que je vous expliquez.
17:15Je ne suis pas un grand fan de l'Union européenne.
17:17Mais là, pour le coup, elle pourrait être utile
17:18parce qu'elle est en train de tuer des pans de l'économie.
17:20Regardez en Allemagne, ça ne tardera pas en France.
17:23Stellantis est en train de marcher
17:25avec une jambe de bois
17:26et fait appel aux Chinois,
17:27ne serait-ce que dans ses usines espagnoles.
17:29Renault est en train de s'associer
17:31à des Chinois au Brésil
17:32pour contenter de survivre.
17:33Mais bien sûr,
17:34on est en train de se faire manger
17:34par ceux qu'on exploitait il y a longtemps.
17:37Pour aller dans ton sens,
17:37je rappelle simplement
17:38sur cette affaire de la voiture électrique.
17:40Les Chinois étaient très en retard
17:41sur la voiture thermique.
17:42On était meilleurs avec des producteurs,
17:44notamment les voitures de luxe.
17:45On était très très bons.
17:46L'Europe annonce en 2035
17:48que c'est fini, tout porte-maillot.
17:49Hop, on passe à l'électrique.
17:50Qu'est-ce qu'ils ont fait les Chinois ?
17:51Avec un grand plan stratégique,
17:53la route de la soie, etc.
17:54Bim !
17:54On met tout sur l'électrique.
17:55Ça fait 30 ans
17:56qu'ils font des recherches là-dessus.
17:57Oui, mais ça veut dire
17:58qu'ils ont mis le paquet là-dessus
17:59et ils étaient en avance
18:00quand on appuie sur vous.
18:01Ils ont pris ses choix il y a très longtemps.
18:02Il y a des BYD partout dans Paris
18:04ou partout en France.
18:06Même dans mon petit village
18:07de Haute-Garonne,
18:07on s'amuse à compter
18:08les véhicules électriques.
18:09On a d'autres choses à faire.
18:10Mais en tout cas,
18:11on se surprend,
18:12y compris dans des petits villages
18:13dans l'agglomération toulousaine,
18:14à avoir des voitures électriques
18:15qui poussent comme du chien d'an chez moi.
18:17Mais vous êtes de l'électricité là-bas ?
18:19Oui, il y a de la lumière.
18:21Oui, oui.
18:21Vous savez qu'on a...
18:22Oui, bien sûr.
18:23Si vous amusez à compter
18:24les voitures électriques...
18:25On dédame dans nos cabs, Gilles.
18:26Ça se passe très bien.
18:27Merci.
18:28C'est pour ça que t'es slim.
18:29Non, je veux dire,
18:31ce genre de sujet,
18:32en effet,
18:34sur la culpabilité,
18:36certes,
18:37mais est-ce qu'il les passe en Chine ?
18:38Parce que, vous voyez,
18:40on en...
18:41Je veux dire,
18:41on fait office de nain de jardin
18:43à côté des Chinois qui...
18:44En tout cas, je pense que...
18:46Plus on avancera,
18:47plus tout ce qui est minerai,
18:49ce que vous disiez, Benjamin,
18:50tout ce qui est minerai
18:51et tout ce qui est aussi...
18:52Tout ce qui se passe en Afrique
18:53va devenir assez crucial
18:55et on ne l'entend pas souvent,
18:56ce discours-là
18:57autour de l'Afrique
18:58et des engagements.
18:59Mais vous allez en Afrique,
19:00ça y est,
19:00les Français,
19:01ils sont très peu maintenant.
19:02Non, absolument.
19:03Les Russes,
19:04les Chinois,
19:05les Américains ont fait ménage.
19:05Et les Russes.
19:06Enfin, les Russes,
19:07c'est les Chinois.
19:08Les candidats là-dessus.
19:10Et puis, il y a eu,
19:11durant le débat,
19:13vous savez,
19:14pour la primaire socialiste,
19:17ils ont parlé aussi
19:18de l'uranium.
19:19Et c'est vrai que nous,
19:20on ne produit plus de l'uranium,
19:21on en a produit
19:21et maintenant,
19:22on l'achète.
19:23Et l'uranium va devenir aussi
19:24une matière très importante,
19:26surtout que nous,
19:26on veut construire
19:27de plus en plus
19:30de centrales.
19:30On l'achète au Canada,
19:32quand même,
19:32principalement,
19:32l'uranium.
19:33Al-Jurie,
19:34Canada.
19:34Oui.
19:35Bon.
19:36Puisqu'on n'a pas pu
19:37exploiter vraiment le Niger,
19:38on a payé des milliards
19:39pour rien du tout.
19:40C'est parce que,
19:41c'est parce que,
19:41c'est parce que,
19:42c'est parce que,
19:42c'est parce que,
19:42c'est parce qu'on reprend peut-être
19:44l'uranium chez nous.
19:45À l'époque,
19:45Areva avait acheté
19:46beaucoup de...
19:47Et maintenant,
19:48le Niger,
19:49il n'y a rien.
19:49qui était vide,
19:50quoi.
19:51Et voilà.
19:52Vous avez fini,
19:52c'est bien.
19:53Vous avez ambiancé,
19:54c'était sympathique
19:55entre le caca,
19:56l'uranium.
19:58Le caca,
19:59le cobalt,
19:59c'est tout.
20:00Merci.
20:00Maintenant,
20:01vous allez parler de sujet sérieux.
20:03C'était très sérieux.
20:04C'était très sérieux.
20:05On attendait de vous
20:06que vous nous fassiez sourire,
20:07mais enfin,
20:07c'est raté.
20:09On parle de cette...
20:11Oui, écoutez,
20:13dites donc,
20:13vous taquinez les autres
20:14en permanence
20:15et on ne peut pas vous toucher.
20:17Non, si, si,
20:17je viendrai avec moi.
20:18Vous n'êtes peut-être
20:19pour finir.
20:20Oui, je voudrais
20:20qu'on est rouge demain.
20:22Je n'ai pas de souci.
20:22Ça va, ça va.
20:24Alors,
20:24journée au risque en France,
20:26le mouvement lycéen
20:27qui cherche
20:29à élargir ses rangs.
20:30La CGT appelle
20:31les salariés à rejoindre
20:32donc les manifestations.
20:34Pour l'instant,
20:34ce qu'on voit sur les images,
20:36c'est que c'est plutôt calme.
20:37Alors, chose nouvelle
20:38par rapport aux autres jours,
20:39les parents, parfois,
20:40sont aux côtés
20:41de leurs enfants.
20:43C'est plutôt peut-être
20:43une bonne chose,
20:44je me tourne vers Gilbert Azoulay,
20:47spécialiste de l'éducation.
20:48C'est vrai que j'imagine
20:49que les autorités
20:50sont en stress aujourd'hui.
20:52La bavure n'est jamais là.
20:53Elle se réamante.
20:54De toute façon,
20:55on ne sait pas
20:55ce qui s'est passé.
20:56Moi, j'ai écouté une une aise
20:58lui fait son job,
20:59chacun fait son job.
21:00Le problème,
21:01c'est que d'abord
21:02que les parents soient là,
21:02je trouve ça très bien.
21:03Oui.
21:04Parce que ça responsabilise
21:05un peu tout le monde.
21:06Ça, c'est une bonne chose
21:06et j'ai envie de dire
21:07si c'est un mouvement...
21:07Ça, c'est ça qu'ils vont payer
21:08et on y revient.
21:10Ce n'est pas encore fait.
21:12Ce qui est sûr,
21:13c'est que les revendications,
21:15ce qui est dommage,
21:15au fond,
21:15c'est qu'elles sont légitimes.
21:17J'ai envie de dire,
21:17quand vous avez des lycées,
21:18la plupart des lycées
21:19datent d'avant 81.
21:21D'avant 80, pardon.
21:22J'ai cette idée en date.
21:23D'avant 80,
21:24il y avait des lettres traumatisantes
21:25dans l'histoire de France.
21:26C'est ça.
21:26Pas pour moi, mais...
21:29Bon, là, on a fait dire.
21:30Il y a des revendications
21:31absolument légitimes
21:33et c'est vrai
21:34qu'il a suffi
21:34d'une petite étincelle
21:35pour déclencher
21:36un gros incendie
21:37comme souvent
21:38dans ce genre de choses.
21:40Et c'est vrai que...
21:42Je faisais un débat
21:43avec un ministre de l'éducation.
21:44Je lui disais,
21:45au fond,
21:45moi, je suis très indulgent
21:46avec le ministre de l'éducation
21:47parce que quoi qu'il fasse,
21:48quoi qu'il fasse,
21:49de droite et de gauche,
21:50ça ne plaît pas.
21:51Quoi qu'il fasse,
21:52ils sont à peu près entendus
21:54au début
21:54et puis très rapidement,
21:55la base de ne les soutient plus.
21:57C'était vrai pour Najat Vallée
21:58ou Bécassem.
21:59Il y a eu Blanc-Noir,
22:008 ministres de l'éducation
22:01en deux quinquennats.
22:01On en parle dans quelques instants.
22:03Gilbert,
22:04vous avez introduit le débat.
22:06On se retrouve à 11h
22:07après le journal
22:08de Clémence Lobary.
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