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  • il y a 32 minutes
Christelle Leroy, 26 ans, employée chez un charcutier-traiteur parisien, mère de Lucas, un petit garçon de quatre ans. A l'hiver 2005, la maman et l'enfant disparaissent subitement. Leur chien est aussi introuvable. La silhouette du charcutier-traiteur va se profiler derrière la double disparition. L'enquête va alors sombrer dans la noirceur absolue.
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.

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Transcription
00:0015h, c'est l'heure du crime sur RTL, avec Jean-Alphonse Richard.
00:04Moi j'imagine ma sœur en train de se faire étrangler, j'imagine ma sœur en train de se faire
00:09découper, et ça c'est affreux.
00:12Il parle comme ça sans aucun sentiment, sans aucun regret, sans aucun remords, il a rien.
00:18Même sur son visage, les traits de son visage, on voit vraiment que ça lui passe au-dessus de la
00:22tête, il a fait ce qu'il avait à faire, tout simplement.
00:26Bonjour, Christelle Leroy, 26 ans, employée chez un traiteur parisien, maman de Lucas, 4 ans.
00:33A l'hiver 2005, la mère et l'enfant disparaissent, leur chien est également introuvable.
00:38La silhouette du charcutier traiteur va se profiler derrière la double disparition, l'enquête va alors sombrer dans la noirceur
00:46la plus absolue qui soit.
00:48Christelle Leroy, nuit sanglante au marché Saint-Martin, l'heure du crime, votre rendez-vous 100% fait divers tout
00:55de suite, sur RTL.
01:05Mercredi 23 février 2005, Liliane Leroy se présente au commissariat central du 10e arrondissement de Paris, rue Louis Blanc.
01:14Elle vient signaler la disparition de sa fille Christelle, 26 ans, et du fils de celle-ci, Lucas, 4 ans.
01:21Elle raconte que Christelle lui téléphone régulièrement. La dernière fois qu'elles se sont parlées, c'était il y a
01:285 jours, le 18 février, vers 19h.
01:30Depuis, plus rien. Les policiers enregistrent le signalement. Liliane finit par se rendre à l'appartement de Christelle.
01:38Le logement est vide. Même le coquer de sa fille, baptisée Mabel, est absent.
01:44Pas de désordre. Le réfrigérateur est plein. Toutes les affaires sont là. Seul le panier à linge en plastique a
01:51disparu.
01:52Des traces rougeâtres sont visibles sur le chambranle de la porte d'entrée, sur la poignée du frigo, sur un
01:59mur.
01:59Quatre policiers de la BRDP se déplacent. Les experts confirment que les traces suspectes sont bien du sang.
02:06Il appartient à Christelle Leroy et à son fils Lucas. Un ADN masculin inconnu est détecté sur un vêtement qui
02:14sèche dans la salle de bain.
02:15Les policiers perçoivent un climat oppressant qui règne dans l'appartement.
02:21Interrogé, un voisin dit avoir entendu des cris d'enfant. Dimanche, 20 février, vers 14h30.
02:28Il a pensé que le petit Lucas s'était fait mal. Peu après, il y a eu comme un bruit
02:33de chute.
02:37Les enquêteurs font le tour de la famille et des proches de Christelle Leroy.
02:41Son ancien concubin, le père de Lucas, est interrogé.
02:44Il a parlé à Christelle le samedi 19 février au soir.
02:48Elle allait bien. Elle devait lui déposer Lucas le lendemain à 18h, mais elle n'est jamais venue.
02:53Il a essayé de l'appeler sans succès.
02:56La mère de Christelle raconte que sa fille travaille depuis un an chez un charcutier traiteur au marché Saint-Martin.
03:03Elle entretient une relation intime avec cet homme, Béranger Bruns, 41 ans.
03:09Une liaison chaotique. Christelle a plusieurs fois rompu avec lui, mais il n'a jamais cessé de revenir à la
03:16charge.
03:16« Il a beaucoup d'emprise sur Christelle », affirme la maman.
03:20Béranger Bruns est mariée et sa femme est au courant de cette adultère.
03:24La sœur de Christelle a récemment reçu la visite de Béranger Bruns.
03:29Il voulait savoir si elle avait des nouvelles.
03:32Il disait souffrir beaucoup de l'absence de Christelle.
03:38Vendredi 25 février 2005, les policiers se rendent au marché Saint-Martin pour y entendre Béranger Bruns.
03:44Il a une égratignure au coin du nez.
03:46Il s'est blessé en démontant une vitrine.
03:49Il est bien l'amant de Christelle Leroy.
03:52Dimanche 20 février, en début d'après-midi, il l'a ramenée chez elle.
03:56Depuis un certain temps, leur relation battait de l'aile.
03:59Ils ont parlé séparation et argent.
04:02Bruns avait en effet versé les deux mois de caution de l'appartement.
04:06Puis, il avait aussi prêté 2000 euros à Christelle pour acheter un scooter.
04:10Il souhaitait être remboursé en partie.
04:13Christelle, dit-il, était énervée.
04:15Il l'a quitté vers 15h30.
04:17Le lendemain à 14h, il est revenu dans l'appartement.
04:20Il avait le double des clés.
04:22Il est venu pour récupérer ses affaires.
04:24Mais ni Christelle, ni Lucas, ni le chien n'étaient là.
04:28Depuis, il n'a plus aucune nouvelle.
04:32Béranger Bruns, le charcutier traiteur, va revenir au premier plan de cette enquête.
04:37Il est le suspect numéro 1 car, évidemment, les traces, les indices multiplient un peu de son sang sur la
04:44scène de la disparition.
04:46La remise du magasin qu'il a fermé à double tour, de troublantes allées-venues.
04:51On va voir tout ça, évidemment, ce que vont découvrir les enquêteurs.
04:54Et surtout, ce que va raconter cet homme lors des investigations.
04:57Ce sera dans la suite de l'heure du crime.
05:00Christelle Leroy, jeune maman, 26 ans, un fils de 3 ans.
05:03C'est vrai que la disparition est troublante.
05:06Bonjour Nicolas Deliaise.
05:08Bonjour.
05:09Merci beaucoup d'être avec nous dans l'heure du crime, journaliste et documentariste.
05:14Vous avez suivi toute cette affaire pour le nouveau détective.
05:16Donc, vous en connaissez parfaitement les détails.
05:19C'est vrai que quand les policiers visitent l'appartement de Christelle Leroy,
05:24ils sont immédiatement troublés, Nicolas Deliaise.
05:29Ce n'est pas tout à fait ce que me rapporte la maire.
05:31Parce que quand la maire de Christelle a appelé les policiers,
05:36déjà, elle a eu pas mal de mal à les faire venir.
05:38Sa fille était majeure.
05:41Et que ça apparaissait comme simplement une disparition au départ.
05:46Donc, quelques policiers sont venus quand même faire une visite de l'appartement.
05:51Mais ils n'ont pas remarqué grand-chose de particulier pendant leur visite.
05:56Et ils ne se sont pas beaucoup attardés dans l'appartement.
06:00Alors, il y a des traces de sang tout de même que vont détecter,
06:04après les techniciens, comme on dit, de scènes de crime,
06:07des traces de sang qui ont été en partie nettoyées.
06:09C'est bien ça, Nicolas Deliaise ?
06:12Oui, alors, c'est-à-dire que ces traces de sang,
06:14elles ne sont pas du tout visibles en apparence,
06:17comme ça, quand on regarde vite fait.
06:20C'est en passant un certain temps dans l'appartement,
06:24en examinant vraiment tous les recoins,
06:27que moi, j'ai aperçu dans le chambrand de la porte d'entrée,
06:31une trace de couleur rouge un peu vive,
06:36avec des aspérités un peu irrégulières,
06:40et qui m'ont fait penser tout de suite à du sang séché.
06:44Ça, je précise que vous étiez à ce moment-là avec la maman,
06:47évidemment, de Christelle Leroy, dans cet appartement.
06:50Et c'est que, finalement, pour détective, évidemment,
06:52et que c'est un petit peu grâce à cette découverte
06:54que vous allez aussi mettre les policiers sur la piste.
06:57Il y a aussi autre chose, Nicolas Deliaise,
06:59c'est qu'un témoin, il n'y a pas beaucoup de témoins
07:01dans cet immeuble qui parlent,
07:02mais un témoin a entendu des bruits suspects.
07:06Oui, c'est le voisin du dessous, en fait,
07:08qui rapporte que le dimanche après-midi,
07:12donc jour supposé de la disparition de Christelle,
07:16en début d'après-midi, il aurait entendu un bruit sourd
07:20qui lui aurait fait penser à une chute dans l'appartement.
07:26Sans dire plus, après, il n'a pas entendu autre chose,
07:29mais il note bien quand même ce bruit sourd
07:32qu'il situe, lui, en tout début d'après-midi.
07:35Voilà, c'est ça.
07:36Donc, on s'achemine, évidemment, sur un scénario un petit peu sombre.
07:39En tout cas, il y a beaucoup d'indices
07:40qui vont vers une disparition tout au moins mouvementée.
07:43C'est le moins qu'on puisse dire à ce moment-là.
07:45Bonjour, Jean-Pierre Getty.
07:48Bonjour.
07:48Merci beaucoup d'être avec nous en direct dans l'heure du crime.
07:51Alors, vous avez présidé la cour d'assises au procès
07:56qui va venir dans cette affaire.
07:58Je ne donne pas tout de suite tous les éléments.
08:00Mais vous êtes l'auteur du livre aussi,
08:02jugé à hauteur d'homme, aux éditions Michelon.
08:05Évidemment, cette chose criminelle,
08:06M. Getty, vous la connaissez parfaitement bien.
08:09Alors, il y a Béranger Bruns,
08:11le charcutier traiteur qui apparaît très vite
08:13dans le spectre de l'enquête.
08:15Ce qu'on peut dire, c'est que la liaison,
08:17et ça, les témoignages le disent tout de suite,
08:18la liaison entre Christelle Leroy, la disparue,
08:20et Béranger Bruns,
08:22cette liaison n'était pas des plus tranquilles.
08:25Oui, c'est ce que rapporte effectivement l'enquête.
08:28Mais vous savez, nous sommes dans un cas de figure très particulier
08:30et ça se produit un certain nombre de fois devant la cour d'assises.
08:34C'est-à-dire, nous avons un crime qui a été commis,
08:36et on en est quasiment certain,
08:38mais on n'a pas le corps.
08:40D'autres termes, on n'arrive pas à restituer exactement
08:44le déroulé des événements.
08:46Des événements, effectivement.
08:48Expectatives, et c'est un peu la particularité de cette affaire.
08:52Nicolas Deliaise, je reviens vers vous,
08:54et puis on reprendra Jean-Pierre Getty
08:56quand la liaison sera un petit peu meilleure.
08:58Je reviens vers vous.
08:59Bruns, ce charcutier traiteur, a priori,
09:02comme ça, on va le voir au marché,
09:03mais il n'a presque rien à cacher, cet homme.
09:07Non, non, et puis c'est quelqu'un de très affable,
09:09qui est très à l'aise.
09:12C'est quelqu'un qui a visiblement une grosse personnalité,
09:16qui est assez exubérant,
09:19enfin en tout cas sûr de lui,
09:21et qui se montre tout à fait à l'aise.
09:25Tout à fait à l'aise, donc il n'a rien à se reprocher,
09:27mais la suite, on va voir, va être un petit peu différente.
09:30Le charcutier traiteur va être placé en garde à vue.
09:34Christelle Leroy, nuit sanglante au marché Saint-Martin.
09:37J'ai enfilé un tablier en plastique,
09:40pris le couteau à désausser,
09:42et j'ai commencé à les découper.
09:43L'enquête de l'heure du crime,
09:45on se retrouve dans un instant sur RTL.
09:47Tous les jours, toute la journée,
09:51c'est RTL.
10:00L'heure du crime consacrée à la disparition de Christelle Leroy.
10:06Cette jeune maman et son fils de 4 ans
10:08se sont évaporés en plein Paris à l'hiver 2005.
10:11Elle travaillait chez un charcutier traiteur
10:14devenu son amant,
10:15un homme marié qui intéresse beaucoup les enquêteurs.
10:21Jeudi 31 mars 2005,
10:23un mois après la disparition,
10:26Christelle Leroy et son fils restent introuvables.
10:29Affaire confiée à la brigade criminelle.
10:31Béranger Bruns est sous surveillance.
10:33Un de ses employés est entendu.
10:35Il n'avait rien remarqué d'anormal au magasin,
10:39si ce n'est que la clé de la remise de la boutique n'est plus là.
10:44Le patron lui a répondu qu'il avait cassé la clé dans la serrure
10:48et il ne fallait pas chercher à rentrer,
10:50ça ne servait à rien.
10:51Quatre jours plus tard,
10:52les enquêteurs apprennent que le 20 février au soir,
10:56date de la disparition,
10:57le portable de Christelle Leroy
10:59a borné à 22h16 précisément
11:03près du domicile de Béranger Bruns.
11:05Le charcutier avait dit qu'il n'avait jamais vu Christelle à ce soir-là.
11:11Quant à la petite tâche de sang retrouvée dans la salle de bain,
11:14elle appartient bien au charcutier traiteur.
11:20Mardi 7 juin 2005, au matin,
11:23Béranger Bruns s'est interpellé au marché Saint-Martin.
11:26En garde à vue,
11:27ils confirment qu'il était bien chez Christelle Leroy le dimanche 20 février.
11:31Le ton est monté à propos de leur couple,
11:34Christelle l'a giflé,
11:36il l'a giflé en retour,
11:37mais ça s'est arrêté là.
11:38Il est parti, vers 14h45.
11:42Après quelques heures de garde à vue,
11:44Béranger Bruns change de version.
11:46Ils décident de tout dire.
11:48Ce 20 février,
11:49Christelle lui a fait des reproches.
11:50Ils en sont venus aux mains.
11:52Le petit Lucas a essayé de s'interposer.
11:55Il me donnait des coups de pied.
11:57Se souvient Bruns.
11:58La dispute s'est poursuivie.
12:00Jusque dans la salle de bain.
12:02Il a saigné du nez.
12:04J'étais hors de moi.
12:06J'ai saisi son coup.
12:08Lucas est entré.
12:09Christelle alors devenait bleue.
12:11Elle ne respirait plus.
12:13Elle est tombée au sol.
12:14Béranger Bruns a attrapé le petit garçon.
12:18Et il l'a étranglé.
12:19Il a ensuite étouffé Mabel,
12:21le coqueur de la maison.
12:23Et l'a jeté dans le vide ordures de l'immeuble.
12:26Bruns est allé au magasin.
12:28Il a nettoyé ses vitrines pour se calmer, dit-il.
12:31Puis il est retourné à l'appartement.
12:33Il a mis les deux corps dans des sacs de voyage.
12:37Il se souvient que les jambes de Christelle dépassaient.
12:40Il les a cachées avec un blouson.
12:42Puis il a transporté les corps en pleine nuit
12:46dans sa voiture, un 4x4, au marché Saint-Martin.
12:53Toujours en garde à vue,
12:55Béranger Bruns dit qu'il s'est retrouvé
12:57avec les deux corps dans son arrière-boutique.
13:01Il a enfilé son tablier en plastique.
13:04Il a pris un couteau à désausser.
13:06Il a découpé les cadavres.
13:08Les deux têtes,
13:09il les a placés dans des seaux
13:11déposés dans le réfrigérateur.
13:13Peu avant 7h du matin,
13:15il s'est dépêché.
13:16Il a jeté les corps découpés
13:18et placés dans des cartons,
13:20dans des poubelles vertes,
13:22dans les rues d'Avron
13:23et des grands champs.
13:25Il dit qu'il n'était plus lui-même en faisant ça.
13:27Il ne savait pas vraiment ce qu'il faisait là.
13:30Il a verrouillé la remise de l'arrière-boutique.
13:33Il est rentré chez lui.
13:34Sa femme, infirmière de nuit,
13:35est arrivée peu après.
13:37Deux jours plus tard,
13:38dans la nuit,
13:39il est reparti au marché.
13:41Il a versé du ciment à prise rapide
13:43dans les seaux qui contenaient les têtes.
13:45Il les a balancés
13:47dans les conteneurs poubelles
13:49du marché Saint-Martin.
13:52Mais que s'est-il passé
13:54dans la tête de Béranger Bruns
13:56pour accéder à un tel niveau d'horreur
13:57et d'instruction ?
13:58Une maman et son petit garçon
14:00dont il ne reste absolument rien.
14:02Effacer à jamais
14:03le juge d'instruction,
14:04les psychiatres,
14:05les proches
14:06de la famille,
14:07aussi de Christelle Leroy
14:08et du petit Lucas,
14:09tout le monde va s'interroger.
14:11On va en parler dans la suite
14:12de l'émission.
14:13On voit donc là,
14:14la NAS,
14:15c'est donc peu à peu refermé
14:17sur Béranger Bruns.
14:19Un mot là-dessus.
14:20Nicolas Deliaise,
14:21journaliste pour Le Nouveau Détective,
14:22vous avez suivi pour ce journal
14:24toute cette affaire.
14:26Des traces qu'il a laissées derrière lui,
14:29Béranger Bruns,
14:29c'est ce qui le perd finalement ?
14:32C'est ce qui,
14:33en tout cas,
14:34moi par exemple,
14:34quand j'ai été dans l'appartement,
14:36m'a mis la puce à l'oreille,
14:37il m'a permis de découvrir
14:38les traces de sang.
14:40Parce qu'il y a quelques petits détails
14:43qui m'ont quand même interpellé
14:44avant de trouver ces traces de sang,
14:47c'est que dans l'appartement,
14:49il y avait un certain nombre de choses
14:50où on se demandait
14:52ce que ça faisait là,
14:53comme un énorme marteau de chantier
14:57dans la cuisine,
14:58un rouleau de scotch,
15:00aussi de gros scotch gris pour carton
15:03qui était aussi dans la cuisine,
15:07et un certain nombre d'autres détails
15:10qui tiennent l'un par l'autre
15:12de l'insignifiant.
15:14Mais en fait,
15:14quand on commence à les mettre
15:15l'un après l'autre,
15:17ça prend corps.
15:18Il n'a pas vraiment été très prudent,
15:20le moins qu'on puisse dire,
15:21Béranger Bruns.
15:23Il a cru l'être,
15:25mais il a commis des erreurs.
15:27Quand même.
15:27Oui, il a commis des erreurs
15:29qui permettent de remonter sa trace
15:31jusqu'à ce marché Saint-Martin
15:33avec des aveux épouvantables.
15:34Jean-Pierre Getty,
15:35vous êtes avec nous
15:36dans cette heure du crime,
15:37président de la Cour d'assises
15:39au procès de Béranger Bruns.
15:41On va y venir dans un moment
15:42à ce procès.
15:44Avec vous,
15:45j'aimerais avoir votre sentiment,
15:47le récit que livre Béranger Bruns
15:49devant les enquêteurs
15:50de la brigade criminelle
15:52sur procès verbal,
15:53ce récit,
15:54il est incroyablement précis.
15:57Il donne absolument
15:58tous les détails,
15:58même les plus horribles.
16:00Oui, c'est exact.
16:02D'ailleurs,
16:02ça a été très impressionnant
16:03au moment des débats
16:04devant la Cour d'assises.
16:06Lorsqu'on l'interroge
16:07sur la manière
16:08dont il a procédé
16:09pour à la fois étrangler
16:13cette femme
16:14et son petit garçon
16:15et accessoirement,
16:16j'allais dire,
16:17le chien,
16:18la manière dont ensuite
16:19il a raconté
16:21la découpe de ses corps,
16:23mais ça faisait froid
16:24dans le dos.
16:25Tout ceci avec une précision,
16:27avec un détachement,
16:28comme si c'était
16:29un véritable professionnel
16:31qui était fier
16:31de sa pratique.
16:33Et je vous assure
16:34que ça a énormément
16:35impressionné
16:36les juges et les jurés.
16:38Jean-Pierre Getty,
16:39est-ce qu'on peut parler
16:41d'un anéantissement
16:42de ses corps ?
16:43Il n'en reste rien,
16:44d'ailleurs,
16:44on ne retrouvera
16:45absolument plus rien.
16:46Est-ce qu'il est persuadé
16:48à ce moment-là,
16:48un peu naïvement,
16:49peut-être,
16:49qu'en faisant disparaître
16:51totalement ses corps,
16:52on ne viendra pas l'embêter ?
16:55Certainement.
16:56D'ailleurs,
16:57l'enquête démontre
16:58que sa mise en cause
16:59n'a pas été immédiate.
17:00Il a fallu faire
17:01un certain nombre
17:02d'investigations.
17:03Je pense que ça a pris
17:04trois ou quatre mois.
17:05Et d'ailleurs,
17:06M. Deliaise,
17:07à ce titre,
17:08a joué un rôle
17:08très important
17:09puisque c'est à son initiative
17:10que l'enquête
17:12a pu évoluer
17:13et que là,
17:14ensuite,
17:14la brigade criminelle
17:15s'en est chargée
17:16et aboutit
17:17à l'ordre
17:18de la garde à vue,
17:19aux aveux
17:19et véritablement
17:21à tous les événements
17:22extrêmement circonstanciés
17:24qu'il a pu relater.
17:26Nicolas Deliaise,
17:27je reviens vers vous.
17:28Vous connaissez évidemment
17:29très très bien
17:30ce dossier.
17:31Le mobile
17:33de Béranger-Bruns,
17:35il ne s'est pas très clair
17:36parce qu'il dit
17:36que c'est une dispute
17:37mais ce couple,
17:38il n'arrêtait pas
17:39de se disputer.
17:40Là,
17:40pourquoi d'un seul coup
17:41c'est allé bien plus loin
17:43que prévu ?
17:45Il semble,
17:46en tout cas,
17:46c'est les seuls éléments
17:47dont on dispose,
17:49il semble que cette fois,
17:51c'était la dispute de trop
17:53et que Christelle
17:54était vraiment décidée
17:55à mettre fin
17:57à cette relation
17:57et visiblement,
18:00il n'aurait pas supporté
18:01la fin de cette relation.
18:03C'est-à-dire que Christelle
18:04voulait le quitter
18:06mais lui,
18:07il ne savait pas très bien
18:07sur quel pied danser.
18:09Il était marié,
18:10il voulait finalement
18:11gérer avec égoïsme
18:12tout simplement
18:13d'avoir toutes ces femmes
18:15avec lui.
18:16Oui,
18:17c'est sûr que la situation
18:18était complexe,
18:20il était marié,
18:22sa femme était au courant
18:23de la liaison,
18:24visiblement,
18:25je ne sais pas
18:25si elle l'acceptait vraiment
18:26mais en tout cas,
18:28elle faisait avec
18:29et lui,
18:31c'est comme ça
18:32qu'il était décrit aussi
18:33par tous les gens
18:34qui le côtoyaient,
18:35c'est quelqu'un
18:36qui était un peu
18:36dans la toute puissance,
18:37qui avait réussi
18:40professionnellement,
18:41qui avait de l'argent,
18:42et qui ne supportait pas
18:45visiblement
18:45qu'on lui refuse
18:47quoi que ce soit
18:47et donc c'est à mon avis
18:49un mélange
18:50de tous ces éléments
18:52qui a fait
18:52qu'il a complètement
18:53dégoupillé
18:54ce jour-là.
18:55Vous êtes d'accord
18:56avec ça Jean-Pierre Géti ?
18:58La toute puissance
18:59de cet homme,
18:59il fallait en finir
19:01avec cette situation
19:02ambiguë ?
19:03On peut aussi
19:04y ajouter
19:05le décalage d'âge
19:07entre les deux partenaires
19:09et puis il semblerait
19:10aussi que les sentiments
19:12de l'amoureux
19:13aient été plus forts
19:13du côté de Bruns
19:14que du côté
19:15de la jeune femme.
19:17Donc tout ceci
19:18a contribué
19:19à manifestement
19:20alimenter
19:21sa vindicte
19:22et le fait
19:23qu'il n'a pas supporté
19:24l'idée
19:25d'une séparation.
19:27Derrière
19:28les mécanismes
19:29de cette destruction
19:31totale.
19:32Christelle Leroy,
19:33nuit sanglante
19:34au marché Saint-Martin.
19:35Notre drame
19:36c'est que nous n'aurons
19:37jamais leur corps
19:37tout à brûler
19:38à 2000 degrés.
19:40Comment un homme
19:41ordinaire
19:41dépourvu de violence
19:42a-t-il pu montrer
19:43une telle colère
19:44meurtrière ?
19:45Que dit-il
19:46de ces victimes ?
19:47A suivre
19:48dans un court instant
19:49sur RTL.
19:51L'heure du crime
19:52à toute heure.
19:53Abonnez-vous au podcast
19:54100% fait divers
19:55sur l'appli RTL.
19:59L'heure du crime
20:00la seule émission radio
20:02100% fait divers
20:03avec Jean-Alphonse Richard.
20:05Béranger trouve
20:06que Christelle
20:07est très exigeante
20:09voire trop exigeante
20:10parce qu'il lui donne
20:12plus qu'il ne peut donner
20:15et qu'il n'a jamais donné
20:16à quiconque.
20:17Dans ce genre de situation
20:18ma foi
20:19ça ne peut donner
20:20que des cris
20:22des pleurs
20:22et des crises.
20:24Retour
20:25dans l'heure du crime
20:26sur la disparition
20:27et la mort de Christelle Leroy
20:28tué en février 2005
20:29par son amant
20:30et patron
20:31le charcutier traiteur
20:32Béranger Bruns
20:33il a également étranglé
20:35le fils de sa maîtresse
20:364 ans
20:362 corps dépecés
20:38les experts
20:39manquent d'explications
20:40sur ce geste.
20:43Lundi 11 juillet 2005
20:45Béranger Bruns
20:46participe
20:47à la reconstitution
20:48du double meurtre.
20:49Bon élève
20:50il répond
20:51à toutes les questions
20:51les enquêteurs
20:52s'étaient étonnés
20:53de n'avoir trouvé
20:54aucune trace de sang
20:55dans l'arrière boutique
20:56Bruns répond
20:57qu'il a utilisé
20:58un puissant détergent
20:59du dégraissant
21:00et de la javel
21:01le charcutier traiteur
21:03revient sur sa relation
21:04avec Christelle Leroy
21:05il avait eu
21:06un coup de foudre
21:07pour elle
21:08mais
21:08il était de plus en plus
21:10désarçonné
21:11par son humeur changeante
21:12pour le petit Lucas
21:13il confie
21:14qu'il était là
21:15au mauvais endroit
21:16au mauvais moment
21:17les psychologues
21:18et les psychiatres
21:19évoquent un monsieur
21:20tout le monde
21:21qui a perdu ses repères
21:22le psychiatre
21:24Daniel Zaguri
21:25affirme que Bruns
21:26n'est pas un malade mental
21:27ni schizophrène
21:29ni psychopathe
21:342007
21:34deux ans après la tragédie
21:36Iliane Leroy
21:37mère de Christelle
21:38et grand-mère de Lucas
21:39déplore dans
21:40Aujourd'hui en France
21:41que ni Béranger
21:42ni sa famille
21:43ne lui ait témoigné
21:44à elle
21:45et ses filles
21:46le moindre regret
21:47notre drame
21:48c'est que nous n'aurons
21:49jamais leur corps
21:51tout a été brûlé
21:52à 2000 degrés
21:54avec les ordures
21:55L'avocat de Béranger Bruns
21:56décrit son client
21:58incarcéré à Freyne
21:59comme un homme
22:00réellement accablé
22:01qui éprouve
22:02une profonde compassion
22:03pour les victimes
22:04et qui regrette
22:05chaque jour
22:06les gestes
22:06qu'il a pu commettre
22:09Très difficile donc
22:10de savoir
22:10ce qui a pu se passer
22:12dans la tête
22:14de Béranger Bruns
22:15évidemment
22:15c'est compliqué
22:16Jean-Pierre Getty
22:18vous êtes avec nous
22:18vous avez présidé
22:20la cour d'assises
22:21qui a été amenée
22:22à juger
22:23Béranger Bruns
22:24ce procès
22:25évidemment
22:25on va y venir
22:27cet homme là
22:29encore une fois
22:30lors de la reconstitution
22:32il ne bouge pas beaucoup
22:33et il y a quelque chose
22:34d'étonnant chez lui
22:35c'est que
22:35alors peut-être c'est faux
22:36peut-être je me trompe
22:37même si son avocat
22:38va rectifier le tir
22:39on l'a entendu
22:40par la suite
22:41mais devant les policiers
22:42il ne montre pas
22:44de regrets
22:44ou en tout cas
22:45presque de remords
22:46j'ai envie de dire
22:47c'est exact
22:49oui
22:50d'une certaine manière
22:51comme vous le disiez
22:52c'est quelqu'un
22:53qui est très introverti
22:55et que
22:57ses expressions
22:59émotionnelles
23:00sont difficiles
23:00à percevoir
23:01donc que ce soit
23:02les regrets
23:03ou les remords
23:04je pense qu'il a
23:05une difficulté
23:06à les exprimer
23:07toujours est-il
23:08qu'il a complètement
23:09assumé ses actes
23:10et que
23:14en reconnaissant
23:15les faits
23:16qu'il a commis
23:16c'est aussi
23:17une forme de compassion
23:18envers la famille
23:20il y a une
23:22discordance
23:23Jean-Pierre Getty
23:24une distance énorme
23:25entre cet homme
23:27banal
23:27monsieur tout le monde
23:28disent les experts
23:30cet homme banal
23:31sans violence
23:32qui n'est pas connu
23:33de la justice
23:33et puis la barbarie
23:34qu'il a pu exercer
23:36oui
23:37c'est effectivement
23:38c'est ce qui rend
23:39le personnage
23:41particulièrement
23:41difficile à cerner
23:43c'est cette froideur
23:45cette distance
23:45qu'il a pu prendre
23:46entre les faits
23:48qu'il a commis
23:49avec une méticulosité
23:51assez exceptionnelle
23:53qui laisse à penser
23:55que véritablement
23:56il avait
23:56le désir
23:58de faire disparaître
23:59ses corps
24:00de manière définitive
24:01alors qu'il a pu
24:02entretenir auparavant
24:03une relation amoureuse
24:05sentimentale
24:05dans laquelle
24:06il a pu s'investir
24:07donc ce décalage
24:08effectivement
24:09a pu impressionner
24:12la cour
24:13dans la façon
24:15elle a apprécié
24:17les agissements
24:18de monsieur Bruns
24:20Nicolas Deliaise
24:20vous êtes avec nous
24:21également dans
24:21l'heure du crime
24:22journaliste
24:22vous avez suivi
24:23toute cette affaire
24:23pour le nouveau détective
24:24et vous avez même
24:25emmené on l'a dit
24:26des éléments
24:27à la police
24:27c'est vous qui avez
24:28découvert avec la maman
24:30de Christelle Leroy
24:31des traces de sang
24:32dans cet appartement
24:33la tragédie évidemment
24:35de la famille Leroy
24:36elle est totale
24:38il n'y a plus rien
24:39de ces corps
24:40ni de Christelle
24:41ni de Lucas
24:41on se demande
24:42comment il a pu
24:43d'ailleurs faire
24:44pour faire disparaître
24:44tout ça
24:45la reconstitution
24:45ne donne pas la clé
24:46vraiment
24:48il s'en est
24:49quand même
24:49expliqué
24:50auprès des policiers
24:53et là
24:54ça a été
24:54véritablement
24:55glaçant
24:56quand il a expliqué
24:57c'est à dire
24:58qu'après avoir
24:59dépecé
24:59intégralement
25:00les corps
25:01il les a en fait
25:03mis dans des sacs poubelles
25:04qui étaient
25:06certains
25:07ramassés
25:07à même
25:08le marché
25:09Saint-Martin
25:09où il travaillait
25:10et d'autres
25:11il a été les jeter
25:13au hasard
25:14comme ça
25:14en faisant
25:16tout un circuit
25:16un par un
25:18dans différentes poubelles
25:20pour ne pas être
25:21repérés
25:22donc
25:22on n'a plus rien
25:24à retrouver
25:24même il y a eu
25:25un détail
25:25comme
25:27sordide
25:28comme
25:28les têtes
25:30de Christelle
25:31et de son fils
25:32qui ont été
25:33coulés
25:33dans du béton
25:34dans des seaux
25:35donc effectivement
25:37quand la police
25:38revient sur l'affaire
25:39quelques semaines
25:40plus tard
25:41il n'y a rien à faire
25:42on ne peut plus rien
25:42retrouver
25:43du tout
25:43on ne peut plus rien
25:44retrouver
25:44encore une question
25:46pour vous
25:46Nicolas Deliez
25:47ça m'intéresse
25:48vous connaissez bien
25:49cette famille
25:50Leroy
25:51vous avez rencontré
25:53la maman
25:53vous étiez
25:54lors des premiers pas
25:55de l'enquête
25:56avec cette famille
25:57comment est-ce qu'elle a vécu
25:59tout ça
25:59ces rebondissements
26:00etc
26:00est-ce qu'au début
26:01la maman de Christelle
26:03était persuadée
26:04que Bruns
26:06pouvait être
26:06derrière tout ça
26:08oui
26:09c'était
26:09la seule piste
26:11évidente
26:12parce que
26:12elle était très proche
26:14de sa fille
26:14Christelle
26:15elle ne lui cachait rien
26:17elle lui racontait tout
26:18sa fille aînée
26:19aussi était très proche
26:20de sa soeur
26:21donc il n'y avait
26:22aucun mystère
26:22elle savait très bien
26:23que la relation
26:24était orageuse
26:26et Christelle
26:27avait dit
26:28que la séparation
26:29serait difficile
26:30du reste
26:30elle lui avait averti
26:31qu'elle voulait
26:32se séparer de lui
26:33et elle
26:34elle le connaissait aussi
26:36très bien
26:37Béranger
26:37il était venu
26:38plusieurs fois
26:38chez elle
26:39donc
26:40elle avait un peu
26:41tous les éléments
26:42dans la tête
26:43et elle s'est
26:44très vite rendue compte
26:45que le côté disparition
26:47ne pouvait pas coller
26:48une seule seconde
26:48c'était que
26:49cette explication
26:50qui pouvait
26:52être crédible
26:54Jean-Pierre Gettil
26:55les mensonges
26:56de Béranger Broun
26:57s'ils n'ont pas tenu
26:58très longtemps
26:59on peut même
27:00se poser la question
27:01si cet homme
27:02est vraiment
27:02un manipulateur
27:03en tout cas
27:03c'est un mauvais menteur
27:05ça c'est vraiment
27:06un mauvais menteur
27:07mais enfin
27:08néanmoins
27:09il est quand même
27:10rapidement passé
27:11aux aveux
27:11c'est un peu
27:13la particularité
27:14de ce type d'affaires
27:16lorsque cette affaire
27:18arrive devant
27:18la cour d'assises
27:19on ne peut se baser
27:20que sur ses dires
27:22donc il y a très peu
27:23d'éléments matériels
27:24qui peuvent les conforter
27:25vous avez souligné
27:27qu'il n'y avait pas
27:27de témoignage évident
27:28la seule chose
27:30qui apparaissait
27:31de manière claire
27:32c'est que c'était lui
27:33qui était le principal suspect
27:35dans la disparition
27:37de Christelle
27:38donc manifestement
27:40à un moment donné
27:40il était un peu coincé
27:43dans son attitude
27:45et le passage aux aveux
27:47a certainement été
27:48facilité par
27:50par ce contexte
27:53le charcutier traiteur
27:55va être jugé
27:56Christelle Leroy
27:57nuit sanglante
27:58au marché Saint-Martin
27:59si vous aviez été jugé
28:01il y a 50 ans
28:02vous auriez été
28:02condamné à mort
28:03et exécuté
28:04l'enquête de l'heure du crime
28:06on se retrouve
28:06dans un instant
28:07sur RTL
28:08bonne journée
28:09sur RTL
28:16RTL
28:18votre radio
28:2114h15
28:21c'est l'heure du crime
28:23sur RTL
28:24au programme
28:25de l'heure du crime
28:26la disparition
28:26et la mort
28:27de Christelle Leroy
28:28en 2005
28:28en plein Paris
28:29son employeur et amant
28:31un charcutier traiteur
28:32a avoué le meurtre
28:33de sa maîtresse
28:34et du fils de celle-ci
28:35âgé de 4 ans
28:36deux corps dépessés
28:37deux ans après les faits
28:38il est jugé
28:42vendredi 23 février 2007
28:44deux ans pile
28:45après les meurtres
28:46de Christelle Leroy
28:46et de son fils Lucas
28:48Béranger Bruns
28:4943 ans comparé
28:50devant la cour d'assises
28:52de Paris
28:52silhouette toujours enrobée
28:54visage rond
28:55cheveux bruns et raides
28:57il semble
28:58ce moment
28:58avoir
29:00prématurément
29:01vieilli
29:01il se dit toujours
29:02incapable
29:03d'expliquer son geste
29:05tout à coup
29:05je me suis mis
29:06à étrangler Christelle
29:08je suis parti
29:08dans une espèce
29:09de furie
29:10j'ai serré très fort
29:11j'ai pas vraiment compris
29:12déclare-t-il
29:13en esquissant
29:14les gestes fatales
29:15elle s'est débattue
29:16d'un seul coup
29:16elle est tombée
29:17le président
29:18Jean-Pierre Getty
29:19veut savoir pourquoi
29:20Bruns a tué
29:20le petit Lucas
29:22était-il un témoin
29:23gênant
29:24demande-t-il
29:25réponse de l'accusé
29:26à ce moment-là
29:27j'étais à 100 lieux
29:28de penser
29:28à ce genre de choses
29:29je n'étais pas
29:30en état de conscience
29:31on lui demande comment
29:33aujourd'hui encore
29:34il peut raconter avec détachement
29:36les meurtres
29:36le dépossage des corps
29:37je sais que j'ai fait quelque chose
29:39de très grave
29:40et de très dur
29:41assure-t-il
29:42son épouse
29:43est tout aussi perdue
29:44l'homme qui a fait cela
29:45c'est pas celui
29:46que je connais
29:51sur le banc des partis civils
29:52la mère et les soeurs
29:53de Christelle Leroy
29:54sont en larmes
29:55l'un de leurs avocats
29:56maître Patrick
29:57Beste de Berck
29:58parle d'une douleur
30:00insoutenable
30:01monsieur Bruns
30:02a bien de la chance
30:03car s'il avait été jugé
30:04il y a 50 ans
30:05il aurait été condamné
30:07à mort
30:07et exécuté
30:08Béranger Bruns
30:10s'adresse à la famille
30:11je sais la douleur
30:12et le chagrin
30:12que j'ai provoqué
30:13je vous demande pardon
30:14je vous présente sincèrement
30:16mes regrets
30:17l'avocat général demande
30:19la perpétuité
30:22on va voir évidemment
30:23ce que va donner le verdict
30:24ce sera dans le chapitre suivant
30:26de l'heure du crime
30:26Jean-Pierre Getty
30:27vous êtes avec nous
30:28depuis le début de cette émission
30:30président de la cour d'assises
30:31au procès de Béranger Bruns
30:33c'est vous qui avez en face
30:35de vous
30:36j'ai envie de dire
30:37cet accusé
30:37vous le découvrez
30:39physiquement
30:40à quoi est-ce qu'il ressemble
30:41cet homme dans le box
30:42je pense que vous le dévisagez
30:44vous essayez de savoir
30:44un petit peu
30:45ce qu'il y a derrière
30:45dans sa tête en tout cas
30:46c'est certainement
30:48le premier contact
30:49qu'on peut avoir
30:50avec l'accusé
30:51est quand même
30:53un fort moment
30:55parce que c'est celui
30:56dans lequel
30:57va se créer
30:59une relation
30:59entre le président
31:00qui interroge
31:01et l'accusé
31:02et donc
31:03cette impression
31:05que j'ai immédiatement
31:06effectivement
31:06c'est quelqu'un
31:07d'assez ordinaire
31:08et qui semble
31:10un peu dépassé
31:11par les événements
31:12et sa place
31:14dans le box
31:16néanmoins
31:16lors des auditions
31:17enfin lors d'interrogatoires
31:19au cours des débats
31:20il a une facilité
31:22à s'expliquer
31:23à s'exprimer
31:23comme s'il cherchait
31:25d'une manière ou d'une autre
31:26à justifier son acte
31:28alors il donne des détails
31:29vous le dites
31:30il explique
31:31comme il a fait d'ailleurs
31:32en garde à vue très vite
31:33il continue à raconter
31:34évidemment
31:34ce scénario
31:36particulièrement atroce
31:38mais il reste
31:40encore une fois
31:41il n'explique pas
31:42il est toujours
31:43dans la sidération
31:43Jean-Pierre Getty
31:44cet homme
31:45tout à fait
31:46les explications
31:47qu'il fournit
31:48ne sont jamais
31:49très convaincantes
31:50on a l'impression
31:51qu'il a été pris
31:52par un mouvement
31:54qu'il n'a pu contrôler
31:57émotionnel certainement
31:58affectif peut-être
31:59et qui a été déterminant
32:02dans la manière
32:03dont il a procédé
32:04pour étrangler
32:07et dépecer
32:08ces deux personnes
32:10et lorsqu'il raconte ça
32:12à la cour d'assises
32:13une nouvelle fois
32:15alors qu'il l'avait déjà
32:16raconté
32:16lors de la garde à vue
32:17je ne vous cache pas
32:19que son avocat
32:20était un petit peu
32:22sidéré
32:22de la manière
32:23dont il relatait tout cela
32:25parce qu'avec une froideur
32:26il sentait que cette froideur
32:28avait un impact
32:30sur les membres du jury
32:32et que certainement
32:34c'était quelque chose
32:35qui pouvait lui être
32:37défavorable
32:38Un petit mot avec vous
32:39Nico Deladelliès
32:41journaliste pour
32:41Le Nouveau Détective
32:42vous avez suivi
32:43toute cette affaire
32:44c'est vrai qu'on n'a pas
32:45la clé à ce procès
32:46de cette fureur meurtrière
32:50les psychiatres
32:50les psys
32:51qu'est-ce qu'ils avaient dit
32:52sur cet homme
32:52pas grand chose finalement ?
32:55Non
32:55ils le décrivent comme
32:56quelqu'un d'un individu
32:58banal
32:59en tout cas
32:59si ce n'est banal
33:01en tout cas normal
33:01dans la norme
33:02sans aucun problème
33:05psychiatrique
33:06particulier
33:07donc la part de mystère
33:09il la garde pour lui
33:10et d'autant qu'il n'éclaircit pas
33:13parce qu'il est aussi
33:14c'est lui qui tient
33:15toutes les clés
33:16en fait
33:16il était le seul sur place
33:17il n'y a aucun élément
33:19à lui opposer
33:20en fait
33:21donc
33:22je pense qu'il est aussi
33:24quand même dans une optique
33:25d'explication minimale
33:27la maman
33:28que vous connaissez bien
33:29encore une fois
33:29de Christelle Leroy
33:31la victime
33:32avec son petit garçon
33:33Lucas
33:33la maman
33:34attend beaucoup
33:35de ce procès
33:37ben oui
33:38elle attend beaucoup
33:39parce que
33:39entre guillemets
33:40c'est la seule chose
33:41qui lui reste
33:42elle n'a même pas
33:44de ton
33:45sur laquelle se recueillir
33:47elle n'a rien
33:48on lui a
33:49rayé
33:50de sa vie
33:51sa fille
33:51et son petit-fils
33:52comme ça
33:53donc
33:54évidemment
33:55elle s'accroche
33:56au moins
33:57à ce qui pourrait apparaître
33:59comme un semblant
33:59de vérité
34:00et de reconnaissance
34:02du drame
34:03tragique
34:04que sa fille
34:04a vécu
34:05Jean-Pierre Getty
34:07l'accusé
34:07il exprime des regrets
34:08est-ce qu'il est pour autant
34:09dans la compassion
34:10cet homme ?
34:12il n'en donnait pas
34:13l'impression
34:13il n'en donnait pas
34:14l'impression en tout cas
34:15et s'il a pu exprimer
34:17des mots
34:17qui pouvaient apaiser
34:19la douleur
34:19des familles
34:20c'était des mots
34:22qui étaient préparés
34:24enfin qui étaient
34:25déjà dans son esprit
34:27pour les communiquer
34:30au moment du procès
34:31donc cette froideur
34:33et cette distanciation
34:34qu'il a pu avoir
34:35tout au long
34:36de ces débats
34:37s'est menée
34:39jusqu'au terme
34:40de l'audience
34:41et donc
34:42il y avait un côté
34:43un petit peu
34:44un petit peu
34:44artificiel
34:45dans son attitude
34:47Juste un petit mot
34:48Jean-Pierre Getty
34:49la perpétuité
34:49c'était la seule peine
34:50possible selon vous
34:51c'est ce que vous avez demandé
34:52ce qui a été demandé
34:53pardon par l'avocat général
34:54non c'est la perpétuité
34:57c'est la peine maximale
34:58pour ce type d'affaires
34:59à l'époque
34:59puisque vous disiez
35:01que effectivement
35:01la peine de mort
35:02avait été supprimée
35:03donc l'avocat général
35:05a réclamé
35:06la réclusion féminale
35:07à perpétuité
35:08mais la cour
35:10et le jury
35:11ont toute l'attitude
35:13pour déterminer
35:14la peine définitive
35:15lors du délibéré
35:18après trois jours
35:19d'audience
35:19le verdict
35:21Christelle Leroy
35:22nuit sanglante
35:23au marché Saint-Martin
35:24un acte fou
35:25commis par quelqu'un
35:26de normal
35:27comme vous et moi
35:27l'enquête de l'heure du crime
35:29je vous retrouve tout de suite
35:29sur RTL
35:31merci d'écouter RTL
35:40RTL
35:40votre radio
35:44jusqu'à 15h
35:46c'est l'heure du crime
35:47sur RTL
35:48avec Jean-Alphonse Richard
35:51dans l'heure du crime
35:52le meurtre de Christelle Leroy
35:54en 2005 à Paris
35:55tué par son amant
35:56le charcutier traiteur
35:57Béranger Bruns
35:58il avait tué aussi
35:59le fils de sa maîtresse
36:00j'ai de 4 ans
36:01un inexplicable
36:03accès de fureur
36:04dit-il devant les assises
36:05deux ans plus tard
36:06voici le verdict
36:10mardi 27 février 2007
36:13Béranger Bruns
36:14s'est condamné
36:14à 30 ans de réclusion
36:16pour avoir tué
36:17et dépecé
36:17Christelle Leroy
36:18et son fils Lucas
36:19l'avocat général
36:20avait demandé la perpétuité
36:22le magistrat avait décrit
36:23un acte fou
36:25commis par quelqu'un
36:26de normal comme vous et moi
36:28aucune peine de sûreté
36:29n'est prononcée
36:30la famille des victimes
36:31s'insurge
36:32contre ce verdict
36:33trop clément
36:34à ses yeux
36:34l'accusé
36:35ne fera pas appel
36:40Béranger Bruns
36:41détenu modèle
36:42a à ce jour
36:43purgé sa peine
36:44il avait dit
36:45qu'il rêvait
36:45de pouvoir refaire
36:46un jour sa vie
36:47loin de France
36:48il a repris son travail
36:50son épouse
36:52n'a jamais cessé
36:52de le soutenir
36:53à la fin du procès
36:55elle était la seule
36:56à lui avoir tendu la main
36:58sur le coup
36:59on était tout contents
37:00il a pris 30 ans
37:01et puis après
37:03on a dit non
37:03il ne les fera pas
37:04les 30 ans
37:06là dans 12 ans
37:07il est sorti
37:08et il va refaire sa vie
37:09c'est atroce
37:10parce qu'on vit avec ça
37:11tous les jours
37:12la voix de Liliane Leroy
37:14la maman de Christelle Leroy
37:16c'était dans l'émission
37:17Faites entrer l'accusé
37:19Jean-Pierre Getty
37:20je viens tout de suite
37:21vers vous
37:21président de la cour d'assises
37:23à ce procès de Béranger Bruns
37:2530 ans
37:26mais pas la perpétuité
37:28est-ce qu'il y a une explication
37:29à ce verdict
37:30Jean-Pierre Getty ?
37:32Écoutez
37:32vous comprendrez
37:34que je ne peux pas
37:34violer le secrément
37:36mais il faut
37:38il faut se resituer
37:39à l'époque
37:40la loi a changé depuis
37:42les faits remontent
37:43à plus de 20 ans
37:43et à cette époque-là
37:45la cour d'assises
37:46était composée
37:47de 12 jurés
37:499 citoyens
37:503 magistrats professionnels
37:52pour déclarer
37:53un accusé coupable
37:54il fallait que
37:55sur les 12
37:56que nous étions
37:56il y en ait 8
37:57qu'il déclare coupable
37:59ce qui a été fait
38:00au cours de la délibération
38:01dans le deuxième temps
38:03de la délibération
38:04on s'attache
38:05à déterminer la peine
38:07donc le ministère public
38:09a requis
38:10la perpétuité
38:11on s'est donc interrogé
38:12sur la possibilité
38:14ou non
38:15de prononcer cette peine
38:16il faut savoir
38:17que pour prononcer
38:19la réclusion criminelle
38:20à perpétuité
38:21à l'époque
38:22il fallait qu'il y ait
38:239 jurés
38:24sur 12
38:25enfin 9 membres
38:27de la cour d'assises
38:27sur 12
38:28qui déclarent
38:29l'intérêt
38:30qui souhaitent
38:31infliger à l'intéressé
38:33la réclusion criminelle
38:34à perpétuité
38:35si on n'était pas
38:379 sur 12
38:38la peine
38:39immédiatement inférieure
38:41est la peine
38:42de 30 ans
38:43de réclusion criminelle
38:44ce qui veut dire
38:45qu'entre 30 ans
38:46et perpétuité
38:47il n'y avait
38:48aucune peine possible
38:50à prononcer
38:50en l'occurrence
38:52après des libérations
38:54après une étude
38:55approfondie
38:55des faits
38:56et de la personnalité
38:57un vote
38:58à bulletin secret
38:59a eu lieu
39:00et la cour d'assises
39:01a estimé
39:02qu'il n'y avait pas
39:039 personnes
39:06composant la cour
39:07pour déterminer
39:08la réclusion criminelle
39:10à perpétuité
39:10ce qui fait
39:11qu'immédiatement
39:12la peine maximale
39:14de 30 ans
39:14devenait la peine
39:15possible appliquée
39:16alors je comprends
39:17tout à fait
39:17Jean-Pierre Getty
39:18mais juste
39:19un petit mot
39:20pourquoi il n'y a pas eu
39:20de peine de sûreté
39:21on estime que
39:22cet homme
39:23Béranger Bruns
39:24il n'est pas dangereux
39:25pour la société
39:26en tout cas
39:26qu'il n'y a pas de risque
39:27de récidive évident
39:29oui absolument
39:31d'ailleurs on ne dit pas
39:32de peine de sûreté
39:32c'est une période
39:33de sûreté
39:34la période de sûreté
39:35il y en a de deux sortes
39:36la période de sûreté
39:37légale
39:38qui est celle
39:39qui s'applique
39:40automatiquement
39:40dans ce type de crime
39:42elle est égale
39:43à la moitié
39:44de la peine prononcée
39:45en l'occurrence
39:46ces 30 ans
39:47donc la période
39:48de sûreté
39:49est de 15 ans
39:50nous aurions pu
39:51par un vote particulier
39:54augmenter
39:55cette période
39:55de sûreté
39:56à 18 ans
39:57c'était le maximum
39:58que nous pouvions faire
39:59à l'époque
40:00nous nous sommes donc
40:01interrogés
40:02sur la nécessité
40:03de passer
40:04de 15
40:05à 18
40:05la cour d'assises
40:07a estimé
40:07que compte tenu
40:08des circonstances
40:09d'effet
40:10de la dangerosité
40:11de l'intéressé
40:11et de ses explications
40:14au cours des débats
40:15il ne présentait pas
40:16il n'était pas
40:18indispensable
40:19nécessaire
40:19de prononcer
40:21cette période
40:22de sûreté
40:22de 18 ans
40:23je comprends
40:24je comprends
40:24tout à fait
40:25donc c'est parfaitement clair
40:26Jean-Pierre Getty
40:27Nicolas Deliez
40:28le fait est que
40:29bon voilà
40:29on a des explications
40:30très claires
40:31de la signification
40:32de ce peine
40:32de 30 ans
40:33le fait est
40:34c'est que la famille
40:35de Christelle Leroy
40:37elle ne supporte pas
40:39ce verdict
40:40parce qu'elle pense
40:41que c'est beaucoup
40:41trop léger
40:42c'est bien ça
40:44c'est à dire que oui
40:45elle ce qu'elle voit
40:46c'est qu'il ressortira
40:49plus tôt
40:49que ce qu'il ne le pensait
40:51et que quelque part
40:52ça atténue
40:53un peu
40:54ce qu'il a pu faire
40:55tous les gestes horribles
40:56qu'il a pu faire
40:57il est évident
40:58que la famille
40:58même si ça ne change rien
41:00à leur douleur
41:02et à leur deuil
41:03aurait voulu
41:04que la condamnation
41:05soit la plus lourde
41:06possible
41:08on sait ce qu'il est devenu
41:10Béranger Bruns
41:11il a repris son travail
41:12finalement
41:12c'est bien ça ?
41:14je crois
41:15je n'ai pas d'informations
41:17vraiment sur sa situation
41:18actuelle
41:19c'est ça
41:19il a repris son activité
41:22il a purgé sa peine
41:23évidemment
41:24cette affaire
41:25est derrière lui
41:26en quoi cette affaire
41:27Nicolas Deliez
41:28elle est si singulière
41:31particulière ?
41:32le côté singulier
41:34il a été souligné
41:35par le président
41:36de la cour d'assises
41:36c'est un crime
41:38sans cadavre
41:39donc ça a été
41:41extrêmement compliqué
41:42d'établir
41:45la matérialité
41:46du délit
41:48du crime
41:49d'ailleurs
41:50le seul élément
41:51véritablement
41:52à charge
41:53matériel
41:54ça a été
41:54un élément
41:55de téléphonie
41:56puisque
41:56les enquêteurs
41:58avaient réussi
41:58à établir
41:59que le portable
42:01de Christelle Leroy
42:03avait actionné
42:04une borne
42:04près du domicile
42:06de Béranger Bruns
42:08après la mort
42:09supposée
42:10donc
42:11c'est le seul
42:12élément ténu
42:13qui a permis
42:14de l'accrocher
42:16à quoi que ce soit
42:16au départ
42:17mais
42:17s'il n'y avait pas eu
42:19ces aveux
42:20c'était très compliqué
42:21oui
42:22mais il y a eu
42:23effectivement
42:23ces aveux
42:23très détaillés
42:24on l'a dit
42:24et très horrible
42:26de Béranger Bruns
42:27dans cette affaire
42:28aveux
42:29que ce soit
42:29lors de la garde à vue
42:30ou ensuite
42:31lors du procès
42:32merci beaucoup
42:32Nicolas Deliez
42:33et Jean-Pierre Getty
42:34d'avoir été les invités
42:36de l'heure du crime
42:36merci à l'équipe
42:37de l'émission
42:37rédactrice en chef
42:38Justine Vigneault
42:39préparation Marie Bossard
42:40Lili
42:41l'abbaye
42:41réalisation en direct
42:42Nicolas Godet
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