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  • il y a 17 minutes
Emmanuel Macron a convié ce vendredi les chefs des partis politiques représentés au Parlement dans un contexte de tensions internationales ainsi que de crise économique engendrée par la flambée des prix du carburant et de l’énergie. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a de son côté dévoilé les contours de son plan de redressement budgétaire.

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Transcription
00:00Les économies, elles sont sur l'environnement, sur la rénovation des écoles, sur l'agence de l'environnement, sur les
00:10retraites, sur le remboursement.
00:14Alors ça, c'est une mesure qui a déjà été prise, mais sur le remboursement des franchises médicales, enfin sur
00:20le non-remboursement des franchises.
00:21En fait, on tape toujours sur les mêmes et les mêmes qui ont besoin de leur voiture, les mêmes qui
00:27n'y arrivent pas.
00:28Et on a une société que ces gouvernements successifs sont en train de transformer en une société du sablier, c
00:35'est-à-dire qu'il y a une grosse base de personnes qui ont des difficultés énormes au quotidien pour
00:40vivre, survivre, qui sont en mode survie, qui n'y arrivent pas.
00:43Et puis de l'autre côté, on apprend aussi que nous sommes le pays dans lequel les entreprises ont versé
00:49le plus de dividendes.
00:50Nous sommes le troisième pays au monde en termes de millionnaires.
00:52Donc en fait, c'est une société en sablier qui ne peut pas tenir, elle va casser.
00:56C'est une société qui va casser.
00:58Alain Demel, on tape sur les mêmes.
01:00Non, non, mais je réponds quand même.
01:02Oui, oui, on tape sur les mêmes, disait Sandrine Brousseau.
01:04C'est la lecture que vous faites aussi.
01:05Non, pas du tout.
01:06Bon, on tape.
01:07Bien sûr qu'il y a des mesures qui sont prises, etc.
01:12Bien sûr que ça touche beaucoup de gens, y compris des gens vulnérables.
01:16Donc il ne s'agit pas de prendre ça à la légère.
01:19Mais je pense qu'il ne faut pas non plus caricaturer qu'on est dans un moment qui est un
01:24moment économiquement et financièrement et budgétairement extrêmement périlleux.
01:31Et que dans ces cas-là, alors on voit très bien qu'il commence à y avoir maintenant de la
01:37spéculation sur la situation de la France, etc.
01:42Et que ça s'est beaucoup accéléré depuis quelques jours.
01:45Je pense que dans ces cas-là, il faut être rigoureux et prendre des décisions qui ne sont pas des
01:52décisions agréables.
01:56Alors je ne suis pas en train de vous dire qu'il faut taper sur tout ce qui est social.
02:00Ce n'est pas du tout ce que je vous dis.
02:01C'est ce qu'il fait.
02:01Non, non, non.
02:02Pour l'instant, d'abord pour l'instant, on ne fait rien puisque c'est à venir dans le prochain
02:05budget, ce dont on parle.
02:06Mais le fait de se dire qu'il faut qu'il y ait plus de 50 milliards d'économistes, ça
02:11me paraît non seulement le B.A.B.
02:15Mais quand on voit déjà la façon dont sur les marchés la France est traitée et a fortiori depuis quelques
02:23semaines,
02:24si on ne donne pas des preuves de rigueur financière, ça va s'accélérer.
02:29Non, mais c'est pour ça que moi, je milite pour qu'une partie de la dette soit détenue par
02:33les Français et non pas par des organismes étrangers qui nous mettent sous pression.
02:39Mais pour une rigueur budgétaire, je suis d'accord.
02:41D'ailleurs, en Espagne, Pedro Sanchez a réduit le déficit par des politiques de gauche, par des politiques de gauche.
02:48C'est-à-dire que, oui, mais là, aujourd'hui, taper sur les APL, sur le remboursement des médicaments, sur
02:54notre avenir en matière d'écologie,
02:57je trouve que c'est totalement à contre-courant des nécessités de la France.
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