00:00Les économies, elles sont sur l'environnement, sur la rénovation des écoles, sur l'agence de l'environnement, sur les
00:10retraites, sur le remboursement.
00:14Alors ça, c'est une mesure qui a déjà été prise, mais sur le remboursement des franchises médicales, enfin sur
00:20le non-remboursement des franchises.
00:21En fait, on tape toujours sur les mêmes et les mêmes qui ont besoin de leur voiture, les mêmes qui
00:27n'y arrivent pas.
00:28Et on a une société que ces gouvernements successifs sont en train de transformer en une société du sablier, c
00:35'est-à-dire qu'il y a une grosse base de personnes qui ont des difficultés énormes au quotidien pour
00:40vivre, survivre, qui sont en mode survie, qui n'y arrivent pas.
00:43Et puis de l'autre côté, on apprend aussi que nous sommes le pays dans lequel les entreprises ont versé
00:49le plus de dividendes.
00:50Nous sommes le troisième pays au monde en termes de millionnaires.
00:52Donc en fait, c'est une société en sablier qui ne peut pas tenir, elle va casser.
00:56C'est une société qui va casser.
00:58Alain Demel, on tape sur les mêmes.
01:00Non, non, mais je réponds quand même.
01:02Oui, oui, on tape sur les mêmes, disait Sandrine Brousseau.
01:04C'est la lecture que vous faites aussi.
01:05Non, pas du tout.
01:06Bon, on tape.
01:07Bien sûr qu'il y a des mesures qui sont prises, etc.
01:12Bien sûr que ça touche beaucoup de gens, y compris des gens vulnérables.
01:16Donc il ne s'agit pas de prendre ça à la légère.
01:19Mais je pense qu'il ne faut pas non plus caricaturer qu'on est dans un moment qui est un
01:24moment économiquement et financièrement et budgétairement extrêmement périlleux.
01:31Et que dans ces cas-là, alors on voit très bien qu'il commence à y avoir maintenant de la
01:37spéculation sur la situation de la France, etc.
01:42Et que ça s'est beaucoup accéléré depuis quelques jours.
01:45Je pense que dans ces cas-là, il faut être rigoureux et prendre des décisions qui ne sont pas des
01:52décisions agréables.
01:56Alors je ne suis pas en train de vous dire qu'il faut taper sur tout ce qui est social.
02:00Ce n'est pas du tout ce que je vous dis.
02:01C'est ce qu'il fait.
02:01Non, non, non.
02:02Pour l'instant, d'abord pour l'instant, on ne fait rien puisque c'est à venir dans le prochain
02:05budget, ce dont on parle.
02:06Mais le fait de se dire qu'il faut qu'il y ait plus de 50 milliards d'économistes, ça
02:11me paraît non seulement le B.A.B.
02:15Mais quand on voit déjà la façon dont sur les marchés la France est traitée et a fortiori depuis quelques
02:23semaines,
02:24si on ne donne pas des preuves de rigueur financière, ça va s'accélérer.
02:29Non, mais c'est pour ça que moi, je milite pour qu'une partie de la dette soit détenue par
02:33les Français et non pas par des organismes étrangers qui nous mettent sous pression.
02:39Mais pour une rigueur budgétaire, je suis d'accord.
02:41D'ailleurs, en Espagne, Pedro Sanchez a réduit le déficit par des politiques de gauche, par des politiques de gauche.
02:48C'est-à-dire que, oui, mais là, aujourd'hui, taper sur les APL, sur le remboursement des médicaments, sur
02:54notre avenir en matière d'écologie,
02:57je trouve que c'est totalement à contre-courant des nécessités de la France.
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