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00:00On salue la présence sur ce plateau de Jérôme Guèche, bonsoir.
00:02Bonsoir.
00:03Bienvenue à vous, député de l'Essonne, candidat à la primaire PS et place publique.
00:08Je ne sais pas si vous avez eu le temps d'écouter l'entretien, sans doute pas,
00:12avec tout ce que vous faites pour la campagne déjà.
00:14Voilà, vous avez compris.
00:15Je suis arrivé et j'ai compris que ce soir, j'étais entre Jordan Bardella et Éric Zemmour.
00:19Mais effectivement...
00:19Je vais venir faire ensemble une voix un peu dissonante.
00:22Ce n'est pas une tenaille, je vous rassure.
00:23Je suis un peu en tenaille, si, si, quand même.
00:25Alors effectivement, c'est Éric Zemmour qui est invité ensuite du forum BFM TV,
00:29fait face à BFM TV.
00:30Pour l'heure, c'est vous, l'invité Jérôme Guèche.
00:32On voulait vous faire réagir à une phrase, ou plutôt à une non-réponse.
00:38Jordan Bardella a défendu tout à l'heure le principe des référendums.
00:41Référendum sur différents sujets, sur le voile, sur la priorité nationale.
00:45Et puis la question lui a été posée, au-delà de la question du voile,
00:48puisqu'il parlait des Français de confession, de culture musulmane,
00:50est-ce que l'islam est compatible avec la République ?
00:53Évidemment, vous vous dites.
00:55Que l'islam est compatible avec la République ?
00:57Il n'a pas répondu.
00:59Il n'a pas répondu, sachant que Marine Le Pen a toujours dit,
01:01en tous les cas, ou pense.
01:03Pas toujours.
01:03Mais pas toujours.
01:05Récemment.
01:06Depuis quand même une dizaine d'années.
01:08J'ai retrouvé un entretien, il y a quelques années,
01:11où elle disait la chose ici-même, sur BFM TV,
01:14à Pauline de Malherbe.
01:16Que dit, selon vous, cette non-réponse ?
01:20Que M. Bardella, pour le coup, veut se glisser dans les pas d'Éric Zemmour,
01:25qui lui-même se glisse dans les pas d'un discours anti-républicain.
01:29Parce que, indiquer qu'une confession par elle-même est incompatible avec la République,
01:36c'est remettre en cause un des principes qui est au cœur de notre ADN,
01:39qui est celui de la laïcité, de la loi de 1905,
01:41ou même de l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme,
01:45c'est-à-dire de l'esprit des lumières qui souffle sur ce pays.
01:48Les religions sont protégées dans notre pays par la laïcité,
01:52de la même manière que ceux qui ne souhaitent pas croire sont protégés par la laïcité.
01:56Et indiquer qu'une religion serait incompatible avec la République,
02:01c'est ce faisant mettre au banc de la communauté nationale
02:05ceux qui se reconnaissent dans cette religion.
02:06Alors, il n'a pas répondu, mais...
02:09Oui, mais ce silence est assourdissant.
02:10Pour vous, ce silence est révélateur ?
02:12Oui, mais Éric Zemmour part d'un postulat de base, Jérôme Gage,
02:17c'est que, d'après lui, l'islam n'est pas compatible avec la laïcité.
02:24Oui, mais c'est venir considérer que la pratique d'un culte
02:32est conditionnée par les dogmes portés par les religions.
02:37Toutes les religions ont des dogmes dont on pourrait considérer
02:40qu'ils sont parfois orthogonaux avec les lois de la République.
02:44sauf que, et vous pouvez trouver ça dans à peu près toutes les religions,
02:48dans tous les monothéismes.
02:50Et ce qui est important, c'est de considérer que,
02:53dans ce pays de tolérance, de respect, d'égalité et de neutralité,
02:57les cultes se sont glissés dans le respect de la République naturellement.
03:03Je ne résiste pas à vous citer un principe du Talmud
03:05qui dit, la loi de l'État est la loi.
03:10La loi de la France, c'est la laïcité, c'est la neutralité,
03:15c'est le droit à exercer son culte,
03:18le droit à ne pas l'exercer,
03:20à le faire sans pression,
03:23et là, ce qui se passe, c'est pour ça que c'est une atteinte à la laïcité.
03:25Vous savez qu'on pourrait presque même poursuivre tous ceux qui disent
03:28qu'une religion n'est pas compatible avec la République.
03:31Il y a la liberté d'expression, il n'y a plus de liberté d'expression.
03:34Pour dire que la loi de 1905, on a oublié,
03:37elle a un article 31 qui est fantastique,
03:38qui empêche de faire pression sur quelqu'un
03:41pour l'obliger à pratiquer une religion
03:43ou pour l'empêcher de pratiquer une religion.
03:45Je continue le raisonnement.
03:47Mais par contre, on a le droit de critiquer des religions.
03:50On a le droit de critiquer un homme.
03:51Mais on ne touche pas aux fidèles.
03:54Il n'y a pas de délit de blasphème dans notre pays.
03:56Fort heureusement.
03:57Il n'y a pas de délit de blasphème,
03:59on a le droit de critiquer des religions.
04:01Non mais c'est une singularité.
04:03Il y en a certains qui veulent étendre
04:04et remettre en question la laïcité
04:06en remettant en question y compris
04:08le droit au blasphème, à l'irrévérence,
04:10à l'esprit volontérien qui est le nôtre.
04:11Je pousse le raisonnement plus loin
04:14en disant, comme le dit Éric Zemmour d'ailleurs,
04:17qui estime que l'islam est une religion
04:20qui finalement mélange spiritualité et temporalité,
04:25c'est-à-dire le politique et la religion.
04:27Sauf que les religions et les musulmans de France
04:30ne vivent pas dans une religion parallèle.
04:31J'entends bien, mais ils vivent selon les règles.
04:34Mais pourquoi vous y allez dans un débat théologien ?
04:38C'est faire injure aux Français musulmans
04:41qui ont envie de pratiquer leur culte
04:44et ne considèrent pas qu'ils font venir respecter
04:47la doxa ou le dogme religieux
04:50et venir mordre sur le banc de l'espace public.
04:55On est parti sur la proposition de Marine Le Pen
04:57d'un référendum aux Français.
04:58Oui, alors l'efférendum, c'est un autre problème.
05:01Non, mais là, c'est une loi par référendum
05:03sur la lutte contre les idéologies islamistes
05:05et sera glissée dans le texte, si on est d'accord,
05:08l'interdiction progressive, si j'ai bien compris,
05:11du voile dans l'espace public.
05:13Et quand on pose la question à Jordan Bardella,
05:16pourquoi progressive ? Il y a une crainte.
05:17Vous pensez que c'est infaisable ?
05:19Ou alors vous pensez que ça peut entraîner des heurts ?
05:21Peut-être même des affrontements ?
05:23Évidemment, là, on espère que ce soit fantasmé,
05:26que ce ne soit pas réel.
05:26Peut-être même des heurts intracommunautaires.
05:30Pas de réponse.
05:32Oui, parce que...
05:32Victor Hérault ou Yves Frédard.
05:34Pardon, alors, c'est même réponse
05:35pour les deux questions, d'ailleurs.
05:37Ce n'est pas pour faire l'avocat de Jordan Bardella,
05:39mais il a apporté une réponse,
05:41on jugera bonne ou mauvaise,
05:42mais qui est assez intéressante à mon sens.
05:44Et j'aimerais entendre Jérôme Gatch sur cette réponse-là.
05:46C'est vrai qu'il ne donne pas de réponse.
05:48Il ne dit pas un ferme oui ou un ferme non.
05:49En revanche, il dit, ce sera aux musulmans de répondre.
05:52Ça, c'est très intéressant,
05:53parce qu'il renvoie les musulmans face aux islamistes,
05:57face aux plus radicaux,
05:58en disant, c'est aux musulmans de démontrer
06:00que leur religion est compatible avec notre République,
06:03en se désolidarisant et en démontrant
06:05que l'islamisme, la radicalité,
06:09n'est pas leur religion.
06:10Est-ce que ça, vous êtes d'accord avec sa vision des choses,
06:12qui est de renvoyer, non pas la balle,
06:15mais le questionnement aux musulmans,
06:16de dire, en quelque sorte,
06:18ne montrez pas de blanche,
06:20montrez que votre religion, ce n'est pas ça.
06:21C'est la version de la Bardella.
06:24Ce soir, manifestement, j'ai raté quelque chose.
06:26C'est-à-dire qu'il y a quelqu'un qui ne répond pas vraiment aux questions,
06:29mais laisse ouvert par son silence ou ses ambiguïtés
06:32des choses qui sont extrêmement problématiques.
06:34D'abord, il faut dire une chose.
06:35Quand M. Bardella vient remettre sur la table
06:37ces questions-là du voile
06:40ou du rapport à l'islam,
06:43c'est pour substituer
06:45aux questions qui sont essentielles dans le débat public,
06:47le pouvoir d'achat, la santé, le logement,
06:50On en a beaucoup parlé, honnêtement.
06:51J'imagine.
06:52Non, mais il sait qu'autour de ces silences
06:54et de ces questions,
06:55il veut entretenir le fait que le Rassemblement national
06:58est prêt à transgresser un certain nombre
07:01des principes de notre pays.
07:02C'est d'ailleurs assez intéressant de voir
07:04qu'il fait ça au moment où,
07:06sur les questions économiques et sociales,
07:07là aussi, on a le grand écart.
07:08Et qu'on ne sait pas exactement
07:10quel est le projet économique et social
07:11du Rassemblement national.
07:12Ça, c'est sur la forme.
07:13Sur le fond, sur le fond,
07:16de la même manière que mettre en doute
07:18l'attachement à la République
07:21de toutes celles et ceux qui vivent dans ce pays,
07:23quelle que soit leur conviction religieuse,
07:25de laisser entendre
07:26que la pratique d'une religion
07:28les rend pour eux disponibles
07:30pour la pratique dévoyée
07:31que constitue l'islamisme
07:32et qu'il faut combattre
07:33le plus résolument possible
07:34et pour lequel il faut le faire
07:35avec les outils juridiques,
07:38pénaux, du renseignement,
07:39de la prévention, de la déradicalisation,
07:42mais certainement pas.
07:43Parce que, je vais vous dire,
07:44c'est même contre-productif.
07:47Interdire la pratique de son culte
07:49à qui que ce soit,
07:51c'est le meilleur moyen
07:52de radicaliser la personne.
07:54C'est le meilleur moyen
07:55de le jeter dans le bras
07:55de toutes celles et ceux
07:56qui vont dire
07:57que vous êtes dans un pays
07:57qui est discriminatoire.
07:59Et que là, on a vraiment
08:00la logique de division,
08:01de fracture à l'intérieur
08:02de la communauté nationale.
08:03Et le Rassemblement national,
08:04que ce soit avec la préférence nationale
08:06ou avec ce genre de chiffon rouge
08:08agité en permanence,
08:09il a besoin de fracturer
08:11les Français.
08:11Alors, c'est intéressant
08:12sur la priorité nationale.
08:14parce qu'il y en a un référendum
08:16dont on ne parle pas suffisamment
08:18et qui est le plus grave.
08:19Marine Le Pen
08:20et le Rassemblement national,
08:21depuis deux ans,
08:22a déposé un texte
08:23de proposition de loi constitutionnelle
08:25qui est une réforme majeure
08:27de la Constitution
08:27qu'elle envisage de faire
08:29au lendemain de l'élection présidentielle
08:30si elle est élue présidente
08:31et probablement concomitamment
08:33au premier tour
08:34des élections législatives
08:34qui revient ni plus ni moins
08:37qu'à réformer la Constitution
08:38par un article 11
08:40alors que la Constitution
08:41n'autorise pas
08:42de réformer la Constitution
08:43ainsi,
08:44d'introduire la préférence nationale,
08:46de sortir des traités européens
08:47et de modifier considérablement
08:49l'équilibre des régions.
08:50Je vous ai répondu à M. Bardella
08:50qui vous dit
08:51notre recours.
08:53Mais c'est ce qu'il a dit.
08:54Sauf que Charles de Gaulle
08:55a été
08:56et que depuis le Conseil constitutionnel
08:58a dit très clairement
08:59qu'on ne réforme pas
09:00la Constitution par l'article 11.
09:01Je dis ça parce que
09:02je vous préviens
09:02c'est ce qui va se passer
09:03si elle gagne l'élection présidentielle.
09:05Nous aurons une crise institutionnelle
09:07et politique majeure
09:08avec un outil illégal.
09:09C'est comme si on n'avait pas
09:11la démocratie ne se porte pas si bien.
09:13Il y a quand même peut-être
09:13des éléments
09:14et on veut entendre
09:15vos propositions
09:16et vos réponses ce soir.
09:17Est-ce que vous estimez
09:18que l'outil référendaire
09:20quel qu'il soit sur des questions
09:21alors là
09:22choisis par le Rassemblement National
09:23est un outil dangereux ?
09:25Quand on pose la question
09:26plus largement à Jordan Bardella
09:27il dit
09:28pour moi la Cour suprême
09:29c'est le peuple.
09:30Est-ce que pour vous
09:31c'est une phrase populiste
09:32c'est une phrase dangereuse ?
09:33Mais je n'ai aucun problème
09:34à muscler
09:35dont le défendons régulièrement
09:37quand on dit
09:37qu'il faut élargir
09:39le référendum
09:39d'initiative parlementaire
09:41qu'on n'arrive pas
09:41à mettre en place
09:42quand il faut élargir
09:43le référendum
09:44d'initiative citoyenne
09:45et quand même
09:46le gouvernement
09:47ou le président de la République
09:48a la faculté d'utiliser
09:49le référendum
09:51l'article 11
09:52il est dans la Constitution
09:52on n'a plus fait de référendum
09:54dans ce pays
09:55J'allais dire
09:55depuis 21 ans
09:56il n'y a pas eu de référendum
09:56Il n'y a pas eu de référendum
09:57depuis 2005
09:59dans un moment
10:00qui a été extrêmement problématique
10:02parce que
10:02ça nourrit
10:04le ressentiment populaire
10:05parce que quand un référendum
10:06en l'occurrence
10:07le rejet de la Constitution européenne
10:08est adopté
10:09enfin pardon
10:10est rejeté par les Français
10:11et que
10:12par une pirouette
10:14d'indifférenciation politique
10:15on arrive à faire revenir derrière
10:16c'est assez insupportable
10:17Honnêtement
10:18Jérôme Gage
10:18les trois derniers présidents
10:19n'ont pas voulu
10:20de référendum
10:21Nicolas Sarkozy
10:22il avait théorisé
10:22François Hollande
10:23n'a pas osé
10:24et Emmanuel Macron
10:25il a renoncé
10:26à plusieurs reprises
10:27notamment sur la fin de vie
10:28il aurait peut-être pu passer
10:29par le...
10:30Il les avait prononcés
10:31n'exclut pas
10:32le recours à cet outil
10:33et à sa banalisation
10:34Oui mais pour les Français
10:35cet outil
10:36n'est plus utilisé
10:38parce que
10:38les présidents
10:39en ont peur
10:39Oui mais c'est la raison
10:41pour laquelle
10:41il ne faut pas
10:42un président
10:43j'ai failli vous dire
10:44moi président
10:45je n'ai pas peur du peuple
10:46et de venir le consulter
10:47sur des sujets
10:48pour lesquels
10:49je pense que le débat référendaire
10:50est un moment
10:51de mobilisation collective
10:52d'éducation populaire
10:56Est-ce que vous considérez
11:02que le référendum
11:03est un outil
11:03de respiration démocratique
11:05ou pas ?
11:05Et ensuite
11:05il faut que vous mettiez
11:06de côté
11:07tout ce que...
11:07C'est un outil
11:11de respiration démocratique
11:12mais à ce moment-là
11:13je pense
11:14et c'est ça
11:14que les Français
11:15à mon avis
11:16critiquent aujourd'hui
11:17c'est qu'il faut élargir
11:18l'usage de référendum
11:20à davantage de thèmes
11:22aujourd'hui
11:23Il faut voir le champ référendum
11:23Aujourd'hui
11:24si on prend l'article 11
11:25c'est pour
11:26le mécanisme
11:27des...
11:28l'organisation
11:30des pouvoirs publics
11:31et puis
11:31des questions sociales
11:32et économiques
11:33Alors on peut se raccrocher
11:34en disant par exemple
11:35l'aide médicale d'État
11:37a des conséquences sociales
11:39donc on considère
11:40pour les étrangers
11:41pardon
11:41on considère
11:42que c'est un sujet social
11:43mais enfin
11:44c'est allé quand même
11:44assez loin
11:45Et alors l'autre article
11:47c'est 89
11:47c'est l'article 89
11:49mais il faut passer
11:49par les assemblées
11:50c'est très contraignant
11:51parce qu'il faut qu'il y ait
11:52une forte majorité
11:53qui soit comparable
11:55dans les deux cas
11:56Et surtout c'est l'article 89
11:56c'est un article pour réviser
11:57la constitution
11:58Pour réviser la constitution
11:59et c'est pour ça
11:59que notre conversation
12:01portait sur l'article 11
12:03avec lequel on peut
12:04on n'a pas le droit
12:05de réviser la constitution
12:06mais on pourrait en faire user
12:07Pourquoi on a un débat
12:08sur le référendum ?
12:09Parce qu'il y a un sentiment
12:10de dévitalisation démocratique
12:12dans ce pays
12:12Il y a un sentiment
12:12ou une réalité ?
12:13Une réalité ?
12:14Non mais parfaitement
12:14je ne le conteste pas
12:15Il y a cette idée
12:16qu'il y a un pouvoir politique
12:18qui est impuissant
12:19qui n'arrive pas
12:20à se mettre d'accord
12:20quand il n'y a pas de majorité
12:21et même quand il y a
12:22des majorités
12:23qui renaclent parfois
12:25à organiser
12:26les réformes nécessaires
12:27sur le système éducatif
12:28sur le système de santé
12:30sur des questions économiques
12:32Et donc il ne faut pas
12:34Oui sur l'immigration
12:35Pourquoi vous ne citez pas ce sujet ?
12:37Mais je peux vous citer l'immigration
12:38Mais n'a pas moi
12:38pour me faire plaisir
12:39ni à moi
12:40ni à Yves Tréard
12:40ni à Rocayadialo
12:41Est-ce que vous assumez aussi
12:43de poser cette question
12:44au peuple français
12:45sur l'immigration ?
12:46Je n'ai aucun sujet tabou
12:46dans la manière
12:48de consulter les français
12:49J'ai défendu l'idée
12:50d'une immigration planifiée
12:52parce que je pense
12:52qu'il faut planifier l'immigration
12:54pour réussir l'intégration
12:55Après
12:57si vous faites un texte
12:58sur l'immigration
12:58ou sur quoi que ce soit
12:59c'est jamais une question unique
13:01Mais que ce soit un projet de loi
13:03C'est un projet de loi
13:04avec 20, 30, 40 articles
13:05Donc il faut rentrer
13:07à ce moment-là
13:07Et c'est à ça que c'est
13:08Faites confiance
13:09à l'intelligence des français
13:10A l'intelligence des français
13:12Pourquoi pas ?
13:13Parce que la constitution européenne
13:14c'était un gros texte
13:16C'était également
13:16Et qu'est-ce qu'on avait dit
13:17Bruno
13:18Qu'est-ce qu'on avait dit à l'époque ?
13:19C'était moins des gens
13:20Mais ça a été un moment
13:22démocratique intéressant
13:23et d'acculturation
13:24sur les enjeux européens
13:25Mais dans ce cas-là
13:26la revitalisation démocratique
13:28ça ne peut pas être
13:28que le seul outil du référendum
13:30Franchement
13:30Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui
13:31dans l'abstention
13:32l'éloignement etc
13:34Moi je défends l'idée
13:34du vote obligatoire
13:36avec comptabilisation
13:37des bulletins blancs
13:38pour dire aux gens
13:39que vous avez la possibilité
13:40d'exprimer
13:41Vous devez exprimer
13:42pour pas que vous disiez
13:43que ceux qui sont aux responsabilités
13:44sont mal élus
13:45ou élus de manière
13:47trop quasi
13:48parfois même minoritaire
13:49quand on est sur des scrutins
13:50sur des scrutins locaux
13:51Donc à beaucoup d'endroits
13:53nos concitoyens
13:53à juste titre
13:54ils veulent sortir du jupitérisme
13:56de la verticalité
13:57et d'un mode de fonctionnement
13:59dans lequel il n'y a pas
14:00la possibilité de faire évoluer
14:03en cours de mandat
14:04au regard des engagements
14:05qui ont été pris
14:05sur des sujets essentiels
14:06Et il y a plein de thématiques
14:07qu'on peut avoir
14:08et il ne faut pas avoir peur
14:12Donc cela aurait bien intérêt
14:13à baisser l'exigence de seuil
14:17pour les référendums
14:19d'initiatives citoyennes
14:20Aujourd'hui c'est inaccessible
14:22Vous parlez du prochain
14:23ou de la prochaine présidence
14:24comme si c'était un tapis de rose
14:26ou un tapis rouge
14:28vers la photo qui est derrière vous
14:29à l'Elysée
14:30mais en attendant
14:31est-ce que c'est un budget
14:32du sang et des larmes
14:33à vous faire réagir
14:34et vous tous
14:34les premières pistes
14:35que nous avons dévoilées
14:36en exclusivité sur BFM TV
14:38grâce au Figaro
14:40Certains retraités
14:41qui seront bien mis à contribution
14:43Impossible gel
14:44Bruno Jeudy
14:45Edwige Chevillon
14:45Je parle sous votre contrôle
14:47des APL pour les étudiants
14:49Le gel du point d'indice
14:50des fonctionnaires
14:51Déjà la CGT
14:52on pouvait s'y attendre
14:53promet une journée noire
14:54Elle était déjà prévue
14:55de toute façon
14:57La baisse de la contribution
14:58Ça c'est vous qui l'avez dit
14:59Mettez ça sur le compte
15:00de Bruno Jeudy
15:01s'il vous plaît
15:01Que ce soit entendu
15:02et amplifié
15:03La baisse de la contribution
15:05à l'Europe
15:05au budget européen
15:06Alors ça je voudrais
15:07dire
15:07parce que pardonnez-moi
15:09Quand certains partis de là
15:10il faut aussi être
15:12juste et objectif
15:13Quand le RN
15:14l'avait proposé
15:16commencé à proposer
15:16Oh là là
15:17Frexit
15:17déguisé
15:18masqué
15:19Et quand c'est le gouvernement
15:20Le maire l'a dit
15:21sur votre plateau
15:22en début de semaine
15:23Oui
15:23Vous étiez là
15:24Et quand c'est le gouvernement
15:26C'est la voie de la raison
15:27Mais Sébastien Lecornu
15:27n'a qu'un seul interlocuteur
15:29dans ce budget
15:29c'est le Rassemblement National
15:30et ce sera très intéressant
15:31de voir
15:32ce sera un travail journalistique
15:33intéressant
15:33quand on aura réellement
15:34la copie du gouvernement
15:35de voir la compatibilité
15:36avec le contre-budget
15:37de l'année dernière
15:38ou le contre-budget actuel
15:39du Rassemblement National
15:39De voir quels sont
15:40les points
15:41qui coïncident
15:43A mon avis
15:43il y en aura
15:44Je ne suis pas certain
15:45qu'il y ait beaucoup
15:46de points communs
15:48Ce qui compte là
15:49pour Marine Le Pen
15:51c'est que ce budget
15:52au fond
15:53elle ne va pas dire
15:54qu'elle est pour
15:54c'est qu'elle le laisse passer
15:56comme un signal
15:57qu'elle envoie
15:58vers d'autres yeux
15:59notamment Bruxelles
16:00pour dire qu'elle accepte
16:02un budget
16:02où il y a 54 milliards
16:04Tout le monde fait comme si
16:06on avançait tranquillement
16:07vers la présidentielle
16:08mais on montre
16:09depuis plusieurs jours
16:10ce qui est en train
16:10de se passer
16:11les mobilisations
16:12le désespoir
16:13la colère
16:13vous voyez sur le totem
16:15sur les stations
16:16servies jusqu'à 3 euros
16:17qui aurait pu
16:18On n'est pas encore
16:18à 3 euros
16:192,99 euros
16:21Il reste un centimètre
16:24Mais vous vous rendez compte
16:27du seuil délirant
16:28Qui aurait pu croire
16:29qui aurait pu même prononcer
16:30dire 3 euros le litre
16:32C'est énorme
16:33C'est énorme
16:34Et vous qu'est-ce que
16:34vous faites en attendant ?
16:35Le tarif de l'essence
16:36a augmenté d'environ
16:3760 centimes
16:39et même plus
16:40s'agissant du diesel
16:42Donc
16:43dans un pays
16:44où l'usage de la voiture
16:45est indispensable
16:45pour des millions
16:47de nos concitoyens
16:48pour le travail
16:48pour faire ses cours
16:50C'était heureux de l'entente
16:51parce que pardonnez-moi
16:51je suis obligée d'intervenir
16:52Parfois le parti socialiste
16:54c'était les mobilités douces
16:55tout ça
16:56Ça ne veut rien dire
16:56les mobilités douces
16:57Non mais je veux le dire
16:59ça ne veut rien dire
17:00Là encore
17:01ce n'est pas moi
17:01qui laisse une révolution
17:02Mais enfin monsieur Gage
17:04Vous êtes bien
17:05candidat à la primaire socialiste
17:07Oui mais moi
17:07je veux tenir
17:08un discours de vérité
17:09On ne peut pas avoir
17:09un discours qui s'adresse
17:11uniquement à une partie
17:12d'un électorat
17:13préservé
17:14qui vit dans des cœurs
17:15des métropoles
17:16où il y a des transports
17:16en commun
17:17de qualité
17:18et c'est le cas
17:19même s'il y a des difficultés
17:20sur le RERB
17:21qui dessert
17:23l'Essonne
17:23Mais globalement
17:24ce n'est pas la réalité
17:25de plein de gens
17:26Ce n'est pas la réalité
17:28de ceux
17:29pour qui
17:29les mobilités
17:31pour le coup
17:31c'est dur
17:31parce qu'il y a besoin
17:33de la voiture
17:33il y a besoin
17:34de deux voitures
17:34dans le foyer
17:35et il y a besoin
17:35de faire des pleins d'essence
17:36et là
17:37ça devient
17:38une alternative
17:39à la
17:40Mais alors
17:40dites-moi
17:41les socialistes
17:42ils ont parlé
17:42à cette France du travail
17:43ils ont parlé
17:44à cette France de la bagnole
17:45ils ont parlé
17:46à cette France des clopes
17:47et du diesel
17:47comme on dit
17:48vous n'avez pas l'impression
17:49de l'avoir abandonné
17:50quand même
17:50Mais si on est
17:51dans cette situation
17:52qui n'est pas
17:53la plus glorieuse
17:54je suis lucide
17:55sur l'état
17:55dans lequel on est
17:56si on est obligé
17:57d'organiser
17:57une primaire
17:58parce que
17:59les gens n'ont pas vu
18:00émerger
18:01une figure
18:02de cet espace
18:02de la gauche républicaine
18:04si on est obligé
18:05de le faire
18:05et tant mieux
18:06avec des débats
18:06qui vont nous permettre
18:07de mettre en avant
18:07des propositions
18:08c'est que oui
18:09et ceux qui en sont responsables
18:10doivent se battre la coupe
18:11et je m'inclus
18:12puisque je suis un de ces responsables
18:13politiques
18:14mais je prends mes responsabilités
18:16et je dis en effet
18:17qu'on ne peut pas
18:18tourner le dos
18:19aux classes populaires
18:20on ne peut pas avoir
18:20un discours
18:21qui stigmatise
18:23qui dit que vous devez
18:24vous adapter
18:24à la transition écologique
18:27et considérer
18:28que la gauche
18:28elle préfère s'adresser
18:29c'est en effet
18:29le rapport de 2011
18:30de Terra Nova
18:31que certains d'ailleurs
18:31reprennent aujourd'hui
18:32c'est assez marrant
18:33c'est plutôt la stratégie
18:34de Jean-Luc Mélenchon
18:35de dire
18:35on s'adresse aux minorités
18:36à certains quartiers
18:38à certaines catégories
18:40de la population
18:40on a des choses
18:42qui lient les français
18:43ce qui les lit
18:44c'est le rapport au travail
18:45et un besoin de dignité
18:46et là
18:46les politiques publiques
18:47ne répondent pas
18:48à ce besoin de dignité
18:49on a un problème
18:50sur le carburant
18:51on ne va pas le régler
18:52à chaud dans la crise
18:53mais ce n'est pas normal
18:54en France
18:55que faire son plein
18:56consiste pour moitié
18:57à payer des impôts
18:58je le dis
18:59ce n'est pas normal
19:00c'est une facilité
19:01et une paresse
19:02que les gouvernements
19:03de Groen
19:03plus de la voie
19:04c'est un impôt ailleurs
19:05je suis d'accord
19:07mais voyez
19:07c'est bien
19:09je suis absolument
19:10d'accord
19:11sauf que cet impôt
19:12sur la consommation
19:13pour ceux qui font le plein
19:14il pénalise
19:15ceux pour lesquels
19:16l'usage de la voiture
19:16est absolument indispensable
19:18et surtout
19:19il se voit
19:20et il vient
19:21rogner immédiatement
19:22le pouvoir d'achat
19:24et donc
19:24là je ne vous dis pas
19:25qu'on va faire cette réforme
19:26là à chaud
19:27dans le moment
19:28mais il faudra bien
19:29le moment venu
19:29de faire basculer
19:31pardonnez-moi
19:31reprenez la nafore
19:32vous président
19:32vous croyez que vous aurez
19:34plusieurs mois là
19:34si vous étiez au pouvoir
19:35on vous demanderait
19:36matin et midi
19:37au soir ce que vous allez faire
19:38Sonia Mabrouk
19:38quand je vous dis
19:39que le coeur de notre problème
19:40c'est quand vous faites votre plein
19:41il y a 55%
19:42qui sont des impôts
19:44et qu'il faudrait peut-être
19:45se rapprocher
19:45de la moyenne
19:46de pays européens
19:47dans lequel
19:47c'est plutôt
19:4828, 33, 35%
19:50et qu'on gagnerait
19:51des impôts
19:51mais monsieur Gage
19:52pourquoi les pays européens
19:53se permettent des baisses
19:54il faudra le faire ailleurs
19:55mais Victor
19:56mais non
19:56vous dites la vérité
19:57c'est un socialiste
19:58qui baisse les impôts
19:59vous
20:01vous buvez du petit lait
20:02évidemment qu'il faut
20:04compenser ailleurs
20:05il va compenser
20:05évidemment qu'il y a besoin
20:06et c'est la raison pour laquelle
20:07la proposition du RN
20:09démagogique
20:09la proposition du RN
20:11qui dit on va baisser
20:11de 20% à 5,5%
20:13etc
20:14c'est très bien
20:15ça coûte environ
20:1520 milliards d'euros
20:16donc il faut que nous dise
20:16immédiatement
20:17où est-ce qu'il faudrait
20:18gagner 20 milliards d'euros
20:19il a fait une liste
20:20à la prévère
20:21mais moi ce qui m'intéresse
20:22c'est vous comparez
20:23avec les autres pays européens
20:24mais pourquoi on ne dit pas
20:25que les autres pays européens
20:26ont fait tous les efforts
20:27avant nous
20:28ils ont fait des
20:29eux le sang et les larmes
20:30ils les ont eus
20:31la calice
20:33ils l'embuchent
20:34ce qu'elle allie
20:34et nous
20:35la mère des réformes
20:36on ne l'a pas faite
20:37comment dans cette situation
20:39monsieur Gatch
20:39vraiment vous pouvez promettre
20:40des jours meilleurs
20:41c'est pas un cadeau
20:42pour le prochain président
20:43de la république
20:43et pour tous ceux
20:44qui seront aux responsabilités
20:45mais oui je considère
20:47qu'il y a des choix collectifs
20:49qui doivent être faits
20:50dans une logique
20:51de compromis
20:52et de convergence
20:53dans lequel un
20:54il faudrait former
20:54notre modèle de protection sociale
20:56et le financement
20:56de la protection sociale
20:57ça ne peut pas être
20:58uniquement le travail
20:59et le seul travail
21:00qui finance la protection sociale
21:02ce n'est pas possible
21:03il faut donc diversifier
21:04avec François Hollande
21:05oui la seule différence
21:07que je peux avoir
21:08avec François Hollande
21:08TVA sociale
21:09l'augmentation de la CSG
21:11vous êtes sur quoi
21:12pour compenser
21:12alors c'est quoi
21:14les ressources du financement
21:15de la sécurité sociale
21:15vous savez dans cette présidentielle
21:16ça va être génial
21:17parce qu'on va parler
21:18de sujets sérieux
21:19et on va le faire
21:20stylo à la main
21:21j'ai envie de le faire
21:21dans les débats
21:22sur les primaires
21:23c'est les cotisations sociales
21:24payées par les entreprises
21:26ces dix dernières années
21:27on a considérablement
21:28augmenté les exonérations
21:29de cotisations sociales
21:30certaines sont parfaitement utiles
21:32sur les 90 milliards
21:34d'exonérations
21:35de cotisations sociales
21:36je vous assure
21:36qu'elles n'ont pas
21:37toutes une efficacité
21:38à 100%
21:38je vous prends
21:39un seul exemple
21:39et c'est une proposition
21:41de la CFDT
21:42c'est des gens raisonnables
21:44quand ils disent
21:45il faut conditionner
21:46les exonérations
21:46de cotisations sociales
21:48au fait qu'on ne laisse
21:49pas les gens
21:49à un niveau de rémunération
21:51qui ne bouge pas
21:52et donc proposition concrète
21:54si votre salarié
21:55reste deux années
21:56ou trois années
21:57de suite au SMIC
21:58que donc vous ne l'avez
21:59pas augmenté
22:00alors vous ne bénéficiez pas
22:01du même montant
22:02d'exonérations
22:03de cotisations sociales
22:03donc d'abord
22:05les entreprises
22:05et des exonérations
22:07de cotisations sociales
22:07qui sont conditionnées
22:08deuxième acteur
22:11qui doit financer
22:11la protection sociale
22:12on en parle beaucoup
22:14c'est de savoir
22:14est-ce qu'il faut
22:15solliciter les salariés
22:16la réponse est non
22:17puisque dans la période
22:18ça baisse
22:18leur pouvoir d'achat
22:19c'est déjà largement
22:20cela baisse
22:21leur pouvoir d'achat
22:22du salaire
22:22donc troisième proposition
22:23il faut mettre
22:24à contribution
22:25les hauts patrimoines
22:27qui ne financent pas
22:27la protection sociale
22:28aujourd'hui
22:29et donc c'est la proposition
22:29que nous avons formulée
22:30avec les socialistes
22:31d'une CSG spécifique
22:33sur les très hauts héritages
22:35au-delà de 500 000 euros
22:37ou d'un million d'euros
22:38qui on a un extra
22:39ça concerne
22:41à peine
22:4210% des héritages
22:44et là où on a
22:45une extrême concentration
22:46troisième proposition
22:48et vous allez voir
22:48que la quatrième
22:49je vais...
22:49Non, attendez
22:50vous allez pas me faire
22:51toute la liste
22:51je vais vous interroger
22:52sur la proposition
22:52il faut que vous vous en gardiez
22:54sous le pied
22:55pour la primaire
22:55Ben oui mais
22:56je commence le débat là
22:59l'intelligence artificielle
23:00et la robotisation
23:01détruisent l'emploi
23:02mais ne financent pas
23:02la protection sociale
23:03Sam Altman
23:04le patron lui-même
23:05d'OpenAI
23:06dit
23:06nous avons un tel niveau
23:08de concentration de capital
23:09et de rente
23:10qu'il faut qu'à un moment
23:10on la rende
23:11sur le financement
23:12des modèles sociaux
23:13donc oui
23:13il faut une contribution
23:14il fallait taxer les robots
23:15il faut donc une contribution
23:16sur la valeur ajoutée
23:17il disait
23:18et j'ajoute un dernier point
23:20et vous allez voir
23:22je suis honnête
23:23et je prends le risque
23:25de le dire
23:26et les revenus
23:27des retraités
23:29qui sont à un niveau
23:31pas parce qu'ils sont retraités
23:33mais parce qu'ils sont
23:34à un niveau
23:35de contribution
23:36à l'effort collectif
23:37qui est inférieur
23:38à celui des salariés
23:39à ce moment là
23:41il est légitime
23:41de poser la question
23:42mais pas de les jeter
23:43eux en pâture en premier
23:44et surtout
23:45en leur disant une chose
23:46les ressources supplémentaires
23:47que vous allez dégager
23:48vont financer des besoins
23:49qui sont mal satisfaits
23:51et qui vous concernent
23:51Victor Héron vous applaudit
23:52vous vous rendez compte
23:54et Yves Tréard aussi
23:55s'il vous plaît
23:56attendez M. Gaines
23:57on ne le rate plus
23:58mais oui mais
23:59non
23:59j'ai des idées
24:00oui mais vous n'êtes pas le seul
24:02tant mieux
24:04vous voyez
24:04c'est un cocktail de mesures
24:06qui prendra la chose
24:06plutôt que le sang et les larmes
24:08vous parlez du cocktail
24:09il est explosif
24:10en ce moment
24:10parce que vous deviez être
24:12un peu plus sur la ligne
24:13de départ pour la primaire
24:14PS place publique
24:15qu'est-ce qui s'est passé
24:16autour de M. Philippe Brun
24:17est-ce que vous lui apportez
24:18votre soutien
24:20parce qu'on ne sait pas
24:20quels sont les tenants
24:21et aboutissants
24:22de cette affaire de violence
24:23je ne sais pas ce qui s'est passé
24:23mais j'ai découvert
24:24hier matin
24:25au moment où on devait
24:26enteriner les candidats
24:28sur le départ de la primaire
24:30cette situation hallucinante
24:32et je ne sais pas
24:33quel est le fond de l'affaire
24:34mais je trouve dingue
24:36qu'un candidat
24:38qui était en capacité
24:39de pouvoir concourir
24:40et qui a des choses à dire
24:42se retrouve écarté
24:43alors j'ai deux principes
24:44que moi je respecte
24:45c'est croire la parole
24:46des victimes
24:47et la présomption d'innocence
24:49et là je trouve que
24:49parfois c'est contradictoire
24:52sauf qu'au Parti Socialiste
24:53on ne va pas trouver
24:54le bon moyen
24:54de pouvoir faire
24:55et l'un et l'autre
24:56parce que vous dites
24:57d'emblée je crois
24:57la parole des victimes
24:58et après on verra
24:59la présomption d'innocence
25:00là vous dites quoi
25:01pour M. Brun
25:01est-ce qu'il a le droit
25:03de participer
25:03à la victime
25:04le point principal
25:10qui me heurte
25:10c'est que dans une famille politique
25:12dans une famille politique
25:14la moindre des choses
25:15aurait consisté
25:16à décrocher son téléphone
25:17la veille
25:18si la révélation
25:19venait de la veille
25:20et dans les jours
25:21et semaines qui précédaient
25:22puisque manifestement
25:23il y avait des alètes
25:23est-ce que ça entache
25:24cette primaire ?
25:24est-ce que ça enlève
25:25de la légitimité
25:26à cette primaire ?
25:26écoutez je vous mettais
25:28dans cette situation
25:29il faut que cette primaire
25:29soit une réussite
25:31et donc on va essayer
25:32d'y contribuer
25:33avec des idées du débat
25:34des propositions
25:34du style
25:35du tempérament
25:36et de la verbe
25:37voilà
25:38merci d'avoir été notre invité
25:39merci d'avoir regardé cette vidéo !
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