- il y a 32 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
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00:00La suite de votre émission en direct, bien sûr, elle est l'auteur d'un livre remarqué qui fait beaucoup
00:04parler.
00:06Bonsoir, Sarah Knafow.
00:07Bonsoir.
00:08Merci d'être notre invitée. Vous êtes eurodéputée Reconquête, auteure de ce livre,
00:12Le Casse du siècle, aux éditions Fayard.
00:14On va largement y revenir. Je voudrais d'abord vous faire réagir à la fois à cette image.
00:20On va voir la Tour Eiffel, ce monument parisien par excellence fermé.
00:25Pourquoi ? Parce que des salariés, des employés manifestent,
00:28parce que des femmes, parce que leurs collègues ont été invisibilisés, effacés, écartés
00:34pour des raisons, semble-t-il en tous les cas, en fonction de ce que disent les personnels
00:38et des convictions religieuses. Il y a eu une visite privée de personnels et de moines hindous.
00:44Comment vous réagissez à cela en France ?
00:47Alors écoutez, une fois n'est pas coutume, je me tiens aux côtés des manifestants,
00:50y compris ceux de la CGT qui ont voulu cette manifestation.
00:53Je les comprends infiniment. On a un double symbole.
00:55On a le monument le plus visité de France, la Tour Eiffel,
00:59et on a le symbole de la liberté de la femme, qui est une notion extrêmement importante
01:02dans notre pays, qui représente une part de l'identité française.
01:07Et voilà deux symboles bafoués par non seulement une visite étrangère,
01:10mais en plus pour des motifs religieux.
01:12Je pense que ça fait le lien avec de nombreux sujets qu'on évoquera peut-être,
01:15mais en tout cas qui sont présents dans le débat public.
01:17Je pense notamment à l'interdiction du voile dans l'espace public,
01:20qui nous révèle aussi que lorsqu'on se bat pour la liberté de la femme,
01:23on doit être cohérent, y compris lorsqu'il ne s'agit pas uniquement de la religion musulmane.
01:27Là, on parle d'hindous qui ont voulu manifestement invisibiliser les femmes.
01:31Et puisque je ne fais aucun deux poids deux mesures,
01:33je me dois de dire que j'ai trouvé ça scandaleux et que je me tiens à côté de ces
01:36manifestants.
01:37Et c'est, comme vous le dites, l'image de la France à travers la Tour Eiffel
01:41qui est en tous les cas atteinte.
01:44Parlons d'image, mais d'un autre pays, de l'Allemagne.
01:46Il en est beaucoup question, évidemment, depuis la large victoire de l'AFD.
01:50Et vous avez d'ailleurs analysé leur victoire, Sarah Knaffan, en Allemagne,
01:53en insistant sur une vague, sur une lame occidentale, dites-vous, véritable tsunami,
01:58un peu partout dans le monde occidental.
02:00Et selon vous, ce tsunami, que peut-il, que devrait-il donner en France ?
02:04Il va donner ce qu'on va en faire.
02:06Et à partir de maintenant, on a sept mois pour mener campagne
02:08et pour faire que les aspirations majoritaires de nos peuples arrivent enfin au pouvoir.
02:12On voit que ça se passe dans le monde entier.
02:15J'ai étonnu les mêmes propos lorsque Donald Trump l'a emporté aux Etats-Unis,
02:18lorsque Giorgia Meloni l'a emporté en Italie.
02:21Désormais, on voit qu'en Allemagne, on voit des scores historiques
02:24pour des partis qui sont contre l'immigration.
02:26Je dirais qu'il y a à peu près à chaque fois les mêmes ingrédients,
02:29c'est-à-dire une colère des peuples, qui n'en peuvent plus,
02:32après 50 ans d'impuissance volontaire, sur des sujets qu'ils tiennent pour existentiels.
02:37Et que je tiens pour existentiels avec eux.
02:39À savoir la défense de leur identité, de leur culture,
02:42qui passe par la protection de leurs frontières,
02:44par l'arrêt de cette immigration de masse qu'ont connu les pays que je viens de citer,
02:49on observe de la même manière comme deuxième ingrédient
02:51une diabolisation massive de la part de la presse et des institutions.
02:57Et en dépit de cette diabolisation,
02:59on voit des peuples qui prennent leur émancipation
03:02et qui acceptent d'aller à l'encontre de cette doxa médiatique
03:07pour voter pour ceux qu'ils considèrent comme défendant le mieux leurs intérêts.
03:11Ce que j'ai trouvé le plus frappant dans la victoire d'hier,
03:14c'est qu'on a observé que depuis le dernier scrutin,
03:17l'AFD avait réussi à capter la moitié de l'électorat du centre-droit.
03:21Et je pense que c'est ça qui doit interpeller la classe politique
03:24et la classe médiatique dans son ensemble.
03:26Donc ils refuseront de voir ce que les peuples attendent,
03:29ils seront amenés à pleurer soirée électorale après soirée électorale.
03:32Bien, mais avant de pleurer, vous parlez de diabolisation,
03:34vous parlez de doxa médiatique.
03:36Sortons de tout cela, si vous le voulez bien.
03:38Et voyons les choses froidantes.
03:40Sans chercher d'ailleurs ce soir à du tout vous faire porter
03:42les propos de certains leaders de l'AFD.
03:44Vous êtes malgré tout l'une des rares responsables politiques.
03:47Parce que je ne les porterai pas.
03:47J'entends bien, Sarah Knafo.
03:50À ne pas avoir condamné certains propos révisionnistes.
03:54Je condamne tous les propos révisionnistes.
03:56Vous le faites ce soir clairement ?
03:57Tous propos révisionnistes, vous m'entendrez les condamner.
03:59Je le dis de manière extrêmement claire.
04:01Je le fais tout de suite.
04:02Je viens de vous le dire.
04:03Donc pour certains leaders de l'AFD, vous dites que je condamne sans réserve
04:09des propos négationnistes qui remettent en cause l'histoire ?
04:12Je condamne tous les propos négationnistes.
04:14Et l'héritage ?
04:14Ce que je dis, c'est que je ne porte aucun de ces propos.
04:17De la même manière que je ne porte ni le programme de Georgia Melody,
04:20ni de Donald Trump.
04:21Mais je sais reconnaître une vague occidentale quand elle a lieu.
04:24Elle est en train d'avoir lieu.
04:25On doit être capable de la voir venir.
04:28On ne doit pas se lamenter, mais se dire comment est-ce qu'on agit dans notre pays
04:31pour faire les choses de manière méthodique,
04:33c'est-à-dire régler les problèmes des Français de manière méthodique,
04:37problème après problème.
04:38Si je vous demande, le seul pays de toute l'Europe où l'extrême droite,
04:42ce qu'on appelle l'extrême droite, est à 3 %, c'est le Danemark.
04:45Parce que le Danemark, la gauche sociale-démocrate danoise,
04:48a réglé le problème migratoire.
04:50Donc nos peuples attendent des résultats, pas des cordons sanitaires,
04:54pas de la morale de la part des médias.
04:55Le pare-feu ou le barrage n'a pas marché en Allemagne.
04:57Et je vais même vous dire, et je vais en finir par là sur ce sujet,
05:00j'en tire du succès notamment de Georgia Meloni,
05:03une règle politique fondamentale.
05:05C'est que ce n'est pas la dédiabolisation qui crée la victoire,
05:08mais la victoire qui crée la dédiabolisation.
05:10Certains partis français devraient en apprendre les choses.
05:13Je vois que vous prenez beaucoup comme modèle Georgia Meloni
05:15qui aujourd'hui sur la scène européenne,
05:17même avec Ursula von der Leyen, marche quasiment main dans la main.
05:19C'est assez intéressant.
05:20Utilise l'Union européenne, ne disons pas marche main dans la main.
05:23Vous savez que les mots ont un sens.
05:26Utilise l'Union européenne à son point.
05:27Donc pour pouvoir réussir ce rapport de force.
05:29Mais lorsqu'elle fait une image avec von der Leyen, qu'est-ce qu'elle fait ?
05:32Elle utilise l'argent de l'Union européenne pour protéger sa frontière,
05:35notamment en Tunisie.
05:36Donc elle finance des programmes qui vont permettre aux migrants
05:39de rester chez eux au lieu de les faire venir en Europe,
05:43notamment à travers sa frontière italienne.
05:45Elle utilise les fonds de l'Union européenne pour ses propres intérêts.
05:47Et pourquoi sur Méloni c'est intéressant ?
05:49Il y a trois ans, quand elle a gagné, on nous disait
05:52Méloni c'est le retour du fascisme.
05:53Non, pardonnez-moi.
05:55Certains ont dit néofasciste.
05:56Pourquoi ?
05:56Tout simplement parce que Mme Méloni, je le précise,
05:59quand elle était jeune, a fait partie d'un mouvement
06:01qui était héritier de Mussolini.
06:04C'est pour ça que certains ont dit...
06:05Là ce n'est pas pareil, pardonnez-moi.
06:07Non, ce n'est pas pareil.
06:08Ce sont des propos qu'on a tenus aujourd'hui.
06:11Qu'est-ce qu'on dit aujourd'hui sur Georgia Meloni ?
06:11Mme Méloni n'a pas tenu dernièrement ses propos.
06:14Certains leaders de l'AFD, oui.
06:15Qu'est-ce qu'on dit aujourd'hui sur Georgia Meloni
06:17alors qu'il y a trois ans, on en disait le pire.
06:19On l'a traité de fasciste.
06:20Aujourd'hui, c'est la leader la plus respectée du continent européen.
06:23Donc je le répète, c'est la victoire qui crée la dédiabolisation.
06:26Et je dis à nos compatriotes, n'ayez pas peur.
06:28N'ayez pas peur de voter pour des partis qui proposent une rupture.
06:32Vous verrez que dès le lendemain,
06:33on pourra de manière méthodique régler nos problèmes un à un
06:36et que le reste du continent nous respectera pour ça.
06:39Il n'y aura pas le chaos qu'on vous promet.
06:40Mais la rupture, vous dites clairement ce soir,
06:43elle nécessite de votre part.
06:44Et vous l'avez fait, une condamnation sans ambiguïté
06:47et sans mesure de propos révisionnés.
06:48Aucune ambiguïté, Sonia Malou.
06:49Je pense que chacun peut tout à fait constater
06:51que sur cette question-là, je n'ai pas d'ambiguïté.
06:54Je condamne tout propos négationniste.
06:56Aucun problème avec ça.
06:57Vous savez pourquoi je vous pose la question
06:58en dehors du débat strictement politique,
07:00Sarah Knafo ?
07:00Parce que je voudrais vous citer par exemple ce soir
07:02une réaction.
07:03Les propos de l'avocat Arnaud Klarsfeld.
07:05Il vient d'une famille, vous le savez,
07:07qui sait ce que représente le combat
07:09contre ce qu'il y a de plus sombre dans notre histoire.
07:11Voici ce qu'il dit au sujet de l'AFD.
07:13Un parti qui voit dans le mémorial de la Shoah
07:15une honte pour l'Allemagne.
07:17Les mots sont forts.
07:18Le mémorial de la Shoah, une honte pour l'Allemagne.
07:20Qui considère que les SS ne sont pas criminels.
07:22Au-delà du fait que la victoire fait la dédiabolisation,
07:26pour la politique que vous êtes.
07:27Et je vais même aller plus loin.
07:28Pour la citoyenne que vous êtes.
07:29Par rapport à tout ce qui vous constitue.
07:32Je ne sais pas si ça vous choque profondément.
07:34Ce propos me choque profondément.
07:35Je vous avoue que je ne le connais pas.
07:36Ce propos me choque profondément.
07:37Je vais vous dire Sonia Mabouk,
07:39je n'aurai aucun problème à condamner tout ce qui est condamnable.
07:41Moi je viens sur ce plateau aujourd'hui pour vous dire
07:43qu'il y a bel et bien une vague sur tout le continent européen.
07:47Il va falloir savoir la regarder en face
07:49et savoir répondre à ce que les Européens attendent.
07:52On va trouver dans tous les partis européens
07:55des brebis galeuses, comme disait à l'époque
07:57le Rassemblement National, il y a quelques mois.
08:00Là c'est un troupeau là, à ce niveau-là, avec de tels propos.
08:03Moi je me souviens qu'au Parlement européen,
08:05lorsqu'il a eu un homme qui a tenu des propos,
08:07j'ai jugé scandaleux, j'ai dit ce sera lui ou moi
08:10et je ne siégerai jamais avec cet homme
08:12au sein du groupe au Parlement européen.
08:14Vous savez ce qu'ils ont fait ?
08:14Ils l'ont expulsé.
08:16Ils m'ont choisi, comme vice-présidente de ce groupe,
08:18en expulsant la personne qui avait tenu ces propos scandaleux.
08:21À partir de là, j'ai compris
08:22qu'ils entendaient faire ces efforts
08:24et je serai toujours de la même manière
08:27intransigeante sur ces sujets.
08:28Maintenant, pour ce qui se va se passer,
08:29demain, je regarderai comme vous avec attention
08:32ce qu'ils vont faire de leur programme.
08:33Et de la même manière, si vous m'invitez demain
08:35et qu'il y a une mesure que je juge scandaleuse,
08:37j'aurai l'honnêteté intellectuelle de vous le dire.
08:39Et c'est le propre de la politique.
08:40Et pourquoi je vous ai interrogé sur ce sujet, Sarah Knaufo ?
08:43J'en viens à votre aller, vous allez voir, tout est lié.
08:45Parce que vous travaillez beaucoup
08:47au sein de votre parti
08:49sur la question de l'identité, de la citoyenneté.
08:51Et voilà un parti qui fait de la citoyenneté,
08:53de l'identité, quelque chose de fondamental
08:55en disant qu'un Allemand
08:57est un Allemand qui remonte à plusieurs siècles.
09:00Pure souche.
09:00C'est-à-dire que si vous et moi, nous étions en Allemagne,
09:03pour le parti de l'AFD, nous ne serions pas considérés
09:05comme des Allemandes.
09:06Nous serions des pariards.
09:06Moi, ce que je considère, c'est que...
09:08C'est quand même assez violent.
09:09Pour ce qui est de la France,
09:11vous êtes d'accord pour dire qu'il y a des Français de souche ?
09:13Il y a des Français, effectivement,
09:15qui sont Français depuis des siècles
09:16et qui n'ont pas des origines qui remontent
09:18comme peut-être vous de l'autre côté du Méditerrané.
09:19Ça ne paraît pas violent de dire qu'il y a des Français de souche.
09:22On est tous les deux d'accord pour le dire.
09:24En tous les cas, on est tous les deux d'accord
09:25qu'il y a des Français qui sont français depuis des siècles
09:28et qu'il y a des Français qui ont des origines diverses.
09:30Il y a un peuple historique
09:31qui mérite d'exister,
09:32qui mérite qu'on le reconnaisse,
09:34qui a eu l'hospitalité de nous accueillir.
09:37Il est en danger, ce peuple historique, comme vous dites ?
09:40C'est manifeste.
09:41Je pense qu'on sera toutes les deux d'accord sur ce point-là.
09:43C'est moi qui vous interroge.
09:44Vous ne me détachez pas si je suis d'accord.
09:46Madame Tafonant, je ne peux pas inverser.
09:47Vous avez parlé de nos deux profils
09:49en disant tous les deux lorsqu'on serait en Allemagne.
09:51Je n'inverse rien du tout.
09:52Je nous mets, comme vous l'avez fait,
09:54à égalité sur ce point-là.
09:55Donc, il y a un peuple français de souche.
09:58Ce n'est pas honteux de le dire.
09:59Il existe, ce peuple.
10:00On doit être reconnaissant à ce peuple.
10:02Toutes les deux, d'ailleurs.
10:03Et tous ceux qui ont été accueillis par ce peuple magnifique
10:06qui nous a accueillis,
10:08qui a accueilli nos familles,
10:09on doit être reconnaissant
10:10et on doit reconnaître son existence.
10:11Qu'est-ce que vous entendez par reconnaissant ?
10:12C'est le moindre des respects
10:13de reconnaître à minima son existence.
10:15C'est l'assimilation, l'intégration ?
10:17L'assimilation, bien sûr.
10:18Moi, j'entends beaucoup de gens
10:19qui vont jusqu'à nier l'existence du peuple français.
10:22Parfois même par des Français de souche.
10:24Et ça me choque quand j'entends ça.
10:26Je me dis, mais c'est à nous,
10:27Françaises de branche,
10:28d'aller défendre cette identité française
10:30que certains ont oublié.
10:32C'est quand même étonnant.
10:32Vous définissez comme une Française de branche ?
10:34Absolument.
10:34S'il y a des Français de souche,
10:35il y a des Françaises de branche.
10:36On est Français de courte, non ?
10:37Et d'ailleurs, j'en suis fière.
10:38Oui, on est devenu.
10:40On l'est devenu.
10:40Mais il faut savoir reconnaître
10:42l'existence d'un peuple historique.
10:43Il y a un peuple chinois,
10:45et on le reconnaît.
10:46Il y a un peuple indien.
10:47Il y a un peuple américain
10:48qui a été formé génération après génération.
10:51Pourquoi tous les peuples du monde
10:52devraient avoir le droit
10:53à la reconnaissance de leur existence ?
10:55On entend d'ailleurs beaucoup
10:56le discours, vous savez, néocolonial,
10:58venu d'une certaine extrême gauche,
10:59qui veut qu'on reconnaisse des droits
11:01à des peuples autochtones,
11:03par exemple en Nouvelle-Calédonie.
11:04Donc on leur reconnaît leur existence.
11:06Le peuple français serait le dernier peuple
11:07à qui on n'aurait pas le droit
11:09de reconnaître l'existence.
11:10Reconnaître l'existence
11:11et sanctuariser ce peuple en Allemagne,
11:13passe-t-il par une remigration ?
11:15Je ne sais pas.
11:15Vous m'amenez en Allemagne
11:17tout au long de l'émission ?
11:18C'est un peu l'actualité.
11:19Je suis d'accord.
11:20L'actualité est aussi beaucoup économique.
11:21Je vais juste terminer ma question.
11:22Je vous ai entendu sur votre plateau
11:24juste avant.
11:24Est-ce que ça suppose que des Allemands,
11:28et peut-être demain des Français
11:29qui sont intégrés et assimilés,
11:30pourraient aussi repartir
11:31dans leur pays d'origine ?
11:34Intégrés et assimilés ?
11:35Oui, pas du tout.
11:35Donc si vous voulez venir
11:36sur la question du programme,
11:39des expulsions qui devront être menées demain,
11:41on peut y venir,
11:41on peut spécifier la définition.
11:44Donc l'expulsion concerne
11:46des personnes étrangères
11:47qui ont violé nos lois,
11:49qui ont commis des crimes
11:50sur le territoire de France.
11:51ne concerne pas des gens
11:53qui sont assimilés,
11:54qui ont obtenu leur nationalité,
11:56qui ne commis aucun crime
11:57ni aucun délit.
11:58Ça, il faut rassurer les gens
11:59si c'est la question sous-jacente.
12:01On parle de gens
12:02qui ont été accueillis chez nous,
12:04dont la France a eu l'hospitalité
12:05de bien vouloir les recevoir,
12:07parfois même de les aider,
12:08et qui ensuite sont venus
12:09commettre des crimes.
12:10Je ne crois pas
12:11que des gens puissent se sentir solidaires
12:13de violeurs étrangers
12:14sous le prétexte
12:16qu'ils auraient la même religion.
12:17Je ne le crois pas.
12:18Vous allez peut-être dire
12:18que je suis optimiste,
12:19je ne le crois pas.
12:20Je pense que la France
12:22doit être capable
12:22d'être souveraine
12:23sur ses frontières
12:24et de dire
12:25« Quelqu'un qui vient
12:26sur notre sol,
12:27qui est accueilli,
12:28qui commet un crime
12:29ou un délit,
12:29n'a plus à bénéficier
12:30de notre hospitalité. »
12:32De la même manière,
12:33au sens du code
12:34de l'entrée
12:35et du séjour
12:35des étrangers en France,
12:36qui dit qu'un étranger
12:38ne doit pas porter une charge
12:39sur nos finances publiques.
12:40Il ne faut pas
12:41qu'un étranger
12:41qui vienne en France
12:42puisse être au chômage
12:44depuis plus de six mois.
12:45à ce moment-là,
12:46il fait porter une charge
12:47sur nos finances publiques
12:48et il doit pouvoir
12:49être expulsé.
12:50Ce que je dis,
12:51là, aujourd'hui,
12:51ce n'est pas une lubie,
12:52c'est ce qui existe en Suisse,
12:54c'est ce qui existe
12:54aux États-Unis,
12:55avec des délais
12:56tant plus restreints
12:56que celui que je viens d'avancer.
12:58De la même manière,
12:59un double national
13:01qui commettrait un crime,
13:02par exemple,
13:03contre la France,
13:04doit pouvoir être déchu
13:05de sa nationalité
13:06et expulsé.
13:07Et là,
13:07ce que je vous dis,
13:08Mme Mabrouk,
13:08c'était la proposition
13:09de François Hollande
13:10en 2015.
13:12Et on sait ce qu'il est advenu.
13:14Vous parlez d'hospitalité,
13:15encore une question,
13:16puis on viendra
13:16à votre livre
13:17avec le sujet d'actualité,
13:19mais tout est lié
13:19puisque vous parlez
13:20de souveraineté financière,
13:21on parle de souveraineté
13:22de nos frontières
13:23et c'est une question
13:25financière et budgétaire
13:26aussi que je vous pose
13:27au sujet de l'Ukraine
13:28sur ce plateau.
13:29Le vice-président
13:30du Rassemblement national
13:31lui a lieu à la question
13:32qui lui a été posée,
13:33le RN qui arrive au pouvoir,
13:35qu'est-ce que vous faites
13:35par rapport à l'Ukraine
13:36dans la situation
13:37qui est celle de la France
13:38et que vous décrivez
13:39dans votre livre ?
13:40Et il répond
13:41« on coupe le robinet ».
13:42Même question,
13:43vous Sarah Knafo,
13:44si votre parti arrive au pouvoir,
13:47est-ce que vous coupez
13:48le robinet à l'Ukraine
13:49compte tenu
13:50de la situation française ?
13:51Je dirais que Louis Allieu
13:52a été très vite démenti
13:53par les chefs
13:54de son propre petit.
13:56Voilà pour les bisbis.
13:56Je pense qu'on ne peut pas
13:58hausser les épaules
13:59devant un peuple
14:00qui se défend
14:01d'une invasion
14:02dont il a été victime.
14:03Ce qu'on peut dire
14:04sur votre question,
14:05c'est que oui,
14:06notre grave problème
14:08de dépenses publiques
14:09est en train de miner
14:10notre défense.
14:11Notre dépense
14:12mine notre défense.
14:14On est arrivé
14:15à un stade
14:15où la dépense est telle
14:17qu'on doit s'endetter
14:18parce qu'on n'a plus
14:19les moyens de vivre
14:20au rythme auquel nous vivons.
14:21On est arrivé
14:22à un stade
14:23où on a une armée
14:23qui est extraordinaire
14:24mais qui ne dispose
14:25d'un stock de munitions
14:26que de trois jours
14:28en cas de guerre
14:29de haute intensité.
14:30Avec quels moyens
14:31pourrons-nous
14:32demain
14:32défendre à la fois
14:34notre propre territoire
14:35et nos alliés
14:36si nous n'agissons pas
14:37sur le terrain
14:38de la souveraineté financière.
14:40Et c'est exactement
14:41ce qu'a dit le général de Gaulle
14:42quand il est revenu au pouvoir
14:43en 1958
14:44si nous voulons être souverains
14:46notamment en matière de défense
14:47notamment pour créer
14:48la bombe atomique.
14:49Alors nous devons d'abord
14:50remettre de l'ordre
14:51dans nos finances publiques.
14:53Et c'est un travail au long cours
14:54mais d'ici 2027
14:55c'est-à-dire quelques mois
14:56est-ce que vous au pouvoir
14:57vous dites
14:58eh bien justement
14:59par rapport à toutes ces difficultés
15:01et compte tenu
15:01et eu égard aux difficultés
15:03de notre armée
15:03nous n'avons pas les moyens
15:04de financer
15:05par des crédits
15:05par des investissements
15:06ce que je dis
15:07d'abord vous dites
15:07c'est un travail au long cours
15:09j'aimerais répondre à cette question
15:11j'entendais tout à l'heure
15:11Marc Fiorentino dire
15:12on n'y arrivera pas
15:13pardon non
15:13juste sur l'Ukraine
15:14qu'est-ce que vous faites
15:15je vous ai répondu
15:16et je vais même préciser
15:18il ne faut pas dire aux gens
15:20que ça prendra des lustres
15:21des années et des siècles
15:22parce que c'est faux
15:23je ne suis pas là
15:24pour rassurer les gens
15:26mais pour les respecter
15:27en leur disant la vérité
15:28quand le général de Gaulle
15:29arrive en 1958
15:30à la tête de l'État
15:31il y a un enjeu de défense
15:32et un enjeu de finances publiques
15:33en six mois
15:34il rétablit les comptes de l'État
15:36pourquoi je dis
15:37qu'il y a deux enjeux en même temps
15:38quand il arrive à la tête de l'État
15:39on se souvient
15:40qu'il y a la guerre d'Algérie
15:41Madame Knafo
15:42mais la France est aussi
15:42à l'État de l'État
15:42vous avez entièrement raison
15:44malheureusement tout le monde
15:44n'est pas le général de Gaulle
15:45et nous avons quelques mois
15:46avant 2027
15:47on peut s'en inspirer
15:48je l'espère
15:49et tout le monde le cite à raison
15:51mais vous au pouvoir demain
15:52est-ce que vous coupez
15:53le robinet à l'Ukraine
15:54est-ce que vous dites
15:54voilà ce que nous avons dépensé
15:57depuis le début de la guerre
15:57voilà ce que nous pouvons encore
15:59et comme la France vit à crédit
16:01nous ne le pouvons plus
16:01je vous ai répondu
16:02Madame Mabrouk
16:03je vous ai dit
16:03moi je ne fais pas partie
16:03des gens qui haussent les épaules
16:04devant un peuple qui se défend
16:05donc je n'utiliserai pas
16:06cette expression
16:07de couper le robinet
16:08vous continuez
16:09à soutenir l'Ukraine
16:10de la même manière
16:11ce qu'il faut faire demain
16:13ce n'est pas de payer
16:14avec de l'argent français
16:15pour acheter des armes américaines
16:17il faut
16:18ils ont acheté des rafales
16:19il faut que cette aide
16:20puisse servir
16:21à développer
16:22l'industrie de défense française
16:23et quand vous parlez à des militaires
16:25et quand vous parlez à des militaires
16:26ils vous disent aujourd'hui
16:27grâce au théâtre ukrainien
16:29on arrive
16:30à améliorer
16:31les capacités
16:31de notre propre armée
16:32de notre propre défense
16:34ce qui se passe aujourd'hui
16:35sur le théâtre ukrainien
16:36est en train de donner
16:37des leçons
16:37à toutes les armées du continent
16:39notamment en matière de loi
16:39je n'ai toujours pas compris
16:40si vous poursuivez
16:41les financements ou pas
16:42je vous ai répondu
16:43à deux reprises
16:43mais j'adorerais vraiment
16:45qu'on puisse enfin
16:46pouvoir aborder
16:47la question du livre
16:48vous le savez
16:48j'ai peu de temps de parler
16:49c'est lié
16:50si on a une situation financière
16:51et budgétaire
16:51en reliant les deux sujets
16:52on a peu de temps de parole
16:54donc j'aimerais vraiment
16:55qu'on puisse aborder
16:56la question du livre
16:56on continue à soutenir l'Ukraine
16:57oui je vous ai répondu
16:58de la même manière
16:59je vous ai répondu
17:00madame Mabrouk
17:01de la même manière
17:02je vous ai répondu
17:03pardonnez-moi
17:03je dois être un peu lente
17:04de la même manière
17:05pas de la même manière
17:06je crois aussi vous avoir dit
17:07il faut que ça serve
17:08l'industrie de défense française
17:09et de la même manière
17:10conditionnée à cela
17:11c'est important
17:12absolument
17:12et de la même manière
17:13qu'il faut pouvoir couper
17:14dans notre dépense publique
17:16comme je l'expose dans ce livre
17:17avec 130 milliards d'euros
17:19d'économie
17:20pour pouvoir enfin
17:21assurer notre propre défense
17:22sur notre propre territoire
17:24et être libre de main
17:25avoir la capacité
17:26de pouvoir soutenir nos alliés
17:27si les français le souhaitent
17:28liberté évidemment
17:29liberté budgétaire
17:30liberté financière
17:31liberté de la femme
17:32on a commencé par ça
17:33vous avez vu
17:34que hier
17:35Mathilde Panneau
17:35a proposé de revenir
17:36sur l'interdiction
17:37de la baïa
17:38à l'école
17:40Gabrielle Attal
17:41a vivement réagi
17:42vous pensez
17:43que ce serait un retour
17:43vers le passé
17:44tout simplement ?
17:45Oui évidemment
17:46je pense que vous vous y attendez
17:47puisque je défends
17:47l'interdiction du voile
17:48dans l'espace public
17:49de la même manière
17:49je ne veux pas dire
17:50que porter un voile
17:51à l'école
17:52serait une bonne chose
17:52je pense que vous vous souvenez
17:54du moment où
17:55Habib Bourguiba
17:56qui dirigeait la Tunisie
17:57a voulu interdire
17:58le voile à l'école
17:59et dans l'administration
18:00et le mot qu'il avait employé
18:01qui était très fort
18:02lorsqu'il parlait
18:03du voile islamique
18:03il disait
18:04je ne vois pas
18:04comment des têtes couvertes
18:06pourraient s'émanciper
18:07il a voulu émanciper
18:08la femme tunisienne
18:09il a créé le statut
18:09des femmes
18:10premier pays musulman
18:11qui créait un statut
18:12des femmes
18:12il a rédigé
18:13ce statut de la femme
18:15pour l'émanciper
18:15alors bon il y a des progrès
18:16évidemment il y avait
18:17des progrès à faire à l'époque
18:18mais c'était la première fois
18:20que cette idée j'ai hissée
18:21et le point principal
18:22c'était de dire
18:23des têtes couvertes
18:24ne s'émanciperont pas
18:25il ne peut pas avoir
18:26d'instruction sans émancipation
18:27je veux que les femmes
18:28retirent leur voile
18:28et il y a cette image
18:29où il retire le voile
18:31d'une femme pour les libérer
18:31sur l'avenue
18:32désormais à Habib Bourguiba
18:34on pourrait citer
18:35d'autres pays musulmans
18:36la princesse du Maroc
18:37qui en 1947
18:38fait un discours
18:38avec les cheveux au vent
18:39et les femmes marocaines
18:40qui retirent leur voile
18:41on pourrait citer
18:42d'autres exemples
18:43d'émancipation de la femme
18:44je trouve pardonnez-moi
18:45fou d'entendre parfois
18:47des féministes
18:48venir défendre
18:49le port du voile
18:50je trouve ça
18:51absolument aberrant
18:52quand des femmes
18:52en ce moment
18:53meurent en Iran
18:54pour pouvoir retirer leur voile
18:56maintenant que j'ai abordé
18:57toutes ces questions
18:58et je l'ai fait avec plaisir
18:58pour répondre à votre question
18:59madame Mabrouk
19:00j'aimerais vraiment beaucoup
19:01on va le faire
19:02mais si je vous pose la question
19:03c'est que dans quelques instants
19:04Ségolène Royal
19:04qui est candidate à la présidentielle
19:07sera ici sur plateau
19:08et elle elle affirme que
19:09si elle ne veut pas aller
19:10vers l'interdiction du voile
19:11c'est qu'il y a des risques
19:12d'émeute
19:12de débordement
19:13de manifestation dans le pays
19:14est-ce que c'est la peur
19:16qui dicte
19:16ou est-ce que finalement
19:17vous dites
19:17elle veut une France tranquille
19:19peut-être que c'est pas si mal
19:20quelle soumission
19:21la tranquillité dans la soumission
19:22c'est absolument pas
19:23ma vision des choses
19:24si elle pense
19:25si elle est en train de nous dire
19:26que les musulmans de notre pays
19:28sont des sédicieux
19:28qu'elle le dise en ces termes
19:30si elle est en train de nous dire
19:31qu'elle s'imagine
19:32que les musulmans refuseront
19:33d'appliquer la loi française
19:35donc qu'ils mettront la charia
19:36au-dessus des lois de la République
19:37alors qu'elles le disent en ces termes
19:39moi je pose une question simple
19:41à Madame Royal
19:41qui fait la loi dans ce pays
19:43est-ce que les français
19:45qui sont 60%
19:46à être pour l'interdiction du voile
19:48ont encore le droit
19:49de faire la loi
19:50dans leur propre pays
19:51elle y répondra
19:52Ségolène Royal
19:52quand elle date de la soumission
19:53elle y répondra
19:54on vient au casse du siècle
19:56un livre construit
19:57comme une enquête policière
19:58avec sur le banc des accusés
20:01des milliers de personnes
20:03Sarah Knafo
20:04et il faut remonter
20:05je le dis à nos téléspectateurs
20:06jusqu'en 1974
20:08pour retrouver 1974
20:10un budget à l'équilibre
20:12et depuis
20:12les casseurs
20:13dites-vous
20:13se sont donnés
20:14à cœur joie
20:15une question
20:16qui nous vient tout de suite
20:17à l'esprit
20:17est-ce que c'est un projet
20:19conscient ?
20:20comme si tous ces milliers
20:21de casseurs
20:21avaient convergé
20:22vers cet objectif
20:23alors non
20:23c'est ce que j'ai écrit
20:24dans les premières pages
20:25de ce livre
20:25il n'y a pas de complot
20:26il n'y a pas de grand
20:27horloger malveillant
20:28il n'y a pas un groupe
20:29qui s'est réuni
20:29autour d'une table
20:30en se disant
20:30on va avoir un plan secret
20:31pour savoir comment extorquer
20:32le français
20:33non
20:33ça n'a pas eu lieu
20:34et je dirais que c'est même pire
20:36en fait c'est même pire
20:37qu'un complot
20:37c'est pire qu'un complot
20:38parce que ça se fait
20:39à ciel ouvert
20:40c'est voter au Parlement
20:41c'est publié au journal officiel
20:43promulgué par tous les présidents
20:44président après président
20:45on a affaire à un casse légal
20:47et je dirais que c'est même
20:48ce qu'il y a de pire
20:48c'est qu'on ne peut pas
20:49aujourd'hui emmener quelqu'un
20:50devant un juge
20:50et se dire
20:51on va enfin faire tomber une tête
20:52et puis c'est bon
20:53le casse sera réglé
20:54on peut même changer
20:55de président
20:56si on n'a pas compris
20:58l'ampleur du casse
21:03le casse est resté le même
21:05la bureaucratie est restée
21:06incroyablement solide
21:07nos impôts n'ont fait qu'augmenter
21:09année après année
21:10notre dépense publique
21:11a explosé
21:12la dette n'en parlons pas
21:13elle a quasiment doublé
21:14après chaque président
21:15donc c'est beaucoup plus large
21:17qu'un seul groupe de personnes
21:19beaucoup plus large
21:20qu'une seule majorité
21:21ça n'est pas un livre
21:22de la droite contre la gauche
21:23je mets tout le monde
21:24dans ce sac
21:25y compris les oppositions
21:26de tous bords
21:27exactement
21:27les majorités
21:28comme les oppositions
21:29et vous cibliez aussi
21:30et c'est ça
21:30c'est intéressant
21:31parce que ça mérite
21:32clarification
21:32Sarah Knafo
21:34des bureaucrates
21:35alors anonymes
21:36derrière leur bureau
21:37mais qui sont-ils
21:38et que leur reprochez-vous
21:39précisément ?
21:40je dis que
21:40vous avez aujourd'hui
21:41dans notre pays
21:42une formation
21:43qui est extrêmement solide
21:45et qui est la bureaucratie
21:47on pose souvent
21:48une question à droite
21:49est-ce que la France
21:50est un pays communiste ?
21:51je vous avoue que
21:52j'essaye d'être mesurée
21:53à chaque fois que je m'exprime
21:55et à cette réponse
21:56à cette question
21:57je dirais non
21:57la France n'est pas
21:58un pays communiste
21:59si la France était
21:59un pays communiste
22:00ce livre-là
22:01serait interdit
22:02je serai en prison
22:03pour avoir osé l'écrire
22:04il y a de la marge
22:05vous auriez dû le lire
22:06en cachette
22:06et vous n'auriez pas pu
22:07m'inviter sur ce plateau
22:08même si on en parle peu
22:09on va quand même
22:10parler de ce livre
22:11donc nous ne sommes pas
22:12dans un vrai pays communiste
22:14mais il faut quand même
22:15se poser la question
22:16qu'est-ce qui nous rapproche
22:17le plus d'un pays communiste ?
22:19et ce que dit Alain Besançon
22:20qui est l'un des plus grands
22:20soviétologues français
22:21c'est que ce qui nous rapproche
22:23le plus du communisme
22:24c'est la bureaucratie
22:25que la bureaucratie
22:26en réalité
22:27a un pouvoir révolutionnaire
22:28qui fait tenir
22:29le système debout
22:30parce que lorsque
22:31un homme s'en va
22:32il est remplacé
22:33par un autre
22:33cette bureaucratie
22:34qui a un incroyable
22:36pouvoir sur nos vies
22:37et si pour les gens
22:38qui nous écoutent
22:38donner un seul exemple
22:39je citerais la période
22:40du Covid
22:40où soudain
22:42le moindre bureaucrate
22:43avait la capacité
22:44dans son bureau
22:45de dire
22:46quel commerce
22:47était essentiel
22:48et lequel ne l'était pas
22:48Mais comment vous expliquez ça ?
22:50Parce que ce pouvoir
22:50des bureaucrates
22:51quand on vous lit bien
22:52à travers les lignes
22:53on a l'impression
22:53que c'est un pouvoir
22:54presque anesthésiant
22:56au sens où
22:57il annule en réalité
22:58nos réflexes
22:59les réflexes de citoyens
23:00les plus normaux
23:03si je puis dire
23:03vous citez la période
23:04du Covid
23:05c'est très intéressant
23:06comment vous expliquez
23:07qu'on a pu
23:08avec le recul
23:10admettre
23:11intégrer
23:11des choses
23:12qui nous paraissent
23:12aujourd'hui
23:13totalement
23:13totalement ubuesques
23:15Je pense que ça a fait partie
23:16des vrais moments
23:17de rupture
23:18entre les français
23:19et leur état
23:19y compris pour moi d'ailleurs
23:21des vrais moments
23:22où on a commencé
23:22à se dire
23:23mais finalement
23:24est-ce que la confiance
23:26qu'on place dans cet état
23:27est bien justifiée ?
23:28Est-ce qu'il ne faudrait pas
23:29prendre une forme de recul
23:30pour aller observer
23:32ce que fait l'état
23:33de notre argent
23:34des libertés
23:35qui sont les nôtres
23:36et sur lesquelles
23:37il s'octroie le pouvoir
23:38de venir empiéter
23:39de nous enfermer chez nous
23:40de nous faire signer
23:40des papiers
23:41pour avoir le droit
23:42de sortir
23:42etc.
23:43Et donc
23:44dans ce chapitre
23:44sur la bureaucratie
23:45où je fais rentrer
23:46la bureaucratie à la barre
23:47ce n'est pas la seule coupable
23:49que je peux rentrer à la barre
23:49il y a aussi évidemment
23:50la dépense publique
23:51les élus clientélistes
23:53il y en a de nombreux
23:54mais je ne veux pas dévoiler
23:55comme ça tout le livre
23:55mais en tout cas
23:56le livre est construit
23:57sous le format
23:57d'une instruction judiciaire
23:59ça commence par une scène de crime
24:00et quelle scène de crime
24:01la fiche de paie
24:02la fiche de paie
24:02véritablement
24:03c'est elle
24:04qui est entourée
24:05finalement
24:06des fameux cordons
24:07pour délimiter
24:08la scène de crime
24:09et vous prenez
24:10Sarah Knavo
24:11un salaire médian
24:122000 euros net
24:13par mois
24:14et vous montrez
24:15que pour gagner
24:15les 2000 euros
24:16le patron a remboursé
24:184000 euros
24:19et la question est de savoir
24:20où sont passées
24:20non pas ces 2000 par mois
24:21mais à la fin
24:22de la carrière
24:23de ce salarié
24:24ou de cet employé
24:24cela donne combien ?
24:25ce million d'euros
24:26c'est-à-dire qu'avoir payé
24:282000 euros de charges
24:29sur son salaire
24:30donc le patron a déboursé
24:314000 euros
24:31le salarié a gagné
24:332000 euros
24:332000 euros sont arrivés
24:34sur son compte en banque
24:35entre les deux
24:352000 euros ont disparu
24:36tout le livre
24:37c'est de les suivre à la trace
24:38c'est-à-dire que sont devenus
24:39ces 2000 euros
24:40on peut se dire
24:41des citoyens français
24:42on est habitués
24:43à avoir un état
24:44quand même
24:44qui est fort dans ce pays
24:45on peut se dire
24:46l'état ne nous l'a pas volé
24:48ça va financer
24:49des services publics
24:50en route
24:50et on peut croire même
24:52dans notre pays
24:53l'école est gratuite
24:54vous savez on entend souvent ça
24:55moi c'est ce que j'appelle
24:56la fable de la gratuité
24:58et pour donner quand même
24:59quelques exemples
25:00sur cette fable de la gratuité
25:01vous avez
25:02typiquement
25:03pour le transport sanitaire
25:04vous allez payer
25:059 euros par mois
25:07c'est-à-dire qu'à la fin
25:08de votre carrière
25:09vous allez débourser
25:104617 euros
25:11pour du transport sanitaire
25:12là où si un jour
25:14vous avez besoin
25:15d'être transporté en ambulance
25:16le trajet vous aurait coûté
25:17150 euros
25:18posons-nous la question
25:19est-ce qu'on préfère
25:20avoir déboursé
25:21sur l'ensemble de sa carrière
25:224600 euros
25:23ou payer 150 euros
25:24le jour où on en aurait besoin
25:26je continue
25:27si on vous prend l'école
25:28on vous dit qu'en France
25:29l'école est gratuite
25:29en réalité un foyer
25:31à 2000 euros net par mois
25:32chacun
25:32va payer 240 euros
25:34par mois
25:35pour l'éducation nationale
25:36donc à la fin de sa carrière
25:38125 000 euros
25:39avec 125 000 euros
25:40il aurait pu payer
25:41une prestigieuse école privée
25:43à ses enfants
25:43au lieu de cela
25:44il n'a plus les moyens
25:45quand il gagne 2000 euros par mois
25:46et qu'il est tellement ponctionné
25:48donc il va mettre son enfant
25:49à l'école publique
25:49mais le public
25:50ne répond plus à ses objectifs
25:52donc vous avez un autre chiffre
25:53un foyer sur 4
25:55met ses enfants
25:56dans du soutien scolaire privé
25:58le marché du soutien scolaire
25:59a explosé en France
26:00c'est 2 milliards et demi
26:01donc à ses 240 euros
26:03vous allez encore devoir
26:04ajouter un budget
26:05de 200 euros par mois
26:06pour du soutien scolaire
26:07et voilà ce que la France
26:08prétend gratuit
26:09et vous tracez
26:23vous n'avez pas vécu
26:24de l'intérieur
26:24à la cour des comptes
26:25mais vous l'avez quand même
26:27côtoyé de près
26:28à ce moment-là
26:28quand vous le voyez
26:29vous êtes à l'intérieur
26:31quand même de la machine
26:32c'est quand même
26:32le sein des saints
26:33la cour des comptes
26:34il est impossible
26:35de le dénoncer
26:36à ce moment-là ?
26:37pour être honnête
26:38il est tout à fait possible
26:38de le dénoncer
26:39et c'est d'ailleurs
26:40ce que je faisais
26:40je n'ai jamais été censurée
26:41sur rien à la cour des comptes
26:42mais je dirais
26:43que c'était un sentiment
26:44peut-être encore plus frustrant
26:45c'est que je le faisais
26:46je rédigeais des rapports
26:47dans le meilleur des cas
26:48ils pouvaient faire
26:49la une des échos
26:50des autres sites
26:50et des journaux
26:51la une du monde
26:52de qualité et tout ça
26:53ou BFM Business d'ailleurs
26:54on pouvait en parler
26:55et puis quelques semaines après
26:57ça disparaissait
26:58dans les lampes de l'actualité
26:59et on n'en parlait plus
27:01l'administration n'utilisait plus
27:02donc j'avoue
27:03qu'il y avait une forme
27:04de frustration
27:05à voir ce qu'il se passait
27:06à savoir comment nous en sortir
27:09mais à ne pas réussir à agir
27:10et donc très tôt
27:12très jeune
27:13je me suis dit
27:14dire ne suffit pas
27:15voir ne suffit pas
27:16il faut le pouvoir d'agir
27:17et c'est aussi la raison
27:18de mon engagement
27:19et je vais vous donner
27:20un seul exemple cette année
27:21qui m'a fait prendre conscience
27:22que j'avais fait le bon choix
27:24j'ai beaucoup dénoncé
27:25l'aide publique au développement
27:26les 15 milliards d'euros
27:28que notre peuple donne
27:29à l'étranger
27:30et d'ailleurs je fixe dans ce livre
27:31une règle simple
27:32si l'état
27:32a assez d'argent
27:33pour aller donner votre argent
27:35à l'étranger
27:35c'est que vous payez trop d'argent
27:36vous voyez
27:36quand je vous ai posé la question
27:37sur l'Ukraine
27:38le lien est fait
27:39alors ce n'est pas de l'aide au développement
27:40là on parle de défense
27:41mais vous voyez que ce sont des aides
27:42qui sortent d'un budget
27:44ou de lignes de crédit
27:45on parle de défense
27:46et de défendre un continent
27:47on ne parle pas d'aide au développement
27:48sur l'aide au développement
27:49je peux vous dire quelques exemples
27:50si ça vous intéresse
27:52434 millions d'euros
27:53donnés pour décarboner le Costa Rica
27:55170 millions d'euros
27:56donnés à la Jordanie
27:57pour la budgétisation sensible au genre
27:59on aide les pays africains
28:01alors que la France
28:02est deux fois plus endettée
28:03que l'ensemble du continent africain
28:05les quelques exemples
28:07qu'on peut donner
28:07ça n'est pas du soft power
28:08c'est du woke power
28:09l'aide au développement
28:10donc je dis
28:11si l'état a assez d'argent
28:12pour aller financer
28:13ces gabgis là
28:14c'est que vous payez trop d'impôts
28:16axiome de départ
28:17donc quand je voyais tout ça
28:19je me disais
28:19il faut le pouvoir d'agir
28:20et quand j'ai dénoncé
28:21l'aide au développement
28:22miracle que s'est-il passé
28:23dans les trois semaines
28:24le gouvernement français
28:25a annoncé une baisse
28:26du budget de l'aide au développement
28:28de 2 milliards d'euros
28:29et il a avoué dans la presse
28:30vous estimez que c'est sous votre impulsion
28:31que ça a été fait
28:32c'est le gouvernement qui l'a dit
28:33j'avoue que je n'aurais pas eu
28:33cette prétention
28:34le gouvernement a dit
28:35Sarah Knafo a délégitimé
28:37l'aide au développement
28:38nous avons été obligés
28:39de baisser l'aide au développement
28:40donc je dis à ceux qui nous écoutent
28:41si avant même d'être au pouvoir
28:43nous arrivons
28:44à déjà arrêter
28:45la destruction
28:45de l'argent des français
28:47imaginez quand nous serons au pouvoir
28:48c'est intéressant
28:49pourquoi je fais le lien
28:49avec différents pays
28:50parce que l'aide au développement
28:52autrefois en tous les cas
28:53quand il y avait
28:53une grande partie légitime
28:55de cette aide au développement
28:56c'était considéré
28:56comme une forme
28:57d'influence
28:58de la France
28:59tout comme la francophonie
29:00peut-être un outil
29:02d'influence
29:03vous estimez aujourd'hui
29:04qu'il n'y a plus
29:05d'influence
29:06de la France
29:06en tout cas via cet outil
29:07sur différents pays
29:08et là on parle de Tunisie
29:10on parle évidemment
29:11plus largement
29:11du continent africain
29:12on parle de l'Algérie
29:13on soumettra la question
29:14à Ségolène Oriel
29:15vous estimez qu'à travers
29:16cet outil
29:17on ne peut pas garder
29:18ces pays finalement
29:19dans une certaine zone
29:20d'influence de la France
29:21c'est fini ?
29:22Je pense qu'en posant la question
29:23vous y avez répondu
29:24on parle de pays
29:25où même Sébastien Lecornu
29:26est obligé de reconnaître
29:27qu'alors même qu'on les aide
29:28ils ne reprennent pas
29:29leurs ressortissants
29:30et qu'il est obligé de dire
29:31on va conditionner cette aide
29:32parce que quand même
29:33s'il vous plaît respectez
29:34nous on vous donne
29:34un peu d'argent
29:34vous imaginez la honte
29:35pour la France
29:36on donne de l'argent
29:37à des pays
29:37qui ne nous respectent
29:38même pas assez
29:39pour accepter notre souveraineté
29:40sur nos propres frontières
29:41je pense que vous y avez répondu
29:42deuxième élément
29:43il y a eu un phénomène
29:44l'OCDE a imposé
29:46ce qu'on appelle
29:46le déliment de l'aide
29:47par le passé
29:48on donnait de l'argent
29:49à un pays
29:49et ensuite on pouvait exiger
29:51de lui
29:51que pour réaliser
29:52le projet qu'on finançait
29:53un aéroport
29:54une route
29:54un hôpital
29:55il allait devoir passer
29:56par des boîtes françaises
29:57donc là il y avait
29:58une forme d'influence
29:58nos entreprises
30:04l'OCDE a imposé
30:04qu'on ne puisse plus lier l'aide
30:05donc on arrive à des absurdités
30:07où les français financent
30:08des projets qui vont ensuite
30:10être remontés par des chinois
30:11l'argent français
30:12finance à la fin la Chine
30:13est-ce que vous imaginez
30:14l'absurdité ?
30:15parce que puisque la Chine
30:16est mieux disante
30:16sur les prix
30:17les pays à qui nous
30:19donnons cette aide
30:20vont ensuite faire
30:20un marché public
30:21et ils vont passer
30:22par la Chine
30:23c'est l'absurdité
30:24je vais dire un mot sur l'Algérie
30:25lorsque j'ai dénoncé
30:26le scandale
30:27du fait de donner
30:28de l'aide au développement
30:28à un pays
30:29qui enferme nos écrivains
30:30qui ajoute une strophe
30:31à son hymne national
30:32vous parlez de Boralem Sansal
30:34on pense aussi
30:34à notre collègue
30:35Christophe Glaze
30:36donc un pays
30:38qui a ajouté
30:39à son hymne national
30:39une strophe
30:40qu'il scande
30:41pour dire
30:41France voici venu le temps
30:43où tu devras rendre des comptes
30:44je parle de l'Algérie
30:45lorsque j'ai dénoncé
30:46le fait qu'on donne
30:46de l'argent public
30:47au développement
30:48à ce pays
30:48l'Algérie a porté
30:50plainte contre moi
30:50ça c'est une ingérance étrangère
30:52alors j'allais vous poser
30:53la question justement
30:54parce que Cédolène Royal
30:56quand elle s'était déplacée
30:58avait parlé
30:58d'une forme d'algérophobie
31:00de la part de certains
31:01de la France
31:02d'ailleurs elle avait dit
31:03à l'étranger
31:04on l'interrogera
31:04vous pensez aujourd'hui
31:06qu'il y a plus d'ingérences
31:08si je vous entends bien
31:10algériennes
31:10sur la campagne présente
31:11que par exemple
31:12d'ingérences russes
31:13dont beaucoup
31:14de candidats
31:14comme Gabriel Attal
31:15ici même hier
31:16met en avant
31:17alors je vais vous dire
31:18c'est notre drame
31:18c'est qu'on est devenu
31:19le théâtre de toutes les ingérences
31:20les luttes informationnelles
31:22s'éparpillent sur notre territoire
31:23on n'a plus les moyens
31:24de s'en défendre
31:24on voit le niveau
31:25de notre cybercriminalité
31:27quand même le fisc
31:28se fait pirater nos données fiscales
31:29donc je dirais que
31:30le drame de la France
31:30c'est qu'il y a bien sûr
31:31une ingérence russe
31:32d'ailleurs pas seulement
31:33sur les affaires électorales
31:34également sur nos intérêts
31:35géopolitiques en Afrique
31:36ça ça date maintenant
31:37ça fait désormais longtemps
31:38mais là tout à l'heure
31:39ce que je disais
31:39j'ai été personnellement
31:41victime d'une ingérence étrangère
31:42personne dans la classe politique
31:44personne
31:44ni à droite
31:45ni à gauche
31:45ni au sein du gouvernement
31:46vous estimez que la pression
31:47du régime algérien
31:48et que le procès
31:49a été une ingérence
31:50à votre endroit
31:50je vais juste vous expliquer
31:51ce qui s'est passé
31:51j'ai dénoncé donc
31:52en donnant des chiffres publics
31:54sur ce qu'on donnait à l'Algérie
31:55le président de la République
31:56M. Tebboune
31:57lui-même
31:58m'a insulté
31:59à la télévision publique algérienne
32:00a porté plainte contre moi
32:01en disant que je mentais
32:02j'imagine qu'il avait honte
32:03qu'il puisse recevoir
32:05de l'argent de la France
32:06ça ne va pas vous conforter
32:07pardonnez-moi
32:07vous n'êtes pas sa seule tête de turc
32:09M. Retailleau
32:09matin, midi et soir
32:10avait été attaqué
32:11mais vous estimez
32:12que ce sont des attaques
32:13ciblées, précises
32:14contre des personnalités françaises
32:16quelle plus grande ingérence
32:16attaquer une élue
32:18en portant plainte contre elle
32:19pour la déclarer monteuse
32:21et je vais vous dire
32:21Pierre, au moment où
32:23il a fait ça
32:2348 heures plus tard
32:24j'ai gagné ce procès
32:26le tribunal de Paris
32:27m'a donné raison
32:27j'ai fait un message
32:28sur les réseaux sociaux
32:29pour dire
32:29avec tout l'argent
32:30qu'on leur donne
32:31l'Algérie aurait quand même
32:32pu se payer un juriste
32:33j'ai fait ce message
32:34j'ai reçu
32:35des dizaines de menaces de mort
32:37de toutes les officines
32:38algériennes en France
32:39et alors là
32:39j'ai vu leur organisation
32:40et là on peut parler
32:41d'ingérence
32:41et il y avait autrement
32:42plus de tweets
32:43et de vues
32:44que sur M. Attal
32:45et M. Philippe
32:46qui pleurnichent
32:46sur des postes
32:49des officines algériennes
32:51qui tout entières
32:51se sont mises en branle
32:52pour m'insulter
32:53pour m'attaquer
32:54pour publier
32:55des tas d'articles
32:56pour mobiliser contre moi
32:57des communautés
32:58toutes entières
32:58qui me menaçaient de mort
32:59et je n'ai pas vu
33:00la classe politique réagir
33:01En tous les cas
33:01il faut évidemment dénoncer
33:03et je ferai réagir
33:04Mme Réal
33:05mais ce qui m'étonne
33:07alors vous dites
33:08ingérence algérienne
33:09mais ingérence russe
33:10il y a quand même
33:11une guerre hybride
33:12pas une confrontation directe
33:14est-ce que vous reconnaissez
33:14malgré tout
33:15qu'il y a une différence
33:17à tout le moins
33:17de situation
33:18et que quand nous sommes
33:19dans une confrontation
33:20même si nous ne sommes pas
33:21co-belligérants directement
33:22la menace russe peut-être
33:24est plus importante
33:25ou pas pour vous ?
33:26Moi je regarde
33:27et je lis
33:27ce que disent
33:28les services de renseignement
33:29je vois qu'ils parlent
33:30de menaces informationnelles
33:31liées à la Russie
33:32mais aussi liées
33:33au salafisme
33:34de l'entrisme
33:35qui peut se produire
33:36notamment sur notre jeunesse
33:37sur les réseaux sociaux
33:38je pense qu'il ne faut pas
33:39choisir son ingérence
33:40il faut protéger
33:41notre débat public
33:42de toutes sortes
33:43de menaces
33:44qu'elles soient internes
33:45salafistes
33:46extérieures
33:47et au bout d'un moment
33:48il faut aussi faire confiance
33:49à la liberté d'expression
33:50Oui mais vous dites
33:50qu'il y a une protection
33:52à géométrie variable
33:53qu'on est beaucoup plus
33:54indulgent par rapport
33:55à l'Algérie
33:55mais comment vous l'expliquez ?
33:56Exactement
33:56Comment est-ce que j'explique ?
33:58Est-ce que vous avez vu
33:59les propos qu'a tenus
34:00notre président de la République
34:01quand il était en campagne
34:02en Algérie ?
34:03Il a parlé de la phrase
34:04sur le crime contre l'humanité ?
34:06C'est là-bas qu'il a parlé
34:06d'un crime contre l'humanité
34:07C'est là-bas qu'il a dit
34:08que la culture française
34:09n'existait pas
34:09Comment voulez-vous
34:10qu'un tel président...
34:11Il était revenu sur ses propos
34:12vous ne le croyez pas sincère ?
34:13On a vu la suite
34:14Est-ce qu'un jour
34:15il est allé au bras de fer
34:16contre l'Algérie ?
34:17Jamais
34:18Donc c'est une forme
34:18de soumission
34:19pas seulement d'une candidate
34:20Ségolène Royal
34:21mais vous dites
34:22d'un système
34:22d'un gouvernement
34:23d'un État ?
34:24Absolument
34:24Alors allons plus loin
34:25pourquoi ?
34:26Pour éviter quoi ?
34:27Pourquoi ?
34:28De quoi ont-ils peur ?
34:29Je pense qu'il y a
34:30une forme de culpabilité
34:31un élément psychologique
34:33où Emmanuel Macron
34:34typiquement quand il va
34:35se flageller en Algérie
34:36au lieu de dire
34:36cette histoire est terminée
34:38il y a eu le passé
34:38vous avez commis des crimes
34:40l'histoire est derrière nous
34:42à partir de maintenant
34:43nous ne vous devons plus rien
34:44nous avons divorcé
34:45avec l'Algérie en 1962
34:46et le drame
34:47c'est qu'on a gardé
34:48cette phrase
34:48qui a beaucoup parlé
34:49la garde des enfants
34:51Sarah Knafo
34:52Le fait est
34:52Un divorce avec un pays
34:53dont nous avons
34:54autant de relations
34:55mais là je parle
34:55de manière très froide
34:56et de relations importantes
34:58de lutte contre le terrorisme
35:00et au-delà
35:00vous actez d'un divorce
35:01malgré tout
35:02quoi qu'il arrive
35:02Absolument
35:03je pense que là
35:04pour repartir sur de bonnes bases
35:05avec ce pays
35:06il va falloir acter le divorce
35:07dire à partir de maintenant
35:08on ne vous doit plus rien
35:08on a assez payé
35:10on a assez donné
35:11il y a eu des accords préférentiels
35:12pendant des années
35:13à partir de maintenant
35:14il va falloir faire la table rase
35:16si un jour on doit reconstruire
35:17des relations
35:18elles repartiront à zéro
35:19pas dans cette relation toxique
35:21on voit nos ministres
35:22aller s'excuser
35:23vous pourrez d'ailleurs
35:24interroger
35:24Madame Ségolène Royal
35:25on connaîtra son avis
35:26sur la question
35:27je crois qu'on ne gagne jamais
35:28à la soumission
35:28vous savez
35:29dans ma philosophie
35:30c'est toujours la fermeté
35:30qui calme la violence
35:31et pas le contraire
35:33c'est pas comme ça
35:33ni qu'on récupérera Christophe Glez
35:35vous vous rendez compte
35:35qu'on est en train de parler
35:37de collaboration avec un Etat
35:38qui continue d'enfermer
35:39un de nos compatriotes
35:40c'est du jamais vu
35:41et on espère
35:42et vous le pensez
35:43je suis sûre
35:44que les autorités françaises
35:45font tout pour le libérer
35:46évidemment
35:47ça va de soi
35:49évidemment
35:49sur le plan politique
35:51évidemment
35:51votre livre
35:52a une répercussion
35:54il y a à la fois
35:55des conséquences financières
35:56mais aussi politique
35:57c'est-à-dire qu'il vous place
35:58dans une galaxie libérale
36:01on a entendu Marc Ferrantini
36:02tout à l'heure
36:02qui dit
36:03il n'y a pas de place
36:04pour le libéralisme
36:06en France
36:06malgré tout
36:07vous
36:08vous n'acceptez pas
36:09l'étiquette de
36:10ce que j'écris dans ce livre
36:11c'est pas du libéralisme
36:12c'est de l'économie
36:23comme David Lissnard
36:24et autrefois
36:25Alain Madelin
36:25non vous le refusez ?
36:26je vais vous dire
36:26j'ai pas peur des mots
36:27j'aime pas beaucoup
36:28les étiquettes
36:28ce que je dis
36:29sur l'économie
36:31dans ce livre
36:31et ailleurs
36:31et sur les plateaux télévisés
36:33c'est pas du libéralisme
36:35c'est de l'économie
36:35je n'aime pas partir
36:36d'une théorie
36:37pour arriver aux faits
36:37je fais tout le contraire
36:38je me permets de revenir à ça
36:40dans mon livre
36:41je pars d'une fiche de paye
36:42je dis pas
36:43voilà regardez
36:43on va lire Adam Smith ensemble
36:44et on va lire Ayek
36:45je dis
36:46voilà votre fiche de paye
36:47je pars des faits
36:48et ensuite des faits
36:49vont découler
36:50des raisonnements
36:50et des solutions
36:51je me suis fixé une règle
36:53je n'expose jamais un problème
36:54sans exposer sa solution
36:55je pense que vous avez pu le voir
36:56dans le livre
36:57à chaque affaire que j'expose
36:58il y a à chaque fois
36:59sa résolution
37:00on résout chacune des affaires
37:02parce que mon objectif
37:03ça n'est pas du tout
37:04que le français referme ce livre
37:05en étant désespéré
37:06en tapant du poing sur la table
37:07et en se disant
37:08on va se polier
37:08mais au contraire
37:09en se disant
37:10je sentais bien
37:11qu'il se passait quelque chose
37:12et maintenant
37:13j'envoie la solution
37:14c'était sur le plan économique
37:16mais vous l'avez compris
37:17évidemment
37:17c'est sur le plan politique
37:19vous posez la question
37:20de votre positionnement
37:21parce qu'il y a quelques jours
37:21vous n'avez pas fermé la porte
37:22à une participation éventuelle
37:24c'est une hypothèse
37:25à un gouvernement
37:26de Jordan Bardella
37:27qui lui vous a répondu
37:28pas tout à fait ça
37:29dont acte
37:30oui vous avez précisé
37:31avec des conditions
37:32il est vrai
37:32mais lui vous répond
37:33dont acte
37:34si vous approuvez
37:35le programme de Marine Le Pen
37:36le programme de Marine Le Pen
37:38économiquement
37:38on peut le dire
37:39n'est pas du tout
37:40il n'a pas lu la condition
37:42alors
37:42il a mal écouté
37:42il n'est peut-être pas
37:43votre livre
37:44donc on peut dire
37:45non non c'est pas dans mon livre
37:45mais il n'a pas écouté la condition
37:47et ça n'était pas un truc
37:48c'est que je suis pour
37:49l'union des droites
37:50je le répète
37:51on est malheureusement
37:52chez Reconquête
37:53avec Éric Zemmour
37:54très souvent seul
37:55à défendre cette idée
37:56une véritable union des droites
37:57qui respecte
37:58les convictions
37:59de chacun
38:00ça ne vise pas à dire
38:01un ralliement
38:02je ne cherche aucun poste
38:03je ne cherche pas
38:04à entrer dans un gouvernement
38:05avant d'entrer dans un gouvernement
38:06et de distribuer les postes
38:07il faut d'abord gagner
38:08il faut d'abord mener campagne
38:09donc je ne suis pas du tout
38:10à un sade
38:11où je cherche un quelconque poste
38:12moi ce que je dis en revanche
38:13c'est qu'au bout d'un moment
38:15il va falloir qu'on accepte
38:16de se parler
38:16pour notre pays
38:17l'union des droites
38:18c'est quelque chose
38:19que les français de droite
38:20attendent
38:20il se trouve que la classe politique
38:22le refuse
38:23Marine Le Pen dit
38:24je suis contre l'union des droites
38:24et d'ailleurs je ne suis pas de droite
38:26donc elle
38:26elle l'assume
38:27chez Jordan Bardella
38:29je dirais
38:29qu'il y avait
38:30une forme d'ouverture
38:32ou de flou
38:32un peu plus important
38:33on est en train de voir
38:35on est en train de découvrir
38:36que le Rassemblement National
38:37veut évincer la ligne
38:38de Jordan Bardella
38:39je le regrette
38:40parce que
38:41vous reprenez à votre compte
38:43le terme
38:43en tout cas d'expression
38:44maintenant
38:44de débardélisation
38:45du parti
38:46c'est l'impression
38:47que ça donne
38:48on a ce sentiment
38:49qui maintenant
38:49on est de retour
38:50au marinisme
38:51le plus pur
38:52c'est à dire
38:53sur l'économie
38:54axée sur des positions
38:55extrêmement socialisantes
38:56retour à la retraite
38:57à 60 ans
38:59refus
38:59de ce qu'essayer
39:00d'impulser
39:01au moins dans le discours
39:02Jordan Bardella
39:03notamment sur l'union
39:04mais alors que reste-t-il
39:04cette union
39:05Sarah Knafo
39:05c'est exactement la question
39:06que je pose
39:07mais elle est essentielle
39:08elle est essentielle
39:09vous nous dites
39:11je ne pars que des faits
39:13oui
39:13vous nous dites
39:14que le plus important
39:14c'est le projet
39:15programmatique
39:16mais dans ce cas-là
39:17qu'avez-vous encore
39:18de commun ?
39:19écoutez
39:19c'est la question
39:20que je pose
39:20et pour y répondre
39:21que je vous pose
39:21très bien
39:22je pose la même
39:23puisque comme vous l'avez vu
39:25moi je réponds
39:26je suis pour l'union des droites
39:28ensuite j'entends
39:29ce que disent les autres
39:30j'entends Marine Le Pen
39:31qui dit
39:31je ne suis pas droite
39:32et je suis contre cette union
39:33moi ce que je dis
39:33c'est il faut aussi savoir
39:34écouter les français
39:35et je crois être du côté
39:36des français sur cette question
39:37je crois qu'avec Éric Zemmour
39:38nous sommes du côté des français
39:39quand nous disons
39:40il va falloir nous entendre
39:41avant le second tour
39:42le moment où tout le monde
39:43s'entend il y a le premier tour
39:44donc on va mener
39:44une campagne
39:45et là ce que je dis
39:46aux gens qui nous écoutent
39:46si vous voulez l'union des droites
39:48votez pour ceux qui la promeuvent
39:50votez pour ceux qui vous promettent
39:51qu'ils la mettront en oeuvre
39:52et quand je dis promesse
39:53il faut qu'il y ait une campagne
39:54de premier tour
39:55est-ce que vous vous souvenez
39:56qu'à Paris
39:56j'avais promis
39:57que je ne ferais pas perdre la droite
39:58et j'avais dit
39:59si vous me mettez au second tour
40:01ayez l'assurance qu'avec moi
40:02la droite ne perdra pas
40:03et je me suis désistée
40:04pour Mme Delti
40:04dans cette optique
40:05où j'ai respecté ma parole
40:06donc je dis à ceux qui nous écoutent
40:08y compris à l'échelle nationale
40:09si vous voulez l'union des droites
40:10votez pour ceux qui ont déjà fait la preuve
40:12qu'ils étaient pour l'union des droites
40:14sinon vous ne l'aurez pas
40:15parce que c'est le leader
40:16qui décide si union il y a
40:18quand M. Mélenchon
40:19voulait l'union des gauches
40:20à l'époque
40:21il exigeait l'union des gauches
40:22et le PS disait
40:23non on est devant
40:24il n'y aura pas d'union
40:24quand Mélenchon est arrivé en tête
40:26il a dit
40:26je veux l'union des gauches
40:27ils sont tous accourus
40:28ils sont venus faire l'union avec lui
40:29donc c'est le leader
40:30qui détermine si union ou pas
40:31il y aura
40:32moi je dis
40:33si vous voulez cette union des droites
40:34il y a un seul parti
40:35un seul parti
40:36qui la promo
40:37et qui la mettra en place
40:38c'est notre parti
40:39oui Sarah Knaffo
40:39mais à gauche
40:40il y a un ciment
40:41il y a comme vous dites
40:42un leader
40:43où est-il à droite
40:44c'est à construire
40:46l'élection
40:46vous dites qu'il n'y a pas
40:47de leader naturel à droite du tout
40:48même dans votre parti
40:50vous voyez
40:50moi je sais qui est le leader naturel
40:52à mes yeux
40:52je pensais que vous alliez répondre
40:53naturellement
40:53mais là vous voyez
40:54je regarde aussi l'état des sondages
40:55à mes yeux
40:56celui qui devrait être le leader
40:57c'est Éric Zemmour
40:58je regarde l'état des sondages
40:59aujourd'hui
40:59et ce que je dis
41:00c'est que
41:00l'élection présidentielle en France
41:02a un pouvoir révolutionnaire
41:04presque comme dans nul autre pays
41:05c'est à dire qu'une fois
41:06tous les cinq ans
41:07les français sont de nouveau disponibles
41:09pour reconsidérer leur choix
41:10pour regarder les programmes
41:11pour changer ce qui apparaissait figé
41:13on a des partis qui étaient à 30
41:15on se disait
41:15ça ne bougera jamais
41:16et puis voilà une fenêtre de six mois
41:18où soudain tout est possible
41:19on l'a vu dans le passé
41:21des candidats qui étaient très hauts
41:22qui sont soudain descendus très bas
41:24et d'autres qui ont sous-estime
41:25et qui se révèlent
41:28on a su quelque chose dans les deux sens
41:29c'est le cas pour Jean-Luc Mélenchon
41:30oui
41:30on en a su quelque chose dans les deux sens
41:32ce qui rend à la fois humble sur nous-mêmes
41:33et qui rend aussi incapable
41:35d'être intimidé par les scores des autres
41:37on est passé en trois semaines
41:39de 1% à 19% en 2021
41:41puis de 19% au score final de 7,5
41:43donc on sait quelque chose
41:44on sait que ça peut aller très vite
41:46ça nous a rendu humbles
41:46il faut l'avouer
41:47et ça nous a aussi rendu lucides
41:49sur les forces et les faiblesses des autres
41:51tout peut aller très vite
41:52donc on va se battre pour ça
41:53vous savez dans une présidentielle
41:54il y a beaucoup de choses que vous ne maîtrisez pas
41:55vous ne maîtrisez pas toute l'actualité
41:57qui peut se passer
41:57vous ne maîtrisez pas ce que peuvent faire vos adversaires
41:59il y a une chose que vous maîtrisez
42:00c'est ce que vous vous allez proposer
42:02et c'est ce qu'on fait
42:03on travaille tous les jours
42:04on travaille tous les jours à ce programme
42:05aujourd'hui je publie le casse du siècle
42:06qui est le début sur le programme économique
42:09de ce que nous allons proposer
42:10et avec la conviction que l'union des droites
42:11est encore possible
42:12voire dites-vous salutaire pour
42:14nécessaire
42:16salutaire peut-être pour la victoire
42:18en tous les cas pour une grande partie des français
42:19ce qui est sûr semble-t-il
42:21c'est que vous réalisez le casse du siècle en librairie
42:23puisqu'il est vrai que le livre intéresse
42:25et c'est projet contre projet en réalité
42:28donc on exposera une partie de vos thèses
42:30et ce que vous avez dit à Madame Royal
42:32qui va y répondre
42:34je vous remercie Ségolène Royal
42:36Sarah Knafo évidemment
42:37et Ségolène Royal qui va nous suivre
42:39ne me confondez pas
42:39vous ne le prenez pas pour un compliment
42:41vous imaginez bien que non
42:42merci en tout cas d'avoir été notre invitée
42:45elle y répondra
42:46merci Sarah Knafo
43:02merci
43:03merci
43:04merci
43:04merci
43:04merci
43:05merci
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