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  • il y a 2 mois
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00On va accueillir donc, et c'est le format présidentiel, David Lysnard, je vous remercie encore.
00:06Beaucoup de sujets à évoquer avec notre invité.
00:09Vous le savez, il est candidat à la présidentielle, il est maire de Cagnes, il est président de Nouvelle Énergie.
00:17Monsieur Lysnard, bonsoir, installez-vous.
00:20Écoutez, pour bien vous accueillir, si je puis dire, on va écouter tout de suite Edouard Philippe,
00:24puisqu'il vient de faire une déclaration qui va sans doute beaucoup vous faire réagir.
00:28Vous intéressez au point ?
00:31Aucune des formations politiques de l'espace de la droite et du centre, aujourd'hui, ne gagnera à elle seule.
00:37Aucune formation politique de la droite et du centre ne peut à elle seule obtenir une majorité à des élections
00:42législatives qui suivraient l'élection présidentielle.
00:44Il faut donc penser à la campagne et penser à l'après.
00:48Ça exige une éthique du rassemblement.
00:50Moi, j'y suis totalement déterminé et je tends évidemment la main à l'ensemble de celles et ceux qui
00:55savent que ce rassemblement est indispensable pour gagner.
00:58Je suis, pour l'instant, et je n'en tire aucune gloire, je suis pour l'instant le mieux placé
01:04dans les sondages.
01:05C'est à moi qu'il revient de prendre ma responsabilité, cette responsabilité de dire, rencontrons-nous, parlons-nous, nous
01:12ne sommes pas obligés de le faire, parlons-nous.
01:14Si nous ne pouvons pas nous parler, si nous ne sommes incapables de nous parler entre nous, tranquillement, en confiance,
01:22alors comment voulez-vous préparer le rassemblement qui suivra ?
01:25C'était il y a quelques minutes, Edouard Philippe se pose comme le grand rassembleur en fonction des sondages.
01:30Que répondez-vous à sa main tendue ce soir ?
01:32Moi, ce que je propose, c'est une compétition.
01:35Parce que se rassembler, pour faire quoi ? Pour continuer la bouillie qui nous a amenés dans le mur depuis
01:39des années ?
01:41Alors, depuis des mois, j'alerte sur la dispersion qui peut faire perdre.
01:44Donc c'est bien, Edouard Philippe s'en rend compte aujourd'hui, comme prévu, j'allais dire.
01:49Il y a une évidence qu'il n'y a pas un candidat qui peut l'emporter aujourd'hui.
01:52Mais la méthode proposée, c'est tout ce que je ne supporte plus.
01:55C'est-à-dire une sorte d'arrangement entre nos tables.
01:58Bien sûr, pour se rallier au panache de celui qui est le favori éphémère des sondages.
02:04Mais se rassembler, pourquoi ? Pour faire quelle politique ?
02:07Donc, je crois que le meilleur système qui permet d'éviter la division, qui fait perdre,
02:12mais qui permet aussi d'éviter la compromission, qui ensuite fait perdre le pays,
02:17pour porter une véritable alternative à Jean-Luc Mélenchon, à la gauche,
02:21au ARN, mais aussi à la politique macroniste.
02:24C'est une compétition, une grande primaire, qui permet de distinguer les personnalités,
02:31les projets, la façon d'être, ce qu'on a fait dans la vie.
02:35La démocratie, disait Churchill, c'est le pire des systèmes après tous les autres.
02:38Mais l'arrangement entre chapeau à plume, selon la formule consacrée,
02:42à mon avis, ne ferait qu'encore plus réduire la base électorale d'une alternative crédible.
02:49Donc c'est une fin de non recevoir.
02:50Parce que c'est du détournement d'opinion.
02:53Du détournement d'opinion ?
02:54Oui, bien sûr.
02:55Aujourd'hui, c'est-à-dire qu'on se rend compte d'une évidence,
02:59que je ne cesse de dire depuis longtemps,
03:01c'est qu'il n'y a pas un leader évident,
03:04comme on pouvait l'avoir à l'époque avec M. Chirac, M. Sarkozy, etc.
03:10Donc, si l'on veut éviter, je répète, les petits arrangements,
03:13il faut qu'il y ait une compétition, que les gens tranchent.
03:16Et ceux qui perdent, soit ils se mettent derrière celui qui gagne, parce qu'ils se retrouvent,
03:20soit au moins ils se taisent jusqu'à la présidentielle.
03:22Il n'y a eu de cesse de défendre cette idée, David Lissner,
03:24il faut le reconnaître, d'une grande compétition, d'une grande sélection.
03:27D'ailleurs, qu'ils pouvaient accueillir tous ceux qui se disent droits.
03:29La réalité finit par s'imposer.
03:31Qu'ils se disent droits et qu'ensuite, il y ait un choix.
03:33Mais ça ne s'impose pas encore.
03:35Quel électrochoc faudra-t-il pour que tous se convertissent à cette idée ?
03:39Vous avez vu que ça évolue quand même.
03:42Que ceux qui disaient qu'ils étaient contre ou qu'ils bottaient en touche
03:45commencent à dire, ah bah oui, pourquoi pas, M. Attal l'a dit, Bruno Rotaillot,
03:49Hervé Morin a lancé une pétition qui va approcher des 10 000 signataires.
03:53Je pense que c'est le principe de réalité.
03:55Moi, je ne suis pas un fou de la primaire pour la primaire.
03:57Mais je crois que c'est la façon d'éviter aussi, d'oxygéner la proposition politique.
04:04De le faire de façon saine.
04:06La compétition, pas la compromission ou pas la division.
04:09Voilà, moi, à part plaider ça, parce que, vous comprenez, mon projet, je veux le faire aboutir.
04:14On va en parler.
04:15C'est ce que vous dites ce soir à ces Français de droite et du centre.
04:18Vous vous dites, la machine à perdre n'est pas encore lancée.
04:22Ne vous résignez pas, on peut y arriver.
04:24On peut avoir cette sélection, cette primaire, vous y croyez encore.
04:27La gauche est en train de l'organiser, on n'est pas plus idiot que la gauche.
04:29C'est un peu dans l'ADN de la gauche.
04:31Je ne sais pas si c'est dans l'ADN.
04:32En tout cas, la droite a su l'organiser avant.
04:36Tout ça, ce ne sont que des modalités.
04:37La finalité, c'est d'avoir un projet cohérent.
04:39De ne pas avoir un petit arrangement de marketing, où on dit, tiens, on va faire plaisir à du chmol,
04:43donc on va mettre un peu de gaullisme social, entre guillemets,
04:45puis on va faire plaisir à un machin, on va mettre un truc libéral.
04:47Non, ça, ça ne marche pas.
04:49On a un pays, notre pays, qui est magnifique, qui peut s'emparer du futur,
04:53mais qui est en déclassement accéléré.
04:55Mais qu'est-ce qui peut sortir d'une telle compétition entre candidats de droite et du centre ?
04:59Un candidat ou une candidate.
05:00Surtout, mais qui incarne quoi ? Une rupture nette avec le macronisme,
05:03voire même une radicalité ? Vous le diriez ainsi, David Lissner ?
05:06Moi, le mot radicalité, je l'ai toujours fait mien,
05:08parce que c'est pour moi l'antidote à l'extrémisme,
05:10et c'est l'antidote à l'immobilisme.
05:13C'est les deux mots, le conformisme et l'extrémisme,
05:15qui se nourrissent l'un l'autre.
05:16La radicalité, ça veut dire quoi ?
05:18L'étymologie, c'est la racine des choses.
05:20Aujourd'hui, on a...
05:22Il ne s'agit pas simplement de faire une alternance.
05:24Il ne s'agit pas simplement de changer les gens qui nous gouvernent.
05:26Il faut les changer, ils ne sont pas bons.
05:28Dans la compétition, vous serez éventuellement à côté de deux anciens premiers ministres.
05:32Mais les affronter...
05:33Est-ce qu'il vaut mieux les affronter au premier tour de la présidentielle,
05:37en divisant les voies d'une droite et du centre,
05:39et pour offrir un boulevard à la gauche, à l'extrême gauche et au RN ?
05:43Ou est-ce qu'il vaut mieux les affronter avant ?
05:45Moi, je pense qu'il faut un quart de finale avant la demi-finale.
05:47Mais l'équipe qui gagne le quart de finale,
05:48elle n'est pas obligée de prendre les plus mauvais joueurs
05:51qui ont perdu contre elle en quart de finale.
05:53Enfin, ce n'est pas comme ça mon esprit.
05:55Donc, là-dessus, je pense qu'il faut une rupture franche, forte,
06:00qu'il ne fallait surtout pas laisser le monopole de l'alternative au RN à la gauche.
06:04Ça fait des mois, je le dis aussi.
06:05Et le projet que j'ai élaboré, avec lequel je travaille,
06:08qui consiste à rendre le pouvoir à ceux qui font, aux gens, aux Français,
06:13qui sont à chaque fois les grands cocus des élections depuis des années,
06:17eh bien, ce projet-là, j'ai envie qu'il soit entendu et je crois qu'il peut gagner.
06:20J'ai envie de le faire gagner.
06:22Donc, moi, c'est le principe de réalité qui s'impose, c'est tout.
06:24Vous êtes en train de dire ce soir que la question est de savoir
06:26comment arriver à rassembler des voix, non pas par des combinaisons politiques,
06:30mais par le choix des Français.
06:32Bien sûr.
06:32Bien sûr.
06:33C'est la seule façon de recréer de la confiance civique.
06:36C'est la seule façon d'avoir un projet cohérent aussi.
06:39On n'est pas d'accord avec tout.
06:41Enfin, moi, quand je me présente aux élections municipales,
06:44il y a des gens qui n'apprécient pas tout ce que je dis,
06:46qui n'apprécient peut-être pas toute ma personnalité,
06:47mais ils savent que c'est cohérent, qu'il y a des résultats,
06:50que ça part du réel, qu'il y a des objectifs,
06:53que c'est un projet clairement défini, mais qui n'exclut personne.
06:56Alors, pourquoi cette fois, qui n'exclut personne ?
06:57C'est-à-dire, vous aviez dit d'ailleurs jusqu'à Éric Zemmour,
07:00pourquoi pas, après avoir, si Éric Zemmour pourrait...
07:03Pour l'instant, il n'est pas candidat, mais...
07:05Oui, non, mais très bien.
07:05S'il l'est, cette primaire pourrait aller jusqu'à lui,
07:08mais, évidemment, si, par exemple, Édouard Philippe gagne,
07:11on voit mal M. Zemmour se ranger derrière,
07:13mais c'est fini.
07:14Mais c'est ça qu'il faut comprendre.
07:15Est-ce qu'on prend le risque de s'affronter
07:17au premier tour de la présidentielle,
07:19et de diviser les voies,
07:21ou est-ce qu'on organise une pré-compétition,
07:24c'est-à-dire une sorte de présidentielle à trois tours ?
07:26La gauche est en train de le faire,
07:28je pense que la droite peut le faire.
07:30Ça me paraît évident.
07:31Le RN ne veut pas entendre parler de cela,
07:33et il est élevé dans les sondages.
07:35C'est un principe de réalité.
07:36Jean-Luc Mélenchon a une dynamique à gauche,
07:38c'est un principe de réalité.
07:39Et moi, pour ma part,
07:40je pense qu'il faut une rupture complète
07:42avec ce qui nous gouverne,
07:44notamment ces dix dernières années,
07:45mais pas seulement.
07:46Mais disons les choses.
07:47Certains n'ont pas intérêt à cette primaire,
07:48et peut-être que certains, M. Lysnard,
07:50se disent, regardez David Lysnard,
07:53disent-ils, hein,
07:53c'est ce que vous allez me dire,
07:54si vous l'entendez également.
07:56Il peut être bon,
07:57il peut mettre parfois de bonnes idées sur la table,
07:58mais au final,
07:59sa notoriété n'est que celle du maire de Cagnes,
08:02il n'est pas vraiment des nôtres.
08:03Vous l'entendez ou pas, celle-ci ?
08:05Il n'est pas du sérail.
08:06Mais j'en suis très heureux et très fier.
08:07C'est pour ça que j'y vais.
08:08C'est parce que j'ai compris,
08:12en président les maires de France,
08:14en Allende à les ministères,
08:15j'ai vu des gens intelligents,
08:18souvent, qui aiment le pays,
08:19ce n'est même pas le sujet,
08:20mais qui sont totalement conformistes,
08:22dont la seule obsession,
08:23c'est la séquence de com' de la journée.
08:24Alors, on va vous annoncer le plan vélo,
08:27le plan eau,
08:28le plan préservatif dans les lycées,
08:30le plan industrie,
08:31le plan batterie,
08:32le plan machin,
08:32le plan truc sans aucune évaluation.
08:34Le plan bistrot également, peut-être ?
08:36Oui, oui, oui.
08:38Si vous voulez qu'on en...
08:39Si il y a des questions à la suite,
08:40je répondrai,
08:40parce que c'est tellement...
08:42Quel mépris du peuple.
08:43Enfin bon,
08:45c'est Disney au bistrot, quoi.
08:47Ou le bistrot chez Disney.
08:48Enfin, c'est...
08:49Voilà.
08:49On parlait de Gabriel Attac.
08:50J'adore les bistrots.
08:51Malheureusement, il y en a de moins en moins.
08:52Oui, comme beaucoup de Français.
08:53On y entend de moins en moins de l'accordéon.
08:55Mais pour...
08:56Hélas, d'ailleurs, c'était très sympa.
08:58Mais pour revenir à ça,
08:59c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
09:00il faut bien comprendre
09:00que le problème de notre pays,
09:02il va falloir rassembler des gens, etc.
09:04Mais c'est autour d'une révolution totale
09:07de l'organisation des pouvoirs publics.
09:09C'est-à-dire,
09:10cette organisation qui a été descendante,
09:14verticale, inefficace,
09:15on dépense plus d'argent public qu'ailleurs,
09:17on a de moins en moins de services de proximité.
09:19Il faut qu'on se pose la question.
09:20C'est majeur.
09:21On prélève plus d'impôts et de charges.
09:22On dépossède les gens de leur vie.
09:24Donc, là-dessus, moi, ce que je pense,
09:25c'est une révolution copernicienne.
09:26C'est-à-dire qu'on a un pouvoir ascendant.
09:27Je vais rentrer dans le détail de cette révolution.
09:29Pour gérer une entreprise,
09:30il faut faire confiance aux patrons et aux salariés.
09:33Plus qu'à des commissaires du redressement
09:35ou je ne sais quoi.
09:35Mais vous savez qu'il y a une question
09:36qui devient presque impréambule,
09:39M. Lysnard,
09:39parce que quand vous avez Édouard Philippe
09:41qui, comme vous le dites,
09:42à l'instant T,
09:43est favori des sondages,
09:44appelle à un rassemblement,
09:45la question que l'on pose
09:46à M. Rotaillot et à vous-même,
09:47c'est est-ce que vous serez candidat,
09:49quoi qu'il arrive,
09:50quoi qu'il vous en coûte
09:51et quelles que soient les pressions
09:53dans un jour, deux jours,
09:54une semaine et des mois ?
09:56Comprenez bien,
09:56la formule vous paraîtra peut-être,
09:59je ne sais pas, standard,
10:00mais elle est tellement...
10:01C'est qu'on ne fait pas ça par plaisir.
10:05Ou alors ceux qui font ça par plaisir,
10:06à mon avis,
10:06il faut aller consulter.
10:09On le fait parce que,
10:10bien sûr qu'il y a une épopée,
10:12il y a quand même
10:13un peu de satisfaction,
10:14mais moi je le fais
10:16parce que j'ai envie
10:16que mon pays se redresse.
10:18Je vois toute cette énergie française
10:20magnifique qui est gaspillée
10:22tous les jours.
10:22L'effondrement éducatif,
10:24l'incapacité à assurer la sécurité,
10:26la façon dont on a dévié
10:28l'état de droit,
10:30tous ces débats stériles
10:31qu'on entend toute la journée,
10:33des gens qui vous disent
10:33qu'il faut toujours plus d'aide,
10:35qui veulent flatter les gens.
10:35J'entendais sur le carburant,
10:36on a qu'augmenter les aides.
10:39Mais les gens,
10:39ils le savent bien
10:40que ça ne marche pas tout ça.
10:41C'est du baratin,
10:42c'est du marketing.
10:44C'est foutu.
10:45Et pourtant,
10:45ceux qui les proposent
10:46sont très hauts dans les sondages.
10:48Mais ils ne sont pas très hauts,
10:49d'abord,
10:49ce n'est pas vrai.
10:50Les sondages,
10:51tant qu'on n'est pas encore
10:52dans la dramatique présidentielle,
10:54on est en train d'y rentrer,
10:55ils montrent,
10:56vous savez,
10:56c'est la persistance cosmique,
10:57ça montre la persistance
10:58des étoiles mortes.
10:59On voit une lumière
11:00qui a disparu.
11:02Et vive la compétition,
11:04vive la démocratie.
11:06On ne se lance pas là-dedans
11:08pour abandonner.
11:09J'ai envie,
11:10je me bats pour que mes enfants,
11:11et j'espère futurs petits-enfants,
11:12puissent vivre dans un pays
11:14qui est fier de lui-même,
11:16où les femmes sont égales aux hommes,
11:19où on ne se fait pas casser la figure
11:20quand on se balade
11:21après une heure du matin
11:22parce qu'il n'y a plus de police nationale
11:23alors qu'on paie plus d'impôts qu'ailleurs.
11:25Je vois toutes les forces du redressement,
11:27je vois toutes les forces d'innovation,
11:28partout, partout.
11:30J'entends dire que les jeunes
11:31ne veulent pas bosser,
11:31mais c'est n'importe quoi.
11:32Il n'y a pas plein de jeunes
11:33qui veulent bosser.
11:33C'est cette France à laquelle vous vous adressez,
11:35c'est ces gens qui veulent s'en sortir.
11:37Vous estimez d'ailleurs
11:38que cette France sera le cœur battant
11:39de la recomposition politique.
11:41Maintenant, il faut la représenter,
11:43l'incarner, cette France,
11:44par un vote.
11:45Quelle différence principale
11:46vous avez avec d'autres candidats
11:48pour l'incarner,
11:49pour apporter ce souffle
11:51à cette France-là ?
11:52Ce n'est pas à moi de le dire,
11:53c'est aux gens qui nous observent,
11:54qui nous écoutent,
11:55qui nous connaissent,
11:56de ressentir les choses.
11:58Moi, ce que je puis dire,
11:59c'est que lorsque l'on met
12:00des objectifs clairs,
12:01qu'ensuite,
12:02on a le sens
12:02de l'exécution des choses,
12:04on peut renverser
12:05les montagnes de l'inertie,
12:06du conformisme,
12:07du fatalisme.
12:09J'avais annoncé
12:10un plan de désendettement
12:11de ma commune
12:11qui a un taux de pauvreté élevé,
12:13historiquement,
12:13parce que c'est une ville
12:14d'immigration,
12:15c'est une ville cosmopolite,
12:16elle est très connue,
12:16mais cosmopolite.
12:17– Contrairement à ce que beaucoup
12:18croient sur la ville de Cannes.
12:20– Au début,
12:22on m'avait promis la grève,
12:23on a baissé le nombre
12:24d'agents de plus de 20%.
12:25Il y en a moins,
12:26mieux payé.
12:27On a multiplié
12:28la capacité d'autofinancement.
12:29On a donné le pouvoir
12:30aux agents.
12:31C'est eux qui me disent
12:31si on achète telle machine,
12:33on va pouvoir travailler
12:34de façon beaucoup plus confortable
12:35et être beaucoup plus performant.
12:37Je partage les gains
12:38que l'on fait
12:39de productivité,
12:40de performance.
12:41La moitié avec les contribuables,
12:43on a baissé la dette
12:43de 84 millions d'euros
12:45en 11 ans.
12:45On a baissé les impôts
12:46de 3,6%.
12:47Et l'autre moitié,
12:49elle va dans l'amélioration
12:50des services
12:50et dans l'amélioration
12:51des conditions de travail.
12:52Bref,
12:53si on a un plan
12:54de redressement
12:55de notre pays
12:55qui part des forces vives,
12:59qui part de la société civile,
13:00avec des élus
13:01qui expliquent,
13:03qui respectent
13:04les engagements pris,
13:06moi je suis absolument convaincu
13:07qu'on peut retrouver
13:08une espérance,
13:09un espoir civile.
13:09– Vous voyez,
13:09je vous ai posé
13:10la question des différences
13:11parce que c'était flagrant
13:13par rapport à d'autres adversaires,
13:15ou anciens amis
13:17ou toujours amis
13:17du bloc central
13:19qui sont beaucoup plus
13:20étatistes que vous
13:21et centralisateurs.
13:22Est-ce que vous estimez…
13:23– Ils sont tous étatistes.
13:24De Mélenchon à Le Pen,
13:27ce sont tous des étatistes.
13:28– Ce sont tous
13:29des centralisateurs.
13:30Alors donc,
13:31tous c'est l'ancien monde
13:32et vous, vous êtes…
13:33– Non, je ne dis pas
13:33que c'est…
13:35– C'est un autre monde,
13:36disons-nous.
13:36– Est-ce que je veux vous dire
13:37que oui,
13:38parce qu'en réalité,
13:39et d'ailleurs ce que je dis
13:40parfois est contre-intuitif
13:41et puis après on me donne raison
13:42sur la retraite par capitalisation,
13:43tout le monde en parle maintenant.
13:44Je me faisais déchirer
13:46quand j'en parlais il y a deux ans,
13:47mais il ne faut surtout pas en parler,
13:48ne pas le dire.
13:48C'est la seule façon
13:49d'assurer l'avenir des retraites,
13:51de donner l'espérance aux jeunes,
13:52de réindustrialiser par l'injection
13:54dans l'économie
13:55et de sauver les comptes publics.
13:56Quand je dis que le principe
13:57de précaution est même
13:58non seulement contraire
13:59à l'industrie,
13:59à l'agriculture,
14:00mais contraire à l'écologie
14:01et qu'il faut le remplacer
14:02par un principe de responsabilité
14:04ou de subsidiarité,
14:05selon le mot que l'on veut mettre.
14:06Quand je dis que l'effondrement scolaire,
14:08qui est une catastrophe,
14:10est le fruit de l'hyper-administration.
14:12Mais laissons aux Français
14:14le choix de l'école de leurs enfants,
14:16laissons aux enseignants
14:17le choix de leur statut,
14:18laissons aux chefs d'établissement
14:19le choix des méthodes.
14:21Ils savent mieux que des technocrates
14:23qui n'ont jamais rien fait de leur vie.
14:24– On va reprendre une formule pompidolienne,
14:26arrêtons d'emmerder les Français,
14:27c'est ce que vous dites ?
14:28– C'est une bonne référence le Président.
14:29– Mais alors, dites-moi comment ?
14:30Comment M. Lissnard
14:31ont bâti un état performant
14:33quand on est dans un pays
14:34qui produit beaucoup moins qu'avant ?
14:35Comment M. Lissnard
14:37ont bâti un état performant
14:38quand on fait face
14:38à une crise démographique ?
14:39Et comment M. Lissnard
14:41ont bâti un état performant
14:42quand on aligne un record d'impôts ?
14:44Comment ?
14:44– Alors, vous posez exactement
14:46la question comme il le faut.
14:47C'est-à-dire que c'est précisément
14:48parce qu'on a plus d'impôts,
14:50plus de dépenses
14:50et moins de services publics,
14:51c'est précisément
14:52parce qu'il y a une crise démographique
14:54juste très rapidement
14:55et parce qu'on désindustrialise
14:57qu'il faut un état performant.
14:59Pour bien comprendre les défis,
15:00on a ce défi écologique devant nous
15:02qui nécessite beaucoup d'investissement.
15:04On a le défi numérique
15:06qui est colossal
15:07de la quantique, de l'IA,
15:09exaltant, passionnant,
15:10mais aussi dangereux,
15:11donc stimulant.
15:13On a le défi démocratique.
15:15Comment montrer que la démocratie
15:16c'est plus efficace
15:16que l'autoritarisme ?
15:18Que les empires extérieurs
15:19qui nous menacent,
15:20comment on s'en protège ?
15:21Comment, etc.
15:22On a le défi démographique.
15:24Nous faisons en France,
15:25vous vous rendez compte,
15:27en 10 ans,
15:28on fait 15%,
15:29c'est même 25% d'enfants
15:31de moins en 15 ans.
15:33C'est fou.
15:35Et vous entendez
15:36les gars du R&D,
15:37les gars de gauche,
15:38qui vous disent
15:38on va pouvoir revenir
15:39aux 30 glories,
15:40c'est la faute de l'immigré,
15:40l'autre c'est la faute du patron.
15:42Mais ce n'est pas possible.
15:43Le système reposait
15:44sur une base très large.
15:46C'est-à-dire qu'on faisait
15:46de plus en plus d'enfants,
15:47il y avait plus de 4 actifs
15:49par retraité
15:50et on maîtrisait
15:52l'immigration
15:52qui était une immigration
15:53de travail.
15:54Or aujourd'hui,
15:55il y avait un pilier démographique
15:56où on faisait des enfants,
15:57il y avait un deuxième pilier
15:58moins important,
15:59c'était l'immigration
15:59où moins de 80 000 immigrés par an
16:01qui venaient pour travailler
16:02l'année dernière,
16:04400 000 titres de séjour supplémentaires,
16:0717% seulement pour le travail,
16:0883% de peuplement
16:10et on faisait des gains de productivité,
16:12on n'a plus tout ça.
16:12De peuplement,
16:13vous voulez dire familial ?
16:14Oui,
16:15c'est une immigration
16:16qui n'est pas pour rousser
16:17mais qui peuple le pays.
16:19C'est technique.
16:20Et donc,
16:21là-dessus,
16:22qui vient parce que
16:22c'est du regroupement familial
16:23parce que c'est ce qu'on appelle
16:24l'immigration de peuplement.
16:25Donc,
16:26là-dessus,
16:27on n'est plus dans les 30 glorieux.
16:29C'était magnifique
16:29mais l'État-providence
16:30est mort.
16:31Ça ne peut plus fonctionner.
16:32Alors,
16:32à partir de là...
16:33Donc,
16:34il faut faire ce que d'autres pays
16:36ont su faire.
16:36Libérer le pays.
16:37Ben oui,
16:38bien sûr.
16:38Libérer toutes les contraintes,
16:39libérer de la surcharge fiscale,
16:41libérer de la dette.
16:42Prenons un exemple.
16:42Pourquoi cette année,
16:43avec mes impôts,
16:44vos impôts,
16:45nous allons tous,
16:46qu'on ait des impôts directs
16:47ou indirects,
16:48tout le monde en paye,
16:49au moins par la TVA,
16:49on paye 7 fois plus
16:50pour les seuls intérêts
16:52de la dette de l'État
16:53que pour le budget de la justice.
16:55On n'a pas de place de prison,
16:56on a des multirécidivises
16:57dans les rues,
16:58etc.
16:59Donc,
17:00ce qu'il faut bien comprendre,
17:01c'est qu'il faut réorganiser
17:03totalement les pouvoirs publics.
17:04Il faut décentraliser,
17:05il faut débureaucratiser,
17:07il faut déréguler.
17:08Que,
17:09aujourd'hui,
17:09si on arrivait,
17:10en baissant les dépenses,
17:12moi j'ai proposé un plan
17:13de 80 milliards de baisse
17:14la première année,
17:14pour être au moins
17:15à 200 milliards par an,
17:17en fin de quinquennat.
17:18Ça nous mettrait encore,
17:20on serait encore le pays
17:21qui dépense le plus.
17:22Donc,
17:22c'est déjà trop raisonnable.
17:23J'essaie de trouver
17:24pour aller plus loin.
17:25Et,
17:26si on serait à 50%
17:28de dépenses du pays,
17:29et l'idée,
17:30c'est de rendre 60%
17:31en pouvoir d'achat direct,
17:32c'est-à-dire cotiser moins
17:33pour gagner plus,
17:34et les 40% restants
17:35pour moderniser
17:36l'appareil d'État,
17:37le numériser,
17:38etc.
17:38Je vais vous prendre un exemple.
17:39Prenons,
17:40pour ceux qui nous regardent,
17:40c'est très important,
17:41et pour comprendre
17:42votre logique
17:42et les fondements
17:44de votre programme,
17:45un domaine précis,
17:46le logement.
17:47Comment vous libérez
17:48le logement ?
17:49Combien de lois,
17:50combien de règlements
17:51on a ?
17:52On a les SERFA,
17:53on a la loi SRU,
17:55on a le DPE,
17:56c'est le diagnostic
17:57de performance énergétique,
17:59on pourrait préciser
18:00aux téléspectateurs
18:00qui sans doute le connaissent.
18:02Qu'est-ce que vous allez faire,
18:03M. Lissenaire ?
18:03Vous allez tailler dans tout cela ?
18:04Bien sûr.
18:05Merci de souligner ça.
18:06Vous avez oublié
18:07le zéro artificialisation nette,
18:08vous avez oublié
18:09l'impôt sur la fortune immobilière,
18:10vous avez oublié le fait
18:11que le seul impôt local
18:13aujourd'hui,
18:14directement pilotable,
18:15c'est le foncier bâti.
18:16C'est le foncier, bien sûr.
18:17Donc, il faut bien comprendre
18:18que plus on a administré
18:20le logement
18:21par des contraintes,
18:22des normes,
18:23des prélèvements,
18:24des pénalisations
18:24des propriétaires,
18:25moins on a fait
18:26le logement neuf.
18:27Vous parliez de Pompidou tout à l'heure.
18:28Aujourd'hui, on a combien ?
18:28280 000 logements neufs
18:30contre combien il y a ?
18:3130 ans ou 40 ans ?
18:32Vous parliez de Pompidou.
18:33Pompidou meurt,
18:34le président Pompidou meurt
18:35en 1974,
18:36on doit être 50 millions d'habitants.
18:39avec Christophe Tardieu
18:40sur le grand président Pompidou.
18:41La France produisait
18:43quasiment 500 000 logements
18:44neufs supplémentaires.
18:46On est aujourd'hui
18:46à 280 000.
18:48Et on nous parlait
18:49d'un choc.
18:50Oui, il y a eu un choc
18:50dans l'autre sens,
18:51mais c'est tellement évident.
18:52Vous créez des contraintes
18:53sur ce qui est désiré.
18:55La pénurie crée
18:56l'envolée des prix du loyer
18:57et on interdit
18:59certains logements.
19:00Mais alors vous,
19:01quelles mesures font ?
19:01Déjà, le DPE
19:03n'a aucun sens.
19:04Aujourd'hui...
19:04Ah oui, donc vous y allez
19:05à la broyeuse.
19:07Oui, c'est vrai que ça.
19:10Ou à l'élagueuse.
19:11Vous mettez tout ce que vous voulez.
19:12C'est-à-dire que
19:13tout ce qui est aujourd'hui...
19:14Elle ne vous a pas dit
19:14la tronçonneuse.
19:14Si on veut qu'il y ait des locataires,
19:15il faut qu'il y ait des propriétaires.
19:17Si on veut qu'il y ait des salariés,
19:18il faut qu'il y ait des entreprises.
19:19Si on veut qu'il y ait du revenu,
19:20il faut qu'il y ait de la production.
19:21Donc on va remettre
19:22les choses dans le bon ordre.
19:23Et pour que tout ça existe,
19:24il faut que le pays ait le pouvoir.
19:25C'est 40 ans, 50 ans
19:26de règles, d'habitudes,
19:28de lois, de normes,
19:29d'empilement.
19:30Et vous allez venir avec...
19:32Sans doute,
19:33on vous fait crédit
19:34de cette volonté
19:35pour tout perturber.
19:36C'est une révolution du bon sens, oui.
19:38Oui, c'est une révolution
19:40qui part de la réalité du terrain.
19:42Oui, on va...
19:43Pourquoi il y a-t-il aujourd'hui
19:45une norme qui vous oblige
19:46à défricher votre forêt
19:48et une norme qui vous empêche
19:49de défricher votre forêt
19:51et après on pleure sur les incendies ?
19:52Et tous ceux qui sont attachés
19:53à un état provident,
19:54c'est ce que vous leur dites ?
19:55Mais je leur dis
19:55qu'ils peuvent être attachés
19:56à un souvenir du passé,
19:57mais qu'on va inventer un système
19:59qui sera aujourd'hui
20:00performant au XXIe siècle.
20:02Le plus dur dans la vie,
20:03ce n'est pas de comprendre
20:05les idées nouvelles,
20:05c'est d'échapper aux idées anciennes.
20:07Et aujourd'hui,
20:08moi, j'y vois un grand motif
20:09d'espérance.
20:10Le monde entier avance,
20:11le monde entier progresse.
20:13Il y a des technologies
20:13qui arrivent
20:14qui sont phénoménales.
20:15Elles vont nécessiter
20:16beaucoup d'investissement,
20:17beaucoup d'innovation.
20:18Si on ne retrouve pas
20:19un niveau en mathématiques,
20:20si on ne retrouve pas
20:21un niveau en expression française,
20:22si on n'apprend pas
20:23à nos jeunes
20:23à décoder le monde,
20:25on n'y arrivera pas.
20:25Et nous, on est en train
20:26de parler encore,
20:28de prolonger,
20:29de rafistoler un système
20:31qui ne fonctionne plus.
20:32– Vous dites qu'on garde
20:33sous perfusion
20:34un État-providence,
20:35mais comment vous faites ?
20:37Comment vous faites
20:37pour motiver des fonctionnaires
20:39alors en disant
20:39que vous allez tailler
20:40dans le maquis ?
20:41– Mais c'est eux-mêmes
20:42qui m'invitent à ça.
20:43Ils n'en peuvent plus
20:44les fonctionnaires.
20:45– Mais ils se font
20:46à rachiller eux-mêmes ?
20:47– Mais pas du tout.
20:48Parce qu'aujourd'hui,
20:49le nombre de fonctionnaires
20:50qui sont dans le mal-être,
20:51qui ne sont pas bien payés,
20:52on n'a jamais autant eu
20:53de services publics,
20:55de fonctions publiques,
20:56on n'a jamais aussi peu
20:57eu de services publics
20:58sur le terrain.
20:58On a des infirmiers
20:59malgré le Ségur,
21:00des profs qui sont
21:01moins bien payés
21:01que la moyenne européenne
21:02alors qu'on paye plus d'impôts
21:04et qu'il y a plus de dépenses.
21:05Si vous voulez des infirmières
21:07et des infirmiers mieux payés,
21:08si vous voulez des policiers nationaux
21:09la nuit après une heure du matin,
21:10ce que l'on n'a plus
21:11malheureusement dans nos villes,
21:12si vous voulez des gardiens
21:13et lutter contre la corruption
21:14dans les prisons,
21:15si vous voulez des greffiers,
21:16si vous voulez des enseignants
21:17bien payés,
21:17il faut qu'il y ait moins
21:18de bureaucrates.
21:19Pour qu'il y ait moins de bureaucrates,
21:20il faut qu'il y ait moins
21:20de bureaucratie.
21:21Donc je vous assure
21:22que je reçois
21:23nombre d'exemples
21:24d'absurdité de fonctionnaires.
21:25Et dans votre ville,
21:26vous avez moins de fonctionnaires
21:27mais mieux payés aujourd'hui ?
21:28Bien sûr, c'est ce que je vous ai dit
21:29tout à l'heure.
21:29Ils sont mieux payés.
21:30Après, vous en trouverez toujours
21:32qui râleront,
21:33mais objectivement,
21:35oui, ils sont.
21:35Il y a plus de rémunération
21:36qu'avant malgré les rigidités
21:38qu'on affronte
21:38et on pourrait tellement libérer
21:40les statuts, etc.
21:42Et il y a bien sûr
21:43un motif d'espérance.
21:45Regardez les Pays-Bas.
21:46Pays-Bas, c'est un pays
21:47où il y a une très forte administration.
21:49Où on a une couverture sociale
21:51de soins.
21:51Je voudrais juste...
21:52Oui, oui, allez-y.
21:53Une couverture sociale
21:54qui est supérieure à la nôtre.
21:56C'est-à-dire qu'il y a
21:56une couverture des soins
21:57de 99,8%.
21:58C'est-à-dire au moins 5 points
21:59de mieux que la nôtre.
22:01On est mieux soigné aux Pays-Bas.
22:02En France,
22:03on dépense beaucoup d'argent
22:04mais il y a celui
22:05qui connaît le directeur d'hôpital
22:06et celui qui ne le connaît pas.
22:07De plus en plus.
22:07C'est comme ça la réalité en France.
22:09Malheureusement.
22:09L'égalitarisme tue toujours l'égalité.
22:11Tout le temps.
22:11C'est ce qui se passe dans l'école.
22:12On est en train de trahir les jeunes,
22:14les plus pauvres.
22:15La liberté,
22:15c'est pour les plus modestes.
22:17Et aux Pays-Bas,
22:18ils ont une dépense publique
22:19par rapport à la richesse produite
22:20de 45%.
22:21On est à 57%.
22:2312 points d'écart.
22:2412 points d'écart.
22:25C'est 350 milliards d'euros.
22:27Imaginez qu'on arrive
22:27au niveau des Pays-Bas.
22:29C'est-à-dire qu'on ait
22:29le même niveau
22:30de performance publique.
22:31Qu'on rend les 2 tiers de ça
22:33ou 60%
22:33aux Français
22:34en pouvoir d'achat direct.
22:36Directement.
22:36Mais pourquoi on n'est pas
22:37plus idiots que les Hollandais ?
22:39Ils ont connu le feu vide,
22:40les Hollandais.
22:41Les Trois-Dormou,
22:42ils sont concernés.
22:43La guerre du Créé
22:44estime dans son livre
22:45qu'un tiers des fonctionnaires
22:47ne sont pas utiles.
22:50Si vous voulez,
22:52je ne sais pas si c'est un tiers,
22:53je réfléchis.
22:54Moi, j'avais commencé par 12%.
22:56On peut être à 20%.
22:57Le tout, c'est de donner
22:58du sens aux missions.
22:59On ne va pas renouveler
23:00tous les départs à la retraite.
23:01Il y aura des départs volontaires.
23:03On va les manager.
23:04Une des premières mesures
23:05que je prendrais,
23:05il y aura un DRH de l'État.
23:07C'est qui le DRH de l'État ?
23:08Ce n'est pas le président.
23:08Il y a une grande direction
23:09des ressources humaines.
23:11En tout cas,
23:11il y a des dépenses
23:11des ressources humaines
23:12avec des pourcentages inouïs
23:14entre 4 et 8%.
23:15Complètement fou.
23:15N'importe quelle boîte
23:16qui fait ça,
23:17vous changez toute la DRH,
23:18ça c'est sûr.
23:19Mais il n'y a pas de DRH,
23:20il n'y a pas de responsabilité.
23:22Et donc,
23:23remettre la responsabilité individuelle
23:24à tous les niveaux.
23:25Il y a plein de force à vivre.
23:27Pourquoi penser
23:28que les fonctionnaires
23:29voudraient entretenir
23:30un système
23:30où ils sont moins bien payés,
23:31où on dilue leurs responsabilités,
23:33il faut redonner du pouvoir
23:34aux fonctionnaires ?
23:35À vous entendre,
23:36et vous avez employé
23:37cette expression,
23:38vous êtes la voix
23:39du pays réel,
23:41Si vous le ressentez,
23:42tant mieux.
23:43C'est vous qui l'avez dit.
23:43Je cite votre phrase.
23:44Vous avez dit
23:45que je suis le candidat
23:46du pays réel.
23:47Mais en tout cas,
23:47il est vrai que...
23:47Vous savez que cette expression,
23:48vous la reprochez.
23:50Pourquoi me la reprocher ?
23:51C'est beau le pays réel.
23:52La France réelle,
23:53elle est très belle.
23:53C'était la France insoumise
23:54parce que vous avez emprunté
23:57une expression utilisée
23:58par Victor Hugo
23:59et par Charles Maurras.
24:00D'abord par Victor Hugo,
24:01dans Les Misérables,
24:02Magnifique,
24:03le pays réel
24:04qui s'oppose au pays légal,
24:05Victor Hugo,
24:06les demi-sachants
24:07qui reposent ça.
24:08Objectivement,
24:09le pays réel,
24:10il est bien plus beau
24:11que leur fantasmée
24:11Nouvelle-France.
24:12Moi, ce qui me plaît,
24:13c'est la belle France.
24:14C'est celle de tous
24:15ces entrepreneurs
24:15qui continuent à innover,
24:17qui y croient,
24:17de ces salariés
24:18qui ont des idées
24:19et qui aimeraient gagner mieux,
24:20de ces jeunes
24:20qui ont envie de s'en sortir,
24:21de ces retraités
24:22qui ne veulent pas être vus
24:22que comme une charge,
24:23mais qui font du bénévolat.
24:24On a 24 millions de bénévoles
24:26en France.
24:26Vous ne croyez pas
24:27qu'on peut,
24:27Jean-Louis Bourleur
24:28parlait récemment,
24:29qu'on peut s'appuyer sur eux
24:30dans le sport,
24:30dans la culture,
24:31etc.
24:32Moi, c'est ça qui me plaît.
24:33C'est ça, la belle France.
24:35C'est un pays merveilleux.
24:36Aujourd'hui,
24:36il faut le libérer.
24:37Alors, il y a cette belle France,
24:38il y a la nouvelle France.
24:39La grande France.
24:40Vous voulez incarner
24:41la grande France.
24:42Jean-Luc Mélenchon
24:43parle de la nouvelle France.
24:45Marine Le Pen
24:46fait référence
24:46à une autre France.
24:48Simplement,
24:48vous êtes toujours
24:48dans le même état d'esprit.
24:52S'il y a ce duel,
24:54Jean-Luc Mélenchon
24:54et Marine Le Pen,
24:55vous ne dites jamais
24:55un bulletin
24:56pour M. Mélenchon ?
24:57Je ne voterai jamais
24:58pour Jean-Luc Mélenchon.
25:00Voilà.
25:00C'est clair.
25:01Après, je ne vais pas
25:02me laisser enfermer là-dedans.
25:03Autrement,
25:03je ne serais pas candidat.
25:05C'est une question
25:05à laquelle beaucoup
25:06ne veulent pas répondre.
25:07Vous, vous acceptez
25:08d'y répondre ?
25:08Bien sûr.
25:09Pour moi, aujourd'hui,
25:10il y a une dérive
25:10très très lourde,
25:11très très grave.
25:12Je le reconnais
25:14des qualités
25:14d'hommes politiques.
25:15C'est-à-dire qu'il a
25:16un concept,
25:16la Nouvelle France.
25:17Il essaie de créer
25:18une dynamique sociologique
25:19autour d'une offre politique,
25:20une proposition politique.
25:21Mais il y a trop
25:22de dérives antisémites
25:24qui est un racisme
25:25et je ne supporte pas
25:26le racisme.
25:26C'est-à-dire de juger
25:27quelqu'un,
25:28non pas pour ce qu'il fait,
25:28mais pour ce qu'il est.
25:29C'est une abjection.
25:30Il y a une dérive
25:31totalement indigéniste
25:32ou wokiste
25:32qui sépare les gens.
25:34Il fait du marketing politicien.
25:35Ça ne m'intéresse pas tout ça.
25:36Moi, je veux les combattre.
25:37Je pense qu'il y a une forme de...
25:38Il est très étatiste,
25:40très autoritaire.
25:41La République, c'est moi.
25:41Non, non, non, non.
25:42Il n'y a pas une personne
25:43qui peut être la République.
25:44Ça révèle des travers
25:46très néofascistes.
25:47Pas un bulletin pour lui,
25:48donc forcément un bulletin
25:49pour son éventuelle opposante.
25:52Ça sera un bulletin pour moi,
25:53je l'espère,
25:53si c'était contre lui.
25:54Sinon, pour Marine Le Pen,
25:55ce qui fait dire à certains
25:56que vous pourriez même
25:57être ministre de Marine...
25:58A chaque fois, vous voulez nous...
26:00Pas du tout,
26:00M. Lissner.
26:01On va parler beaucoup d'au fond.
26:02Je vous pose une question
26:03qui n'est pas une question
26:04dénuée de tout...
26:05Tout à fait.
26:05Je vous parle de l'océan.
26:07Ne me parlez pas du mal de mer,
26:08s'il vous plaît.
26:09Et je vais donc essayer
26:10d'éviter d'avoir ce mal de mer.
26:12Donc, je voterai
26:13contre tout candidat,
26:14contre Jean-Luc Mélenchon,
26:15y compris pour un macroniste.
26:16Vous voyez, jusqu'où je vais ?
26:17C'est dire l'audace.
26:19Y compris contre un macroniste.
26:20Y compris pour un macroniste,
26:21contre Jean-Luc Mélenchon.
26:22Oui, bien compris.
26:22Après, je préférais que ce soit moi.
26:24Je préférais que...
26:25Si ce n'est pas moi,
26:25que ce soit Bruno Retailleau.
26:27Vous avez parlé du mal de mer.
26:28Parfois, on a le mal de mer
26:29en voyant cette campagne.
26:30C'est un peu le bateau qui tangue.
26:32Il y a différents sujets.
26:33On va vers des sujets plus,
26:35entre guillemets,
26:36identitaires sur le voile.
26:37Je vous pose la question
26:38parce que je me souviens
26:38que vous allez me corriger
26:40si ce n'est pas le cas.
26:41Vous avez été le premier maire de France
26:42à avoir interdit.
26:42Là, je parle du Burkini.
26:43Oui, sur les plages.
26:44Sur les plages.
26:45Le voile a fait son retour
26:46dans le débat public et politique.
26:48Ségolène Royal, hier,
26:49à cette place, nous a dit
26:50ça suffit.
26:51Elle m'a dit
26:51je ne veux pas répondre
26:52à cette question.
26:53Ça suffit des débats
26:54qui ne sont pas
26:55à la hauteur d'une campagne.
26:56Elle dit moi
26:57je veux une France tranquille
26:58et j'en ai marre
26:59de ces sujets qui fracturent.
27:00Vous êtes d'accord avec elle ?
27:01La France tranquille,
27:02ça ne va pas être
27:02la France des islamistes.
27:04Pardon.
27:05Et puis la France tranquille,
27:06c'est vraiment le slogan
27:08à la France tranquille.
27:09On a bien vu l'allusion.
27:10On a bien vu l'allusion.
27:12Très mitterrandien,
27:13ça ne vous étonnera pas
27:14de la part de Ségolène Royal.
27:15Ce que je veux dire,
27:15c'est que Ségolène Royal
27:16devrait être interpellé
27:18par quand même
27:20la question féministe.
27:23Comment peut-on accepter
27:25qu'il y ait ainsi
27:26une séparation du corps
27:27de la femme ?
27:28Alors moi sûr,
27:28je trouve que ce débat
27:30où elle n'a pas tort,
27:31c'est qu'il faut relancer
27:32la prospérité,
27:33il faut retrouver
27:34une ambition éducative,
27:35qu'il faut s'attaquer
27:36aux racines du mal
27:37et qu'il y a plein
27:39de formes de voile.
27:40Et des compatriotes musulmans
27:41ne comprendraient pas
27:42personne âgée
27:43ou la personne qui bosse,
27:44qui est sérieuse,
27:44qui a son petit voile
27:46traditionnel.
27:46Vous voyez,
27:47ce n'est pas la même personne
27:47que celle qui met
27:48une tenue ostentatoire,
27:50identitaire et politique
27:50et islamiste.
27:51Il faut vraiment fracasser
27:55détruire,
27:56s'attaquer
27:56aux dynamiques islamistes
27:58qui s'attaquent
27:58à la République,
27:59qui s'attaquent
28:00aux Français
28:00de toute confession,
28:02aux Juifs,
28:03aux Chrétiens,
28:03aux Musulmans,
28:04aux Athées,
28:04aux Agnostiques,
28:05etc.
28:06Ça, c'est une évidence.
28:07Mais en l'occurrence,
28:10quand même,
28:11même s'il est voulu,
28:12c'est une soumission.
28:13La soumission volontaire,
28:14ça existe.
28:15Et il est quand même vital
28:18de se battre
28:19pour l'égalité
28:20homme-femme.
28:21C'est peut-être trop tard.
28:23Déjà,
28:23il faudrait commencer par l'inter...
28:24Trop tard.
28:24Vous dites le mot,
28:25c'est trop tard ?
28:25Je ne sais pas.
28:26Je ne sais pas.
28:27Je vous le dis clairement.
28:28Ce qui est sûr,
28:29c'est qu'il y a des endroits
28:30où on aurait pu l'interdire
28:31sur les plages.
28:32Le RN,
28:32à l'époque,
28:33a dit,
28:33ça,
28:33c'est gadget.
28:34Ça me fait rire
28:35quand je les entends maintenant.
28:36Les mêmes qui donnent
28:37des leçons,
28:38y compris d'ailleurs
28:39qui souvent étaient...
28:40Certains sont à RN,
28:41ils voient des traîtres partout,
28:42mais il n'y en a pas longtemps,
28:42ils étaient à l'UMP,
28:43même ils étaient à l'UDF avant,
28:44votre invité précédent,
28:45M. Chenu.
28:46Donc,
28:47il va là où le vent porte.
28:48Moi,
28:49je vais là où sont mes convictions
28:50et elles sont constantes
28:51en ce qui me concerne.
28:52Le deuxième élément,
28:55il y a des lieux qui sont...
28:56L'école doit être sanctuarisée,
28:58c'est le cas par la loi.
28:58Le collège,
28:59le lycée,
28:59l'université.
29:00Je pense que dans l'université,
29:01on doit échapper...
29:03Revenir sur l'interdiction
29:04de la baïa,
29:04vous avez fait sursauter.
29:05Non,
29:06mais tout ça,
29:07c'est insupportable.
29:09Deuxième élément,
29:10dans les accompagnements scolaires.
29:11Je pense qu'on doit considérer
29:13les accompagnants
29:15et les accompagnantes scolaires
29:16comme des supplétifs
29:17d'éducation nationale,
29:18donc on n'est pas là
29:18pour infliger
29:19des signes ostentatoires,
29:21quels qu'ils soient,
29:21de religion,
29:22et surtout qu'il y a
29:22une dynamique islamiste,
29:24chaque mot est important,
29:25qui veut asservir notre pays.
29:27C'est une réalité.
29:28Ce sera presque
29:29la dernière question,
29:30j'en ai encore une,
29:31je voudrais vous faire réagir
29:32à la campagne de M. Attal
29:33et aux opérations de communication,
29:35mais comment on crée
29:36aujourd'hui
29:37de la concorde nationale ?
29:38– C'est une très bonne question.
29:40– Je vous remercie.
29:42– Vous remercie de me leur poser.
29:43– Oui, écoutez,
29:44j'attends la réponse.
29:45– Il y a deux finalités
29:45à l'action politique,
29:46la dignité individuelle
29:47et l'unité nationale.
29:49Je crois qu'on l'a créée
29:50par la prospérité.
29:51Aujourd'hui,
29:52on a un système
29:52qui est injuste,
29:54il y a du déterminisme social.
29:55On a tellement collectivisé
29:56le pays, socialisé le pays,
29:58que les plus pauvres
29:58restent souvent pauvres.
30:00Et c'est pour ça
30:00qu'il faut libérer
30:03les forces de production.
30:04C'est pour ça qu'il faut
30:04en finir avec
30:05la surréglementation, etc.
30:07Le deuxième élément,
30:08c'est par la sécurité.
30:09Aujourd'hui,
30:10ne pas se faire agresser
30:11dans la rue
30:11quand on est dans un quartier
30:12populaire, etc.
30:12C'est fondamental.
30:14Condition de la liberté.
30:15Le troisième élément,
30:16c'est d'avoir une ambition,
30:16de redevenir
30:17une grande puissance éducative,
30:19une grande puissance scientifique.
30:20Et on a tout
30:21pour le redevenir.
30:22Si on libère l'école,
30:23si on remet les fondaments
30:24tout le matin,
30:25si on pratique
30:25les compétences douces
30:26l'après-midi,
30:27si on libère l'école
30:29de l'idéologie,
30:30vous vous rendez compte
30:30qu'il y a des cours d'empathie maintenant ?
30:31– À vous écouter,
30:33on est sûr
30:37que vous ne vous rangerez pas
30:38derrière un candidat ?
30:40– Non, ça ne m'intéresse pas.
30:41Vraiment.
30:41Je respecterai le choix
30:43des habitants,
30:44des électeurs,
30:44des citoyens
30:45dans toute compétition,
30:46mais je ne cherche pas
30:47des points retraite
30:48où il n'y a un CV.
30:50Tout va bien
30:50de ce point de vue-là.
30:51– Permettez une dernière question
30:51un peu plus…
30:52– J'ai envie de faire gagner
30:53cette grande France.
30:54– Légère, si je puis dire.
30:55On fait un tour
30:56par les bistrots ?
30:57– Mais les bistrots,
30:58moi, je n'ai pas besoin
30:58de campagne
30:59pour faire un tour
30:59par les bistrots.
31:03Malheureusement,
31:03il y en a de moins en moins,
31:04mais cette France dit bistrots,
31:05elle est magnifique.
31:06Mais ce n'est pas non plus
31:07les bistrots de la com', quoi.
31:10Je pense qu'on décèle
31:12tellement en tant qu'habitants
31:13ce qui relève
31:14de l'élément de langage,
31:15ce qui relève
31:16de l'attrape-couillon.
31:18C'est insupportable, quoi.
31:20C'est insupportable.
31:21Aller dans un bistrot,
31:22même s'il y a des caméras,
31:23pourquoi pas ?
31:23– Mais ça doit être naturel.
31:24– À votre santé
31:25et avec modération.
31:26– Mais quel bluff !
31:28C'est fake, quoi.
31:30C'est faux.
31:31Je ne sais pas
31:32si je le dis bien,
31:33mais voilà,
31:33vive les bistrots,
31:34évidemment,
31:35mais les bistrots,
31:36on n'est pas obligé
31:37de les mettre en scène
31:38avec des conseillers en com'.
31:41Les choses,
31:41elles peuvent être spontanées,
31:42elles peuvent être joyeuses,
31:43elles peuvent être sincères.
31:45La sincérité.
31:45– Merci, monsieur Littard.
31:46– Merci à vous.
31:47– Sous-titrage Société Radio-Canada,
31:47– Sous-titrage Société Radio-Canada,

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