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  • il y a 2 mois
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Merci d'être avec nous en direct depuis le début de cette émission.
00:0418h45, on a évoqué différents sujets.
00:06Le classement PISA et malheureusement, ça se fabrique des déshérités.
00:10Il n'y a pas d'autre mot sur le plan culturel et éducatif
00:13quand on voit le niveau dans des matières aussi importantes
00:15que le français, que les sciences, que les mathématiques.
00:18Nous avons parlé du pouvoir d'achat ou du pouvoir de vivre dignement.
00:22Tous ces sujets sont au cœur de la campagne.
00:24On va en recevoir un acteur tout de suite.
00:27Bonsoir et bienvenue Sébastien Chenu.
00:28Bonsoir Madame.
00:29Merci de votre présence.
00:30Vous êtes député RN du Nord, vice-président de l'Assemblée nationale.
00:34Avec vous Sébastien Chenu, on va évoquer les sondages,
00:37les positionnements des uns et des autres,
00:38les passes d'armes nombreuses dans cette campagne également.
00:41Mais tout d'abord, un sujet, un avertissement
00:43qui plane sur la tête de nombreux Français retraités,
00:46la fameuse désindexation de certaines retraites.
00:49Ce matin, le ministre Roland Lescure vous a renvoyé la question
00:52quand vous dites qu'on ne peut pas faire peser l'effort sur la retraité.
00:55Il vous dit ceci.
00:56Est-ce qu'il y a des raisons pour que tout le monde fasse des efforts,
01:00sauf les retraités ?
01:01Que lui répondez-vous ?
01:03Que tout le monde fasse des efforts, oui, à partir du moment où l'État montre l'exemple.
01:08Or, j'ai le sentiment, quand j'écoute Roland Lescure, soutien par ailleurs de Gabriel Attal,
01:12qu'il demande à tous les Français de faire des efforts,
01:16mais qu'il oublie que c'est à l'État, en premier lieu, de faire des efforts
01:19sur son train de vie, sur son organisation, sur ses agences, sur ses budgets inadaptés,
01:24et puis si tout le monde doit faire des efforts.
01:26Alors, pourquoi est-ce que ceux qui viennent du bout du monde sur notre territoire,
01:30les étudiants étrangers, ils sont 100 000 sur notre territoire,
01:33ça coûte plusieurs milliards par an,
01:36les logements, les aides sociales, les aides en tout genre,
01:39pourquoi est-ce que de ce côté-là, on ne demande pas d'efforts
01:42à ceux qui viennent du bout du monde sur notre territoire ?
01:44Vous voyez, moi je veux bien qu'on dise aux Français, serrez-vous la ceinture,
01:48mais, enfin, je veux bien entendre ce discours, mais je ne peux pas l'accepter,
01:51parce que tant que l'État lui-même, et tant que ceux qui viennent dans notre pays,
01:56parce que notre pays est très attractif en vertu des aides sociales qu'il propose,
02:01en vertu de notre capacité à loger des gens,
02:03eh bien, je pense qu'il n'est pas admissible, il n'est pas décent,
02:08il n'est pas compréhensible pour les Français qu'on leur demande
02:11de se serrer la ceinture au cran supérieur.
02:14Mais n'y a-t-il pas quand même des arguments objectifs, Sébastien Cheneu ?
02:16Je peux vous en citer deux.
02:18Par exemple, on sait que les, comment dire, en moyenne,
02:21les retraités sont nettement, la rémunération, si je puis dire,
02:24en moyenne des retraités, c'est nettement plus élevé
02:26que la rémunération du travail.
02:28Est-ce que ce n'est pas un argument objectif ?
02:29Augmenter un peu moins les retraites que ce que prévoit l'inflation,
02:33c'est totalement choquant de votre point de vue ?
02:36Non, ce qui est choquant, c'est que c'est la problématique salariale
02:39dans notre pays.
02:39La réalité, c'est que c'est les salaires qui doivent augmenter.
02:41Nous, nous avons une disposition que porte Marine Le Pen depuis longtemps.
02:44L'augmentation des salaires de 10% jusqu'à trois fois le SMIC
02:47en échange d'un gel des charges patronales.
02:50Ça, c'est une problématique sur laquelle il faut se pencher.
02:52Les salaires dans notre pays, on est mal payé dans notre pays.
02:56Mais pourquoi essayer de déshabiller Pierre ?
02:58Les retraités, ils ont travaillé.
02:59Ils ont cotisé.
03:00Pourquoi essayer de les déshabiller, d'amoindrir leur pouvoir d'achat ?
03:03Ils ont parfois fait des économies.
03:05Plutôt que de traiter la question des salaires,
03:08qui est plus exigeante,
03:09alors le gouvernement ne s'y attaque pas,
03:11de traiter la question de l'immigration,
03:13qui est fort coûteuse,
03:14la question de l'organisation de l'État,
03:16qui est fort coûteuse,
03:17et de se dire, on va aller tondre les retraités.
03:20Rappelez-vous, l'année dernière,
03:21ils avaient failli,
03:22ils, le gouvernement le cornu,
03:24s'attaquer aux chèques vacances,
03:27aux tickets restaurant,
03:29augmenter la CIG...
03:30Là, la piste de l'épargne salariale est toujours sur la table.
03:32Oui, augmenter la CIG sur le revenu du capital.
03:35Et qui s'est opposé à ça ?
03:36Qui a empêché ça ?
03:37C'est le groupe du Rassemblement national de Marine Le Pen
03:39qui a empêché ceci.
03:40Alors moi, je dis à ce gouvernement,
03:42et on peut parler effectivement de l'épargne salariale,
03:45au lieu de chercher des économies dans les poches des Français,
03:47attaquez-vous aux vraies réformes de fonds,
03:50ayez du courage politique,
03:51attaquez-vous à l'immigration,
03:52la contribution à l'Union Européenne,
03:54on donne beaucoup,
03:55on reçoit peu,
03:56on n'en a même pas de risques pour les autres pays.
03:58Monsieur Chenu,
03:59les taux d'intérêt sont les plus hauts en France,
04:02d'ailleurs aussi dans le reste du monde,
04:03il faut bien le dire,
04:04depuis 2008.
04:04La situation de notre endettement est connue de tous.
04:07On rejette toutes les mesures alors ?
04:09Madame, les taux d'intérêt n'ont pas toujours été aussi élevés.
04:11Rappelez-vous, au début, en 2020, par exemple,
04:14les taux d'intérêt étaient pratiquement à zéro.
04:17Il y a eu des taux d'intérêt très bas.
04:18Qu'a fait ce gouvernement ?
04:19Au lieu d'investir, par exemple,
04:21dans la réindustrialisation du pays.
04:22Moi, je me soucie,
04:23moi qui suis député du Nord,
04:25par exemple, pour Stellantis,
04:26qu'on oblige, en transition écologique,
04:29à aller vers le moteur électrique
04:31et qu'on va finir par sacrifier.
04:33On les oblige.
04:33Eh bien, au lieu d'investir dans des filières porteuses,
04:37dans l'intelligence artificielle,
04:39dans l'industrie de notre pays,
04:40ils ont distribué des chèques
04:41pour se maintenir au couvoir.
04:43Non, mais vous ne vous êtes pas levés contre les chèques.
04:45Tout le monde a applaudi le quoi qu'il en coûte
04:47et même ils ont demandé...
04:48Nous leur avons dit que ce n'était pas une polémique.
04:50Parce que je veux dire,
04:51leur logique, c'est la suivante.
04:53On prélève beaucoup.
04:55Ils prélèvent beaucoup.
04:56Ils répartissent mal.
04:57Tous nos services publics sont exsangues.
04:59Et en échange, ils ouvrent des guichets.
05:01Regardez ce que l'été dit
05:03de la situation de notre pays.
05:05Une canicule,
05:06on s'aperçoit que rien n'est climatisé dans le pays.
05:08Une jeune fille assassinée, violée,
05:11on s'aperçoit que des milliers de dossiers
05:13sont en instance dans les grèves de notre pays.
05:17Des incendies,
05:18on s'aperçoit qu'on n'a pas de canadaires.
05:19On dénonce la clochardisation de la justice.
05:22On dénonce tout cela.
05:23Notre pays s'effondre de l'intérieur.
05:25Au bout de dix années d'Emmanuel Macron,
05:27Édouard Philippe,
05:28Jean Castex, Gabriel Attal,
05:30toute cette équipe-là,
05:31dix ans après,
05:31ils ont effondré notre pays de l'intérieur.
05:34Et pourtant, Sébastien Cheu,
05:34vous ne savez toujours pas quoi faire
05:36sur le budget qui est la colonne vertébrale
05:38d'une politique
05:38puisque les écologistes,
05:40les insoumis,
05:41les socialistes
05:42vont aller,
05:44les insoumis, c'est certain,
05:45vers une censure.
05:46Et vous vous dites,
05:47on attend de voir.
05:48Si tout est si catastrophique,
05:49si tout est si terrible...
05:50Ah ben non, il est catastrophique.
05:51Alors qu'attendez-vous
05:52pour nous dire ce soir que censure ?
05:54Madame, d'avoir une ligne claire.
05:56Moi, j'écoute le ministre
05:57de l'Économie et des Finances
05:58qui nous dit
05:58on va taxer l'épargne salariale
06:00dans la même journée.
06:02Le Premier ministre dit
06:03c'est une très mauvaise idée,
06:04on va faire l'inverse.
06:05Je rappelle que nous,
06:06on a posé une proposition de loi,
06:06c'était Jean-Philippe Tanguy
06:07qui l'avait proposée
06:08pour évidemment libérer
06:10plus tôt et sans taxes
06:11de l'épargne salariale.
06:13Mais ce gouvernement
06:14ne sait pas où il va.
06:15Il y a des petites choses
06:15à faire d'ailleurs.
06:16S'ils avaient commencé par dire
06:17comme le propose Marine Le Pen,
06:19on va supprimer 128 taxes
06:20à faible rendement.
06:21S'ils avaient proposé de dire
06:23pour rétablir un peu de confiance,
06:24on ne va pas aller
06:25sur la facturation électronique
06:26qui inquiète beaucoup
06:27parce que vu les suites
06:28qu'il y a eu à la DGFIP,
06:29à la Direction Générale des Finances
06:30dont la directrice
06:31et le ministre du budget
06:32sont toujours en place.
06:33Toutes les données des Français,
06:34toutes les données fiscales
06:35des Français se baladent
06:36dans la nature.
06:37Ces gens-là sont toujours en place.
06:38Eh bien, s'ils avaient envoyé
06:39des signaux ainsi,
06:41peut-être pourraient-ils
06:41travailler en confiance.
06:42Ils ne savent pas
06:43où ils vont.
06:44Ils laissent l'État
06:44s'écrouler de l'intérieur.
06:46Ils ne tiennent rien.
06:47Ils n'ont pas de feuilles de route.
06:47Ils se contredisent entre eux.
06:48Comment voulez-vous
06:49qu'on se prononce aujourd'hui ?
06:50On veut voir
06:51ce qui va aller
06:53dans l'intérêt des Français.
06:53Qu'est-ce que vous nous dites là ?
06:54Non, pas du tout.
06:55Donc, vous pensez
06:55que dans quelques jours,
06:56tout va rentrer dans l'ordre
06:57et qu'ils vont suivre
06:59vos mesures et vos propositions ?
07:00Non, nous pensons
07:01qu'ils vont quand même
07:01nous faire une proposition.
07:03Nous sommes législateurs.
07:04Donc, vous attendez
07:04de juger sur pièce et sur place.
07:06Nous l'avons toujours fait.
07:07Nous n'avons jamais voté
07:08les budgets d'Emmanuel Macron
07:09et de ses gouvernements,
07:09mais nous avons toujours attendu
07:11qu'il y ait un texte,
07:12qu'il y ait des engagements
07:14de ce gouvernement.
07:15Et parfois,
07:15nous les avons fait reculer.
07:16Je vous ai parlé
07:16des tickets restaurants,
07:18je vous ai parlé
07:18de la hausse de la CG.
07:19On les a fait reculer là-dessus.
07:21Donc, nous, nous attendons.
07:21Mais avouez quand même
07:23qu'entre le propos
07:24du ministre des Finances
07:25le matin
07:25et le propos du Premier ministre
07:27le soir,
07:28enfin, c'est une maison de fous.
07:29C'est un asile d'aliénés,
07:30ce gouvernement.
07:31Attention,
07:31parce que dans une maison,
07:32un parti,
07:33il peut y avoir des divergences.
07:34On va en parler tout à l'heure.
07:35Oui, enfin, là,
07:35ils gouvernent la France, madame.
07:37Là, ils sont en train
07:38de décider de l'avenir
07:40de notre pays
07:40et du budget
07:41qu'ils doivent construire.
07:42S'ils taxent les retraités
07:43ou s'ils ne les taxent pas.
07:45S'ils libèrent
07:45de l'épargne salariale
07:46ou s'ils la taxent.
07:48Sincèrement,
07:49ils ne savent pas
07:49où ils vont.
07:50Et à côté de ça,
07:51la dette continue
07:53à se creuser.
07:54Et il va y avoir
07:55un héritage,
07:56quel que soit
07:56le ou la présidente.
07:57Est-ce que c'est aussi
07:58un argument
07:59qui joue peut-être
08:00en la faveur
08:02de la non-censure ?
08:03Vous vous dites
08:03on va peut-être
08:04hériter d'un budget,
08:05on verra ce que donnera
08:05l'élection présidentielle
08:07et on préfère avoir
08:08un mauvais budget
08:09que pas de budget du tout
08:10dans la situation du pays.
08:11Mais on va regarder
08:12justement,
08:12vous l'avez dit,
08:13dans l'intérêt du pays.
08:14J'entends que Sébastien Lecornu
08:16a dit que ce budget
08:16serait en réalité pour six mois
08:17et que les engagements
08:19qu'il prendra
08:20n'auberreront pas
08:21les engagements
08:21que pourrait prendre
08:22un futur gouvernement.
08:23On va regarder
08:23parce que, sincèrement,
08:24la confiance qu'on peut avoir
08:25en eux,
08:26elle est quand même
08:27très limitée.
08:27Quand on voit
08:27comment ils traitent
08:28les pompiers,
08:28quand on voit
08:29comment ils traitent
08:30les buralistes,
08:31ces professionnels
08:31qui aujourd'hui
08:32sont en grande souffrance,
08:33comment peuvent-ils
08:34traiter le budget de l'État ?
08:35Je vous rappelle
08:36que quand même
08:36la charge de la dette
08:37elle a augmenté
08:37au premier trimestre
08:38de 18%,
08:40au premier semestre
08:41de 18%.
08:43Est-ce qu'à un moment
08:43cette folie
08:44va continuer ?
08:45Beaucoup d'impôts,
08:46des services publics
08:48qui s'écroulent.
08:48Mais où passe cet argent ?
08:50Et pourquoi ne pas
08:50s'attaquer à la dépense
08:51publique toxique ?
08:52Pourquoi laisser notre pays
08:54sombrer sous les normes,
08:56sombrer,
08:56manquer d'oxygène à ce point ?
08:57Ils vont vous répondre
08:58qu'ils ont tenté
08:59de faire des réformes
08:59structurelles
09:00comme la réforme des retraites
09:01et qu'elle n'est pas passée
09:02puisqu'elle est gelée
09:03et congelée.
09:03À ce sujet,
09:04sur les retraites,
09:05Sébastien Chenu,
09:06moi je me souviens
09:06d'une phrase
09:07de Jordan Bardella
09:08qui affirmait au fond
09:09que l'âge de départ
09:10ne veut plus rien dire.
09:12Ce n'est pas anodin
09:13comme phrase.
09:14Marine Le Pen,
09:15en campagne,
09:16patronne et candidate,
09:17maintient les 62 ans.
09:18Est-ce que vous aussi,
09:19vous avez deux visions
09:20sur ce sujet fondamental ?
09:21Je n'essaie pas
09:22de trouver des bisbis.
09:23Est-ce qu'il y a deux visions,
09:24deux façons de voir les choses ?
09:25Non, pas du tout.
09:25Je crois que le projet
09:26de Marine Le Pen,
09:27il est assez clair
09:28et on ne le répétera
09:29jamais assez.
09:29Si vous avez commencé
09:30très tôt,
09:31en dessous 20 ans
09:32et que vous avez
09:32vos 40 annuités,
09:34alors vous pouvez partir
09:34à partir de 60 ans
09:36et puis plus après
09:37de façon progressive,
09:38vous pouvez partir
09:38à partir de 62 ans
09:39si vous avez vos 42 annuités.
09:41Et Marine Le Pen a ajouté
09:42qu'effectivement,
09:43on maintient ce système
09:44par répartition
09:45parce que c'est celui
09:45qui protège
09:46les petites retraites
09:47mais que,
09:48sur la base du volontariat,
09:50introduire un peu
09:50de capitalisation
09:51n'était pas problématique.
09:53C'est un deuxième étage
09:54qui donne de la liberté
09:55sans enlever
09:56de la solidarité.
09:57On est attaché
09:58au système,
09:59évidemment,
09:59de répartition,
10:00on est attaché
10:01à la borne d'âge,
10:02on est attaché
10:02aux annuités
10:03mais on dit aussi
10:04qu'il faut faire rentrer
10:05plus de jeunes
10:06sur le marché du travail.
10:07C'est la priorité.
10:09Donc,
10:09avec le classement PISA
10:10d'ailleurs qui est sorti aujourd'hui,
10:11on voit bien
10:12que nos jeunes
10:12ne sont pas formés
10:13au métier de demain,
10:14au métier dont on a besoin.
10:15Il est là,
10:16l'effort à faire.
10:17Mais quand Jordan Bardella
10:18dit cette phrase,
10:19il est plutôt sur la tendance
10:20de dire que le système
10:21de retraite
10:21n'est plus soutenable
10:23sur le plan économique.
10:24Alors que vous,
10:25enfin vous,
10:26Marine Le Pen,
10:27dit non,
10:28on va quand même
10:29aller sur 62.
10:32Il est soutenable
10:33ou il est plus soutenable ?
10:34Tel qu'il a été créé
10:35ce régime de retraite,
10:36si on ne crée pas à côté
10:37un fonds souverain,
10:38si on ne fait pas rentrer
10:38plus de jeunes
10:39sur le marché du travail,
10:40si on n'incite pas
10:41les entreprises
10:41à garder les seniors,
10:43effectivement,
10:43ce système de retraite,
10:44il ne peut pas...
10:44Nous,
10:45on n'est pas pour un statu quo,
10:46vous avez bien remarqué,
10:47nous,
10:47on n'est pas pour que ça demeure
10:48sans rien faire d'autre,
10:49on est pour modifier
10:51le système de retraite,
10:51faire rentrer plus de jeunes,
10:52je vous l'ai expliqué,
10:53créer un fonds souverain
10:55qui partira de l'épargne
10:56des Français fléchés
10:57vers cela.
10:58Oui,
10:58on est pour faire évoluer
10:59ce système
11:00et pour protéger
11:01les petites retraites
11:02et la retraite
11:03par répartition.
11:04Il y a,
11:04donnez-moi,
11:051,7 cotisants
11:06pour un retraité aujourd'hui
11:07et je crois qu'il y a
11:0840 ou 50 ans,
11:10c'était 4 cotisants
11:11pour un retraité.
11:13Pas la même,
11:14évidemment,
11:14population.
11:15Et malgré tout,
11:16vous dites,
11:17on va,
11:18sur l'âge de départ,
11:19aller vers 62.
11:20Est-ce que c'est
11:22compréhensible ?
11:22Oui,
11:22parce que nous faisons
11:23un choix de société.
11:25Un choix de société
11:26ce n'est pas du bidouillage
11:27de paramètres
11:28parce que le bidouillage
11:28de paramètres,
11:29la borne d'âge
11:30ou le nombre d'annuités
11:32qui sont sans arrêt
11:32bidouillées par les gouvernements,
11:34cette logique-là,
11:34elle amène à être
11:36sans arrêt poursuivie.
11:37Après,
11:37ce sera 64,
11:3866,
11:3967,
11:3968.
11:40Ça n'aura jamais de fin
11:41puisque de toute façon,
11:42l'espérance de vie
11:43en bonne santé
11:43augmente.
11:44Nous,
11:44ce que nous disons,
11:45c'est qu'il ne faut pas
11:46bidouiller les paramètres,
11:48c'est faire rentrer
11:48un maximum de gens
11:50sur le marché du travail
11:50avec des emplois aussi
11:52qui ont une valeur ajoutée
11:56telle que l'a faite Emmanuel Macron,
11:57la financiarisation
11:58de la société
12:00telle que le fantasmait
12:01Emmanuel Macron.
12:02Ça ne rapporte pas un rond.
12:03Il nous faut des emplois qualifiés,
12:04il nous faut des emplois
12:05de l'industrie,
12:06il nous faut des filières
12:07qui permettent ces emplois-là.
12:09Ils ont laissé tomber ça.
12:10Ce n'est pas leur logique.
12:11Leur logique,
12:12à eux,
12:12c'était un pays
12:12sans usines et sans fermes.
12:14C'était une économie financiarisée,
12:17c'est une économie mondialisée
12:18dans laquelle on importe
12:19du bout du monde
12:20des produits faits par des gamins
12:22qu'on vend ici
12:23à des chômeurs.
12:24Cette logique-là,
12:25nous allons y mettre un terme
12:26et c'est vrai que c'est la logique
12:27qui est poursuivie
12:28depuis des dizaines d'années.
12:30Est-ce que dimanche,
12:31à la fois sur un plan économique
12:33et politique,
12:33Marine Le Pen va siffler
12:34la fin de la partie,
12:35Sébastien Chenu,
12:36pour sa rentrée,
12:38à la fois sur le voile,
12:39à la fois sur l'Ukraine,
12:39à la fois sur les retraites,
12:41sur toutes ces questions,
12:42est-ce qu'elle va dire
12:42voilà enfin
12:43quel est le cap et la ligne ?
12:45Je crois qu'elle va surtout siffler
12:46le début de l'élection présidentielle
12:48parce que dimanche,
12:50à Hénin-Beaumont,
12:50et j'invite chacun
12:51en se renseignant
12:52sur le site marineleopen.com
12:53à venir dimanche à 14h30
12:55assister à son discours,
12:57elle va expliquer les réponses
12:58qu'elle a pour le quotidien
13:00des Français,
13:01les sujets du quotidien.
13:01Et Jordan Bardella sera là
13:02sur la question de manière...
13:03Mais évidemment,
13:03je crois même que ce sera
13:05son anniversaire.
13:06Je crois même que ce sera
13:07son anniversaire.
13:08Et évidemment que c'est le début
13:09de l'élection présidentielle,
13:11de cette campagne
13:12qui va commencer.
13:13Et nous, on ne veut pas priver,
13:14on ne veut pas escamoter
13:15les sujets de fond.
13:16Les Français ont besoin d'entendre,
13:18ont besoin aussi de reprendre
13:19peut-être un peu d'espoir
13:20vu la situation du pays.
13:22Ils ont besoin d'entendre
13:22des propositions
13:23qui peuvent changer
13:24leur quotidien.
13:25Marine Le Pen,
13:26c'est la candidate des Français,
13:27elle va faire ses propositions.
13:28On a commencé,
13:28on va poursuivre
13:29sur les sujets de fond,
13:30mais souvent les sujets de fond
13:31rejoignent la politique.
13:33Beaucoup de vos adversaires
13:34ont dénoncé vos flottements
13:36cette semaine
13:36sur les différents sujets
13:37que j'ai évoqués.
13:38Certains y ont vu même
13:39une opération
13:39de débardélisation du parti.
13:42Je vois que vous haussez
13:43les yeux au ciel.
13:46Oui, j'ai du mal.
13:48Je comprends que lorsqu'on
13:49ne veut pas parler
13:49du fond,
13:50on essaye,
13:51en tout cas un certain
13:51nombre d'adversaires politiques,
13:52de médias très opposés,
13:54très engagés contre nous,
13:55je pense à Libération,
13:56essayent d'inventer des choses
13:58parce qu'il y a eu
13:58des inventions pures.
13:59Vous parliez de la une
13:59de Libération
14:00sur des réunions
14:02qui se tiennent
14:03avec des propos
14:04qui ne sont jamais tenus
14:05dans la réalité
14:05et qui sont écrits
14:06dans un journal.
14:07Propos sur Marion Maréchal,
14:11selon Libération,
14:12qui aurait dit
14:12Jordan Bardella,
14:13avait dit
14:13c'est elle ou moi.
14:14Que nos adversaires
14:15viennent nous chercher
14:16sur notre programme.
14:17C'est ce qui intéresse
14:18les Français.
14:19c'est de savoir si l'ancien
14:20conseiller économique
14:21de Marine Le Pen
14:22que personne ne connaît
14:23est toujours là
14:24ou n'est plus...
14:24Pardonnez-moi Sébastien,
14:25je ne sais pas si un conseiller
14:27économique d'un autre parti
14:28qui est quelqu'un
14:29qui structure
14:30la ligne économique
14:31se répartit
14:32si c'était le programme
14:33des LR.
14:33Vous auriez dit
14:34regardez,
14:35ils ne savent plus
14:35où ils en sont,
14:36la ligne n'est pas la même.
14:37Ce qui intéresse les Français,
14:39c'est les réponses
14:39de leur quotidien
14:40à leur quotidien.
14:42Ce n'est pas de savoir
14:42si on était 12 ou 15
14:43à une réunion,
14:44c'est de savoir
14:45comment on va redresser
14:46ce pays
14:47après 10 ans
14:48d'effondrement
14:49macroniste.
14:50Nous,
14:50on est armés pour cela.
14:51Jordan et Marine,
14:52ils ont mené
14:53des dizaines
14:53de campagnes électorales
14:54ensemble,
14:55des législatives,
14:56des européennes,
14:57des municipales,
14:58ils l'ont toujours fait
14:59en parfaite adéquation.
15:00Chacun avec leur tempérament,
15:02chacun avec leur sensibilité,
15:03chacun avec probablement
15:08des particularités
15:08qui sont liées
15:09à leur parcours,
15:10mais toujours,
15:11un,
15:11au service des Français
15:12et deux,
15:13dans une parfaite complémentarité.
15:14Et donc,
15:16il y a quelques jours,
15:17M. Lui Alliot
15:18était parfaitement complémentaire
15:19avec Mme Marine Le Pen
15:20et M. Jordan Bardella
15:21sur l'Ukraine.
15:22Je crois qu'ils l'ont dit
15:22d'ailleurs,
15:23ils l'ont dit tous les deux.
15:23On n'a pas entendu
15:24les mêmes réponses.
15:25Écoutez,
15:26sur l'Ukraine,
15:26les choses sont assez claires.
15:28La France va honorer
15:29ses engagements avec nous,
15:30c'est-à-dire que
15:30le soutien à l'Ukraine
15:31perdurera.
15:32Nous allons honorer
15:33nos engagements,
15:33que ce soit en termes financiers,
15:35en termes militaires,
15:36en termes de formation.
15:37Oui,
15:37nous allons honorer
15:38nos engagements.
15:38En coupant le robinet.
15:39Nous allons ensuite regarder
15:41si pour des engagements nouveaux,
15:43il y a encore la possibilité
15:44pour la France,
15:45vu l'état de ses finances,
15:47de prendre des engagements nouveaux
15:48sans fermer la boutique
15:49en ce qui nous concerne.
15:50Eh bien,
15:51moi,
15:51je pense qu'effectivement,
15:52aujourd'hui,
15:52nous n'avons pas de capacité
15:53à aller au-delà
15:54des engagements
15:55que nous avons déjà pris
15:55et que nous allons honorer.
15:57Oui,
15:57donc il n'y aura pas
15:58d'aide supplémentaire à l'Ukraine
15:59si vous arrivez au pouvoir.
16:00Aujourd'hui,
16:00je veux dire,
16:01il faut plutôt aller vers
16:02un plan de paix
16:02pour que cette guerre s'arrête.
16:04Ça,
16:04c'est autre chose.
16:04Oui,
16:04d'accord,
16:05mais enfin,
16:05ça va avec.
16:05Vous dites,
16:06vous au pouvoir,
16:06il n'y a pas d'argent.
16:07On n'est pas parti
16:07pour faire la guerre de 100 ans
16:08parce que payer la guerre
16:09de 100 ans,
16:10on n'en aura pas les moyens.
16:10Je ne sais pas si c'est vous
16:11qui décidez.
16:11On n'en aura pas les moyens
16:12et il faut sauver des vies humaines.
16:14Donc,
16:14par conséquent,
16:15la France,
16:15qui est une grande voie,
16:17doit pouvoir contribuer
16:18à mettre les acteurs,
16:20les belligérants
16:20autour d'une table
16:21à un moment ou à un autre
16:22plutôt que de simplement
16:24financer une guerre sans fin.
16:25Il y a des vies derrière
16:26à préserver.
16:27Si Marine Le Pen
16:28est élue présidente,
16:29Jordan Bardella
16:30est naturellement,
16:31automatiquement,
16:32mécaniquement,
16:33normalement,
16:33son Premier ministre ?
16:34Oui,
16:34bien sûr.
16:35Bien sûr,
16:35Marine Le Pen l'a annoncé.
16:36C'est toujours le ticket
16:37qui est mis en avant ?
16:38c'est un ticket incroyable.
16:40Regardez la popularité
16:41qu'ils ont chez les Français
16:41l'un et l'autre.
16:42Jordan se prépare
16:43pour quand même
16:44redresser le pays
16:44à la tête d'un gouvernement
16:46d'Union nationale
16:46qui va demander
16:47une belle énergie.
16:48Je crois qu'il en a.
16:50Marine Le Pen se prépare
16:51à gouverner,
16:51à présider plutôt
16:53notre pays.
16:54Je crois que cette volonté,
16:55cette énergie,
16:56ce cap qu'elle va fixer,
16:57il est assez clair.
16:58Ils sont complémentaires,
17:00ils sont différents.
17:01On a envie de rassembler
17:02les Français.
17:03Quand j'écoute
17:04M. Retailleau
17:04ou quand j'écoute
17:06les macronistes,
17:07ils ont désespéré
17:08leurs électeurs.
17:09Ils les ont trahis,
17:11ils les ont baladés.
17:12M. Retailleau
17:12est en train de préparer
17:13son ralliement à Édouard Philippe
17:14pour sauver
17:155 ans.
17:16Il ne cesse de dire l'inverse
17:17sur tous les plateaux.
17:17C'est donc qu'il va le faire
17:18parce qu'évidemment,
17:20il n'a aucune crédibilité.
17:20Vous êtes dans les réunions
17:21des LR ?
17:22Non, mais M. Retailleau
17:22qui était le plus
17:23anti-macroniste
17:24et qui a terminé
17:25dans un gouvernement macroniste.
17:26M. Retailleau
17:27qui se présente
17:28aux élections sénatoriales
17:29sur une liste
17:30avec les amis
17:31d'Édouard Philippe
17:31et d'Emmanuel Macron.
17:32Ils font liste commune.
17:33Personne ne regarde
17:34ce qui se passe en Vendée.
17:35Ils le font déjà localement.
17:37La réalité,
17:37c'est qu'ils ont désespéré
17:38leurs électeurs.
17:39On leur tend la main.
17:40Je suis en train de dire
17:40que c'est un théâtre d'ombre
17:41et qu'en réalité,
17:42tous vont se ranger
17:43derrière Édouard Philippe.
17:44Je recevrai tout à l'heure
17:45M. David Lysnard.
17:46Vous pensez qu'il est homme
17:48ou candidat ?
17:49Oui, il est un des éléments
17:50du système.
17:51Vous savez,
17:52la trahison n'est qu'une question
17:54de date,
17:54écrivait Talleyrand.
17:55Donc, la trahison
17:56de leurs électeurs,
17:57M. Retailleau,
17:58M. Lysnard,
17:59M. Attal,
18:00M. Philippe,
18:01interviendra
18:02à un moment ou à un autre
18:03qu'ils auront décidé.
18:04Ils se retrouveront
18:05parce qu'ils font partie
18:06du même système,
18:07de la même logique,
18:08de cette logique
18:09qui a amené le pays
18:10là où il est.
18:10C'est intéressant,
18:11votre expression.
18:12La trahison n'est qu'une question
18:13de date.
18:14Parfois, il faut l'oublier,
18:15jeter la rancœur
18:17ou la rancune à la rivière
18:18et accueillir à bras ouverts
18:19Marion Maréchal.
18:20Écoutez, Marion Maréchal
18:21a toute sa place.
18:23Elle l'a exprimée
18:23pour pouvoir aider Marine Le Pen.
18:26Elle a indiqué
18:27que c'était son souhait
18:28d'avoir élue Marine Le Pen.
18:30On verra de quelle façon
18:31elle s'exprime demain
18:32mais je crois que son souhait
18:33ne fait aucun mystère.
18:34Elle veut que Marine Le Pen
18:34soit présidente de la République.
18:36C'est le grand rassemblement.
18:37Ça ira bien au-delà de tout ça.
18:39Alors, est-ce que ça ira
18:40au-delà aussi
18:41de l'union des droites ?
18:43Mais au-delà.
18:43Mais bien au-delà.
18:44Oui, je sais.
18:44Vous parlez de l'union des Français.
18:46Mais c'est intéressant.
18:46Attendez.
18:47Juste sur l'union des droites
18:48parce que Sarah Knafo
18:50de Reconquête
18:50avait tendu la main
18:51en disant qu'elle pourrait
18:53accepter un gouvernement
18:54de Jordan Bardella
18:55d'y participer.
18:56Le patron du Rennes
18:57lui a dit
18:58à condition d'adouber
18:59le programme
19:00de Marine Le Pen.
19:03Je comprends pas ce que fait
19:05Sarah Knafo.
19:06Elle passe son temps
19:06à dire que Marine Le Pen
19:07est une femme de gauche,
19:08que notre programme est pourri.
19:09Elle le copie quand même,
19:10que nous sommes des nuls, etc.
19:11Et puis après, elle dit
19:12mais je voudrais quand même
19:12être ministre
19:14de Jordan Bardella.
19:16Donc à un moment,
19:16il faut savoir ce qu'on veut
19:17dans la vie.
19:18Ou Sarah Knafo considère
19:19que nous sommes les plus à même
19:20de gagner cette élection.
19:21Nous sommes aujourd'hui
19:22les mieux armés.
19:23Nous avons le meilleur programme
19:24pour le faire
19:24et elle vient nous donner
19:26un coup de main.
19:26Mais si c'est pour dire
19:27matin, midi et soir,
19:29ils sont nuls,
19:29ils sont mauvais,
19:30ils n'y arriveront pas, etc.
19:33Mais je veux quand même
19:33être leur ministre.
19:34C'est un petit peu contradictoire.
19:36Et la différence,
19:37c'est en tous les cas
19:38la tonalité de vos réponses
19:39et la manière
19:40avec laquelle vous avez appréhendé
19:41et reçu la victoire,
19:42la large victoire
19:43de l'AFD en Allemagne
19:44est assez différente.
19:46Sarah Knafo, ici même,
19:47hier, tout en condamnant,
19:48elle l'a fait hier,
19:49certains propos
19:50des leaders de l'AFD
19:51à constater une vague occidentale.
19:55Vous, Sébastien Chenu
19:57et Jean-Philippe Tanguy
19:58ce matin chez Apolline de Malherbe,
19:59au contraire,
20:00il se dit terrifié,
20:01il parle même d'une réunion
20:02à laquelle il a participé
20:03lors des législatives
20:05il y a quelques années
20:05où il est sorti de là
20:07en étant véritablement choqué.
20:09Moi, ce que je crois,
20:10c'est que des politiques
20:10qui ne traitent pas
20:11le fait migratoire,
20:13qui laissent leur population
20:14se déclasser socialement,
20:16le pouvoir d'achat s'écrouler,
20:17eh bien,
20:17amènent ces populations
20:18à virer
20:19ceux qui ont été
20:21les artisans de ce chaos.
20:23En Allemagne,
20:23ils ont viré
20:24ces coalitions
20:25qui n'avaient ni queue ni tête
20:26pour les remplacer
20:27par un parti politique
20:28qui n'a pas ma sympathie,
20:29qui n'a pas notre sympathie.
20:30Nous ne sommes pas alliés avec eux.
20:32Les propos qu'ils ont tenus,
20:33que certains de ces dirigeants
20:34ont tenus très longtemps,
20:35sont des propos inacceptables.
20:37Mais la logique,
20:38c'est que
20:39ceux,
20:39les tenants du système
20:40qui ont mis l'État,
20:42que je ne connais pas bien,
20:43cet État d'Allemagne de l'Est,
20:44dans cet État de déclassement,
20:46eh bien,
20:46sont sanctionnés
20:47par les électeurs.
20:48Et ça,
20:49il y a un parallélisme des formes.
20:50Partout où vous semez
20:51le désespoir,
20:52partout où vous abîmez
20:53vos populations,
20:54partout où vous effacez
20:55vos identités,
20:56eh bien,
20:57vous ouvrez la porte
20:57à vous faire dégager.
20:58Et c'est la dernière étape.
21:00Le macronisme,
21:00c'est la dernière étape
21:01de la déconstruction
21:03du vieux monde politique.
21:04Déconstruction,
21:05mais est-ce que la victoire
21:06d'un tel parti
21:07entraîne sa dédiabolisation ?
21:09Non,
21:09en tous les cas,
21:10on verra comment ils gouvernent
21:12l'Allemagne de l'Est,
21:13enfin cet État
21:14de l'Allemagne de l'Est.
21:15Mais pour moi,
21:15ils sont toujours
21:16un parti politique
21:17que nous n'avons pas envie
21:18de fréquenter.
21:19Eux ne s'empêchent pas,
21:21en Allemagne,
21:22de fréquenter même
21:22des gens qui sont totalement
21:24à leur opposer
21:25du bord politique,
21:26y compris très à gauche.
21:28Je reviens quand même
21:28sur l'union des droits.
21:30Je vous ai dit
21:30que tout à l'heure,
21:31nous recevions David Lissnard.
21:32Vous ne voyez
21:33aucune convergence
21:36programmatique,
21:36Sébastien Chenu ?
21:37Là,
21:37j'ai listé quelques points,
21:39que ce soit David Lissnard
21:40ou Bruno Roteau,
21:41il y a quand même
21:41différents points
21:42qui vous rassemblent.
21:43Mais bien sûr
21:44qu'il y a des points
21:45qui peuvent nous rassembler,
21:46évidemment,
21:47et j'en trouverai
21:49probablement
21:49dans différents partis politiques,
21:51des points de convergence.
21:51Simplement,
21:52d'abord,
21:52une question de confiance.
21:53Ensuite,
21:54M. Lissnard,
21:54lorsqu'il dit qu'il veut
21:55faire une primaire
21:56qui inclurait le centre,
21:57M. Attal,
21:58jusqu'à Mme Knafot,
21:59ça veut dire que
21:59si M. Attal gagne la primaire,
22:01il le soutient.
22:02Donc, si vous voulez,
22:02en fait,
22:03la réalité,
22:04c'est qu'il est,
22:05M. Lissnard,
22:07est une nuance
22:09du système
22:10et de la politique
22:10qui est actuellement
22:11à l'œuvre.
22:12Une de ces nuances.
22:13Eh bien, moi,
22:14je ne veux pas
22:15pour les Français
22:16continuer la même politique,
22:17quelles que soient
22:18les nuances
22:18de cette politique.
22:19Nous avons besoin
22:20d'un changement de cap,
22:21nous avons besoin
22:21de redresser le pays,
22:23nous avons besoin
22:23de tester,
22:24d'utiliser,
22:25de mettre en place
22:25des politiques
22:26qui n'ont jamais été menées
22:27dans notre pays,
22:28de nous attaquer
22:29avec beaucoup de courage
22:29parce que je veux dire
22:30qu'il va en falloir
22:31du courage
22:31pour redresser le pays.
22:32Nous n'en sommes pas démunis
22:33mais je considère
22:34qu'effectivement,
22:35M. Lissnard comme les autres
22:36ne sont que des nuances
22:37du même système.
22:38L'hypothèse pour l'instant
22:39dans les sondages,
22:39l'hypothèse la plus probable,
22:41c'est le duel.
22:42Certains disent la tenaille.
22:44Jean-Luc Mélenchon,
22:45Marine Le Pen,
22:47on a beaucoup entendu
22:48il y a déjà quelques jours
22:49des appels
22:49à la désobéissance.
22:51Là, le ton est parti
22:53dans la campagne
22:54sur les sujets de fond.
22:55Vous vous attendez
22:56à une campagne
22:56qui soit très dure,
22:57qui soit violente ?
22:58Oui, bien sûr,
22:59parce que Jean-Luc Mélenchon
23:01porte une violence
23:03verbale d'abord
23:04mais aussi,
23:04on l'a vu avec
23:05certains de ses députés
23:07cette violence verbale
23:09historique
23:10de l'extrême-gauche
23:11coupeuse de tête
23:12parce qu'il cherche aussi
23:14et il a dans son programme
23:16substitué
23:17le monde du travail
23:18à ce qu'il appelle
23:19la Nouvelle France,
23:20c'est-à-dire qu'il court
23:21vers un électorat
23:22qui est communautaire
23:24et face à cet électorat
23:26communautaire
23:26auquel il va se lier
23:28pied et poing lié,
23:29il va faire des concessions.
23:30C'était la marche
23:31contre l'islamophobie
23:33avec le CCIF.
23:34Parce qu'il faut que les Français
23:35lisent le programme.
23:36Quand Mathilde Panot dit
23:37on reviendra sur
23:38l'interdiction de la baille
23:39ils reviendront aussi
23:39sur l'interdiction
23:40du voile à l'école
23:41ils veulent donner
23:42le droit de vote
23:42aux étrangers.
23:43Le programme de la France insoumise
23:45en matière de communautarisme
23:46en matière de fracturation
23:48de notre pays
23:49qui n'en a quand même
23:49pas besoin
23:50il est quand même
23:51champion du monde.
23:52Donc économiquement
23:53c'est une bascule
23:54mais sur l'aspect
23:55de la cohésion nationale
23:57c'est la bascule du pays.
23:58Et vous pensez
23:58qu'une interdiction
23:59du voile
24:00dans la rue
24:01et dans l'espace public
24:02ce serait
24:03une mesure
24:03de concorde nationale ?
24:05Oui madame
24:06parce que nous luttons
24:07contre l'islamisme
24:07parce que nous considérons
24:09qu'il y a une idéologie
24:09que je ne confonds pas
24:10avec une religion
24:11avec l'islam
24:12qui est une idéologie
24:13qui s'appelle l'islamisme
24:14qu'elle fait des millions de morts
24:15des milliers de morts
24:15à travers le monde
24:17et des milliers
24:17sur notre territoire
24:18qu'il faut définir
24:20cette idéologie
24:20pour la combattre
24:21en définir ses signes
24:22ses représentations
24:24ses financements
24:24et que tout ça
24:25fera l'objet
24:26fait l'objet déjà
24:27d'un texte
24:27qui sera soumis
24:28au référendum
24:29des français
24:30et les français choisiront
24:31s'ils veulent interdire
24:32l'idéologie islamiste
24:34et ses représentations
24:35Les français
24:35c'est à vous d'assumer
24:36aussi des choix
24:37nous l'assumons
24:38nous le mettons
24:39dans notre programme
24:40au moment où
24:41tous les autres
24:41ont renoncé
24:42je vous rappelle
24:43que monsieur Retailleau
24:47certains disent que c'est
24:48impraticable
24:48certains policiers
24:51au syndicat de policiers
24:51ont dit
24:51que ce n'est pas notre rôle
24:52je vous dis l'inverse
24:53je vous dis que le discernement
24:54que l'esprit de la loi
24:56sont des outils
24:57que savent très bien
24:58utiliser la police nationale
24:59je vous dis aussi
25:00que si on ne fait rien
25:01si on écoute Retailleau
25:02Philippe Attal
25:03qui disent
25:03non il ne faut pas le faire
25:04il faut quand même garder
25:05l'AME
25:05il ne faut pas faire
25:05de référendum sur l'immigration
25:07et pas de moratoire
25:07sur l'immigration
25:08pour reprendre monsieur Philippe
25:10nous effacerons notre pays
25:12et nous le laisserons
25:13être livré
25:14à des idéologues islamistes
25:16qui de toute façon
25:17ont un projet de société
25:19idéologues islamistes
25:20vous visez
25:21oui il y a des idéologues islamistes
25:22les frères musulmans
25:23sont pour moi
25:24des idéologues islamistes
25:25vous savez je suis élu du Nord
25:26et quand j'ai vu
25:27la droite de Xavier Bertrand
25:29financer le lycée Averroès
25:30qui a été décrit
25:32dans un livre de vos confrères
25:34comme étant un repère d'islamistes
25:36un lycée islamiste
25:37Xavier Bertrand a essayé
25:37de le fermer un moment
25:38vous le savez bien
25:39après on a dénoncé
25:40ses financements
25:41maintenant il veut le fermer
25:42il a utilisé l'argent
25:43des habitants du Nord
25:44pour subventionner ce lycée
25:46ces gens n'ont pas le courage
25:47parce qu'en fait
25:48ce ne sont que des renvois
25:49d'ascenseurs
25:49et Jean-Luc Mélenchon
25:50lui au moins
25:51il assume les renvois
25:52d'ascenseurs
25:52avec les islamistes
25:53la campagne prend un ton
25:54qui est assez rude
25:56assez drôle
25:56mais il y a aussi des moments
25:57j'allais dire de respiration
25:59mais beaucoup de communication
26:00je voudrais vous soumettre
26:01la manière à laquelle
26:02Gabriel Attal
26:03par exemple
26:04propose une sorte de tournée
26:05des bistrots
26:06regardez
26:08sans plaisir
26:09je voulais vous parler
26:09de notre rentrée
26:10tout au long du mois de septembre
26:11on organise l'opération
26:131000 bistrots
26:13c'est 1000 rassemblements
26:15dans des cafés
26:16dans des bistrots
26:17dans nos villes
26:17dans nos villages
26:18dans nos quartiers
26:19à 5 autour d'une table
26:20ou parfois à 10
26:21parfois à 100
26:21parfois plus
26:22avec une idée très simple
26:24prendre le temps
26:25de se parler
26:25parce que cette campagne
26:26je veux la construire
26:27avec vous
26:28au plus près de chez vous
26:29une campagne présidentielle
26:30c'est des grands meetings
26:31des grands moments
26:31mais je veux aussi
26:32que ça soit des moments
26:33comme celui-là
26:34une table
26:35un verre
26:36des discussions
26:36en toute simplicité
26:37que vous me souteniez déjà
26:38que vous hésitiez encore
26:40ou que vous ayez tout simplement
26:41envie de parler de 2027
26:42venez
26:44la communication
26:45c'est aussi
26:45ce n'est pas que
26:46ça peut être un artifice
26:47mais c'est aussi un pilier
26:48d'une campagne présidentielle
26:50oui enfin ça peut être
26:51on peut être évidemment aussi
26:52un pilier de bistrot
26:53puisque j'ai l'impression
26:54que Gabriel Attal
26:55est en train
26:55c'est vous qui parle
26:56non non
26:56parce que j'ai pas dit ça
26:57c'est totalement bidon
26:58enfin je veux dire
26:59le petit verre d'accordéon derrière
27:00quand la communication
27:01tue la communication
27:02c'est comme Édouard Philippe
27:03qui fait des frites
27:03ces gens ne vont jamais
27:05dans les bistrots
27:05ne font jamais de frites
27:06ils font une mise en scène
27:07mais ils vivent vous
27:08pardonnez-moi
27:08vous êtes sûr
27:09que vous les connaissez
27:10personnellement
27:10quand vous voyez
27:11le nombre de bistrots
27:13et de bureaux de tabac
27:14qui ferment dans notre pays
27:15et que monsieur Attal
27:16a été premier ministre
27:17qu'il n'a pas cherché
27:18à lutter contre le trafic
27:19je vous rappelle
27:19que plus de 50%
27:20de la consommation
27:21de cigarettes
27:21de tabac
27:22se fait en dehors
27:22du circuit légal
27:23qu'il a laissé
27:24nos burealistes fermés
27:25qu'il a laissé
27:27ces professionnels
27:28essayer de trouver
27:29eux-mêmes des solutions
27:30en devenant des relais
27:30de colis de poste
27:31etc
27:32et bien on peut dire
27:33qu'il n'a pas assumé
27:33ses responsabilités
27:35donc aujourd'hui
27:35le voir avec un petit
27:36air d'accordéon
27:36prendre les français
27:37pour des imbéciles
27:38je pense que
27:39quand la communication
27:40tue la communication
27:41quand il y a trop de communication
27:42elle tue la communication
27:43voilà
27:43dimanche pour Marine Le Pen
27:44il n'y a pas de passage au bistrot
27:47pas de cornétrique
27:48elle sera chez elle
27:48elle est dans sa circonscription
27:50qui l'élit députée
27:51depuis 2017
27:53donc Marine Le Pen
27:54sera évidemment
27:55à Hénin Beaumont
27:55avec les députés
27:56des Hauts de France
27:57je rappelle que nous sommes
27:58le premier groupe parlementaire
27:59mais là aussi
28:00le plus gros pourvoyeur
28:01de députés RN
28:03dans les Hauts de France
28:03et Marine Le Pen
28:05sera chez elle
28:05et elle délivrera
28:06un message fait
28:07de propositions concrètes
28:09pour la vie des français
28:10qu'on analysera
28:11très certainement
28:12en plateau dimanche
28:12notamment
28:13puisque nous sommes
28:14également à l'antenne
28:15merci Sébastien Chenu
28:16d'avoir été notre invité
28:17merci encore
28:18et que les années

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