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  • il y a 16 minutes
Jordan Bardella, président du Rassemblement national, était l'invité de 100% Mabrouk ce jeudi 17 septembre. 

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Transcription
00:00Notre invité ce soir, bonsoir Jordan Bardella.
00:02Bonsoir Madame.
00:03Merci de votre présence ce soir, vous êtes le Président du Rassemblement National.
00:06Nous allons évoquer de nombreux sujets d'importance, très concrets pour les Français.
00:11Je vous propose d'ailleurs de les décliner ces sujets au travers d'images et de séquences fortes et marquantes.
00:16Mais tout d'abord, l'actualité ce soir, c'est le Premier ministre qui a dévoilé quelques lignes, probablement du
00:22budget.
00:23Elles font déjà beaucoup réagir.
00:24Est-ce un budget du sang et des larmes ou un budget de la rigueur ?
00:28Gèle des APL pour les étudiants, Jordan Bardella.
00:30Gèle du point d'indice des fonctionnaires.
00:33Mise à contribution, c'est acté de certains retraités.
00:36Tout d'abord, comment vous qualifiez ce budget ?
00:39D'abord, je vais être extrêmement prudent, comme il faut l'être dans la situation budgétaire et économique que nous
00:44connaissons,
00:45et attendre de regarder la copie dans son intégralité qui va être proposée par le gouvernement.
00:51Ce que je peux d'ores et déjà vous dire, c'est qu'un budget qui pénaliserait la France qui
00:56travaille,
00:57ou la France qui a travaillé, sans remettre en cause les grands gaspillages d'argent public,
01:03et j'imagine qu'on va rentrer dans l'intimité de celle-ci,
01:07mais serait extrêmement injuste dans une période où les Français souffrent,
01:12où l'on demande toujours plus à nos compatriotes,
01:14où la France vit aussi au-dessus de ses moyens depuis 50 ans.
01:17Nous avons une situation financière qui est extrêmement préoccupante,
01:20avec une charge de la dette qui va augmenter comme jamais l'an prochain,
01:23plus 20% de charge de la dette,
01:25avec cet effet boule de neige qui commence à se mettre en place.
01:28Et nous sommes, malheureusement, après dix années de politique d'Emmanuel Macron,
01:31sur une trajectoire budgétaire qui ressemble à celle de la Grèce il y a quelques années,
01:35avec les conséquences que nous avons connues.
01:37Donc, nous nous demandons un budget qui fait des économies dans le train de vie de l'État,
01:42dans les agences, dans les opérateurs publics,
01:46qui commencent sereinement, mais fermement,
01:48à aborder tous les tabous de la dépense publique,
01:51les prestations sociales versées aux étrangers,
01:5320 milliards d'euros chaque année dans notre pays,
01:56la contribution de la France au budget de l'Union européenne,
01:59qui a augmenté de 50% depuis dix ans.
02:00Ça, ce sont vos doléances, si je puis dire, oui.
02:02Mais il y en a d'autres.
02:02Mais vous êtes surpris par le montant de l'effort ce soir,
02:0554 milliards d'euros d'efforts.
02:09J'attends de voir, si vous me le permettez.
02:10C'est un saut quand même qui est important.
02:12Oui, enfin, j'attends de voir la copie,
02:13parce que si ces 54 milliards d'euros sont faits sur le dos de la France du travail,
02:18si, en contrepartie, on augmente la fiscalité,
02:20comme ça a été le cas l'an dernier,
02:22notamment en ciblant les entreprises et en pénalisant la croissance et la création de richesses,
02:26c'est un budget qui va accroître les difficultés financières de notre pays.
02:29Donc, nous, nous sommes responsables.
02:31Et dans quelques jours, je présenterai,
02:33je vous l'annonce avec Marine Le Pen,
02:35un contre-budget,
02:36mais également une trajectoire budgétaire sur cinq ans,
02:40parce que nous portons l'ambition de remettre de l'ordre dans les finances publiques.
02:44La dette qui est créée aujourd'hui,
02:46chaque année, dans des proportions vertigineuses,
02:48c'est de la fiscalité différée sur les prochaines générations.
02:50Et donc, ce sont les prochaines générations qui vont payer.
02:53Nous avons une responsabilité à leur égard.
02:55Et si nous continuons sur cette pente de la déraison budgétaire,
02:58eh bien, l'économie française risque de craquer.
03:01Et c'est ce que nous devons à tout prix éviter
03:03en changeant le cap de la politique économique néfaste qui a été conduite par le président Macron.
03:08Mais malgré tout, justement, un cap qui cherche à être retrouvé,
03:1054 milliards d'euros,
03:11on comprend bien que c'est aussi un message qui est envoyé ce soir
03:14par le Premier ministre et la France au marché.
03:17Par ailleurs, mis à part tout ce que je vous ai énoncé,
03:19il y a quelques peut-être mesures qui peuvent sonner à vos oreilles dans le bon sens.
03:24Délai de carence pour certaines allocations aux étrangers.
03:27On a l'impression que pour chaque parti...
03:29C'est un exemple...
03:30Si vous le permettez, c'est un exemple intéressant.
03:33Parce qu'encore une fois, on n'a que quelques extraits
03:35de ce que sera le budget de la France.
03:37Il est adopté dans quelques semaines par le Parlement.
03:41Mais sur ce délai de carence, c'est-à-dire pour un étranger,
03:45le fait de devoir attendre un certain temps pour pouvoir toucher une aide sociale.
03:49De ce que j'ai vu, mais j'attends que ce soit confirmé dans les prochaines heures,
03:53dans l'entretien que le Premier ministre a donné au Figaro,
03:55ce délai de carence serait de trois mois.
03:57C'est-à-dire aligné sur les Français qui se sont expatriés et qui reviennent en France.
04:00C'est-à-dire qu'un étranger qui arrive en France doit attendre trois petits mois
04:04pour pouvoir bénéficier du système de protection sociale français.
04:07Est-ce que vous croyez que c'est sérieux et que c'est à la hauteur,
04:10du coup vertigineux de l'éléphant dans le salon au milieu de la pièce,
04:14que représente la générosité de notre système de protection sociale avec les étrangers ?
04:19Donc, si demain, très simplement, je suis chef du gouvernement et si Marine Le Pen est présidente de la République,
04:24nous réserverons, nous limiterons les abus du modèle social français en luttant contre les fraudes naturellement,
04:29mais nous réserverons la protection sociale et la solidarité nationale aux ressortissants français.
04:36Par exemple, pour pouvoir bénéficier d'une allocation sociale,
04:39pour pouvoir bénéficier d'une allocation familiale,
04:41eh bien, il faudrait être de nationalité française.
04:45Parce qu'on ne peut pas tenir, si vous voulez, avec un système de protection sociale
04:48qui est ouvert à la terre entière,
04:50qui rend du coup notre pays attractif pour une immigration de guichet social.
04:54Et donc, il est temps de penser d'abord à la France du travail.
04:57Et je l'ai indiqué en cette rentrée.
05:00Deux choses.
05:00Premièrement, nous allons conduire, dès le printemps,
05:03si les Français nous accordent leur confiance,
05:05la plus grande opération d'assainissement des finances publiques.
05:07D'assainissement des finances publiques, de 125 milliards d'euros.
05:10Alors, je voudrais interroger cela.
05:11C'est-à-dire un effort, si vous voulez, de restructuration du budget de la France
05:14qui n'a jamais été fait depuis le général de Gaulle
05:16et depuis le plan PINER-UEF en 1958.
05:18J'entends.
05:19Dans un contexte difficile, a permis à la France,
05:22quelques temps plus tard, de présenter un budget à l'équilibre
05:25dans le contexte que nous connaissons.
05:26Mais est-ce que le Premier ministre dit autre chose ce soir ?
05:28Ou à une crise de la balance de paiement.
05:29Il veut mener aussi cette opération d'assainissement.
05:31Et il dit finalement que l'effort doit être porté par tous,
05:33y compris par certains retraités.
05:35Quelle est la situation, Jordan Bardella ?
05:37Est-ce inacceptable vraiment de demander un effort
05:40quand on sait que ces dernières années,
05:41les retraités indexés sur l'inflation, les retraites,
05:45ont augmenté plus vite que les salaires
05:46qui pourtant financent ces mêmes retraites ?
05:49Est-ce qu'il y a des vérités qui ne sont pas bonnes à dire ?
05:51D'abord, je pense que, si vous me permettez de corriger ce qui a été dit,
05:55le Premier ministre ne cherche pas à faire des économies
05:58dans la mauvaise dépense publique.
05:59Il cherche d'abord à faire adopter un budget
06:01et surtout à éviter la censure
06:03qui pénaliserait les macronistes en pleine campagne présidentielle.
06:06Et il compte sur vous, d'ailleurs ?
06:07Sur les retraités.
06:08Moi, je suis extrêmement clair.
06:09Il n'y a pas les retraités.
06:11Il y a une grande partie des retraités français
06:14qui ont des retraites modestes,
06:16qui ne sont pas fortunées
06:18et qui ont travaillé toute leur vie
06:20pour avoir une retraite qui est aujourd'hui,
06:21en moyenne, de 1 500 euros net dans notre pays.
06:24Donc, il faut arrêter de dire
06:25les retraités comme un ensemble global,
06:28comme la France du travail.
06:29Il y a des gens qui ont des revenus modestes
06:31et il y a des gens qui ont des revenus plus importants.
06:33Ce que je dis est très simple.
06:35On ne peut pas moralement, socialement, économiquement
06:39demander des efforts aux gens qui travaillent,
06:42qui sont toujours les mêmes,
06:43à qui on vient taper sur le bout des doigts,
06:46ou aux gens qui ont travaillé dans notre pays
06:48quand l'État lui-même ne réduit pas sa voilure.
06:52Mais alors, pardonnez-moi,
06:53pardonnez-moi, mais alors vous allez vers la censure.
06:55La désindexation des pensions de retraite,
06:58en tout cas, ce qui était envisagé comme économie,
07:00c'était 6 milliards d'euros.
07:01Tout à fait.
07:026 milliards d'euros, c'est précisément
07:03l'économie que nous faisons
07:05dans la baisse de la contribution de la France
07:07au pot commun de l'Union européenne.
07:08C'est un rabais qui est négociable.
07:11D'autres pays, comme nos partenaires allemands
07:13ou nos partenaires néerlandais,
07:15ont obtenu ce rabais.
07:16Donc, pas d'économie sur les gens qui travaillent
07:19ou sur les gens qui ont travaillé,
07:20tant que l'État n'aura pas lui-même montré l'exemple,
07:23supprimé ses opérateurs.
07:24C'est une ligne rouge, c'est un avertissement,
07:26c'est une forme, je mets ça entre guillemets,
07:28et de menaces, ce soir ?
07:31Un avertissement, une ligne rouge ?
07:33Je ne menace personne.
07:33Non, de menaces politiques.
07:35On a une ligne rouge.
07:36J'entends, j'en conviens.
07:37J'ai une ligne rouge.
07:39Pas d'économie sur le dos de la France du travail.
07:43Pas de mesures injustes sur les entreprises françaises
07:46que nous avons besoin de libérer
07:48de l'enclume fiscal et normatif
07:49pour leur permettre de recréer de la croissance,
07:51de relancer la production française
07:53et donc aussi de permettre l'emploi
07:55et les augmentations de salaires
07:56et de pouvoirs d'achat qui vont derrière.
07:57Donc, nous allons présenter,
07:58très simplement, je vous réponds,
07:59nous allons présenter notre contre-budget
08:01que j'aurai l'honneur de présenter
08:03avec Marine Le Pen dans quelques jours.
08:04Nous allons présenter la trajectoire budgétaire
08:07qui sera celle de la France
08:08pour les cinq prochaines années
08:09si nous remportons les élections présidentielles
08:11et législatives
08:11et pour prouver notre bonne foi
08:14et notre volonté intraitable
08:16de remettre de l'ordre dans les finances publiques
08:18et de remettre la France
08:19sur le chemin de la raison budgétaire,
08:21nous ferons adopter dans la Constitution française
08:23une règle d'or.
08:24Cette règle d'or est un instrument de crédibilité
08:27pour l'économie française,
08:28c'est-à-dire qu'on s'engagera sur une trajectoire
08:30sur cinq ans.
08:30À quel niveau ?
08:303% ?
08:31Ou vous n'avez pas encore acté de ce seuil ?
08:33On le précisera.
08:34On sera très certainement sur les 3%
08:36à l'horizon 2029
08:38et nous présenterons ces pistes
08:40et cette trajectoire
08:41qui sera gravée dans le marbre des textes
08:44par la règle d'or
08:46dans les tous prochains jours.
08:48Donc on aura l'occasion
08:50de détailler votre contre-budget.
08:52Mais je peux vous en donner des économies.
08:53Attendez.
08:54Donc je l'ai dit,
08:54les prestations aux étrangers,
08:5620 milliards.
08:56J'entends.
08:56La contribution de la France à l'UE
08:58en la baisse de 6 milliards.
08:59Je voudrais quand même...
09:00L'aide par exemple à des États étrangers.
09:02Vous voyez, moi j'ai été...
09:03Mais ce n'est pas ce qui est proposé
09:04par M. Le Corneu et son budget.
09:06Oui, mais il y a des aberrations.
09:07Je vous donne un exemple très simple.
09:09Marine Le Pen aujourd'hui
09:10était en déplacement
09:11dans l'ouest de la France
09:13auprès de familles
09:13qui ont été sinistrées
09:14par les incendies
09:15et la sécheresse
09:15qu'on a connue cet été.
09:16On a manqué de moyens
09:17de manière incontestable cet été.
09:19Comment est-ce qu'on peut regarder
09:20les Français dans les yeux
09:21et leur dire qu'il y a quelques années
09:23le gouvernement de M. Attal
09:25a annulé des commandes de Canadair
09:28pour un montant de 54 millions d'euros
09:30tandis que dans le même temps
09:31il faisait un chèque
09:32de 50 millions d'euros
09:33à la protection civile tunisienne.
09:35Naturellement, la Tunisie
09:36est un grand État
09:37avec lequel nous devons avoir
09:38des coopérations.
09:39Mais est-ce que parfois
09:41on peut d'abord penser
09:42à notre pays,
09:43à l'intérêt des Français ?
09:44Vous pensez que le Premier ministre
09:47ne fait pas un budget
09:48et ne pense pas
09:49à l'intérêt du pays d'abord
09:50et à l'intérêt des Français ?
09:51Non.
09:52Il joue contre l'intérêt
09:53de son propre pays ?
09:54Je pense qu'ils veulent
09:55rester en place
09:56jusqu'à l'élection présidentielle
09:57et éviter la censure.
09:59Est-ce que vous allez
09:59les y aider ?
10:00Est-ce que vous estimez
10:02Jordan Bardella
10:02très directement
10:03qu'une censure
10:04agréverait la situation
10:05de la France
10:06ce que dit le gouvernement
10:07en somme ?
10:08C'est soit ce budget
10:09fut-il imparfait
10:10comme le dit Marine Le Pen
10:11ou le chaos ?
10:12Non mais la France
10:13a besoin d'un budget
10:14mais pas d'un budget socialiste
10:16qui ne règle pas
10:17la question
10:17des gaspillages
10:18d'argent public
10:19qui fait des économies
10:21sur les entreprises
10:22ou sur les classes populaires
10:23ou sur les classes moyennes
10:24donc la France
10:24a besoin d'un budget.
10:26Nous allons proposer
10:28nos mesures,
10:29nos pistes d'économie
10:30et les mesures
10:31que nous proposons
10:32en faveur de la croissance
10:33et de la relance
10:34de notre pays.
10:34maintenant il est évident
10:36qu'une fois
10:37le président de la République
10:38élu dans quelques mois
10:39présidente de la République
10:41en l'occurrence
10:41je le souhaite
10:42et bien le gouvernement
10:43sera très certainement
10:44amené à rectifier ce budget
10:47en proposant un projet
10:48de loi de finances rectificatif
10:49qui permettra
10:50tel été
10:51et bien de pouvoir
10:52corriger les mauvais choix.
10:53qui serait beaucoup plus difficile
10:54effectivement à corriger
10:55Je dis que l'économie française
10:57et que monsieur Macron
10:58avec 1200 milliards d'euros
11:01de dettes supplémentaires
11:02depuis 10 ans
11:04a éteint l'économie française,
11:06nous a placés dans
11:07une situation de
11:10faiblesse vis
11:11-à-vis des marchés financiers et
11:12qui leur a mis nos
11:13entreprises nos
11:14industries nos
11:15TPE, PME nos
11:16artisans nos
11:16commerçants mais
11:17aussi les
11:18français qui travaillent dans
11:19une situation très
11:20précaire et
11:21je suis extrêmement inquiet
11:23de voir
11:24peut-être dans quelques jours
11:25le prix de l'essence
11:27approcher la barre symbolique
11:29des 3 euros.
11:30Là vous parlez
11:30d'une colère
11:30d'un désespoir
11:31d'une grande partie
11:32des français
11:32qui ne cessent de s'amplifier
11:33la France qui travaille
11:34et qui n'y arrive plus
11:35face à une flambée
11:36des carburants
11:37regardons ces images
11:38Jordan Bardala
11:39la première
11:39vous allez la voir
11:40il y a quelques jours
11:41un face-à-face
11:42entre des pêcheurs
11:43en l'occurrence
11:44ici ceux de Fosse-sur-Mer
11:46et des CRS
11:47venus les déloger
11:48d'un dépôt pétrolier bloqué
11:49cette image
11:50elle a beaucoup fait parler
11:52parce qu'on y a vu
11:53une bousculade
11:53des tensions
11:54du gaz lacrymogène
11:55entre ces pêcheurs
11:56et ces policiers
11:58qui représentent
11:58la même France
11:59autre image du jour
12:00ces cercueils
12:01dans le Gard
12:02pour dire que les pêcheurs
12:03étouffent
12:04et sont en train de mourir
12:05à petit feu
12:06marée noire
12:07comme vous le voyez
12:08sur quoi d'abord
12:09peut déboucher selon vous
12:10cette colère
12:10et ce désespoir
12:11dans les prochains jours
12:12ou les prochaines semaines ?
12:14Le prix des carburants
12:17est un révélateur
12:18d'abord de la situation
12:20internationale
12:21très difficile
12:21que nous vivons
12:22nous sommes en train
12:24de payer
12:25les français en premier
12:26extrêmement cher
12:28cet enlisement
12:29de l'intervention américaine
12:30en Iran
12:32avec une situation
12:34très difficile
12:35et la fermeture
12:36du détroit d'Hormuz
12:37et depuis
12:38quelques jours
12:41l'offensive
12:41des outils
12:42au Yémen
12:43et la prise
12:44de contrôle
12:44partielle
12:46du détroit
12:47de Bab-el-Mandeb
12:48qui est
12:49l'artère
12:50économique
12:51et commercial
12:51de l'Europe
12:52puisque ce passage
12:53donne accès
12:54au canal de Suez
12:55d'abord à la Mer Rouge
12:56au canal de Suez
12:56et ensuite
12:57à la Méditerranée
12:58donc en additionnant
12:59la fermeture
13:00du détroit d'Hormuz
13:00et les perturbations
13:02du détroit
13:03de Bab-el-Mandeb
13:03c'est au bas mot
13:0530% des exportations
13:07de pétrole mondial
13:08qui sont pénalisées
13:09donc ça a des répercussions
13:11concrètes
13:11dans la vie des Français
13:12donc je dis une chose
13:13très simple
13:14vous actez
13:15que M. Macron
13:16au pouvoir
13:16ou quelqu'un d'autre
13:17c'est très difficile
13:18de faire face
13:19aux oucases
13:20de M. Poutine
13:21et aux humeurs
13:22de M. Trump
13:22je dis deux choses
13:24la première
13:25c'est que
13:25la solution
13:26la plus efficace
13:28et la plus pertinente
13:30pour
13:32que nos compatriotes
13:34puissent retrouver
13:35un prix à la pompe
13:36qui soit décent
13:36c'est d'abord
13:37de demander
13:38au président Trump
13:39d'arrêter la guerre
13:40parce que
13:41cette guerre
13:42elle paralyse
13:43les exportations
13:44de pétrole
13:44le gaz a augmenté
13:46de 6%
13:46au mois de septembre
13:47et va augmenter
13:48très certainement
13:49de 6% supplémentaire
13:50le mois prochain
13:50au 1er octobre
13:51donc
13:53la première des mesures
13:55la première des attitudes
13:56et des démarches
13:57que nous devrions faire
13:58et que la France
13:59devrait faire
14:00pour limiter
14:01cette inflation
14:01des prix de l'énergie
14:02c'est d'abord
14:03de peser
14:04de tout son poids diplomatique
14:05auprès des États-Unis
14:05pour arrêter la guerre
14:06et deuxièmement
14:07vous estimez que la France
14:08vous avez dit
14:09il y a quelques instants
14:10sur le budget
14:10que le Premier ministre
14:11semble-t-il selon vous
14:13joue contre les intérêts
14:14de la France
14:14vous croyez que le président
14:15français ne fait pas tout
14:17ne met pas tout son poids
14:19fut-il léger
14:19de votre point de vue
14:21pour faire arrêter
14:22ce qui est en cours
14:22et débloquer
14:23ces deux détroits stratégiques
14:24il faut beaucoup d'humilité
14:25sur les troubles
14:26vous n'en manquez pas
14:28il faut beaucoup d'humilité
14:29sur les troubles
14:30que vit notre monde
14:32aujourd'hui
14:32et sur les incertitudes
14:34à la fois alimentaires
14:35énergétiques
14:36sécuritaires
14:36que nous sommes en train
14:37de vivre
14:37la guerre est de retour
14:39aux portes de l'Europe
14:39la guerre est de retour
14:40au Moyen-Orient
14:41et cette situation
14:42appelle de l'humilité
14:43mais elle appelle aussi
14:44de la lucidité
14:45la France est sortie
14:46aujourd'hui
14:46de tous les grands dossiers
14:48mondiaux
14:49à commencer par les dossiers
14:50qui se déroulent
14:50sur son propre sol
14:51qui mettent en cause
14:52ses propres intérêts
14:53et donc naturellement
14:54la France
14:55par sa perte
14:56de souveraineté
14:58progressivement
14:59notamment sur le plan
15:00énergétique
15:00parce que nous avons
15:01affaibli notre filière
15:02nucléaire
15:03en fixant des tarifs
15:04d'électricité
15:04qui correspondent
15:05aux règles européennes
15:06qui nous empêchent
15:07de bénéficier des fruits
15:08de notre production nucléaire
15:09mais au-delà de ça
15:10madame
15:10il y a 60% de taxes
15:12sur les carburants
15:13et donc nous demandons
15:14et si j'avais été
15:15chef du gouvernement
15:15j'aurais à la place
15:17de monsieur Lecornu
15:17baisser la fiscalité
15:19sur l'essence
15:20très simplement
15:22la TVA de 20%
15:23à 5,5%
15:24plus l'annulation
15:26des hausses de fiscalité
15:27qui ont été engagées
15:28par Édouard Philippe
15:29en 2018
15:30permettraient
15:31sur un plein de 40 litres
15:32de rendre 20 euros
15:34à nos compétences
15:35donc il faut baisser les taxes
15:36regardez ce parneau
15:38de station service
15:39et bientôt le seuil
15:40ça on peut le dire
15:41délirant
15:42des 3 euros
15:43franchis
15:44à Strasbourg
15:45d'ailleurs la barre
15:45des 2,99 euros
15:47est déjà dépassée
15:48vous prenez cette baisse
15:48de la TVA à 5,5
15:51qui réduirait
15:52le prix à la pompe
15:53sur un plein
15:54de 40 litres
15:55vous redonnez immédiatement
15:5620 euros à la pompe
15:56alors
15:57trois arguments
15:58est-ce que ce soir
15:58vraiment pour les téléspectateurs
16:00qui nous regardent
16:00la clarté de votre proposition
16:01vous pouvez répondre
16:03à ces arguments
16:041. c'est une baisse généralisée
16:06qui est socialement contestable
16:07car elle concerne tout le monde
16:082. c'est une baisse
16:09qui est coûteuse
16:10et nécessiterait sans doute
16:11des coupes budgétaires
16:133. êtes-vous sûr
16:14que cette baisse
16:15se répercuterait immédiatement
16:16sur les prix
16:17elle pourrait être
16:18compensée peut-être
16:19par la hausse
16:20des marges des raffineurs
16:24moi je
16:25j'essaie d'être modeste
16:27là encore
16:27et je regarde ce qu'ont fait
16:28tous les pays européens
16:30tous nos partenaires européens
16:32ont baissé la fiscalité
16:34sur les carburants
16:35la première mesure
16:36pas la dixième
16:37la première mesure
16:38qui a été mise en place
16:39par une très grande partie
16:41de nos partenaires européens
16:43de l'Espagne
16:44à la Pologne
16:45en passant par l'Allemagne
16:46a été de baisser
16:47les taxes
16:47sur les carburants
16:48pour immédiatement
16:49soulager
16:50le plein de carburants
16:52de nos compatriotes
16:52qui ont besoin
16:53de leur voiture
16:53pour aller travailler
16:54et dont je rappelle
16:55que 22%
16:56des automobilistes français
16:57engloutissent
16:58en ce moment même
16:59quasiment
17:00un mois de salaire
17:01un mois de revenu
17:02dans l'essence
17:03et sont aujourd'hui
17:04contraints
17:05de limiter leurs déplacements
17:06de ne plus pouvoir
17:07aller travailler
17:08de ne plus pouvoir
17:08aller voir leur famille
17:09le week-end
17:10donc je dis une chose
17:13si on arrive à 3 euros
17:14le plein dans quelques jours
17:15ce que je ne souhaite pas
17:16mais ce que je redoute
17:17et qu'on ne baisse pas
17:18la fiscalité
17:19alors c'est l'économie française
17:20qu'on va mettre à l'arrêt
17:21donc le choix qu'on doit
17:23il faut poser
17:24la réflexion
17:25de manière suivante
17:26c'est pas
17:27soit on baisse la TVA
17:28soit on fait rien
17:29c'est soit on baisse la fiscalité
17:32soit
17:33l'économie française
17:34va être à l'arrêt
17:35dans quelques jours
17:36parce qu'à 3 euros le litre
17:37madame
17:37il y a des millions de français
17:39qui ne pourront plus mettre
17:40de carburant dans leur voiture
17:41et qui ne pourront plus
17:41se rendre au travail
17:43ensuite
17:43et je vais répondre
17:44à l'ensemble de vos arguments
17:46vous m'interrogez
17:46sur le coût de cette mesure
17:48le coût de cette mesure
17:49nous l'avons chiffré
17:50c'est entre 12 et 15 milliards
17:52d'euros par an
17:53on essaie d'être large
17:54entre 12 et 15 milliards
17:55d'euros par an
17:56donc je le dis
17:57baisse de la TVA à 5,5
17:58et annulation des hausses
17:59de fiscalité
18:00qui ont été mises en place
18:01par Edouard Philippe
18:02en 2018
18:03si on est très précis
18:05une baisse de fiscalité
18:06ça comporte deux colonnes
18:07dans le tableau
18:08la première colonne
18:09c'est la dépense
18:10que l'on supprime
18:11pour la financer
18:12et de l'autre
18:12c'est ce que vous rendez
18:13concrètement aux français
18:14ce que vous rendez
18:15concrètement aux français
18:16je l'ai dit
18:16c'est 20 euros
18:17sur un plein de 40 litres
18:18et les dépenses
18:19que vous supprimez
18:2012 à 15 milliards d'euros
18:22c'est 1%
18:24pas 10
18:25pas 20
18:261%
18:28de la totalité
18:29de la dépense publique
18:30c'est-à-dire sur ce que
18:31c'est une facture
18:33qui pèse sur les finances publiques
18:34donc sur nous
18:35c'est l'argent
18:35qui manquera pour nos hôpitaux
18:37c'est l'argent
18:37qui manquera pour nos écoles
18:38la question c'est immédiatement
18:40très concrètement
18:41rapidement
18:41comment vous compensez ?
18:42mais nous n'avons plus le choix
18:43d'abord les économies
18:44je vous en ai donné tout à l'heure
18:46faites-moi grâce de cela
18:47je vous ai cité
18:48un certain nombre d'économies
18:49donc nous avons
18:50un puits de 125 milliards d'euros
18:53d'économies que nous souhaitons faire
18:54je l'ai dit
18:55le coût de l'immigration
18:56la contribution au budget
18:57de l'Union Européenne
18:57qu'on souhaite réduire
18:59les subventions
19:00au panneau solaire chinois
19:01c'est 8 milliards
19:01les agences
19:03les opérateurs publics
19:04la lutte contre la fraude
19:05le train de vie de l'État
19:06donc des pistes d'économie
19:07j'en ai cité quelques-unes
19:09nous en avons
19:09et nous les présenterons
19:10dans le tout petit détail
19:13dans quelques jours
19:14avec Marine Le Pen
19:15mais ce que je veux dire par là
19:17c'est que
19:17c'est pas soit
19:1912 ou 15 milliards
19:20soit rien du tout
19:21c'est soit
19:2212 à 15 milliards d'euros
19:24soit les dizaines
19:25de milliards d'euros
19:26que l'économie française
19:27va perdre
19:27quand dans quelques jours
19:28plus personne ne pourra
19:30mettre de carburant
19:31dans la voiture
19:32et si plus personne
19:33ne peut mettre de carburant
19:34dans sa voiture
19:34parce que l'essence
19:35est trop chère
19:35c'est pas 12 milliards d'euros
19:37qu'on va perdre
19:38c'est des dizaines
19:39et des dizaines de milliards d'euros
19:40là vous êtes en train de te dire
19:40ce serait le coût
19:41d'un très grand rassemblement
19:44d'un très grand mouvement
19:45comme les gilets jaunes
19:46qui ne coûteraient plus cher
19:47c'est ce que vous dites
19:48que de ne pas intervenir
19:49si l'infirmière libérale
19:51qui a besoin de son véhicule
19:53pour aller travailler
19:54ne peut plus s'y rendre
19:55si l'artisan
19:56qui a besoin
19:57de son véhicule
19:59pour travailler
20:00si le commerçant
20:01qui se rend au travail
20:02chaque matin
20:03ne peut plus s'y rendre
20:04si les millions
20:05de salariés
20:05ou de fonctionnaires
20:06ne peuvent plus y aller
20:06parce que l'essence
20:08est beaucoup trop chère
20:09et qu'à 3 euros
20:10on ne peut plus mettre
20:11de l'essence
20:11dans sa voiture
20:12même 10, 15, 20 euros
20:14dans l'attente
20:14que peut-être un jour
20:15dans les tout prochains temps
20:17les prix des carburants diminuent
20:19donc ce que je veux dire par là
20:20c'est que
20:22vous voyez
20:23100 euros
20:24pour 3 millions de français
20:25ça ne règle pas le problème
20:27la logique d'échec
20:28qui est une logique inflationniste
20:30et contre-productive
20:31pour l'économie française
20:32on est arrivé
20:32à ce qu'on appelle
20:33en économie
20:34la courbe de l'affaire
20:35la courbe de l'affaire
20:36ça veut dire
20:36trop d'impôts
20:37tue l'impôt
20:37c'est-à-dire qu'à force
20:38de toujours ponctionner
20:41les français qui bossent
20:42à force de toujours ponctionner
20:44les gens qui travaillent
20:45il y a de moins en moins
20:46d'impôts
20:46qui rentrent dans les caisses
20:47de l'état
20:47c'est un archipel
20:48la France croule sous les taxes
20:50la France croule sous les normes
20:52et donc
20:53notre priorité
20:54en matière économique
20:54ça doit être
20:55de moins dépenser
20:56pour soulager
20:58la pression fiscale
20:58c'est un archipel de colère
20:59en tout cas
21:00qui pourrait s'agréger
21:01entre des secteurs
21:02et des professions diverses
21:03que dites-vous
21:03à cette France justement
21:04du travail
21:05est-ce que vous l'encouragez
21:07à manifester
21:08à descendre dans la rue
21:09à se rassembler
21:09ou est-ce que vous lui donnez
21:10rendez-vous dans les urnes
21:11d'abord je comprends la colère
21:13parce que
21:14vous voyez
21:15qui ne la comprend pas
21:16tout le monde la comprend
21:17hier soir
21:18je rentrais
21:19du Parlement européen
21:22j'étais aujourd'hui
21:23ici
21:24pour préparer
21:25cette émission
21:26et
21:27j'ai deux personnes
21:29qui sont venues me voir
21:30qui travaillent dans une entreprise
21:31de distribution
21:32et qui m'ont dit
21:33plus personne ne nous écoute
21:35voilà
21:36on a tout essayé
21:37plus personne ne nous écoute
21:38et ils ont aussi ajouté
21:39vous êtes avec Marine Le Pen
21:41notre dernier recours
21:42c'est-à-dire
21:42la seule force politique
21:44dont on a le sentiment
21:45qu'elle prend en considération
21:47et qui parmi ses dirigeants
21:49a au fond de son cœur
21:50ce que ressentent
21:51des millions de français
21:52donc je ne sais pas
21:53ce que seront ces mouvements
21:54de colère
21:55vous les accompagnerez ?
21:56mon rôle
21:56est-ce que vous les accompagnerez ?
21:58je vais vous dire
21:58mon rôle
21:59ma responsabilité
22:01c'est pas personnellement
22:02de descendre dans la rue
22:03c'est d'offrir
22:05une lueur d'espoir
22:06et d'offrir
22:07un débouché politique
22:08d'offrir des réponses
22:10concrètes
22:10institutionnelles
22:11démocratiques
22:12économiques
22:12sociales
22:13à la colère des français
22:14et donc nous avons conscience
22:15qu'avec Marine Le Pen
22:18il y a tout à reconstruire
22:19la France est un champ de ruines
22:21madame
22:21l'école est par terre
22:22les hôpitaux sont par terre
22:24l'économie est par terre
22:25la sécurité
22:26je vous parle de demain
22:27avant après demain
22:27parce que ça ce sont
22:28des grands chantiers
22:28ça veut dire que le 17 octobre
22:30quand il y a un appel
22:31à la mobilisation
22:32vous allez adopter
22:33peu ou prou
22:33la même stratégie
22:34que lors des gilets jaunes
22:35c'est une forme de soutien
22:36sans participation
22:37les français sont libres
22:39je ne suis pas propriétaire
22:41des souhaits de manifester
22:43ou de ne pas manifester
22:44des français
22:44donc si nos concitoyens
22:46ont envie de s'exprimer
22:48dans ce que ce droit sacré
22:50que leur permet la constitution
22:51c'est-à-dire celui de manifester
22:53de s'exprimer
22:54de pouvoir revendiquer
22:56une colère
22:56et des revendications
22:57de manière saine
22:58et pacifique
22:58ils ont la liberté
22:59le droit de le faire
23:00mais mon devoir à moi
23:02qui est aujourd'hui
23:03président d'un parti politique
23:04et donné gagnant
23:05dans tous les scénarios
23:07dans tous les cas de figure
23:08de l'élection présidentielle
23:09avec Marine Le Pen
23:09c'est d'offrir aux français
23:11dans quelques mois
23:12la libération
23:13de l'économie française
23:14c'est de les délester
23:16des taxes
23:16des normes
23:17des contraintes
23:18et des impôts
23:18qui étouffent aujourd'hui
23:20nos commerçants
23:20nos artisans
23:21nos TPE, PME
23:22mais aussi nos grands groupes
23:23qui font la fierté
23:23du savoir-faire français
23:24en Europe
23:25et dans le monde
23:26et nous aurons besoin
23:27de réconcilier l'ensemble
23:29des forces vives
23:30de la nation
23:30pour reconstruire notre pays
23:32reconstruire notre pays
23:33c'est ça qui va être au cœur
23:34de cette élection présidentielle
23:35il faut beaucoup d'humilité
23:36mais je veux dire aux français
23:38que nous avons la volonté
23:40nous avons la sincérité
23:42et nous aurons demain
23:43la détermination
23:44pour engager le projet
23:46de redressement
23:46qui aura été choisi
23:47il y a la volonté
23:48il y a la situation
23:48du pays
23:49plus largement
23:50Jordan Bardala
23:51si la France se retrouve
23:52dans cette situation
23:53sans marge de manœuvre
23:54c'est peut-être aussi
23:55parce qu'elle n'a pas mené
23:56de réformes structurelles
23:57vous avez cité tout à l'heure
23:58nos voisins européens
23:59peut-être peuvent-ils
24:00se permettre
24:01de baisser
24:02ou les taxes
24:03ou la TVA
24:03parce qu'ils ont mené
24:04avant nous
24:04des réformes structurelles
24:05et celle qui est qualifiée
24:07de la mère
24:07des réformes et des batailles
24:09la réforme des retraites
24:10est-ce que selon vous
24:11on est en train de payer
24:12là la facture
24:14du gel
24:14ou de la suspension
24:15de la réforme des retraites
24:16non
24:17une année d'intervalle
24:19le coût de la suspension
24:20une année d'intervalle
24:21était je crois
24:22inférieur à un milliard d'euros
24:23donc on ne le paye pas
24:25tout de suite
24:25mais ce qui est certain
24:26et j'en suis parfaitement conscient
24:28et je suis lucide
24:29notre système des retraites
24:31n'est pas soutenable
24:32dans sa composition actuelle
24:34dans la mesure où vous aviez
24:35le système des repartitions
24:36n'est pas soutenable
24:37naturellement
24:38vous aviez il y a 50 ans
24:40un demi-siècle
24:424 cotisants
24:43pour un retraité
24:44vous avez aujourd'hui
24:451,7 cotisants
24:46pour un retraité
24:48donc on a un problème
24:50avec la quantité de travail
24:51c'est-à-dire que
24:52le choix il est simple
24:54soit vous demandez
24:55aux gens qui travaillent déjà
24:56et qui font des métiers
24:57parfois très difficiles
24:58de travailler
24:59un petit peu plus longtemps
25:00soit vous demandez aussi
25:01aux autres
25:02de contribuer
25:03à l'effort national
25:03et ce que je note
25:05et c'est la raison
25:06pour laquelle moi je suis attaché
25:07à une réforme
25:07qui valorise davantage
25:08la durée de cotisation
25:09vous savez l'âge légal
25:11c'est une sécurité
25:12vous continuez à dire
25:13que ça ne veut rien dire
25:14l'âge légal
25:15l'âge légal ne veut rien dire
25:16dans la mesure où
25:18le système français
25:19est basé sur deux critères
25:20l'âge légal
25:21qui est une sécurité
25:22qui ouvre vos droits
25:23à la retraite
25:23et une durée de cotisation
25:25si vous commencez
25:26à travailler à 20 ans
25:27ou à 30 ans
25:29naturellement
25:29vous n'avez pas la même retraite
25:30vous m'avez comprise
25:31la question est économique
25:33et elle est politique
25:34si vous continuez à penser
25:36que l'âge de départ
25:37ne veut rien dire
25:37c'est à dire que
25:38vous dites ce soir aussi
25:39qu'en interne
25:40dans le parti
25:40il y a une réflexion
25:41encore en cours
25:42sur l'âge légal
25:43et que vous portez
25:44cette ligne
25:44non pas du tout
25:44je dis une chose
25:45c'est que tous les candidats
25:47à l'élection présidentielle
25:48qui viennent vous dire
25:49on va repousser
25:50l'âge de départ
25:51à la retraite
25:51souvent de manière
25:52très injuste
25:53d'un an ou deux
25:54non seulement
25:54beaucoup de français
25:55le vivent comme une injustice
25:56mais ça ne réglera pas
25:57le fond du problème
25:58le fond du problème
25:59c'est qu'il n'y a pas
26:00assez de cotisants
26:00il n'y a pas assez
26:02de gens qui travaillent
26:03pour assumer
26:04notre démographie
26:05et notre population
26:06mais je vous pose
26:06la question différemment
26:07est-ce que pour que
26:07le système soit plus lisible
26:09et plus juste
26:09est-ce qu'il ne faut pas
26:10d'abord regarder
26:10le nombre d'années cotisées
26:13aujourd'hui la moyenne
26:14on va faire une très grande moyenne
26:16de durée de cotisation
26:17c'est 39 années
26:20la loi
26:21prévoit une durée de cotisation
26:22à 42 ans
26:23donc ce qui est injuste
26:25aujourd'hui dans le système
26:26et c'est là où
26:27on doit porter
26:27une attention supplémentaire
26:28c'est que
26:29plus vous avez commencé
26:30à travailler tôt
26:32plus vous êtes pénalisé
26:33c'est-à-dire qu'une infirmière
26:35libérale
26:36qui a commencé
26:36à travailler à 21 ans
26:37va devoir cotiser 43 ans
26:39pour avoir une retraite
26:40à taux plein
26:41quelqu'un qui commence
26:42à travailler
26:44à 30 ans
26:45et bien pour avoir
26:47une retraite à taux plein
26:47devra cotiser
26:4837 ans
26:49donc c'est très injuste
26:50vous touchez au coeur
26:51du réacteur
26:52parce que parmi aussi
26:53ceux qui votent pour vous
26:54et plus largement
26:55d'ailleurs tous les français
26:56sont en droit de savoir
26:57s'il y a aujourd'hui
26:58c'est pas une question
26:59de deux lignes dans le parti
27:00mais si vous dites ce soir
27:01que l'âge de départ
27:02n'a plus vraiment d'importance
27:04et que pour vous
27:05le système sera plus lisible
27:07et plus juste
27:07si on regarde le nombre
27:09d'années cotisées
27:09ce n'est pas la même musique
27:11qui est entonnée
27:11dans le reste du parti
27:12mais pas du tout
27:13ce qu'on dit
27:13c'est que vous avez
27:14un âge d'ouverture des droits
27:15qui est 62 ans
27:16c'est une sécurité
27:17c'est-à-dire que
27:17ceux qui vous expliquent
27:18à l'inverse
27:19comme monsieur Attal
27:20par exemple
27:21qu'on supprime totalement
27:23l'âge légal
27:23et que vous avez
27:24avec une durée de cotisation
27:25d'abord ça va coûter
27:26très certainement
27:27beaucoup plus cher au système
27:28et vous n'avez pas
27:28une sécurité
27:29qui ouvre vos droits
27:30notamment pour les carrières longues
27:31et notamment pour les femmes
27:33qui ont bien souvent
27:34des retraites
27:34qui sont en moyenne
27:3630% inférieures
27:38à celles des hommes
27:39parce qu'elles ont précisément
27:40des carrières achées
27:40donc cet âge légal
27:41il est très important
27:42c'est une sécurité
27:44mais ce que je veux dire
27:45c'est que
27:45c'est la quantité de travail
27:47qui va résoudre
27:47le déséquilibre du système
27:48et donc nous
27:49ce qu'on souhaite faire
27:49par une réforme ambitieuse
27:50c'est pousser les jeunes
27:52à rentrer plus tôt
27:53sur le marché du travail
27:53parce qu'aujourd'hui
27:54le premier emploi significatif
27:56en France
27:57c'est 27 ans
27:57contre 23 en Allemagne
27:59et donc c'est des points
27:59à la fois de PIB
28:01et de main d'oeuvre
28:01pour les entreprises
28:02et en même temps
28:03de cotisation
28:03en moins pour le système
28:04de retraite
28:05et de permettre aussi
28:07aux gens qui arrivent
28:08à la retraite
28:09et qui ont envie
28:10par volonté personnelle
28:12de continuer à travailler
28:13de pouvoir le faire
28:14sans cotisation
28:16et en rendant
28:17évidemment cette démarche
28:18qui est une démarche volontaire
28:19beaucoup plus attractive
28:20on peut imaginer
28:21qu'il n'y ait pas d'impôt
28:22sur le revenu
28:23sur ces années travaillées
28:24en plus
28:25ou qu'on limite
28:25les cotisations
28:26pour les entreprises
28:27pour pousser aussi
28:28les entreprises
28:28à garder les seniors
28:29plus longtemps
28:30et je pense qu'il faut aussi
28:31une dose de capitalisation
28:32ça vous l'avez toujours défendu
28:33mais c'est normal
28:34parce qu'au fond
28:35il n'y a pas un système
28:36par répartition
28:36dans toutes les grandes démocraties
28:39avec un tel déséquilibre
28:40qui fonctionne
28:41sans une dose de capitalisation
28:42est-ce qu'il n'y a pas
28:42une contradiction majeure
28:43depuis le début
28:43de cet entretien
28:44de se faire le chantre
28:45d'un retour à l'équilibre
28:46avec une règle d'or budgétaire
28:47et quand même
28:48si c'est 3%
28:49c'est comme les traités
28:50c'est pas rien
28:51ça astreint
28:52c'est une véritable contrainte
28:54à vouloir assainir
28:55comme jamais
28:56les finances publiques
28:57tout en promettant
28:57encore et toujours
28:58une retraite
28:59à 62 ans
29:00voire 60 ans
29:01pour ceux qui ont commencé
29:02à travailler tôt
29:03ça ne passe chez aucun pays européen
29:05et vous me dites ce soir
29:06très sérieusement
29:08moi je serai vraiment
29:09le garant de l'assainissement
29:10des finances publiques
29:11mais je fais une réforme
29:12des retraites
29:12d'inspiration socialiste
29:13non madame
29:14je vous dis autre chose
29:16la première chose
29:17que je vous réponds
29:18c'est que d'abord
29:18nos voisins européens
29:20tous
29:21ont un taux de cotisation
29:23sur les salaires
29:23et sur la retraite
29:24qui est beaucoup plus haut
29:25que le taux français
29:26qui est beaucoup moins haut
29:27que le taux français
29:28on est à 28 points
29:29en France
29:30c'est par exemple
29:3123 ans
29:3223 points pardon
29:33dans la moyenne
29:34de l'union européenne
29:36et la deuxième chose
29:37que je dis
29:37c'est que
29:39on n'est pas obligé
29:40de vouloir se présenter
29:42à une élection
29:44d'aspirer à des responsabilités
29:45en France
29:46et de promettre aux français
29:47du sang et des larmes
29:48donc moi la promesse
29:49que je leur fais
29:50c'est qu'avant de leur demander
29:51des efforts
29:52qu'avant de demander
29:53des efforts toujours plus durs
29:55aux gens qui travaillent
29:56on va demander
29:57des efforts aux autres
29:58et on va recréer
30:00les conditions de la richesse
30:01parce que vous voyez
30:02les Etats-Unis
30:03grands partenaires économiques
30:04de la France
30:05ils ont 120% de dette
30:07sauf que quand vous avez
30:08de la croissance
30:09quand vous attirez
30:10l'investissement
30:11quand vous allez de l'avant
30:12sur les grands défis
30:13du siècle
30:13et en l'occurrence
30:14s'agissant des américains
30:15sur l'intelligence artificielle
30:17et bien tout est beaucoup
30:18plus soutenable
30:19donc moi je dis aux français
30:21la dette est calculée
30:22sur le PIB
30:24et donc baisser la dépense
30:25publique
30:26lutter contre les gaspillages
30:28c'est qu'une partie du travail
30:29l'autre partie du travail
30:30on la réussira
30:32en relançant la croissance
30:33en relançant la production
30:35avec une réforme des retraites
30:37qui pour certains
30:38chefs d'entreprise
30:39est d'inspiration sociale
30:40si je suis
30:40mais je dis aux chefs d'entreprise
30:42parce qu'ils comptaient
30:42beaucoup sur vous
30:43oui mais je
30:44peut-être trop
30:45non non
30:46si je suis chef du gouvernement
30:48notre gouvernement
30:49mettra en place
30:50l'un des plus grands
30:51chocs de compétitivité
30:52qu'est connu la France
30:53ces dernières années
30:54parce qu'on ne réussira pas
30:56à redresser la France
30:57si on ne permet pas
30:59aux entreprises françaises
31:00toutes les entreprises
31:02les petites
31:03les moyennes
31:05les ETI
31:06qui souvent sont
31:06de construction familiale
31:09et les grands groupes
31:11on a besoin d'eux
31:12on a besoin de les libérer
31:13de la fiscalité
31:14écrasante
31:15qui s'applique aujourd'hui
31:16sur leur activité
31:18et nous supprimons
31:19les impôts de production
31:20on va nous dire
31:20ça nous coûte de l'argent
31:21sauf que vous avez
31:22un effet retour
31:23et que en permettant
31:24un réalignement
31:26compétitif
31:26ne serait-ce que par rapport
31:27à nos partenaires européens
31:29et bien on permet
31:30plus de production
31:32lorsque nous allons
31:33aller devant
31:33la commission européenne
31:34pour demander
31:35à ce que la France
31:36puisse bénéficier
31:38du coût de production
31:39de sa filière nucléaire
31:40autour de 50 ou 55 euros
31:42le mégawatt heure
31:43en fait on va faire baisser
31:44massivement les factures
31:45d'électricité
31:45non seulement
31:46pour les familles françaises
31:47mais également
31:48pour nos entreprises
31:49qui ont vu
31:50les charges d'énergie
31:51multipliées comme
31:515, 6, 7, 8
31:53comme jamais
31:54depuis
31:54non pas
31:56l'invasion de l'Iran
31:57mais depuis
31:58l'Ukraine
32:00non
32:01non pas
32:02depuis l'invasion de l'Iran
32:02mais effectivement
32:03depuis
32:03l'agression
32:04de l'Ukraine
32:06par la Russie
32:07quand on va faire
32:08le patriotisme économique
32:09tenez autre mesure
32:11qui pourra aussi
32:12répondre
32:14à la crise
32:14que vit notre monde rural
32:15nous allons faire
32:17le patriotisme économique
32:18c'est-à-dire
32:18nous allons dire
32:19aux entreprises françaises
32:20vous créez de l'emploi
32:21en France
32:22vous produisez
32:23sur le sol français
32:23et bien vous serez
32:24prioritaire dans les marchés
32:25publics
32:26est-il normal
32:26que nous consommions
32:2950%
32:30de bœuf importés
32:31dans la restauration
32:32collective
32:32c'est-à-dire dans les
32:33cantines
32:34des écoles
32:35des collèges
32:36et des lycées
32:36de notre pays
32:37quand vous avez
32:38des milliers d'agriculteurs
32:39qui n'arrivent plus
32:40à vivre de leur travail
32:41mais nous allons
32:42continuer
32:42ces propositions
32:44parce que nous voulons
32:45une campagne présidentielle
32:46sur le fond
32:46et nous voulons
32:47parler de la vie
32:48des français
32:49voilà un sujet
32:50qui nous concerne tous
32:50et notre quotidien
32:51vous voulez prioriser
32:53l'accès au logement
32:54sociaux aux français
32:55déluge de réaction
32:56et de condamnation
32:56regardez cette image
32:58avec quelques
32:59on va la voir
33:00quelques propos
33:01condamnant
33:02une lubie
33:04xénophobe
33:04une théorie
33:05même raciste
33:06on va voir
33:07toutes ses réactions
33:08que répondez-vous
33:09à tous ceux
33:09qui depuis
33:10la proposition
33:11de Marine Le Pen
33:11vous font ce procès
33:14alors je n'ai pas
33:15compris le procès
33:16on va reprendre
33:17si vous le voulez bien
33:18depuis le départ
33:19Marine Le Pen
33:19là vous péchez
33:20par naïveté
33:20non non mais
33:21on va rentrer
33:22dans le fond
33:23des arguments
33:23Marine Le Pen
33:24a fait sa rentrée
33:25dimanche
33:25à Hénin-Beaumont
33:27en prononçant
33:27un grand discours
33:28sur le logement
33:29pourquoi ?
33:30parce que
33:30se loger
33:31aujourd'hui en France
33:32est devenu un parcours
33:32du combattant
33:33et parce que
33:34le logement
33:34est en fait
33:35d'abord
33:36et avant tout
33:36une question
33:36de pouvoir d'achat
33:37quand vous avez
33:3830 ou 40%
33:39de ce qui vous reste
33:39comme revenu
33:40et qui finit
33:41dans le paiement
33:42de votre loyer
33:44donc nous souhaitons
33:46en supprimant
33:47les normes
33:47et en mettant
33:48en place
33:49des mesures incitatives
33:50comme la portabilité
33:51du crédit
33:51par exemple
33:52relancer massivement
33:53une politique du logement
33:54qui va s'appuyer
33:55sur trois mots
33:56construire
33:57construire
33:58et construire
33:58et c'est en multipliant
34:00l'offre de logement
34:01on produit
34:02on produit aujourd'hui
34:02deux fois moins de logements
34:03que les besoins
34:04de l'économie française
34:05et bien on pourra faire
34:06baisser les prix
34:07et on dit une chose
34:08très simple
34:09le logement social
34:11le HLM
34:12est une aide sociale
34:13et donc
34:14il est naturel
34:15que les français
34:16que les familles françaises
34:18avec une carte d'identité
34:19française
34:20sans aucune autre distinction
34:22soit prioritaires
34:23dans l'accès au logement
34:24Prenons un exemple concret
34:25monsieur Bardella
34:26même si vous allez me dire
34:27que ce sont des exceptions
34:28mais dans ces sujets-là
34:30il y a autant d'exceptions
34:31que de cas de français
34:32ou d'étrangers
34:33entre un couple de maliens
34:34par exemple
34:35qui travaille en France
34:36depuis disons
34:37une dizaine d'années
34:38voire une quinzaine d'années
34:39qui paye ses impôts
34:40qui élève ses enfants
34:41vraiment dans le respect
34:42de nos règles républicaines
34:43et un français
34:45qui a été exilé
34:46qui revient
34:46et qui se verrait octroyer
34:49en premier tout simplement
34:50ce logement social
34:51donc il montrait le premier
34:52dans l'ascenseur social
34:53vous trouvez qu'il y a une justice ?
34:55Madame
34:56vous pensez vraiment
34:58qu'un expat
34:59qui généralement
35:00s'est expatrié
35:01Non vous n'allez pas
35:01prendre d'expatrié de Dubaï
35:02Monsieur Bardella
35:03Moi j'ai entendu
35:03cet exemple sur les plateaux
35:04j'ai entendu un économiste
35:06qui se prétend très sérieux
35:07nous dire
35:08entre effectivement
35:11la famille malienne
35:12intégrée
35:13qui respecte la loi
35:14qui travaille
35:14et l'influenceur
35:15qui revient de Dubaï
35:17l'influenceur serait prioritaire
35:19Vous ne vous prenez pas cet exemple ?
35:19Donc je ne pense pas
35:20que le sujet
35:20soit l'accès
35:22de Maéva Ghanam
35:24ou de Nabila
35:24un logement social en France
35:25Je pense qu'elles ont
35:27d'autres possibilités
35:28que d'accéder au logement
35:29Ce que je dis
35:30c'est qu'il y a 3 millions
35:30de français
35:32qui attendent
35:32un logement social
35:34que nous produisons
35:35au bas mot
35:35100 000 logements sociaux
35:36par an
35:37et que parce que
35:38les français sont chez eux
35:39il est naturel
35:40je dis bien
35:41naturel
35:42ce sentiment national
35:43dont parlait le général de Gaulle
35:44que les familles françaises
35:46est une priorité
35:47que c'est par rapport
35:47aux étrangers
35:49parce qu'aussi
35:50dans le logement social
35:51une véritable préférence étrangère
35:53s'est installée
35:53on a 16% d'étrangers
35:55qui occupent un logement social
35:56ils sont 8%
35:57au sens étranger
35:58de l'INSEE
35:59dans la population française
36:00Vous dites 2,9 millions de ménages
36:02qui sont en attente
36:02d'un logement social en France
36:04environ 400 000 logements
36:05disons seront attribués
36:06cette année
36:07sur ces 400 000
36:08environ 50 000
36:09iront à des étrangers
36:10Monsieur Bardella
36:12très honnêtement
36:12est-ce qu'on va résoudre
36:13cette pénurie
36:14de 3 millions de logements
36:16par un changement
36:17de règles d'attribution
36:18parce que c'est ça
36:19le vrai sujet
36:19de nous sommes d'accord
36:19Non, non, non
36:20je n'ai jamais dit
36:22pardon
36:23Marine a fait un discours
36:25de 45 minutes
36:26et je conseille aux français
36:28d'aller voir
36:28ce que nous proposons
36:29sur la façon
36:31sur l'impulsion
36:32que nous allons donner
36:32pour relancer
36:33la construction de logements
36:34en France
36:35donc il y a l'abrogation
36:36des lois SRU
36:37il y a la suppression
36:38du DPE
36:38qui renchérit
36:40les contraintes
36:41et qui prive
36:42aujourd'hui
36:43beaucoup de bien
36:45d'être sur le marché
36:45et donc naturellement
36:46ça renchérit
36:47les prix de l'immobilier
36:49donc on a présenté
36:50beaucoup de mesures
36:51l'assouplissement
36:52de la loi ZAN
36:52par exemple
36:53pour simplifier
36:55pour supprimer
36:56des normes
36:57pour inciter l'Etat
36:59à démarcher
37:02son foncier public
37:03pour augmenter
37:04les programmes
37:04de construction
37:05donc on a
37:06pour l'instant
37:06et on est le seul
37:07mouvement politique
37:08à avoir proposé
37:09un programme solide
37:10pour relancer
37:11la création de logements
37:11en France
37:12mais je dis juste
37:12une chose
37:13c'est que nous souhaitons
37:14réserver les aides sociales
37:15aux familles françaises
37:16le logement social
37:18est une aide sociale
37:19et donc il est naturel
37:21que les français
37:21soient prioritaires
37:22donc nous allons
37:22remettre de l'ordre
37:23je vous annonce
37:24également
37:24que le fait
37:26d'avoir un casier
37:26judiciaire long
37:27comme le bras
37:28vous disqualifiera
37:29pour obtenir
37:30un logement social
37:31et j'ajoute
37:33que si je deviens
37:34chef du gouvernement
37:34au printemps
37:35je donnerai tout de suite
37:36instruction
37:37à l'ensemble
37:38des préfets
37:38de recourir
37:39à la force publique
37:40dans les 24 heures
37:41qui suivent un squat
37:42parce que le premier droit
37:44de la propriété privée
37:45qui est un droit fondamental
37:46qui est un droit
37:47sacré de la république française
37:48est aujourd'hui
37:49bafoué
37:50et il y a aujourd'hui
37:51madame
37:51beaucoup de propriétaires
37:52qui ont les larmes aux yeux
37:53en voyant que leur logement
37:54a été squatté
37:55que des délinquants
37:56se sont installés
37:57à l'intérieur
37:58en changeant
37:59la serrure
38:01quasiment
38:01en repeignant les murs
38:02et qui n'arrivent plus
38:03à obtenir de l'État
38:04le soutien nécessaire
38:04donc l'État
38:05avec nous
38:06sera du côté
38:07des honnêtes gens
38:07il sera du côté
38:08des propriétaires
38:09et notre ambition
38:10c'est de refaire
38:11de la France
38:12un grand pays
38:13de propriétaires
38:14priorité nationale
38:15suppression du droit du sol
38:17réaffirmation
38:18de la hiérarchie
38:18des normes
38:19etc
38:19tous ces sujets
38:20ont un point commun
38:21c'est le sujet
38:21des référendums
38:23qui structurent
38:24votre pensée
38:24et votre programme
38:26d'ailleurs
38:26soit dit en passant
38:27est-ce que pour vous
38:28la cour sur prême
38:29c'est le peuple ?
38:30oui
38:31je suis gaulliste
38:32en la matière
38:33et donc toutes les structures
38:34intermédiaires
38:35fustelles
38:36comme le conseil constitutionnel
38:37etc
38:38sont en dessous
38:39du peuple
38:39oui
38:41pour tous les sujets
38:42oui
38:43je partage la vision
38:45qu'avait
38:46le père de la 5ème république
38:48le général de Gaulle
38:49qui a toujours considéré
38:51le peuple
38:51comme l'instance suprême
38:52et je vais même vous dire
38:54vous avez eu
38:56vous avez souhaité rappeler
38:57notre volonté
38:58de consulter les français
38:59par référendum
39:00et nous le ferons
39:01dès 2027
39:02sur la question
39:03de l'immigration
39:04pour leur permettre
39:05d'adopter
39:07un bouclier juridique
39:09politique
39:10administratif
39:10qui aura vocation
39:12à couper la voilure
39:13à réduire la voilure
39:14en matière migratoire
39:15en France
39:16et à redonner aux français
39:17tous les outils
39:17pour reprendre la maîtrise
39:19de leur destin
39:19nous considérons
39:21que la constitution française
39:22ne devrait pouvoir
39:24être changée
39:24que par l'outil
39:26du référendum
39:27c'est-à-dire
39:27que par le peuple français
39:28Marine Le Pen veut proposer
39:29aux français un référendum
39:30une loi
39:30en tous les cas
39:31par référendum
39:31sur la lutte
39:32contre dit-elle
39:33les idéologies islamistes
39:35dans ce texte
39:36il y a tous les outils
39:37de cette lutte
39:37dont la question
39:38du voile
39:39qui serait interdite
39:40dans l'espace public
39:41vous exprimez toujours
39:42vos doutes
39:43sur ce sujet
39:45non je dis que c'est un sujet
39:46qui est d'abord
39:47qui est extrêmement
39:48qui est fondamental
39:51la France
39:53fait face
39:54à un entrisme
39:56chaque jour
39:57plus dangereux
39:57de l'idéologie islamiste
39:59qui ne cherche pas
40:01à se séparer
40:02on parle souvent
40:03de séparatisme
40:04mais à conquérir
40:05la société française
40:06à conquérir
40:07nos valeurs
40:08notre identité
40:09et notre civilisation
40:10et donc
40:10nous devons
40:11lutter bec et ong
40:13contre le fondamentalisme islamiste
40:14donc
40:14notre gouvernement
40:16fermera les mosquées radicales
40:18expulsera
40:19les étrangers radicalisés
40:21et je vous l'annonce
40:22placera
40:23demandera en tout cas
40:24à l'Union Européenne
40:25de placer les frères musulmans
40:26sur la liste
40:27des organisations terroristes
40:28et par la même occasion
40:29nous prononcerons
40:30la dissolution
40:31de tous les faunés
40:32de l'islamisme
40:33c'est-à-dire de toutes
40:33les associations
40:34politico-religieuses
40:35qui sont en réalité
40:37bien souvent
40:38en refusant de signer
40:38la charte de la laïcité
40:39l'avant-garde
40:40des fondamentalistes
40:41islamistes en France
40:42et enfin
40:42la lutte contre les idéologies
40:44islamistes
40:44et dans ce texte
40:45la partie sur le voile
40:46sera évidemment inscrite
40:48mais vous maintenez
40:49que ce sera
40:50une interdiction progressive
40:51moi j'interroge
40:52cette progressivité
40:52pourquoi
40:53est-ce que comme certains
40:55et Ségolène Royal
40:55l'a dit notamment
40:56sur ce plateau
40:57vous craignez tout simplement
40:58peut-être
40:59des heurts intercommunautaires
41:01des affrontements
41:02ou davantage
41:03est-ce que vous tenez compte
41:04d'une situation
41:04qui peut être inflammable
41:06ou alors tout simplement
41:07vous savez que c'est infaisable
41:08d'abord je vais vous répondre
41:09sur le voile
41:11et puis je vous dirai comment nous allons procéder
41:12d'abord le voile
41:14n'est pas souhaitable
41:15dans la société française
41:15je le dis
41:16parce que je considère
41:17qu'il est un outil de discrimination
41:18entre l'homme et la femme
41:21certaines le portent de manière forcée
41:22d'autres le portent de manière libre
41:24donc il y a un voile acceptable
41:26et un voile qui ne l'est pas
41:26non il est un étendard
41:27il est devenu un étendard
41:29du fondamentalisme islamiste
41:30et si vous regardez d'ailleurs
41:31un certain nombre de pays
41:33et notamment des pays du Golfe
41:35ou beaucoup d'autres pays
41:36d'ailleurs dans le monde
41:37à chaque fois que les fondamentalistes
41:38islamistes ont pris pouvoir
41:39ça a été le cas en Iran
41:40avec la révolution islamique de 1979
41:43leur première démarche
41:45a été progressivement
41:48de remettre le voile
41:49d'obliger les femmes
41:51à porter le voile
41:52donc le voile est aujourd'hui
41:55utilisé par les frères musulmans
41:57et par les fondamentalistes islamistes
41:58pour marquer une sécession
42:00avec la république française
42:01avec la laïcité
42:02et avec les valeurs de la France
42:03donc le voile menace
42:04pour vous notre république ?
42:06depuis 2004
42:06l'idéologie islamiste oui
42:08monsieur Bardella
42:08le voile menace qui
42:09l'idéologie
42:10il ne faut pas faire de raccourci
42:12l'idéologie islamiste oui
42:13depuis 2004
42:15les français le savent bien
42:17les signes religieux ostentatoires
42:19sont prohibés à l'école
42:21moi je souhaite que
42:22cette interdiction
42:24puisse concerner
42:25l'ensemble des bâtiments
42:27qui ont une mission
42:28de service public
42:29les universités
42:30les mairies
42:32et tout autre bâtiment
42:33qui accueille un service public
42:36et nous souhaitons
42:37par l'intermédiaire
42:38d'un second référendum
42:39le premier sera sur
42:41l'immigration
42:42référendum constitutionnel
42:43nous voulons beaucoup
42:44consulter les français
42:45par référendum
42:45le deuxième sur l'idéologie islamiste
42:47parce que je pense
42:47qu'au fond
42:47c'est pas simplement un débat
42:49président de la république
42:50premier ministre gouvernement
42:51c'est la société française
42:53qui doit se saisir
42:55de ce débat
42:55nous proposerons
42:56dans ce référendum
42:57d'interdire à terme
42:59le port du voile
43:00mais vous ne me répondez pas
43:01sur la crainte
43:02peut-être
43:03fantasmée au réel
43:04de heurts
43:05peut-être aussi
43:06de réactions
43:07à un train communautaire
43:08est-ce que vous le craignez
43:08est-ce que c'est une possibilité
43:09les fondamentalistes islamis
43:11sont puissants
43:12et il suffit
43:13de se balader
43:15dans certains quartiers
43:15vous savez
43:16moi j'ai un avantage
43:17c'est que contrairement à beaucoup
43:19qui en parlent d'ailleurs
43:21la question de l'islamisme
43:22ou la question du communautarisme
43:25dans la cité du 93
43:26dans laquelle j'ai grandi
43:27j'ai été confronté très tôt
43:29et j'ai cette conscience
43:30identitaire et civilisationnelle
43:32ancrée en moi
43:32donc ma plus grande angoisse
43:34serait que notre pays
43:35disparaisse
43:35que la France perde ses valeurs
43:37qu'elle perde ses traditions
43:38qu'elle perde son égalité
43:40homme-femme
43:41et que les droits des femmes
43:41reculent
43:42comme ils sont en train de reculer
43:43dans beaucoup de quartiers
43:44et je sais que nous avons
43:45face à nous
43:46une idéologie qui est puissante
43:47qui est structurée
43:49et je ne comprendrai jamais
43:51que la France soit plus faible
43:53à l'égard des fondamentalistes islamistes
43:55que le sont beaucoup
43:56de pays musulmans eux-mêmes
43:58qui lorsqu'ils ont été confrontés
43:59à des attentats
44:00ont fermé les mosquées radicales
44:01et ont expulsé
44:02les prêcheurs de haine
44:03Malgré tout
44:03qu'est-ce que vous dites
44:04ce soir aux français
44:05de confession de culture musulmane
44:07est-ce que vous leur dites
44:08l'islam est tout à fait
44:10compatible avec la république
44:11et la France
44:12et n'a rien à voir
44:13avec l'islamisme
44:13ou vous ne faites pas du tout
44:15ou vous ne le dites pas ainsi
44:16moi je ne suis pas
44:17un théologien
44:17ah non
44:18monsieur Bardella
44:19vous ne pouvez pas éviter
44:20la question
44:20elle est importante
44:20non mais cette question
44:22c'est pas à moi d'y répondre
44:23c'est à qui ?
44:24c'est aux musulmans eux-mêmes
44:25ah bon
44:25et vous demain
44:27chef du gouvernement
44:28vous demain chef du gouvernement
44:30vous ne pouvez pas dire
44:30si l'islam est compatible
44:31avec la république
44:32il y a beaucoup de français
44:33de confession musulmane
44:35qui respectent nos lois
44:36qui respectent nos valeurs
44:38et qui sont extrêmement inquiets
44:40du développement
44:41du fondamentalisme islamiste
44:42et donc moi je respecte
44:44la spiritualité de chacun
44:46je respecte l'intimité
44:47la conscience de chacun
44:48et je ne m'attaquerai
44:50jamais
44:51jamais
44:51à aucune religion
44:53mais je dis une chose
44:55très simple
44:55c'est qu'il y a beaucoup
44:56de français de confession musulmane
44:58et j'en ai connu
44:59la question est simple
45:00et c'est pas une question
45:01de théologien
45:01est-ce que l'islam
45:02est compatible
45:03soit c'est une évidence
45:05pour vous
45:05avec la république
45:06et la France
45:07soit ça ne l'est pas
45:08pour par exemple
45:09quelqu'un comme Éric Zemmour
45:10ça ne l'est pas
45:11et pour vous
45:11c'est important de le savoir
45:12mais c'est pas à moi de répondre
45:12à cette question
45:13mais pourquoi vous êtes gêné
45:14mais parce que
45:14je ne suis pas du tout gêné
45:15c'est pas à moi de répondre
45:16à cette question
45:17c'est quand même une religion
45:17qui est importante dans ce pays
45:18est-elle compatible
45:19avec les principes de la république
45:20est-ce qu'on peut exercer
45:22cette religion
45:22de manière totalement sereine
45:24ce n'est pas à moi de répondre
45:26c'est aux français
45:27de confession musulmane
45:28de le dire
45:28vous n'allez pas faire
45:29un référendum
45:30quand même sur cette question
45:31et donc si demain
45:31il y a une loi
45:33qui a été démocratiquement
45:35choisie
45:35voulue
45:36et votée par le peuple français
45:37et qui interdit
45:38par exemple
45:39le port de voile
45:39à l'université
45:40je n'ose pas imaginer
45:42que
45:44certaines en l'occurrence
45:45certains mais en l'occurrence
45:46certaines ici
45:47refusent d'appliquer
45:48les lois de la république française
45:49et
45:50je vais vous dire
45:50il y a beaucoup de
45:51jeunes français
45:52de confession musulmane
45:54qui considèrent
45:55que les lois de Dieu
45:55sont supérieures
45:56aux lois de la république
45:57ça ça pose un problème
45:58pardon de vous le dire ainsi
45:58parfois là
45:59c'est des portes
46:00ouvertes qui sont enfoncées
46:01est-ce que l'islam
46:02est compatible
46:02avec la république
46:03et la France
46:03vous ne pouvez pas
46:04ne pas avoir un avis
46:05sur une question
46:06aussi centrale
46:06je ne suis pas théologien
46:08moi j'ai des principes
46:09j'ai des valeurs
46:10et si demain
46:11je suis choisi
46:13pour diriger le gouvernement
46:14ce sera pour le faire
46:15mais je dis une chose
46:16qui
46:18va être au dit
46:19pour beaucoup de français
46:20je vous dis simplement
46:21que Marine Le Pen
46:22a estimé qu'il y avait
46:23une compatibilité
46:24je respecte
46:24encore une fois
46:25je respecte la foi
46:26et l'intimité de chacun
46:27mais
46:28la France
46:29et la république
46:30seront toujours
46:31un bouclier
46:32pour les français
46:33de confession musulmane
46:34qui respectent nos lois
46:35et qui n'ont pas envie
46:36d'être assimilés
46:37aux fondamentalistes
46:38islamistes
46:38et vous savez
46:39j'ai rencontré
46:40il y a quelques années
46:41quand je vivais encore
46:42dans le 93
46:43quand je vivais encore
46:44en Seine-Saint-Denis
46:44beaucoup de français
46:45de confession musulmane
46:46qui m'ont confié
46:47et qui m'ont dit
46:48l'islamisme
46:49qu'on a fui d'Algérie
46:50dans les années 90
46:51on est en train
46:51de le revoir
46:52c'était ma question
46:53pas ma question
46:54fort heureusement
46:54mais je n'ai pas de problème
46:55je n'ai pas de problème
46:56non mais je n'ai pas de problème
46:57avec une religion
46:59j'ai un problème
47:00avec une idéologie
47:01qui défie nos lois
47:03et qui défie nos valeurs
47:04est-ce que l'islam
47:05est compatible
47:06avec la république française
47:07c'est à ceux
47:08qui pratiquent
47:09cette religion
47:10de le dire
47:10et de se conformer
47:11aux lois
47:12aux principes
47:13et aux valeurs
47:13de la France
47:14sur un plan politique
47:15et personnel
47:16il y a cette image
47:17elle date de dimanche dernier
47:18à Hénin-Beaumont
47:19vous êtes présent
47:20aux côtés de Marine Le Pen
47:21c'est aussi le jour
47:22de votre anniversaire
47:24la candidate prend la parole
47:25seule à la tribune
47:26la politique
47:27vous le savez mieux que moi
47:28est affaire de relations humaines
47:29qui ne comprendrait pas
47:30qu'après avoir envisagé
47:31de fait
47:32la possibilité
47:33que vous soyez
47:33le candidat RN
47:34à la présidentielle
47:35que vous portiez
47:36les couleurs
47:36du parti
47:37pour la plus haute marche
47:38du pouvoir
47:39qui ne comprendrait pas
47:40Jordan Bardella
47:40qui faille du temps
47:42tout simplement
47:42pour digérer
47:43pour retrouver ses marques
47:45c'est le cas ?
47:47l'été a permis
47:48d'abord
47:49de beaucoup travailler
47:51de prendre
47:52du recul
47:53de prendre de la hauteur
47:54vous soulignez
47:55que je m'étais préparé
47:56bien sûr
47:56que je m'étais préparé
47:57et je m'étais préparé
47:59à la demande
48:00de Marine Le Pen
48:01potentiellement
48:02à assumer une tâche
48:03qui aura été
48:04la conséquence
48:05de l'empêchement
48:06par la justice
48:06par la cour d'appel
48:09de Marine Le Pen
48:10de pouvoir se présenter
48:11à l'élection présidentielle
48:12mais il a toujours été acquis
48:13dans mon esprit
48:14et dans l'esprit
48:15de Marine
48:16parce que c'était
48:16le pacte sacré
48:19que nous avions passé
48:21ensemble
48:21que si elle pouvait
48:22être candidate
48:23elle porterait nos couleurs
48:24maintenant je vais vous dire
48:26je vois que depuis
48:27quelques semaines
48:27on essaie
48:28d'analyser
48:29ce qui pourrait être perçu
48:30comme des humeurs
48:31contrariées
48:32tout ça est inintéressant
48:34pour les Français
48:34moi ce qui me domine
48:35c'est que la France
48:36est en danger
48:37qu'elle risque de disparaître
48:38et que Marine Le Pen
48:39a aujourd'hui
48:40entre ses mains
48:40et sur ses épaules
48:42le destin des Français
48:43et le destin de la France
48:44vous-même vous n'avez pas
48:44du tout changé
48:45durant tous ces mois
48:46à vous projeter
48:47pas seulement à Matignon
48:48mais à l'Elysée
48:49vous n'avez pas du tout changé
48:50durant tout ce temps
48:51où personne ne savait
48:52que Marine Le Pen
48:53pourrait être à nouveau éligible
48:55vous savez
48:57ce qu'il fait
48:57un homme politique
49:00ce sont les épreuves
49:01c'est d'abord les sacrifices
49:02qu'on concentre
49:02dans notre vie personnelle
49:03et c'est surtout
49:04les épreuves qu'on traverse
49:05de ne pas être considéré
49:06de ne pas avoir pu être candidat
49:08non
49:08d'avoir dû me préparer
49:10ça a été une épreuve
49:11bien sûr
49:11mais enfin
49:12pardon
49:13mais tout le monde
49:13peut imaginer
49:14que lorsqu'on vous annonce
49:17qu'il faut vous préparer
49:18à potentiellement être candidat
49:19à l'élection présidentielle
49:20tout le monde peut comprendre
49:21que c'est un chemin de croix
49:22que c'est une tâche
49:24que je n'ai jamais sous-estimée
49:26et qui est peut-être
49:29la tâche la plus importante
49:32à laquelle un homme ou une femme
49:33peut un jour devoir se préparer
49:35dans un contexte que vous connaissiez
49:37qui était un contexte difficile
49:40où je dirais chaque
49:42ah oui ça c'est les bobards
49:43de libération sur ma vie privée
49:45parce que ça c'est aussi
49:45très intéressant
49:46c'est-à-dire que comme
49:46on n'a plus grand chose
49:47j'allais vous faire réagir
49:48c'est-à-dire que je suis plus attaqué
49:49sur ma vie privée
49:51qu'avec tous les bobards
49:52qu'il y a à l'intérieur d'ailleurs
49:54que sur ce qu'on peut dire
49:55ou proposer
49:56et je trouve ça dommage d'ailleurs
49:57parce que je pense que les français
49:58n'aiment pas les attaques
49:59sur la vie privée
49:59qui les alimente ?
50:03je n'en sais rien
50:04vous êtes souvent journaliste
50:06mieux renseigné que nous
50:08sur ce qui alimente
50:09les journalistes de libération
50:12quelques questions rapides
50:13pour conclure Jordan de Bardella
50:14si demain vous êtes à Matignon
50:16mais si vous pouviez répondre rapidement
50:18quelle serait votre première mesure
50:19concrète
50:20très palpable
50:21pour les français
50:22tout de suite
50:22d'abord ça va être
50:24de proposer un nouveau budget
50:26un projet de loi de finances rectificatif
50:28dans lequel nous baisserons la TVA
50:30à 5-5
50:31d'abord aux confins de l'été
50:32pour permettre aux français
50:33de prendre la route
50:34pour ceux qui ont encore la chance
50:35de le faire
50:35de partir en vacances
50:36et puis pour tous les français
50:37de pouvoir travailler
50:38de pouvoir aller visiter leur famille
50:40et de pouvoir respirer un peu
50:42c'est important pour eux
50:43parce que depuis Paris
50:45on méprise les automobilistes français
50:46depuis trop longtemps
50:47et on rappellera d'ailleurs
50:49à toute la classe politique
50:50qu'il y a encore un monde
50:51il y a encore une France
50:52dans laquelle on a besoin
50:53de son véhicule
50:53pour aller travailler
50:54une France que vous décrivez
50:55souvent dans vos livres
50:56et sans doute dans un prochain livre
50:58apparaître
50:58vos deux livres vous ont rapporté
51:00cette publique
51:01près d'un million d'euros
51:03de droit d'auteur
51:04c'est un argent gagné
51:05on n'est pas en train
51:06de vous le reprocher
51:07on pose la question
51:08que dites-vous
51:09à un électeur RN
51:10et ce n'est pas être démagogique
51:12que de poser la question
51:12que dites-vous
51:13à un électeur RN
51:14qui est au SMIC
51:15qui n'arrive pas à finir le mois
51:17et qui s'est toujours projeté
51:18dans ses dirigeants
51:19dont vous
51:20mais qu'il peut continuer à le faire
51:21parce que comme je viens
51:23de vous le dire
51:23ma première mesure
51:24sera pour le pouvoir d'achat
51:25des français
51:26et vous savez
51:27j'ai grandi dans un territoire
51:28je l'ai rappelé
51:29difficile
51:30ma mère m'a élevé
51:31avec peut-être
51:321400-1500 euros par mois
51:34ma famille est modeste
51:35je n'oublie pas d'où je viens
51:36et je n'oublierai jamais
51:37d'où je viens
51:38et je pense au fond
51:39qu'il y a deux types
51:39d'hommes politiques
51:40ou de femmes politiques
51:41il y a ceux qui sont hantés
51:44par les souffrances des français
51:45qui sont encore capables
51:47de prendre à l'intérieur de soi
51:50les souffrances des autres
51:51comme des souffrances personnelles
51:53qui sont profondément anxieux
51:56de voir peut-être un jour
51:57la France disparaître
51:58et puis il y a ceux
51:59que tout cela n'empêche pas de dormir
52:00et je pense qu'avec Marine
52:02nous sommes partis
52:02de la première catégorie
52:03et c'est sans doute aussi pour ça
52:04que beaucoup de français
52:05même ceux qui sont en désaccord
52:06avec nous
52:08considèrent que nous sommes
52:09différents
52:10de la première catégorie
52:10de la première catégorie
52:10et nous sommes partis
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