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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-09-17##

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News
Transcription
00:00:0014h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:06Bonjour et bienvenue en ce jeudi 17 septembre 2026, dans la France, dans tous ses états, oui, elle est dans
00:00:14tous ses états la France.
00:00:15Je vous le dis tous les jours, mais c'est une vérité, et puis en plus, comme on est dans
00:00:18le parlons vrai, on ne peut que vous dire la vérité,
00:00:20la France aujourd'hui est dans un état d'inquiétude, mais, comme à mes côtés, j'ai Anissa Arfawi, qui
00:00:26me rassure, Anissa Arfawi.
00:00:27Alors, l'été se prolonge, je le disais tout à l'heure, en pensant à Rémi André, l'été se
00:00:32prolonge, mais grâce à Anissa, on a un petit peu le chant des cigales,
00:00:36et les parfums de l'olivier dans ce studio, c'est un été adouci qui nous permet de passer deux
00:00:40heures de bonheur et de paradis absolu, tout en vous disant la vérité.
00:00:45Daisy Brito est là, non seulement elle réalise, mais elle sonorise l'émission, c'est du 5 sur 5.
00:00:52On est sur le 10 sur 10.
00:00:53Alors, j'allais dire 5,5 sur 5, vous êtes 10 sur 10, parfait.
00:00:57Et puis Jérémy, qui vous attend, il vous attend où, Jérémy ? Il vous attend au 0826 300 300, le
00:01:04chiffre magique.
00:01:04Il y a deux choix dans la vie, soit on a les 5 numéros du loto et le complémentaire, soit
00:01:08on a le 0826 300 300, et on touche le gros lot.
00:01:12Et puis Elvin, Elvin est là, toujours très digne, toujours très droit, il nous inspire, je suis sûr que sa
00:01:17présence est positive,
00:01:19et Elvin s'assure que tout ce qui sera dit ici sera retranscrit avec une légère amélioration sur le sud
00:01:26web dont il anime l'équipe.
00:01:29Voilà, nous allons parler de quoi ? Nous allons parler de Mme Ursula von der Leyen, présidente de la Commission
00:01:34européenne,
00:01:36qu'Emmanuel Macron est allé voir comme un gentil petit garçon en disant,
00:01:39« Ursula, j'ai du mal à faire passer un projet de loi qui interdirait aux adolescents de moins de
00:01:4415 ans d'aller sur les réseaux sociaux,
00:01:45est-ce que tu peux me donner un coup de main ? »
00:01:47Alors avec sa voix, on va l'écouter, on va l'écouter.
00:01:52On va l'écouter, on va l'écouter après, c'est pas vrai, c'est pas vrai, vous allez voir,
00:01:58c'est parce que je vous écoutais sa voix, elle est notre solennel, il est allé l'une, allez, on
00:02:01écoute, on écoute Ursula.
00:02:02La victoire appartient aux plus opiniâtres, et cette persévérance, il vous en faut encore davantage,
00:02:10dans un monde qui a perdu ses certitudes, et dont les règles du jeu ont changé.
00:02:17Voilà, vous avez vu cette voix autoritaire et solennelle, Ursula est allemande, il y a une unité germanique,
00:02:23et donc elle a proposé, elle va faire en sorte que les réseaux sociaux soient interdits au moins de 13
00:02:28ans,
00:02:29c'est-à-dire de 13 à 15 on pourra, parce que de 13 à 15 on est très sage,
00:02:32on est très raisonnable,
00:02:33mais jusqu'à 13 c'est vrai qu'à 5-6 ans, si on va sur les réseaux sociaux, ça
00:02:37serait dommage,
00:02:37donc voilà, heureusement que Ursula est là pour sauver, pour donner un coup de main à Manu.
00:02:42On en discutera avec le directeur adjoint de la rédaction de Marianne, Adrien Matou,
00:02:46qui est un, j'allais dire, un Ursulo spécialiste, qui pourra nous décrypter,
00:02:51parce que c'était son discours, c'est comme aux Etats-Unis, c'est le discours sur l'Union, l
00:02:57'Union Européenne,
00:02:57et Adrien Matou nous décryptera le discours de la présidente de l'Union Européenne.
00:03:01A 12h45, le grand André Bercoff nous dissertera, je vous laisse deviner, je vous laisse deviner de quoi il va
00:03:09parler,
00:03:09ça sera forcément pertinent, et puis à 13h, on se posera une question tragique,
00:03:15parce que ce week-end ce sont les journaux du patrimoine, Anissa je ne sais pas si vous allez faire
00:03:19un tour avec votre fils,
00:03:20et la France abandonne-t-elle son patrimoine culturel par manque de sous,
00:03:25ou plutôt on peut affirmer, on constate, la France est en train d'abandonner son patrimoine culturel,
00:03:29autrement dit, historique, architectural, par manque de moyens, puisque la France est totalement ruinée,
00:03:33et nous aborderons ce sujet avec Didier Rickner, journaliste historien, fondateur de la Tribune de l'Art,
00:03:40et nous aurons en appoint l'avis de Julien Lacaze, président de Cides et Monuments,
00:03:45ils vont nous faire un tableau, vous savez Stéphane Berne se dévoue beaucoup à cette cause,
00:03:49et je pense qu'ils vont nous faire un tableau assez inquiétant, mais pour ce moment on ne fait que
00:03:52des tableaux inquiétants.
00:03:53Et puis ma chère Anissa, vous allez nous parler, il y a quand même quelques catégories de français qui vont
00:03:59avoir des hausses de salaire.
00:04:00Alors oui, très peu, mais on va voir en détail qui sera concerné par ce Graal,
00:04:04nous parlerons aussi de la colère des pêcheurs qui sont étranglés par la hausse du carburant,
00:04:08On reviendra également sur une librairie mythique de Paris, la librairie Giberjeune,
00:04:14qui est un petit peu en colère en ce moment parce qu'elle se fait piquer son nom par un
00:04:18restaurant,
00:04:20et enfin nous parlerons de pouvoir d'achat, et des familles qui aujourd'hui malheureusement ne sont plus à l
00:04:26'euro près, mais au centime près.
00:04:28Voilà, il y a des hausses de salaire pour certains, et d'autres qui continuent à devoir du mal à
00:04:32payer la baguette.
00:04:32Voilà le programme de La France dans tous les états d'aujourd'hui.
00:04:41Donc, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti Socialiste, étant entré en campagne pour la primaire de la gauche,
00:04:47il a dû lasser sa place de premier secrétaire du Parti Socialiste à Madame Johanna Roland,
00:04:53maire de Nantes, qui est première secrétaire déléguée,
00:04:56et donc là elle est, le temps de l'intérim, première secrétaire du Parti Socialiste de France,
00:05:01il s'appelle Parti Socialiste, donc elle succède dans toute l'histoire à ses grands noms,
00:05:06dont François Mitterrand, elle était la patronne du PS.
00:05:08Je voudrais qu'on écoute ses propos au soir de sa victoire électorale à Nantes,
00:05:12à l'issue des municipales de 2026.
00:05:14Je revendique, et je vous le dis, je ne regrette pas une seconde le choix qui a été le mien,
00:05:21celui qui a été le nôtre, celui de la fusion démocratique !
00:05:25Et j'en profite pour redire ici qu'à ceux qui, dans l'entre-deux-tours,
00:05:30nous ont donné des leçons de Paris et d'ailleurs...
00:05:34Voilà, nous ont donné des leçons en disant que le PS s'est engagé solennellement
00:05:38à ne pas passer d'accord avec la France Insoumise et les amis de Jean-Luc Mélenchon,
00:05:43et elle, elle a transgressé, alors elle aurait pu dire je l'ai fait parce qu'il n'y avait
00:05:47pas le choix.
00:05:47Non, elle assume à la tribune de sa mairie, le soir de sa victoire,
00:05:51la fusion démocratique avec la France Insoumise.
00:05:54Peu importe que tous les leaders socialistes aient juré qu'il n'y aurait pas d'accord avec la France
00:05:58Insoumise,
00:05:59que M. Mélenchon était devenu infréquentable, que c'était inenvisageable,
00:06:02ils l'ont promis, Olivier Faure lui-même l'a dit,
00:06:04il a dit je ne peux pas obliger les états-majors territoriaux, locaux, au niveau national, oui,
00:06:09mais au niveau local, non, ouvrant la porte, permettant à Mme Johanna Rolland,
00:06:13d'ailleurs de conserver sa ville avec les voix de la France Insoumise
00:06:17et d'une union de la gauche un petit peu agressive,
00:06:20on a vu que les campagnes avaient été tendues.
00:06:22Eh bien, c'est donc Mme Johanna Rolland qui succède à Olivier Faure à la tête du Parti Socialiste.
00:06:29Est-ce qu'il n'y a pas un message très clair à adresser aux électeurs du Parti Socialiste,
00:06:36aux électeurs de gauche ?
00:06:37Attention, si nous gagnons, comme Johanna Rolland l'a fait au soir du municipal,
00:06:44elle programe là sa fierté d'avoir fait une union démocratique, la France Insoumise,
00:06:48eh bien peut-être qu'à l'issue de la présidentielle, si la gauche est en situation de l'emporter,
00:06:53eh bien, attendons-nous à ce que le Parti Socialiste décide, comme il l'a fait au municipal,
00:06:59malgré ses dénégations, malgré les attaques, malgré quelques fois, j'allais dire,
00:07:03les propos extrêmement violents et véhéments contre la France Insoumise,
00:07:06attendons-nous à ce que le Parti Socialiste, par le symbole de Johanna Rolland,
00:07:10eh bien finisse par pactiser avec la France Insoumise.
00:07:14Je vous dis tout simplement, est-ce que le Parti Socialiste est prêt à vendre sa mère ?
00:07:20Alors la phonétique française fait que ça peut être la mère, M-R-E, M-A-I-R-E aussi,
00:07:24pour sauver sa peau, c'est-à-dire pour sauver les sièges dont il a besoin à l'Assemblée Nationale,
00:07:29parce que sans l'apport des voix de la France Insoumise,
00:07:31on évalue que le groupe socialiste serait peut-être entre 12 et 15 députés,
00:07:34aujourd'hui ils sont 67, donc voilà, pour sauver des sièges,
00:07:37on vend un peu son âme, ou en tout cas on ment à ses électeurs en disant rien,
00:07:42comment osez-vous imaginer qu'on va pouvoir s'associer avec la France Insoumise,
00:07:45sauf si on a besoin d'eux, le cas échéant.
00:07:47Voilà, donc le message est clair, Mme Johanna Rolland est première secrétaire du Parti Socialiste,
00:07:51attendons-nous à ce qu'en 2027 il y ait un rapprochement,
00:07:54ou en tout cas une retrouvaille amicale est nécessaire avec la France Insoumise.
00:07:59Je dis un tout petit mot ce matin, il y a eu un édito de mon amie collègue,
00:08:05Françoise Degois, auquel a répondu Elisabeth Lévy,
00:08:09qui est aussi une amie, une collègue, une consœur,
00:08:11c'est sur l'affaire Philippe Brun,
00:08:13j'appelle aujourd'hui à beaucoup de prudence,
00:08:16la justice dira ce qu'il en est,
00:08:18c'est une affaire compliquée,
00:08:19mais on sait qu'au sein du Parti Socialiste,
00:08:20il y a deux enjeux, que François Hollande est aux aguets pour être le candidat,
00:08:24voilà, donc j'espère que tout le monde a pris acte de prudence,
00:08:27et qu'on en saura davantage, de façon à ce que les choses soient claires,
00:08:30parce que cette affaire semble beaucoup plus compliquée,
00:08:32qu'on ne veut bien nous la présenter.
00:08:34Pas de réseaux sociaux avant 13 ans,
00:08:36pas de compte personnel avant 15 ans,
00:08:38Ursula von der Leyen l'a annoncé elle-même hier,
00:08:41devant le Parlement européen à Strasbourg,
00:08:43lors de son discours sur l'état de l'Union,
00:08:46comment va-t-elle tenter de fermer nos réseaux sociaux au moins de 13 ans ?
00:08:49Nous en parlerons avec Adrien Matou,
00:08:51directeur adjoint de la rédaction de Marianne,
00:08:53et puis vous, êtes-vous prêts à accepter davantage de contrôles pour protéger les enfants ?
00:08:57Dites-nous ce que vous en pensez,
00:08:59appelez-nous au 0826 300 300.
00:09:02Midi 14h, Sud Radio,
00:09:04la France dans tous ses états,
00:09:06le fait du jour.
00:09:08Ah, je vous laisse la parole.
00:09:10Non, non, non, on entendait tout à l'heure la voix de Mme Ursula von der Leyen,
00:09:13et c'est le sujet aujourd'hui du jour.
00:09:15Ursula, nous recevons qui ?
00:09:17Ursula, alors je...
00:09:19Anissa, alors on reçoit Adrien Matou,
00:09:22directeur adjoint de la direction de Marianne.
00:09:25L'idée, évidemment, est de rebondir à ce qu'a dit Ursula von der Leyen hier
00:09:29sur l'interdiction, sa volonté ferme et formelle d'interdire les réseaux sociaux
00:09:33au moins de 13 ans et de réserver aux 13-15 ans des comptes limités.
00:09:37Bonjour Adrien Matou.
00:09:39Bonjour, bonjour à tous.
00:09:40Merci Adrien Matou d'être en direct aujourd'hui sur Sud Radio pour,
00:09:45j'allais dire, disserter.
00:09:46On est présents, on n'est pas dans une dissertation,
00:09:48mais pour essayer de décrypter, d'abord il y a eu le discours de l'Union,
00:09:52qui est un instant solennel dans les institutions européennes.
00:09:55Je voudrais que vous nous déniez déjà votre point de vue global sur ce discours,
00:09:58sur ce qu'il entend, ce qu'elle sous-entend, ce qu'elle propose,
00:10:01puisque cette femme semble prendre de plus en plus d'importance,
00:10:04y compris dans nos vies nationales.
00:10:06Évidemment, si on lui ouvre la porte, c'est normal qu'elle y vienne.
00:10:09Et puis voilà, cette suggestion, suite à la visite d'Emmanuel Macron à l'intervention,
00:10:13puisque le projet de loi a été retoqué par la pensée constitutionnelle
00:10:16pour l'interdiction de l'accès des réseaux sociaux au moins de 15 ans,
00:10:20là elle suggère la petite nuance au moins de 13 ans.
00:10:22Est-ce que ça signifie quelque chose de sérieux ou pas de sérieux ?
00:10:26Adrien Matou, Ursula von der Leyen est en train de s'immiscer un peu
00:10:30dans la politique française, dans notre vie nationale ?
00:10:35Oui, alors ça ne date pas d'hier.
00:10:37De toute façon, il y a toujours cette espèce d'ambiguïté,
00:10:41puisque Ursula von der Leyen, comme les précédents présidents de la Commission européenne,
00:10:46singe les États-Unis avec ce discours sur l'état de l'Union
00:10:49et serait, semble-t-il, en président de l'Europe.
00:10:51Et donc, on les entend disserter chaque année
00:10:54sur les défis qui attendent l'Europe,
00:10:56que devraient faire l'Europe,
00:10:57quelles mesures devraient-elles mettre en œuvre.
00:11:00Mais il y a un problème là-dedans,
00:11:01c'est que quel est le mandat démocratique du Ursula von der Leyen ?
00:11:04C'est assez incertain,
00:11:05puisqu'elle n'a pas été élue démocratiquement,
00:11:09elle a été désignée par le Parlement européen,
00:11:12qui lui-même est élue avec des taux d'abstention assez significatifs
00:11:16et qui ne présente pas un peuple uni,
00:11:18puisqu'il n'y a pas de peuple européen.
00:11:20Et donc, voilà, on pourrait revenir en détail sur telle ou telle mesure.
00:11:24Et notamment la question du Canada, on y reviendra peut-être.
00:11:26Mais moi, ce qui me dérange, en tout cas,
00:11:28c'est de voir une Ursula von der Leyen
00:11:31qui se comporte comme une présidente de l'Europe,
00:11:34alors qu'en réalité,
00:11:35elle est tout simplement présidente de la Commission européenne.
00:11:37Ce n'est pas vraiment la même chose.
00:11:38De tous les présidents de la Commission,
00:11:40elle est celui, on se souvient de Jacques Delors,
00:11:44on se souvient...
00:11:45Non, il était président du Parlement européen.
00:11:47Il a été de la Commission, il y en a eu d'autres.
00:11:50Il a été de la Commission.
00:11:50Voilà.
00:11:51Roger Emmanuel Barroso.
00:11:53Jean-Claude Juncker, on se le rappelle.
00:11:54Jean-Claude Juncker.
00:11:54Voilà.
00:11:54Alors, ils étaient assez interventionnistes,
00:11:58on peut dire, dans la politique des États.
00:12:00Là, elle donne un nouveau ton.
00:12:02Elle donne un là tout à fait inattendu.
00:12:04Elle se comporte, comme vous le dites,
00:12:06en chef de l'État de l'Union européenne.
00:12:08Elle négocie directement avec M. Donald Trump.
00:12:10Elle va en Écosse.
00:12:11Elle passe des accords.
00:12:12Elle accepte ci, elle accepte ça ou elle refuse.
00:12:14C'est hallucinant.
00:12:14Et personne ne peut le rappeler alors,
00:12:17en lui disant qu'elle n'est qu'une présidente de Commission
00:12:19désignée par le gouvernement,
00:12:20que le pouvoir européen est détenu par les conseils des ministres
00:12:23qui représentent les 27 États,
00:12:25et que, malgré tout, le Parlement européen,
00:12:27le dernier mot.
00:12:28Personne n'a osé de lui rappeler
00:12:29ou on lui dit à mot couvert dans les couloirs ?
00:12:33Ça lui est dit à mot couvert.
00:12:34Alors, ça dépend des pays.
00:12:37En fait, je dirais qu'elle profite des circonstances.
00:12:40C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:12:41on est dans un monde où les périls sont beaucoup plus graves
00:12:44et beaucoup plus nombreux qu'il y a dix ans.
00:12:46Il y a évidemment la guerre en Ukraine.
00:12:48Il y a la Chine qui devient une menace de plus en plus importante.
00:12:52Il y a évidemment le retournement de l'allié américain
00:12:55qui est de moins en moins amical.
00:12:58Donc, forcément, dans ce contexte troublé
00:13:00où les guerres reviennent,
00:13:02les économiques et là,
00:13:04elle semble croire en tout cas
00:13:07qu'elle a une légitimité pour affirmer une voie européenne.
00:13:10Et vu qu'évidemment, elle est présidente de la Commission,
00:13:12elle s'engouffre dans la brèche.
00:13:13On lui a peut-être laissé croire.
00:13:15Alors voilà, vous avez raison, Péricault.
00:13:17C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de chefs d'État
00:13:20qui sont très pusianimes,
00:13:21qui ne veulent pas apparaître comme anti-européens.
00:13:26En réalité, il y a quand même toute une partie de l'Europe,
00:13:29je pense notamment à l'Europe centrale et l'Europe de l'Est,
00:13:32qui est très inquiète de ces poussées,
00:13:36de ces menées supranationales de Ursula von der Leyen.
00:13:40Mais ce sont souvent des pays qui dépendent quand même
00:13:42en grande partie de l'Europe économiquement,
00:13:45mais aussi militairement,
00:13:46puisqu'ils sont proches de la Russie.
00:13:49Et vous avez, il y a un pays qui a claqué la porte,
00:13:52évidemment, c'est le Royaume-Uni.
00:13:54Mais vous avez un petit groupe de pays plus europhiles,
00:13:56dont fait partie la France notamment,
00:13:59qui ne met pas en scène cette opportunité.
00:14:01Et on sent bien, comme disait le Premier ministre polonais,
00:14:04je ne savais pas que Ursula von der Leyen
00:14:06était restée au gouvernement allemand.
00:14:08C'est vrai qu'elle part très souvent
00:14:09et elle défend en priorité les intérêts de l'Allemagne
00:14:11sur le dossier des adolescents et des réseaux sociaux.
00:14:15Donc, voilà, on rappelle qu'un Conseil constitutionnel
00:14:17a retoqué le texte du gouvernement de Lecornu
00:14:20en disant que ce n'est pas conforme à la Constitution,
00:14:21il y a une attrainte à la liberté d'expression.
00:14:24Pourquoi Emmanuel Macron est allé demander un petit peu de secours
00:14:27à Mme Ursula von der Leyen ?
00:14:28Parce que ça dépend aussi de l'Europe, cette disposition législative.
00:14:31C'est ça le problème, en fait,
00:14:33c'est que le Conseil constitutionnel ayant censuré la mesure,
00:14:38pour des bonnes raisons, sans doute...
00:14:40Oui, oui, on l'a dit ici, on l'a dit,
00:14:42c'est en fait, effectivement, le texte avait des faiblesses,
00:14:44on est bien d'accord.
00:14:45Voilà, exactement, même si je pense quand même
00:14:47qu'il faut agir sur cette question des réseaux sociaux
00:14:49pour les mineurs, en fait, ça ne peut plus passer
00:14:52que par un règlement européen.
00:14:54Et en réalité, voilà, c'est un peu la seule issue qui reste.
00:14:57C'est pour ça que certains avaient estimé,
00:15:00au moment où le Conseil constitutionnel avait rendu sa décision,
00:15:03que le Conseil, en fait, avait donné tout le pouvoir à l'Europe
00:15:07d'avancer sur cette question.
00:15:08Et là, 13 ans, 13 ans, c'est quoi ?
00:15:10C'est la demi-mesure ?
00:15:12Je pense que beaucoup d'auditeurs vont nous appeler au 0826 300 300
00:15:15pour donner leur avis sur cette disposition,
00:15:17parce que ça concerne tout le monde
00:15:18et ça commence à nous chauffer les esprits.
00:15:2013 ans, c'est quoi ? C'est une demi-mesure ?
00:15:23C'est un truc un peu, passez-moi l'expression,
00:15:24c'est un truc un peu faux-cul, quoi, si je comprends bien.
00:15:27Vous savez, les chiffres et l'UE, ça a toujours été une grande histoire.
00:15:30Il y a quelques années, on en parlait beaucoup plus,
00:15:32il y avait 3% de déficit public,
00:15:35maximum autorisé pour chaque pays.
00:15:37Et si ça nous était présenté comme une donnée tout à fait scientifique
00:15:40et un sérieux économique total,
00:15:42on avait appris finalement que ça avait été décidé
00:15:44sur un coin de table par quelques économistes.
00:15:46Bien sûr, bien sûr.
00:15:47Sans que ça fasse l'objet d'une réflexion poussée.
00:15:50Les 13 ans, oui, c'est moins ambitieux que les 15 ans,
00:15:53donc peut-être un peu plus consensuel.
00:15:55Anissa, va-t-il falloir un permis d'entrée sur Internet ?
00:15:59Alors, déjà, effectivement,
00:16:01parler de permis d'entrée sur Internet,
00:16:03c'est pour mettre en avant une inquiétude
00:16:05qui se cache derrière l'obsession des enfants.
00:16:09On nous parle d'interdire Instagram aux enfants.
00:16:12En réalité, si on gratte un peu,
00:16:14l'Europe pourrait bien être en train d'inventer
00:16:17le permis d'entrée, tout simplement, sur Internet.
00:16:19Parce que le Kids Act ne s'arrête pas aux réseaux sociaux
00:16:23quand on gratte un peu.
00:16:24Adrien Matou, vous le direz tout à l'heure.
00:16:26Le dispositif annoncé doit aussi concerner
00:16:28les plateformes vidéo, les jeux en ligne
00:16:30et les agents conversationnels
00:16:31utilisant l'intelligence artificielle.
00:16:33Pour accéder à ces services,
00:16:35chaque utilisateur devra donc vérifier
00:16:37sa tranche d'âge, y compris les adultes.
00:16:40Mais l'infrastructure européenne,
00:16:41elle existe déjà.
00:16:42Et si on lit bien les documents,
00:16:44on se rend compte que son champ
00:16:45est encore plus vaste.
00:16:46La commission explique
00:16:47que sa preuve d'âge numérique
00:16:49pourra servir à contrôler l'accès
00:16:51aux sites pornographiques, bien sûr,
00:16:53aux jeux d'argent
00:16:54ou à l'achat d'alcool.
00:16:55J'ai envie de dire, il est éteint.
00:16:56Et puis, elle précise même
00:16:57que l'outil pourrait être adapté
00:16:58à d'autres seuils.
00:16:59Par exemple, pour prouver
00:17:00que l'on a plus de 65 ans.
00:17:02Nous sommes donc très loin
00:17:03de la seule protection des enfants
00:17:05sur les réseaux sociaux.
00:17:07Officiellement,
00:17:07il ne s'agit pas
00:17:08de transmettre son identité complète
00:17:10puisque le site
00:17:11ne recevrait qu'une attestation anonyme
00:17:13confirmant que l'utilisateur
00:17:14possède l'âge requis.
00:17:16Mais pour fournir cette attestation,
00:17:18il faudra bien en amont
00:17:19passer par une pièce d'identité
00:17:20quelque part
00:17:21ou une identité numérique
00:17:22ou une banque
00:17:23ou un organisme certificateur.
00:17:25Ce qui se construit
00:17:26dépasse donc largement
00:17:28TikTok, Instagram, Facebook
00:17:29ou autre X.
00:17:31On parle là
00:17:31d'une infrastructure
00:17:33capable de conditionner
00:17:34l'accès
00:17:35à des pans entiers
00:17:36du numérique
00:17:37en fonction de notre âge.
00:17:39Donc, attention
00:17:39parce que j'ai plutôt l'impression
00:17:40que les réseaux sociaux
00:17:41ne sont peut-être
00:17:43que le produit d'appel
00:17:44à quelque chose
00:17:45qui sera un peu plus grand.
00:17:46N'est-ce pas,
00:17:47Adrien Matou ?
00:17:48Oui, j'ai envie de vous dire
00:17:50que c'était ça
00:17:50le problème de la loi
00:17:51à la base.
00:17:51C'est-à-dire qu'on peut
00:17:53tout à fait comprendre
00:17:54qu'on souhaite légiférer
00:17:56pour limiter l'accès
00:17:57aux réseaux sociaux,
00:17:58aux enfants
00:17:58parce qu'on sait
00:17:59quelles sont les conséquences
00:18:01en matière de capacité
00:18:03à garder l'attention,
00:18:04en matière de harcèlement,
00:18:06en matière de,
00:18:06je mets des guillemets,
00:18:08de lobotomisation.
00:18:10Donc ça,
00:18:10limite,
00:18:11c'était quelque chose
00:18:11qui pouvait être accepté.
00:18:13Le problème,
00:18:14c'est la condition
00:18:14de mise en œuvre
00:18:15de cette mesure.
00:18:16Et en fait,
00:18:17vous l'avez dit,
00:18:18pour prouver
00:18:19qu'on n'est pas un mineur,
00:18:20il faut donc
00:18:22nommer son identité,
00:18:23donner son identité.
00:18:24Et là,
00:18:25évidemment,
00:18:26on a quand même
00:18:27cette crainte
00:18:28d'une surveillance généralisée,
00:18:31d'un contrôle accru.
00:18:32Et en fait,
00:18:32j'ai envie de dire,
00:18:33ça revient quelque part
00:18:34à ce qui est devenu,
00:18:35ou ce que devient
00:18:36l'Union européenne.
00:18:37C'est-à-dire que l'Union européenne
00:18:38s'est construite
00:18:39comme un espace
00:18:40de liberté avant tout.
00:18:41C'était la liberté économique
00:18:43avec la suppression
00:18:44des frontières,
00:18:45la liberté de circulation
00:18:46des capitaux,
00:18:47la liberté de circulation
00:18:48des personnes
00:18:49à l'intérieur
00:18:50des frontières de l'UE.
00:18:51Mais ça a aussi été
00:18:52une armature bureaucratique
00:18:54avec des normes,
00:18:56des règlements,
00:18:59une administration cléthorique
00:19:00et une espèce de volonté
00:19:02d'intrusion
00:19:03dans la vie des gens.
00:19:04Et j'ai envie de vous dire,
00:19:05on a un peu le pire des deux mondes.
00:19:06C'est-à-dire qu'on a
00:19:07l'absence de contrôle,
00:19:08l'absence de protection économique,
00:19:09mais on a l'intrusion
00:19:10dans la vie des gens.
00:19:11Donc le dossier,
00:19:12à mon avis,
00:19:12est à suivre.
00:19:13On resollicitera votre avis,
00:19:15cher Adrien Matou.
00:19:16Pouvez-vous nous annoncer
00:19:17le contenu
00:19:18de la Une de Marianne
00:19:18de demain ?
00:19:20Vous parlez de quoi ?
00:19:23Oui, tout à fait.
00:19:24Alors on va parler
00:19:24de la crise dans les médias
00:19:26et de la volonté
00:19:28de certains,
00:19:29de plus en plus nombreux,
00:19:30de censurer
00:19:31les voix discordantes,
00:19:32qu'elles soient de droite
00:19:33ou de gauche,
00:19:33dans les médias.
00:19:34On parlera,
00:19:34à mon avis,
00:19:35de Charles Sapin.
00:19:36Évidemment,
00:19:36je pense qu'il est
00:19:37dans le dossier.
00:19:38Voilà, merci.
00:19:39Merci Adrien Matou
00:19:40et je vous dis
00:19:41à bientôt.
00:19:42Dans quelques instants,
00:19:43nous reviendrons
00:19:44sur les aides d'urgence
00:19:44accordées aux pêcheurs
00:19:45encore insuffisantes
00:19:46pour calmer leur colère
00:19:47et sur les métiers
00:19:48qui devraient bénéficier
00:19:50des meilleures augmentations
00:19:51de salaire en 2027.
00:19:52Attention,
00:19:53nous vous raconterons aussi
00:19:54comment un burger
00:19:55baptisé Gilbert Cheese
00:19:56a provoqué la colère
00:19:57d'une célèbre librairie parisienne
00:19:59et pourquoi
00:19:59de plus en plus de familles
00:20:01choisissent désormais
00:20:02leur boulangerie
00:20:03à 10 centimes près.
00:20:04Vous voulez réagir,
00:20:05appelez-nous.
00:20:060826 300 300.
00:20:08Sud,
00:20:09Sud Radio,
00:20:10la France dans tous ses états,
00:20:13les perles du jour.
00:20:14À terre encore
00:20:15pour une autre marée,
00:20:17on prendra des risques,
00:20:19on est bien obligés.
00:20:21Il y a des gosses à nourrir,
00:20:23le bateau va payer,
00:20:25le crédit est inférieur.
00:20:29Débarque pas ton sang,
00:20:30pour la croix.
00:20:31Voilà,
00:20:31c'est un père et sa fille
00:20:32qui chantent,
00:20:32une famille de marins,
00:20:33c'est une chanson de marins
00:20:34qui raconte la détresse,
00:20:35la difficulté du maintien,
00:20:37du grand métier,
00:20:38du grand métier de marins pêcheurs,
00:20:39d'artisans pêcheurs.
00:20:40Nous avons reçu hier,
00:20:41Jean-Yves,
00:20:42on avait Jean-Vincent Chantreau
00:20:44en ligne,
00:20:46du fait de la crise,
00:20:47de la tension très violente
00:20:48qui oppose les marins pêcheurs français
00:20:50au gouvernement,
00:20:51avec,
00:20:51à fosse sur mer,
00:20:52d'ailleurs,
00:20:53la police qui est intervenue.
00:20:54Aujourd'hui,
00:20:55c'est le port de Frontignan,
00:20:56je connais le Frontignan
00:20:57pour son muscat,
00:20:57mais c'est aussi une raffinerie
00:20:59et les marins pêcheurs excédés
00:21:00ont bloqué la raffinerie
00:21:03de Frontignan,
00:21:04donc ils sont reçus
00:21:05par le ministre,
00:21:07la ministre de l'Agriculture
00:21:08et de la Pêche,
00:21:09ou je crois aussi
00:21:09de l'économie,
00:21:11parce qu'ils ne peuvent plus
00:21:12le tarif,
00:21:13ils avaient,
00:21:14ils ont évidemment,
00:21:15comme les professionnels
00:21:16de la route,
00:21:17ils ont une tarification particulière
00:21:18pour leur carburant,
00:21:20et là,
00:21:22le gazole est à 1,10€,
00:21:25pour eux,
00:21:26c'est déjà très très cher,
00:21:28et là,
00:21:29s'ils prennent une augmentation
00:21:29supplémentaire,
00:21:30pour eux,
00:21:30c'est absolument intenable,
00:21:32au-dessus de 0,80€,
00:21:33disent leurs leaders,
00:21:34leurs syndicats,
00:21:34leurs leaders syndicaux,
00:21:36au-dessus de 0,80€
00:21:37du litre de mazout,
00:21:39ce n'est pas tenable.
00:21:40Donc,
00:21:40le gouvernement a entendu
00:21:42leur plainte,
00:21:43on sait que Sébastien Lecornu
00:21:44a donné à tous les ministres
00:21:45concernés l'instruction
00:21:46de prolonger les aides
00:21:47au carburant
00:21:48pour chaque branche
00:21:49jusqu'à la fin de l'année,
00:21:50et les pêcheurs ont obtenu
00:21:51quelque chose de supplémentaire,
00:21:54ils ont 35 centimes,
00:21:55il y a des 25 centimes
00:21:56qu'ils avaient,
00:21:56ils ont 35 centimes
00:21:58de réduction par litre
00:21:59de mazout,
00:22:00ce qui leur fait 10 centimes
00:22:01encore en moins,
00:22:02ce n'est pas idéal,
00:22:03mais c'est quand même
00:22:03une petite bouffée d'oxygène
00:22:04pour leur permettre
00:22:05de tenir le coup,
00:22:06parce que là,
00:22:07ils sont vraiment
00:22:07au bout du rouleau,
00:22:09la France est ruinée,
00:22:09on le sait bien,
00:22:10en état de faillite totale,
00:22:12le gouvernement est à l'os,
00:22:13les peu,
00:22:14le peu de subventions
00:22:16qu'ils donnent,
00:22:16ils les arrachent
00:22:17au budget,
00:22:17on ne sait où,
00:22:18et là,
00:22:1910 centimes,
00:22:19c'est vrai que ce n'est pas
00:22:19grand chose,
00:22:20mais si ça permet
00:22:20à nos marins pêcheurs
00:22:22de survivre quelques temps,
00:22:23c'est essentiel,
00:22:23parce que sans eux,
00:22:24la France ne sait plus
00:22:25tout à fait la France.
00:22:31À Nissan...
00:22:39On va parler pouvoir d'achat,
00:22:41évidemment,
00:22:41ça sonne un peu là,
00:22:42le pouvoir d'achat
00:22:43aujourd'hui,
00:22:43Péricault,
00:22:44ce n'est plus seulement
00:22:45renoncer au restaurant
00:22:46ou aux vacances,
00:22:46c'est aussi désormais
00:22:47choisir sa boulangerie
00:22:49parce qu'on est
00:22:49à 10 centimes près
00:22:52chez nos confrères
00:22:53du journal Le Parisien,
00:22:54un père de 3 enfants
00:22:56explique qu'il achète
00:22:57sa baguette
00:22:57là où elle coûte
00:22:58encore 1 euro
00:22:59plutôt que 1,10 euro
00:23:01ou 1,20 euro.
00:23:02Alors,
00:23:03est-ce que cela vous paraît
00:23:03dérisoire ?
00:23:04Ben non,
00:23:05parce qu'en fait,
00:23:05à raison d'une baguette
00:23:06par jour,
00:23:0620 centimes d'écart
00:23:07représentent plus
00:23:08de 70 euros par an.
00:23:10Et lorsqu'on compte déjà
00:23:11chaque dépense,
00:23:1270 euros ne sont plus
00:23:13en détail.
00:23:14Selon le nouvel
00:23:15observatoire de l'UNAF,
00:23:1663% des familles
00:23:18se sentent financièrement
00:23:19contraintes,
00:23:2036% doivent faire
00:23:21attention à tout.
00:23:22Et 37% renoncent même
00:23:24à des achats
00:23:25qu'elles jugent utiles.
00:23:26On ne parle donc
00:23:27plus seulement
00:23:28des plus pauvres.
00:23:29Plus de la moitié
00:23:29des familles françaises
00:23:30vivent désormais
00:23:31sans véritable marge
00:23:33de sécurité.
00:23:34Longtemps,
00:23:34la baguette a symbolisé
00:23:35l'art de vivre français.
00:23:37Aujourd'hui,
00:23:37son prix devient
00:23:38le thermomètre
00:23:39du déclassement.
00:23:40Quand un pays
00:23:41commence à comparer
00:23:4210 centimes
00:23:42pour acheter son pain,
00:23:43ce n'est pas la baguette
00:23:44qui est devenue
00:23:45un produit de luxe.
00:23:46C'est notre vie quotidienne
00:23:47qui est vraiment
00:23:48devenue trop chère.
00:23:49Il y a de bonnes raisons
00:23:50de penser à Nyssa
00:23:51que ça dure
00:23:51depuis beaucoup plus longtemps.
00:23:52Je sais qu'il y a
00:23:53de gros sujets
00:23:54aujourd'hui dans l'actualité,
00:23:55l'immigration,
00:23:55la sécurité,
00:23:56le narcotrafic.
00:23:56Je pense que le pouvoir
00:23:57d'achat sera évidemment,
00:23:59je pense,
00:23:59nous savons tous
00:24:00qu'il sera au cœur
00:24:01de la campagne présidentielle
00:24:03parce que la situation
00:24:03s'aggrave terriblement.
00:24:0510 centimes d'écart
00:24:06pour une baguette de pain.
00:24:07Quand on est là,
00:24:07c'est absolument tragique
00:24:08et je souffre
00:24:09avec ces gens-là,
00:24:10moi qui peuvent m'offrir
00:24:11un pain de meilleure qualité
00:24:12et je dénonce,
00:24:13moi qui me suis toujours battu
00:24:14contre la malbouffe,
00:24:15c'est à eux,
00:24:16c'est aux gens
00:24:17qui n'ont pas les moyens,
00:24:17c'est eux qui vont acheter
00:24:18du pain industriel
00:24:19qui n'a pas les vertus
00:24:20d'une baguette tradition
00:24:21comme on dit aujourd'hui,
00:24:22qui peut-être a 1,10,
00:24:231,20.
00:24:24Voilà,
00:24:24ils sont condamnés
00:24:25à manger de la malbouffe
00:24:26parce qu'ils n'ont pas les moyens.
00:24:27Je trouve ça dégueulasse.
00:24:29La République sociale est laïque,
00:24:30elle trahit sa mission
00:24:31et je comprends
00:24:32et je ne vais évidemment
00:24:33pas les incriminer.
00:24:34Je sais bien qu'aujourd'hui,
00:24:35est-ce que vous ne pouvez pas
00:24:35faire autrement ?
00:24:36Quand on est à 10 centimes
00:24:37prix,
00:24:37on ne peut pas faire autrement
00:24:38et en tant que citoyen français,
00:24:40savoir que j'ai des compatriotes
00:24:41qui sont obligés,
00:24:42qui sont condamnés
00:24:43à acheter le moins cher
00:24:45et le plus bas
00:24:45sachant que ce n'est pas
00:24:46toujours de la bonne qualité,
00:24:47je trouve ça d'une injustice
00:24:48et d'une fracture sociale
00:24:50absolument scandaleux.
00:24:50J'espère qu'on se battra tous
00:24:51pour éviter que ça s'aggrave
00:24:53et que ces gens-là
00:24:54pourront un jour accéder
00:24:55à une vraie baguette de pain.
00:25:11On a reconnu la voix
00:25:13de Léo Ferré
00:25:13qui annonçait avant
00:25:14que le boule miche
00:25:15c'était ci, c'était ça,
00:25:16il y avait des sandwichs.
00:25:18Pourquoi je vous parle
00:25:20du boule miche
00:25:21et de Léo Ferré
00:25:21dans cette très belle chanson ?
00:25:22Parce qu'une institution
00:25:23du quartier latin
00:25:24qui s'appelle
00:25:25Jibergen,
00:25:26qui était la librairie
00:25:26des étudiants,
00:25:27des élèves
00:25:28du monde de la scolarité
00:25:29qui était un des fleurons
00:25:31de l'édition
00:25:32et de la librairie française,
00:25:33ils ont vendu
00:25:34leur site historique
00:25:35Place Saint-Michel
00:25:36que ça a été racheté
00:25:37par une firme
00:25:38tenue par des Belges
00:25:39qui s'appelle
00:25:40Malatansburger.
00:25:41C'est terrible
00:25:41comme on a besoin
00:25:42de prendre des symboles
00:25:43américains.
00:25:45Je voyais dans un petit village
00:25:46du Val-de-Loire
00:25:47le bistrot
00:25:48qui était en face du château
00:25:49s'appelait New York.
00:25:50La mairie a fait
00:25:51un petit geste,
00:25:52ils ont fini
00:25:53par leur baptiser autrement.
00:25:57Manatansburger
00:25:57Place Saint-Michel
00:25:58devant la statue de Saint-Michel
00:25:59au bas du Boulmiche
00:26:00qui était le cœur
00:26:01de la vie parisienne
00:26:02et alors donc
00:26:03les deux frères
00:26:04propriétaires
00:26:04de Manatansburger
00:26:05qui veulent s'installer
00:26:0615 autres restaurants
00:26:07en France
00:26:08à cet endroit emblématique
00:26:10et bien
00:26:11ils vont jouer
00:26:11avec le nom de Jiber
00:26:12alors eux disent
00:26:13mais c'est un hommage
00:26:14que nous rendons
00:26:14à cette institution
00:26:15et il y a des sandwiches
00:26:16qui va s'appeler
00:26:17le Jiber Cheese
00:26:19un hamburger
00:26:19le Jiber Cheese
00:26:21et il ne sera préparé
00:26:22et servi
00:26:22qu'à cette adresse-là
00:26:23évidemment Jiber
00:26:24attendait
00:26:25déjà c'est douloureux
00:26:26de voir à la place
00:26:27de l'enseigne Jiber
00:26:28une enseigne du fast-food
00:26:29qui est la consécration
00:26:30de la mondialisation
00:26:31de merde
00:26:32voilà
00:26:32ça c'est la preuve
00:26:33que ce pays
00:26:33est en train de crever
00:26:34que notre civilisation
00:26:35est en train de régresser
00:26:36à la place de la librairie
00:26:37des jeunes
00:26:38on a un fast-food
00:26:39alors j'ai du respect
00:26:41pour les gens
00:26:41qui pensent le fast-food
00:26:42mais la symbolique
00:26:42de la France
00:26:43comment on a pu en arriver
00:26:44à un point
00:26:44où à Paris
00:26:45au cœur de Paris
00:26:46là où il y avait Jiber
00:26:48au quartier latin
00:26:48où il y a eu 68
00:26:49où il y a eu la révolution française
00:26:51on a eu tout ce que l'on veut
00:26:52la commune
00:26:52toutes les heures de gloire
00:26:53de la France
00:26:54on a un fast-food
00:26:55tenu par des Belges
00:26:57pour lequel j'ai le plus grand respect
00:26:58qui remplace la librairie
00:26:59et en plus ils vont appeler Jiber cheese
00:27:00alors j'irai goûter
00:27:02parce qu'il paraît
00:27:03que ce sera des fast-food
00:27:04avec des produits frais locaux
00:27:05vous voyez
00:27:06je ne veux pas dénigrer
00:27:07c'est la symbolique
00:27:08moi je suis très tolérant
00:27:09c'est la symbolique
00:27:10alors un Jiber cheese
00:27:11à la place de Jiber jeune
00:27:12non
00:27:13c'est pas un message
00:27:13pour la jeunesse
00:27:14au contraire
00:27:14c'est la preuve
00:27:15que notre classe politique
00:27:17j'incrimine vraiment
00:27:17les pouvoirs publics
00:27:18pendant tant tant d'années
00:27:20qui ont laissé
00:27:21la situation se dégrader
00:27:22pour qu'on ait
00:27:22un Jiber cheese
00:27:23à la place de Jiber jeune
00:27:24flûte alors
00:27:25vous avez compris
00:27:26je n'aurais pas dit flûte
00:27:26si j'étais pas à l'antenne
00:27:28flûte alors
00:27:30combien ça coûte
00:27:33en frit qu'on frac en troc
00:27:35en pot de bébé phoque
00:27:36combien ça coûte
00:27:38alors combien ça coûte
00:27:40Anissa vous allez nous parler salaire
00:27:41bah oui
00:27:42bah oui
00:27:42bah oui
00:27:43bah oui
00:27:43alors bonne nouvelle
00:27:44les salaires devraient
00:27:45augmenter en 2027
00:27:47on est content
00:27:48mais c'est dommage
00:27:49parce que mauvaise nouvelle
00:27:49pas forcément les vôtres
00:27:50pas pour tout le monde
00:27:51c'est ça
00:27:51pas pour tout le monde
00:27:52on se réfère encore
00:27:53à nos confrères
00:27:54du journal Le Parisien
00:27:55selon l'étude du cabinet
00:27:56Michael Page
00:27:58qu'ils ont dévoilé
00:27:59la hausse moyenne
00:28:00devrait se situer
00:28:01entre 2 et 2% et demi
00:28:04ce qui représente
00:28:04environ 40 euros brut
00:28:06par mois
00:28:06pour un salaire de 2000 euros
00:28:08mais le problème
00:28:09c'est que cette moyenne
00:28:10cache d'énormes différences
00:28:12les entreprises
00:28:13ne veulent plus
00:28:14augmenter tout le monde
00:28:15alors qu'avant
00:28:16bon bah c'était
00:28:17normalement des augmentations
00:28:18pour tous
00:28:19elles privilégient
00:28:20dorénavant
00:28:21les salariés
00:28:21qu'elles ont du mal
00:28:22à recruter
00:28:23ou à conserver
00:28:23comme les ingénieurs
00:28:25les techniciens de maintenance
00:28:27les spécialistes
00:28:28du nucléaire
00:28:29de l'aéronautique
00:28:30de la cybersécurité
00:28:31de la donnée
00:28:31ou de l'intelligence artificielle
00:28:34d'un certain métier
00:28:35en tension
00:28:35la progression
00:28:36pourrait donc approcher
00:28:37les 10%
00:28:38pour les autres
00:28:39ce sera beaucoup plus limité
00:28:40une autre enquête
00:28:41pareille
00:28:41menée auprès d'une centaine
00:28:42de grandes entreprises
00:28:43révèle même
00:28:44que 91% d'entre elles
00:28:45ne prévoient même pas
00:28:46une augmentation générale
00:28:47pour leur cadre
00:28:48les hauts seront donc
00:28:49individuels
00:28:50accordés au mérite
00:28:51à la promotion
00:28:52ou à la menace
00:28:53d'un départ
00:28:54autrement dit
00:28:55en 2027
00:28:56ce ne sera pas nécessairement
00:28:57le travail
00:28:57qui paiera davantage
00:28:58ce sera surtout
00:28:59la rareté
00:29:00écoutez
00:29:00allez écouter
00:29:01aujourd'hui
00:29:02les futurs candidats
00:29:03ou les candidats actuels
00:29:04tout le monde
00:29:04va se porter mieux
00:29:06parce que les salaires
00:29:07ne verront pas
00:29:07que dès qu'ils seront
00:29:07élus présidents
00:29:08ils vont remettre
00:29:09les salaires à la hausse
00:29:10ça va rase gratis
00:29:11mais voilà
00:29:12les chiffres que vous indiquez
00:29:13à l'issue
00:29:13ça sont vrais
00:29:14il y a encore des gens
00:29:14qui peuvent s'en sortir
00:29:15parce qu'il y a des branches
00:29:16économiques
00:29:16qui se portent bien
00:29:17et puis il y a ceux
00:29:18à qui il manque 10 centimes
00:29:20pour acheter
00:29:20une baguette de pain
00:29:21et on continue
00:29:24parce que
00:29:24évidemment
00:29:25on va retrouver
00:29:25notre grand
00:29:26André Bercoff
00:29:27et on va se demander
00:29:27ce qu'il le met
00:29:28dans tous ses états
00:29:29aujourd'hui
00:29:29je peux vous dire
00:29:30qu'il a décidé
00:29:31de passer au crible
00:29:32les dépenses américaines
00:29:33c'est sur Sud Radio
00:29:34vous souhaitez déjà réagir
00:29:350826 300 300
00:29:38dans tous ses états
00:29:39vous êtes bien sur Sud Radio
00:29:41il est 12h46
00:29:42vous allez entendre
00:29:43la voix de André Bercoff
00:29:45André Bercoff
00:29:46va se poser une question
00:29:47sur la façon
00:29:48dont les Etats-Unis
00:29:50furent leur argent
00:29:51il va tout simplement
00:29:51nous dire
00:29:52il va demander à Donald
00:29:54qu'est-ce que tu fous
00:29:55de ton fric
00:29:55la parole est à André Bercoff
00:29:57ici Sud Radio
00:30:00les français parlent au français
00:30:03les carottes sont guites
00:30:05Sud Radio Bercoff
00:30:07dans tous ses états
00:30:08et oui Bruce Springsteen
00:30:20Bruce Springsteen
00:30:21born in the USA
00:30:22oui on va vous parler
00:30:24d'Amérique
00:30:24on va vous parler d'Amérique
00:30:25mais c'est totalement lié
00:30:27à ce qu'on vit ici
00:30:28vous avez vu
00:30:29pouvoir d'achat
00:30:30retraite
00:30:31on va ponctionner qui
00:30:34les moutons que nous sommes
00:30:35vont être tondus
00:30:36comment
00:30:37de quelle façon
00:30:38ARA
00:30:39etc
00:30:40et bien on va regarder
00:30:41ce qui s'est passé
00:30:42aux Etats-Unis
00:30:42vous savez quand
00:30:43Donald Trump
00:30:44a chargé Elon Musk
00:30:45d'enquêter
00:30:47sur
00:30:49USAID
00:30:49USAID
00:30:50c'est l'équivalent
00:30:51aux Etats-Unis
00:30:52de l'agence française
00:30:53de développement
00:30:53voilà
00:30:54on aide
00:30:55c'est très très bien
00:30:55donner les pays
00:30:56etc
00:30:57de leur donner
00:30:58effectivement
00:30:59les moyens de se développer
00:31:00mais est-ce le cas ?
00:31:02on a vu ce qui se passe
00:31:03en France
00:31:04on a vu ce qui se passe
00:31:05dans certaines mairies
00:31:06comme la mairie de Paris
00:31:07où vont les
00:31:08où vont les sous
00:31:10où va l'argent
00:31:11comme d'habitude
00:31:12alors écoutez
00:31:14quelques résultats
00:31:15ce qui s'est passé
00:31:16et c'est le sénateur Kennedy
00:31:17qui n'est
00:31:18non pas
00:31:19Robert Kennedy Jr
00:31:20mais le sénateur
00:31:21John Kennedy
00:31:22qui a fait l'inventaire
00:31:23et franchement
00:31:25il faut que vous
00:31:26les Sud Radio
00:31:28les Sud Radioistes
00:31:29etc
00:31:29que vous écoutiez ça
00:31:30en deux mots
00:31:31alors c'est
00:31:32USAID
00:31:32c'est une agence
00:31:33qui emploie
00:31:3410 000 personnes
00:31:35des Etats-Unis
00:31:35et qui distribue
00:31:37des subventions
00:31:38enfin des subventions
00:31:39qui distribue
00:31:3940 milliards
00:31:41de dollars
00:31:42par an
00:31:42à
00:31:43ou à divers pays
00:31:44et
00:31:45souvent
00:31:47peut-être
00:31:48dans le bon sens
00:31:48probablement
00:31:49mais en même temps
00:31:50qu'est-ce qu'ils ont découvert
00:31:52parce que c'était
00:31:53l'opacité la plus totale
00:31:54comme souvent
00:31:55chez nous
00:31:55et bien
00:31:57Doge
00:31:57Elon Musk
00:31:58et compagnie
00:31:58ont envoyé
00:31:59leur commando
00:32:00ils ont regardé
00:32:01comment ruisselait
00:32:02cet argent
00:32:03alors regardez
00:32:04par exemple
00:32:05alors les américains
00:32:06ont découvert
00:32:07là c'était
00:32:08là il y a un an
00:32:09qu'ils donnaient
00:32:10de l'argent
00:32:11en Afghanistan
00:32:12oui mais
00:32:12aux talibans
00:32:13d'Afghanistan
00:32:14on sait ce qui s'est passé
00:32:15au Yémen
00:32:16on sait ce qui se passe
00:32:17en Syrie
00:32:18on sait également
00:32:19ce qui se passe
00:32:20mais là ça devient
00:32:21très intéressant
00:32:22par exemple
00:32:23USAID aide
00:32:24et donne
00:32:24des milliers
00:32:25de dollars
00:32:26pour les véhicules
00:32:28électriques
00:32:28au Vietnam
00:32:29évidemment
00:32:29c'est
00:32:30genre de rappel
00:32:30comme chez nous
00:32:31l'argent des contribuables
00:32:33par exemple
00:32:34il donne
00:32:35le USAID
00:32:37donne de l'argent
00:32:38et pas
00:32:39petit a
00:32:40une clinique
00:32:41transgenre
00:32:42en Inde
00:32:43oui oui
00:32:44en Inde
00:32:45clinique transgenre
00:32:46en Inde
00:32:47entièrement subventionnée
00:32:48par les Etats-Unis
00:32:49par le USAID
00:32:51il donne
00:32:521,5 million
00:32:54de dollars
00:32:55à un groupe
00:32:56de LGBTQ
00:32:57serbe
00:32:58serbe
00:32:59en Serbie
00:33:00voilà
00:33:001,5 million
00:33:01pour faire avancer
00:33:02la diversité
00:33:04l'équité
00:33:05et l'inclusion
00:33:06dans les lieux
00:33:08de travail
00:33:08et les communautés
00:33:11du business
00:33:11en Serbie
00:33:12en Serbie
00:33:13je rappelle
00:33:14donc
00:33:15je ne parle pas
00:33:16enfin on ne parle pas
00:33:17aussi
00:33:18des groupes
00:33:19alignés
00:33:20avec des
00:33:20organisations terroristes
00:33:22122 millions
00:33:23de dollars
00:33:24par an
00:33:24par exemple
00:33:26par exemple
00:33:27ils ont donné
00:33:29pas mal de choses
00:33:31du côté
00:33:31de certaines
00:33:32organisations
00:33:33radicales
00:33:34ils ont donné
00:33:35pour le changement
00:33:37de sexe
00:33:38au Guatemala
00:33:382 millions
00:33:40pour le changement
00:33:41de sexe
00:33:42au Guatemala
00:33:4216ème Street
00:33:44vous savez
00:33:44la série télévisée
00:33:4616ème Street
00:33:47il y a eu
00:33:4816ème Street
00:33:48en Irak
00:33:49et bien ils ont donné
00:33:5020 millions
00:33:50de dollars
00:33:51pour produire
00:33:52un 16ème Street
00:33:53en Irak
00:33:54ils ont donné
00:33:55aussi
00:33:57combien ?
00:33:58ah oui
00:33:58c'est magnifique
00:33:59ils ont donné
00:34:004,5 millions
00:34:03de dollars
00:34:04évidemment
00:34:05contribuent
00:34:05l'américain
00:34:06pour combattre
00:34:07la désinformation
00:34:08au Kazakhstan
00:34:09évidemment
00:34:10les américains
00:34:11doivent d'abord
00:34:12sur priorité
00:34:13de combattre
00:34:13la désinformation
00:34:14au Kazakhstan
00:34:16ils ont donné
00:34:178 millions
00:34:17de dollars
00:34:18pour que les journalistes
00:34:20du Sri Lanka
00:34:21du Sri Lanka
00:34:23pour qu'ils évitent
00:34:26le langage binaire
00:34:30c'est-à-dire qu'ils arrêtent
00:34:31de donner des armes
00:34:36au non-genre
00:34:38à ceux qui n'acceptent pas
00:34:40la théorie du genre
00:34:41LGBT encore en Jamaïque
00:34:431,5 millions
00:34:44de dollars
00:34:45l'écosystème
00:34:48du média cubain
00:34:491,5 millions
00:34:50de dollars
00:34:51alors attention
00:34:52et puis
00:34:53les handicapés
00:34:54au Bélarus
00:34:55en Biélorussie
00:34:561,5 millions
00:34:57de dollars
00:34:58pour les causes LGBT
00:35:00pour les causes LGBT
00:35:01en Macédoine
00:35:023,9 millions
00:35:04de dollars
00:35:04et puis
00:35:05pour l'éducation
00:35:07encore une fois
00:35:08l'inquilité
00:35:09équité
00:35:09diversité
00:35:10inclusion
00:35:10au Népal
00:35:128,3 millions
00:35:14de dollars
00:35:14et on pourrait durer
00:35:15comme ça
00:35:16pendant des heures
00:35:17donc
00:35:17non pas
00:35:18rendez l'argent
00:35:19mais dites-nous
00:35:20où ça se passe
00:35:21et puis
00:35:22on fera un audit
00:35:23et puis
00:35:24on aura le jugement
00:35:25et l'accusation
00:35:26à demain
00:35:29comme les paroles
00:35:30d'André
00:35:31sont pertinentes
00:35:32il a fait cet inventaire
00:35:33absolument hallucinant
00:35:35des gabegis
00:35:35des dépenses américaines
00:35:36avec des sommes
00:35:38hallucinantes
00:35:39en millions
00:35:39et milliards
00:35:40de dollars
00:35:40il nous avait déjà
00:35:41il y a quelques semaines
00:35:43peut-être quelques jours
00:35:44vous vous souvenez
00:35:44c'est un million et demi
00:35:46pour étudier
00:35:47le rire des femmes
00:35:48le rire des femmes
00:35:49je pense que la France
00:35:50n'est pas en reste
00:35:51pour les dépenses
00:35:53hallucinantes
00:35:53on ne parlera pas
00:35:54des ronds-points
00:35:55qui ne servent à rien
00:35:55des ponts trop bas
00:35:56et des quais
00:35:57qui sont trop longs
00:35:59et si on fait l'inventaire
00:36:00de cette gabegie
00:36:03du ministère
00:36:04des finances français
00:36:05où l'argent
00:36:06du contribuable
00:36:07part à des initiatives
00:36:09ou à des associations
00:36:10qui ne le méritent pas
00:36:10là aussi
00:36:11il y aurait beaucoup à faire
00:36:12et je sais qu'André Bercoff
00:36:13est très soucieux
00:36:14de ce sujet
00:36:14nous avons
00:36:15nous avons William
00:36:16nous allons avoir William
00:36:18qui nous appelle
00:36:19de Brive la Gaillarde
00:36:21William
00:36:21vous vous voulez réagir
00:36:23sur l'interdiction
00:36:24des réseaux sociaux
00:36:25aux adolescents
00:36:26comment ça se passe
00:36:27chez vous William ?
00:36:29chez moi ça se passe
00:36:30moi j'ai un enfant
00:36:32qui a 13 ans
00:36:33donc il n'y a pas
00:36:33de réseaux sociaux
00:36:33donc il n'y a pas
00:36:34de réseaux sociaux
00:36:35donc il n'y a pas
00:36:35moi j'en ai
00:36:36mais je trouve que
00:36:39ce qui est assez compliqué
00:36:40sur les réseaux sociaux
00:36:41c'est qu'il y a de plus en plus
00:36:42d'options
00:36:43de plus en plus de choses
00:36:45ça avance très très vite
00:36:46et nous en tant que parents
00:36:47c'est assez compliqué
00:36:48d'être efficace
00:36:49dans la protection
00:36:50de l'enfant
00:36:50c'est clair
00:36:51c'est clair
00:36:52il est demandeur William
00:36:53vous sentez qu'il aimerait bien y aller
00:36:54ou vous prenez la précaution
00:36:57d'empêcher qu'il y aille ?
00:36:58non non
00:36:59il n'a pas la demande
00:37:00on communique assez facilement
00:37:02donc
00:37:02s'il a envie de quelque chose
00:37:03il m'en parle
00:37:04c'est pas
00:37:05c'est pas un sujet
00:37:07qui le patienne
00:37:07on va dire pour l'instant
00:37:08non
00:37:09pourtant il accède à des écrans
00:37:11est-ce qu'il a déjà
00:37:12un téléphone portable avec lui ?
00:37:14oui
00:37:14oui il a un téléphone
00:37:15moi je suis séparé
00:37:17avec un amant
00:37:17donc depuis la séparation
00:37:19il a un téléphone
00:37:20pour fluidifier
00:37:20et faciliter la communication
00:37:21avec les deux parents
00:37:23selon l'endroit où il se trouve
00:37:25je crois que c'était important
00:37:26qu'il puisse gérer sa communication
00:37:29mais il n'y a pas de réseaux sociaux dessus
00:37:32il n'y va pas
00:37:33et lui ne fait pas la demande
00:37:36d'accord
00:37:37donc pour l'instant
00:37:37je vais vous dire
00:37:38il a des questions
00:37:39il a des questions là-dessus
00:37:40sur comment ça fonctionne
00:37:41pourquoi est-ce qu'on en dit ça
00:37:42pourquoi est-ce qu'on dit que
00:37:44ça peut éventuellement être dangereux
00:37:47toi papa quand tu l'utilises
00:37:48qu'est-ce qu'il fait dessus
00:37:49on en parle quoi
00:37:50on en parle
00:37:51mais la demande n'est pas arrivée
00:37:52en disant
00:37:53j'aimerais avoir mon
00:37:54mon compte Facebook
00:37:55mon compte Instagram
00:37:56non
00:37:56il va sur internet je pense
00:37:59ah oui internet
00:38:00oui beaucoup musique
00:38:00il est très musique
00:38:01donc youtube beaucoup
00:38:03voilà
00:38:05donc de lui-même
00:38:06de lui-même
00:38:07il a un comportement assez responsable
00:38:09il sait qu'il y a des terrains
00:38:09sur lesquels il ne doit pas aller
00:38:10ou qu'il n'a pas envie d'aller
00:38:12par contre il utilise internet
00:38:13à des fins
00:38:14j'allais dire culturelles
00:38:15éducatives
00:38:16finalement William
00:38:17votre fils est un enfant responsable
00:38:18si je comprends bien
00:38:19c'est pour ça que j'estime
00:38:20avoir beaucoup de chance
00:38:22parce qu'on est de nombreux parents
00:38:23à avoir ce discours là
00:38:24à essayer de leur faire passer
00:38:25ce message
00:38:27sur l'utilisation d'internet
00:38:29et des réseaux sociaux
00:38:31ou de l'intégralité des cils
00:38:33qu'on va trouver
00:38:34qu'il y a aussi du bon
00:38:35il n'y a pas que du mauvais
00:38:36mais comment faire en sorte
00:38:37d'utiliser le bon
00:38:38et laisser le côté mauvais
00:38:39bien sûr que c'est le rêve
00:38:40de tous les parents
00:38:41l'idée de tous les parents
00:38:43mais certains enfants
00:38:44peuvent être tentés
00:38:45et il y a aussi une chose
00:38:46voilà
00:38:46chez les enfants
00:38:47quand ils avaient 12, 13, 14 ans
00:38:48il y a le cercle familial
00:38:49il y a l'école aussi
00:38:52où quand les copains
00:38:53parlent d'un site
00:38:54ou parlent de réseaux sociaux
00:38:56on en a tous
00:38:57il n'y a pas de réseaux sociaux
00:38:59mais quand quelqu'un
00:39:00en parlait de quelque chose
00:39:00de nouveau
00:39:01où il avait le droit
00:39:02d'aller passer du temps dessus
00:39:03et bien naturellement
00:39:05on se dit
00:39:05nous pourquoi on n'y va pas
00:39:07et j'aimerais bien le tester aussi
00:39:08donc
00:39:09vous voyez autour de vous
00:39:10dans votre entourage
00:39:11dans votre famille
00:39:12des parents beaucoup moins
00:39:13vigilants
00:39:13avec des adolescents
00:39:14qui vont sur des réseaux sociaux
00:39:15vous connaissez des cas
00:39:16ou non ?
00:39:17oui oui
00:39:18c'est très différent
00:39:19là je vois dans la gestion
00:39:21par rapport aux réseaux sociaux
00:39:22déjà par rapport
00:39:23à l'utilisation des écrans
00:39:24ensuite par rapport
00:39:25à l'utilisation d'internet
00:39:26et ensuite par rapport
00:39:27à l'utilisation des réseaux sociaux
00:39:30je vois des fonctionnements
00:39:31qui vont être opposés
00:39:33parce que
00:39:34les réseaux sociaux
00:39:34je pense que
00:39:35tant qu'on n'a pas été confronté
00:39:37à un problème
00:39:38on peut aussi avoir du mal
00:39:39à imaginer
00:39:40ah ça peut vraiment mal tourner
00:39:42vous voyez ?
00:39:43merci William
00:39:44pour votre témoignage
00:39:45très pertinent
00:39:46et on souhaite évidemment
00:39:47que beaucoup de parents
00:39:48soient dans votre cas
00:39:48qu'avoir un enfant responsable
00:39:50et en tout cas
00:39:51des parents vigilants
00:39:51ça va être nécessaire
00:39:52la loi c'est bien
00:39:53mais si déjà la mesure
00:39:54et la prise de conscience
00:39:55est prise au sein de la famille
00:39:56c'est déjà une avancée gigantesque
00:39:59la France possède
00:40:00l'un des patrimoines
00:40:01les plus riches au monde
00:40:02mais des églises fermes
00:40:04des châteaux se fissures
00:40:05et des communes
00:40:06doivent choisir
00:40:06entre réparer une toiture
00:40:08ou financer
00:40:08leur service public
00:40:10manquons-nous réellement d'argent
00:40:12ou avons-nous simplement décidé
00:40:13que nos monuments
00:40:14pouvaient attendre
00:40:15jusqu'à devenir des ruines
00:40:16Didier Rickner
00:40:17journaliste historien de l'art
00:40:18et fondateur de la tribune de l'art
00:40:20sera avec nous
00:40:21juste après le journal
00:40:22midi 14h
00:40:23Sud Radio
00:40:24la France dans tous ses états
00:40:27le face-à-face
00:40:53vous avez tous reconnu la marche
00:40:56pour la cérémonie des turcs
00:40:58de M. Jean-Baptiste de Lully
00:41:00grand intendant de la musique
00:41:01en France
00:41:01tombé par lui 14
00:41:02ce morceau de musique
00:41:03fut donné dans le cadre
00:41:05du bourgeois gentilhomme
00:41:06de Molière
00:41:07il incarne évidemment
00:41:08les grandes époques
00:41:10de la France
00:41:12Versailles
00:41:12la royauté
00:41:13nos monuments historiques
00:41:14la grandeur de la France
00:41:15son patrimoine
00:41:16vous êtes sur Sud Radio
00:41:18il est 13h05
00:41:18je reçois
00:41:19Didier Rickner
00:41:20nous allons parler justement
00:41:21dans quel état
00:41:22est notre patrimoine
00:41:23est-ce que la France
00:41:25abandonne son patrimoine
00:41:26culturel
00:41:27architectural
00:41:28historique
00:41:28Danisa l'a dit tout à l'heure
00:41:30des monuments
00:41:30des églises
00:41:31des manoirs
00:41:32des châteaux
00:41:32parce que les finances sont vides
00:41:34et que nous n'avons plus
00:41:35les moyens
00:41:36ce qui est vraiment
00:41:37une tragédie culturelle
00:41:39et historique
00:41:39nous n'avons plus les moyens
00:41:40de préserver ce patrimoine
00:41:41Stéphane Merne
00:41:42a créé pour ça
00:41:43une institution
00:41:45un loto
00:41:45pour le sauver
00:41:46et malgré tout
00:41:47nous avons des témoignages
00:41:48accablants
00:41:48de monuments
00:41:49qui sont en perdition
00:41:51Didier Rickner
00:41:52merci d'être avec nous
00:41:53en studio
00:41:53en direct
00:41:54sur Sud Radio
00:41:56merci pour votre invitation
00:41:57on va parler bien entendu
00:41:59de cette désagrégation
00:42:01de notre patrimoine
00:42:02cet abandon
00:42:02mais un mot d'abord
00:42:03sur l'actualité
00:42:04il y a cette polémique
00:42:06sur l'accueil
00:42:07à l'Assemblée Nationale
00:42:08cette espèce de cage de verre
00:42:10qu'on va mettre
00:42:10vous étiez au compte rendu
00:42:12que donnait
00:42:13la présidente
00:42:14Sonia Bronpivert
00:42:15vous revenez
00:42:16un petit peu dubitatif
00:42:17des informations
00:42:17qu'on vous a données
00:42:18alors tout à fait
00:42:19parce que
00:42:20c'est bien de communiquer
00:42:22c'est un peu moins bien
00:42:23de communiquer trop tard
00:42:24alors parmi les problèmes
00:42:26il y a ce problème
00:42:26de la transparence
00:42:27alors là
00:42:27la présidente de l'Assemblée Nationale
00:42:29a dit qu'elle avait été transparente
00:42:30depuis le départ
00:42:30elle a d'abord dit
00:42:31que ce n'était pas son projet
00:42:32que c'est depuis 80
00:42:33alors oui
00:42:34depuis les années 80
00:42:35il y a effectivement
00:42:36un projet de nouvel accueil
00:42:37pour l'Assemblée Nationale
00:42:37mais pas ce projet là
00:42:38évidemment
00:42:39expliquez-nous en deux mots
00:42:40de quoi il s'agit
00:42:40c'est la façade de l'Assemblée
00:42:42face à la place de la Concorde
00:42:43avec la colonnade
00:42:44et sur le côté droit
00:42:45il y a un accès pour le public
00:42:46ceux qui vont visiter
00:42:48exactement
00:42:48c'est un peu petit peut-être
00:42:50c'est actuellement
00:42:51un bâtiment
00:42:53d'époque
00:42:53voilà oui
00:42:54l'époque de 1888
00:42:55je crois
00:42:56et fin 19ème
00:42:57qui n'a pas une qualité
00:42:58architecturale extrême
00:42:59mais qui
00:43:00justement à cet endroit là
00:43:01il ne faut pas
00:43:02quelque chose de trop grand
00:43:03enfin c'est petit
00:43:04ça ne se voit pas spécialement
00:43:05on pourrait très bien
00:43:06à la limite
00:43:07ce n'est pas le bâtiment
00:43:07qui en lui-même est en cause
00:43:09c'est ce qu'on va mettre à la place
00:43:10c'est insuffisant
00:43:11au niveau volume
00:43:12ou pas forcément
00:43:13ce qu'on nous dit
00:43:14c'est qu'on veut accueillir
00:43:14beaucoup plus de monde
00:43:16et on nous dit
00:43:17c'est trop petit
00:43:18pour accueillir tout le monde
00:43:19et donc il faut creuser
00:43:20visite payante
00:43:21ou gratuite à l'Assemblée
00:43:22ça sera gratuit je pense
00:43:23mais ça c'est à vérifier
00:43:24on lui dit
00:43:25qu'il faut creuser
00:43:26sous la cour
00:43:26qui se trouve à gauche
00:43:27et un petit peu
00:43:28sous le jardin à droite
00:43:29on lui dit
00:43:30il n'y a pas suffisamment de place
00:43:30mais alors qu'est-ce qu'on va mettre
00:43:31dans ce pavillon
00:43:32qu'on va reconstruire complètement
00:43:33et j'y viendrai
00:43:34déjà ils vont mettre
00:43:35un restaurant panoramique
00:43:37qu'il va y avoir sur la scène
00:43:37je ne suis pas certain
00:43:38que ce soit nécessaire
00:43:39une obligation
00:43:40ils vont mettre également
00:43:41des boutiques
00:43:42et pour accueillir le public
00:43:43ce sera surtout en souterrain
00:43:45ils vont construire
00:43:45de manière assez lourde
00:43:47alors que c'est interdit
00:43:47par le plan de sauvegarde
00:43:48de mise en valeur
00:43:49du 7ème arrondissement
00:43:51et donc ça
00:43:52ils se sont aperçus un peu tard
00:43:53et donc ils doivent le changer
00:43:54ce PSMV
00:43:54on frôle le centre commercial
00:43:56quasiment presque
00:43:58ça sera en vert
00:43:59voilà c'est ça
00:44:00en tout cas l'entrée de face
00:44:01sur la scène
00:44:02est en vert
00:44:03et franchement
00:44:04oui on dirait
00:44:05une gare moderne
00:44:06ça n'a pas du tout
00:44:07et surtout
00:44:08alors on nous dit
00:44:08plein de choses
00:44:09le budget d'abord
00:44:1053 millions
00:44:11vous rendez compte
00:44:11c'est énorme
00:44:13si les caisses de l'Etat
00:44:14étaient pleines
00:44:14et qu'on regorgeait
00:44:15de fric
00:44:16je comprendrais
00:44:17mais vu les finances
00:44:17de l'Etat
00:44:18on entend les ministres
00:44:19raconter à chaque seconde
00:44:20on n'a plus un centime
00:44:21et là on va s'offrir
00:44:22une cage d'accueil
00:44:23alors ils nous disent
00:44:24qu'il y a le Brune-Pivet
00:44:26qui a réponse à tout
00:44:26dit c'est parce que
00:44:27c'est un projet
00:44:27d'intérêt public
00:44:28c'est sûr que tout le monde
00:44:29attendait qu'on construise cela
00:44:30alors qu'il y ait besoin
00:44:31comme elle le dit
00:44:32de permettre plus d'accès
00:44:35à l'Assemblée nationale
00:44:36pourquoi pas
00:44:37mais en visitant
00:44:38on a découvert quelque chose
00:44:39c'est qu'il existe
00:44:40des espaces assez grands
00:44:41qui existent déjà
00:44:42déjà
00:44:43et qui ne sont pas aménagés
00:44:45on pourrait très bien
00:44:46conserver ce bâtiment
00:44:48y faire vraiment l'entrée
00:44:50pas mettre le restaurant
00:44:51etc
00:44:51ce qui donnerait déjà
00:44:51beaucoup plus de place
00:44:52et puis ensuite
00:44:55organiser
00:44:55une salle d'exposition
00:44:56un point d'accueil
00:44:57etc
00:44:57il y a de la place
00:44:58mais alors ce qu'on nous dit
00:44:59parce qu'on n'a pas arrêté
00:45:00de raconter n'importe quoi
00:45:01on nous dit que le plan de sauvegarde
00:45:02il faut le modifier
00:45:04alors c'est vrai
00:45:04il faut le modifier
00:45:05mais en fait
00:45:05il faut le modifier
00:45:06pour pouvoir creuser le reste
00:45:07mais ça ils ne disent pas ça
00:45:07elle nous dit
00:45:08c'est pour qu'on puisse
00:45:09recevoir du public
00:45:10parce qu'actuellement
00:45:11dans ce qui existe déjà
00:45:11on ne peut pas recevoir du public
00:45:12moi j'ai regardé de très près
00:45:15la réglementation
00:45:16ça n'est pas vrai
00:45:17on nous dit aussi
00:45:19ça c'est l'architecte
00:45:20nous dit
00:45:21aucun des 4 candidats
00:45:23il y avait 4 candidats
00:45:24aucun
00:45:25tout le monde détruisait
00:45:26le bâtiment d'origine
00:45:28ce qu'il faut
00:45:29ce qu'il faut
00:45:30il y avait des projets
00:45:31où on ne le détruisait pas
00:45:32j'ai demandé
00:45:33j'essaye d'avoir les autres projets
00:45:35mais on connait le projet Sanaha
00:45:36sur lequel
00:45:38je combattais Sanaha
00:45:39sur d'autres projets
00:45:40par exemple celui de la Samaritaine
00:45:40mais là il avait un très bon projet
00:45:42qui conservait au contraire
00:45:43donc tout ça est faux
00:45:45on nous dit
00:45:46que le projet maintenant
00:45:47ça fait 8 mètres de haut
00:45:48donc ça va très bien
00:45:48en oubliant de dire
00:45:49qu'avant c'était 9 mètres
00:45:50alors ils l'ont réduit un peu
00:45:51parce que ça c'était interdit
00:45:52effectivement
00:45:53mais c'est 8 mètres
00:45:54sur toute la longueur
00:45:56alors que
00:45:57actuellement
00:45:58ce qui est vu sur la scène
00:45:59c'est 6 mètres 50
00:46:00donc il va y avoir
00:46:001 mètre 50 de plus
00:46:02avec en plus
00:46:02cette façade qui ne va pas
00:46:03donc il n'y a rien qui va
00:46:04ça met ça a été le virus
00:46:05sur la façade de l'Assemblée
00:46:06tout à fait
00:46:07il n'y a rien qui va
00:46:08dans ce projet
00:46:09on nous parle aussi
00:46:10de la transparence
00:46:11alors vous savez
00:46:13évidemment
00:46:13la comparaison n'est pas raison
00:46:14effectivement
00:46:15l'architecte a dit
00:46:16la tour triangle
00:46:17ça n'a rien à voir
00:46:17mais on nous avait dit
00:46:18rappelez-nous ce qu'on nous dit
00:46:19avant chaque bâtiment en verre
00:46:21ça serait transparent
00:46:22la tour triangle
00:46:22devait être transparente
00:46:23on voit ce qu'il en est
00:46:25la pyramide de verre
00:46:26devait être transparente
00:46:27elle n'est pas transparente
00:46:27et là il nous dit
00:46:28mais non croyez-moi sur parole
00:46:29ça va être transparent
00:46:30parce qu'on utilise
00:46:30un verre très fin etc
00:46:31non
00:46:33soi-disant
00:46:33depuis le jardin
00:46:34de l'hôtel de la Sey
00:46:35on regarde
00:46:36et on a l'impression
00:46:36de voir derrière
00:46:39la colonnade
00:46:40oui
00:46:40mais ce n'est pas possible
00:46:41ça sera du verre
00:46:42parce qu'il y aura
00:46:43sur le côté
00:46:44c'est du verre
00:46:44avec de fines colonnettes
00:46:46de pierre
00:46:47alors on va réutiliser
00:46:49le bâtiment d'avant
00:46:50pour faire les colonnettes
00:46:51de pierre
00:46:51vous vous rendez compte
00:46:52on se fiche du monde
00:46:53Didier Isner
00:46:54nous sommes bien d'accord
00:46:54ce sont des monuments historiques
00:46:56tant l'hôtel de la Sey
00:46:56qui est le siège
00:46:57de la présidence
00:46:58de l'Assemblée nationale
00:46:58la résidence
00:46:59le palais Bourbon lui-même
00:47:01qui est un monument historique
00:47:01les fameuses ABF
00:47:03les architectes
00:47:04des bâtiments de France
00:47:05qui sont censés préserver
00:47:06j'allais dire
00:47:07l'esthétique
00:47:07les équations énormes
00:47:09ont donné leur accord
00:47:10pour faire cette création
00:47:11d'art moderne
00:47:12c'est comme si on avait
00:47:13la pyramide de l'Epaille
00:47:14entre les deux
00:47:15alors moi qui défend
00:47:15beaucoup les ABF
00:47:16et je pense qu'ils sont
00:47:16plus qu'utiles
00:47:17bien sûr
00:47:18heureusement qu'ils sont là
00:47:19mais oui
00:47:20mais va venir devant le Parlement
00:47:21devant la Sey
00:47:22de l'Assemblée nationale
00:47:22justement
00:47:23un projet de loi
00:47:24Jean Brun
00:47:25vous savez
00:47:25qui va
00:47:26qui s'attaque
00:47:27qui veut le retirer
00:47:29du pouvoir
00:47:29une grande partie
00:47:30ça ce sera dramatique
00:47:31je ne sais pas si on pourra
00:47:32en reparler
00:47:32on va en reparler
00:47:33vous reviendrez spécialement
00:47:34c'est absolument dramatique
00:47:36mais il faut reconnaître
00:47:38que les ABF à Paris
00:47:39on se demande s'il y en a
00:47:40parce qu'à peu près tous
00:47:42dès que le pouvoir
00:47:43veut faire quelque chose
00:47:44tout va bien
00:47:45donc là
00:47:46il n'y a absolument
00:47:47aucun contre-feu
00:47:47il faut dire aussi
00:47:49à la décharge des ABF
00:47:50quand ils ont
00:47:51une forte pression politique
00:47:52c'est le préfet
00:47:52qui est leur patron
00:47:53et qui décide
00:47:54dans le dernier ressort
00:47:55oui voilà
00:47:55il ne donne qu'un avis
00:47:56alors l'ABF
00:47:57il était dans le projet
00:47:59architecte des bâtiments de France
00:48:00il était dans le jury
00:48:01qui a choisi le projet
00:48:02donc demain évidemment
00:48:03on va dire oui à tout
00:48:04il y a un problème
00:48:05je pense qu'il y a un vrai problème
00:48:06des ABF à Paris
00:48:07je pense qu'il faut l'écrire
00:48:08il faut le dire
00:48:09peut-être que c'est dû
00:48:10pas dû à eux
00:48:11parce que je pense
00:48:11que certainement
00:48:12ce sont des gens très bien
00:48:13mais le problème
00:48:14c'est qu'ils sont dans un système
00:48:15qui les égrace
00:48:16si ils avaient avant
00:48:17les architectes des bâtiments de France
00:48:19ils pouvaient dire
00:48:20non
00:48:20et c'était non
00:48:21le préfet ne pouvait rien dire de plus
00:48:22alors il pouvait y avoir des recours
00:48:25devant le tribunal administratif
00:48:26ça c'est normal
00:48:26mais le préfet n'avait pas à dire
00:48:28oui ou non
00:48:28là maintenant c'est le préfet
00:48:29qui dit
00:48:30donc je pense que dans bien des cas
00:48:31quand c'est très politique
00:48:32les ABF disent
00:48:33on va dire oui
00:48:34nous nous souvenons de la célèbre
00:48:37pyramide du Louvre
00:48:37qui aujourd'hui rencontre
00:48:38un succès retentissant
00:48:39quand elle fut lancée
00:48:40il y a eu évidemment des voix
00:48:41qui s'étonnaient
00:48:42cette pyramide de verre
00:48:43au milieu dans la cour du Louvre
00:48:45volonté personnelle
00:48:46de François Mitterrand
00:48:47qui était un petit peu
00:48:48un édifice créé à sa mémoire
00:48:50architecte chinois l'y paye
00:48:51on avait quand même
00:48:52mis un peu les formes
00:48:53il y avait quand même eu
00:48:54un comité
00:48:54même si c'était le fait
00:48:55du prince qui est passé
00:48:56mais il y avait eu un débat
00:48:57mais en tout cas
00:48:58on veut dire
00:48:58il y avait eu un vrai débat
00:48:59alors là on dit
00:49:00qu'il y a eu un débat
00:49:00c'est aussi un point
00:49:04elle dit
00:49:05mais tout ça est transparent
00:49:06donc je l'ai dit
00:49:07d'ailleurs tous les PV
00:49:09du bureau de l'Assemblée nationale
00:49:10sont sur le site
00:49:11comme si
00:49:11on n'a pas le temps
00:49:14évidemment d'aller voir
00:49:14tous les PV
00:49:15de toutes les commissions
00:49:16de toutes les institutions
00:49:18en France
00:49:18pour voir si par hasard
00:49:19il n'y aura pas un bâtiment
00:49:20qui n'irait pas
00:49:20mais je l'ai prise au mot
00:49:22elle a dit
00:49:22c'est sur le site
00:49:23or elle a dit hier
00:49:24que le 17 septembre 2024
00:49:26le bureau de l'Assemblée nationale
00:49:27avait voté à l'unanimité
00:49:28vous l'avez interpellé personnellement ?
00:49:31je ne vais pas poser cette question
00:49:32je vais poser d'autres questions
00:49:33mais celle-ci
00:49:33a été posée par la chaîne
00:49:34mais vous vous étiez
00:49:35à cette conférence
00:49:36j'étais à la conférence
00:49:37mais on n'a pas évoqué
00:49:37cette date de 17 septembre
00:49:39mais hier
00:49:39c'est sur la chaîne parlementaire
00:49:4217 septembre 2024
00:49:43le bureau vote à l'unanimité
00:49:45je suis allé voir
00:49:46le compte-rendu
00:49:47des bureaux
00:49:48dont elle nous dit
00:49:48il n'y a pas du tout
00:49:50mention de cela
00:49:51il n'y a pas de mention
00:49:51du projet
00:49:52pas du tout
00:49:53alors là
00:49:53elle s'est plantée de date
00:49:54ou elle s'est plantée tout court
00:49:56on va dire plantée
00:49:57mais de toute façon
00:49:58on regarde tous les PV
00:50:00en fait elle a parlé une fois
00:50:01en 2025
00:50:04ou 2024 peut-être
00:50:06de ce pavillon
00:50:07en disant qu'il y avait
00:50:08un concours qui allait être lancé
00:50:09on l'a raté
00:50:09excusez-nous
00:50:10il y a plein de gens
00:50:10on l'a raté
00:50:11je vous dirais
00:50:11que même au ministère
00:50:12de la culture
00:50:12quand je les avais contactés
00:50:13à l'époque
00:50:14quand il y a eu ce projet
00:50:15qui est sorti
00:50:16qu'on a pu voir
00:50:17grâce aux journées du patrimoine
00:50:18le l'an dernier
00:50:18et qu'on a vu ça
00:50:19le ministère de la culture
00:50:20pensait à une plaisanterie
00:50:21où est-ce qu'on en est
00:50:22il va y avoir une contestation
00:50:23c'est perdu d'avance
00:50:25ou
00:50:25pas du tout
00:50:26alors déjà
00:50:26il faut changer
00:50:27le plan de sauvegarde
00:50:28de mise en valeur
00:50:30la première étape
00:50:31c'était que la ville de Paris
00:50:32dise oui
00:50:32alors évidemment
00:50:33la ville de Paris
00:50:33dit oui
00:50:34dès qu'il s'agit
00:50:34de détruire le patrimoine
00:50:35la ville de Paris
00:50:35n'est pas la dernière
00:50:37maintenant
00:50:37il va y avoir
00:50:38une enquête publique
00:50:40malheureusement
00:50:40on sait que ce genre d'enquête
00:50:41est un petit peu pipé
00:50:43il va y avoir
00:50:44toutes les autorisations
00:50:45à donner
00:50:46mais c'est vrai
00:50:47que ce genre de choses
00:50:47si l'état veut faire ça
00:50:49il pourra le faire
00:50:49alors je suppose
00:50:50qu'il y aura des recours
00:50:51j'espère qu'il y aura des recours
00:50:52il faudra peut-être demander
00:50:53si jamais
00:50:54à l'association
00:50:55Cites et Monuments
00:50:56il faudra demander
00:50:57si elle se le fait
00:50:58parce que c'est une association
00:50:58très active
00:50:59que je connais bien
00:51:00on aura justement
00:51:02Lucien Lacazze tout à l'heure
00:51:04Julien Lacazze
00:51:04oui oui
00:51:05il faudra poser la question
00:51:06est-ce qu'ils attaqueront
00:51:06mais c'est vrai
00:51:07qu'ils ne peuvent pas faire
00:51:08des procès pour tous
00:51:08et c'est dramatique
00:51:10donc voilà
00:51:11on en est là
00:51:12et elle a dit
00:51:13interrogée par les journalistes
00:51:14parce qu'elle sera plus là
00:51:15dans 6 mois
00:51:15elle a dit
00:51:16est-ce que le nouveau bureau
00:51:19pourra
00:51:19se prononcer à nouveau
00:51:21mais elle ne sera plus là
00:51:22donc voilà
00:51:24voilà
00:51:24oui
00:51:25l'Assemblée nationale
00:51:26peut revenir dessus
00:51:26mais si elle revient dessus
00:51:27on aura évidemment
00:51:28comme c'est toujours le cas
00:51:29plutôt que de tout valider d'abord
00:51:30et que tout le monde soit d'accord
00:51:31et ensuite
00:51:32on sera obligé
00:51:33d'indemniser les architectes
00:51:35ce qui est normal
00:51:35ils ont travaillé pour rien
00:51:36donc dossier
00:51:37dossier à suivre
00:51:38de Didier Hickner
00:51:38et vous serez là évidemment
00:51:39pour le décrypter avec nous
00:51:42le patrimoine culturel
00:51:43de la France
00:51:43laissé à l'abandon
00:51:45par manque d'argent
00:51:46et oui
00:51:47Didier Hickner
00:51:47est avec nous
00:51:48pour en parler
00:51:49Julien Lacaz
00:51:50président de
00:51:50Cité Monument
00:51:51nous rejoindra
00:51:53c'est à suivre
00:51:54sur Sud Radio
00:51:55Germain décoré
00:51:57un trembleuil
00:51:58comme vous le voyez
00:51:59mesdames et messieurs
00:52:00tous les barrières
00:52:02tous les horrières
00:52:04toutes les sculptures
00:52:06toutes les boiseries
00:52:08tous les marbres
00:52:10sont faux
00:52:11vous avez reconnus
00:52:12vous avez reconnu la voix
00:52:12de Jacques Dufilo
00:52:14dans le rôle de Victorine
00:52:15qui fait visiter
00:52:16les monuments historiques
00:52:17Didier Hickner
00:52:17ça vous fait rire
00:52:18parce qu'il y a une des scènes
00:52:19sur la chapelle
00:52:20la chapelle est entièrement
00:52:21d'époque
00:52:21alors qu'elle était rasée
00:52:22sous les arasins
00:52:23elle a été brûlée deux fois
00:52:24c'est très drôle
00:52:25j'aime beaucoup ce sketch
00:52:28animation sonore
00:52:29de circonstance
00:52:30qui introduit
00:52:31le sujet du jour
00:52:32donc sur
00:52:33ce délabrement
00:52:34de notre patrimoine
00:52:36culturel
00:52:37artistique
00:52:37architectural
00:52:38qui est un des fleurons
00:52:39de la France
00:52:39qui est une des raisons
00:52:40pour lesquelles
00:52:40près de 100 millions
00:52:41d'étrangers
00:52:42nous restons
00:52:43une puissance touristique
00:52:44et la première destination
00:52:45mondiale
00:52:45aussi
00:52:46c'est pas que pour
00:52:47le saucisson
00:52:48le beaujolais
00:52:48le camembert
00:52:49c'est pas seulement
00:52:50pour les petites femmes
00:52:50de Paris
00:52:51et les guinguettes
00:52:52et autre chose
00:52:52c'est aussi pour ce patrimoine
00:52:53Didier Hickner
00:52:54c'est pas la première fois
00:52:55que vous venez
00:52:56vous en parler
00:52:56mais là pour le coup
00:52:57vous commencez
00:52:58à être très inquiet
00:52:58ou non ?
00:52:59Oui je suis inquiet
00:53:00parce qu'il y a deux aspects
00:53:01en fait
00:53:02il y a deux pieds
00:53:03au patrimoine
00:53:03il y a le premier
00:53:05c'est le financement
00:53:07qui tend à se faire rare
00:53:08deuxième la protection
00:53:10qui elle aussi
00:53:11tente à diminuer
00:53:12Financement d'abord
00:53:12quel est le budget
00:53:13du ministère de la Culture ?
00:53:14Alors à peu près
00:53:15je ne veux pas dire de bêtises
00:53:16mais autour de 4 milliards d'euros
00:53:18La totalité pour le patrimoine ?
00:53:19Non non
00:53:19il y a 3 milliards
00:53:20pour l'audiovisuel public
00:53:21Ah bon ?
00:53:22Donc ce qui fait
00:53:22beaucoup je trouve
00:53:23par rapport à 1 milliard
00:53:24je ne fais pas partie
00:53:26de ceux qui sont
00:53:26contre l'audiovisuel public
00:53:27Non non non
00:53:28mais simplement
00:53:29personne n'est contre
00:53:30mais dans le budget
00:53:31d'accord
00:53:32ça ne fait quand même pas beaucoup
00:53:33et 1 milliard
00:53:34sur 1 milliard
00:53:34ce n'est pas 1 milliard
00:53:35pour les monuments historiques
00:53:36c'est 300-400 millions
00:53:39pour les monuments historiques
00:53:56qui a coûté des centaines
00:53:57qui a coûté des centaines de millions d'euros
00:53:59dont la réussite
00:54:00n'est pas du tout au rendez-vous
00:54:01pas du tout
00:54:02alors ça a diminué
00:54:03mais c'est encore beaucoup d'argent
00:54:04tout ça
00:54:05on pourrait l'affecter au patrimoine
00:54:07quand on
00:54:07alors c'est un média
00:54:09alors certains ne seront pas d'accord
00:54:10mais pour moi
00:54:11ça concerne le patrimoine
00:54:12les éoliennes
00:54:13dont je pense vraiment
00:54:14parce que ce n'est pas moi
00:54:14qui le pense
00:54:15ce sont toutes les études
00:54:16qui le montrent
00:54:16que c'est inefficace
00:54:18inutile
00:54:20extrêmement coûteux
00:54:21alors que la France
00:54:22est le pays au monde
00:54:23qui produit le moins de CO2
00:54:24grâce
00:54:25alors je ne suis pas forcément
00:54:26non plus
00:54:26pour l'énergie nucléaire
00:54:27mais les éoliennes
00:54:28c'est une horreur
00:54:29pour l'instant
00:54:29c'est ce qu'on a de moins pire
00:54:30c'est ce qu'on a de moins pire
00:54:31donc quand on voit
00:54:32tout cet argent
00:54:34qui est donné là
00:54:35arrêtons de dire
00:54:36qu'on n'a pas d'argent
00:54:36Didier Richter
00:54:37quelles ont été
00:54:38les belles époques
00:54:39du début du budget
00:54:40de la culture en France
00:54:41pour les monuments historiques
00:54:42la belle époque du budget
00:54:44c'est incontestablement
00:54:45François Mitterrand
00:54:45d'accord
00:54:46là il a fait ce qu'il fallait
00:54:48avec Jacques Lang
00:54:49qui était là
00:54:50donnez-nous des échelles
00:54:51là vous dites
00:54:51il y a 3-400 millions
00:54:52très franchement
00:54:53c'était deux fois plus que ça
00:54:55ou trois fois plus que ça
00:54:56je ne sais pas
00:54:57en tout cas ce que je sais
00:54:58c'est qu'on s'en occupait
00:54:58beaucoup plus
00:54:59c'était suffisant
00:54:59pour souvenir au minimum
00:55:01ça n'a jamais été suffisant
00:55:02je ne veux pas m'avancer
00:55:04sur les chiffres
00:55:04ce que je sais
00:55:04c'est que
00:55:05je parle protection
00:55:08et restauration
00:55:08et conscience politique
00:55:09et conscience politique
00:55:10sous Georges Pompidou
00:55:12c'était une catastrophe
00:55:12et Paris aurait
00:55:14encore été disparu
00:55:15pourquoi ?
00:55:15il voulait de l'art moderne
00:55:16partout
00:55:16la voix Georges Pompidou
00:55:17je ne suis pas contre l'art moderne
00:55:18mais simplement
00:55:19à Paris
00:55:19il devait faire la radiale
00:55:20vers un jet de rix
00:55:21qui aurait rasé une partie
00:55:22de la partie sud
00:55:24du 14e
00:55:25il voulait faire des voix
00:55:27sur le long de la scène
00:55:28encore plus importantes
00:55:29que celle-ci
00:55:30c'était le tout voiture
00:55:31et ça ce n'est pas admissible
00:55:32et il a voulu
00:55:33par exemple
00:55:33la gare d'Orsay
00:55:34aurait disparu
00:55:35pour profit d'un immeuble
00:55:36contemporain
00:55:36donc ce mouvement
00:55:38qui était dramatique
00:55:39a été freiné
00:55:41par Giscard d'Estaing
00:55:41qui lui a sauvé
00:55:42la gare d'Orsay
00:55:43et après
00:55:44François Mitterrand
00:55:45est arrivé
00:55:46et il y a eu des choses
00:55:47moins bien
00:55:49sous Malraux aussi
00:55:49il y avait des choses
00:55:50toujours formidables
00:55:51mais sous François Mitterrand
00:55:53et Jack Lang
00:55:53il y a eu de l'argent donné
00:55:55il y a eu des protections
00:55:56c'est Jack Lang
00:55:57qui a renforcé
00:55:57les protections
00:55:58des secteurs sauvegardés
00:55:59des secteurs urbains
00:56:00qu'avait lancé
00:56:01la voix
00:56:02qu'avait lancée
00:56:03André Malraux
00:56:03donc il y a eu des choses
00:56:04et puis depuis
00:56:05ça n'a arrêté
00:56:06de se dégrader
00:56:07pour arriver
00:56:08sous Emmanuel Macron
00:56:09qui est le pire président
00:56:10pour le patrimoine
00:56:11je n'hésite pas à le dire
00:56:11Petite digression historique
00:56:14Baron Haussmann
00:56:15qui est le refondateur
00:56:16il y a aussi
00:56:17des massacres
00:56:17je suppose
00:56:18bien évidemment
00:56:19j'aurais excité
00:56:21au temps du Baron Haussmann
00:56:22je me serais battu
00:56:22bien entendu
00:56:23contre cela
00:56:23mais il faut voir
00:56:24que la protection du patrimoine
00:56:25n'était pas du tout
00:56:26au même niveau
00:56:26qu'aujourd'hui
00:56:26il y en avait beaucoup
00:56:27et puis on était
00:56:29sous Napoléon III
00:56:30ce n'était pas non plus
00:56:30une démocratie
00:56:31comme on était aujourd'hui
00:56:33mais on voit bien
00:56:34que le Baron Haussmann
00:56:37qui n'était pas
00:56:37d'ailleurs l'auteur
00:56:38de ça
00:56:38mais qui a mis en oeuvre
00:56:40tout ça
00:56:41avec Napoléon III
00:56:42il faisait un peu
00:56:43ce qu'il voulait
00:56:44aujourd'hui
00:56:45on en voit Macron
00:56:45qui fait un peu
00:56:46ce qu'il veut
00:56:46on est en république
00:56:47me semble-t-il
00:56:48plus sur le second empire
00:56:51et encore une fois
00:56:52on ne peut pas comparer
00:56:53en plus
00:56:53à l'époque
00:56:54Haussmann a fait des choses
00:56:55formidables
00:56:56que je défends
00:56:57aujourd'hui
00:56:59l'opéra de Paris
00:56:59a été lancé
00:57:00le second empire
00:57:02est terminé
00:57:03après la chute
00:57:04de l'empire
00:57:05c'est vraiment
00:57:05quelque chose d'extraordinaire
00:57:06il faut défendre tout cela
00:57:07mais il y a plein de choses
00:57:08qu'on ne ferait pas
00:57:09et aujourd'hui
00:57:11que je combatterais
00:57:11mais qu'il faut conserver
00:57:12aujourd'hui
00:57:13il y a des lois
00:57:14donc il faut s'y tenir
00:57:15nous avons
00:57:16nous avons avec nous
00:57:18Julien Lacaze
00:57:20qui est le président
00:57:22du patrimoine
00:57:23sites et monuments
00:57:26donc grand défenseur
00:57:27oui bien sûr
00:57:28président du patrimoine
00:57:29on aimerait bien
00:57:29que vous soyez
00:57:29président du patrimoine
00:57:30vous êtes un défenseur
00:57:32du patrimoine
00:57:33Julien Lacaze
00:57:34vous partagez
00:57:34l'inquiétude
00:57:35de Didier Hickner
00:57:35vous aussi
00:57:36vous estimez
00:57:37qu'il y a eu
00:57:37des orientations
00:57:37qui sont catastrophiques
00:57:38qui ont été prises
00:57:40oui oui oui
00:57:41complètement
00:57:41il y a deux choses
00:57:43qui sont assez différentes
00:57:45il y a la question
00:57:46du budget
00:57:46alors qui sous
00:57:47Emmanuel Macron
00:57:48avait plutôt progressé
00:57:49on arrivait autour
00:57:50de 500 millions
00:57:51et on partait plutôt
00:57:53de 300
00:57:54là je parle vraiment
00:57:55de la restauration
00:57:57des monuments
00:57:58de nos 45 000
00:57:59monuments historiques
00:58:01alors quand on regarde
00:58:02quand même dans le détail
00:58:03cette augmentation
00:58:04c'était plutôt
00:58:05pour les grands projets
00:58:06c'est à dire que
00:58:06les monuments historiques
00:58:08appartenant à des particuliers
00:58:09les subventions
00:58:10aient plutôt tendance
00:58:11à baisser
00:58:12même si l'enveloppe
00:58:13globale progressait
00:58:14et puis là
00:58:14depuis la dernière loi
00:58:16de finances
00:58:17il y a eu
00:58:18on est presque
00:58:18à moins 30%
00:58:20donc c'est un coup de rabot
00:58:22qui est considérable
00:58:23sur la seule partie
00:58:24qui était je dirais
00:58:25assez positive
00:58:26du bilan
00:58:27d'Emmanuel Macron
00:58:28qui était la partie
00:58:29je dirais
00:58:29financement
00:58:30mais
00:58:31oui
00:58:32donc quel est
00:58:33tout ce qui est
00:58:33je veux dire
00:58:35quel est le combat
00:58:35de cités monuments
00:58:36aujourd'hui que vous présidez
00:58:37c'est une association
00:58:38qui a pour bout
00:58:39de préserver justement
00:58:40ce patrimoine
00:58:41alors nous
00:58:42on est généraliste
00:58:43dans la protection
00:58:44du patrimoine
00:58:44on fait beaucoup
00:58:45de contentieux
00:58:45donc on voit
00:58:46on agit beaucoup
00:58:47contre des éoliennes
00:58:48dont parlait Didier
00:58:49contre des projets
00:58:51contre notamment
00:58:52le fameux pavillon d'accueil
00:58:53de l'Assemblée Nationale
00:58:54mais ce qu'a dit Didier
00:58:55est vraiment important
00:58:56c'est-à-dire que
00:58:57il y a l'aspect budgétaire
00:58:58il y a aussi
00:58:59l'aspect réglementaire
00:59:00donc on avait tout
00:59:00un patrimoine législatif
00:59:02parce que le patrimoine
00:59:04ne se protège pas tout seul
00:59:05il faut des lois
00:59:06qui avaient été perfectionnées
00:59:07depuis 1830
00:59:08depuis la fondation
00:59:09du service
00:59:10des monuments historiques
00:59:11sous Louis-Philippe
00:59:12en aboutissant
00:59:13à la loi de 2016
00:59:14qui est la loi
00:59:15qu'on appelle
00:59:15la loi El Cap
00:59:16qui était la dernière
00:59:17grande loi
00:59:17de protection du patrimoine
00:59:19on a créé des choses
00:59:20qui n'existaient pas
00:59:21le statut des domaines nationaux
00:59:23la possibilité d'attacher
00:59:24à perpétuelle demeure
00:59:25un meuble
00:59:25dans un monument historique
00:59:27et depuis cette loi
00:59:28de 2016
00:59:29qui est une loi socialiste
00:59:30il faut le souligner
00:59:32nous n'avons fait que régresser
00:59:33c'est-à-dire qu'il y a eu
00:59:34un grand mouvement
00:59:35mais qui est complètement inédit
00:59:36de dérégulation
00:59:37c'est-à-dire qu'on a supprimé
00:59:38supprimé
00:59:39supprimé des protections
00:59:40et il y a une loi
00:59:41qui est extrêmement inquiétante
00:59:42qui va être examinée
00:59:45bientôt à l'Assemblée Nationale
00:59:46qui est la loi Jean Brun
00:59:47sur le logement
00:59:49qui désarme
00:59:50les architectes
00:59:51des bâtiments en France
00:59:51on a vu ça
00:59:52qui sont
00:59:53les protecteurs
00:59:55indispensables
00:59:56de notre patrimoine
00:59:57et on va les priver
00:59:59de leur avis conforme
01:00:00c'est-à-dire
01:00:00de leur pouvoir
01:00:01vraiment
01:00:01d'interdire certains projets
01:00:02ils vont avoir
01:00:03un avis purement
01:00:04incantatoire
01:00:05ils vont donner leur avis
01:00:05et ensuite
01:00:06les maires
01:00:07en feront
01:00:08ce qu'ils voudront bien
01:00:10en faire
01:00:11qu'est-ce qu'on pense
01:00:11aux ABF
01:00:12ils empêchent
01:00:12certains promoteurs
01:00:13de tourner en rond
01:00:14et certains projets financiers
01:00:16d'aboutir
01:00:16c'est ça ?
01:00:46parce que les ABF
01:00:47ont un certain nombre
01:00:48de pouvoirs
01:00:49alors ça peut être
01:00:49un peu désagréable
01:00:50quand on est soi-même
01:00:52l'objet d'un refus
01:00:53ou d'une demande
01:00:54de modification
01:00:54mais c'est absolument
01:00:56indispensable
01:00:56et donc là
01:00:57au lieu de voir ça
01:00:58cet aspect positif
01:00:59ce que ça rapporte
01:01:00en termes d'image
01:01:00à notre pays
01:01:01cette beauté
01:01:02qui est défendue
01:01:02par les ABF
01:01:03on dit
01:01:03ils empêchent les projets
01:01:05donc on veut les désarmer
01:01:06et on les désarme
01:01:07de deux manières
01:01:08en les privant
01:01:09des lois
01:01:11qui leur donnaient
01:01:12un pouvoir d'opposition
01:01:13à certains projets
01:01:14et aussi
01:01:14on les maintenant
01:01:15dans un état
01:01:16de sous-effectifs
01:01:16ils sont seulement
01:01:17180 en France
01:01:18c'est-à-dire
01:01:19c'est rien du tout
01:01:19ils font tout
01:01:20pour le patrimoine
01:01:20ce sont des garde-foules
01:01:23si je comprends bien
01:01:23voilà
01:01:24Julien Lacasse
01:01:25vous restez avec nous
01:01:25on poursuit cet échange
01:01:26avec vous
01:01:27Edi Aitner
01:01:28Anissa
01:01:29bien sûr
01:01:29et nous allons
01:01:30continuer de parler
01:01:31du patrimoine culturel
01:01:32de la France
01:01:34laissé à l'abandon
01:01:35appelez-nous
01:01:36pour nous donner
01:01:36vos réactions
01:01:36est-ce que vous êtes
01:01:38mécontents
01:01:38de la gestion
01:01:39du patrimoine français
01:01:40est-ce que vous pensez
01:01:41qu'on n'en fait pas assez
01:01:42ou au contraire
01:01:43qu'on devrait mettre
01:01:44de l'argent ailleurs
01:01:45appelez-nous
01:01:45pour le dire
01:01:45au 0826 300 300
01:01:48Sud
01:01:49Midi 14h
01:01:51Sud Radio
01:01:52La France dans tous ses états
01:01:53Péricault-Legas
01:02:22Vous avez reconnu
01:02:23la date du jour
01:02:23de Jean-Sébastien Bach
01:02:25et ça évoque évidemment
01:02:26notre patrimoine
01:02:28ecclésiastique
01:02:28et religieux
01:02:30en Notre-Dame
01:02:30les Notre-Dame
01:02:31n'oublions pas
01:02:32il n'y a pas que celle de Paris
01:02:33il y a celle de Chartres
01:02:34et d'autres qui sont vraiment
01:02:35les gloires
01:02:35les gloires de la France
01:02:37voilà
01:02:37Didier Hickner
01:02:38on avait Julien Lacasse
01:02:40à l'instant
01:02:40qui vous soutenait absolument
01:02:42dans votre démarche
01:02:43lui-même
01:02:43vous êtes deux patriotes
01:02:45courageux
01:02:45je tiens à vous rendre hommage
01:02:46l'année l'autre
01:02:47parce qu'en plus
01:02:48vous ne peut pas dire
01:02:49que vous vous mettiez en avant
01:02:50vous n'en faites pas
01:02:50un profit médiatique
01:02:52vous êtes déjà engagé
01:02:53c'est si important
01:02:54ce que vous faites
01:02:55Julien Lacasse et vous
01:02:56que je tiens à vous dire
01:02:57qu'on est très honoré
01:02:57de vous avoir ici
01:02:59à cette antenne
01:02:59et évidemment
01:03:00l'antenne vous est ouverte
01:03:01chaque fois que vous aurez besoin
01:03:02d'intervenir
01:03:02et je sens que les dossiers
01:03:03sont douloureux et chargés
01:03:04est-ce que les causes aboutissent
01:03:06Julien Lacasse
01:03:08et le cité Monument
01:03:10entament souvent
01:03:10des procédures judiciaires
01:03:11on peut gagner ou non
01:03:12quelquefois ?
01:03:13Alors Julien vous répondra
01:03:14s'il est toujours là
01:03:15il est là
01:03:15il est là
01:03:17malheureusement pas toujours
01:03:18et pas assez souvent
01:03:19je le laisse répondre peut-être
01:03:20mais il faut aller sur ce terrain
01:03:21il faut y aller
01:03:22oui
01:03:22bien sûr
01:03:23mais ça coûte de l'argent
01:03:24le problème c'est que ça coûte très cher
01:03:25donc j'encourage tous les auditeurs
01:03:27à s'inscrire
01:03:29à s'abonner
01:03:30pas à la tribune de l'art
01:03:31mais à Cidze Monument
01:03:32Cidze Monument
01:03:32qui est une association
01:03:33qui a besoin d'adhérents
01:03:34donc adhérer
01:03:35c'était le terme que je cherchais
01:03:36pardonnez-moi
01:03:36il faut adhérer à Cidze Monument
01:03:38parce que
01:03:39devant toute cette impérissie
01:03:41des politiques
01:03:43il faut absolument aider
01:03:45et c'est vrai que les procès
01:03:46ça aide
01:03:47et ça coûte de l'argent
01:03:47Julien Lacaze
01:03:49est-ce que la machistrature française
01:03:51vous semble sensible
01:03:53au patrimoine
01:03:54et est-ce que souvent
01:03:55des jugements vont
01:03:56alors que peut-être
01:03:57que vos adversaires
01:03:58sont des gens puissants
01:03:59est-ce que les juges
01:04:00de la République
01:04:00donnent souvent raison
01:04:01au patrimoine
01:04:02ou à la préservation
01:04:02du patrimoine
01:04:04Oui alors
01:04:05c'est pas vraiment
01:04:06une question de juge
01:04:08parce que les juges
01:04:09appliquent la loi
01:04:10en fait
01:04:10c'est la question du droit
01:04:12qui évolue
01:04:13notamment
01:04:14dans tout ce qui concerne
01:04:16les énergies renouvelables
01:04:17c'est de plus en plus difficile
01:04:19d'agir en justice
01:04:20puisqu'on a supprimé
01:04:22vous le savez
01:04:22des degrés de juridiction
01:04:23en matière
01:04:24de
01:04:25de parcs éoliens
01:04:26si vous voulez attaquer
01:04:27un parc éolien en mer
01:04:28vous ne pouvez
01:04:29qu'aller devant
01:04:30le Conseil d'Etat
01:04:30toutes les étapes précédentes
01:04:32ont été supprimées
01:04:34on a aussi
01:04:35une loi
01:04:36considérée
01:04:37que les énergies renouvelables
01:04:38étaient d'intérêt public
01:04:39majeur
01:04:40c'est-à-dire qu'on en fait
01:04:40des sortes
01:04:41de super intérêts généraux
01:04:43qui est au-dessus
01:04:43de tout le reste
01:04:44donc évidemment
01:04:45ça devient très difficile
01:04:46d'agir dans ces conditions
01:04:48et dans le droit
01:04:49de l'urbanisme
01:04:49là récemment
01:04:50on vient de supprimer
01:04:51le recours gracieux
01:04:52qui nous permettait
01:04:53en fait de négocier
01:04:54et de
01:04:55de créer
01:04:56un rapport de force
01:04:57avec les promoteurs
01:04:58maintenant
01:04:58on est obligé
01:04:59d'aller tout de suite
01:05:00devant le tribunal
01:05:01avec un avocat
01:05:02ce qui coûte très cher
01:05:03il y a
01:05:04toutes sortes d'éléments
01:05:05comme ça
01:05:05finalement
01:05:07ceux qui ont vraiment
01:05:07le pouvoir
01:05:08de sauver le patrimoine
01:05:09ce sont les médias
01:05:11c'est-à-dire
01:05:11c'est faire un recours
01:05:12médiatiser ce recours
01:05:14le recours montre
01:05:15qu'il y a une détermination
01:05:16particulière
01:05:16et ensuite
01:05:17il faut en parler
01:05:18les cas où la puissance publique
01:05:20recule
01:05:20et on le voit
01:05:21pour le pavillon
01:05:21d'accueil
01:05:22de l'Assemblée nationale
01:05:23il y a eu un début de recul
01:05:24mais il y a aussi
01:05:25un entêtement
01:05:26c'est quand il y a
01:05:27une mobilisation
01:05:28quand les médias
01:05:28veulent bien se saisir
01:05:31de ces sujets
01:05:32qui vous soutient
01:05:33financièrement
01:05:34Julien Lacasse
01:05:35dans vos initiatives
01:05:35quand il faut
01:05:36avoir des avocats
01:05:37alors
01:05:38nous ce qu'il faut bien
01:05:39comprendre
01:05:39c'est qu'on a très peu
01:05:40de financement public
01:05:41parce qu'évidemment
01:05:42on rue dans les brancards
01:05:44donc si on avait
01:05:45beaucoup de financement
01:05:45public
01:05:46on ne pourrait pas
01:05:46être libre
01:05:47comme on l'est
01:05:49on a deux subventions
01:05:51l'une du ministère
01:05:52de la culture
01:05:53l'autre du ministère
01:05:54de la transition écologique
01:05:55mais qui sont affectées
01:05:56à nos prix
01:05:56c'est à dire
01:05:57qui ont d'ailleurs
01:05:57été réduites récemment
01:05:58c'est à dire que
01:05:59si un jour
01:06:00on nous coupe les vivres
01:06:01de ce côté là
01:06:02on ne pourra pas
01:06:03remettre nos prix
01:06:04mais sinon
01:06:04ce sont vraiment
01:06:05des particuliers
01:06:06on n'a pas de gros mécènes
01:06:08en fait
01:06:08ce sont des petits dons
01:06:11des citoyens
01:06:12et des citoyennes
01:06:12responsables
01:06:13et courageux
01:06:14absolument
01:06:16Avant de donner
01:06:17la parole à Thierry
01:06:17qui nous appelle
01:06:18de Saint-Dix
01:06:18je voudrais qu'Anissa
01:06:19vous nous expliquiez
01:06:20s'il y a un problème
01:06:21c'est les
01:06:22ce sont des transferts
01:06:24de charges
01:06:25mais pas des transferts
01:06:25d'argent
01:06:26C'est un peu
01:06:27ce qu'on constate
01:06:27on dit que la France
01:06:28n'a plus les moyens
01:06:29d'entretenir son patrimoine
01:06:30mais le véritable problème
01:06:32c'est peut-être
01:06:32que l'Etat
01:06:33en a progressivement
01:06:34transféré la charge
01:06:35sans transférer
01:06:37l'argent
01:06:37les collectivités
01:06:38possèdent
01:06:3945%
01:06:40des monuments
01:06:41historiques
01:06:41contre seulement
01:06:424%
01:06:43pour l'Etat
01:06:43n'est-ce pas
01:06:44des communes
01:06:45parfois minuscules
01:06:45doivent donc
01:06:46entretenir une église
01:06:47un château
01:06:47ou un rempart
01:06:48dont la restauration
01:06:49coûte plusieurs millions d'euros
01:06:51la Cour des Comptes
01:06:52estime elle-même
01:06:52leurs dépenses
01:06:53insuffisantes
01:06:54et pendant que
01:06:55près d'un monument
01:06:56protégé sur 4
01:06:57serait en mauvais état
01:06:58ou en péril
01:06:59les crédits consacrés
01:07:00au patrimoine
01:07:01ont encore été réduits
01:07:02on demande alors
01:07:03aux Français
01:07:04de compenser
01:07:04le loto du patrimoine
01:07:06les dons
01:07:06le mécénat
01:07:07ou le bénévolat
01:07:08le patrimoine
01:07:09n'est pourtant pas
01:07:09une dépense facultative
01:07:10que l'on peut reporter
01:07:12indéfiniment
01:07:12une toiture non réparée
01:07:14aujourd'hui devient
01:07:14une charpente
01:07:15à reconstruire
01:07:16demain
01:07:16à force d'économiser
01:07:17sur l'entretien
01:07:18l'Etat fabrique
01:07:19lui-même
01:07:19des restaurations
01:07:22beaucoup plus coûteuses
01:07:23les directeurs
01:07:24c'est des situations
01:07:25que vous connaissez
01:07:25oui bien sûr
01:07:26je connais exactement
01:07:27tout cela
01:07:28je crois que
01:07:29encore une fois
01:07:30je pense que l'argent
01:07:31il existe
01:07:32et bien sûr
01:07:33la situation économique
01:07:35est mauvaise
01:07:35c'est sûr
01:07:37mais l'argent existe
01:07:38simplement
01:07:38on le met
01:07:39dans n'importe quoi
01:07:40et pas dans ce qu'il faudrait
01:07:42si on voit la ville de Paris
01:07:44des fois la ville de Paris
01:07:45va subventionner
01:07:47des industries
01:07:48dans des pays autres
01:07:49alors qu'à Paris
01:07:51il y a des besoins
01:07:52la coopération
01:07:53ben oui mais c'est très bien
01:07:54il faut la coopération
01:07:54à un moment donné
01:07:55la ville de Paris par exemple
01:07:57ne devrait pas avoir
01:07:59d'une politique internationale
01:08:00je suis navré
01:08:01à tous les échelons
01:08:03les départements
01:08:04les régions
01:08:05font aussi des budgets
01:08:06normalement ça devrait être
01:08:07d'Etat
01:08:07et puis les autres collectivités
01:08:09victoriales
01:08:10devraient se consacrer
01:08:10au budget
01:08:11de leur territoire
01:08:12et bien non
01:08:13on a le droit de
01:08:13une ville comme Paris
01:08:14sur laquelle je tape souvent
01:08:15et c'est pas du tout
01:08:16par exemple pour les raisons politiques
01:08:17là j'étais à Joanie
01:08:18il y a très peu de temps
01:08:19j'ai vu qu'à Joanie
01:08:20maire socialiste
01:08:20comme à Paris
01:08:21et bien ils entretiennent
01:08:22leur patrimoine
01:08:22il y a trois églises
01:08:23dans une petite ville
01:08:24elles sont plutôt en bon état
01:08:25et j'ai un ami
01:08:26qui habite dans le coin
01:08:27qui m'a dit
01:08:27que le maire était formidable
01:08:28donc ça n'est pas politique
01:08:30c'est juste une question
01:08:30de sensibilité
01:08:31et à Paris
01:08:32c'est catastrophique
01:08:33nous avons Thierry
01:08:34je disais
01:08:34qui nous appelle de Saint-Lys
01:08:35bonjour Thierry
01:08:36vous êtes soucieux
01:08:37vous aussi
01:08:37de la préservation
01:08:38de notre patrimoine
01:08:39vous estimez
01:08:39qu'il est en danger
01:08:41bonjour à toute l'équipe
01:08:43oui effectivement
01:08:43de toute façon
01:08:46je ne connais pas
01:08:46de points spécifiques
01:08:49en France
01:08:49ou un plan spécifique
01:08:51où ça va bien
01:08:52tout va mal
01:08:53c'est vrai
01:08:55on vous le confirme
01:08:56nous qui sommes
01:08:57à l'écoute en permanence
01:08:58c'est ça
01:08:59donc en fait
01:09:00notre histoire
01:09:01le locataire de l'Elysée
01:09:02on n'en a pas
01:09:03vraiment
01:09:04à faire
01:09:04grand chose
01:09:06c'est d'ailleurs pour ça
01:09:07que Stéphane Bern
01:09:08s'est fâché avec lui
01:09:09il n'y a pas très longtemps
01:09:11c'est que voilà
01:09:12comme je l'ai entendu
01:09:13on met l'argent quelque part
01:09:14et pas sur d'autres endroits
01:09:16donc quand on n'a plus d'histoire
01:09:18on n'a plus d'avenir
01:09:19voilà
01:09:20c'est un petit peu ça
01:09:21c'est un constat très douloureux
01:09:23que vous faites
01:09:24c'est ça
01:09:25nos églises
01:09:26sont laissées
01:09:28à l'abandon
01:09:29mais pas loin
01:09:29on préfère mettre
01:09:31de l'argent
01:09:32dans une agence McKinsey
01:09:34ou dans d'autres choses
01:09:36qui leur paraissent plus
01:09:37voilà
01:09:38les gabegis
01:09:39on peut faire l'inventaire
01:09:40des gabegis
01:09:40c'est pas mal
01:09:41c'est ça
01:09:42c'est ça qui est horrible
01:09:43on voit notre pays
01:09:44en déliquescence
01:09:45et puis on a
01:09:46ben voilà
01:09:47on revient toujours au même
01:09:48c'est à dire que
01:09:48il y a des
01:09:50il y a de l'argent
01:09:51comme je l'ai entendu
01:09:52bien évidemment
01:09:53mais c'est de l'argent
01:09:54qui est mis
01:09:55n'importe où
01:09:56n'importe comment
01:09:57ben on va aider la Chine
01:09:59avec des centaines
01:10:01de millions d'euros
01:10:01on va aider des pays
01:10:03on va aider
01:10:03mais enfin
01:10:05ce monde marche
01:10:06vraiment sur la tête
01:10:07quoi
01:10:07on est
01:10:07enfin vivement
01:10:08qu'on reprenne
01:10:09un petit peu
01:10:10les rênes
01:10:11de ce pays
01:10:12il n'y a plus personne
01:10:13à la tête
01:10:13de l'avion France
01:10:16et c'est ça
01:10:17c'est pas la problématique
01:10:19vous nous appelez de Saint-Lys
01:10:20c'est la commune de Haute-Garonne
01:10:21c'est ça ou non ?
01:10:22oui
01:10:22oui tout à fait
01:10:23pas très très loin de Muray
01:10:24à 32 kilomètres de Toulouse
01:10:28magnifique territoire
01:10:28vous avez quelques cas
01:10:30désastreux
01:10:31autour de chez vous ?
01:10:33non
01:10:33non le maire
01:10:34non mais je parle autour de Saint-Lys
01:10:36est-ce qu'il y a pas loin
01:10:37est-ce que dans la région de Saint-Lys
01:10:39dans les environs
01:10:39vous avez un manoir
01:10:40une église
01:10:41un château
01:10:41qui est en perdition
01:10:42et que
01:10:43oui alors sur
01:10:44la salle d'Etat Saint-Gilles
01:10:46je crois que
01:10:46mais ils sont en train
01:10:47de le reconstruire
01:10:48il me semble qu'il y a un château
01:10:50j'ai pas encore vraiment
01:10:51mais il y a une association
01:10:52qui est en train
01:10:53alors c'est toujours des choses
01:10:54un peu bénévoles
01:10:55si vous voulez
01:10:55il faut que ce soit le peuple français
01:10:57qui s'en occupe
01:10:58parce que ceux qui sont dessus
01:10:59ben
01:11:00ça les dépasse totalement
01:11:02quoi
01:11:02donc
01:11:03oui
01:11:03oui
01:11:04et il faudrait
01:11:05d'ailleurs il faudrait que ce soit
01:11:07dans la constitution
01:11:08pour éviter que justement
01:11:10les politiques
01:11:11qui passent
01:11:13qui repassent
01:11:13et qui passent
01:11:14puissent faire n'importe quoi
01:11:15que ce soit vraiment
01:11:16inscrit
01:11:17vraiment noir sur blanc
01:11:18on y inscrit des éléments
01:11:19qui ne pourraient pas forcément y être
01:11:21sur des sujets
01:11:22de société
01:11:24mais un pourcentage
01:11:25un pourcentage financier
01:11:28obligatoire
01:11:28où on ne pourrait pas
01:11:29se dédier
01:11:31une obligation
01:11:32je pense que c'est une idée
01:11:34je la soumets à Didier Hickner
01:11:36je ne suis pas certain
01:11:37que la constitution
01:11:38pourrait mettre
01:11:38un pourcentage minimum
01:11:39mais j'étais hier
01:11:40en tout cas une obligation
01:11:41de préservation
01:11:41je fais également des podcasts
01:11:43sur les sites
01:11:44qu'on pourrait écouter
01:11:44sur les sites
01:11:45et hier je recevais
01:11:46Jérémie Patrier-Léitus
01:11:47du groupe Horizon
01:11:48qui est un ami du patrimoine
01:11:50et qui essaye de se battre
01:11:51c'est le rapporteur également
01:11:52du budget patrimoine
01:11:53et qui disait
01:11:54il n'est pas le seul à le dire
01:11:55il faut une loi de programmation
01:11:57sur le long terme
01:11:57c'est-à-dire qu'on ne peut pas
01:11:59on parlait justement
01:11:59de ces yo-yo
01:12:00des budgets
01:12:01comme on le disait également
01:12:03Julien
01:12:03il faut absolument
01:12:04qu'on ait une vision
01:12:05à long terme
01:12:05parce qu'il y a
01:12:06il y a des entreprises
01:12:08qui ont travaillé
01:12:09pour Notre-Dame
01:12:09qui sont en
01:12:10il nous le disait hier
01:12:12une entreprise
01:12:12qui a travaillé
01:12:13pour le patrimoine
01:12:13qui sont en faillite
01:12:15ça y est
01:12:15c'est quand même fou
01:12:17parce que tout d'un coup
01:12:18il y avait de l'argent
01:12:18et puis il n'y a plus d'argent
01:12:19mais c'est fou ça
01:12:20il faut au moins qu'il y a
01:12:21c'est pour ça
01:12:22parce que les lois
01:12:23les lois en fait
01:12:24elles passent
01:12:24elles repassent
01:12:25enfin voilà
01:12:26on peut les supprimer
01:12:28alors que s'il y a
01:12:28quelque chose de spécifique
01:12:30alors il faudrait voir
01:12:31bien évidemment
01:12:31mais dans la constitution
01:12:33il faudrait pouvoir
01:12:34mettre quelque chose
01:12:35qui fasse que
01:12:36on ne peut pas
01:12:37revenir en arrière
01:12:38ou alors c'est hyper compliqué
01:12:40hyper difficile
01:12:42comme je l'ai dit
01:12:43quand on n'a pas
01:12:45on n'a pas d'histoire
01:12:46on n'a pas de passé
01:12:47mais on n'a pas d'avenir
01:12:49et voilà
01:12:50c'est
01:12:52merci pour ce témoignage
01:12:54parce que le temps tourne
01:12:56alors tout de suite
01:12:57on appelle
01:12:59toutes les personnes
01:13:00qui nous écoutent
01:13:00à réagir
01:13:01est-ce que vous trouvez
01:13:02que l'état laisse
01:13:03de plus en plus
01:13:03reposer sur les communes
01:13:05et les dons
01:13:06l'argent destiné
01:13:07au patrimoine
01:13:08vous pouvez revenir
01:13:09également sur la vérification
01:13:10de l'âge
01:13:11qui pourrait devenir
01:13:12un permis d'accès
01:13:13au numérique
01:13:14revenez sur tous les sujets
01:13:15de cette émission
01:13:16avec nous
01:13:16vos réactions
01:13:17et vos témoignages
01:13:17nous intéressent
01:13:18on appelle le
01:13:20026 300 300
01:13:21et je précise
01:13:21que c'est Emmanuel Galasso
01:13:23qui est à l'accueil
01:13:24il a un public
01:13:26Emmanuel Galasso
01:13:27et je sais que le téléphone
01:13:28va sonner
01:13:300826 300 300
01:13:31et Didier Hickner
01:13:33est là
01:13:33pour répondre
01:13:34à vos interrogations
01:13:34car je vous ai
01:13:36inquiets
01:13:36sur le patrimoine
01:13:37de la France
01:13:42vous êtes bien sûr
01:13:43Sud Radio
01:13:44il est 13h49
01:13:45nous parlons
01:13:45du patrimoine
01:13:46de la France
01:13:47qui va
01:13:47à vos lots
01:13:48pour ne pas dire
01:13:50en disant que nous
01:13:51c'est ça
01:13:51on peut le dire
01:13:52je m'arrête là
01:13:53pour les comparaisons
01:13:54Amissa
01:13:54je ne vais pas vous choquer
01:13:55nous avons Didier Hickter
01:13:56heureusement
01:13:57qui est là
01:13:58patriote républicain
01:13:59qui fait don
01:13:59au patrimoine français
01:14:01de toute son énergie
01:14:02de toute sa ferveur
01:14:03et nous avons
01:14:03Frédéric
01:14:04qui nous appelle
01:14:05de Paris
01:14:05lui aussi Frédéric
01:14:07je pense que
01:14:07s'il appelle
01:14:08c'est qu'il a aussi
01:14:09une inquiétude
01:14:09quant à la préservation
01:14:10de notre patrimoine
01:14:11national
01:14:12bonjour Frédéric
01:14:13oui bonjour
01:14:14bonjour tout le monde
01:14:15bonjour à votre invité
01:14:17oui effectivement
01:14:17je suis comme beaucoup
01:14:20je trouve que notre patrimoine
01:14:22part en quenouille
01:14:23comme vous venez de le dire
01:14:24très très bien
01:14:25oui
01:14:25bon je suis parisien
01:14:27donc je vois
01:14:29je me promène beaucoup
01:14:30dans Paris
01:14:30je vois l'état
01:14:31de nos monuments
01:14:32de nos églises
01:14:32vous habitez dans
01:14:33quel quartier Frédéric ?
01:14:34dans le sud-est
01:14:35dans le sud-est
01:14:36d'accord
01:14:37mais je me déplace
01:14:38beaucoup également
01:14:39en province
01:14:40je fais à peu près
01:14:4015-20 000 kilomètres
01:14:41par an en province
01:14:42et je ne prends que les routes
01:14:43parce que j'ai le temps
01:14:44je ne prends pas l'autoroute
01:14:45comme moi
01:14:45sauf si je suis obligé
01:14:46la France est belle
01:14:47à travers ses routes
01:14:47ses départementales
01:14:49et ses chemins vicinaux
01:14:50la France est magnifique
01:14:52et donc
01:14:52j'ai beaucoup l'occasion
01:14:54en traversant les villages
01:14:56de croiser des églises
01:14:58des moulins
01:15:00ce qui reste de moulins
01:15:01des bâtiments industriels
01:15:03remarquables
01:15:04et le constat
01:15:05il est là
01:15:07beaucoup sont en très mauvais état
01:15:08j'ai croisé un maire
01:15:11qui est maire
01:15:12depuis très longtemps
01:15:13de son petit village
01:15:14où il a une église
01:15:15et comme il n'a pas
01:15:16beaucoup de moyens
01:15:17parce qu'il a un petit budget
01:15:18chaque année
01:15:18il met 10 000 euros
01:15:19dans l'église
01:15:20vous pouvez nous donner le nom
01:15:22du village ?
01:15:22non non il n'aimerait pas
01:15:24pourtant il est méritant
01:15:25il est méritant
01:15:26bah oui
01:15:27au bout de 30 ans
01:15:27il a une église
01:15:28qui est belle
01:15:29qui est entretenue
01:15:30c'est pas une grosse église
01:15:31mais c'est une église
01:15:32qui a peut-être 700
01:15:33800 ans
01:15:33mais elle est entretenue
01:15:35elle est entretenue
01:15:35parce qu'il met un petit peu
01:15:37parce qu'il s'y intéresse
01:15:39il y a trop de monuments
01:15:40il y a beaucoup de mères
01:15:41comme ça heureusement
01:15:41pas assez
01:15:42mais il reste encore
01:15:43des mères conscients
01:15:45il y a beaucoup de monuments
01:15:46qui sont en désespérance
01:15:48pendant très très longtemps
01:15:49puis un jour on dit
01:15:49ah
01:15:50il va s'écrouler
01:15:51on n'a pas les moyens
01:15:51de l'entretenir
01:15:52alors on va mettre
01:15:52un coup de bulldozer
01:15:53un coup de pelle
01:15:54et comme ça
01:15:54le problème se va régler
01:15:55et c'est comme ça
01:15:56que chaque année
01:15:56nous en perdons
01:15:57fort heureusement
01:15:58il y a encore des privés
01:15:59qui achètent des monuments
01:16:00qui les entretiennent
01:16:03au mois d'août
01:16:04j'ai eu l'occasion
01:16:05de visiter deux châteaux
01:16:06un privé bien entretenu
01:16:08un autre malheureusement
01:16:09qui a été abandonné
01:16:10par une grande société française
01:16:12qui l'avait acheté
01:16:13à une époque
01:16:14pour des colonies de vacances
01:16:15puis un jour
01:16:15il s'en est débarrassé
01:16:16j'ai visité ce superbe monument
01:16:18qui est grandiose
01:16:19mais qui est dans un état
01:16:21épouvantable
01:16:21et la commune du coin
01:16:22elle n'a pas les moyens
01:16:23de le rénover
01:16:24donc un jour ou l'autre
01:16:25ce château il va disparaître
01:16:26et bien voilà
01:16:27déjà il fuite partout
01:16:27donc voilà
01:16:28et je rejoins un peu
01:16:32le leitmotiv
01:16:33des gilets jaunes
01:16:34au début
01:16:34quand sur les ronds-points
01:16:37vous journalistes
01:16:37vous interrogez les gens
01:16:38qui vous disaient
01:16:39mais nous on n'est pas
01:16:40contre payer des impôts
01:16:41mais on voudrait bien savoir
01:16:42pourquoi et où ils vont
01:16:44c'est bien
01:16:44on peut se poser la question
01:16:45où vont donc
01:16:47où va donc
01:16:47l'argent qui est pris
01:16:48dans la poche
01:16:49de ceux qui travaillent
01:16:50de ceux qui produisent
01:16:52quand on voit
01:16:53tout ce qu'on voit déjà
01:16:54en France
01:16:55c'est bien
01:16:56c'est vraiment des monuments
01:16:58alors il est vrai
01:16:59qu'on a
01:17:00on a un patrimoine
01:17:01énorme
01:17:02parce qu'on a une histoire
01:17:03fantastique la France
01:17:04donc
01:17:05cette histoire
01:17:06tout à l'heure
01:17:06votre interlocuteur
01:17:08parlait de l'histoire
01:17:09cette histoire
01:17:11on la voit
01:17:13au bord des routes
01:17:15mais on la voit dans Paris
01:17:15dans Paris
01:17:16quand on se visite
01:17:17on a 2000 ans d'histoire
01:17:18mais en France aussi
01:17:19quand on se promène en France
01:17:20on a 2000 ans d'histoire
01:17:21et ces histoires
01:17:23sont symbolisées
01:17:24par le patrimoine
01:17:24justement
01:17:25Didier Hickner
01:17:25vous pourriez nous attirer
01:17:26votre attention
01:17:27le monument de la résistance
01:17:29à Paris
01:17:29sur l'île Saint-Louis
01:17:29sur l'île de la cité
01:17:31le monument
01:17:32le mémorial
01:17:33de la résistance
01:17:34de la déportation
01:17:35de la déportation
01:17:37qui est un monument récent
01:17:38forcément
01:17:39qui a été construit
01:17:40en 1962
01:17:41par Georges-Henri Pagusson
01:17:43qui est un architecte
01:17:44qui était art déco
01:17:45qui a commencé dans l'art déco
01:17:46qui l'a modifié encore en 1976
01:17:48et la mairie de Paris
01:17:49est en train
01:17:49de le massacrer le jardin
01:17:51en faisant quoi ?
01:17:52en faisant des travaux ?
01:17:53elle a déjà coupé les haies
01:17:54ce qui est un scandale
01:17:55en plus écologique
01:17:57les oiseaux que j'ai vus
01:17:58j'y suis allé sur place
01:17:59il y a des merles
01:17:59qui ne pouvaient pas encore voler
01:18:00qui à mon avis
01:18:01sont aujourd'hui
01:18:03complètement morts
01:18:04ils vont bouger la grille
01:18:06qui a été dessinée
01:18:07par Georges-Henri Pagusson
01:18:08c'était un monument total
01:18:09et quand on rentrait
01:18:10il y avait un silence
01:18:11qui était fait par la haie d'IF
01:18:12qui a été coupé
01:18:13mais c'est aussi
01:18:14un monument mémorial
01:18:15c'est-à-dire que c'est un scandale écologique
01:18:16c'est un scandale patrimonial
01:18:17et c'est aussi un scandale mémorial
01:18:18ce sont quand même
01:18:20d'honorer les déportés
01:18:22et bien aucune association
01:18:23de déportés
01:18:24n'a été prévenue
01:18:25par la mairie de Paris
01:18:27et ils sont tous furieux
01:18:28j'en ai encore eu un
01:18:29au téléphone hier
01:18:29ni l'héritier
01:18:31ni le descendant
01:18:32au droit moral
01:18:32de Georges-Henri Pagusson
01:18:34n'a été prévenu
01:18:34on lui a demandé
01:18:35ils font ça
01:18:36ils n'en ont rien à faire
01:18:37et en fait
01:18:37ils veulent faire
01:18:39un belvédère
01:18:39sur la scène
01:18:40les déportés
01:18:41n'avaient pas de belvédère
01:18:55sur la scène
01:18:56oui
01:18:56alors moi je voulais poser une question
01:18:58à vos intervenants
01:18:59qui font un boulot formidable
01:19:01est-ce qu'on peut parler
01:19:02de wokisme
01:19:03dans ces destructions
01:19:04dans ce non-entretien
01:19:06parce qu'on s'aperçoit quand même
01:19:07qu'il y a une symbolique
01:19:08toujours identique
01:19:09dans la construction
01:19:10de ces nouveaux
01:19:12monuments
01:19:12entre guillemets
01:19:13il y a des pyramides partout
01:19:15pyramides sur l'obélis
01:19:16pyramides au milieu du Louvre
01:19:18il y a quand même
01:19:18une symbolique
01:19:21douteuse
01:19:22qui tendrait à détruire
01:19:24d'une véritable histoire
01:19:25de 2000 ans
01:19:26dont parlait
01:19:26votre interlocuteur précédent
01:19:28donc moi je voulais poser la question
01:19:30est-ce qu'on peut parler
01:19:31de wokisme
01:19:31ou plus grave
01:19:33d'une signature
01:19:34tout à fait spéciale
01:19:36dans ces nouvelles constructions
01:19:37pertinente remarque Arnaud
01:19:39parce que je vois Didier
01:19:40opiner du chef
01:19:41oui non
01:19:42oui non
01:19:42attendez
01:19:43non non mais
01:19:43on peut considérer
01:19:45je connais un peu le sujet du wokisme
01:19:47j'ai écrit un livre
01:19:48qui s'appelle
01:19:48le mauvais genre au musée
01:19:49excusez-moi je fais de la publicité
01:19:50mais il me semble pas
01:19:51outrancier de considérer
01:19:52que quelquefois
01:19:53il peut y avoir
01:19:54une petite marque de wokisme
01:19:55ça peut arriver
01:19:56mais je ne suis pas certain
01:19:57que les pyramides soient
01:19:58c'est pas une politique d'état
01:19:59non non
01:19:59mais qu'il y ait du wokisme
01:20:00dans certaines décisions
01:20:01ça ça semble
01:20:02ça peut arriver pour les musées
01:20:03par exemple
01:20:03mais par exemple
01:20:04la destruction
01:20:05de ce qu'ils sont en train de faire
01:20:07du jardin
01:20:07je ne crois pas qu'il y ait du wokisme
01:20:08je crois qu'il ne faut pas non plus
01:20:11accuser le wokisme de tout
01:20:12même si je suis très opposé au wokisme
01:20:14oui
01:20:14et que j'ai écrit sur ce sujet
01:20:15non non
01:20:16c'est simplement
01:20:17il y a beaucoup
01:20:17d'inculture
01:20:20d'incompétence
01:20:21de mépris pour le passé
01:20:22enfin des fois ça peut rejoindre
01:20:23effectivement le wokisme
01:20:24ça c'est évident
01:20:24vous savez quand on dit
01:20:25il faut abattre la statue de Colbert
01:20:27ça c'est complètement du wokisme
01:20:28parce que ce sont des racistes
01:20:30ce sont des esclamagistes
01:20:31bien sûr
01:20:31ça c'est complètement
01:20:31on est dans le wokisme
01:20:32c'est du wokisme pur
01:20:33et c'est du monument historique
01:20:34bien sûr
01:20:34il y a des destructions
01:20:35de sculptures
01:20:36c'est pour ça que je dis
01:20:38beaucoup dans les musées
01:20:39on a raison là dessus
01:20:39bien sûr
01:20:40non mais je ne dis pas qu'il a tort
01:20:41je dis simplement
01:20:42il ne faut pas non plus
01:20:42générer
01:20:43non mais on fait bien la part des choses
01:20:44on fait bien la part des choses
01:20:45bon
01:20:45donc ce jardin de la déportation
01:20:48c'est important ce que vous dites
01:20:49parce que c'est un symbole tellement fort
01:20:51classé au monument historique
01:20:52Didier
01:20:53vous revenez
01:20:54nous en parler
01:20:55avec plaisir
01:20:56enquêtez
01:20:56amenez-nous des faits
01:20:57des éléments
01:20:58juste très doucement
01:20:59Baptiste Janézili
01:21:00qui est un simple citoyen
01:21:01il y a des associations
01:21:02il y a la presse
01:21:04également parfois
01:21:04le simple citoyen
01:21:05qui est celui
01:21:06qui s'est battu le premier pour cela
01:21:07qui a lancé une pétition
01:21:08et qui a déjà obtenu des choses
01:21:10on devait pique niquer
01:21:11sur la pelouse
01:21:12au dessus
01:21:13merci Arnaud
01:21:14qui a soulevé un vrai débat
01:21:16parce que c'est effectivement
01:21:17une question qu'on se pose
01:21:18Didier Hickner
01:21:19j'aimerais à un représentant
01:21:20de la ville de Paris
01:21:21de venir débattre avec vous
01:21:22j'adorerais
01:21:22voilà
01:21:22ici
01:21:23mais je connais quelqu'un
01:21:24qui acceptera de venir
01:21:25et en discutera
01:21:26avec le parlons vrai
01:21:28qui nous caractérise
01:21:29Amissa
01:21:30on va remercier également
01:21:31Adrien Matou
01:21:32et puis Julien Lacasse
01:21:33d'avoir été avec nous
01:21:34on remercie évidemment
01:21:35toutes les personnes
01:21:36qui nous ont écoutées
01:21:37c'était la France
01:21:38dans tous ses états
01:21:38on vous donne rendez-vous demain
01:21:39mais on vous laisse
01:21:40avec Brigitte Laet
01:21:41qui vous parlera
01:21:42de résilience
01:21:43alors on vous donne
01:21:44rendez-vous demain
01:21:45avec Didier Bercoff
01:21:46nous ce sera lundi
01:21:47non non mais tout va bien
01:21:48ma chère Anissa
01:21:50lundi
01:21:50lundi on vous parlera
01:21:52économie
01:21:52on vous donnera
01:21:53les vrais chiffres
01:21:54de l'économie française
01:21:55ça va décoiffer
01:21:57venez nombreux
01:21:58c'est pas un spectacle
01:21:59mais la France
01:22:00dans tous ses états
01:22:01mettra les pieds
01:22:02dans le plat
01:22:04bonne fin de semaine
01:22:05je n'ai pas dit bon week-end
01:22:06parce qu'il y a Didier
01:22:06qui me regarde
01:22:07et vous restez
01:22:09sur Sud Radio
01:22:09et Brigitte Laet
01:22:11va vous bercer
01:22:12avec ses doux rêves
01:22:13et ses sentiments
01:22:14je les remercie à tous
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