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Aujourd'hui, c'est au tour d'Aurore Bergé, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:01R.M.C. Face aux grandes gueules
00:06C'est madame la ministre chargée de l'égalité, femmes, hommes et la lutte contre les discriminations
00:10qui est avec nous, madame Aureberger, bonjour.
00:12Bonjour.
00:12Avant de parler de l'actualité, parce que je viens de faire le teasing,
00:15vous savez sur les prix et les légumes, souvent on dit les ministres ils sont hors sol.
00:19Vous faites encore vos courses vous-même ?
00:21Non mais, je vais au supermarché tous les week-ends, j'ai une petite fille qui va avoir 4 ans,
00:27donc oui je fais mes courses.
00:28Et vous regardez les étiquettes, vous voyez la vie chère, vous voyez les prix augmentés ?
00:31Oui, évidemment.
00:32En la chance qu'on le constate tous, à partir du moment où on a un cadier à remplir.
00:36Après je suis dans une situation qui est à mon avis plus favorable que beaucoup de français qui doivent faire
00:39des arbitrages.
00:40Donc vous n'êtes pas hors sol, vous savez ce que coûte la vie aujourd'hui ?
00:43J'achète, oui, tout ce qu'il faut pour faire à manger pour une petite fille de 4 ans, pour
00:48notre famille,
00:48et donc oui, et si je peux je vais sur le marché même,
00:52parce que je préfère aller sur le marché quand je peux le faire.
00:54Voilà.
00:55Le député socialiste Philippe Brun vient d'être écarté de la primaire de la gauche à la suite d'accusations
01:01de violence.
01:02Est-ce que le PS a eu raison ?
01:05Pour l'instant je crois qu'il n'y a pas d'enquête judiciaire qui soit en cours,
01:07et après c'est une décision interne du Parti Socialiste.
01:09Moi je n'ai pas de commentaire à en faire, déjà parce que je ne connais pas les faits.
01:12Je ne sais pas sur quoi il a été mis en cause.
01:16Il y a une décision, une procédure interne du Parti Socialiste,
01:18et c'est à eux d'y répondre, et puis s'il y a une enquête judiciaire qui s'ouvre,
01:23et bien ensuite ce sera la justice qui établira la vérité des faits.
01:25Donc systématiquement on dit, on vous croit à la plaignante.
01:28Mais je ne sais même pas de quoi on parle.
01:30Aujourd'hui je ne sais pas quels sont les faits qui lui sont reprochés,
01:34je ne sais pas ce qu'a dit ou ce qu'aurait dit cette plaignante,
01:37donc c'est compliqué de répondre à des questions quand nous-mêmes et vous-mêmes on ne connaît pas
01:41l'exactitude ou la précision des faits.
01:43Il y a une décision qui a été prise par les Parti Socialiste, c'est aux Parti Socialiste d'y
01:47répondre,
01:47et après il y aura peut-être, sans doute, une enquête judiciaire qui s'ouvrira.
01:51Il y a une autre décision qui fait réagir beaucoup de victimes, en tout cas d'accusatrices,
01:59et leurs avocats, leurs avocates, c'est le contrôle judiciaire allégé de Patrick Bruel,
02:03qui va de nouveau pouvoir voyager notamment à l'étranger.
02:07Alors ça a déjà été le cas cet été, mais là ça a été en quelque sorte confirmé.
02:11Mais certains disent que c'est un très mauvais message envoyé par la justice française.
02:16C'est votre avis ?
02:18De réponse. Moi je suis ministre, donc je ne commande pas une décision de justice particulière.
02:23En revanche, je peux comprendre l'interpellation.
02:27C'est-à-dire qu'à un moment, que ce soit dans l'affaire qui concerne M. Patrick Bruel
02:31ou sur d'autres affaires, on ne peut pas ne jamais considérer la dangerosité
02:36des personnes qui sont mises en cause dans des faits de violences intrafamiliales,
02:39de violences conjugales, de violences sexuelles.
02:42Ça a été le cas aussi dans le périscolaire.
02:44On a eu des personnes mises en cause qui ont pu comparaître en étant libres.
02:49Et donc ce qui interpelle évidemment, parce que quand on est mis en cause
02:51dans des faits qui concernent des violences à l'encontre de nos enfants,
02:54il y a quand même des risques potentiels, notamment de récidive.
02:57Et donc je pense qu'on doit, et c'est d'ailleurs tout l'objet même de ce débat
03:00qu'on a sur la loi intégrale, apprécier la dangerosité de ceux qui sont mis en cause,
03:05à l'encontre desquels il y a un certain nombre de procédures qui sont en cours.
03:09Et après, la vérité des faits, elle sera établie, parce qu'il y aura une vérité judiciaire qui sera établie.
03:13Ça plaide pour la détention provisoire de Patrick Bruel, ce que vous dites.
03:15D'ailleurs, le parquet l'avait demandé.
03:17Je ne me mise pas dans une décision de justice, parce que ce n'est pas mon rôle.
03:21Et si je commence à le faire, et si les ministres commencent à le faire,
03:23là, je pense qu'on dérive.
03:24Mais vous dites que des personnes qui sont accusées de violences sexuelles,
03:28on ne peut pas les traiter comme n'importe qui.
03:32Si elles sont encore en liberté, il y a un risque de récidive.
03:34Moi, ça m'est arrivé, par exemple, un exemple très concret,
03:37de me déplacer dans un département parce qu'une femme venait d'être assassinée,
03:42victime de féminicide, pour essayer de comprendre ce qui s'était passé,
03:45ce qui avait dysfonctionné, ce qu'on n'avait peut-être pas vu et perçu.
03:48Et pile au moment où je venais, où on m'expliquait que la personne
03:50qui avait donc tué cette femme, eh bien, avait été remise en liberté,
03:55dans l'attente de son procès.
03:57Ça m'interpelle.
03:59Ça m'interpelle de me dire qu'une femme a été assassinée,
04:04puisque là, c'était le cas dans un féminicide,
04:06et que donc, la personne pouvait être en détention provisoire.
04:09Quelle doit être la réaction, alors ?
04:11Est-ce que la loi intégrale va modifier ça ?
04:13Il y a des juges de la liberté et de la détention, c'est à eux d'apprécier,
04:16mais je pense qu'il y a une attente puissante et légitime dans la société,
04:22qui est de dire, quand il y a des risques de réitération des faits,
04:26des risques de récidive, quand il y a des faits suffisamment graves,
04:29le cas que j'évoque est un cas de quelqu'un d'anonyme,
04:33parce que malheureusement, ces faits, ils sont dans la société,
04:35quand je parle des féminicides, et oui, j'étais quand même très interpellée
04:40de me dire que cette personne, alors qu'il l'avait tuée,
04:45pouvait être en liberté.
04:46Qu'est-ce qu'il y a à corriger ?
04:47C'est quoi ? C'est un problème de mauvaise évaluation,
04:49de manque d'experts, de mauvaise perception, de mauvaise prise en compte ?
04:53Je pense qu'il y a un sujet de perception dans la société
04:55sur ce que veulent dire les violences,
04:57parce que notre enjeu, il n'est pas uniquement du curatif,
05:00il n'est pas juste d'arriver une fois que les violences sont intervenues,
05:02il est évidemment de détecter, de repérer le plus tôt possible
05:05pour les faire cesser, il est d'accompagner les victimes,
05:08mais il est surtout de se dire, comment on peut encore
05:10avoir un tel niveau de violence à l'encontre des femmes
05:14et à l'encontre des enfants en France en 2021 ?
05:17Ça veut dire que c'est un réveil qui doit être un peu brutal,
05:19mais de l'ensemble de la société.
05:20Puisque vous parlez de réveil, est-ce que vous avez apprécié
05:24les regrets exprimés par Anne Hidalgo, l'ancienne maire de Paris,
05:28et Emmanuel Grégoire, l'actuelle maire de Paris,
05:30à propos du scandale du périscolaire parisien ?
05:33En fait, moi je suis étonnée que ce soit des regrets...
05:34Le regret, c'est le terme qui a été utilisé.
05:36C'est plutôt des excuses qui devraient être formulées à minima.
05:39Ce qu'ils n'ont pas fait.
05:40À minima.
05:41On parle de quelque chose, et je crois d'ailleurs qu'Agnès Évren,
05:44qui a organisé l'audition d'Anne Hidalgo,
05:47qui est la sédatrice de Paris, a eu les bons termes,
05:49c'est-à-dire de violences systémiques.
05:50À Paris, on parle d'une école maternelle sur trois.
05:55Une école maternelle sur trois,
05:57où il y a eu des faits révélés de violences sexuelles,
06:00de viols commis sur des enfants de 3 ans, de 4 ans, de 5 ans.
06:04C'est ça dont on parle.
06:06C'est ça dont on parle.
06:07Donc, au-delà des conséquences ou non politiques,
06:10c'est d'abord des enjeux judiciaires maintenant.
06:13Parce que le périscolaire, c'est la responsabilité unique
06:17de la collectivité, de la commune.
06:19Donc en l'espèce de la ville de Paris.
06:20Donc comment on a pu avoir un système qui s'est mis en place
06:24de prédation pendant des années,
06:29où il y a eu des alertes,
06:30d'alertes d'élus, d'alertes de parents d'élèves,
06:33de rapports internes,
06:34et où à la fin, on a laissé nos enfants être des proies potentielles,
06:39parce que c'est comme ça que ça s'est passé.
06:41C'est-à-dire que des enfants de...
06:42C'est un système ?
06:43Une école sur trois...
06:45Comment ce système a pu se mettre en place ?
06:47Vous voyez, on peut parfois se dire,
06:49il y a un sujet individuel,
06:51il y a une déviance individuelle.
06:52Mais quand c'est une école sur trois,
06:54où des faits ont été révélés,
06:56les faits ont été révélés,
06:57peut-être que même que c'est encore plus important.
06:59Là, on parle là où les faits ont été révélés,
07:01là où on sait que des faits, vraisemblablement,
07:03se sont produits.
07:03Parce que des enfants ont parlé,
07:05ça veut dire que c'est massif.
07:08Et évidemment, ils se sont d'abord plus attaqués
07:09à l'école maternelle.
07:11Pourquoi ?
07:11Parce qu'évidemment, un enfant de 3 ans, de 4 ans, de 5 ans,
07:14verbalise encore plus difficilement
07:16que celui de 7, de 8 ans.
07:18Donc, vous voyez, ils ont fait les choix,
07:20ces prédateurs, ils sélectionnent,
07:21ils font des choix.
07:23Donc, il y a des plaintes qui ont été déposées,
07:26il y aura sans doute des enquêtes judiciaires
07:28qui seront ouvertes.
07:29Et en tout cas, il y a une responsabilité
07:30qui doit pouvoir...
07:32Est-ce que c'est un dysfonctionnement ?
07:33Ou est-ce que c'est un système
07:34qui a été sciemment mis en place ?
07:36Parce qu'à la mairie de Paris,
07:37ça a été noyauté par des pédophies.
07:39Alors, moi, je ne sais pas dire ce qui s'est produit.
07:42Ça, c'est la justice qui va dire de manière très précise
07:45ce qui s'est produit ou ce qui ne s'est pas produit.
07:47Vraisemblablement, il y a déjà ce qui ne s'est pas produit.
07:50C'est-à-dire qu'il y a, malgré des alertes,
07:52malgré des inspections,
07:53et on ne peut pas dire que la mairie de Paris
07:54manque de moyens.
07:55On ne peut pas se retrancher derrière le manque de moyens
07:57contre la mairie de Paris.
07:58Je n'ai pas pu organiser les contrôles.
08:00Et encore une fois, on parle des personnes
08:01les plus vulnérables.
08:03On parle de nos enfants.
08:04On parle de nos enfants.
08:05Et on ne peut pas se dire que
08:06quand on dépose notre enfant à l'école le matin,
08:08on a une boule au ventre parce qu'on ne sait pas.
08:10D'ailleurs, ça, on veut le changer dans la loi.
08:12Pourquoi ?
08:12Parce qu'aujourd'hui,
08:13vous ne connaissez même pas l'identité.
08:15Vous connaissez l'identité de l'enseignant.
08:17Mais vous ne connaissez pas l'identité de la personne
08:19qui est en charge du périscolaire,
08:21qui est à la cantine,
08:22au centre de loisirs.
08:24Et donc, on a besoin, au moment, de savoir...
08:25Il y a beaucoup de parents, aujourd'hui,
08:26qui retirent leurs enfants du périscolaire.
08:28Donc, il y a même une défiance absolue.
08:30C'est-à-dire qu'ils refusent
08:31de mettre leurs enfants au centre de loisirs.
08:32Ce qui complique, d'ailleurs, la vie des parents
08:34parce qu'ils travaillent, etc.
08:35Il y a des inégalités
08:36entre ceux qui peuvent le faire
08:37et ceux qui ne peuvent pas le faire.
08:38Ceux qui arrivent à s'organiser.
08:39Donc là, il y a quand même même
08:41tout un travail à faire
08:43pour rassurer,
08:44pour dire que les animateurs, aujourd'hui,
08:45qui sont embauchés,
08:46on est sûr d'eux.
08:47Mais bien sûr.
08:47Mais parce que ça doit être un des métiers
08:49qui doivent être aussi plus attractifs.
08:50Oui.
08:51Parce que quand vous travaillez
08:5315 ou 20 heures par semaine
08:55et que vous êtes payés
08:57presque au SMIC,
08:57forcément, c'est des métiers
08:59qui ne sont pas très attractifs.
09:00Et donc, ils peuvent aussi entraîner,
09:02malheureusement,
09:02que certains y aillent
09:04pour les pires des raisons.
09:05Il fallait pour rappeler que...
09:06Donc, on a besoin
09:06à la fois de renforcer, évidemment,
09:08les contrôles.
09:09Et c'est tout ce qu'on va faire.
09:11On a besoin,
09:12ce qu'on s'est dit,
09:12d'avoir des listes noires.
09:13C'est-à-dire que quand quelqu'un
09:14est exclu du périscolaire,
09:16il ne doit pouvoir être embauché
09:16le lendemain dans un centre de loisirs.
09:18Il ne peut pas être embauché
09:18le surlendemain
09:19dans un club de foot
09:20ou dans un autre centre,
09:22et ainsi de suite.
09:23Et avant, ça ne se parlait pas.
09:24Il y a ce qui relevait
09:25de la commune d'une part,
09:26ce qui relevait de l'État
09:27d'autre part.
09:27Mais enfin, à la fin,
09:28c'est les mêmes personnes
09:29auprès de nos enfants.
09:30Ça va plus loin que ça
09:31parce qu'à l'époque,
09:32il s'agissait d'appliquer
09:33la nouvelle loi
09:34sur les rythmes scolaires.
09:35Et Vincent Péillon,
09:36qui était le ministre
09:37de l'éducation de l'époque,
09:38qui portait cette réforme
09:40dans le gouvernement
09:41de Jean-Marc Ayrault,
09:43sous la présidence
09:43de François Hollande,
09:44a expliqué que,
09:45comme il fallait vite
09:45appliquer la loi,
09:47on a allégé
09:48les critères de recrutement
09:49des animateurs.
09:50Et c'est ce qui s'est passé
09:51à Paris.
09:51C'est-à-dire qu'à Paris,
09:52tout d'un coup,
09:52il fallait embaucher
09:53énormément d'animateurs
09:55et donc on a embauché
09:56un peu n'importe qui.
09:57Parce qu'il fallait à tout prix
09:58vite appliquer cette loi
09:59et on s'est rendu compte
10:00qu'on n'avait pas les moyens
10:01de l'appliquer.
10:01Donc ça va plus loin,
10:02à mon avis,
10:03que le manque de contrôle,
10:04etc.
10:04C'est quand un choix politique,
10:06finalement,
10:07laisse sa porte ouverte
10:08à des criminels sexuels.
10:11Évidemment,
10:11ce n'était pas l'intention
10:12de la loi.
10:13Mais le sujet,
10:14c'est qu'il y a eu
10:16une annonce politique
10:18et que Paris a été volontaire
10:19pour la mettre en place
10:20en disant
10:21on va aider
10:22le ministre de l'Éducation nationale
10:23et on va démontrer
10:24que c'est possible.
10:24Donc si c'est possible à Paris,
10:25ce sera possible partout ailleurs.
10:27Et donc résultat,
10:28on a embauché très vite
10:29et donc on a embauché
10:30sans qualification,
10:32sans compétence,
10:32sans vérification
10:33et sans contrôle.
10:35Et c'est ça qui s'est passé
10:36et c'est ça qui a permis
10:37de laisser rendre
10:38du possible en tout cas
10:39que les enfants
10:40ont subi des gélents secrétaires.
10:41Désolée,
10:41vous avez quand même,
10:43mais ça a été prouvé,
10:44on a revu les textes,
10:45on a vu les preuves,
10:47des mairies qui ont été prévenues
10:48de ce qui se passait,
10:49etc.
10:49Donc là,
10:49on n'est plus sur le contrôle.
10:50Vous êtes au courant de ça,
10:51enfin pas vous personnellement,
10:52mais la personne était au courant
10:54de ce qui se passait,
10:55on a filé ça sous le tapis,
10:56on l'a mis sur un autre arrondissement,
10:59basta gozir,
11:00le truc est terminé.
11:01Et moi,
11:01je suis désolée,
11:02vous avez,
11:02vous le gouvernement
11:04actuel et précédent
11:05des responsabilités
11:06avec la toute petite phrase
11:07que vous avez dite
11:08au début de votre intervention,
11:10je ne conteste pas
11:11une décision de justice.
11:11Eh ben si,
11:12contestez-la en fait,
11:13contestez le fait
11:14qu'il y a des horreurs
11:16qui sont faites
11:16au nom de la justice,
11:17qu'on a une justice
11:17qui maintenant,
11:18pour des raisons
11:19que je ne veux même pas imaginer,
11:20bien que j'en ai une petite idée,
11:22qui se rend complice de tout ça ?
11:23Et moi,
11:24à un moment donné,
11:24le discours du gouvernement,
11:25et là je parle du gouvernement
11:27actuel,
11:28est en train de m'horrifier.
11:29Moi je vais vous dire,
11:30j'ai fait partie...
11:30Quel discours ?
11:31Le discours de
11:32on ne savait pas,
11:33on fait ce qu'on peut,
11:34et nos enfants,
11:34là depuis l'éclatement
11:35du péris scolaire,
11:36on a l'impression
11:37que tout le monde
11:37c'est devenu le sujet numéro 1.
11:39Moi je vais vous dire,
11:39avant l'été,
11:40au mois de juin,
11:42j'ai fait partie
11:42du conseil du CRGN
11:44et je vous ai rendu,
11:45à vous et à votre Premier ministre,
11:48le centre de recherche
11:49de la Gendarmerie nationale.
11:50Le gouvernement nous a mandatés
11:52pour créer un dossier
11:53où on relève
11:54toutes les possibilités
11:55et les solutions
11:56qu'on peut amener.
11:56Donc le fichier
11:57que vous en parlez.
11:58Il n'y se passe rien,
12:00il n'y a rien qui est fait.
12:02Là on me parle
12:03de la taxe,
12:03du double de la taxe,
12:04de faire un pavillon vital,
12:05de faire ce...
12:06Mais rien n'est fait
12:07Madame Berger,
12:07je suis désolée.
12:08Vous avez toutes les cartes en main
12:09avant que nous
12:10on ait rendu notre rapport.
12:11Il y avait un report
12:12qui a été mis sur la table
12:13deux ans avant.
12:14Il y a eu douze mesures
12:15qui ont été faites
12:15sur les 86.
12:16La loi intégrale,
12:17pourquoi elle n'est toujours pas passée ?
12:18Qu'est-ce qui se passe ?
12:18Vous n'avez pas au moins
12:19un point positif ?
12:20Bonne question.
12:21La loi intégrale,
12:21on en est où ?
12:22Alors la loi intégrale,
12:23on commence le travail.
12:24On commence ?
12:24Oui parce qu'à un moment
12:25il y a un texte qui est déposé
12:26donc quand le texte est déposé
12:27il y a des auditions.
12:28Moi j'étais auditionnée
12:29quatre heures et demie
12:30hier à la Sœur nationale
12:31pour répondre
12:31mesure par mesure,
12:32proposition par proposition.
12:33Vous pouvez expliquer
12:34c'est quoi la loi intégrale ?
12:35On ne peut juste pas dire
12:35qu'il n'y a rien qui a été fait.
12:37Et je pense que c'est quand même
12:38important de le rappeler.
12:39Important de le rappeler
12:40qu'aujourd'hui
12:41et heureusement
12:42on a dans tous nos départements
12:43des maisons de protection des familles
12:44qui sont animées par des gendarmes,
12:46qui sont formées,
12:47qui sont spécialisées,
12:47qui sont compétentes.
12:48En 2017,
12:49il n'y avait pas une maison...
12:50Oui mais en 2017
12:51il n'y avait pas une seule maison
12:52de protection des familles.
12:52Ça n'existait pas.
12:54Ça n'existait pas.
12:55Nous les avons créées
12:56et aujourd'hui
12:56il y en a dans tous les départements
12:57qui permettent
12:58d'auditionner les personnes
12:59les plus vulnérables,
13:00personnes en situation de handicap,
13:01femmes victimes de violences,
13:02enfants victimes de violences,
13:03de former les professionnels.
13:05Il y a des maisons de santé des femmes
13:06dans 100% des départements
13:07avant la fin de l'année.
13:08Avant la fin de l'année
13:09on pourra porter plainte
13:10à l'hôpital.
13:11Partout où il y a un service
13:12gynécologique
13:12ou un service d'urgence.
13:14Je ne dis pas que c'est suffisant
13:15mais je dis que tout ça
13:16n'existait pas
13:17et qu'on l'a créée.
13:18Et donc la loi intégrale
13:19elle va permettre
13:19d'aller plus loin
13:20sur un certain nombre de sujets.
13:21Première chose déjà
13:22parce que ce n'est pas
13:23que police-justice
13:24quand on parle des violences
13:25faites aux enfants
13:25ou faites aux femmes.
13:26C'est toute la société.
13:27Donc ça veut dire
13:28le travail de l'éducation nationale
13:30pour détecter,
13:31pour repérer les violences
13:32parce que nos enfants
13:33passent parfois plus de temps
13:34au sein de l'éducation nationale
13:35et de l'école
13:36qu'au sein même de leur foyer.
13:37Donc on a besoin
13:38de repérer
13:39ce que nos enfants
13:40auraient à subir.
13:41C'est le travail
13:41des professionnels de santé.
13:43Signaler les violences
13:44qu'eux aussi
13:44peuvent réussir
13:45à repérer.
13:46Est-ce qu'on a besoin
13:46de nouvelles lois
13:47parce que sincèrement
13:48tout ça
13:48on peut déjà le faire.
13:50On a vu avec l'affaire Liana
13:52quand même
13:52comment la justice
13:53était passée à côté
13:55de ce drame criminel.
13:57On se dit
13:58il faut une nouvelle loi.
13:59En France on aime bien
13:59dès qu'il faut une nouvelle loi
14:00ça va tout régler.
14:01Le problème c'est que les lois
14:02ne sont pas bien appliquées.
14:03Ensuite si les hommes
14:04et les femmes
14:05qui sont censés agir sur le terrain
14:06ne font pas leur boulot
14:07ça ne sert à rien les lois.
14:08Ah non leur avis
14:09de la paperasse
14:09ça revient.
14:10Là il y a une espèce de pression
14:14mais bon sincèrement
14:15est-ce qu'on n'est pas en train
14:16de dire que ça va tout régler ?
14:18Je ne découvre pas le sujet
14:19et je n'ai pas la prétention
14:20de dire qu'encore une fois
14:22une loi va tout régler.
14:23Non parce qu'il n'y a aucune loi magique.
14:25Il n'y a aucune loi qui soit magique.
14:26Il n'y a aucune loi
14:26qui arrive à tout régler.
14:28Par contre
14:28il y a des trous dans la raquette
14:29et parfois
14:30ça concerne la loi
14:31parfois ça ne concerne pas la loi.
14:33Là par exemple
14:33si vous prenez la question
14:34par exemple de l'inceste
14:35et bien
14:36vous avez dans la loi
14:38dire qu'à un moment
14:39l'inceste
14:39ce n'est pas un viol comme un autre.
14:40c'est quelque chose de spécifique.
14:42C'est une violence spécifique.
14:44C'est un crime spécifique.
14:45Et on doit pouvoir le mettre dans la loi
14:47si on veut que ce soit sanctionné
14:48à sa juste mesure.
14:49On parle de la protection
14:51des enfants
14:52et donc notamment des mères
14:53qui croient la parole de leurs enfants
14:54quand ils ont la force
14:56et le courage immense
14:57de révéler
14:57les violences sexuelles
14:58qu'ils ont eu à subir
14:59y compris dans leur famille.
15:01Aujourd'hui
15:02ces mères qui protègent leurs enfants
15:03ces mères qui disent
15:04je te crois à leurs enfants
15:05elles ont l'obligation
15:07de continuer quand même
15:08à amener l'enfant
15:09chez l'auteur présumé
15:10des faits
15:11chez le père
15:12et bien à un moment
15:13changer la loi
15:13en disant
15:14on doit protéger ses enfants
15:15par l'en permanence
15:16de principe de précaution
15:17il faut qu'on le mette en place
15:18au bénéfice de l'enfant.
15:19Donc ça
15:19c'est quelque chose
15:20de très concret
15:21qui doit pouvoir changer
15:23dans la loi
15:23et tout en effet
15:24ne relève pas de la loi
15:25par ailleurs.
15:27Merci Aurore Berger
15:28vous restez avec nous
15:29bien sûr
15:29pour continuer
15:30la discussion
15:31avec des questions
15:32de Bruno Poncet
15:32d'Ora Bittan
15:33de Laura Varton-Martinez
15:35dans 10 minutes
15:37on vous donnera la parole
15:37sur la hausse de 20%
15:39des prix des tomates
15:39courgettes
15:40ou salades
15:41les fruits
15:41manger frais
15:42est-ce que ça devient un luxe
15:43aujourd'hui ?
15:43Est-ce qu'on arbitre
15:44sur les légumes
15:45dans le quotidien
15:46en faisant les courses ?
15:47on en discutera avec vous
15:48au 32-16
15:48Bruno Poncet
15:49Laura Varton-Martinez
15:50et Zora Bittan
15:52Zora, question ?
15:53Moi j'ai une question
15:54sur l'égalité femmes-hommes
15:55on parle très peu
15:56des garçons
15:56on parle très peu
15:58de la façon
16:00dont les garçons
16:01appréhendent
16:02l'égalité femmes-hommes
16:03et du coup
16:04je me demandais
16:05est-ce qu'il y a
16:06des programmes
16:08hors scolaire
16:09hors périscolaire
16:10des campagnes
16:11qui pourraient justement
16:12remettre cette question
16:13et faire
16:14parce que je trouve
16:15que ça va agresser
16:16chez beaucoup de jeunes
16:17contrairement à ce qu'on croit
16:18moi je fais partie
16:19de la génération
16:20où on s'est battu
16:21pour l'égalité
16:22et Dieu sait
16:22si on a gagné
16:24quelques batailles
16:24et j'ai l'impression
16:25que la jeune génération
16:27c'est tout l'inverse
16:28qui se passe
16:28or je ne vois pas
16:29de campagne
16:30justement en direction
16:31des garçons
16:31je suis d'accord
16:32que ça régresse
16:33en fait je pense
16:33qu'on s'est dit
16:34à l'échelle
16:34de nos générations
16:35que le combat
16:36il serait derrière nous
16:37que le combat
16:37il avait été mené avant
16:38et que naturellement
16:39ça ne pourrait aller
16:40qu'en s'améliorant
16:41qu'en avançant
16:42et ce n'est pas le cas
16:43ce n'est pas le cas
16:44sur la question de l'égalité
16:45et moi régulièrement
16:46même les forces de l'ordre
16:48gendarmes, policiers
16:48m'interpellent en disant
16:49que j'ai très jeune couple
16:50et quand je dis très jeune couple
16:51ça veut dire des gamins
16:52de 12 ans, de 13 ans
16:53qui se mettent en couple
16:54et qui déjà mettent en place
16:55des mécanismes
16:56je veux connaître tes mots de passe
16:57sur les réseaux sociaux
16:58je veux savoir
16:58à qui tu parles
16:59à qui tu t'adresses
17:00à qui tu vois
17:00etc.
17:01d'emprise, de contrôle
17:03donc ça malheureusement
17:04c'est assez massif
17:05c'est aussi ce qu'on essaye
17:07de faire justement
17:07à l'école
17:08parce que c'est là
17:08où vous garantissez
17:09que vous touchez
17:09100% des enfants
17:10quand on parle d'éducation
17:11à la vie affective
17:12c'est ça
17:12c'est dire qu'à un moment
17:14à la fois c'est protéger
17:15nos enfants
17:15si jamais il leur arrivait
17:17quelque chose
17:17qu'ils aient un endroit
17:18où ils puissent le dire
17:19où ils puissent parler
17:21où ils se sentent en sécurité
17:22pour le faire
17:22et c'est aussi diffuser
17:23des messages de prévention
17:24et puis il y a le sujet
17:25des réseaux sociaux
17:26enfin à un moment
17:26c'est l'éléphant dans la pièce
17:28pourquoi on se bat
17:29sur l'interdiction
17:29des réseaux sociaux
17:30avant 15 ans
17:31aussi sur ce sujet là
17:32quand nos gamins
17:33on peut avoir
17:34les meilleures lois du monde
17:35on peut avoir
17:36les meilleurs programmes scolaires
17:37du monde
17:37on peut avoir
17:37les meilleurs parents du monde
17:38si à la fin
17:39on passe 2h, 3h, 4h
17:40sur TikTok
17:41immergés dans des contenus
17:42qui sont des contenus
17:43de haine
17:44allant contre des femmes
17:44de violence
17:45de domination
17:47hyper sexualisés notamment
17:48forcément ça ne fait pas de vous
17:50les chantres de l'égalité
17:51les chantres du respect
17:52avec les femmes
17:53et donc évidemment
17:54qu'il faut aussi aller au bout
17:55nous sur l'interdiction
17:56des réseaux sociaux
17:57avant 15 ans
17:57Bruno Ponset
17:58moi j'ai une question
17:59à vous poser
17:59ça fait 9 ans
18:01que vous êtes au pouvoir
18:01avec votre parti
18:02aujourd'hui vous voyez bien
18:04que la France
18:05n'a jamais été aussi mal
18:06et quand je dis à France
18:06je ne parle pas de l'identité
18:08je parle des français
18:09aujourd'hui individuellement
18:10il n'y a pas un français
18:10qui vous dira
18:11qui vit mieux aujourd'hui
18:13qu'avant
18:14or le spectacle
18:15qu'on a nous en face
18:15et on nous parle d'un budget
18:16et on a l'impression
18:17que le cornu
18:17il essaie de faire des économies
18:19mais encore un peu
18:20toujours sur les mêmes
18:20c'est-à-dire la classe moyenne
18:22et par contre en face
18:23on a deux anciens premiers ministres
18:25il y en a un qui sert des bières
18:26et l'autre qui sert des frites
18:27et là moi je me dis
18:28à un moment donné
18:28moi je veux bien
18:29la politique
18:30l'élection dans 9 mois
18:32sauf qu'à un moment donné
18:32je pense que
18:33vous pouvez aujourd'hui
18:34nous expliquer
18:35oui il faut se battre
18:36contre les extrêmes et tout
18:37mais l'image que vous renvoyez
18:38et quand je dis vous
18:39c'est les gens
18:40qui sont de votre obédience
18:41moi je trouve réellement
18:42que vous ne prenez pas
18:43mesure de ce qui se passe
18:44réellement en France
18:44après vous allez me dire
18:45oui bien sûr
18:45je sais ok
18:46sauf qu'aujourd'hui
18:47nous ce qu'on voit
18:47on le voit tous
18:49effectivement on n'arrête pas
18:50de nous dire
18:50oui les gilets jaunes
18:51vont sortir
18:51non ils ne vont pas ressortir
18:52parce que les pauvres
18:52ils ont perdu des yeux
18:53et des jambes
18:54et des bras
18:54je pense qu'à un moment donné
18:55ça les fait réfléchir
18:56par contre
18:57on n'a jamais aussi mal vécu
18:58en gagnant
19:00normalement
19:00moi je gagne exactement ma vie
19:01j'ai jamais aussi mal vécu
19:03qu'en ce moment
19:04et pourtant à l'époque
19:04j'avais 1100 euros
19:05je vivais mieux
19:07alors sur le budget
19:08on essaye juste de
19:09faire ce dernier budget
19:10et qui est difficile à faire
19:12parce qu'il y a plein
19:13d'arrière-pensées
19:13parce que tout le monde
19:14est déjà en train de regarder
19:15sur l'élection présidentielle
19:17donc nous on a quand même
19:18besoin de garantir
19:19qu'il y ait un budget
19:19pour le pays
19:20on parlait tout à l'heure
19:21des violences faites aux femmes
19:22moi si j'ai pas de budget
19:23je peux pas mettre un euro de plus
19:24pour les associations
19:25je peux pas mettre un magistrat en plus
19:27on peut pas avoir un policier en plus
19:28mais votre budget
19:29non mais ça c'est un truc très concret
19:30votre budget est gelé
19:32ou vous allez obtenir
19:33de l'argent supplémentaire
19:34non moi mon budget
19:35il va continuer à augmenter
19:36mais encore faut-il
19:36qu'il y ait un budget voté
19:37s'il n'y a pas de budget voté
19:38si on a ce qu'on appelle
19:39une loi spéciale
19:40ça veut dire qu'au mieux
19:41on reconduit l'existant
19:42donc il n'y aura pas
19:43un effectif en plus
19:44rien nada
19:45ce sera pas possible de le faire
19:46donc après je comprends
19:48certains de vos amis
19:49pardon préconisent
19:50l'année blanche finalement
19:51ça permettrait
19:53de faire des économies
19:54l'année blanche
19:55ça veut dire que rien ne bouge
19:56c'est le budget de l'année dernière
19:57qu'on reconduit
19:58donc effectivement
19:59c'est un effort pour tout le monde
20:00puisqu'on s'aligne pas sur l'inflation
20:02que ce soit l'impôt sur le revenu
20:03les pensions de retraite
20:03etc
20:04les minima sociaux et autres
20:05est-ce que c'est pas finalement
20:06la bonne solution
20:07ça permettrait de faire baisser
20:09le déficit tout de suite
20:10à 4%
20:10oui mais reconduire
20:12exactement l'année dernière
20:13c'est pas prendre en compte aussi
20:15ce qui doit s'améliorer
20:16ce qui doit être renforcé
20:17ce qui doit changer
20:18comme ça a été mal géré
20:19il faut faire maintenant avec
20:20en fait
20:22tout n'a pas été mal géré
20:23on aurait des marges malheurs
20:24si ça a été mieux géré
20:25mais en fait
20:26il s'est passé aussi
20:27un certain nombre d'événements
20:28pendant ces 10 dernières années
20:30qui n'ont échappé à personne
20:31et de crise sanitaire
20:32et de crise énergétique
20:33et moi je renie pas
20:34ce qu'on a fait à ce moment là
20:35et d'ailleurs
20:36personne nous demandait d'arrêter
20:37pendant la crise sanitaire
20:38quand on a mis en place
20:39le chômage partiel
20:40personne nous a dit
20:41ne le faites pas
20:41quand on a mis en place
20:42des aides exceptionnelles
20:43en matière d'énergie
20:44personne nous a dit
20:45ne le faites pas
20:45vous avez dit
20:46continuez, continuez, continuez, continuez
20:48c'était de la dépense publique en plus
20:49mais c'était une dépense publique
20:51qui était justifiée
20:52parce qu'il faut regarder
20:53la situation
20:54de quelques-uns de nos voisins
20:55pas très loin de chez nous
20:57où les factures énergétiques
20:58elles ont fait
20:59x3, x4, x5
21:00et où les gens pouvaient
21:01juste plus financer
21:02et plus chauffer
21:03mais c'est des choses très concrètes
21:05des choses très concrètes
21:06donc c'est aussi ça
21:08ce qui s'est passé
21:08ces dernières années
21:10après il y a
21:10ce dernier budget à faire
21:11et c'est sûr que ce dernier budget
21:12c'est Marine Le Pen
21:13qui va vous sauver
21:13vous l'avez entendu ce week-end ?
21:14non mais moi je n'attends pas
21:15qu'elle me sauve
21:16elle a dit finalement
21:17peut-être il faut laisser passer
21:18ce budget même imparfait
21:20parce que quand je serai au pouvoir
21:21ça sera plus simple
21:22de le rectifier
21:22que si on a une loi spéciale
21:24ce qu'on dit c'est quoi ?
21:25ce ne sera pas un budget parfait
21:27parce que personne n'a
21:29une majorité absolue
21:29donc ce n'est pas
21:30le budget parfait selon nous
21:31ou le budget parfait
21:32selon les oppositions
21:32c'est un budget de compromis
21:34c'est un budget nécessaire
21:36c'est un budget parce que
21:37le pays a besoin d'un budget
21:39parce que les français
21:40en ont besoin
21:40parce que les entreprises
21:41en ont besoin
21:42parce que les collectivités
21:43en ont besoin
21:44et puis il y a une élection
21:45présidentielle
21:46et après l'élection présidentielle
21:47il y aura des élections législatives
21:49et donc les français décideront
21:50qui sera président
21:52président de la république
21:53qui sera au pouvoir
21:54à l'Assemblée nationale
21:55et il y aura de toute façon
21:56une révision de ce budget
21:58qui sera en phase
21:59avec ce que les français
22:00auront décidé
22:01pendant la campagne présidentielle
22:02mais tout de suite maintenant
22:03il y a des urgences
22:04et tout de suite maintenant
22:05on a besoin d'un budget
22:06c'est pas le moment d'après
22:07pardon
22:07vous parlez de campagne présidentielle
22:09c'est normal que la porte-parole
22:11du gouvernement
22:11fasse campagne également
22:12pour Edouard Philippe
22:13je croyais que les ministres
22:14devaient être à leur travail
22:15et pas s'occuper
22:16de cette campagne présidentielle
22:18ou alors peut-être
22:18qu'il y a des consignes
22:19que ce gouvernement roule
22:20pour Edouard Philippe
22:20il n'y a aucune consigne
22:21qui est donnée par le Premier ministre
22:22si ce n'est de faire son job
22:23et c'est ce que moi j'essaye de faire
22:25moi je défends la loi intégrale
22:26je défends le projet de loi
22:28sur la protection de l'enfance
22:29je défends le projet de loi
22:30sur la lutte contre l'antisémitisme
22:31et le racisme
22:31et j'essaye de faire mon travail
22:32comme Gérald Barmanin
22:33Maude Bréjean
22:34vous avez un candidat
22:34à ce stade
22:35mon travail
22:36c'est d'être au gouvernement
22:37mon travail
22:38c'est de faire avancer
22:40mes sujets
22:40qui ne sont pas anecdotiques
22:42sur les violences faites
22:42aux femmes et aux enfants
22:43et les violences
22:44notamment quand on parle
22:45de haine antisémite ou raciste
22:46et je m'engagerais
22:47le moment où je l'aurai décidé
22:48où ça ne me paraît pas utile
22:49de le faire
22:50mais est-ce que vous-même
22:50dans votre tête
22:51vous avez un choix
22:53entre Gabriel Attal et Edouard Philippe
22:54vous ne l'avez pas fait
22:55non pas aujourd'hui
22:56mais je pense comme
22:56beaucoup de Français
22:57et est-ce que
22:58pardon mais justement
22:59ça va être sûrement
23:00c'est le dernier budget
23:01quoi qu'il arrive
23:02c'est le dernier budget
23:02de M. Macron
23:03est-ce que vous ne pensez pas
23:04que ce serait là
23:05l'occasion d'être
23:06pour M. Macron
23:07patriote
23:08une dernière fois
23:09voire une première fois
23:10et de faire
23:11non pas
23:12plus de dépenses
23:13mais essayer de couper
23:14un peu dans les dépenses
23:15et alors moi je ne parle pas
23:16des dépenses
23:16on ne coupe pas dans l'hôpital
23:17on ne coupe pas dans l'école
23:18on peut couper
23:20le millefeuille administratif
23:21déjà
23:22les ARS
23:22qui ne servent à rien
23:23ah bah c'est l'hôpital un peu
23:24ah bah non
23:25alors si toute l'organisation
23:28demande aux hôpitaux
23:29s'ils ont réellement besoin
23:30des ARS
23:31ils vont vite te répondre
23:32mais vous avez quand même
23:33un millefeuille administratif
23:34qui ne sert strictement
23:35et la dépense publique
23:36voilà
23:36en fait on a l'impression
23:37que c'est une énorme machine
23:38j'en parle de ça
23:39parce que ça a été fait
23:40chez nos amis belges
23:43il y a eu des coupes
23:44dans ce millefeuille administratif
23:45qui pardon
23:46ne sert qu'à alimenter
23:47sa propre machine
23:48parce que la plupart des français
23:49vous diront
23:50et même ceux qui travaillent
23:51parfois le travail est doublé
23:52voire triplé
23:53pour exactement la même chose
23:55est-ce que ce ne serait pas
23:56là le moment
23:57de mettre
23:58le coup de pied
23:58de la fourmilière
23:59celui qui
23:59et bien écoute
24:00je sais
24:01là j'ai
24:02pardon mais le constat est là
24:03j'ai pas bien bossé
24:04mais il est peut-être temps
24:05que vu que je ne vais pas être réélu
24:06je mets un coup de pied
24:07et j'essaye de réparer
24:08que finalement
24:09Sébastien Lecornu
24:09assume le budget
24:10qu'il voudrait vraiment faire
24:13c'est un budget qu'on veut vraiment faire
24:14et un budget qui à la fin
24:15doit quand même être voté
24:17c'est un peu ça le sujet
24:18parce que s'il n'est pas voté
24:19on peut avoir
24:20la meilleure loi du monde
24:21le meilleur budget du monde
24:22mais si à la fin
24:22personne ne veut le voter
24:23en fait il n'existe pas
24:25donc c'est sympa
24:26et le fantasme
24:26il faut être agréable
24:28mais il n'est pas toujours suffisant
24:30il y a deux choses
24:31les oppositions ne voteront pas le budget
24:32parce que
24:33ce sont les oppositions
24:34mais après il y a la censure
24:36si ce budget est tellement éloigné
24:38de ce qu'on estime nécessaire
24:39ou juste
24:40on censurera
24:41et donc dans ces cas là
24:42on repart sur l'instabilité
24:43la dernière censure
24:44ça a coûté 15 milliards d'euros
24:45aux français
24:46ça a coûté 15 milliards d'euros
24:47aux français
24:48c'est ça le prix
24:49qu'on a payé
24:50merci Aurore Berger
24:52merci madame la ministre
24:52chargée de l'égalité femmes
24:54hommes et de la lutte
24:54contre les discriminations
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