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  • il y a 3 jours
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Alors on parlait des prix de l'énergie, bah oui c'est tout ça, c'est une mauvaise nouvelle pour
00:04le portefeuille des automobilistes français notamment alors que les vacanciers se préparent encore ce week-end à partir.
00:13Est-ce que le prix des carburants va gâcher notre été ? C'est la question qu'on va se
00:18poser. On va tout de suite aller sur le terrain retrouver Antoine Forestier qui est à la station service de
00:23Gentilly dans le Val-de-Marne.
00:27Oui elle est assez représentative de la situation dans tout le pays. Cette station, on va regarder les prix ensemble.
00:33Tout en haut le sans-plomb 95 à 2,11€ si on arrondit et le gasoil à 2,19€ si
00:40on se réfère au prix avant la guerre.
00:42Dans cette station on était à 1,72€ et 1,75€ sur un plein de 50 litres. Ça veut dire
00:47qu'on a augmenté de 19€ et 22,50€ respectivement pour chacun de ces carburants.
00:53Et ce que ne comprennent pas les automobilistes avec qui on a discuté tout à l'heure, c'est qu
00:56'au début de la guerre, les prix des carburants ont mis quasiment une semaine avant d'atteindre un premier pic.
01:02Et ensuite il a fallu près de deux mois pour que ça redescende tout doucement avant de de nouveau augmenter.
01:06Et ça ils le ressentent bien. Je vous propose de les écouter interroger au micro de Gaëtan Malacquin.
01:12Ça avait descendu il y a une période à 1,75€, quelque chose comme ça. Et là on a augmenté
01:17à 2,20€ presque, donc 50 centimes de plus. Et on le ressent beaucoup.
01:22Voilà absolument, ça devient agaçant. Et surtout ça devient un peu inquiétant par rapport à la situation qui se passe
01:31là-bas. Nous on en subit les conséquences et c'est complètement affolant.
01:35– Et ce que craignent ces automobilistes, c'est que cette hausse continue et atteigne des niveaux comme on a
01:41pu connaître il y a quelques semaines.
01:43Ici dans cette station, le gasoil avait atteint 2,57€. Ça représente 128€ pour un plein de 50 litres.
01:51– Merci Antoine Forestier avec Gaëtan Malacquin, Gaëtan Mélin. Bonsoir, chef du service économique de BFM TV. Est-ce que
01:58les prix repartent à la hausse ?
02:00– Bien sûr, ils repartent à la hausse. On l'a bien vu. Ça fait plusieurs jours maintenant.
02:03Depuis trois jours, que ce soit le diesel, le 100.95 ou le 100.95 sont repassés au-dessus des
02:112 euros.
02:12– On rappelle que c'est un niveau qui n'avait pas été atteint depuis la mi-juin et qui
02:16s'explique tout simplement
02:17par ce regain de tension au Moyen-Orient. Et vous le savez, les marchés financiers n'aiment pas l'incertitude.
02:24Il n'y a pas que ça. Il faut rappeler aussi qu'on a une période de l'année où
02:28on a une très forte demande
02:29avec ses départs en vacances et une offre qui n'arrive pas à s'ajuster avec ces regain de tension
02:35au Moyen-Orient.
02:37Mais pas que, puisqu'on rappelle aussi que les Ukrainiens sont en train de bombarder les raffineries russes.
02:43Et bien évidemment, tout ceci pèse sur l'offre aujourd'hui.
02:47– Ça veut dire qu'on manque de pétrole, Jean-Luc Chilensky ?
02:49– Non, on ne manque pas de pétrole. Ce n'est pas une question de pénurie.
02:52C'est simplement une question de tension sur le marché.
02:55Il y a plus d'acheteurs que de vendeurs. Les gens ont peur. Et donc, les prix augmentent.
03:01On vient de le dire, le prix du pétrole Brent est passé au-dessus de 90 dollars le baril.
03:07Là, il s'est replié à 87, 88. Mais on est dans une période, effectivement, où les prix ont tendance
03:14à augmenter.
03:14– Est-ce qu'il y a une surréaction à la pompe ?
03:16– Oh non, je ne pense pas qu'il y ait une surréaction.
03:20Les marchés fonctionnent normalement. Simplement, le prix augmente.
03:25Je veux revenir sur quelque chose, simplement.
03:27C'est plus que de la tension.
03:29Aujourd'hui, le détroit d'Hormuz est fermé.
03:31– Oui, mais il y a une reprise de la guerre.
03:34– C'est une reprise de la guerre. Donc, il n'y a plus de pétrole qui passe par Hormuz.
03:38Et Hormuz, c'était 20% de la consommation mondiale.
03:42Incidemment, 40% du commerce, mais 20% de la consommation mondiale.
03:45– Mais ça peut jusqu'où, là ? Parce que là, on a repassé la barre des 2 euros.
03:50On est en juillet. Il y a les vacanciers qui vont encore repartir ce week-end.
03:54Il y a les Aoussiens qui se préparent.
03:55– Il y a beaucoup d'incertitudes. Mais effectivement, on est vraiment dans une période qui est chargée.
03:58– Qu'est-ce qu'on leur dit à tous ces vacanciers ?
03:58C'est que prenez votre mal en patience.
04:00– Mais ils le font déjà.
04:01– De toute façon, le carburant sera cher tout l'été.
04:02– Olivier, ils le font déjà. Rappelez-vous, on a expliqué que les Français étaient très fortement résilients.
04:08Ils ont changé leur mode de consommation.
04:11Ils utilisent moins leur voiture.
04:12Le problème, c'est que là, ce sont des départs en vacances.
04:14Donc forcément, ils n'ont pas d'autre choix.
04:16Mais ça veut dire aussi quoi ?
04:17Ça veut dire qu'ils vont faire des arbitrages.
04:19Ça veut dire que l'argent qu'ils mettent aujourd'hui dans le réservoir de leur voiture,
04:23ce n'est pas l'argent qu'ils vont mettre dans les restaurants, dans les activités.
04:27– Ou à la rentrée aussi.
04:28– Ou à la rentrée, peut-être.
04:29Mais en tout cas, il est évident que là, la tension, elle est importante.
04:33Ça ne va pas se calmer comme ça.
04:35À moins, effectivement, que Donald Trump se ressaisisse, renverse la table et dise
04:41« ça y est, un accord est signé avec les Iraniens, on rouvre les détroits d'Hormuz
04:46et le pétrole peut à nouveau s'échanger à partir de ces pays du Moyen-Orient. »
04:57On n'en prend pas le chemin.
04:59Donc oui, il y a malheureusement de grandes inquiétudes
05:04sur l'évolution des prix des carburants.
05:05– Alors, quelle réponse a apporté ?
05:07Le gouvernement s'est refusé jusqu'à présent à baisser les taxes,
05:11malgré la pression des oppositions.
05:13Ça s'est fait dans d'autres pays comme en Espagne.
05:16Il y a eu un rapport flash signé, Philippe Brun, votre collègue socialiste,
05:20qui estime que ce serait la bonne mesure à prendre,
05:23que le chèque qui a été fait de 50 euros de mémoire,
05:27pour les automobiles c'est plus modeste, c'est bien, mais enfin, ce n'est pas suffisant.
05:30Et puis ça y est, le chèque a été consommé sans doute.
05:33– Absolument. – Et ça repart là-haut aussi.
05:34– Déjà, sur le diagnostic, il y a effectivement la mission, Philippe Brun,
05:37qui explique que les gens se sont perdus dans les serfas
05:39et qu'ils n'ont pas bénéficié.
05:41Et puis j'ai même vu la communication de la ministre de l'Industrie
05:43et porte-parole du gouvernement, Maud Bréjon,
05:45qui dit qu'il y a eu un taux de recours de 40%.
05:47Donc on est très, très loin de la cible.
05:50La vérité, c'est qu'il faut utiliser les deux instruments dont on dispose,
05:54c'est-à-dire la fiscalité flottante,
05:56parce que ce n'est pas au gouvernement, finalement, de prendre les bénéfices de la crise.
05:59Et moi, j'ai discuté avec des autorités gouvernementales qui m'ont dit
06:02« En fait, ça nous permet de financer les investissements sur d'autres modes,
06:06mais est-ce que c'est faire les poches des Français
06:08à l'occasion d'une crise pour financer le rail ? »
06:11Est-ce que c'est très honnête ?
06:13Et la deuxième chose, pardon, et vous avez oublié de le préciser,
06:15mais j'ai vu qu'on avait des images en fond quand vous parliez,
06:18c'est que Total ne fait plus le 1,99.
06:20– Alors, si, si, si.
06:22– Enfin, écoutez, ce matin…
06:23– Vous faites le 1,99.
06:25Est-ce que vous pouvez me permettre de vous répondre ?
06:27– Mais avec plaisir, mais moi, j'ai fait mon plein, vous voyez ?
06:28– Oui, moi aussi, je peux témoigner, j'ai fait mon plein ce week-end.
06:30Ce n'était pas à 1,99, c'était à 2 euros.
06:32– Non, en fait, c'est pas…
06:34– Je veux bien tout ce que vous voulez, dans une réalité.
06:35– Attendez, attendez, allez, avec plaisir.
06:36– Est-ce que je peux vous répondre ?
06:37– Alors, allez-y, Gaëtan.
06:38– En fait, les 1,99, ce sont pour les stations d'autoroutes
06:42uniquement les départs, les week-ends de départs,
06:45et c'est sur toutes les stations totales rurales.
06:48– J'entends bien, mais si vous voulez, avant, tu peux vous dire une chose, Gaëtan ?
06:51– Moi, j'étais en ruralité, j'ai payé deux jours le temps.
06:54– Là, tous les Français, fact-checking,
06:56parce que ça, c'est le dossier de presse de Total,
06:59moi, j'ai fait mon plein à Nanterre tout à l'heure,
07:01on était à plus de 2 euros, et dans Paris, c'est plus de 2 euros.
07:03– Mais c'est ce que je vous ai dit ?
07:04– Alors, attendez, on va peut-être quand même aller un peu au-delà de cette…
07:08– Oui, alors, je vais juste…
07:10– Moi, Total n'est pas obligé de le faire.
07:11– Pardon, Serge Calfon, est-ce que je peux juste vous dire une chose ?
07:14– Serge Calfon, c'est un réalisateur de télévision.
07:17– Juste une petite chose, ce que vous venez de dire
07:19sur le fait que le gouvernement se met de l'argent dans les poches,
07:22c'est faux, on a eu un rapport qui a été publié
07:25et qui montre que les recettes fiscales sont en baisse
07:27sur le carburant, donc ne dites pas n'importe quoi.
07:30On a un rapport !
07:32– Regardez, regardez, pardon, une image, regardez.
07:33– Qui dit n'importe quoi ?
07:34Les Français qui nous regardent savent qu'on est à plus d'un an.
07:36– Ici, Moulinot, en région parisienne, Haute-Seine.
07:39– Mais c'est ce que je vous ai expliqué,
07:40c'est que pour les départs en week-end,
07:42c'est sur les stations d'autogoutes.
07:43– Madame, sur la précédente crise, c'était 1,99 partout
07:46et on pourra vérifier.
07:47Ensuite, je vais aller un peu plus loin,
07:49parce que je ne suis pas là pour polémiquer avec vous.
07:52– Si ce sont 1,99 ou 2 euros, ça reste...
07:54– Mais répondre, je pense qu'effectivement,
07:56il y a, et là on est en désaccord,
07:59il y a des bénéfices de crise de total
08:00et il faut les taxer.
08:01Donc TIPP flottante, TICPE flottante.
08:04– Et les taxations de total.
08:05– Alors la deuxième chose, parce que ça c'est le court terme,
08:08mais la dépendance géopolitique au pétrole
08:10est de plus en plus forte.
08:11Donc il faut aller, le gouvernement l'a dit,
08:13la Commission européenne va déposer un projet de loi
08:15à la rentrée vers l'électrification.
08:17– Ça a commencé déjà.
08:18– Les Français sont résilients,
08:20les Français le sont,
08:21puisque le taux d'équipement de voitures full électrique
08:23a augmenté de 10%.
08:24– C'est la meilleure puce pour l'électricité,
08:25ce qui se passe en ce moment.
08:26– Mais il faut absolument y aller
08:27et réduire notre dépendance au pétrole.
08:29– Je voudrais qu'on donne la parole à Pierre Chasseret
08:31qui représente les automobilistes délégués généraux
08:33de l'association 40 millions d'automobiles.
08:35Donc la mauvaise nouvelle, c'est qu'avec la reprise de la guerre
08:39autour du détroit d'Ormose,
08:40les prix de nouveau augmentent,
08:43en plein cœur de l'été,
08:45des départs et des retours en vacances.
08:47Alors tout à l'heure, Gaëtan disait que finalement,
08:50les automobilistes français étaient résilients.
08:52C'est ce que vous ressentez, vous,
08:53à travers votre association ?
08:56– Non, d'ailleurs, ces mots qui sont aujourd'hui
08:59un petit peu à la mode, la résilience.
09:02Tout le monde emploie ce mot,
09:02je ne l'entendais pas il y a encore 5 ans.
09:04C'est bizarre, on emploie des mots comme ça
09:06pour se donner l'air malin.
09:07La réalité, c'est qu'il n'y a pas de résilience
09:09chez les automobilistes.
09:10Aujourd'hui, les automobilistes,
09:11ils n'ont plus un rond,
09:12ils n'ont pas les moyens de faire le plein.
09:13Et pour une raison, j'ai tout entendu.
09:15C'est la faute de l'Ukraine,
09:16c'est la faute du Détroit,
09:18c'est la faute de Trump,
09:19c'est la faute…
09:19– Non, non, non, non, tout ça, c'est faux.
09:21C'est la faute d'un État toxicomane des taxes
09:24qui a décidé d'apposer une fiscalité de 60%
09:29sur la mobilité en voiture.
09:30C'est la faute d'un État, la France,
09:33qui a décidé d'être le pays européen
09:35qui tabasse le plus les automobilistes en fiscalité
09:38par rapport à leur salaire et au salaire médian.
09:41Ça, c'est une réalité.
09:42Voilà ce que j'ai mis en avant,
09:43notamment, Olivier, on en a parlé dans mon livre,
09:46Balance ton plein.
09:47Dans ce livre, j'ai voulu tacler
09:49toutes les contre-vérités que j'entends.
09:51Une TICPA flottante, c'est stupide,
09:54c'est la même chose.
09:54C'est la négation même d'une surfiscalité aujourd'hui.
09:58S'il s'agit d'abaisser les taxes maintenant
10:00pour matraquer les automobilistes dans six mois,
10:03on n'aura rien gagné.
10:04La réalité, c'est que l'État, aujourd'hui,
10:06n'a pas compris l'enjeu.
10:08L'État est en train de tabasser
10:10en termes de fiscalité les automobilistes
10:13sur la mobilité.
10:14Et ensuite, vous avez des génies,
10:18des ingénieurs.
10:19Je les adore, ceux-là.
10:20C'est ceux qui arrivent pour constater
10:22que l'État, effectivement,
10:24n'a pas gagné en fiscalité
10:26sur les carburants ces derniers mois.
10:27Ben oui, la bonne bêtise,
10:29les Français roulent moins.
10:30Mais les Français roulent moins
10:32et consomment moins.
10:34Et lorsque vous avez l'addition des deux,
10:37vous plongez le pays
10:38dans une croissance à zéro.
10:40C'est la croissance sur laquelle
10:41on communique ces derniers temps.
10:42Je rappelle quand même que la perte
10:44d'un point de croissance pour l'État
10:46sur l'année,
10:48accessoirement,
10:49c'est 30 milliards d'euros.
10:50Donc voilà ce que l'État a déjà perdu
10:52à s'obstiner,
10:53à ne pas vouloir baisser
10:54la fiscalité durablement.
10:56Dernier point.
10:57Non, nos voisins européens
10:59n'ont pas baissé les taxes.
11:00Nos voisins européens
11:02avaient un taux de fiscalité
11:03qui était moindre
11:04que le nôtre
11:05par rapport aux revenus.
11:06Et ils ont décidé,
11:07en plus de baisser
11:09temporairement,
11:10la fiscalité.
11:11Et j'entends aussi,
11:12parce que M. Calfon,
11:13vous êtes député européen.
11:14Donc on va parler
11:15des directives européennes.
11:17Pas de pot,
11:17je connais mes dossiers.
11:19Et si on appliquait en France
11:21ce que préconise l'Europe ?
11:23Ni plus,
11:25ni moins.
11:26Juste le taux de fiscalité
11:27préconisé par l'Europe.
11:28On aurait quoi ?
11:29On aurait 70 centimes
11:32par litre de fiscalité
11:33en moins
11:34sur les carburants.
11:36Et je rappelle aussi,
11:37puisqu'il ne m'a pas échappé
11:39que vous étiez député socialiste,
11:42je vais rappeler quand même
11:43qu'il faut rendre
11:43à François Hollande
11:44ce qui est à François Hollande,
11:45le grand responsable
11:46de l'augmentation
11:47de la fiscalité des carburants
11:49sur ces dernières années.
11:50Bingo, banco,
11:51vous me voyez venir.
11:52C'est François Hollande.
11:54Voilà.
11:54Bon, ben un peu,
11:55je viens de balancer mon plein.
11:56On pourrait en parler
11:57pendant des heures.
11:58Je connais le dossier.
11:59Alors Pierre,
12:00je serai la réponse
12:00de François Calfon
12:01et l'hypocrisie de la gauche
12:03qui, quand elle est au pouvoir,
12:04augmente la taxe
12:07sur l'essence,
12:08dans une volonté d'ailleurs
12:09de sortir de l'énergie carbonée
12:12et qui, dans l'opposition,
12:14aimerait bien
12:14que la taxe se baisse.
12:15Le point, il est très simple,
12:16c'est que durablement,
12:17je l'ai dit en deux temps,
12:18durablement,
12:18il faut sortir
12:19de la dépendance au pétrole
12:21pour des raisons de climat,
12:22pour des raisons géopolitiques
12:23parce que, désolé,
12:24mais quand on termine
12:25le mois à l'euro près,
12:27ça doit passer par les taxes.
12:28Non, ça passe par l'électrification
12:30et on est bien parti pour.
12:32Et ça passe,
12:33c'est moi, François Calfon,
12:34qui ne soutient pas Emmanuel Macron,
12:35vous en êtes témoin,
12:36ça passe par le crédit social
12:38pour les véhicules électriques,
12:39par le renforcement
12:40de petits véhicules.
12:42Pour acheter des voitures chinoises.
12:43Non.
12:43Eh bien, vous aimeriez
12:44retirer le mot de la bouche
12:45par le renforcement,
12:47parce qu'aujourd'hui,
12:47le leasing social
12:48ne marche que quand
12:50c'est des véhicules européens,
12:51par le renforcement
12:52du made in Europe,
12:53parce qu'il ne s'agirait pas
12:54de crever par l'électrification,
12:55vous avez entièrement raison.
12:57Maintenant,
12:57dans la situation conjoncturelle,
12:59mais la conjoncture,
13:00ça fait combien de temps
13:00qu'elle dure ?
13:02Il est évident que c'est...
13:04Elle a fait 10 février.
13:05J'ai monté une conversation
13:06avec M. Tabarro,
13:07mais M. Tabarro,
13:08il me l'a dit,
13:08comme je vous parle,
13:09il m'a dit,
13:09écoute, François,
13:10les taxes qui sont là...
13:11M. Tabarro,
13:11c'est une mise des transports.
13:12Oui, les taxes qui sont là,
13:13elles permettent de financer
13:14l'investissement
13:15dans le ferronviaire.
13:16Ce n'est pas aux Français
13:17de payer au moment
13:19d'une crise
13:19dans le détroit d'Hormuz.
13:21Il faudrait me rappeler
13:22qu'en temps normal,
13:24quand il n'y a pas de guerre
13:25au Moyen-Orient,
13:26nous payons plus cher
13:28notre carburant
13:28que les Espagnols,
13:29les Italiens,
13:30les Bèvres
13:31ou les élections bourgeois.
13:32Ça dépend des pays.
13:33On ne paye pas plus cher
13:33que l'Allemagne,
13:34on ne paye pas plus cher
13:35que la Belgique,
13:36que l'Espagne,
13:37le gazole,
13:38plus cher que l'Espagne
13:39et on paye le même prix
13:40que l'Italie.
13:41Donc cette discussion
13:42sur la taxation,
13:44de toute façon,
13:44elle est nulle et non avenue.
13:45Le gouvernement
13:46n'a pas les moyens
13:47de baisser la fiscalité
13:49sur les carburants.
13:50Le déficit
13:52est de 3 500 milliards.
13:54Donc c'est les automistes
13:54qui trinquent.
13:55Et donc ils ne peuvent pas
13:56le faire.
13:56On ne peut pas servir
13:57des crises pour faire payer
13:58les gens.
13:59La seule chose
14:00qu'ils peuvent faire
14:00et qui aura un impact,
14:02je vous l'avais dit,
14:03c'est de suspendre
14:04les certificats
14:05d'économie d'énergie
14:06qui représentent
14:0715 centimes d'euros
14:09du litre
14:09sur le gazole.
14:10Ils ne veulent pas le faire
14:11pour des raisons
14:12politiques,
14:13idéologiques
14:13et ça c'est hors budget.
14:16Ils ne veulent pas le faire,
14:17ils ne veulent pas le faire
14:18et donc on paye
14:18le prix élevé
14:20pour les carburants.
14:22Et ça peut durer
14:22jusqu'à la fin de l'été.
14:23Ça peut durer
14:24autant que le conflit
14:25va durer,
14:26autant que Hormuz
14:27va être fermé.
14:28Tant que Hormuz
14:29sera fermé,
14:30le prix du pétrole
14:31sera élevé
14:32et le prix des carburants
14:34sera élevé.
14:34C'est la seule raison.
14:35Pardon Jean-Louis
14:36de vous interrompre
14:37mais lorsque
14:38le détroit d'Hormuz
14:40de nouveau
14:41était navigable,
14:42on ne l'a pas vraiment vu
14:43une veste considérable
14:45à la pompe.
14:45Olivier,
14:46si,
14:46si,
14:47si,
14:47le prix est redescendu
14:49en dessous
14:50de 1,90.
14:51Enfin pas avant la crise.
14:53Non,
14:53c'est redescendu.
14:54Enfin,
14:54ce n'est pas les niveaux
14:55d'avant crise.
14:56Non,
14:56ce n'est pas les niveaux d'avant crise.
14:56C'est vrai,
14:57c'est vrai.
14:58Ce n'est pas les niveaux d'avant crise
14:59mais le prix avait baissé
15:01considérablement.
15:02Je voudrais juste dire
15:03quelque chose
15:03à propos d'Hormuz.
15:04C'est absolument crucial.
15:06Le contrôle d'Hormuz,
15:08c'est le contrôle
15:09du prix du pétrole mondial.
15:11c'est ça qui fait qu'aujourd'hui,
15:13on paye plus de 2 euros du litre
15:15les carburants.
15:16Ce qui est un vrai problème
15:17aujourd'hui pour Donald Trump,
15:18on rappelle qu'il a été élu
15:20notamment avec la promesse
15:21d'offrir aux Américains
15:24un carburant à 2 dollars le galon.
15:26Aujourd'hui,
15:27on est à un peu plus de 4 dollars.
15:30Ça participe aussi
15:31à l'augmentation de l'inflation
15:32aux Etats-Unis.
15:34Alors nous,
15:35notre pétrole de référence,
15:37c'est le Brent.
15:38Jean-Louis le disait ce matin,
15:39on a franchi la barre des 90 dollars.
15:41Le WTI américain,
15:42le brut américain,
15:43lui, est à 81 dollars ce matin.
15:47Donc, ça veut dire aussi
15:49que là, il va y avoir
15:50une énorme pression
15:51sur les épaules de Donald Trump
15:53qui n'est pas en mesure
15:55de respecter la promesse
15:57qu'il a faite aux Américains.
15:59Et on verra si ça participe,
16:02en tout cas pour essayer
16:04de trouver une solution
16:05et rouvrir effectivement
16:06ce détroit d'or.
16:07Et depuis qu'on a commencé
16:09de parler de ce sujet,
16:11le Brent a déjà pris
16:111% de plus.
16:13Donc, c'est un marché
16:15qui est extrêmement volatil
16:16de toute façon.
16:16Donc, de toute façon,
16:17à ce jeu-là,
16:18il faut absolument sortir
16:19de la dépendance au pétrole,
16:20les Français l'ont compris.
16:22Et à ce jeu-là,
16:23c'est d'un côté total,
16:25quoi que vous en disiez,
16:26qui a fait une promesse
16:28qu'il ne tient pas
16:29sur le plafonnement de l'essence.
16:31Et de l'autre côté,
16:31le gouvernement
16:32qui paye sa transition
16:33avec une crise,
16:34ce qui est tout à fait inacceptable.
16:35Je sens que ça vous agace,
16:36mais vous savez,
16:38peut-être que vous n'êtes pas
16:38l'Europé,
16:39mais les Français
16:40qui font l'essence,
16:41mais si, monsieur,
16:43les Français qui sont obligés
16:44de faire leurs propres économies...
16:46Total s'est engagé
16:46jusqu'à fin juin.
16:47Oui, mais bien sûr,
16:48mais ils ne sont pas taxés.
16:50Ça y est, c'est fini.
16:51Cette crise-là,
16:53il n'y a plus de bouclier Total.
16:54Si le prix avait baissé,
16:55on va voir ce qu'ils vont faire.
16:56Je le vois à la pompe.
16:58On l'a vu.
16:59En même temps,
17:00Et si on est sur une chaîne d'informations,
17:02Total ne tient plus ses engagements.
17:03On comprend bien
17:04que Total fait ça aussi
17:05pour éviter d'être taxé.
17:07C'est-à-dire que Total
17:08veut éviter
17:09qu'il y ait cette taxation
17:10sur les super profits.
17:11C'est exactement
17:11ce que je suis en train de dire.
17:12Mais voilà,
17:13c'est du donnant-donnant.
17:13Cette mesure de plafonnement
17:15bénéficiait plus
17:16et plus directement
17:17aux automobilistes
17:18qu'une taxe.
17:19C'est plus efficace.
17:20Parce que maintenant,
17:21c'est fini.
17:21Donc à un moment donné,
17:22on ne peut pas gagner
17:23sur les deux.
17:23Même ceux qui font
17:24votre taxe des super profits,
17:25ça ne reviendra pas
17:25dans l'épaule des automobilistes.
17:27On le sait très bien.
17:28Ça partira dans la dette française.
17:30Aujourd'hui,
17:30ce que je conteste,
17:31c'est que Et Total
17:32et le gouvernement,
17:33eux,
17:35maintiennent leurs profits
17:35tandis que vous,
17:36moi,
17:37Non, on ne peut pas dire ça.
17:38Les recettes sont en baisse.
17:40S'il vous plaît.
17:41C'est la réalité.
17:42Oui, parce que les gens
17:43consomment moins d'essence.
17:44Oui, mais peut-être.
17:46Mais au prix du plein,
17:48il y a plus de taxes.
17:49Oui, mais pas dans les poches
17:50de l'État.
17:51Vous dites que l'État
17:52se fait de l'argent
17:53sur le dos des autonomilistes français.
17:54C'est faux.
17:55Les recettes fiscales
17:56sont en baisse.
17:57C'est facturé.
17:58Oui, parce que les gens
17:59n'ont même plus les moyens
18:00de faire un plein, madame.
18:01Peut-être.
18:01Mais je le sais pertinemment.
18:02Alors voilà.
18:03Mais ne dites pas
18:03que l'État
18:04est en train de s'engrercer.
18:05Mais est-ce que l'État
18:06n'est pas perdant
18:07sur les deux côtés ?
18:07Mais bien évidemment.
18:08En refusant de baisser les taxes.
18:13Non, non.
18:14consomment moins.
18:15C'est mauvais
18:16pour la croissance économique.
18:17Il y aura donc,
18:18si la croissance économique baisse,
18:19moins de rentrées fiscales
18:20d'une manière générale.
18:21Oui, mais si vous baissez
18:23les taxes,
18:24vous incitez les automobilistes
18:26à continuer
18:26à utiliser...
18:28C'est normal.
18:28C'est pas ce que je suis
18:31en train de dire.
18:32Vous dites juste
18:33qu'il faut faciliter
18:33la transition énergétique,
18:35passer à l'électrique.
18:35Court terme, moyen terme.
18:36On ne va pas financer...
18:37Ça, c'est du long terme
18:38ou du moyen terme.
18:39Ce n'est pas pour demain matin.
18:39Je suis désolé, Gaëtan.
18:40C'est pas pour demain matin.
18:42Ça, c'est un discours
18:42de gens qui habitent dans les villes.
18:43Excusez-moi,
18:44mais 7 Français sur 10,
18:45sans voiture,
18:46il n'y a pas de vie.
18:47Donc, ils ne vont pas changer
18:48tout d'un coup
18:49et prendre une électrique
18:50ce week-end
18:50chez leur concessionnaire.
18:51Mais bien évidemment.
18:52Mais encore une fois,
18:53aujourd'hui, pardon,
18:54mais les automobilistes,
18:56encore une fois,
18:56eh bien,
18:58ils sont rationnels.
19:00Un petit mot.
19:01Le pire risque d'être à venir,
19:04malheureusement,
19:04parce que l'augmentation
19:06du prix du pétrole,
19:07c'est un facteur d'inflation.
19:09D'inflation générale.
19:11Et l'inflation générale,
19:12entraîne une augmentation
19:13du coût du crédit.
19:15Et aujourd'hui,
19:17le coût du crédit
19:18pour la France,
19:18c'est près de 4% par an.
19:21Et ça,
19:22ça impacte directement
19:23les finances du gouvernement.
19:24Merci à tous.
19:26Voilà ce que vous pouvez dire
19:27sur le prix des carburants
19:28et cette mauvaise nouvelle
19:29avec de nouveau
19:31une hausse constatée
19:32à la pompe.
19:33pour la France,
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