- il y a 3 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:0440 noyades en 5 jours pendant cette canicule. Triste fléau, c'est ce qu'a dit aujourd'hui le chef
00:09du gouvernement, le Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:11Des adultes, des jeunes, beaucoup de ces accidents ont lieu dans des zones non surveillées.
00:16On va regarder justement en détail ce bilan avec vous, Nargis Hadji. Pourquoi autant de noyades ? Quelles sont les
00:21principales causes ?
00:22Il y a différentes raisons de risque de noyade chez l'adulte.
00:26D'abord, la surestimation de ses capacités, que ce soit les capacités physiques ou encore de nage, un choc thermique,
00:32la consommation d'alcool, un malaise ou un problème de santé, notamment cardiaque.
00:36Mais l'un des grands facteurs de risque restent les baignades, en dehors des zones surveillées pour différentes raisons.
00:42Les cours d'eau et les canaux, par exemple, figurent parmi les lieux les plus dangereux puisque les courants peuvent
00:46parfois y être très forts.
00:48La végétation aquatique, elle peut retenir un nageur qui tente de sortir.
00:51D'ailleurs, les berges rendent souvent la remontée difficile parce qu'il n'y a pas d'échelle ou encore
00:56d'accès sécurisé ou encore une collision avec un bateau.
01:00Alors, est-ce que le risque de noyades augmente chaque année ?
01:02Eh bien, si l'on regarde les données de Santé publique France entre 2024 et 2025, vous allez voir, il
01:07y a une grosse différence.
01:08En 2024, 1246 noyades cumulées entre le 1er juin et le 30 septembre 2024.
01:17353 parmi elles étaient mortelles.
01:19Et en 2025, eh bien, vous le voyez, le chiffre est passé à 1418.
01:23Et parmi ces 1418 noyades, eh bien, 409 étaient mortelles.
01:27Alors, qui sont les principales victimes de ces noyades mortelles ?
01:32Vous le voyez ici, une catégorie ressort, la catégorie en vert, juste là, eh bien, ce sont les personnes majeures.
01:38Les plus de 18 ans, en 2025, 43% des noyades chez les adultes étaient mortelles.
01:44Enfin, est-ce qu'il y a des régions plus touchées que d'autres ?
01:47Sans surprise, les territoires du sud et les littoraux ont évidemment concentré le plus grand nombre d'accidents en 2025.
01:54Quatre régions regroupent près de 60% des noyades.
01:57Il s'agit de la région PACA, Provence-Alpes-Coderre, Durs, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie et enfin la Nouvelle-Aquitaine.
02:03Nous sommes avec le commandant Kadima, la porte par la sécurité civile.
02:06Vous êtes un habitué de nos plateaux, là, depuis le début de cette canicule.
02:10C'est l'imprudence qui est à l'origine de ces noyades ?
02:13C'est un ensemble de facteurs.
02:14Premièrement, c'est peut-être un manque de discipline collective.
02:17Malheureusement, on a encore trop de personnes qui vont se baigner dans des zones qui ne sont pas surveillées.
02:21Si on n'est pas dans une zone surveillée et qu'on est en détresse, il n'y a pas
02:24de nageur-sauveteur habilité à pouvoir précocement vous sortir de l'eau et faire les premiers secours.
02:29On a aussi malheureusement cette forte chaleur, cette forte chaleur qui impacte tout le monde.
02:32Là, actuellement, toute personne est vulnérable dans l'eau.
02:35Même si je suis en forme ?
02:36Même si vous êtes en forme.
02:37Et malheureusement, surtout quand vous êtes en forme, parce qu'on a tendance à avoir des sportifs qui veulent aussi
02:41continuer à avoir leur niveau de performance comme en situation normale.
02:44Pourquoi est-ce que je suis vulnérable alors ?
02:45Vous êtes vulnérable parce que malheureusement, il y a un cocktail de risques qui s'associe, donc la forte chaleur,
02:52le fait de pouvoir rentrer dans l'eau et ne pas connaître son environnement.
02:55Il y a encore trop de personnes qui rentrent dans l'eau de manière trop brutale.
02:57Il faut, je le rappelle, se refroidir la nuque, se refroidir les bras, se refroidir la poitrine pour pouvoir progressivement
03:03rentrer dans l'eau.
03:04C'est aussi prévenir ses proches.
03:05Trop de personnes.
03:06Et c'est pour ça que vous pouvez être vulnérable.
03:07Si vous rentrez dans l'eau et que vous ne prévenez personne que vous allez vous baigner, si vous êtes
03:10en détresse, personne ne pourra vous aider.
03:12Donc il y a aussi ce critère-là et malheureusement, on a aussi des personnes qui vont trop souvent dans
03:17l'eau alcoolisée.
03:18Donc on a une volonté aussi, lorsqu'on est alcoolisé, des fois de surestimer ses capacités.
03:22On manque de lucidité, on a le sentiment de toute puissance qui fait que des fois, on s'engage dans
03:26une rivière qu'on estime calme
03:28et puis finalement, on tombe dans un trou d'eau, dans un courant qui est fort, une situation d'eau
03:31vive,
03:32qui fait que malheureusement, il est compliqué ensuite de s'en sortir.
03:34Donc il faut multiplier les messages et ne pas jouer les braves en se disant, là j'ai trop chaud,
03:40il est interdit de se baigner, j'y vais quand même.
03:42Si c'est interdit, on n'y va pas, on respecte les consignes.
03:45Surtout dans ce contexte-là et surtout respecter les règles de baignade.
03:48Il y a des zones qui sont surveillées, des personnes qui sont formées pour pouvoir porter assistance.
03:51Et malheureusement aussi, on constate qu'on a, et c'est normal, c'est le bon samaritain,
03:55quand on voit une personne qui se noie, on souhaite lui porter secours.
03:58Mais il faut être méthodique.
03:59Ça veut dire que des fois, il est peut-être plus intéressant de tendre une perche,
04:02tendre un élément de manière à ce que la personne qui est en détresse puisse la saisir et non pas
04:05saisir la personne.
04:06Parce qu'on trouve aussi des situations où on a des sur-accidents,
04:09des personnes qui souhaitent porter assistance, porter secours,
04:11et qui sont malheureusement soumises aux mêmes risques et on a un bilan encore plus néfaste.
04:14On va prendre un autre cas, je vous ai dit, un 40 noyades en 5 jours, un cas dramatique.
04:19On va retrouver Romain Etuin à Lyon pour BFMTV,
04:22parce qu'il y a qu'à lui récuire précisément la mort cérébrale d'un sportif de haut niveau.
04:28Il est joueur de Ligue 2.
04:29Comment s'est-il noyé ? Que s'est-il passé, Romain ?
04:34Eh bien écoutez, on entendait votre intervention en plateau.
04:36On est en pile dedans.
04:38Regardez, on est sur ce lieu de baignade qui est interdit.
04:41Vous le voyez, il y a énormément de courant dans le Rhône.
04:44Il n'y a pas de surveillants de baignade.
04:47Et pourtant, il y a beaucoup de personnes qui viennent se baigner.
04:49C'est le cas de ce joueur de foot qui était arrivé hier aux alentours de 15h avec des amis
04:54pour se baigner.
04:55Ils ont nagé pendant 2h, 3h.
04:58Et puis, c'est aux alentours de 18h que les secours ont dû intervenir,
05:02puisque ces jeunes hommes ont été emportés par les flots.
05:06Deux de ces amis ont pu être réanimés,
05:08tandis que lui a dû attendre une dizaine, voire une vingtaine de minutes avant d'être secouru,
05:13puisque le courant est particulièrement fort.
05:16Nous avons pu en parler avec un sapeur-pompier que je vous propose d'écouter.
05:20On a de forts mouvements d'eau.
05:22En plus de ça, on a une approche de type gravière,
05:25où le sol peut se dérober malgré des faibles pentes sous les pieds d'un nageur potentiel.
05:31Et le risque est prédominant.
05:34Le fait d'être un nageur en bonnes conditions physiques,
05:41malheureusement, ne suffit pas par rapport à ce site-là,
05:45qui a des courants d'une violence extrême.
05:49Donc, on le disait, ce jeune homme qui était en pleine possession de ses moyens
05:53est malheureusement en état de mort cérébrale.
05:55Et vous le voyez, au lendemain de ce drame,
05:57il y a encore énormément de jeunes qui viennent pour se baigner ici.
06:00Et on les a vus défiler tout au long de la journée.
06:03Voilà, Romain, et tu avec Louis Léger, à quelle heure ?
06:05On va rester sur cette image qui est intéressante, justement, commandant Kadimala.
06:09Là où ils sont, ils ne sont pas dans le courant.
06:12Est-ce qu'il y a vraiment un danger de venir se baigner, se tremper, se rafraîchir ?
06:16Alors, il y a une différence entre se rafraîchir et juste toucher l'eau,
06:19ou rentrer dans l'eau à hauteur de chouille,
06:22où là, en effet, on peut estimer qu'il n'y a pas de risque associé.
06:25Après, je tiens à rappeler quand même que dans 20 cm d'eau, on peut aussi se noyer.
06:28Après, évidemment, il faut être pragmatique.
06:31Proche de la Terre, on n'est pas forcément dans un risque.
06:34Mais par contre, quand on va commencer à rentrer,
06:36et c'est ce que disait notre collègue en caméra,
06:39il y a des sols où on peut avoir une différence de profondeur,
06:42qui fait que rapidement, on va être emporté par le manque de...
06:44On n'a plus pieds, et du coup, on peut être emporté par les courants.
06:47C'est un réel risque.
06:48Et surtout, il y a bien deux catégories de personnes.
06:49Il y a les adultes, je le disais, l'alcool, le sentiment de toute puissance.
06:53Parce que la 9 personnes sur 10 qui se noient, ce sont des adultes.
06:55Oui, mais il y a une personne sur 10, et c'est des enfants.
06:58Et c'est vraiment très important de garder à l'esprit qu'un enfant,
07:01même s'il a un brassard, ça n'exclut pas l'attention des parents.
07:04Les parents doivent incontestablement garder l'attention de l'enfant
07:07et potentiellement le garder à portée de bras.
07:10Justement, parlons-en maintenant avec le président délégué
07:13de la Fédération française de natation,
07:15c'est Lazarek Venelac, qui était avec nous.
07:17Est-ce qu'on s'est mieux ou moins bien âgés qu'avant ?
07:22En toute franchise ?
07:23En toute franchise ?
07:24Ou est-ce qu'on apprend mieux ou moins bien ?
07:25Ou est-ce qu'on apprend suffisamment ?
07:26Si on regarde les performances, on nage mieux.
07:28Et si on regarde dans la globalité, on nage moins.
07:31Ça, c'est une réalité.
07:32Après, je pense qu'il faut se dire quelque chose de très honnête.
07:34La France n'a pas de culture aquatique.
07:37Franchement, il n'y a pas de culture aquatique en France.
07:39Il y a le programme scolaire qui emmène les enfants vers les apprentissages,
07:43mais on n'est pas un pays de culture aquatique.
07:45On y va parce qu'on n'a pas le choix.
07:47On y va parce qu'il faut y aller.
07:49On apprend à nager à l'école.
07:51Je revoyais l'attestation de savoir nager en toute sécurité.
07:54Ça existe.
07:55À partir du primaire.
07:56Alors, ce n'est pas obligatoire ou ça l'est ?
08:00Est-ce qu'il faut le rendre obligatoire ?
08:02C'est censé l'être.
08:03C'est censé l'être.
08:03À l'entrée en sixième, il faut passer ce test.
08:05Ensuite, ça fait des dizaines d'années maintenant qu'on est sur ce plan.
08:09Je n'ai pas compté, mais des milliards d'euros dépensés
08:12autour des différents plans qui ont été mis en place.
08:14Et on a le résultat qu'on a aujourd'hui.
08:16Donc, il y a des vraies questions.
08:18Aujourd'hui, à la Fédération, on est en train de travailler là-dessus.
08:20On est en train de travailler sur un plan de communication
08:23autour des préventions de la noyade.
08:25Communiqué de presse, il y a le 2 juillet à Saint-Étienne
08:28pendant les championnats de France, qualificatifs pour les euros.
08:30On va dévoiler les quatre clips qu'on a fait.
08:31C'est le pays de Léon Marchand, le meilleur nageur du monde.
08:34C'est le meilleur nageur au monde.
08:36Mais quand on entend des jeunes ou des parents d'élèves ou des professeurs
08:42qui disent « Quand c'est la natation, je fais un certificat »
08:45ou « Quand il s'agit d'aller nager, je n'y vais pas, ce n'est pas obligatoire.
08:48Je n'ai pas envie d'aller à la piscine, je n'ai pas envie de me montrer en maillot.
08:51»
08:51Fille ou garçon, d'ailleurs.
08:52Qu'est-ce que vous leur dites ?
08:54Moi, personnellement, pas grand-chose.
08:56Parce que c'est justement les maîtres nageurs, les pauvres qui sont sur le terrain,
09:00ils sont en difficulté avec ça.
09:03Il faut comprendre que c'est une activité aussi.
09:04On est en maillot de bain.
09:05Ce n'est pas toujours facile de se mettre en maillot de bain pour tout le monde.
09:07Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas y aller.
09:08Avant, on ne se posait pas la question.
09:10Oui, parce qu'encore une fois, on est…
09:12On suivait, il y avait le coup de sifflet, au vestiaire, on se déshabillait,
09:16on était à la piscine, on avait les longueurs, la première en brasse,
09:19la deuxième, c'était en crôle et on reprenait, on avait la planche
09:23et allait, on tapait des pieds, on avançait.
09:26Ce n'est pas faux.
09:27Maintenant, je l'ai dit, je le redis, on n'est pas un pays de culture aquatique.
09:30On est obligé de forcer, de pousser les gens pour aller vers ces apprentissages.
09:33Ce n'est pas inné, ce n'est pas direct.
09:35Il y a des parents qui ont conscience de l'importance d'apprendre à nager,
09:38mais pas tout le monde.
09:39Encore une fois, quand on cherche des excuses à ses enfants
09:41pour ne pas aller à la piscine, on commet une très grave erreur.
09:44On va retrouver du côté, dans le département du Loiret, Orléans,
09:48Justine Apucaïté, justement, parce qu'Orléans, malheureusement,
09:51malgré les consignes, malgré tout ce qu'on se dit,
09:54on continue d'aller, de se baigner dans des zones où on ne doit pas aller.
10:00Exactement, on continue à se baigner ici, alors que c'est une zone interdite.
10:05Regardez ces panneaux, ces panneaux, ils sont partout.
10:07Baignade interdite, car non surveillée, il n'y a pas de surveillant
10:10pour observer toutes ces personnes-là.
10:12Ils sont peut-être quelques centaines, des familles, des jeunes,
10:16même des personnes plus âgées.
10:18Ici, ils sont là parce qu'il fait très très chaud à Orléans.
10:21Bonjour.
10:22Bonjour.
10:23Dites-moi, pourquoi vous vous baignez ici ?
10:26Pourquoi vous briguez les règles alors qu'on sait qu'il y a des noyades,
10:29quand même, 40 noyades ces dernières 5 jours, ça ne vous fait pas réfléchir ?
10:33Si, forcément un peu, mais en fait, il fait tellement chaud qu'on n'a pas le choix.
10:36On est en pleine ville, c'est le seul endroit où on peut se baigner gratuitement en soi.
10:40C'est accessible à tout le monde.
10:42C'est assez connu à Orléans aussi.
10:44Donc, en fait, en vrai de vrai, on n'a juste pas trop le choix non plus.
10:48Et vous faites attention quand on veut baigner ? Comment ça se passe ?
10:51Personnellement, moi, je ne vais jamais très loin parce que je n'aime pas ça.
10:54Donc, je reste souvent au beurre.
10:55Donc, moi, je sais que pour moi, il n'y a pas de risque.
10:57Mais après, le problème, c'est que ce n'est pas surveillé.
10:59Donc, s'il arrive quelque chose à quelqu'un, en soi, c'est un peu de son ressort.
11:05Merci beaucoup.
11:06Pour rappel, les baignades en zone interdite sont très dangereuses.
11:09Même si l'eau peut sembler calme,
11:12même si l'eau peut sembler bonne,
11:14il y a quand même des risques très fortes d'insolation,
11:16surtout quand il fait une chaleur comme ça.
11:19Justine Piquaté avec Léane Labarrière.
11:21Vous voyez, commandant, il y a effectivement les trois barrières.
11:24On voit le petit panneau avec marqué baignade interdite.
11:27Mais les gens sont là.
11:28C'est-à-dire que l'envie de se rafraîchir est plus forte que tout.
11:30Après, quand on pense à zone de surveillance,
11:33on dit qu'on se baigne, je suis en sécurité.
11:35Si vraiment je me sens en danger, je sors de l'eau.
11:38Mais c'est surtout l'absence de secouristes.
11:40Ça veut dire qu'on a la première action qui est d'extraire la victime de l'eau.
11:43Première action.
11:44Mais aussi la continuité des gestes de secours.
11:46Ça veut dire que si une personne est noyée,
11:47et si elle est en arrêt cardio respiratoire,
11:49il faut aussi pouvoir la prendre en charge.
11:51Et ça, c'est bien des nageurs-sauveteurs qui vont le faire
11:52en amont de l'appel de secours
11:54et des sapeurs-pompiers qui vont arriver avec le SAMU.
11:56Et c'est aussi pour ça qu'on parle de baignades interdites
11:59lorsqu'elles ne sont pas surveillées.
12:00C'est que la chaîne de secours n'est pas aussi optimale
12:02qu'on peut l'avoir quand on a déjà des secouristes sur la plage
12:04pour pouvoir faire les premiers gestes.
12:10Il faut réapprendre à nager.
12:11C'est ce que vous souhaitez faire passer comme message ce soir.
12:14Très concrètement, oui.
12:14C'est au décideur de décider.
12:17Maintenant, il n'y a plus qu'eux qui peuvent engager les démarches.
12:19On voyait les images tout à l'heure.
12:20Je vous rappelle aussi, on ne voit pas ce qu'il y a sous l'eau.
12:23Il peut tout se passer.
12:24Il peut y avoir des trous, il peut y avoir plein de choses.
12:25On ne voit pas ce qui se passe sous l'eau.
12:27Donc ces jeunes inconscients, il n'y a pas d'autres mots,
12:29qui vont comme ça se baigner.
12:30On n'est pas à l'abri qu'à un moment donné,
12:32ils tombent dans un trou et que ce soit la catastrophe et le drame derrière.
12:34D'ailleurs, c'est souvent ce qui se passe et c'est souvent une déraison des noyades.
12:37On parlait d'adultes tout à l'heure.
12:38C'est aussi des gens qui se surestiment.
12:40Ils y vont, c'est vrai, ils savent nager.
12:42Et puis d'ailleurs, on peut se poser la question aussi,
12:43c'est quoi savoir nager ?
12:44Ça aussi, dans la tête des gens, ce n'est pas toujours très très clair.
12:47Donc à un moment donné, ils y vont en toute sécurité
12:49et il arrive ce qui se passe, c'est-à-dire un drame.
12:51Et on a Guillaume Turpin qui est avec nous,
12:53directeur adjoint des opérations littorales de la Société Nationale
12:56de sauvetage en mer, des sauveteurs en mer.
12:58C'est Guillaume Turpin.
12:59Bonsoir Guillaume Turpin.
13:01Quel message vous voulez faire passer aujourd'hui ?
13:03C'est vrai qu'on a ce chiffre terrible de 40 noyades en 5 jours.
13:08Alors effectivement, le Premier ministre ce matin a annoncé
13:11ce chiffre de 40 décès par noyade depuis le début de la canicule.
13:17Donc ça ne nous surprend pas vraiment,
13:20puisque en fait, on sait au travers des précédentes études sur les noyades
13:26qu'il y a une corrélation directe entre les conditions climatiques
13:29et le nombre de noyés.
13:31Donc étant donné que nous sortons,
13:33enfin nous, on a une première période de canicule
13:37et là depuis une semaine, les températures sont très élevées.
13:41Donc vous avez proportionnellement beaucoup plus de baigneurs
13:45et donc statistiquement, ça augmente le nombre de noyades.
13:49Est-ce que vous êtes suffisamment aujourd'hui du côté de la SNSM,
13:52de sauveteurs en mer, justement pour faire le travail de surveillance
13:56et pas uniquement d'intervention ?
14:00Oui, alors au niveau de la SNSM, on a deux activités.
14:05On a notre réseau des 188 stations de sauvetage
14:08qui sont disponibles en permanence pour intervenir en mer
14:12dès lors qu'il y a un souci.
14:14Et puis en période estivale, on vient accompagner les collectivités
14:18pour surveiller leur baignade.
14:20Donc à la SNSM, on a 2000 nageurs sauveteurs qualifiés
14:23pour répondre aux demandes des collectivités.
14:26On en met à disposition 1500,
14:27mais c'est bien pour répondre à la demande des collectivités.
14:30Donc aujourd'hui, les périodes de surveillance sont définies
14:33par les mers et donc on sait très bien
14:37que la plupart des plages sont surveillées
14:39sur les deux mois estivaux, juillet et août.
14:42Donc au mois de juin, il faut être extrêmement prudent
14:45si vous baignez puisque peu de plages sont surveillées.
14:48Merci Guillaume Turpin, directeur adjoint des opérations éditorales
14:50à SNSM.
14:51Anthony ?
14:51Il y a peut-être aussi un mot que l'on peut rajouter,
14:54c'est la quantité de piscines municipales par ville.
14:57Moi, je viens par exemple d'une ville de 60 000 habitants.
15:00Il y a deux piscines, dont une qui n'a même pas d'ailleurs
15:02la taille olympique.
15:03Je peux comprendre, sans recommander effectivement,
15:06que ces gens aillent se baigner dans ces zones non surveillées.
15:08Car quand vous voyez que les endroits surveillés sont sursaturés,
15:12forcément on peut aller dans ces endroits-là
15:14parce qu'on n'a pas la place ailleurs.
15:15Merci à tous.
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