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  • il y a 3 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:01Générique
00:10On va faire le point tout de suite sur la canicule et pour ça on va regarder directement avec vous
00:16mon cher Marc.
00:18Bonsoir.
00:18Bonsoir.
00:19Les vigilances, les vigilances du jour, on est en vigilance rouge et orange toujours, la plus intense, la plus grave
00:25étant bien évidemment la vigilance rouge.
00:28Absolument, qui concerne donc pour l'heure 49 départements mais elle concernera donc demain 54 départements puisque la région Normandie
00:36rejoint donc la longue liste de départements placés en vigilance rouge.
00:40La Normandie où il est quand même prévu jusque sur le littoral des pointes à plus de 40 degrés et
00:45puis il y a également le département de l'Oise donc 49 plus 5 voilà 54 départements en vigilance rouge
00:51demain et 35 placés en vigilance orange.
00:53Une vigilance qui évoluera très certainement encore demain après-midi à 16h et le rouge devrait davantage s'étendre vers
01:02le nord-est et vers le centre-est parce que là la canicule s'annonce durable.
01:05Pour l'instant il n'y a toujours pas de sortie de crise, c'est-à-dire que la vague
01:08de chaleur nous sommes au jour 6 et elle pourrait durer jusqu'au milieu de la semaine prochaine.
01:13En tout cas on ne voit pas de date de fin donc pour cette vague de chaleur pour l'instant
01:16en tout cas.
01:16Et à l'heure où on se parle, quelles sont les températures relevées alors justement ?
01:20Alors on a eu une pointe cet après-midi à 45 degrés.
01:23Ça c'est inédit.
01:24Oui alors on a déjà eu plus, il a fait le record absolu de chaleur en France, c'est Vérargues
01:28dans le département de l'Hérault en 2019, 46 degrés.
01:31Donc là on est à 45 degrés localement dans l'Indre à Prunier, c'est une station qui surchauffe un
01:35petit peu donc on ne va pas trop la retenir en termes de température.
01:38Mais on a dans les alentours des stations qui sont très fiables, qui affichent 43 degrés donc à la Couronne,
01:46c'est dans le secteur d'Angoulême.
01:47On dépasse les 42-43 degrés en région Nouvelle-Aquitaine, donc vraiment dans les Landes on est à 43 degrés
01:534, aux Herbiens, en Vendée on est à 43 degrés.
01:56Donc on n'est pas uniquement à 42-43 degrés dans le sud-ouest, on est à 42-43 degrés.
01:59Ça ce sont les températures affichées, après il y a les températures ressenties bien sûr.
02:03Absolument.
02:03C'est encore plus compliqué pour le corps.
02:05Là c'est un vrai problème parce que lorsqu'on regarde le ressenti actuellement, on est par endroit, à Nantes
02:11par exemple, en temps réel là, on est à un ressenti de 48.
02:15Un ressenti de 48 pour le corps c'est quand même compliqué, c'est un humidex qu'on considère comme
02:19très dangereux.
02:20On va en parler dans un instant avec le médecin urgentiste Patrick Peloux qui, on se souvient, avait été alerté
02:26sur la canicule de 2003.
02:27Mais ce qu'il y a c'est que c'est à cette époque de l'année, c'est inédit
02:31d'avoir ces températures aussi élevées.
02:33Parce qu'on n'est même pas encore en juillet et puis on a déjà eu une première vague de
02:36canicule.
02:37Absolument, on a eu une première canicule donc à la fin du mois de mai.
02:40Là bien sûr c'était totalement exceptionnel et en réalité cette vague de chaleur est tout aussi exceptionnelle, historique.
02:48Elle devrait d'ailleurs surpasser en termes de durée d'intensité la canicule d'août 2003 qui avait fait près
02:55de 15 000 victimes.
02:57Et donc là en effet, oui, les températures atteignent des niveaux remarquables.
03:02On n'est pas en juillet, on n'est pas en août, on est encore au mois de juin, c
03:05'est le tout début de l'été.
03:08Et on est à l'heure actuelle et cette liste va s'allonger d'ici 20 minutes.
03:12Là on est à près de 400 records de chaleur battus ou égalés dont des records absolus.
03:17C'est-à-dire que dans certaines villes de France, il n'avait jamais fait aussi chaud, tout mois confondu.
03:22On a des records de chaleur en pleine mais on a aussi des records, il fait 36, 38 degrés à
03:261000 mètres d'altitude.
03:28Et certains records remontent à, je vois, 77 ans pour Saumur dans le Maine-et-Loire.
03:32Mais il y a des records qui montent à 80, 90 ans donc c'est considérable.
03:36Alors là on a fait un point complet sur les vigilances, sur les températures, sur les records.
03:41Et puis il y a ceux qui cherchent la fraîcheur.
03:42Et les images que l'on voit régulièrement, ce sont les plongeurs du canal Saint-Martin.
03:47C'est comme ça qu'on va les appeler.
03:49On va retrouver Arthur Descudé.
03:50Il est à Paris avec ces jeunes qui aujourd'hui cherchent de la fraîcheur.
03:55Saute du côté du canal Saint-Martin et ils sont là derrière vous.
04:00Arthur.
04:02Et ils sont là derrière moi, vous le voyez, tous ces plongeurs qui sont sur ce pont.
04:06Alors ce que je voulais vous montrer quand même, ces grands ponts qui sont juste derrière,
04:09eh bien ils sont interdits.
04:11On n'a pas le droit de plonger.
04:12On a vu tout à l'heure des affronts avec la police où la police vient empêcher ces plongeurs.
04:16Mais il y a quand même ces gens qui se baignent.
04:18On a rencontré Eva et Manon.
04:20Bonjour, merci d'être en direct avec nous.
04:21Bon, on le voit, il y a beaucoup de plongeurs ce soir.
04:23Ce n'est pas votre cas, vous n'avez pas pris le risque de plonger ici quand même ?
04:26Si, si, bien sûr, trois fois.
04:28Il n'y a pas de risque quand même ? Il y en a qui disent oui, c'est un
04:30peu dangereux de sauter.
04:31On ne sait pas ce qu'il y a en dessous.
04:32On a sauté de là, mais on ne risquerait pas de sauter vers le pont.
04:35Vous êtes consciente des risques quand même qu'il y a ici ?
04:38Et est-ce que vous vous êtes baignée ? Parce qu'on sait que c'est un îlot de fraîcheur
04:40très important ici dans la capitale.
04:42On n'a pas le choix de venir ici finalement.
04:44En fait, on est venu, on ne pensait pas se baigner.
04:46Et au final, on l'a fait, il fait beaucoup trop chaud.
04:49Alors elle est comment l'eau ? Racontez-nous, elle n'est pas trop sale ?
04:51Eh bien, elle est douce. On était en maison de Bourgogne il y a trois jours. L'eau n'était
04:56pas aussi propre.
04:57Donc ça fait du bien finalement, c'est indispensable.
04:59C'est ça.
05:00Vous allez passer la soirée ici vous ?
05:02Sûrement oui, jusqu'au coucher de soleil.
05:04C'est votre cas aussi ?
05:05Aussi, j'accompagne mon ami.
05:07Eh bien, on vous laisse profiter de cette fraîcheur de l'eau.
05:10Merci d'avoir répondu à nos questions.
05:11Voilà, donc vous l'avez vu, tous ces baigneurs qui sont en train de profiter de cette petite fraîcheur
05:16parce qu'à l'heure où l'on se parle, il fait encore 37 degrés
05:19et les chaleurs vont se maintenir tout au long de la soirée ici à Paris.
05:22Voilà, Arthur Escuid avec Clément Grosdenier à Paris devant le canal Saint-Martin.
05:26Ça, c'est les bons côtés de la canicule.
05:29Malheureusement, quand il y a des vagues de chaleur, de chaleur intense, il y a aussi les drames.
05:34On a vu ces personnes âgées qui sont décédées du côté de la Gironde.
05:37Et puis, on a appris aujourd'hui que du côté de Carpentras, c'était deux enfants, deux jeunes enfants
05:42que l'on avait retrouvés inanimés et morts dans la voiture de leur mère.
05:45Anne Boisiz est à Carpentras pour BFM TV, justement.
05:48Que s'est-il passé, Anne ?
05:52Ce qu'on peut vous dire, c'est que les faits se sont déroulés ce lundi en début d'après
05:55-midi.
05:56Peu a pris 13h à Carpentras dans le quartier du bois de Lubac.
05:59Deux enfants âgés de 2 et 4 ans ont été retrouvés inanimés dans la voiture familiale.
06:04Une voiture qui était garée juste devant la maison, mais donc derrière le portail vert que vous pouvez voir là
06:12sur cette image.
06:13Malgré l'intervention rapide des secours et les tentatives de réanimation,
06:16les deux enfants n'ont pas pu être sauvés et sont décédés.
06:20La police et les secours étaient sur place dès 13h, donc jusqu'à 16h environ.
06:26D'après les premières informations, les enfants se seraient retrouvés enfermés dans le véhicule,
06:30en pleine canicule, au retour de leur course.
06:33Les causes de la mort sont encore à déterminer, mais la petite de la canicule est privilégiée.
06:38C'est ce qu'a indiqué en tout cas la procureure de Carpentras.
06:41Anne Boisiz avec Victor Labé à Carpentras dans le Vaucluse.
06:44Alors bien sûr, il y aura un rapport pour savoir précisément ce qui est arrivé à ces deux enfants.
06:49Mais là, je me tourne vers vous, Patrick Pelou.
06:51Parce que c'est vrai que la tentation de dire quand on a des enfants,
06:53je sors de la voiture, je vais faire les cours, j'en ai pour 3 minutes, 5 minutes, même s
06:57'il fait chaud.
06:58On se dit, ça va aller.
07:00Bah non, ça ne va pas, surtout quand on a des enfants en bas âge, Patrick.
07:03D'accord, Pelou ?
07:03Oui.
07:05D'abord, on pense à la maman, aux parents, à la famille.
07:08Ils sont effondrés, bien sûr.
07:08Ils sont effondrés, c'est dramatique.
07:12En effet, vous vous rappelez, la température extérieure, elle est peut-être environ 35-40.
07:17Mais dès que vous êtes dans une voiture, c'est dramatique.
07:20Les premiers décès qu'on avait eus en 2003, c'était en effet des chauffeurs routiers
07:24qui dormaient par habitude dans leur camion et qui en sont décédés.
07:30Et combien de temps ils font dans ces cas-là ?
07:31C'est très variable.
07:33Pour que le corps dise, enfin, crac, lâche.
07:36Un nourrisson, ça va très très vite.
07:37Et les hyperthermies tuent.
07:40C'est-à-dire que le corps, d'un coup, il ne peut plus du tout réguler cette température.
07:45Et comme c'est des enfants, ils ne peuvent pas demander à boire.
07:47Ils ne peuvent pas.
07:48D'accord ?
07:48Donc, c'est extrêmement difficile.
07:50C'est ce qu'on est en train de voir là.
07:52Alors, en effet, c'est beaucoup plus, comme vous disiez, c'est beaucoup plus dramatique que 2003.
07:58D'abord, on n'est même pas au mois de juillet.
08:00On a déjà eu une vête caniculaire.
08:02Quand vous faites le total des 75 canicules qu'on a eues depuis la Seconde Guerre mondiale,
08:07là, elles se rapprochent à une allure.
08:08Alors, ce que disait le GIEC, ceux qui étudient le réchauffement climatique,
08:15ce produit-là, d'accord, on voit avec El Niño et le phénomène des courants marins
08:21qui est absolument très inquiétant, d'accord, parce que les températures,
08:24je ne vois pas du tout comment elles vont baisser.
08:26Donc, en effet, nous sommes à l'heure actuelle.
08:28Alors, on se retourne, c'est pour ça que vous nous invitez.
08:32C'est pour ça que vous êtes là.
08:32Mais tiens, justement, si vous permettez, on va remonter le temps.
08:35C'était il y a 23 ans, c'était l'été 2003.
08:38La canicule de 2003, elle a duré 15 jours.
08:40C'était du 2 août au 17-18 août à peu près, en intensité à peu près équivalente.
08:46Voilà ce que vous disiez à l'époque.
08:48Tout malade, finalement, c'est une cause naturelle.
08:51Et à quoi on sert ?
08:52Ça veut dire que, finalement, on va laisser ce phénomène perdurer
08:55et on ne va pas s'occuper des malades.
08:57Mais qu'est-ce qu'ils foutent de la Direction Générale de la Santé ?
08:59Ils se moquent de qui ?
09:00Le problème, il est bien réel.
09:01C'est que nous avons des malades qui sont en train de mourir,
09:03qui meurent peut-être plus tôt que ce qu'ils devraient...
09:06Mais ils n'auraient pas dû mourir.
09:07Moi, je me bats pour mes malades.
09:09Mes chiffres, j'en suis sûr.
09:10Parce que c'est des gens qui sont sur le terrain.
09:11C'est pas des gens qui sont sur un bureau avenue de Ségur
09:14avec une salle climatisée et qui ne se rendent pas compte de ce qui se passe.
09:16À l'époque, vous étiez en train d'alerter les pouvoirs publics,
09:19les pouvoirs politiques, en leur disant
09:20« Les malades arrivent, ça va être une catastrophe sanitaire.
09:23On va avoir des morts par milliers. »
09:25C'est ce qui s'est passé, on a eu 15 000 morts.
09:27Est-ce qu'on peut être dans cette même configuration
09:29où, cette fois-ci, on a anticipé et ça va de mieux à l'hôpital ?
09:34Juste pour corriger, parce qu'il fallait vraiment
09:36que les politiques de l'époque adoucissent le choc de mortalité,
09:41mais c'était plus proche de...
09:42C'était exactement 22 000 qui sont décédés.
09:45Ça avait été recorrigé après par les différentes études.
09:48Après plusieurs mois, oui.
09:49Oui, puis ils avaient découpé, ils avaient dit la canicule,
09:51c'était juste...
09:52Ce n'était pas du tout sur ces créneaux-là.
09:54Sur début août, c'était beaucoup plus large.
09:56Mais ça avait fait plus de 80 000 morts en Europe.
10:00C'est ça qu'il faut signaler.
10:01C'est-à-dire que ce n'est pas arrêté à la frontière.
10:04Je me souviens très bien de Berlusconi en Italie
10:06qui avait dit « Pas du tout, la canicule n'a aucune conséquence. »
10:09Tu parles, il y en avait eu près de 25 000 en Italie de décès.
10:13On est dans la même configuration ?
10:14Là, c'est ce que vous disiez.
10:17En termes climatiques, est-ce qu'il est en train de se passer ?
10:20Oui, c'est absolument...
10:21Mais en termes...
10:23Vous en parlez.
10:25Il y a eu la mobilisation de la ministre de la Santé,
10:29mais pas que.
10:30Ils ont fait une interministérielle.
10:32Je crois savoir qu'il y a encore une réunion de crise
10:35cet après-midi.
10:36Donc il y a une mobilisation des pouvoirs publics qu'on n'avait pas.
10:38Mais l'écueil, c'est que ce que je vous disais,
10:41c'est qu'on se retourne vers le système de santé
10:43pour dire « Il faut faire quelque chose, ce qu'on va faire.
10:46Essayer de sauver les gens. »
10:48Mais c'est avant qu'il aurait fallu agir.
10:51Moi, je suis convaincu qu'on a perdu 23 années.
10:54On a perdu 23 ans où on aurait dû, en effet,
10:58vraiment améliorer le logement,
11:00améliorer les conditions d'habitat,
11:02ne pas dire que la seule solution, c'est la climatisation,
11:05parce que vous savez que maintenant,
11:06on va consommer plus d'énergie l'été que l'hiver
11:10pour refroidir.
11:11Il fallait replanter des arbres,
11:13ce qui avait été fait au départ par Anne Hidalgo,
11:16ce qui aurait dû prendre beaucoup plus d'ampleur
11:18dans plein de villes.
11:18Là, vous parlez de Paris,
11:19c'est Anne Hidalgo,
11:20mais il faut parler des villes d'une manière générale.
11:22Des villes en général.
11:23Et quand d'un coup, vous avez des centres-villes
11:25qui sont de véritables centrales solaires,
11:27parce qu'en effet, les températures que vous évoquez,
11:29c'est les températures qu'il y a sur les...
11:33Pour parler, c'est le parc Montsouris,
11:34au milieu de la végétation.
11:36Mais aller sur le bitume,
11:38c'est étouffant.
11:41Et là, il y a une globalité de prise en charge
11:44qui n'avait pas été considérée,
11:46c'est-à-dire qu'en fait, il y a le logement,
11:49il y a les conditions de vie,
11:50il y a un changement de civilisation à avoir
11:53par rapport à l'apprentissage de la chaleur.
11:56Alors, preuve en est, hélas, ce qui vient de se passer à Carpentras,
12:01où du coup, il y a vraiment une évolution globale à avoir.
12:04Justement, on va voir, puisque vous parlez d'anticipation,
12:06puisqu'on a deux responsables politiques.
12:08Sur l'année, l'écologie, c'est un ancien ministre de la Santé
12:10du gouvernement du Président de la République, Emmanuel Macron.
12:14Mais on va aller à Shell.
12:16Shell, c'est en Seine-et-Marne.
12:18Retrouver Hugo Smag.
12:20Justement, Hugo, avec, là aussi, des drames
12:24et un département qui croule sous la chaleur.
12:28Oui, effectivement, puisque ici, vendredi,
12:31il y a un homme qui est mort, justement, noyé.
12:34Et là, donc, on est venu sur un plan d'eau,
12:36ici, sur une passerelle avec Thomas Errigo.
12:39On voulait vous montrer.
12:40Ici, il y a effectivement des indications, quand même.
12:42On le dit, il y a des plongeons interdits.
12:44Attention, danger.
12:45Pourtant, quand on regarde un petit peu plus au loin,
12:47eh bien là, vous voyez, il y a des jeunes
12:48qui ont les pieds dans l'eau, pour le moment,
12:50qui se rafraîchissent un peu plus loin.
12:52Il y en a qui plongent directement dans l'eau
12:54et qui vont nager, alors qu'effectivement, c'est interdit.
12:58Mais c'est extrêmement compliqué comme question
13:00parce qu'effectivement, ici, vous l'avez dit aussi,
13:02il fait très chaud.
13:03On est à 36, 37 degrés à l'ombre.
13:06Donc, c'est très compliqué pour les jeunes
13:07de trouver de quoi se rafraîchir.
13:09Alors, beaucoup viennent ici, malgré l'interdiction,
13:11malgré le danger.
13:13On a parlé un petit peu avec le maire, tout à l'heure,
13:15qui nous expliquait que c'est très compliqué, par exemple,
13:18pour aménager une zone de baignade comme ici.
13:20Parce qu'on lui demandait, voilà, les jeunes nous disent
13:22on aimerait simplement, s'il y avait un maître nageur,
13:25par exemple, pouvoir profiter de cette eau.
13:27Mais malheureusement, c'est beaucoup plus compliqué que ça
13:28parce qu'il faut une qualité de l'eau,
13:29parce qu'il y a des dangers qui ne sont pas connus,
13:31comme sur cette passerelle.
13:32Le fait de sauter, par exemple, c'est très dangereux
13:34parce qu'il y a des pierres en dessous
13:36qu'on ne connaît pas exactement le fond
13:38de ce bras de la marne, par exemple.
13:41Et donc, voilà, ici, il peut y avoir aussi des drames
13:44comme ça a eu lieu vendredi.
13:45Depuis le début du week-end, on ne cesse de le rappeler,
13:47il y a eu 13 morts depuis samedi soir.
13:50Et donc, c'est une situation extrêmement dangereuse
13:52avec du personnel très mobilisé,
13:54notamment les sapeurs-pompiers.
13:56C'est la sécurité civile qui le dit.
13:57Ils sont 250 000 à être mobilisés
13:59pendant tout cet épisode de chaleur.
14:01On se marge avec Thomas Errigo, HL, en Seine-et-Marne.
14:03Bonsoir Yannick Noder.
14:04Je me rappelle que vous avez été un ancien ministre de la Santé.
14:06Vous êtes médecin vous-même.
14:08Il y a ces drames de la noyade, bien sûr.
14:10Il y a la prévention.
14:12Après, il faut aussi parler de responsabilité individuelle.
14:15C'est-à-dire, quand on a des messages,
14:17on dit faites attention, c'est interdit d'y aller,
14:20il y a des risques de courant,
14:22vous risquez de vous retrouver tout seul.
14:24Malheureusement, si une personne y va,
14:26elle prend ses risques aussi.
14:27C'est quelque chose qu'on peut rappeler.
14:29Même s'il fait très chaud,
14:30même si on a envie de se rafraîchir.
14:31Je pense que c'est une responsabilité collective et sociétale.
14:36Pour revenir sur les chiffres de décès,
14:39n'oublions pas que la chaleur tue.
14:41La période de canicule tue,
14:43avec des pics de décès.
14:45Sur 2025, on a eu à peu près un tiers des décès
14:49qui sont survenus pendant la période dite caniculaire,
14:51les deux périodes.
14:52Mais la chaleur tue d'une façon globale.
14:55Donc, naturellement, c'est des...
14:56Moi, ce matin, j'étais en Isère.
14:58Chez moi, j'ai vu quand même beaucoup de gens
15:01qui, à mon avis, n'avaient pas entendu les consignes
15:04ou ne se rendent pas compte que les consignes les concernent.
15:07Moi, j'ai vu des cyclistes attaquer des calls.
15:10J'ai vu des trials qui a fallu effectivement expliquer
15:14que c'était dangereux de faire des trials
15:16à cette température-là.
15:18Donc, c'est une question de responsabilité individuelle
15:19alors que les messages passent.
15:21Les messages sont sur les réseaux sociaux.
15:23Ils sont donnés.
15:24Mais par contre, c'est toujours pareil.
15:26En fait, c'est dangereux, mais pas pour moi.
15:28Je crois que c'est ça, le problème.
15:30Après, pour revenir sur ce que disait Patrick Pelou,
15:32je crois que moi, je partage l'idée
15:34qu'on a un retard d'aménagement
15:37de nos politiques publiques d'une façon générale.
15:40Je pense que créer les îlots de fraîcheur,
15:43enlever tout ce goudron dans nos cours d'école.
15:45J'ai été maire, moi, il y a 20 ans.
15:47Le standard, c'était effectivement
15:49de pouvoir avoir ces cours d'école,
15:51de ne pas salir les salles de classe
15:53et tout un tas de choses.
15:54Je pense qu'on doit aménager là.
15:56On s'oppose là-dessus.
15:58C'est-à-dire, il y en a qui demandent un plan clim.
15:59D'autres qui disent non, la clim n'est pas la solution.
16:01Certains demandent des aménagements.
16:03Après, quand on regarde le bâti des écoles primaires,
16:08c'est les municipalités.
16:09Le bâti des collèges, c'est les départements.
16:12Le bâti des lycées, c'est les collèges.
16:15Tout ça n'est pas antinomique.
16:16Il faut être pragmatique.
16:17C'est compliqué.
16:18La climatisation ne réglera pas tous les problèmes.
16:20Par contre, ça ne doit pas être un tabou non plus.
16:23Notamment, je parle à l'hôpital,
16:24quand on a des patients...
16:25Vous avez des climes à l'hôpital maintenant ?
16:27Pas partout.
16:27Pas partout.
16:28Il en faudrait.
16:29Mais bien sûr.
16:30Mais moi, je ne suis pas contre du tout
16:32ce positionnement-là.
16:34Un patient qui est fragile,
16:35qu'on hospitalise un insuffisant cardiaque,
16:37un insuffisant rénal,
16:38qui ont des gros risques de déshydratation,
16:41les hospitaliser pour les hydrater,
16:43pour les mettre dans une chambre à 32,
16:44n'a pas de sens médical.
16:46Donc, c'est là où la climatisation...
16:47Et comme interdire, par exemple,
16:49certaines écoles,
16:51il faut faire attention,
16:51des enfants sont plus aux frais à l'école
16:54qu'ils ne le sont dans leurs appartements.
16:56Donc, tout ça est à prendre avec parcimonie.
16:59En tout cas, la climatisation
17:01ne doit pas être un tabou en France.
17:02Surtout que la climatisation a beaucoup changé
17:04ces 15 dernières années.
17:06Déjà, il y a des normes qui se sont appliquées.
17:08On a des fluides beaucoup plus propres.
17:10Et sur notre énergie,
17:11on a une énergie électrique
17:13qui est beaucoup plus propre
17:15que celle de l'Allemagne.
17:16Donc, ce n'est pas un totem non plus.
17:18On peut aménager,
17:19on peut avoir des bâtiments BBC,
17:21on peut avoir de la végétalisation.
17:22Mais dans certains secteurs...
17:23Moi, je me rappelle avoir climatisé des crèches
17:25quand j'étais président d'intercommunalité
17:27contre l'avis de la protection maternelle infantile
17:30à l'époque.
17:31Mais il me semblait que l'indication
17:32de mettre des enfants
17:33dans des ambiances plus rafraîchies,
17:36climatisées,
17:37était beaucoup mieux pour leur santé
17:40que de leur faire prendre le risque
17:41de faire des conductions thermiques.
17:43Aujourd'hui, on est obligé de fermer des écoles
17:44parce qu'il y fait trop chaud.
17:47Rénover complètement une école
17:48ou en construire une autre,
17:50ça coûte beaucoup plus cher
17:51que peut-être installer la climatisation.
17:53Est-ce qu'on peut réfléchir
17:55à une manière intelligente,
17:56à ce moment-là,
17:57de faire de la climatisation ?
17:58Alors, en fait,
18:00moi, j'ai presque envie de commencer
18:01par dire que de temps perdu,
18:03en réalité,
18:04sur le fait,
18:05le manque d'anticipation.
18:06Tout à l'heure, on disait
18:08qu'on y est,
18:09c'est-à-dire que tout ce qui avait été
18:11projeté par le GIEC,
18:12par la COP21,
18:13au moment où on avait dit
18:13qu'il faut limiter 1,5 degré l'augmentation,
18:15on y est.
18:16Aujourd'hui, on est dans l'emballement
18:17de ce qu'on disait à l'époque
18:18qui n'existait pas.
18:19Il y en avait plein qui disaient
18:20que ce n'était pas vrai,
18:21vous racontez n'importe quoi,
18:22les écologistes sont des affabulateurs,
18:23on y est.
18:24Et donc, on y est
18:25et on n'est pas prêts.
18:26Ce qui fait qu'on est en train
18:27de vivre une crise sans précédent
18:28parce que, oui,
18:29c'est peut-être la même chose
18:30qu'il y a en 2003,
18:32sauf que c'est au mois de mai,
18:33c'est au mois de juin,
18:34ce n'est pas au mois d'août.
18:35Et donc, on avance comme ça
18:36dans l'année,
18:36on va se retrouver
18:37avec de plus en plus
18:37de pics de chaleur
18:38comme celui-ci.
18:39Et la réalité,
18:40c'est qu'il n'y a pas de tabou
18:41sur la question de la climatisation.
18:42Je pense qu'à l'hôpital
18:42ou dans des endroits,
18:43même si...
18:44J'imagine que vous préférez
18:45ou mettre vos enfants
18:46dans une école climatisée
18:47ou travailler dans des bureaux
18:48climatisés quand même.
18:49Mais je pense quand même
18:49qu'il faut réfléchir
18:50à adapter nos bâtiments.
18:52C'est-à-dire que même
18:52les hôpitaux doivent être
18:53totalement rénovés
18:54pour avoir des bâtiments
18:55qui soient aussi pratiques
18:56parce qu'on parle des clims
18:57dans les chambres des patients.
18:58Mais il faut penser
18:58au personnel soignant
18:59qui travaille aussi
19:00dans ces hôpitaux.
19:01Les bâtiments,
19:01aujourd'hui, même les hôpitaux
19:02ne sont pas adaptés.
19:03Les écoles ne le sont pas.
19:04On a fermé les écoles.
19:05Je suis à Nanterre,
19:06à Nanterre,
19:06maintenant la piscine est gratuite.
19:07On a 1000 nageurs par jour.
19:09Enfin, vous voyez,
19:09en termes de logistique,
19:10il faut démettre nageurs par jour.
19:11Je ne comprends pas.
19:11Vous êtes pour ou contre ?
19:13En fait, ce que je dis...
19:15Non, mais c'est simple
19:16pour ceux qui nous regardent.
19:17Mais ce n'est pas aussi simple,
19:18en fait.
19:19Non, ce n'est pas aussi simple
19:19parce qu'aujourd'hui,
19:20vous avez un groupe politique...
19:20Regardez, là,
19:21vous pénétrez dans un bâtiment,
19:22c'est des dizaines de milliers
19:23de mètres carrés
19:23où il y a des centaines de personnes
19:24qui travaillent.
19:25On met la clim.
19:26Oui, mais vous avez
19:26un groupe politique aujourd'hui
19:27qui dit qu'il faut mettre
19:28de la clim partout.
19:37déménagement des bâtiments
19:38pour qu'elles soient fraîches
19:39sans avoir besoin
19:40de mettre des climatiseurs.
19:41S'il faut avoir une pièce fraîche
19:43dans une école
19:44pour pouvoir faire tourner
19:45les élèves
19:45et avoir un espace de fraîcheur,
19:46oui.
19:47S'il faut climatiser
19:48tous les bâtiments partout,
19:50tous les hôpitaux,
19:50tous les immeubles,
19:51non, ça va être un problème.
19:53Madame Seybert,
19:53on peut les installer.
19:54Ils n'auront pas forcément
19:55à tourner,
19:56mais au moins s'être installés
19:57quand il y a des pics de chaleur
19:58qui arrivent.
19:58Donc là, on se retrouve
19:59à fermer des classes
20:00dans un pays
20:00où l'école et l'instruction
20:02est obligatoire.
20:03On se retrouve
20:03à fermer des classes
20:04et à dire aux enfants
20:05« Rentrez chez vous,
20:06on ne peut pas assurer
20:07votre sécurité ».
20:07Et ce sont les parents
20:08qui doivent les prendre en charge
20:09alors qu'eux-mêmes
20:09doivent travailler.
20:10La clim est une réponse
20:12d'urgence immédiate
20:13parce que nous sommes
20:14en plein cœur de la crise.
20:14En attendant,
20:15démolir une école
20:15dans reconstruire une autre
20:16ou de l'aménager.
20:17Mais on peut réaménager
20:18des écoles,
20:19on peut réadapter des lieux
20:20pour faire en sorte
20:21qu'ils soient plus rafraîchis,
20:22on peut replanter des arbres,
20:23on peut faire énormément de choses.
20:24Au sein des écologistes,
20:26sur la même longueur d'onde.
20:32Dans les bâtiments publics,
20:32dans les écoles,
20:33dans les logements,
20:34on l'a toujours dit.
20:35Ça n'a pas été fait.
20:36On est en retard.
20:37Maintenant, on gère la crise
20:38en mettant des climatiseurs
20:39en pensant que ça va résoudre
20:39les choses.
20:40Moi, je vous dis attention
20:41parce que mettre
20:42des climatiseurs partout,
20:43ça veut dire aussi
20:44augmenter les températures extérieures
20:47sur l'espace public
20:48parce que les climatiseurs
20:49relâchent de l'air chaud
20:49à l'extérieur
20:50et donc on va avoir
20:51des problèmes
20:52à arrêter les schools.
20:53Mais renvoyer les enfants
20:55chez eux.
20:55Dans un pays où l'école
20:56est obligatoire,
20:56on ne peut pas vous protéger
20:59qu'est-ce que vous avez fait
21:02au gouvernement
21:03en dix ans d'Emmanuel Macron
21:04sur la rénovation
21:06et l'anticipation ?
21:06Je vous coupe tout de suite.
21:07Moi, j'ai été ministre
21:08dix mois.
21:09Donc, en dix mois,
21:10j'ai eu à gérer
21:11une crise,
21:12c'était l'été dernier
21:14qui est arrivée
21:14un peu plus tardivement
21:15et on se retrouve
21:16devant les mêmes constats
21:17parce qu'effectivement,
21:18c'est des politiques
21:19qui doivent le faire
21:20sur plusieurs années.
21:21Donc, je pense que
21:21dans toute réhabilitation
21:23d'école,
21:24dans toute construction
21:24d'hôpital,
21:26maintenant,
21:26on doit tenir compte
21:27des choses.
21:27Donc, il ne s'agit pas
21:28de climatiser
21:29des passoires thermiques
21:30pour consommer
21:31de l'électricité,
21:32pour rejeter du CO2
21:33et compagnie.
21:34Par contre,
21:34tout bâtiment
21:35peut bénéficier
21:36et c'est le but
21:37d'amélioration
21:39de son isolation
21:40et puis,
21:41si ça ne suffit pas,
21:42il ne faut pas être dogmatique
21:43et autoriser
21:43la climatisation.
21:44Oui, moi,
21:45je suis très favorable
21:46mais on réhabilite d'abord,
21:48on isole
21:49et c'est comme
21:50on ne chauffe pas
21:50une passoire thermique
21:52l'hiver,
21:52on ne chauffe pas,
21:53on ne rafraîchit pas
21:54une bouilloire thermique
21:55qui est marqué l'été.
21:56Non, mais on peut
21:58reconstruire,
21:59réhabiliter,
21:59c'est une chose.
22:01Moi, je vis
22:01dans une résidence neuve
22:03avec des critères
22:04environnementaux
22:04à priori,
22:05ce qui vient de se faire
22:07les derniers trucs
22:08sur le marché
22:08et pour autant,
22:10s'il n'y a pas
22:11de climatisation,
22:12c'est un peu un four.
22:13Vous voyez,
22:13il y a le soleil
22:13qui tape jusqu'à 14-15 heures.
22:15Vous avez des stores,
22:16vous avez des volets ?
22:16Oui, j'ai des stores,
22:17j'ai des volets
22:18et pour autant,
22:18la façade est en béton
22:19brut et pour le coup,
22:21ça chauffe
22:21et il fait 30-35 grignes
22:23dans l'appartement
22:23et donc c'est pareil
22:24pour les écoles
22:25et on peut avoir
22:25le dernier...
22:27Vous allez vous climatiser
22:27du coup ?
22:28Vous voulez la vérité ?
22:29Oui.
22:30Pour le coup,
22:30à la maison,
22:31j'ai une pompe à chaleur
22:32que j'ai fait voter
22:33via la copropriété
22:34parce que c'est très long,
22:35il faut l'accord
22:36de la copropriété,
22:37etc.
22:37Et à la place
22:38de chauffer au gaz
22:39avec l'envolée
22:40du prix du gaz,
22:41j'ai chauffé
22:41avec la pompe à chaleur
22:42cet été
22:43et ça m'a coûté
22:43beaucoup moins cher
22:44en termes d'électricité.
22:45Et oui,
22:45en effet,
22:46c'est beaucoup plus confortable.
22:47Vous avez un bébé d'un an,
22:48vous n'avez pas le choix
22:49en ce moment.
22:49Il fait 30, 35 jours
22:50dans les appartements.
22:51On va prendre un exemple
22:52concret dans une école
22:55à Nantes.
22:56On va y retrouver
22:56Julie Roser
22:57en direct pour BFMTV
22:58parce que dans cette école,
23:00il y fait tellement chaud
23:01qu'on n'a pas pu
23:02accueillir les enfants.
23:05C'est ça,
23:06à Nantes,
23:06on a décidé de fermer
23:07les 142 écoles publiques
23:09de la ville.
23:10C'est une décision
23:10de Johanna Roland,
23:11la maire de Nantes,
23:12face à ces chaleurs
23:13insoutenables.
23:14Ici,
23:14il fait 42 degrés
23:16à Nantes
23:16et donc,
23:17dans les salles de classe,
23:19les enseignants
23:19me disaient ce matin
23:20qu'ils faisaient
23:21au petit matin
23:2130 degrés,
23:2332 degrés.
23:24C'est insoutenable
23:25même pour les enfants
23:26qui, eux-mêmes,
23:27avouent qu'ils n'arrivent
23:28pas à travailler
23:28dans ces conditions-là.
23:29Je vous propose
23:30de les écouter.
23:30Ils étaient au micro
23:31de Chloé Berthaud.
23:33Il manque un ventilateur
23:34en classe,
23:35sinon,
23:36il fait vraiment
23:37super chaud en classe.
23:38C'est dur
23:39de se concentrer.
23:40Il faisait chaud
23:41et donc on ne pouvait
23:42pas trop travailler
23:44vu qu'il faisait
23:45quand même très chaud.
23:46On ne peut pas faire
23:47des jeux qui sont sportifs,
23:49on va dire ça comme ça.
23:51Donc,
23:51on ne peut pas trop jouer.
23:52Les parents ont été invités
23:55à venir chercher leurs enfants
23:56à la mi-journée.
23:57Mais pour la plupart,
23:58ils n'avaient pas mis
23:59leurs enfants
24:00dès ce matin.
24:01Pour les parents
24:02qui travaillent
24:02ou qui n'ont pas
24:03de solution de garde,
24:04la mairie de Nantes
24:05a mis en place
24:06quatre accueils
24:06périscolaires
24:07qui sont dans des endroits
24:08plus frais,
24:09plus aérés,
24:10mais seulement 90 enfants
24:11y étaient inscrits
24:12sur les plus de 20 000
24:14écoliers scolarisés
24:15à Nantes,
24:15ce qui montre bien
24:16que les parents
24:16ont préféré garder
24:17leurs enfants
24:18auprès d'eux,
24:19malgré,
24:19je vous le disais,
24:20des températures tropicales,
24:2242 degrés ici à Nantes.
24:23Voilà,
24:24Julie Roser
24:24et Chloé Berthaud
24:25à Nantes.
24:26On va quitter
24:26la Loire-Atlantique
24:27pour aller dans le Gers.
24:28On va retrouver
24:30sur place
24:31justement
24:31Isor de la Gorce
24:32avec Valentine Ribes.
24:34Elle est à Cazot d'Anglaise
24:35parce que
24:35c'est les agriculteurs aussi,
24:37bien sûr,
24:38qui s'inquiètent
24:38de ce coup de chaud
24:40sur leur récolte.
24:44Effectivement,
24:45il y a une inquiétude
24:45ici par rapport
24:46à cette chaleur
24:47près de 40 degrés.
24:48On va en discuter directement
24:49avec Adrien
24:51qui est agriculteur.
24:52Comment vous,
24:52vous vivez
24:53ces fortes chaleurs ?
24:54Aujourd'hui,
24:55on ne les vit pas forcément bien.
24:57Le confort du travail,
24:58il n'est pas forcément là.
25:00Cette année,
25:01sur du colza,
25:01on a réussi à faire
25:02quand même un joli colza.
25:03Mais bon,
25:04fin mai,
25:05il y a eu une très forte chaleur
25:06d'un coup.
25:07Forcément,
25:08le grain n'a pas eu
25:08le temps de finir
25:09de gonfler,
25:10de se développer,
25:11donc le rendement
25:12était moindre.
25:12On aurait pu faire
25:13un plus gros rendement,
25:15mais voilà.
25:16Ça, c'est sur la partie colza.
25:17Après,
25:18sur la partie blé,
25:19on a eu des très fortes chaleurs,
25:20mais on a aussi eu
25:22un épisode de grêle
25:23qui a impacté le blé,
25:25donc qui a fait chuter
25:26d'au moins 15 ans
25:2820 quintaux.
25:29Donc,
25:30les quintaux,
25:31un quintal,
25:31c'est une tonne par hectare.
25:33Donc,
25:34ça fait beaucoup
25:35de pertes potentiellement.
25:36Ça fait beaucoup de pertes
25:36et surtout,
25:37avec la forte chaleur,
25:38le grain a eu tendance
25:39à tomber très vite
25:40de l'épi,
25:41donc ça n'a pas été rattrapable.
25:43Voilà.
25:45Et est-ce qu'il y a eu
25:46des aménagements
25:47qui ont été faits
25:48pour vous au niveau du travail,
25:50par exemple,
25:50décaler les horaires ?
25:51Oui,
25:52actuellement,
25:52on a une réglementation
25:54qui est mise en vigueur.
25:55Donc,
25:56théoriquement,
25:56on n'a pas le droit de moissonner
25:57entre 14 heures,
25:59il me semble,
26:00et 21 heures.
26:01Le problème,
26:02c'est qu'aujourd'hui,
26:02avec tout le travail qu'on a,
26:03ces horaires,
26:04on ne peut pas forcément
26:05toujours les respecter
26:06et ne pas prendre le risque
26:08de moissonner.
26:09Parce qu'il y a un risque
26:10pour vous,
26:10il fait très chaud,
26:11mais aussi,
26:12le problème,
26:12c'est que vous travaillez
26:13avec des machines
26:14pour la moisson
26:15et ces machines
26:16ont plus de 20 ans.
26:18Vous nous expliquez,
26:19il y a un problème aussi,
26:20il y a un risque d'incendie,
26:21c'est ça ?
26:22Alors là,
26:22on est sur des machines
26:24qui ne sont pas forcément
26:24toutes jeunes,
26:25mais il y a toujours
26:26un risque d'incendie,
26:27que ce soit sur des machines
26:28qui sont neuves
26:29ou qui sont sorties d'usines.
26:32C'est travailler
26:33en pleine chaleur,
26:34il y a un risque de chauffe,
26:35ça travaille toute la journée
26:36et tout travaille.
26:38Et à l'intérieur,
26:39vous,
26:40dans ces petites cabines,
26:40j'imagine qu'il n'y a pas la clim ?
26:42Vous avez la clim ?
26:43J'ai la clim,
26:44elle ne refroidit pas trop,
26:45mais il y a un peu la clim quand même.
26:46D'accord.
26:47Merci beaucoup en tout cas
26:48pour votre témoignage,
26:49on vous souhaite bon courage
26:50parce qu'il va continuer
26:51à faire très chaud,
26:5240 degrés aussi,
26:53ici demain dans le Gers.
26:55Isoor de la Gorce
26:55avec Valentin Rib.
26:57Est-ce qu'il faut
26:58des droits de retrait
27:00pour ceux qui travaillent ?
27:02Est-ce qu'il faut
27:02des congés spéciaux
27:04lorsqu'il y a des périodes
27:04de climatisation ?
27:05Est-ce qu'il faut aménager
27:06le droit du travail en fait ?
27:07Vous avez vu
27:08qu'on a justement
27:10un port de livre
27:11un congé climatique.
27:11On a lancé une pétition.
27:12Oui, tout à fait,
27:13justement parce qu'on estime
27:14que là on est dans
27:16ce que je disais tout à l'heure,
27:17on est dans un cycle
27:18où finalement on va devoir
27:19s'adapter à la question du climat.
27:21Le pic qu'on connaît aujourd'hui
27:22va se refaire.
27:23En fait, on va le revivre
27:24à plusieurs moments de l'année
27:25donc il va falloir anticiper
27:27et on ne va pas laisser
27:28des personnes mourir
27:29sur des chantiers,
27:30on ne va pas laisser...
27:31Vous voyez les parents ?
27:31Le patron, il a l'obligation
27:33de santé pour ses salariés.
27:34On prend l'exemple des parents
27:35par exemple dont les écoles
27:36sont fermées à cause de la canicule
27:38ou à cause d'incendies,
27:38d'inondations ou quoi que ce soit d'autre.
27:40Eh bien, ils pourraient bénéficier
27:41de ce congé climatique
27:42de cinq jours
27:43qui leur permet de garder
27:43les enfants à la maison
27:44en étant soulagés
27:46de ne pas avoir à chercher
27:47des systèmes de garde
27:47et donc qu'ils rajoutent
27:49une charge mentale
27:49pour les parents
27:50de se dire
27:50oulala, non mais en plus
27:51je ne peux pas aller travailler,
27:52mes enfants ne peuvent pas
27:53aller à l'école
27:54et donc là ça permet
27:55de faire fonctionner les choses.
27:57En Espagne, c'est déjà le cas.
27:58Il y a un congé climatique
27:59de quatre jours,
27:59ça fonctionne très bien,
28:01ça permet de faire des économies
28:02et franchement,
28:03je ne vois pas pourquoi
28:03on ne le ferait pas.
28:04Oui, mais dans quelles conditions
28:05les enfants vont rester chez eux ?
28:07C'est exactement ce que disait
28:08tout à l'heure Yannick Noder
28:11sur les malades
28:13qui viennent parce qu'ils sont
28:14déshydratés
28:15ou qui ont des coups de chaud,
28:16qu'on arrive parce qu'on a
28:18des protocoles
28:18qui sont très bien faits maintenant,
28:21on arrive à refroidir
28:23les hyperthermies dues à la chaleur
28:26mais ça ne sert strictement à rien
28:29de les faire retourner chez eux
28:30ou les faire tourner
28:31dans des pièces qui sont des fours
28:34et donc on est obligé
28:36de les garder à l'hôpital
28:37parce que leur logement est inadapté.
28:40C'est là où vous apercevez
28:41que la crise que nous avons
28:42elle est médico-psychosociale,
28:44que ça touche absolument tout le monde.
28:46La preuve, votre agriculteur
28:48là qui vient de parler,
28:49bon, on sait que dans quelques jours,
28:52quelques, c'est pas du tout,
28:54je ne suis pas devin
28:55mais c'est une évidence,
28:56il va y avoir les incendies
28:57qui vont arriver
28:58et donc il y a vraiment,
29:00c'est là où vous deux,
29:01vous êtes à la direction du truc.
29:04Vous êtes aux manettes, oui,
29:05en tant que responsable politique.
29:06On a perdu 23 ans
29:07pour des orientations politiques,
29:10écologiques
29:10qui étaient suffisamment fortes
29:12pour en effet,
29:13tous les exemples que vous prenez
29:14depuis 23 ans
29:16on aurait pu les résoudre.
29:17Et là, on nous demande
29:19de faire face à nouveau à ce choc,
29:21on nous a fermé plus de 100 000 lits
29:22en 20 ans.
29:24Comment on va faire ?
29:25Puisqu'on ne pourra pas renvoyer les gens
29:26dans leur fournaise.
29:27Alors là, il nous reste peu de temps,
29:29ça peut être l'enjeu
29:30de la campagne de l'action présidentielle
29:31et ça va l'être justement.
29:32Comment on remet le pays en mouvement
29:36face à ces alertes climatiques ?
29:38Comment est-ce qu'on rénove ?
29:39Comment est-ce qu'on rebâtit ?
29:40Comment est-ce qu'on refonde
29:40peut-être le droit du travail ?
29:42Est-ce qu'on peut trouver
29:42même un consensus
29:43ou des mesures communes là ?
29:44Après, moi,
29:46sur le congé climatique...
29:48Vous êtes pour ?
29:49Non, pas spécialement.
29:50Moi, je suis pour que chaque...
29:53Vous l'avez dit,
29:54chaque employeur
29:55prend soin de ses salariés.
29:56Il y a des adaptations.
29:57Je pense qu'il faut laisser aussi
30:00un peu de liberté.
30:01Moi, je vois beaucoup chez moi...
30:03Pardon, je prends l'exemple
30:04de ma circonscription
30:04qui est rurale,
30:05mais qui a aussi
30:06beaucoup d'entreprises du BTP.
30:08Les horaires sont décalés.
30:09Personne n'a intérêt
30:10à mettre des salariés
30:12entre midi et 15h.
30:14Je vois des moissons.
30:16Effectivement,
30:16les horaires sont encadrés
30:17par la préfecture.
30:18Moi, je suis petit-fils
30:19d'agriculteur.
30:20J'ai vu des moissons
30:21chez moi
30:21qui se faisaient tard le soir.
30:23C'est ce qui va se faire
30:24dans le germe.
30:24Donc, je crois
30:25qu'il faut faire attention.
30:26Cinq jours.
30:27Moi, je n'ai rien
30:27contre ces cinq jours.
30:28Mais on sait très bien
30:29que la dernière,
30:31elle a duré 16 jours d'affilée.
30:33Cinq jours, attention.
30:34Après, Patrick Pelou
30:35l'a bien dit.
30:35On a des enfants
30:36qui vont se retrouver
30:37peut-être
30:37dans de plus mauvaises conditions
30:39chez eux
30:40que conditions d'école.
30:41Et puis,
30:42les élus locaux
30:44sont quand même
30:44très responsables.
30:45On n'a pas dit,
30:46il n'a pas été dit,
30:47moi, je n'ai pas
30:48l'explication donante.
30:49Mais on peut très bien
30:50fermer les écoles
30:52parce qu'elles ne correspondent pas.
30:53Et puis,
30:54pour les enfants
30:54dont les parents
30:55ne peuvent pas assurer
30:56le mode de garde,
30:57avoir des endroits
30:58réfrigérés
30:59qui peuvent accueillir
31:00les enfants.
31:00Donc, il faut différencier
31:01l'enseignement
31:02qui sera perturbé
31:03mais les conditions d'accueil
31:05qui peuvent être maintenues.
31:06Je crois qu'il faut laisser
31:06aussi les employeurs,
31:08tout le monde,
31:08on l'a dit
31:09au début d'émission,
31:09on est tous responsables.
31:10Laissons aussi
31:11tout le monde s'adapter.
31:13Par contre,
31:13penser que les enjeux
31:14écologiques et climatiques
31:16ne peuvent pas s'inviter
31:17dans la campagne électorale
31:18est une folie.
31:19Il faut que ça soit
31:20au cœur de la campagne électorale.
31:21Ce débat d'idées
31:22que nous avons eu
31:22en quelques minutes,
31:23vous pourrez continuer
31:25de l'écouter.
31:26Il sera aussi en direct
31:27ce soir sur BFTV
31:28dans une émission spéciale
31:30consacrée justement
31:31à cette canicule.
31:32La France suffoque
31:33avec l'ensemble
31:34de nos envoyés spéciaux,
31:35d'autres responsables politiques
31:36qui seront là justement
31:37dans l'émission spéciale
31:38à 21h
31:40présentée par Marc
31:41et par Maxime Soutek.
31:43J'ai levé la tête
31:44en me tournant vers vous
31:45parce que vous avez
31:45encore des chiffres
31:47notamment de ce qui se passe
31:48ailleurs en Europe
31:48ou dans le monde
31:49sur les températures ?
31:51En France, on a approché
31:52les 44-45 degrés.
31:54C'est vrai que pour trouver
31:54des températures plus élevées,
31:56je regardais.
31:56Cet après-midi,
31:57il faut se diriger en Irak
31:59où il fait 47 degrés.
32:00On a dans le top 5
32:02également l'Iran
32:03où il fait près de 50 degrés.
32:04Mais en tout cas,
32:04il fait plus chaud
32:06actuellement en France
32:07qu'à Dubaï,
32:09qu'à Mascate,
32:10qu'à Marrakech.
32:11En tout cas,
32:11quand on regarde un peu
32:12l'anomalie des températures
32:13à l'échelle du globe,
32:15on voit que les couleurs
32:16sont les mêmes
32:17entre la France,
32:19l'Irak.
32:20Et en tout cas,
32:20on a ce dernier chiffre
32:21en infobé FM TV.
32:23459 records de chaleur
32:25là battus ou égalés,
32:27dont 102 records absolus.
32:28C'est-à-dire que dans 102 villes,
32:29là, il n'avait jamais fait
32:31aussi chaud.
32:32Tout moi confondu.
32:33Avec ce que vous venez de nous dire,
32:34je comprends bien,
32:35l'Irak, pour le moment,
32:36bat la France de 2-3 degrés.
32:37L'Irak est notre adversaire
32:39ce soir.
32:40Pour le mondial,
32:41c'est le foot,
32:42les bleus.
32:43En parlant de compétition sportive,
32:45parce que tout à l'heure,
32:45il y avait l'exemple des vélos,
32:47ça pose la question
32:48des compétitions sportives mondiales
32:49dans des conditions de chaleur
32:50qu'on connaît aujourd'hui
32:51et qui se mantiennent.
32:51Il y a un nombre de compétitions
32:52qui ont été annulées
32:53depuis plusieurs jours d'ailleurs.
32:54Sonia Carnero
32:55est à Philadelphie,
32:57en Pennsylvanie,
32:57aux Etats-Unis,
32:58où les bleus vont avoir
32:59leur deuxième adversaire,
33:01donc ce soir,
33:02l'Irak.
33:02Et vous êtes avec les supporters.
33:08Exactement,
33:08et ce n'est pas tant le match
33:09qui nous intéresse.
33:10Ça devrait être une formalité
33:11pour les hommes de Didier Deschamps
33:12qui devraient aller chercher
33:13leur calife pour les 16e.
33:14C'est la météo.
33:15Vous avez les fortes températures
33:16en France.
33:17Nous, on a les fortes températures
33:18et des conditions
33:19mais apocalyptiques
33:21qui s'annoncent ici
33:21du côté de Philadelphie.
33:23On devra avoir l'humidité,
33:2528 degrés,
33:26ressenti 33,
33:27des vents forts,
33:28mais surtout de l'orage.
33:29C'est le principal danger
33:30pour l'organisation
33:31parce qu'on vous rappelle
33:31la règle,
33:32elle est stricte ici.
33:33S'il y a un orage,
33:34un éclair,
33:35peu importe,
33:35qui est détecté
33:36à moins de 13 km
33:37de la zone du stade,
33:39le match est interrompu
33:40pour au moins 30 minutes.
33:42Joueur arbitre,
33:42tout le monde rentre au vestiaire,
33:43les supporters d'Asseline et des bancs.
33:45Et à chaque éclair qui est détecté,
33:46on repart pour un chronomètre
33:48de 30 minutes.
33:48Imaginez-vous,
33:49la rencontre,
33:50elle peut durer longtemps,
33:51elle aura lieu à 17h ici.
33:52On est avec David
33:53qui s'est préparé
33:54pour ses conditions
33:55météorologiques dantesques
33:56pour ce match.
33:56David, j'ai l'impression
33:57que vous êtes venu
33:58bien équipé.
33:59Qu'est-ce qu'il y a
33:59dans votre dent ?
34:00C'est la caverne d'Ali Baba.
34:01Il y a un K-Way ici pour moi,
34:03un K-Way pour Leonardo,
34:04notre fils,
34:06un K-Way pour ma femme.
34:08Alors, on a les petites bouteilles d'eau aussi
34:09et puis surtout,
34:10on a les drapeaux, bien sûr.
34:12Vous êtes bien renseigné
34:13sur la météo,
34:13ça vous inquiète ou pas ?
34:14Très inquiétant,
34:15on va voir
34:16parce qu'après,
34:16on a ça pour les téléphones aussi.
34:18En fait,
34:18on va voir comment ça va se passer
34:19parce que,
34:20de toute façon,
34:21nous, on est là pour le match.
34:22Donc, peu importe la météo,
34:23nous, on est prêts.
34:24On est prêts.
34:24Mais bon,
34:25après,
34:25il faut quand même
34:25minimiser les dommages.
34:27On a des chargeurs,
34:28des téléphones,
34:28vous voyez ?
34:29Donc, il faut quand même
34:29éviter que tout se trempe.
34:31Puis, il faut qu'on puisse
34:32rentrer à la voiture après.
34:33Et on a des affaires de rechange
34:34aussi dans la voiture.
34:35Donc, comme ça,
34:36on est tranquille.
34:37On peut rentrer à l'hôtel
34:39pas trop trempé.
34:40On est dans le New Jersey.
34:42Vous êtes bien préparé,
34:43David.
34:44C'est vrai que pour l'instant,
34:44on ne s'en rend pas compte.
34:45Il fait beau,
34:46c'est vrai qu'il fait lourd,
34:47mais encore,
34:47le soleil est là.
34:48Dans quelques heures,
34:49on va changer d'ambiance
34:50ici à Philadelphie.
34:52Sonia Carnero
34:53avec Olivier Saint-Paul.
34:55Et puisqu'on parle du mondial,
34:57puisqu'on parle de foot
34:58et puisqu'on parle des bleus,
34:59tiens,
34:59il y a un petit cadeau
35:00si vous voulez.
35:01Il faut avoir un peu de chance.
35:02C'est gagner la prime de match.
35:03C'est juste en envoyant
35:04un SMS.
35:05La prime de match,
35:05elle est de 30 000 euros.
35:07Le SMS,
35:07c'est au 7 24 24.
35:09Il y a un petit tirage au sort.
35:11C'est votre numéro de téléphone.
35:12C'est un gain de jeu.
35:14Donc,
35:15vous ne passez pas
35:15sous les fourches codines
35:17du fisc.
35:1830 000 euros à gagner.
35:19Par les temps qui courent,
35:20c'est plutôt pas mal,
35:21effectivement.
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