00:00La presse internationale analysa qui raconte la tentative de l'administration Trump de minimiser la guerre en Iran.
00:06Attention Brigitte, ne l'appelez pas guerre. Vous allez vous faire réprimander par le vice-président J.D. Vance
00:12qui dit que la guerre en Iran n'est même pas vraiment une guerre.
00:15« I wouldn't call it a war », c'est ce qu'il a dit hier le vice-président,
00:18même s'il reconnaît quand même que des tensions ont éclaté par endroits.
00:22Ça fait la une de Bloomberg ce matin qui souligne ce décalage entre un conflit qui rentre dans son septième
00:27mois,
00:27la reprise des frappes et le vocabulaire choisi par l'administration Trump pour en parler.
00:34L'idée selon Bloomberg c'est de calmer le jeu, de rassurer l'opinion publique avant les élections de mi
00:38-mandat.
00:39D'ailleurs ça y est, il manque deux mois aux élections de mi-mandat,
00:41sauf que minimiser une guerre qui est en train de coûter cher aux Américains risque au contraire de les exaspérer.
00:49C'est du moins l'analyse de Bloomberg.
00:51La réalité c'est que c'est bien une guerre et que d'ailleurs cette guerre commence surtout à se
00:55mélanger avec le conflit en Ukraine.
00:56C'est le constat du Guardian ce matin qui dit que les guerres en Ukraine et en Iran deviennent dangereusement
01:02embriquées.
01:03Les Etats-Unis surtout ne peuvent pas gérer ces deux conflits de front et les gérer comme s'ils étaient
01:08indépendants.
01:09Il y a un point notamment, ce sont les stocks d'armement, les stocks de missiles intercepteurs notamment.
01:13Évidemment en envoyé dans le Golfe, en enlève aux Ukrainiens.
01:17Il y a d'ailleurs un point commun aux deux conflits, c'est que les deux conflits sont en train
01:21de s'envénimer.
01:22Avec une différence, c'est que Donald Trump ne veut pas mettre fin aux conflits en Iran alors qu'il
01:26fait tout pour essayer de mettre fin aux conflits en Ukraine.
01:28Pendant que Washington tente de gérer ses deux fronts, on pourrait dire, Kiev de son côté change de méthode.
01:33L'objectif n'est plus seulement de frapper l'armée russe mais aussi de perturber la vie quotidienne des Russes.
01:39Oui, c'est ce qu'on lit à la une du Wall Street Journal ce matin.
01:41Le prochain objectif de l'Ukraine est de faire fermer l'espace aérien commercial russe.
01:47Évidemment, il ne s'agit pas de viser les avions de ligne mais de rendre les vols suffisamment compliqués, suffisamment
01:52risqués
01:52pour que le trafic civil russe soit progressivement paralysé.
01:57C'est une stratégie qui s'appelle Opération Carpet et qui consiste à faire circuler des drones près des aéroports
02:02pour obliger les contrôleurs à interrompre les décollages et les atterrissages.
02:06La presse italienne a un seul grand sujet ce matin, c'est Giorgia Milani.
02:11Son gouvernement est désormais le plus long de toute l'histoire de la République italienne.
02:15Oui, avec 1413 jours, ça fait presque 4 ans.
02:19C'est un exploit poli.
02:20Mieux que Berlusconi.
02:21C'est mieux que Berlusconi, oui, en effet, que souligne toute la presse italienne.
02:25Il y a énormément de bilans que vous allez retrouver, je vous en cite quelques-uns.
02:31Il Journali qui est un quotidien de droite qui dit que c'est un succès.
02:35à peu près sur tous les fronts, sur les migrants, sur la relation avec Donald Trump à qui est la
02:39tenue tête,
02:39sur la stabilité budgétaire.
02:41Il y a un taux d'emploi plus élevé, un million d'emplois supplémentaires,
02:45un chômage des jeunes en baisse, des impôts réduits.
02:47Bref, un succès.
02:49Il faut aller chez les journaux de gauche, en revanche, pour lire des critiques.
02:53Je vous propose La Repubblica qui parle, oui, effectivement, de 4 ans de stabilité,
02:58mais des grandes réformes qui sont restées dans les tiroirs.
03:02La réforme du Prémirato, notamment, c'est une réforme pour augmenter les pouvoirs de la Première ministre
03:06qui est quasiment à l'arrêt.
03:08Et peut-être que s'il est difficile de trouver une réforme marquante du mandat de Mélanie,
03:13c'est parce qu'il n'y en a eu aucune.
03:15C'est le constat du Financial Times ce matin qui parle d'opportunités manquées pour Georgia Mélanie.
03:21Elle n'a pratiquement rien fait pour stimuler le potentiel de croissance du pays.
03:24C'est ce qu'on lit dans les pages du FT.
03:26La croissance du PIB est restée faible et le niveau de vie a stagné.
03:31Donc, elle a gouverné, non pas comme une radicale,
03:33ce que certains craignaient quand elle est arrivée au pouvoir,
03:35mais plutôt comme une conservatrice.
03:37Oui, ce qui était assez étonnant.
03:39L'Ordre du Monde avec Mathieu Jolivet, c'est votre podcast.
03:42Annalisa Capellini et 7 à retrouver ce vendredi à midi sur BFM Business.
03:48Sous-titrage Société Radio-Canada