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Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Julien Pasquet et ses invités dans 100% Actu.  

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00:00:00Presque 15h sur CNews, merci d'être avec vous pour 100% Actu.
00:00:04On reprend nos débats dans un instant, juste après le journal de Sandra Chumbo.
00:00:08Bonjour à tous, à la une de l'actualité, un acte malveillant pourrait être à l'origine du déraillement d
00:00:13'un TER hier soir à proximité de Rouen.
00:00:16Cette piste est privilégiée après la découverte d'un morceau de rail sur la voie où l'accident qui a
00:00:21fait 43 blessés légers et ingraves a eu lieu.
00:00:24Par ailleurs, le conducteur du train a été testé négatif à l'alcool et au stupéfiant.
00:00:28Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur un site internet qui sert de plateforme d'annonce pour escortes
00:00:34et prostituées, dont certaines pourraient être mineures.
00:00:37Le site est chapeauté par un citoyen suisse exilé à Dubaï et déjà condamné en 2011 pour proxénétisme aggravé.
00:00:45Mais les autorités suisses ont refusé d'exécuter le mandat d'arrêt international au regard du droit helvète.
00:00:51François Hollande est à l'honneur et de l'invité d'honneur de la 54e édition de la fête de
00:00:57la Rose en Saône-et-Loire.
00:00:58La question de sa candidature à la présidentielle 2027 est bien évidemment sur toutes les lèvres, mais ce n'est
00:01:03pas à l'ordre du jour, comme l'a rappelé l'ancien président de la République.
00:01:07On l'écoute.
00:01:07L'idée, ce n'est pas d'annoncer une candidature. L'idée, c'est d'annoncer un projet qui peut
00:01:13mobiliser largement pour faire que les Françaises et les Français aient un choix, pas simplement une obligation d'écarter, un
00:01:20choix qui serait celui d'une volonté qui s'affirmerait pour la France.
00:01:25C'est ça l'idée. On est à sept mois du premier tour de l'élection présidentielle. Ce sont les
00:01:31propositions qu'il faut mettre en avant.
00:01:33Dans le volet international, aucune décision sur un déplacement de Vladimir Poutine au G20 à Miami a été prise selon
00:01:41le Kremlin, alors que Volodymyr Zelensky s'est dit prêt à l'y rencontrer en décembre.
00:01:45Plutôt ce samedi, le président ukrainien a déclaré « Nous devons parler et prendre des discussions, des décisions », alors
00:01:51que les efforts pour mettre fin au conflit entre l'Ukraine et la Russie s'intensifient.
00:01:55L'Arabie saoudite a fermé temporairement l'oléoduc Est-Ouest après des attaques de drones attribuées à l'Irak. Le
00:02:02gouvernement irakien a confirmé et condamné ces actes qui ont visé le royaume frère d'Arabie saoudite et réaffirmé son
00:02:09rejet de toute agression portant atteinte à la sécurité et à la stabilité du royaume.
00:02:14Un commandant irakien régional a été limogé dans la foulée.
00:02:17C'est le grand soir pour Céline Dion de retour sur scène à Paris. La chanteuse québécoise attendait ce moment
00:02:23depuis plus de six ans.
00:02:24Elle donnera ce samedi à la Plénitude Arena le coup d'envoi d'une série de concerts devant quelques 30
00:02:29000 personnes, attendues chaque soir pour les sept dates entre septembre et octobre, puis dix autres en mai.
00:02:36Céline Dion a pris ses quartiers dans un palace parisien devant lequel des centaines de fans campent chaque jour depuis
00:02:43son arrivée le 28 août à Paris.
00:02:45En attendant les premiers pas de la chanteuse québécoise sur la scène de la Plénitude Arena ce soir, des centaines
00:02:51de fans survoltés venus du monde entier s'échauffent la voix écoutée.
00:02:55Quand je vois ce qu'elle fait tous les soirs pour les fans, je suis fan de la première heure,
00:03:01mais là pour moi c'est la meilleure, c'est la plus belle, elle est merveilleuse pour moi.
00:03:07Je crois que je vais faire que fleurer, je vais avoir des frissons quand je vais l'avoir de vrai,
00:03:11de vrai, parce que c'est mon rêve depuis toujours de l'avoir, c'est un beau cadeau.
00:03:17L'ouverture des ventes 10h à 10h10, c'était bon, les places étaient prises.
00:03:21On n'y croyait pas.
00:03:22On n'y croyait pas, on est super excités, en plus c'est la première date, voilà ça va être
00:03:27mémorable.
00:03:27J'irai où tu iras, où mon pays sera toi, où j'irai où tu iras, qu'importe la place
00:03:35et qu'importe l'endroit.
00:03:37Merci beaucoup Sandra, dans un instant on retournera en direct à l'aréna et puis on parlera des retombées économiques.
00:03:43Parce que c'est pas qu'une voix Céline Dion, c'est aussi beaucoup, beaucoup d'argent qu'ils vont
00:03:49apporter à l'Ile-de-France.
00:03:50Restez avec nous, on se retrouve dans un instant.
00:03:56100% Actu avec Amory Brelet, bonjour il est là Amory, Mehdi Raich, analyste politique et Pascal Delima, économiste.
00:04:05C'est le Céline Dion D, aujourd'hui, vous savez c'est le Céline Dion D qui démarre ce soir
00:04:11une série de concerts.
00:04:13Elle a quitté son hôtel tout à l'heure, le Palace, où il y avait énormément, énormément de monde, regardez
00:04:17cette séquence.
00:04:18Céline! Céline!
00:04:25Céline! Céline, on t'aime!
00:04:27Céline, Céline, Céline, Céline!
00:04:56Voilà, mais quelle est la star qui fait ça ?
00:04:58Quelle est la star qui prend dix minutes pour quitter son hôtel, qui va récupérer une pomme d'amour que
00:05:03lui donne une fan et qui reste avec ceux qui sont venus.
00:05:07C'est des centaines de personnes qui sont venues pour prendre une photo, pour lui parler, pour lui glisser un
00:05:12mot.
00:05:12Je ne sais pas, on doit avoir quelques images de ce qui s'est passé tout à l'heure.
00:05:15C'était absolument extraordinaire.
00:05:17Et c'est pour ça que c'est intéressant.
00:05:20C'est le concert d'une vie, certes, mais c'est des retombées extraordinaires pour Paris, pour l'île de
00:05:25France et même pour la France.
00:05:26Plus d'un milliard, Pascal Delima.
00:05:27Oui, ça nous fait penser un petit peu à un choc touristique, un petit peu comme les Jeux Olympiques, j
00:05:32'allais dire.
00:05:33C'est un choc touristique, c'est-à-dire que déjà vous avez plus de 30%, je dirais, d'étrangers
00:05:39qui viennent pour la voir sur l'ensemble du public.
00:05:42C'est des retombées touristiques, c'est des retombées sur les hôtels, les billets d'avion, enfin toutes ces retombées
00:05:48directes.
00:05:49Et on parle d'à peu près 0,02 ou 3% du PIB de la France.
00:05:54Et c'est énorme !
00:05:56C'est énorme !
00:05:56Du l'état de notre PIB !
00:05:58Oui, mais alors ce n'est pas des recettes en plus pour l'état direct.
00:06:02Alors, c'est des recettes pour Céline Dion, vous voulez dire ?
00:06:05Bah c'est des recettes, d'abord...
00:06:06Non, ce n'est pas vrai, c'est des recettes pour les hôteliers.
00:06:08Pour les hôteliers, c'est des recettes pour l'ensemble de l'écosystème, pas que Céline Dion.
00:06:11Pour des milliers d'emplois directs et indirects, c'est quasiment 20% de l'impact estimé des Jeux Olympiques
00:06:17de Paris en 2024.
00:06:19Mais il faut l'adopter !
00:06:20Il la faudrait tous les jours sur le sol français, elle ferait bien mieux qu'Emmanuel Macron et son gouvernement.
00:06:27On va retrouver exactement, précisément, Julia Ferrand à l'aréna.
00:06:34Céline Dion est partie de son hôtel, je ne sais pas si elle est arrivée, je pense que oui, parce
00:06:38que ça fait déjà un petit moment.
00:06:39Je ne sais pas si vous l'avez vue arriver, en tout cas, vous êtes avec des fans qui attendent.
00:06:46Bonjour Olivier, absolument, l'ambiance commence à monter petit à petit.
00:06:50Les fans arrivent petit à petit ici à la Plénitude Arena.
00:06:53Nous avons d'ailleurs rencontré, Emma Loro et moi, un groupe de fans venus de Menton, de Suisse et de
00:06:59Nice.
00:07:00Bonjour mesdames, j'imagine que pour vous c'est une immense émotion ce concert ce soir.
00:07:03Oui, totalement.
00:07:05On est on fire, on a trop hâte.
00:07:07Et voilà, on va avoir plein de surprises et hâte d'avoir les guests.
00:07:12L'occasion d'être justement un petit week-end entre filles aussi, c'était le moment.
00:07:16De lâcher, enfant, mari.
00:07:18Pas d'homme, pas de mari, pas de chien, pas de maison.
00:07:20Le bonheur quoi, voilà.
00:07:22Un week-end rien que pour nous, qu'entre filles.
00:07:25Et Céline.
00:07:25Et j'imagine que pour vous c'est une émotion immense, c'est que c'est une chanteuse qui a
00:07:29marqué votre adolescence probablement.
00:07:31Ah ça c'est sûr, ouais, toute notre adolescence, les chansons par cœur, que des beaux souvenirs.
00:07:35Et vous êtes venue donc du sud de la France, de la Suisse pour ce soir, ce périple, vous l
00:07:40'avez organisé toutes ensemble ?
00:07:41Oui, on a eu la chance, j'ai eu la chance d'être tirée au sort dans les premiers mails
00:07:44envoyés par Ticketmaster.
00:07:46Et voilà, première date réservée et on est là quoi.
00:07:49Donc on est super ravis.
00:07:50On a notre travel planner.
00:07:51Voilà, on a tout réservé tout de suite et on est super contente.
00:07:56Voilà, c'est un bon moment.
00:07:59Et si je vous dis, j'irai où tu iras ?
00:08:02Où, où, où, mon pays sera toi ?
00:08:04Où, où, j'irai où tu iras ?
00:08:07Qu'importe la place, c'est qu'importe l'endroit.
00:08:11J'irai où tu iras ?
00:08:13Où, où, mon pays sera toi ?
00:08:15Qu'importe la place, c'est qu'importe l'endroit.
00:08:19Merci beaucoup, vous le voyez Olivier.
00:08:21Ici, l'ambiance commence à monter petit à petit et les fans ont bien sûr hâte de ce premier concert
00:08:25ce soir inédit.
00:08:26Merci beaucoup pour cette jolie séquence.
00:08:29Je vais vous montrer deux images encore.
00:08:30D'abord, hier soir, la Vasque Olympique, rebaptisée Céline.
00:08:34La Vasque, c'est vrai que, parce qu'elle le rappelait, ça compte autant que pour les JO.
00:08:40Et puis, ce matin, c'était dans la station du RER de la défense, rebaptisée Céline.
00:08:46Donc, qu'on rebaptise la France, Céline.
00:08:49Tout devient Céline.
00:08:50Encore une fois, un milliard, voire un milliard et demi, c'est absolument énorme.
00:08:55Je rappelle ce documentaire ce soir, Céline Dion, à 21h à suivre sur CNews.
00:09:04Ce qui est positif pour l'économie, c'est donc Céline Dion.
00:09:07Ce qui l'est moins, c'est le prix de l'essence.
00:09:09Alors, nous sommes en alerte rouge sur le prix des carburants, Pascal Delima.
00:09:12Vous savez qu'on a une station service qui vend son essence à Paris à 2,60.
00:09:19Plus de 2,60 le gasoil.
00:09:21Plus de 2,50 le super 95.
00:09:24Ça va continuer à monter, vu ce qui se passe en ce moment dans l'actualité internationale.
00:09:28Proche-Orient, Hormuz, Babel Mandel maintenant, qui est aux mains des outils.
00:09:32L'Iran et ses proxys tiennent notre énergie.
00:09:35Il y a deux choses.
00:09:36Il y a un facteur conjoncturel, vous l'avez évoqué, bien sûr.
00:09:38Bien sûr que les tensions sur le détroit d'Hormuz jouent énormément sur le prix de l'essence in fine.
00:09:44On sait très bien que les assurances augmentent via le transport.
00:09:47On sait très bien que le coût des raffineries augmente en même temps.
00:09:50Enfin, toute la filière d'un mot en aval joue sur ce prix de l'essence.
00:09:54Surtout, d'ailleurs, aujourd'hui, du diesel, faut-il le préciser.
00:09:57Faut-il préciser aussi que la France a un prix moyen de l'essence sur le diesel en particulier.
00:10:02Nettement supérieur à la moyenne de tous les voisins de l'Union Européenne.
00:10:05Sauf deux pays, en particulier Pays-Bas, Allemagne.
00:10:09Mais vous avez ce facteur conjoncturel qui est très fort.
00:10:11Et puis, il y a un deuxième facteur qui est, à mon avis, plus inacceptable.
00:10:14C'est qu'on refuse de revoir la fiscalité.
00:10:17Alors là, on n'est plus sur du structurel.
00:10:19Mais la fiscalité sur l'essence et sur le gazole est tout à fait inacceptable par rapport à nos principaux
00:10:27concurrents.
00:10:28Donc, un volet conjoncturel, un volet structurel.
00:10:31Regardez, la moyenne du prix des carburants, je pense que c'est sur le 95, de 13 euros en moyenne
00:10:38le litre ces jours-ci.
00:10:40C'est autant qu'en Belgique.
00:10:41Mais je crois qu'il y a eu à mourir un rattrapage avec la Belgique.
00:10:44Un accord pour éviter justement que la concurrence, pour éviter que les gens partent en Belgique, prendre de l'essence.
00:10:50Regardez, en Allemagne, c'est un peu plus cher.
00:10:52Espagne et Italie ont des prix beaucoup moins importants.
00:10:55Ce qui est sûr, c'est que la France fait partie des pays en Europe où le montant des taxes
00:10:59sur le carburant est parmi les plus élevés.
00:11:02Plus on paye à la pompe, plus de 50% du prix en taxes qui vont directement dans les caisses
00:11:07de l'État.
00:11:08Et on voit malheureusement avec quelle inefficacité l'État dépense cet argent tous les jours.
00:11:12C'est Pierre Chasseret, 40 millions d'automobilistes, qui donnait cet exemple.
00:11:15Il disait, vous prenez un gâteau, vous mettez tout le monde autour de la table, les distributeurs, les raffineurs, etc.
00:11:22Deux tiers du gâteau, vous le coupez, c'est l'État.
00:11:25Hop, voilà ce qu'il reste, un tiers.
00:11:26On va écouter d'ailleurs Pierre Chasseret, parce qu'en fait, c'est un manque à gagner, selon lui, de
00:11:30plusieurs milliards.
00:11:32Il faut impérativement, impérativement, baisser cette fiscalité pour relancer, pour doper l'économie française.
00:11:40Parce que là, pour l'instant, l'économie française, on est en train de la tuer.
00:11:43On a perdu aujourd'hui, avec certitude, un demi-point de croissance depuis le début de cette crise sur les
00:11:49carburants.
00:11:50Un demi-point de croissance, c'est 15 milliards que l'État vient de perdre.
00:11:56Alors, à la fois l'État prend de l'argent, parce qu'évidemment, on ne renonce pas à cet axe.
00:12:02Mais ce que dit Pierre est très intéressant.
00:12:05On perd en dynamique, on perd en consommation, on perd de l'argent en réalité.
00:12:09Alors, il y a la question de la dynamique de l'économie française, on sait qu'elle est stagnante.
00:12:12Et en même temps, on voit que le jeu à l'international, c'est que la crise continue au niveau
00:12:16de l'Iran.
00:12:17Donc, au niveau des carburants, le choc continuera.
00:12:19Après, la question est de savoir si l'économie française est en capacité d'encaisser ce coût-là.
00:12:24La question du budget, elle va être intéressante pour la fin septembre.
00:12:27On sait que Sébastien Lecornu dépose son budget le 30 septembre.
00:12:31La question est de savoir, c'est, est-ce que l'État a besoin d'argent ?
00:12:35Si il y a une chose qui est sûre, c'est que l'État a besoin d'argent.
00:12:38Donc, aujourd'hui, la question de la fiscalité sur les hydrocarbures, elle est centrale.
00:12:41Mais est-ce que ça rentre dans la logique de l'État aujourd'hui ?
00:12:43Je ne suis pas forcément, je ne pense pas.
00:12:46Puisque aujourd'hui, on ne cherche pas juste à moins dépenser.
00:12:50On cherche surtout à faire rentrer de l'argent.
00:12:51Aujourd'hui, le budget de l'État, la question qui sera déposée fin septembre,
00:12:56sera éminemment liée à la question de l'hydrocarbure et du prix de l'économie.
00:13:00Si les Français, par ailleurs, ne consomment pas,
00:13:02si les Français ne se déplacent pas pour aller, je ne sais pas,
00:13:06à un restaurant, au cinéma, tout le monde n'habite pas en ville,
00:13:09si c'est un effort tel que vous faites le choix entre remplir votre cuve et les loisirs,
00:13:15ça devient problématique, ça devient quelque chose qu'on doit faire rentrer dans la balance.
00:13:19L'Insel a déjà dit, on a pour la première fois depuis quelques années,
00:13:23six ans de mémoire, une baisse du pouvoir d'achat des francs.
00:13:26Une baisse, pas un ralentissement d'une hausse, une vraie baisse de pouvoir d'achat
00:13:30sur 2026 qui est anticipée.
00:13:33Mais sur l'essence, précisément, les gens ne remplissent plus, ne font plus le plan.
00:13:37Oui, parce que c'est un bien compressible, l'essence, c'est un peu comme l'électricité, comme le gaz.
00:13:41Si vous voulez, vous avez des, comme le loyer, c'est des dépenses incompressibles qui augmentent.
00:13:45Donc ça, c'est extrêmement embêtant.
00:13:47Alors on va nous dire, il n'y a pas de problème,
00:13:49les Français ont de l'épargne, de toute façon, ils n'ont qu'à des épargnés.
00:13:51Mais non, si vous n'avez pas des épargnés pour payer...
00:13:55Je crois qu'il était bien question d'aller taxer l'épargne aussi des Français.
00:13:59De toute façon, tout ce qui peut être taxé, le sera.
00:14:00Les retraites, vous avez vu, les retraites, on espère récupérer 6 milliards avec les retraites.
00:14:04Partout, l'État essaye de faire les poches des Français, d'une certaine manière.
00:14:08Mais ça, quand vous ne pouvez pas aller travailler,
00:14:11quand vous vous limitez pour vos déplacements,
00:14:13ça devient quand même une autre histoire.
00:14:16C'est une façon de penser la société qui est tout à fait différente.
00:14:20Il y a des millions de Français qui, aujourd'hui, dépendent de leur voiture
00:14:22pour se déplacer, pour aller au travail, pour travailler.
00:14:25Les petites entreprises, les petits entrepreneurs,
00:14:27ils ont leurs petits camions, ils ont leur flotte,
00:14:29ils doivent l'utiliser, ils doivent payer cher à la pompe.
00:14:32Tout cela, évidemment, a des conséquences sur la croissance.
00:14:35On est aujourd'hui au bord de la récession.
00:14:37Jacques Vest, c'est le président de la branche carburante
00:14:39de la Fédération Nationale des Automobiles.
00:14:40Lui, il craint le drame, il nous l'a dit tout à l'heure.
00:14:43On voit bien que l'Espagne et l'Italie ont baissé la fiscalité.
00:14:47Je pense que la solution, elle est là.
00:14:50Il faut baisser la fiscalité, ça redonnerait automatiquement
00:14:53de l'air au pouvoir d'achat.
00:14:55Ceux qui sont pénalisés, les premiers, c'est les gens qui travaillent.
00:14:58Moi, j'ai des gens qui font 100 kilomètres par jour pour aller travailler.
00:15:02C'est vraiment handicapant pour eux.
00:15:06Ça devient, ça craint, le mot exact.
00:15:09Je sens la colère et je sens qu'il va y avoir un vote sanction
00:15:12aux prochaines présidentielles.
00:15:15En fait, il y a plein de gens, plein de Français
00:15:18qui ne comprennent pas le silence.
00:15:20L'absence de réaction, en réalité, du gouvernement sur la fiscalité.
00:15:24Pourquoi le prix est si haut ?
00:15:26Alors qu'on a vu les chiffres de nos voisins,
00:15:29on arrive à avoir des prix du carburant
00:15:32moins importants, évidemment, à moins de 2 euros,
00:15:341,80, 1,70.
00:15:37Donc, il y a une colère qui se sent.
00:15:41Et cette colère-là, elle pourrait se traduire.
00:15:43Vous me rappelez à combien a été au moment du lancement
00:15:45du mouvement des Gilets jaunes le prix du carburant ?
00:15:47C'est justement la montée du prix du carburant à l'époque
00:15:50qui a suscité 1,70.
00:15:53On est à 1 euro de plus aujourd'hui.
00:15:55Mais on revient sur la question de tout à l'heure,
00:15:58c'est que c'est incompréhensible.
00:15:59Donc, les Français sont obligés de faire avec ce bien-là.
00:16:01On ne peut pas faire autrement.
00:16:02Ça devient un bien de luxe, mais un bien de luxe
00:16:04de consommation courante.
00:16:05C'est quand même complètement lunaire.
00:16:07Il faut quand même se mettre en tête.
00:16:08C'est aussi une taxe qui ne dit pas son nom.
00:16:10Il y a certes la fiscalité derrière.
00:16:11Mais si vous dépensez 200 euros habituellement
00:16:14pour adolescence tous les mois,
00:16:15là, avec l'inflation et le prix de l'augment,
00:16:16vous allez peut-être dépenser 240 euros.
00:16:18C'est-à-dire qu'il y a 40 euros qui ne sera pas dépensé
00:16:20directement dans l'économie française ou la consommation.
00:16:22Donc, ça devient en fait une taxe qui ne dit pas son nom.
00:16:24Et la crise énergétique est en train de ponctionner
00:16:27une partie des revenus français.
00:16:28Donc, il y avait une courrière au moment des Gilets jaunes.
00:16:30Elle revient, cette courrière.
00:16:32Amplifiée encore avec un euro de plus.
00:16:34Il y a des appels à manifester pour le 17 octobre.
00:16:37Et là encore, le retour des Gilets jaunes va faire mal.
00:16:40Il y a plusieurs affiches qui circulent en ce moment
00:16:42sur les réseaux sociaux.
00:16:44Je ne sais pas si les services de renseignement territoriaux
00:16:47sont inquiets par ça.
00:16:48Je ne sais pas si vous avez des informations.
00:16:50Mais ça a l'air de prendre sérieusement.
00:16:52Pas pour l'instant, mais il y a un risque évident.
00:16:54D'autant qu'on est à quelques mois de l'élection présidentielle.
00:16:57Alors, se pose la question.
00:16:58Vous voulez faire pression sur un gouvernement
00:17:01qui a de moins en moins de poids,
00:17:03qui va s'en aller, etc.
00:17:04Je ne sais pas si c'est la bonne solution.
00:17:05Mais en tout cas, ces appels existent.
00:17:07Et en même temps, sachant l'élection qui vient,
00:17:09peut-être beaucoup de ces millions de Français en colère
00:17:11se disent, attendons, espérons que l'un ou l'une des candidats
00:17:14sera élue et fera ce qu'il fera,
00:17:17en tout cas pour réduire massivement les impôts.
00:17:19Parce que si aujourd'hui, les impôts sont si élevés
00:17:21et que l'État refuse de baisser notamment les taxes sur le carburant,
00:17:24c'est que le niveau de dépense publique est trop élevé.
00:17:26On a un taux de dépense publique en France
00:17:27qui est supérieur à celui de la Chine communiste.
00:17:30Il n'y a pas que l'énergie, il n'y a pas que l'essence.
00:17:33Il y a tout un tas de produits qui augmentent derrière.
00:17:36Oui, c'est ce que j'allais dire.
00:17:37C'est-à-dire qu'en fait, le prix du Brent, le prix de l'essence,
00:17:42en fait, c'est un aiguilleur du ciel pour l'économie.
00:17:45Quand on voit les crises aux États-Unis, les crises sociales,
00:17:47il y a toujours eu quelque part un déclencheur
00:17:49qui a été une hausse de ce prix de l'essence
00:17:51qui révélait plusieurs difficultés dans l'économie.
00:17:54D'abord, la plupart des filières sont dépendantes du prix de l'essence.
00:17:57Ce n'est pas uniquement les usagers, mais c'est aussi la logistique, l'industrie.
00:18:00Il y a des transports partout dans la plupart des filières de l'économie.
00:18:03Ça, c'est un premier point.
00:18:04Donc, risque de hausse de l'inflation.
00:18:05Et donc, forcément, il finit le pouvoir d'achat.
00:18:08Puis, deuxièmement, ça révèle toutes les cristallisations
00:18:11et les crispations autour de la précarité, du pouvoir d'achat, de l'emploi.
00:18:15En fait, se manifestent à travers ce prix de l'essence.
00:18:19Et c'est pour ça que les gilets jaunes vont revenir.
00:18:21Ce n'est pas uniquement à cause de...
00:18:22Vous êtes sûr qu'ils vont revenir ?
00:18:23Moi, je pense qu'on est quand même sur une période risquée.
00:18:25Surtout qu'on n'investit pas sur l'avenir du tout aujourd'hui.
00:18:28Oui, la dette n'est pas du tout une dette d'investissement.
00:18:31Non, regardez l'Espagne, ils font 2,6% de croissance.
00:18:34Ils ont investi et tout.
00:18:35On va interroger un producteur de lait dans un instant.
00:18:37Vous allez voir.
00:18:38Le prix du lait aussi va augmenter.
00:18:39Je pense que Thierry Lebeg nous entend.
00:18:41C'est le premier président de la Chambre d'agriculture des Ardennes
00:18:45et producteur de lait et éleveur.
00:18:48Le prix du lait va exploser.
00:18:50On sait déjà que les pommes de terre vont exploser.
00:18:53En plus, elles ne sont pas calibrées comme il faut.
00:18:54En plus, elles ont souffert de la canicule.
00:18:56Le lait aussi, vous allez payer très cher.
00:19:01Vous voulez que je réponde là-dessus ?
00:19:03Oui, vous pouvez répondre là-dessus.
00:19:06Oui.
00:19:06De toute façon, le lait, pour l'instant, il est sous contrat.
00:19:09Donc, ne vous imaginez pas que le lait va remonter à la consommation de 10 ou 15%.
00:19:16Par contre, il va en manquer.
00:19:18Il va en manquer parce qu'il n'y a plus de nourriture.
00:19:21Ça fait depuis le mois de juillet qu'on tape dans les stocks d'hiver.
00:19:24Donc, juillet, août, septembre, c'est des mois normalement où les vaches sont en pâture
00:19:29et puis on ne tape pas dans les stocks.
00:19:31Les stocks d'hiver, aujourd'hui, on fait des maïs qui sont 40 à 50% moins importants
00:19:37que l'année dernière en 2025.
00:19:40Vous imaginez un petit peu le déficit ?
00:19:43On aurait pu dire, c'est tout, on va prendre des betteraves.
00:19:47Mais les betteraves, c'est catastrophique.
00:19:49Catastrophique.
00:19:50Les gros faiseurs de sucre, Théréo en l'occurrence,
00:19:55ont dit qu'ils mettraient 50%.
00:19:57C'est-à-dire qu'en l'année dernière, quand vous aviez le droit à 100 tonnes,
00:20:00cette année, vous n'aurez plus le droit qu'à 50 tonnes.
00:20:02En plus de ça, l'élevage est en concurrence avec la méthanisation.
00:20:05Donc, c'est le pot de terre contre le pot de terre.
00:20:08Ça ne va pas aller bien.
00:20:10On n'est pas bien, on n'est pas bien, on n'est pas bien.
00:20:14Vous restez avec nous, s'il vous plaît,
00:20:16parce qu'on va marquer une pause pour le journal.
00:20:19Mais ce que vous nous racontez est très intéressant
00:20:20et surtout très inquiétant, en réalité.
00:20:23Parce que, si j'ai bien compris,
00:20:26le prix moyen du lait au litre, il est encadré.
00:20:28Il fait l'objet de négociations, il est encadré.
00:20:31En revanche, pénurie annoncée.
00:20:33Pénurie annoncée.
00:20:34A tout de suite.
00:20:35C'est le journal de Sandra Chambon.
00:20:37L'actualité en bref et en image.
00:20:39Un acte malveillant pourrait être à l'origine du déraillement.
00:20:42Hier soir, d'un TER à proximité de Rouen.
00:20:45Cette piste est privilégiée après la découverte
00:20:47d'un morceau de rail sur la voie
00:20:48où l'accident qui a fait 43 blessés légers graves a eu lieu.
00:20:51Par ailleurs, le conducteur du train
00:20:53était testé négatif à l'alcool et aux stupéfiants.
00:20:56Le parquet de Paris a ouvert une enquête
00:20:58sur un site internet qui sert de plateforme d'annonce
00:21:01pour escortes et prostituées,
00:21:03dont certaines pourraient être mineures.
00:21:04Ce site est chapeauté par un citoyen suisse exilé à Dubaï
00:21:08et déjà condamné en 2011 pour proxénétisme aggravé.
00:21:12Mais les autorités suisses ont refusé
00:21:13d'exécuter le mandat d'arrêt international
00:21:15au regard du droit Helvète.
00:21:18Deux passages en Irlande pour une visite de deux jours.
00:21:20Donald Trump a plaidé ce samedi
00:21:21pour une Irlande unifiée
00:21:23lors d'un point presse avec le premier ministre irlandais.
00:21:26Un sujet sensible pour Dublin et Londres.
00:21:29Mais pour le président américain,
00:21:30une telle perspective lui semble inévitable.
00:21:32Il en est convaincu, cela finira par arriver.
00:21:35Aucune décision sur un déplacement
00:21:37de Vladimir Koutin au G20 à Miami
00:21:39n'a été prise selon le Kremlin
00:21:41alors que Volodymyr Zelensky s'est dit prêt
00:21:43à y rencontrer en décembre.
00:21:46Plutôt ce samedi, le président ukrainien a déclaré
00:21:48nous devons parler et prendre des décisions
00:21:51alors que les efforts pour mettre fin au conflit
00:21:53entre l'Ukraine et la Russie s'intensifient.
00:21:56Et puis tout est prêt pour le concert de Célix à Paris.
00:21:58Regardez ces images de la station
00:22:00Métro RER de la Défense, rebaptisée Céline
00:22:03à l'occasion du coup d'envoi d'une série
00:22:05de 16 concerts de la star québécoise
00:22:07dès ce soir à la Plénitude Arena.
00:22:09Des affiches en référence à la chanteuse
00:22:11ont été placardées un peu partout dans la station
00:22:13où passera la majorité des fans
00:22:15allant vers la salle de concert.
00:22:17Merci Sandra.
00:22:18Je voudrais qu'on retourne vers Thierry Lebet
00:22:19qui est le premier président de la Chambre
00:22:20de l'agriculture des Ardennes, producteur de lait.
00:22:23Et vous me disiez à l'instant,
00:22:25alors ce n'est pas le prix qui va augmenter,
00:22:27mais pénurie, on ne va plus avoir de lait
00:22:29d'ici quelques semaines, d'ici quelques mois.
00:22:33Oui, de toute façon, vous savez,
00:22:36les vaches, si vous ne leur donnez pas à manger,
00:22:37automatiquement, ça produit moins.
00:22:39En plus de ça, il n'y avait pas de réserve,
00:22:41il n'y avait pas plus de réserve que ça.
00:22:42Et on comptait, le fait d'avoir des petits maïs,
00:22:45on comptait sur les pulpes
00:22:47pour pouvoir accessoirement nourrir nos vaches.
00:22:50Sauf que les pulpes, les betteraves,
00:22:53ce n'est plus des betteraves, c'est des carottes.
00:22:55Ce sont des trucs qui ne vont pas être récoltés.
00:22:58Il y en a pour beaucoup qui ne vont pas être récoltés.
00:23:00Et je vous dis, les professeurs,
00:23:01on dit qu'ils auraient déjà 50% de pulpe en moins.
00:23:05Donc, il y a toujours la bataille
00:23:06entre les producteurs de viande ou de lait
00:23:10et les méthaniseurs.
00:23:12Donc, qui gagnera ?
00:23:14Je ne sais pas.
00:23:15Et on va avoir un déficit,
00:23:17automatiquement un déficit de lait, automatiquement.
00:23:22Dans cette...
00:23:23C'est peut-être un lieu commun,
00:23:24mais dans cette affaire,
00:23:25je n'ai pas l'impression que vous soyez très soutenu
00:23:27par le gouvernement.
00:23:30Non, du tout, du tout, du tout, du tout.
00:23:32Quand on voit qu'il donne 5-6 milliards tous les ans
00:23:35depuis un certain temps à l'Ukraine,
00:23:38au mendiant, le mendiant de l'Europe,
00:23:40il est issu de 5-6 milliards tous les ans.
00:23:42Non, nous, c'est un cas de force majeure,
00:23:45c'est nourrir la population,
00:23:47mais il faut le savoir.
00:23:49Il n'en a rien à foutre, Macron.
00:23:51Rien à foutre.
00:23:53C'est le président de la Terre-Brelé.
00:23:56Sincèrement, c'est un nul.
00:23:58Là, le milliard, le milliard, vous savez.
00:24:01Nous, dans les Ardennes,
00:24:03on va répartir ça aux ceux qui ont le plus besoin.
00:24:07On va faire un chèque de 1 000, 2 000, 3 000 euros,
00:24:09maximum.
00:24:10Vous savez, avec un chèque de 3 000 euros,
00:24:12on ne va pas nourrir 50 vagues.
00:24:14J'entends vos mots,
00:24:16j'entends la dureté de vos mots
00:24:18et votre colère.
00:24:19Merci d'avoir témoigné, Thierry Lebec,
00:24:21sur notre antenne.
00:24:22Une dernière question.
00:24:24Vous avez sans doute participé
00:24:26aux manifestations
00:24:28pour montrer la colère des agriculteurs.
00:24:31Est-ce que vous pensez, par exemple,
00:24:32qu'un mouvement comme celui des Gilets jaunes
00:24:35peut servir à quelque chose ?
00:24:36Est-ce que ça vaut le coup encore
00:24:37d'essayer de faire pression
00:24:38sur un gouvernement qui va s'en aller
00:24:40d'ici quelques mois ?
00:24:43De toute façon, on voit bien la répression Macron.
00:24:46Du moment qu'on commence à sortir,
00:24:48il envoie les blindés.
00:24:51Il ne nous aime pas.
00:24:52Il ne nous aime pas.
00:24:53Pourtant, on vous nourrit bien.
00:24:56On vous nourrit bien.
00:24:57On fait des produits de qualité.
00:25:00à mon avis, l'agriculture française
00:25:02est la plus respectueuse de l'environnement,
00:25:04des bonnes méthodes et tout.
00:25:06Mais on n'est pas aimés.
00:25:07On n'est pas aimés, c'est bizarre.
00:25:08Quelle détresse.
00:25:09Merci beaucoup.
00:25:10Merci, Thierry Lebec.
00:25:11Quelle détresse.
00:25:12Quelle détresse de la part des agriculteurs.
00:25:14Et ce n'est pas nouveau.
00:25:15Aujourd'hui, on est dans un moment de crise,
00:25:17mais ce n'est pas nouveau.
00:25:18Oui, la crise des gilets jaunes,
00:25:19c'était il y a déjà 8 ans.
00:25:21La réalité, c'est que la colère n'est pas retombée.
00:25:23Aujourd'hui, tous les Français,
00:25:24une écrasante majorité de Français,
00:25:26si on en juge par les sondages,
00:25:29constatent que le bilan du président de la République
00:25:31est absolument cataclysmique
00:25:33pour leur porte-monnaie et pour leur vie au quotidien.
00:25:35On va aller voir, si vous voulez bien,
00:25:36je vous donne la parole tout de suite.
00:25:37On a compilé les indices économiques de la France.
00:25:42C'est Nicolas Roger qui a fait ça.
00:25:44Tout est dans le rouge.
00:25:45C'est simple, tout est dans le rouge.
00:25:49On y va avec Nicolas Roger.
00:25:51Et je rappelle qu'on a une dette à plus de...
00:25:543 500 milliards.
00:25:553 500 milliards.
00:25:57Plus de 117 milliards de...
00:26:01117% du PIB.
00:26:02117% du PIB.
00:26:05Nicolas Roger pour les indicateurs.
00:26:07Cette fois-ci, la croissance ne sauvera pas
00:26:11le bilan économique français.
00:26:13Tel un mauvais élève,
00:26:14le gouvernement revoit ses objectifs à la baisse.
00:26:17D'abord, le budget 2026 misait sur 1% de croissance.
00:26:22Puis le gouvernement table sur 0,9% en avril,
00:26:27avant d'abaisser ses prévisions à 0,7% en juillet.
00:26:31Et enfin, 0,5% aujourd'hui.
00:26:34Pire, selon l'INSEE, la hausse du PIB ne dépassera pas 0,4% en 2026,
00:26:42soit plus de deux fois moins qu'en 2025.
00:26:45Et cette contre-performance contraste avec les autres grandes économies de la zone euro.
00:26:50Selon les prévisions de l'INSEE,
00:26:51l'Italie atteindra à la fin de l'année 0,9% de croissance.
00:26:56L'Allemagne 1% et l'Espagne 2,6%.
00:26:59Même au-delà du continent,
00:27:01la France serait la seule grande économie avancée
00:27:04où l'activité freinerait significativement en 2026,
00:27:08selon la note publiée par l'Institut.
00:27:11Pour 2027, le gouvernement vise une croissance à 1%.
00:27:15Tout est dans le rouge.
00:27:17Tout est dans le rouge, Pascal Léhume.
00:27:19Mais j'aime bien revenir sur cette question des agriculteurs.
00:27:21Ça explique complètement ces chiffres-là.
00:27:23L'agriculture, comme l'industrie, comme le serviciel,
00:27:26subit un choc sur les chaînes de valeur,
00:27:29sur la production.
00:27:31Et donc, ça créait des pénuries.
00:27:32Il y a eu les sécheresses côté agriculture aussi.
00:27:34Puis il y a les technologies, l'automatisation.
00:27:36Parce qu'on n'en parle pas.
00:27:37Mais aujourd'hui, il y a beaucoup d'automatisation
00:27:39avec des exploitations qui diminuent depuis une vingtaine d'années.
00:27:42C'est une vraie catastrophe.
00:27:44Et bien sûr que ça joue sur la plupart des...
00:27:46Oui, vous avez raison.
00:27:47Mais si en plus, on ne donne pas aux agriculteurs français
00:27:49les mêmes outils que les voisins,
00:27:53on part quand même en se mettant un boulet au pied.
00:27:55On n'a pas le droit d'utiliser les mêmes produits.
00:27:57Les produits qui ne sont pas utilisés en France,
00:27:59et bien quand même les industriels vont acheter
00:28:01les produits modifiés ou avec des pesticides à l'étranger.
00:28:04Enfin, on le sait qu'on marche sur la tête.
00:28:06Bien sûr qu'on marche sur la tête aujourd'hui.
00:28:08Et puis vous avez vu l'état d'esprit des agriculteurs
00:28:10et des producteurs maintenant.
00:28:12Et on fait plus de croissance.
00:28:13C'est-à-dire que finalement,
00:28:14les prévisions 0,5 c'est pour le gouvernement.
00:28:17L'INSEE a dit 0,4.
00:28:18Et 0,4 c'est un 0,1% de moins de croissance.
00:28:22C'est 1,7 milliard de plus de déficit.
00:28:24Donc c'est encore moins de marge de 29
00:28:26pour soutenir peut-être l'agriculture.
00:28:28Certains secteurs industriels.
00:28:30Donc aujourd'hui, vous savez,
00:28:31ça fait très longtemps que je commente
00:28:32l'actualité économique et je n'ai jamais été aussi inquiet.
00:28:36Je trouve que là, vraiment,
00:28:39on a un pays, vous savez,
00:28:40le PIB par tête de l'Italie
00:28:41a dépassé celui de la France.
00:28:44Les taux d'intérêt sont plus élevés en France
00:28:47aujourd'hui que des pays qui, il y a 20 ans,
00:28:49je veux dire, on dirait,
00:28:50mais presque des pays en voie de développement
00:28:52du sud de l'Europe.
00:28:53C'est quelque chose d'incroyable.
00:28:55Il y a quand même un vrai...
00:28:57Alors on va nous dire,
00:28:58l'économie est diversifiée,
00:28:59il y a l'aérospatiale,
00:29:00il y a la défense,
00:29:01il y a le VMH.
00:29:02Mais bon, et puis vous avez 10 milliards
00:29:05pour des licornes,
00:29:06et vous avez 10 millions de pauvres,
00:29:07et on vous dit que Mistral lève 3 milliards,
00:29:09et puis on vous dit qu'il y a 10 millions de pauvres.
00:29:11Donc il y a bien une société à 10 vitesses
00:29:12qui est en train de se faire
00:29:14à base de croissance faible.
00:29:15Mais vous avez un nombre de boîtes confirmées
00:29:18qui ont fait faillite.
00:29:19Parce que c'est très bien,
00:29:19chose France.
00:29:20Il faut dire qu'il y a plein de sociétés
00:29:22qui sont venues à mort.
00:29:23Chose France, c'était formidable.
00:29:25Ça ne ruisselle pas, comme on dit.
00:29:27Je ne sais pas si ça ruisselle ou pas,
00:29:28mais en tout cas,
00:29:29ça ferme quand même sérieusement.
00:29:30C'est du humour.
00:29:32On ferme la porte de plein de sociétés
00:29:34qui avaient Chose France
00:29:35et qui le regrettent amèrement parfois.
00:29:38On met souvent en avant
00:29:38les grands fleurons en effet français,
00:29:40LVMH et compagnie,
00:29:41mais qui font plus de 90%
00:29:42de leur chiffre d'affaires à l'étranger.
00:29:45Aujourd'hui, ce sont les PME en France
00:29:46qui sont les premiers à souffrir.
00:29:47Il y a un chiffre qui n'a pas été évoqué,
00:29:48c'est la charge de la dette.
00:29:50On va atteindre probablement
00:29:5165 milliards d'euros cette année.
00:29:53C'est-à-dire les seuls intérêts
00:29:54payés chaque année.
00:29:55C'est six fois le montant du budget
00:29:57du ministère de la Justice
00:29:58et c'est plus de 30 fois
00:29:59ce que l'État dépense chaque année
00:30:00pour lutter contre le narcotrafic.
00:30:02C'est le premier poste de dépense de l'État.
00:30:04C'est-à-dire qu'à partir de l'année prochaine,
00:30:0665 milliards de dépenses tous les ont,
00:30:07uniquement dans les intérêts de la dette.
00:30:08On parlait de la nature de la dette tout à l'heure.
00:30:10Il aurait fallu, on parle aussi,
00:30:11du prix de l'essence, de l'énergie.
00:30:13Mais pour encaisser ce type de choc,
00:30:14il faut absolument en amont investir
00:30:17pour des énergies bas carbone,
00:30:21dans le nucléaire.
00:30:22Il aurait fallu investir dans nos fleurons.
00:30:23Au pire que ça,
00:30:24on a uniquement une dette
00:30:25qui rattrape un modèle social
00:30:27ou alors on n'a pas fait les bons choix.
00:30:29Donc en fait, c'est une politique économique
00:30:30qui a échouée depuis 15 ou 20 ans
00:30:31qui n'a pas été faite au bon moment.
00:30:33Et aujourd'hui,
00:30:33notre dette d'investissement,
00:30:34elle n'existe pas.
00:30:35L'Espagne, par exemple,
00:30:36a fait des choix qui ont été drastiques,
00:30:38qui ont été durs,
00:30:39qui ont été difficiles
00:30:40il y a déjà une dizaine d'années.
00:30:41Oui, tout à fait.
00:30:42Plus de 2,6%.
00:30:44La France n'a fait aucun choix.
00:30:450,4% de croissance.
00:30:47L'Italie est en train de remonter.
00:30:49Elle est en train de remonter,
00:30:50il faut dire la vérité.
00:30:52Et l'Allemagne reste dans le positif.
00:30:55Je voulais quand même vous montrer ce sondage.
00:30:58CNews, Europe 1, JDD, CSA,
00:31:0166% des Français trouvent que
00:31:03le bilan Macron est mauvais.
00:31:0728% moyen et 5% de personnes interrogées
00:31:11le trouvent bon.
00:31:11Je me demande qui sont les personnes
00:31:13qui trouvent...
00:31:14Ce sont ceux qui votent pour Emmanuel Macron.
00:31:16Mais non, et vous avez tort.
00:31:18Regardez les tiages.
00:31:19Regardez-le par couleur politique.
00:31:22À gauche, 63%, on le trouve mauvais.
00:31:25La droite, 61%.
00:31:27Le RN, il reconquête 91%.
00:31:30Mais la majorité présidentielle,
00:31:31on a 58% qu'il trouve moyen quand même.
00:31:34Et 25% qu'il trouve mauvais.
00:31:37Donc, même sa majorité
00:31:39ne trouve pas extraordinaire ce bilan.
00:31:42Ce qui est intéressant,
00:31:43c'est qu'il y a effectivement une proposition.
00:31:45On parlait de baisse de la fiscalité.
00:31:46Ça veut dire qu'à droite,
00:31:47on parle plutôt de reconquête.
00:31:48Mais on a un besoin de libéraliser le pays.
00:31:52On se dit qu'il faut absolument moins d'État.
00:31:53Il faut une meilleure protection,
00:31:54mais il faut moins d'État.
00:31:55Et libéraliser le pays,
00:31:56moins de fiscalité.
00:31:57En même temps, vous voyez que le bilan
00:31:58d'Emmanuel Macron n'a pas été bon.
00:32:00Alors que lui-même,
00:32:00lors de sa première campagne en 2017,
00:32:02s'est présenté comme un candidat libéral.
00:32:03Donc, on voit qu'aujourd'hui,
00:32:05il y a une tension sur le sujet économique.
00:32:06Et on parle beaucoup du sujet de sécurité.
00:32:08Mais la confiance dans l'économie,
00:32:10l'économie, le pouvoir d'achat,
00:32:11c'est ce qui va structurer la totalité
00:32:13de la campagne de la présidentielle
00:32:14qui est lancée en ce moment.
00:32:15Je voudrais qu'on change de sujet
00:32:18et qu'on parle de la question des migrants.
00:32:20Parce que vous avez découvert
00:32:22une séquence qui pose beaucoup de questions
00:32:24et explique aussi pourquoi la France
00:32:26n'arrive pas à empêcher les traversées clandestines
00:32:27et les migrants de la Manche
00:32:29pour aller vers l'Angleterre.
00:32:30Donc, la vidéo que vous allez découvrir
00:32:32a été tournée sur une plage de Malo-les-Bains.
00:32:35C'est à côté de Dunkerque.
00:32:36Elle montre un départ de migrants pour l'Angleterre.
00:32:38L'homme qui filme et qui commente
00:32:40ne comprend pas pourquoi, en fait,
00:32:41la police ne fait rien
00:32:43pour empêcher les migrants de partir.
00:32:45Regarde.
00:32:45Il y a un étrange balai qui s'effectue
00:32:49depuis ma fenêtre.
00:32:50Là, on voit un bateau de migrants, ici,
00:32:55et qui, petit à petit, va récupérer
00:32:57des groupes de migrants sur la gauche
00:32:59pour tenter une traversée vers l'Angleterre.
00:33:02Ils sont suivis par un bateau de police derrière
00:33:05et par des policiers qui sont là
00:33:09et qui regardent ce ménage
00:33:15sans intervenir.
00:33:17Il n'y a aucune intervention
00:33:19depuis une heure.
00:33:21Ils laissent les migrants partir.
00:33:24C'est très surprenant.
00:33:27Voilà, c'est Améry Boucault
00:33:29qui est venu ce matin raconter cette histoire.
00:33:32Question, pourquoi la police
00:33:33n'intervient pas, évidemment ?
00:33:35Les agents n'ont pas le droit
00:33:37d'intervenir.
00:33:38En fait, le principe absolu
00:33:40en matière de lutte
00:33:41contre l'immigration irrégulière,
00:33:42en particulier dans la Manche,
00:33:43c'est de ne pas mettre davantage
00:33:45les migrants en danger.
00:33:46Concrètement, le seul moyen
00:33:48où les forces de l'ordre,
00:33:50les forces de sécurité intérieure
00:33:51ont le droit d'intervenir,
00:33:52c'est en amont, c'est-à-dire
00:33:53sur la plage,
00:33:54lorsque les migrants
00:33:55ne sont pas encore arrivés à l'eau
00:33:57en se mettant entre la mer
00:33:58et les migrants
00:33:59pour empêcher d'accéder à l'eau.
00:34:01Mais dès que les migrants
00:34:01ont les pieds dans l'eau,
00:34:03ne serait-ce que quelques centimètres,
00:34:04c'est trop tard,
00:34:05la police ne peut plus intervenir
00:34:07parce qu'une intervention
00:34:08des forces de l'ordre
00:34:09ferait prendre le risque
00:34:10que les migrants
00:34:10s'enfoncent un petit peu
00:34:11plus loin dans l'eau
00:34:12et donc qu'ils se noient.
00:34:13Voilà, même chose
00:34:14pour les speedboats, évidemment.
00:34:15C'est assez incompréhensible
00:34:16quand vous êtes là,
00:34:17il faut vous regarder
00:34:18alors que vous savez
00:34:19qu'on a des obligations
00:34:20vis-à-vis de l'Angleterre.
00:34:22En réalité, c'est d'empêcher
00:34:23ces gens de partir
00:34:25et s'ils reviennent,
00:34:26vous êtes obligés
00:34:27de gérer leur demande
00:34:29de visa aujourd'hui.
00:34:30C'est tous les jours
00:34:31et depuis des années
00:34:32le jeu du chat et de la souris
00:34:34entre les policiers
00:34:35et les migrants
00:34:36qui tentent de traverser
00:34:38la Manche
00:34:39avec des effectifs
00:34:40qui sont largement insuffisants.
00:34:41Il arrive régulièrement
00:34:42que des policiers,
00:34:44notamment de la Bac de Lille,
00:34:45soient appelés en renfort
00:34:46jusque sur la côte
00:34:47pour essayer d'empêcher
00:34:48ces centaines,
00:34:49ces milliers de migrants
00:34:50de rejoindre le Royaume-Uni.
00:34:52Et une fois en effet
00:34:53qu'ils ont traversé la plage
00:34:54et puis qu'ils sont
00:34:55dans le bateau
00:34:55dans la Manche,
00:34:56c'est trop tard.
00:34:57Et lorsqu'ils sont
00:34:59interceptés dans la Manche
00:35:00ou même dans les eaux britanniques,
00:35:03le plus souvent
00:35:03ils sont renvoyés chez nous
00:35:04où ils restent.
00:35:05Résultat,
00:35:05depuis le démantèlement
00:35:07de la jungle de Calais
00:35:07il y a près de 10 ans,
00:35:08ils sont encore des milliers
00:35:09dans des camps
00:35:10plus ou moins informels
00:35:11à peupler le Calaisie.
00:35:13Oui.
00:35:14Mehdi,
00:35:15la semaine dernière,
00:35:16ça a été le scandale
00:35:18contre les propos
00:35:19de Jordan Bardella
00:35:20qui était allé voir
00:35:21Nigel Farage
00:35:22et qui a signé
00:35:24cette charte,
00:35:25ce document
00:35:25qui disait
00:35:26bon,
00:35:27si effectivement
00:35:28des migrants passent,
00:35:30on les récupère,
00:35:31ce qui est déjà le cas.
00:35:32Ils reviennent,
00:35:33mais on les expulse.
00:35:35Et l'opposition
00:35:36n'a gardé que la première proposition.
00:35:37On les récupère.
00:35:39Mais non,
00:35:40mais la proposition
00:35:41de Jordan Bardella
00:35:42faisait plutôt sauce,
00:35:43d'autant plus
00:35:43que lui,
00:35:44il se présente
00:35:44dans le cadre
00:35:44de l'élection présidentielle,
00:35:46il se présente
00:35:46comme un premier ministre,
00:35:47un futur premier ministre,
00:35:48donc il doit présenter
00:35:49quelque part
00:35:49un futur projet diplomatique,
00:35:51un futur projet
00:35:51de je lutte
00:35:52contre l'immigration
00:35:53avec l'Angleterre.
00:35:54La problématique,
00:35:55c'est que lorsqu'on voit
00:35:56ces images,
00:35:56on se dit
00:35:56quelle est la puissance
00:35:57de l'État ?
00:35:58On est sur la question
00:35:59du droit
00:35:59et surtout de la coopération
00:36:00entre les États.
00:36:01Là, il y a deux écueils.
00:36:02La souveraineté nationale,
00:36:03mais aussi la manière
00:36:05dont des États
00:36:06peuvent à la fois
00:36:06se coordonner
00:36:07sur la question migratoire.
00:36:08Là, on voit,
00:36:08c'est quand même
00:36:09assez sédissant,
00:36:10on voit les personnes
00:36:11qui sont sur la plage
00:36:12en train de profiter
00:36:16donc là,
00:36:17c'est question de souveraineté
00:36:18et coopération
00:36:18entre les États.
00:36:19Il n'y a rien qui est fait.
00:36:20En tout cas,
00:36:20ces questions vont être
00:36:21au cœur de la campagne présidentielle
00:36:22et évidemment,
00:36:24je ne sais pas
00:36:24si ça sera chiffré,
00:36:25mais en tout cas,
00:36:26c'est une vraie préoccupation
00:36:27des Français.
00:36:28Pouvoir d'achat,
00:36:29préoccupation numéro un.
00:36:30Sécurité,
00:36:31préoccupation numéro deux.
00:36:33Mais évidemment,
00:36:34la question des migrants,
00:36:35la question du financement
00:36:36aussi d'un certain nombre
00:36:38d'associations.
00:36:39Dans un instant,
00:36:40on sera en direct
00:36:42à nos gens
00:36:43parce qu'il y a
00:36:44le discours
00:36:45et la rentrée
00:36:46politique
00:36:47de Bruno Rotaillot.
00:36:48Je pense qu'il en sera question
00:36:49et question
00:36:50que Bruno Rotaillot
00:36:51a mis sur la table,
00:36:52c'est la suppression
00:36:53par exemple
00:36:53du droit du sol
00:36:54à Mauric.
00:36:55Tout à fait.
00:36:56Qui a déjà été
00:36:57en partie
00:36:58mis en place
00:36:58à Mayotte
00:36:59où je rappelle
00:37:00que plus de la moitié
00:37:01de la population
00:37:02est étrangère
00:37:02et plus d'un tiers
00:37:04clandestine.
00:37:05Donc quand on évoque
00:37:05le grand remplacement
00:37:06moqué souvent
00:37:07par l'extrême-gauche
00:37:08et la gauche en France,
00:37:08c'est déjà une réalité
00:37:09notamment à Mayotte.
00:37:10Bon.
00:37:10On va marquer
00:37:11une page de publicité
00:37:13pour suivre dans un instant
00:37:14le discours en direct
00:37:15de Bruno Rotaillot.
00:37:16Je remercie
00:37:18Pascal Nima
00:37:18d'avoir été avec nous.
00:37:20Vous avez été brillant
00:37:21sur Céline Dion évidemment.
00:37:22Tous les trois
00:37:23d'ailleurs.
00:37:28On va prendre la direction
00:37:30de nos gens sur Marne
00:37:31où Bruno Rotaillot
00:37:32fait sa rentrée politique.
00:37:33Le candidat arrive
00:37:34dans la salle.
00:37:36Corentin Lonzo
00:37:37est sur place.
00:37:42Oui Olivier,
00:37:43Bruno Rotaillot
00:37:43vient d'entrer
00:37:44dans le pavillon
00:37:45Baltar.
00:37:46Il va dans quelques minutes
00:37:47adresser un discours
00:37:48à la jeunesse,
00:37:49à cette génération
00:37:50qui dans les 30,
00:37:5140 prochaines années
00:37:53va travailler,
00:37:53cotiser et payer
00:37:54notamment en partie
00:37:55les intérêts
00:37:56de la dette
00:37:57à cette jeunesse
00:37:57qui peut parfois
00:37:58avoir le sentiment
00:38:00d'être sacrifié
00:38:01face à la crise budgétaire,
00:38:02face à la crise climatique.
00:38:04Le patron des Républicains
00:38:05veut lui proposer
00:38:06un autre projet
00:38:07que celui de la résignation.
00:38:09Il veut faire
00:38:09de cette génération
00:38:10celle qui reconstruira
00:38:12la France.
00:38:12Il devrait notamment
00:38:13dans son discours
00:38:14évoquer son projet
00:38:16de réforme constitutionnelle.
00:38:17lui qui répète souvent
00:38:19qu'il veut renverser
00:38:20la table.
00:38:20Mais pour le moment,
00:38:22Bruno Rotaillot
00:38:22est encore loin
00:38:23d'avoir renversé
00:38:24les sondages.
00:38:25Il est autour
00:38:26des 10%
00:38:27loin de la qualification
00:38:28pour le second tour.
00:38:30Rien d'alarmant
00:38:31nous dit son entourage.
00:38:32Les Français
00:38:32attendent encore
00:38:33avant de faire leur choix.
00:38:34Ils attendent notamment
00:38:35les grands débats
00:38:36et pour tenter
00:38:37d'accélérer
00:38:38cette dynamique
00:38:39en termes de stratégie,
00:38:41Bruno Rotaillot
00:38:41va notamment
00:38:42tenter d'être
00:38:43plus incisif
00:38:44dans ses prises de parole
00:38:45tout en faisant preuve
00:38:46de sérieux
00:38:47et de crédibilité
00:38:48et surtout
00:38:49pas question
00:38:49de se ranger
00:38:51derrière Edouard Philippe
00:38:52alors que le candidat
00:38:53Horizon avait
00:38:53en début de semaine
00:38:54notamment tendu la main
00:38:56pour un rassemblement
00:38:57en vue de ses élections
00:38:58présidentielles.
00:38:59Bruno Rotaillot
00:39:00a balayé cette proposition.
00:39:02Il continuera
00:39:03de défendre
00:39:03cette candidature
00:39:04et ça commence
00:39:05avec ce discours
00:39:06dans quelques minutes.
00:39:07C'est à nos gens sur marques.
00:39:08On reste sur vos images
00:39:10évidemment
00:39:10Corentin Alonso
00:39:12et sur cette avancée
00:39:13de Bruno Rotaillot
00:39:14au pavillon Baltard
00:39:16qui fend la foule
00:39:17qui est très très souriant
00:39:19d'ailleurs.
00:39:19On peut continuer
00:39:20à avoir un peu
00:39:20d'ambiance musicale.
00:39:22Amaury Breulet
00:39:23me fait remarquer
00:39:24que c'est du Hans Zimmer.
00:39:26On ne choisit pas
00:39:27n'importe quelle musique
00:39:27pour ce genre
00:39:28de rendez-vous.
00:39:29Simplement
00:39:30c'est à l'invitation
00:39:31des jeunes LR
00:39:33je crois
00:39:34aujourd'hui
00:39:34cette réunion.
00:39:36Donc il y a quand même
00:39:37une idée
00:39:38peut-être
00:39:39de s'adresser
00:39:40effectivement
00:39:41à la jeunesse
00:39:42dans un discours
00:39:44très incisif
00:39:45effectivement
00:39:46parce qu'il a besoin
00:39:47de se démarquer.
00:39:48Il a besoin
00:39:48de se démarquer
00:39:49Bruno Rotaillot
00:39:49pour l'instant
00:39:50ça prend sans doute
00:39:51pas comme il le pensait
00:39:53sa candidature
00:39:54mais on sait
00:39:54qu'il ira jusqu'au bout
00:39:55il le disait d'ailleurs
00:39:56cette semaine
00:39:57sur CNews
00:39:58c'était le premier invité
00:39:59d'Objectif 2027
00:40:00d'une nouvelle émission
00:40:01politique
00:40:01de Laurent Sarrar
00:40:02Oui mais Bruno Rotaillot
00:40:03c'est un homme
00:40:04de valeur
00:40:04de conviction
00:40:05mais qui fait face
00:40:06aujourd'hui
00:40:06à deux écueils
00:40:07d'abord son positionnement
00:40:08politique
00:40:08aujourd'hui il se retrouve
00:40:09coincé entre
00:40:10à sa droite
00:40:11le RN
00:40:12qui est un rouleau
00:40:13compresseur
00:40:13et qui lui reproche
00:40:14d'être complice
00:40:16de la Macronie
00:40:16d'avoir été complice
00:40:17de la Macronie
00:40:17puisque le ministre
00:40:18dans le gouvernement
00:40:19d'Emmanuel Macron
00:40:20et puis de l'autre
00:40:20le bloc central
00:40:21qui lui le reproche
00:40:22d'être trop à droite
00:40:23et puis il traîne aussi
00:40:24il faut bien le dire
00:40:24cette image des républicains
00:40:26ce parti de droite
00:40:27qui pour beaucoup
00:40:27d'électeurs de droite
00:40:28a trahi depuis
00:40:30plus de 10 ans
00:40:3120 ans
00:40:32c'était lui
00:40:32et auparavant
00:40:33et aujourd'hui
00:40:33rappelons-nous
00:40:34que la dernière
00:40:35candidate à la présidentielle
00:40:36des républicains
00:40:37a fait moins de 5%
00:40:38Je vous rappelle
00:40:39qu'il y a même
00:40:39une trahison
00:40:40au sein du camp
00:40:40des LR
00:40:42puisque Laurent Wauquiez
00:40:44et d'autres
00:40:44appellent à suivre
00:40:45Edouard Philippe
00:40:47et pas à soutenir
00:40:48Bruno Rotaillot
00:40:49ce qui pose quand même
00:40:50des questions
00:40:52sur les LR
00:40:53sur le fonctionnement
00:40:56sur la guerre
00:40:57dans la maison LR
00:41:01effectivement
00:41:01il y a des dissensions
00:41:02mais toute la difficulté
00:41:04de Bruno Rotaillot
00:41:05sur son espace politique
00:41:08est assez restreint
00:41:09et est-ce qu'il arrivera
00:41:10à faire en sorte
00:41:11de transformer
00:41:12cet espace politique
00:41:13en marché électoral
00:41:14pour lui
00:41:14là ce n'est pas forcément certain
00:41:16c'est pour ça
00:41:17que la dynamique
00:41:17de sa campagne
00:41:18aujourd'hui
00:41:18elle n'est pas forcément bonne
00:41:20donc le fait de s'adresser
00:41:21à la jeunesse
00:41:21c'est intéressant
00:41:22mais sur des questions régaliennes
00:41:23il va être très attendu
00:41:24c'est pour ça qu'il a fait
00:41:25cette proposition
00:41:26sur la réforme constitutionnelle
00:41:27mais aujourd'hui
00:41:28la dynamique de Bruno Rotaillot
00:41:29n'est pas forcément positive
00:41:30donc il doit absolument
00:41:31impulser quelque chose
00:41:32on sait en parallèle
00:41:33que la campagne
00:41:34de Marine Le Pen
00:41:34est un petit peu timide
00:41:35en ce mois de septembre
00:41:36donc il a un petit espace médiatique
00:41:38pour faire quelque chose
00:41:39c'est le moment pour lui
00:41:39de se lancer
00:41:40elle démarre
00:41:40la rentrée politique
00:41:41de Marine Le Pen
00:41:42c'est demain
00:41:44en réalité
00:41:46c'est la rentrée politique
00:41:47de beaucoup de monde
00:41:48d'ailleurs
00:41:49c'était même
00:41:50la rentrée politique
00:41:51de François Hollande
00:41:52on voit Bruno Rotaillot
00:41:53avec François-Xavier Bellamy
00:41:56et ses supporters
00:41:58j'ai vu
00:41:59Shannon Seban
00:42:01aussi
00:42:01ça prête donc
00:42:02à monter sur scène
00:42:03on va suivre évidemment
00:42:05le discours
00:42:06de Bruno Rotaillot
00:42:07la réforme constitutionnelle
00:42:09qu'il propose
00:42:09c'est de permettre
00:42:10notamment
00:42:11de voter plus facilement
00:42:13d'avoir un accès
00:42:13au référendum
00:42:14plus facile
00:42:15d'abaisser le seuil
00:42:16notamment
00:42:17du nombre
00:42:19de signatures
00:42:20pour obtenir
00:42:21un référendum
00:42:21je crois qu'aujourd'hui
00:42:22c'est 5 millions
00:42:22il propose 2 millions et demi
00:42:24oui parce qu'aujourd'hui
00:42:25pour faire un référendum
00:42:26c'est quasiment possible
00:42:27pour faire une réforme constitutionnelle
00:42:29passant par référendum
00:42:30c'est quasiment possible
00:42:31donc il veut effectivement
00:42:32changer ce système là
00:42:33mais il se met dans une position
00:42:35où il veut
00:42:35quelque part
00:42:36plus de démocratie directe
00:42:37il veut un peu couper
00:42:38certains intermédiaires
00:42:39il veut se présenter
00:42:40comme la personne
00:42:41qui s'adresse directement
00:42:42au français
00:42:42donc il s'inscrit aussi
00:42:43peut-être dans une logique
00:42:44un petit peu plus gaullienne
00:42:45mais qui pose
00:42:46et qui est en capacité
00:42:47de poser des questions
00:42:48qui ne sont pas débattues
00:42:50qui sont même des tabous
00:42:51le droit du sol
00:42:52le droit du sol
00:42:53c'est un tabou
00:42:54absolu
00:42:54et il y a d'autres questions
00:42:55sur l'immigration
00:42:56et on connait le positionnement
00:42:57de Bruno Rotaillot
00:42:58oui avec la difficulté pratique
00:43:00qu'il y aura
00:43:01à pouvoir mettre en oeuvre
00:43:02ces réformes
00:43:03notamment en matière migratoire
00:43:04si le conseil constitutionnel
00:43:05s'y oppose
00:43:06parce qu'on est là
00:43:06à réclamer un référendum
00:43:07et aujourd'hui
00:43:08en l'état de la constitution
00:43:09il le sait
00:43:10il le sait que le conseil constitutionnel
00:43:12va s'y opposer
00:43:13il le disait encore une fois
00:43:14cette semaine
00:43:15c'est pour ça que les candidats de droite
00:43:16ne doivent pas mentir aux français
00:43:18s'ils veulent pouvoir mettre
00:43:19notamment réformer
00:43:20notre système migratoire
00:43:21en profondeur
00:43:22structurellement
00:43:23il leur faudra
00:43:24passer par une révision
00:43:25de la constitution
00:43:26et ça sera la grande difficulté
00:43:28notamment du RN
00:43:29parce qu'il n'est pas sûr
00:43:30qu'ils aient la majorité
00:43:31si jamais Marine Le Pen
00:43:31n'était égalisé
00:43:32qu'ils aient la majorité
00:43:33au parlement
00:43:33on sait déjà qu'au Sénat
00:43:34ça sera quasiment impossible
00:43:36donc la difficulté est devant nous
00:43:39Bruno Retailleau
00:43:39a eu cette proposition
00:43:42d'Edouard Philippe
00:43:45de le rejoindre
00:43:46il a balayé
00:43:47il a dit non
00:43:47mais en revanche
00:43:48je suis prêt à débattre
00:43:50c'est un piège
00:43:51ce serait un piège
00:43:51de suivre
00:43:53Edouard Philippe
00:43:54évidemment
00:43:54aujourd'hui
00:43:55ça serait renoncer
00:43:56je n'ai pas l'impression
00:43:57qu'il ait envie de renoncer
00:43:58il a une voix singulière
00:43:59il a envie de se faire entendre
00:44:01c'est toute la difficulté
00:44:02de
00:44:03j'ai même envie de dire
00:44:04de toute la bipolarisation
00:44:05qu'il y a eu pendant
00:44:06le fait depuis la réforme
00:44:07constitutionnelle de 1962
00:44:09en France
00:44:10c'est que
00:44:10vous avez des espaces politiques
00:44:12à droite à gauche
00:44:13ou à l'intérieur même
00:44:14de ces espaces
00:44:15les partis sont à la fois concurrents
00:44:16et momentanément partenaires
00:44:17sur une élection
00:44:18et ça devient une difficulté
00:44:20Bruno Retailleau
00:44:20qui monte sur scène
00:44:21on va aller en direct
00:44:23et écouter son discours
00:44:26peut-être sa montée
00:44:28et l'ovation
00:44:28qu'il reçoit en ce moment même
00:44:42merci mes amis
00:44:43merci d'être là
00:44:44si nombreux
00:44:45merci les jeunes et l'air
00:44:47c'est vous qui montrez le chemin
00:44:49si je me suis engagé
00:44:51c'est pour vous
00:44:52c'est grâce à vous
00:44:53et on va gagner
00:44:57je voudrais appeler
00:44:59pour le remercier
00:45:00pour le féliciter
00:45:01l'artisan de cette journée
00:45:03qui est exceptionnel
00:45:04on a vanté notamment la qualité
00:45:05qualité des intervenants
00:45:07qualité de ces jeunes maires
00:45:08qui sont intervenus ce matin
00:45:10je voudrais saluer
00:45:11et que vous l'applaudissiez
00:45:13vraiment
00:45:13le président des jeunes et l'air
00:45:15Théo Hamzadi
00:45:16merci Théo d'être venu
00:45:22j'en ai déjà trop dit
00:45:24mais
00:45:25ce que j'ai dit
00:45:26quand le président n'était pas là
00:45:27vraiment je le pense sincèrement
00:45:28on a parmi les candidats
00:45:30à l'élection présidentielle
00:45:31le plus honnête
00:45:32le plus droit
00:45:33et ça ne court pas les rues
00:45:34je l'ai dit
00:45:35c'est vrai que t'as dit ça
00:45:36je l'ai dit
00:45:37je l'ai dit
00:45:38mais je ne mange jamais
00:45:39donc c'est une bonne chose
00:45:40donc les amis
00:45:41on va gagner
00:45:42Bruno Président
00:45:43merci Théo
00:45:44merci
00:45:46merci
00:45:48je voudrais
00:45:49je voudrais
00:45:50simplement saluer
00:45:51je ne pourrais pas le faire
00:45:53nommément
00:45:54pour chacun
00:45:54ce serait trop long
00:45:56mais je voudrais
00:45:56je tiens à saluer
00:45:58très chaleureusement
00:45:58les personnalités
00:46:00qui sont ici
00:46:01je voudrais saluer
00:46:01Gérard Larcher
00:46:02qui ne nous manque pas
00:46:04qui est ici
00:46:04au premier rang
00:46:06merci Gérard
00:46:07président du Sénat
00:46:08je voudrais
00:46:08remercier
00:46:09l'ancien
00:46:10premier ministre
00:46:11celui qui m'avait fait conscience
00:46:12celui qui m'avait
00:46:13mis le pied à l'étrier
00:46:15au gouvernement
00:46:16emmenant
00:46:16ministre de l'Intérieur
00:46:17j'ai nommé
00:46:18Michel Barnier
00:46:19merci Michel
00:46:23Valérie Pécresse
00:46:23va nous rejoindre
00:46:24il y a beaucoup
00:46:25beaucoup d'élus
00:46:25que je voudrais aussi
00:46:26saluer
00:46:27le président
00:46:28sans doute
00:46:28du département
00:46:29on est chez toi
00:46:29je crois Olivier
00:46:30merci de nous accueillir
00:46:32mes chers amis
00:46:33je suis très heureux
00:46:34d'être parmi vous
00:46:35à l'issue
00:46:36d'une journée
00:46:38studieuse
00:46:38une journée
00:46:39de réflexion
00:46:40où j'espère
00:46:40vous avez commencé
00:46:42à affûter
00:46:43notamment vos arguments
00:46:45je voudrais évidemment
00:46:46aussi saluer
00:46:47à la fois
00:46:48Haughtman
00:46:48et puis
00:46:49je sais
00:46:49qu'il a fait
00:46:50une intervention
00:46:51très brillante
00:46:51comme d'habitude
00:46:52François-Xavier
00:46:53Bellamy
00:46:53merci
00:46:54François-Xavier
00:46:55d'être parmi nous
00:47:00certains m'ont dit
00:47:01mais c'est finalement
00:47:02une curieuse entrée
00:47:03en piste
00:47:04après les vacances
00:47:05et la rentrée
00:47:06de faire
00:47:07cette rentrée
00:47:08dans un campus
00:47:09de jeunes
00:47:10ah ben non
00:47:11si moi
00:47:12j'ai choisi
00:47:13mes amis
00:47:13chers jeunes LR
00:47:15de faire cette rentrée
00:47:16sous les signes
00:47:17de la jeunesse
00:47:18c'est d'abord
00:47:19parce que j'en ai marre
00:47:19j'en ai marre
00:47:21d'entendre
00:47:22ces candidats
00:47:22qui font
00:47:23du soir au matin
00:47:25du matin au soir
00:47:26la nuit comme le jour
00:47:28qui font profession
00:47:29de jeunisme
00:47:29alors que
00:47:30leur recette
00:47:32leur promesse
00:47:32en réalité
00:47:33trahirait votre génération
00:47:35j'en ai marre
00:47:35il faut remettre
00:47:36les pendules à l'heure
00:47:37et puis surtout
00:47:37je crois profondément
00:47:39que vous
00:47:41la jeunesse de France
00:47:42vous êtes en première ligne
00:47:44du grand combat
00:47:44qui vient
00:47:45et c'est de cela
00:47:46dont je veux
00:47:47aujourd'hui
00:47:48vous parler
00:47:48du nouveau clivage
00:47:49de ce combat politique
00:47:51de ce combat
00:47:52de civilisation
00:47:53oui mes chers amis
00:47:54vous êtes en première ligne
00:47:55première ligne
00:47:57d'un combat
00:47:58que nous allons gagner
00:47:59ce combat
00:48:00ne vous trompez pas
00:48:01ça n'est pas un combat
00:48:02qui oppose
00:48:04une génération
00:48:05par rapport à l'autre
00:48:06ah je sais
00:48:07les boomers
00:48:08toujours les boomers
00:48:10je sais que la mode
00:48:12c'est de taper
00:48:13sur les boomers
00:48:14mes amis
00:48:15un conseil
00:48:16ne soyez pas conformistes
00:48:18ne suivez jamais
00:48:19les modes
00:48:20ne suivez jamais
00:48:22l'air du temps
00:48:22toujours
00:48:23elles se trompent
00:48:24toujours ils se trompent
00:48:25suivez vos convictions
00:48:26et puis
00:48:27est-ce que vous croyez
00:48:28vraiment que la France
00:48:29qui est percluse
00:48:30de tant de divisions
00:48:32de fragmentation
00:48:32est-ce qu'encore
00:48:33on peut s'offrir
00:48:35une nouvelle fracture
00:48:36une fracture
00:48:37entre les générations
00:48:38je ne le crois pas
00:48:39alors ne soyez pas
00:48:39conformistes
00:48:40mais ne soyez pas
00:48:42non plus
00:48:43progressistes
00:48:44il n'y a pas de danger
00:48:45je pense
00:48:47ne soyez pas progressistes
00:48:48parce que
00:48:49le boomer bashing
00:48:51c'est en réalité
00:48:52la nouvelle version
00:48:54d'un vieux réflexe
00:48:55de gauche
00:48:56qui consiste
00:48:57tout simplement
00:48:57à taper sur le passé
00:48:59pour présenter
00:49:01et afficher
00:49:01le présent
00:49:03avec toute sa supériorité morale
00:49:04ne vous y trompez pas
00:49:06et si aujourd'hui
00:49:07devant vous
00:49:08j'évoque
00:49:09la gauche
00:49:10c'est simplement
00:49:12pour rappeler que
00:49:13vous
00:49:13la jeunesse
00:49:14aujourd'hui
00:49:14elle est la victime
00:49:16des choix d'hier
00:49:17de celles et ceux
00:49:18qui ont pris
00:49:19de mauvaises décisions
00:49:21des décisions
00:49:22qui ont sacrifié
00:49:23notre avenir
00:49:24nos nouvelles générations
00:49:26car enfin
00:49:27si c'est la jeunesse
00:49:29désormais
00:49:29qui est en première ligne
00:49:31aussi
00:49:31pour l'endettement
00:49:33qui la menace
00:49:33gravement
00:49:35si vous risquez
00:49:36demain
00:49:36des retraites
00:49:37de misère
00:49:37c'est pas la faute
00:49:38au boomer
00:49:39non
00:49:40c'est la faute
00:49:41à celles
00:49:41et à ceux
00:49:42qui ont pris
00:49:42de mauvaises décisions
00:49:44politiques
00:49:45en sacrifiant
00:49:46l'avenir
00:49:47votre avenir
00:49:47notre avenir
00:49:48l'avenir de la France
00:49:49évidemment
00:49:50la retraite à 60 ans
00:49:52c'est qui
00:49:53les 35 heures
00:49:54c'est qui
00:49:56bien sûr
00:49:58ce sont des choix
00:49:59politiques
00:49:59ce n'est pas
00:50:00le choix
00:50:00d'une génération
00:50:01toute entière
00:50:02mes amis
00:50:02ne vous trompez pas
00:50:04ce ne sont pas
00:50:05les boomers
00:50:05qui ont voulu faire
00:50:08du prof
00:50:08de l'instituteur
00:50:09un copain
00:50:10qui ont effacé
00:50:11tous les repères
00:50:12de notre société
00:50:13qui ont
00:50:14en réalité
00:50:15aplani
00:50:16toutes les hiérarchies
00:50:17et qui ont conduit
00:50:18l'école
00:50:19au désastre
00:50:20aujourd'hui
00:50:21que le nouveau
00:50:22classement PISA
00:50:23nous a révélé
00:50:23ce ne sont pas
00:50:24les boomers
00:50:24ce sont des choix
00:50:26ce ne sont pas
00:50:27les boomers
00:50:27non plus
00:50:28qui ont désigné
00:50:29les chefs d'entreprise
00:50:30comme des délinquants
00:50:32potentiels
00:50:32des délinquants
00:50:34potentiels
00:50:34et certains même
00:50:35les pointes du doigt
00:50:37ceux qui ont
00:50:37particulièrement réussi
00:50:38comme des nuisibles
00:50:40non alors
00:50:41vous êtes effectivement
00:50:42et évidemment
00:50:43en droit
00:50:44en droit
00:50:45d'exiger des comptes
00:50:47pas de demander des comptes
00:50:48d'exiger des comptes
00:50:49mais ne vous trompez pas
00:50:50de cible
00:50:50ne vous trompez pas
00:50:52de combat
00:50:52le combat
00:50:53qui vous mène
00:50:54aujourd'hui
00:50:55en première ligne
00:50:55ça n'est pas
00:50:56un combat de génération
00:50:57c'est un combat
00:50:58de civilisation
00:51:00parce qu'en ce moment
00:51:01et ce sera
00:51:02le choix
00:51:02que devront faire
00:51:03les français
00:51:04dans huit mois
00:51:06la France est divisée
00:51:07entre deux camps
00:51:09deux camps
00:51:10qui seront
00:51:10difficilement réconciliables
00:51:13et dans ces deux camps
00:51:14il y a deux jeunesses
00:51:16deux jeunesses
00:51:17qui se regardent
00:51:19comme dans un miroir
00:51:20inversé
00:51:22il y a une jeunesse
00:51:23qui bloque les amphi
00:51:26et la vôtre
00:51:27vous qui les remplissez
00:51:29il y a une jeunesse
00:51:32qui agresse
00:51:33nos policiers
00:51:34nos gendarmes
00:51:35les forces de l'ordre
00:51:36il y a une jeunesse
00:51:37qui s'engage
00:51:38dans la police
00:51:38dans nos forces de l'ordre
00:51:43il y a une jeunesse
00:51:45qui défile
00:51:46aux côtés
00:51:47des islamistes
00:51:49hier on était
00:51:50le 11 septembre
00:51:51souvenons-nous-en
00:51:52et il y a
00:51:53une autre jeunesse
00:51:54la vôtre
00:51:55qui défile
00:51:56contre l'antisémitisme
00:52:00il y a
00:52:02une jeunesse
00:52:05qui porte haut
00:52:06les couleurs
00:52:07du drapeau palestinien
00:52:08place de la république
00:52:09et il y a
00:52:10une autre jeunesse
00:52:12la vôtre
00:52:12qui porte encore plus haut
00:52:15les couleurs
00:52:16du drapeau français
00:52:17les trois couleurs
00:52:18nos valeurs
00:52:20pour défendre
00:52:21la république
00:52:22pour défendre
00:52:23nos valeurs
00:52:24bien sûr
00:52:25alors ne vous y trompez pas
00:52:27il y a des déconstructeurs
00:52:29il y a des reconstructeurs
00:52:30nous serons
00:52:31dans ce débat
00:52:32présidentiel
00:52:33dans cette campagne
00:52:34présidentielle
00:52:35nous serons le camp
00:52:36des reconstructeurs
00:52:37oui il y a une génération
00:52:39en France
00:52:40à qui on laisse tout passer
00:52:42il y a un privilège générationnel
00:52:44sans doute
00:52:45sans doute
00:52:45ce privilège
00:52:47il n'est pas le vôtre
00:52:48il y a des générations
00:52:49qui sont traitées
00:52:50de façon
00:52:51inégale
00:52:52en France
00:52:54l'une est victimisée
00:52:56et l'autre
00:52:57et l'autre
00:52:58est méprisée
00:52:59c'est la vôtre
00:53:00regardez ce qui s'est passé
00:53:02à Lyon
00:53:03c'est stupéfiant
00:53:05on en a trop peu parlé
00:53:06un jeune homme
00:53:08dans vos âges est mort
00:53:09il est mort sous les coups
00:53:11de son
00:53:12et de ses bourreaux
00:53:14que s'est-il passé
00:53:15l'extrême gauche
00:53:16a recouru
00:53:17à ce qu'elle aime faire
00:53:19l'inversion accusatoire
00:53:20on inverse
00:53:21les responsabilités
00:53:23et la victime
00:53:24devient coupable
00:53:26et le bourreau
00:53:27devient victime
00:53:28que s'est-il passé
00:53:30ils se sont solidarisés
00:53:32avec ces bourreaux
00:53:33avec ces violents
00:53:34ces ultra-violents
00:53:36c'est un scandale
00:53:38un vrai scandale
00:53:39c'est incroyable
00:53:42on en a parlé bien sûr
00:53:43mais pas
00:53:44à son juste niveau
00:53:46et je vais vous dire
00:53:47je pense que
00:53:49quand on sait que
00:53:50ensuite
00:53:50un député
00:53:52qui avait
00:53:52été le fondateur
00:53:54d'ailleurs
00:53:54de la jeune garde
00:53:55que j'ai dissous
00:53:56Raphaël Arnaud
00:53:57il s'est allé
00:53:58il s'est allé
00:54:00tranquillement
00:54:01pour regagner
00:54:02les bancs
00:54:02de l'Assemblée Nationale
00:54:03et dans quelques jours
00:54:04il siégera à nouveau
00:54:05dans l'Assemblée Nationale
00:54:06c'est un scandale
00:54:08c'est pour moi un scandale
00:54:09donc en France
00:54:10vous voyez bien
00:54:11il y a un privilège rouge
00:54:13ce privilège
00:54:14c'est pas le vôtre
00:54:15parce que vous êtes pas
00:54:16dans le bon camp
00:54:17non vous êtes trop républicain
00:54:19trop amoureux
00:54:20de la France
00:54:21trop amoureux
00:54:22de la France
00:54:26mes amis
00:54:26mes amis
00:54:27chers jeunes
00:54:27LR
00:54:28chers jeunes
00:54:29de France
00:54:31ne supportez pas
00:54:32ce qui est en train
00:54:32de se passer
00:54:34aujourd'hui
00:54:35les privilégiés
00:54:36c'est la jeunesse
00:54:37d'extrême gauche
00:54:37on lui passe tout
00:54:39et donc elle ose tout
00:54:39et en plus
00:54:40elle voudrait
00:54:41se présenter
00:54:42devant les français
00:54:42comme votre porte-parole
00:54:44ne le supportez pas
00:54:47c'est en réalité
00:54:50inexact
00:54:50et surtout profondément
00:54:51injuste
00:54:53parce que la jeunesse
00:54:53de France
00:54:54ça n'est pas Louis Boyard
00:54:55la jeunesse de France
00:54:56elle n'est pas sectaire
00:54:57vous n'êtes pas sectaire
00:54:58la jeunesse de France
00:55:01évidemment
00:55:01ça n'est pas non plus
00:55:03Rémin Son
00:55:04vos héros
00:55:05ne sont pas les bourreaux
00:55:06du 7 octobre
00:55:07vos héros
00:55:08nos héros
00:55:09c'est Arnaud Beltrame
00:55:10c'est Samuel Paty
00:55:23non la jeunesse de France
00:55:25n'est pas la nouvelle France
00:55:26de monsieur Mélenchon
00:55:28la jeunesse de France
00:55:30ça n'est pas non plus
00:55:31madame Clémence Guettet
00:55:32pour qui la famille
00:55:34est une réminiscence
00:55:36du fascisme
00:55:36de l'extrême droite
00:55:39si on en est là
00:55:40y compris d'ailleurs
00:55:41à l'école
00:55:42et avec le classement PISA
00:55:43c'est à force
00:55:45d'avoir voulu
00:55:46déconstruire la famille
00:55:47non nous sommes nous
00:55:48des reconstructeurs
00:55:49mes amis
00:55:49nous le sommes
00:55:50nous le serons
00:55:51nous le serons toujours
00:55:52pour les français
00:55:53pour sauver notre pays
00:55:54pour sauver aussi
00:55:56la république française
00:55:58donc dans cette campagne
00:55:59nous allons nous engager
00:56:00avec toutes nos forces
00:56:01et moi j'ai besoin de vous
00:56:02j'ai besoin de votre énergie
00:56:04j'ai besoin de votre enthousiasme
00:56:06à chaque fois
00:56:07qu'il y aura un meeting
00:56:09à chaque fois qu'il y aura
00:56:10des discussions
00:56:11à chaque fois
00:56:12qu'il y aura des débats
00:56:13je veux que vous soyez
00:56:14aux côtés de moi
00:56:15je veux vous avoir
00:56:16si je suis engagé
00:56:18dans cette campagne
00:56:19présidentielle
00:56:20c'est pour vous
00:56:21c'est aussi
00:56:22grâce à vous
00:56:23bien sûr
00:56:27et dans cette campagne
00:56:28mes amis
00:56:29nous serons nous
00:56:31les reconstructeurs
00:56:33nous serons
00:56:34les reconstructeurs
00:56:35de notre pays
00:56:36de notre patrie
00:56:37reconstructeurs
00:56:38de la république
00:56:39reconstructeurs
00:56:40de la France
00:56:42et dans ce combat
00:56:43il n'y a que nous
00:56:45qui pouvons reconstruire
00:56:46ça ne peut pas être
00:56:47ni les rafistoleurs
00:56:49ni non plus évidemment
00:56:51les bonimenteurs
00:56:53là encore
00:56:54rafistoleurs
00:56:54et bonimenteurs
00:56:55vous voulez que je vous dise
00:56:57qui sont-ils
00:56:58les rafistoleurs
00:57:00d'abord
00:57:01les rafistoleurs
00:57:01c'est ceux
00:57:02voyez
00:57:03qui vous promettent
00:57:04de réparer demain
00:57:06ce que hier
00:57:09ils ont déconstruit
00:57:11ils ont un certain aplomb
00:57:13ils vous promettent
00:57:15par exemple
00:57:15de baisser la dette
00:57:16mais ils l'ont fait exploser
00:57:18ils vous promettent
00:57:20là encore
00:57:20de baisser
00:57:21ou de maîtriser
00:57:22un petit peu
00:57:23l'immigration
00:57:23mais ils ont fait voter
00:57:24des lois
00:57:25qui ont étendu
00:57:27le droit
00:57:28au regroupement familial
00:57:29les rafistoleurs
00:57:31sont ceux
00:57:32sont ceux
00:57:33qui
00:57:35en réalité
00:57:36voudraient aujourd'hui
00:57:37relancer le nucléaire
00:57:38ils ont fermé
00:57:39Fessenheim
00:57:39ils ont stoppé
00:57:41net
00:57:43Astrid
00:57:43le projet Astrid
00:57:45qui plaçait la France
00:57:46ses ingénieurs
00:57:48nos laboratoires de recherche
00:57:5030 ans avant
00:57:51toutes les nations du monde
00:57:52et grâce à Astrid
00:57:53c'était
00:57:54réutiliser
00:57:55les déchets
00:57:55l'économie circulaire
00:57:56pour pouvoir en faire
00:57:58un nouveau combustible
00:57:59la nouvelle génération
00:58:01vous savez ce que c'est
00:58:01qu'il y a
00:58:02vous êtes des
00:58:03digital natives
00:58:04comme on dit
00:58:05nés dans le digital
00:58:06dans le numérique
00:58:07pas d'électricité
00:58:09souveraine
00:58:10pas d'électricité
00:58:11bon marché
00:58:12pas d'électricité
00:58:13pilotable
00:58:14pas d'IA
00:58:14évidemment
00:58:15ça c'est les rafistoleurs
00:58:17ils ne répareront rien
00:58:18rien
00:58:19et encore moins
00:58:21les bonimenteurs
00:58:21alors les bonimenteurs
00:58:23c'est une autre variété
00:58:24plus dangereuse
00:58:26beaucoup plus dangereuse
00:58:28les bonimenteurs
00:58:29sont ceux
00:58:30qui prétendent
00:58:32parler au nom
00:58:33du peuple français
00:58:35mais qui en réalité
00:58:37se moquent
00:58:37du peuple français
00:58:39sont les démagogues
00:58:41les démagogues
00:58:42de tout poil
00:58:44des deux ailes
00:58:46radicales
00:58:47de droite
00:58:47et de gauche
00:58:48du reste
00:58:48il y a évidemment
00:58:50parmi
00:58:51les bonimenteurs
00:58:53le champion
00:58:54le champion
00:58:55dans toute catégorie
00:58:55le leader maximo
00:58:58des bonimenteurs
00:58:59l'admirateur
00:59:01des dictatures tropicales
00:59:03le David Copperfield
00:59:05de la disparition
00:59:06de la dette
00:59:07et encore
00:59:08David Copperfield
00:59:09c'est trop lui prêté
00:59:11c'est plutôt
00:59:11la fée clochette
00:59:12la fée clochette
00:59:14qui d'un coup
00:59:15de petite baguette magique
00:59:18prétend
00:59:18faire disparaître
00:59:20la dette
00:59:22est-ce que les français
00:59:24franchement
00:59:25peuvent le croire
00:59:26voilà
00:59:27c'est Jean-Luc Mélenchon
00:59:28vous ne l'aviez pas découvert
00:59:29non je vous le dis
00:59:30vous me demandez
00:59:31de donner la
00:59:34et ils sont dangereux
00:59:36et puis il y a
00:59:38l'autre aile
00:59:38de l'autre côté
00:59:41le RN
00:59:42le parti
00:59:43de la girouette
00:59:44trouvez-moi
00:59:45un sujet
00:59:46un seul sujet
00:59:48sur lequel
00:59:49ces bonimenteurs là
00:59:50n'aient pas changé d'avis
00:59:53un seul
00:59:56alors
00:59:57à la rentrée
00:59:58il y a quelques jours
01:00:00ça a été un festival
01:00:01un vrai feu d'artifice
01:00:03à tel point
01:00:04qu'on ne s'y retrouvait plus
01:00:05d'abord
01:00:06le grand gafouillage
01:00:07le grand gafouillage
01:00:08sur l'Ukraine
01:00:09sur la retraite
01:00:12sur le voile aussi
01:00:15on ne savait plus
01:00:16quoi penser
01:00:16eux-mêmes
01:00:17d'ailleurs je pense
01:00:17qu'ils n'y croient plus
01:00:18grand gafouillage
01:00:19il y a eu aussi
01:00:22le grand voyage
01:00:23pour se donner
01:00:24une stature internationale
01:00:25du président
01:00:25du rassemblement national
01:00:26Jordan Bardella
01:00:28à Londres
01:00:31l'acte
01:00:32finalement
01:00:33de contrition
01:00:34de Jordan Bardella
01:00:36à Londres
01:00:37devant Nigel Farage
01:00:38on aura tout vu
01:00:39les amis
01:00:40qu'on m'ait dit
01:00:41un jour
01:00:41que le parti
01:00:42qui se réclamait
01:00:43jadis de Jeanne d'Arc
01:00:44soit vendu aux anglais
01:00:46franchement
01:00:47franchement
01:00:47je ne m'y attendais pas
01:00:54attendez
01:00:54ce n'est pas fini
01:00:58alors
01:00:59il y a aussi
01:01:00une autre querelle
01:01:01ce n'est pas
01:01:02la querelle
01:01:02des investitures
01:01:03comme on disait
01:01:04jadis
01:01:05c'est
01:01:05la querelle
01:01:06du regroupement
01:01:07familial
01:01:09alors vous croyez
01:01:10que j'allais vous parler
01:01:10d'immigration
01:01:11non non
01:01:11je veux simplement
01:01:12vous parler
01:01:13du retour
01:01:14de la nièce
01:01:14dans la boutique Le Pen
01:01:17voilà
01:01:18est-ce que vous pensez
01:01:19sérieusement
01:01:20puisque je parlais
01:01:24je parlais
01:01:25des reconstructeurs
01:01:25je voudrais m'adresser
01:01:26d'ailleurs
01:01:26s'ils m'entendent
01:01:28aux français
01:01:28qui nous regardent
01:01:29par l'intermédiaire
01:01:30de la télévision
01:01:31est-ce que vous croyez
01:01:32vraiment
01:01:33qu'un parti peut
01:01:34reconstruire la France
01:01:35qu'un parti peut
01:01:36donner plus de pouvoir
01:01:37d'achat
01:01:37quand il est pour
01:01:38la cistana
01:01:39est-ce que vous pensez
01:01:40vraiment qu'un parti
01:01:41peut maîtriser la dette
01:01:42quand il n'est même
01:01:43pas capable
01:01:43d'assumer
01:01:45les retraites
01:01:46la réforme des retraites
01:01:47et qu'il faudrait
01:01:48au contraire
01:01:48faire l'inverse
01:01:49l'inverse
01:01:50de tout ce que font
01:01:51les autres pays européens
01:01:51c'est-à-dire
01:01:52reculer l'âge
01:01:53de la retraite
01:01:54est-ce que c'est crédible
01:01:55est-ce que franchement
01:01:56c'est crédible
01:01:56non ça n'est pas crédible
01:01:57ce sont des déconstructeurs
01:01:59aussi finalement
01:01:59ils ne reconstruiront
01:02:00rien du tout
01:02:01ce sont des bonimenteurs
01:02:03et bien
01:02:04dans cette campagne
01:02:06électorale
01:02:06dans cette campagne
01:02:07présidentielle
01:02:08chers jeunes
01:02:09jeunes LR
01:02:10ce que je vous propose
01:02:11c'est que
01:02:12on soit le parti
01:02:13de la reconstruction
01:02:14le parti de la reconstruction
01:02:15et aucun autre
01:02:18aucun autre
01:02:19ne pourra l'être
01:02:21à notre place
01:02:22c'est une tâche gigantesque
01:02:24parce que la France
01:02:26est au fond du trou
01:02:28quoi que vous regardiez
01:02:29quels que soient
01:02:30les indicateurs
01:02:31sur l'économie
01:02:32la dette
01:02:32l'école
01:02:33les violences
01:02:34etc
01:02:34la France est au fond du trou
01:02:35il faudra
01:02:36une puissance
01:02:38une force
01:02:39énorme
01:02:39et bien cette force
01:02:41nous l'aurons
01:02:42cette force
01:02:42nous l'aurons
01:02:43elle nous sera donnée
01:02:43par deux choses
01:02:44une force que nous avons
01:02:46et que vous avez
01:02:47les jeunes
01:02:48en vous
01:02:49et c'est pour ça
01:02:49que je compte sur vous
01:02:50cette force intérieure
01:02:52c'est
01:02:53la foi dans les convictions
01:02:55les convictions d'abord
01:02:57c'est ce qui permet
01:02:58de déplacer les montagnes
01:02:59d'abord
01:03:00ces convictions
01:03:01et ensuite
01:03:02l'autre force
01:03:03elle viendra
01:03:05d'en dehors de nous-mêmes
01:03:06elle viendra du peuple
01:03:07elle viendra
01:03:08des français
01:03:09d'abord les convictions
01:03:12il y a quelques semaines
01:03:13c'était la rentrée
01:03:14c'était le retour
01:03:15des vacances
01:03:17et alors
01:03:18ils ont eu une idée
01:03:19géniale
01:03:20certains
01:03:20au retour des vacances
01:03:22ils se sont dit
01:03:23mais oui
01:03:24la solution
01:03:25c'est ça
01:03:26il faut qu'on propose
01:03:27aux français
01:03:29un grand parti
01:03:31idée géniale
01:03:32une idée de génie
01:03:32évidemment
01:03:34sauf que
01:03:34on a vu
01:03:35ce qui s'est déjà passé
01:03:38il y a quelques années
01:03:39on sait comment ça commence
01:03:40mais on sait aussi
01:03:41désormais
01:03:42comment ça se termine
01:03:44comment ça commence
01:03:45toujours par un grand écart
01:03:46sur le plan des convictions
01:03:47je vous parle des convictions
01:03:49et ça se termine toujours
01:03:50dans le grand bazar
01:03:51la recette
01:03:52vous la connaissez
01:03:53elle est simple
01:03:54vous prenez un flacon
01:03:55vous imitez
01:03:56un peu d'idées de droite
01:03:57pas trop
01:03:58pas trop
01:03:59ça pourrait choquer
01:03:59la bien-pensance
01:04:00surtout pas trop
01:04:02beaucoup beaucoup
01:04:02d'idées du centre
01:04:04ça il n'y a pas de soucis
01:04:05mais aussi des idées de gauche
01:04:07parce que ça
01:04:08le petit monde
01:04:09politico-médiatique
01:04:10ils aiment bien
01:04:11ça
01:04:11voilà
01:04:12pour le politiquement correct
01:04:13ça permet d'afficher
01:04:14un bon label
01:04:15vous voyez
01:04:15un bon label
01:04:16qui vous permet
01:04:18j'irai pas au-delà
01:04:19parce que je vais choquer
01:04:19le bon auditoire
01:04:20mais qui vous permet
01:04:21de passer correctement
01:04:23mais au bout du bout
01:04:24qu'est-ce que vous obtenez
01:04:25dans la fiole
01:04:25dans le flacon
01:04:26qu'est-ce que vous obtenez
01:04:28certainement pas
01:04:29un grand millésime
01:04:30vous obtenez
01:04:31une solution imbuvable
01:04:33de l'huile de foie de morue
01:04:35vous obtenez
01:04:36une majorité
01:04:37introuvable
01:04:38et vous obtenez
01:04:39surtout
01:04:39et vous obtenez
01:04:41surtout
01:04:42des institutions
01:04:44totalement ingouvernables
01:04:45on sait
01:04:46c'est ce que l'on a eu
01:04:47c'était le grand parti
01:04:49c'était cette idée
01:04:50d'Emmanuel Macron
01:04:51le en même temps
01:04:52le grand vide
01:04:53voilà
01:04:54ni de droite
01:04:55ni de gauche
01:04:55alors là vous êtes sûr
01:04:57vous êtes sûr
01:04:58d'une chose
01:04:58c'est que vous renforcez
01:04:59les deux ailes extérieures
01:05:00les deux ailes les plus radicales
01:05:02et c'est ce qui s'est passé
01:05:03et on voudrait nous faire croire
01:05:04qu'il faudrait
01:05:05qu'on commence
01:05:06l'élection présidentielle
01:05:07et la campagne
01:05:08qui n'a même pas commencé
01:05:09en reprenant
01:05:10les échecs d'hier
01:05:12les mauvaises trouvailles
01:05:13d'hier
01:05:14pour que
01:05:14évidemment
01:05:15on recrée
01:05:16les mêmes conditions
01:05:16qui aboutiront
01:05:17au même résultat
01:05:18c'est-à-dire
01:05:18à renforcer
01:05:19l'un et l'autre
01:05:21évidemment
01:05:23Mélenchon
01:05:23il y a parfois
01:05:24il faut l'écouter
01:05:25il faut l'écouter
01:05:27quand il fait
01:05:27de la politique politicienne
01:05:29quand il dit
01:05:30par exemple
01:05:33entre
01:05:34eux et nous
01:05:35il n'y a rien
01:05:37il ne dit pas ça
01:05:38il dit exactement
01:05:39ça se terminera
01:05:40entre eux et nous
01:05:41en sous-entendant
01:05:43eux
01:05:43et les fils
01:05:44et les insoumis
01:05:45enfin plutôt
01:05:46les insoumis
01:05:47bien sûr
01:05:47nous
01:05:48et le RL
01:05:49c'est exactement ça
01:05:50parce que
01:05:52eux
01:05:52le récit
01:05:53ce narratif
01:05:53de l'un et de l'autre
01:05:55d'ailleurs
01:05:55les insoumis
01:05:56et du RN
01:05:56c'est cette idée
01:05:58que en réalité
01:06:00tout se terminerait
01:06:00avec
01:06:01il y aura une sorte
01:06:02de grand centre
01:06:02vous voyez
01:06:03une sorte de marais
01:06:05vaste marais
01:06:06vaste marais
01:06:06dans lequel grenouillerait
01:06:07des politiciens
01:06:08d'un autre temps
01:06:10et ça
01:06:10ça se terminera mal
01:06:12moi je refuse
01:06:14absolument
01:06:14de donner le monopole
01:06:16de l'alternance
01:06:17de donner le monopole
01:06:18du changement
01:06:18à ses ailes
01:06:19radicales
01:06:20le changement
01:06:21ce sera nous
01:06:22nous l'incarnerons
01:06:23par la reconstruction
01:06:33qu'il y ait un parti centriste
01:06:34très bien
01:06:35il y a toujours eu
01:06:36dans l'histoire politique
01:06:37de France
01:06:38un parti centriste
01:06:39sauf que moi
01:06:40je ne suis pas centriste
01:06:40je n'ai pas un parcours
01:06:42centriste
01:06:42je n'ai pas des idées
01:06:43centristes
01:06:44et je dirige
01:06:46un parti
01:06:47qui n'est pas un parti
01:06:47centriste
01:06:49voilà
01:06:51c'est tout
01:06:53la politique
01:06:53c'est la clarté
01:06:54des convictions
01:06:55quand vous brouillez
01:06:56les convictions
01:06:56en réalité
01:06:57vous perdez tout le monde
01:06:58vous perdez d'abord
01:06:59vos électeurs
01:07:00mes amis
01:07:00et je pense qu'aujourd'hui
01:07:02la France
01:07:03a besoin
01:07:04de solutions
01:07:04qui vont trancher
01:07:05elle ne peut pas
01:07:06se contenter
01:07:07de l'eau tiède
01:07:08ça ne permettra pas
01:07:09de reconstruire
01:07:10de réparer
01:07:10évidemment notre pays
01:07:12bien évidemment
01:07:13un moment ou un autre
01:07:14parce que nous sommes gaullistes
01:07:16et nous savons
01:07:17qu'au-dessus
01:07:18des partis
01:07:18il y a d'autres pays
01:07:19et que jamais d'ailleurs
01:07:20jamais dans l'histoire de France
01:07:22un parti
01:07:23a relevé
01:07:24le défi
01:07:25de reconstruire le pays
01:07:26jamais
01:07:27la reconstruction
01:07:28c'est pas un parti
01:07:29c'est faux
01:07:30c'est autre chose
01:07:31c'est les amoureux
01:07:33de la France
01:07:33c'est vous
01:07:34c'est nous
01:07:35et c'est tant d'autres d'ailleurs
01:07:36qui ne sont pas nécessairement
01:07:38à LR
01:07:38et nous leur tendrons
01:07:40la main
01:07:41nous leur tendons
01:07:42maintenant
01:07:42du reste la main
01:07:43à tous ces patriotes
01:07:45évidemment
01:07:47mais
01:07:47et sur notre projet
01:07:49parce que notre projet
01:07:51est le seul
01:07:51qui permettra
01:07:52de relever la France
01:07:52ce sera le sursaut
01:07:53en 2027
01:07:55ou ce sera le chaos
01:07:56et bien vous êtes
01:07:57les hommes et les femmes
01:07:58du sursaut
01:07:58les hommes et les femmes
01:08:00de la reconstruction
01:08:09je parlais des deux forces
01:08:12sur lesquelles
01:08:13nous allons nous appuyer
01:08:14pour reconstruire notre pays
01:08:16notre patrie
01:08:17cette force
01:08:18qui vient du plus profond
01:08:21de nous-mêmes
01:08:22nos convictions
01:08:24et cette force
01:08:25qui vient
01:08:26du dehors
01:08:27de nous-mêmes
01:08:28le peuple
01:08:29le peuple de France
01:08:31les françaises
01:08:32et les français
01:08:34il y a quelques jours
01:08:35j'ai mis sur la table
01:08:37un projet
01:08:39de rupture
01:08:40c'est même pas un projet
01:08:41de rupture
01:08:41c'est
01:08:42cher Guillaume
01:08:44la condition
01:08:45de toutes les ruptures
01:08:46de toutes les réformes
01:08:48je veux
01:08:49et c'est l'engagement
01:08:51que je prends
01:08:51notamment pour vous
01:08:52les jeunes
01:08:52mais devant les français
01:08:55je veux rendre la parole
01:08:56au peuple français
01:08:57je veux
01:09:01redonner
01:09:02le pouvoir
01:09:03de choisir
01:09:04aux français
01:09:05pour que demain
01:09:07l'état retrouve
01:09:08le pouvoir
01:09:09d'agir
01:09:10tout le monde
01:09:11parle du gaullisme
01:09:12aujourd'hui
01:09:13peu connaissent
01:09:14la cinquième république
01:09:15et surtout son histoire
01:09:16et encore plus
01:09:17la constitution
01:09:18toute la constitution
01:09:19toute
01:09:20entendez-moi bien
01:09:21la constitution
01:09:22cet édifice juridique
01:09:23tient en une seule idée
01:09:25en un seul principe
01:09:26la combinaison
01:09:27du pouvoir du peuple
01:09:29et du pouvoir de l'état
01:09:31et aujourd'hui
01:09:32si l'état est impuissant
01:09:34impuissant
01:09:35à mener la moindre réforme
01:09:36et parce qu'il est devenu
01:09:37impuissant dans l'essentiel
01:09:38il est devenu
01:09:39tracassier dans le détail
01:09:40pour les maires
01:09:42les chefs d'entreprise
01:09:43les agriculteurs
01:09:43tous les français
01:09:45donc
01:09:46le pouvoir de l'état
01:09:47mais grâce au pouvoir
01:09:48du peuple
01:09:49sans ce pouvoir
01:09:50du peuple
01:09:51aucun homme
01:09:51aucune femme politique
01:09:53peut justement
01:09:54relever
01:09:55les défis gigantesques
01:09:56qui sont devant nous
01:09:58alors évidemment
01:09:59que de critiques
01:10:00c'est intéressant
01:10:01d'ailleurs les critiques
01:10:02on les passera
01:10:03en revue
01:10:04les unes après les autres
01:10:05rapidement
01:10:06mais c'est tellement
01:10:07caractéristique
01:10:08du mode de pensée
01:10:09des uns et des autres
01:10:10des vieilles habitudes
01:10:12des penchants idéologiques
01:10:13aussi
01:10:15ici
01:10:15il y a peut-être
01:10:16des étudiants en droit
01:10:18oui
01:10:19il y en a pas mal
01:10:20d'ailleurs
01:10:20oui très bien
01:10:22alors on vous a évidemment
01:10:23appris que la démocratie
01:10:25en France
01:10:26c'est le deuxième
01:10:27marty de la constitution
01:10:28le principe
01:10:28de la république
01:10:29c'est
01:10:30le gouvernement du peuple
01:10:32par le peuple
01:10:33et pour le peuple
01:10:34c'est ça la démocratie
01:10:35on vous a dit
01:10:36nous sommes
01:10:37nous vivons
01:10:38dans une démocratie
01:10:40c'est à moitié vrai
01:10:42c'est à moitié vrai
01:10:43la démocratie française
01:10:44a été confisquée
01:10:46en réalité
01:10:47nous vivons
01:10:49dans une démocratie
01:10:50sans le peuple
01:10:51l'expression n'est pas de moi
01:10:52elle est de quelqu'un
01:10:53que j'aimais beaucoup
01:10:54qui est Jacques Julliard
01:10:55la démocratie sans le peuple
01:10:56oui
01:10:57la démocratie sans le peuple
01:10:58où est le peuple
01:10:59mes amis
01:11:00où est le peuple
01:11:02quand
01:11:03ces votes
01:11:04les votes du peuple
01:11:04sont contredits
01:11:06le traité constitutionnel
01:11:07Notre-Dame-des-Landes
01:11:09par deux fois
01:11:10ces vingt dernières années
01:11:11le peuple a parlé
01:11:13et il a été contredit
01:11:15où est le peuple
01:11:15quand on contredit
01:11:17son vote
01:11:18où est le peuple
01:11:19mes amis
01:11:20quand on contourne
01:11:22quand on contourne
01:11:24la volonté du peuple
01:11:26moi j'en ai marre
01:11:27de ces jurisprudences
01:11:29internationales
01:11:30constitutionnelles
01:11:31qui font dire
01:11:32à nos textes
01:11:32ce que jamais
01:11:33les textes
01:11:34n'ont jamais dit
01:11:35jamais
01:11:37le conseil constitutionnel
01:11:38j'y suis attaché
01:11:39il doit vérifier
01:11:41la conformité
01:11:42des lois
01:11:43à notre constitution
01:11:44mais
01:11:45s'appuyer sur le principe
01:11:47de fraternité
01:11:48pour dépénaliser
01:11:49les aides
01:11:50notamment pour les
01:11:51migrants illégaux
01:11:53jamais le constituant
01:11:54n'a voulu dire ça
01:11:55jamais
01:11:56jamais
01:11:57ces quelques individus
01:11:59qui un jour
01:12:00dans une salle
01:12:01le décident
01:12:04est-ce que ceux
01:12:04qui ont signé
01:12:05et ratifié
01:12:06la convention européenne
01:12:07des droits de l'homme
01:12:08imaginaient qu'un jour
01:12:09un magistrat
01:12:11se dise
01:12:12il y a des assassins
01:12:13ils ont du sang français
01:12:14sur les mains
01:12:15mais dans leur pays
01:12:16ou plutôt dans notre pays
01:12:17ils ont déjà
01:12:17soit des attaches familiales
01:12:19dans notre pays
01:12:19ou alors dans leur pays
01:12:20ils pourraient ne pas avoir droit
01:12:22à un procès équitable
01:12:23alors surtout
01:12:24on les garde
01:12:25on les garde chez nous
01:12:26qu'est-ce qu'on doit faire
01:12:28protéger la société française
01:12:30ou protéger les assassins
01:12:32non ça n'est pas une démocratie
01:12:34quand on fait dire au texte
01:12:36ce qu'ils n'ont jamais dit
01:12:38et ça n'est pas non plus
01:12:39une démocratie
01:12:39où est le peuple
01:12:41quand en réalité
01:12:41il y a une confusion
01:12:43entre celui qui vote la loi
01:12:45le législateur
01:12:46et celui qui doit interpréter
01:12:48la loi
01:12:49les magistrats
01:12:49bien sûr qu'il faut des magistrats
01:12:51mais la démocratie
01:12:52l'état de droit
01:12:53ah l'état de droit
01:12:54que n'en ai-je entendu parler
01:12:56de l'état de droit
01:12:56mais l'état de droit
01:12:58c'est d'abord la séparation
01:12:59des pouvoirs
01:12:59ça n'a jamais été
01:13:01la confusion des pouvoirs
01:13:02quand j'entends d'ailleurs
01:13:03la présidente de l'Assemblée Nationale
01:13:05dire
01:13:07non
01:13:07pardon
01:13:09non non non
01:13:10non non
01:13:10non non
01:13:10les présidents de l'Assemblée Nationale
01:13:12on peut ne pas être d'accord
01:13:13sans euer
01:13:14ceux qui professent
01:13:16des points de vue
01:13:17qui ne sont pas les notes
01:13:18qu'a-t-elle dit
01:13:19elle est attachée
01:13:20à notre constitution
01:13:21très bien
01:13:22c'est notre bien
01:13:23le plus précieux
01:13:24nous a-t-elle dit
01:13:25mais justement
01:13:26parce que c'est notre bien
01:13:28le plus précieux
01:13:28j'entends que les jurisprudences
01:13:30ne dénaturent pas
01:13:31le texte
01:13:32mon cher Roger
01:13:33originel
01:13:33de la constitution
01:13:34de la Ve République
01:13:38et j'entends
01:13:39et j'entends
01:13:40faire respecter
01:13:41la séparation
01:13:42la séparation des pouvoirs
01:13:43c'est quand même drôle
01:13:44quand même
01:13:44qu'une présidente
01:13:46de l'Assemblée Nationale
01:13:47s'émeut
01:13:48quand un candidat
01:13:49dit
01:13:49attendez
01:13:50voilà
01:13:50chacun son rôle
01:13:51les parlementaires
01:13:53les députés
01:13:53votent la loi
01:13:54c'est une sorte
01:13:55de symptôme
01:13:55de Stockholm
01:13:56finalement
01:13:56de consentir
01:13:57à ces abandons
01:13:58non pas de souveraineté
01:13:59mais à ces abandons
01:14:00finalement
01:14:01du pouvoir
01:14:03législatif
01:14:04par rapport
01:14:05à l'autorité judiciaire
01:14:06voilà
01:14:07mes amis
01:14:08l'état de droit
01:14:08j'y tiens
01:14:09plus que vous
01:14:10mais aujourd'hui
01:14:11aussi bien la démocratie
01:14:12que l'état de droit
01:14:13sont fragilisés
01:14:14et rendre la parole au peuple
01:14:15ça n'est pas
01:14:16fragiliser encore plus
01:14:18l'état de droit
01:14:18c'est au contraire
01:14:20renforcer
01:14:20l'état de droit
01:14:40et en plus
01:14:42vous avez le sens
01:14:42du tempo
01:14:43vous m'avez
01:14:43permis de me désaltérer
01:14:45merci les amis
01:14:47je vous disais
01:14:47il y a quelques instants
01:14:48que
01:14:49ce qui est stupéfiant
01:14:51mais très intéressant
01:14:52et très signifiant
01:14:53ça a été les réactions
01:14:55à la proposition
01:14:56de cette réforme
01:14:57cette rupture
01:14:59la grande révision
01:15:00constitutionnelle
01:15:02franchement
01:15:03je pense que
01:15:03beaucoup ont peur du peuple
01:15:04pourquoi ont-ils peur du peuple
01:15:06d'ailleurs ?
01:15:07interrogez-vous
01:15:07je pense que
01:15:08pour certains
01:15:09ils ont peur du peuple
01:15:11parce que
01:15:11ils pensent que le peuple
01:15:13pourrait mal voter
01:15:14que le peuple
01:15:15n'est pas d'accord avec eux
01:15:16bah oui le peuple
01:15:17ne veut pas
01:15:18d'immigration massive
01:15:19le peuple ne veut pas
01:15:20évidemment
01:15:20de laxisme judiciaire
01:15:22ce qui est troublant
01:15:23avec cette caste
01:15:25progressiste
01:15:25c'est qu'ils professent
01:15:27des convictions
01:15:28et des idées
01:15:29dont à aucun moment
01:15:30ils n'ont à assumer
01:15:32les conséquences
01:15:32mais pour les français
01:15:33qui sont modestes
01:15:34eux ils n'ont pas l'argent
01:15:35vous voyez
01:15:35pour habiter les beaux quartiers
01:15:36pour mettre les enfants
01:15:37dans les bonnes écoles
01:15:38c'est ça la différence
01:15:40et puis non seulement
01:15:41ils ont peur du peuple
01:15:42mais c'est assez pratique
01:15:44finalement
01:15:45la situation
01:15:46dans laquelle on est
01:15:47cette situation
01:15:48où on évite
01:15:50la grande rupture
01:15:50ah bah oui
01:15:51si l'état reprend
01:15:53le pouvoir
01:15:54si le pouvoir
01:15:55reprend le pouvoir
01:15:55alors il y aura
01:15:57une forme de responsabilité
01:15:58pleine et entière
01:15:59de tous les responsables
01:16:02politiques
01:16:02et c'est tellement facile
01:16:04dans une campagne
01:16:04mais alors tellement facile
01:16:06de dire n'importe quoi
01:16:07tantôt un moratoire
01:16:09tantôt si
01:16:09tantôt cela
01:16:10sans avoir
01:16:11le courage
01:16:13de modifier
01:16:14la constitution
01:16:14ils savent parfaitement
01:16:16que sans révision
01:16:17constitutionnelle
01:16:18ils ne le pourront pas
01:16:19ils sont protégés
01:16:21regardez madame le pen
01:16:23elle
01:16:23elle veut faire
01:16:24un référendum
01:16:25par l'article 11
01:16:26voilà
01:16:27c'est à dire
01:16:28elle veut prendre
01:16:28un raccourci
01:16:30inconstitutionnel
01:16:31voilà
01:16:31pour réviser
01:16:32la constitution
01:16:33ça ce raccourci
01:16:35il nous mène
01:16:35tout droit dans le mur
01:16:36alors elle dit
01:16:36oui mais Charles de Gaulle
01:16:37l'a fait
01:16:37oui Charles de Gaulle
01:16:38l'a fait
01:16:39il l'a fait en 62 notamment
01:16:41mais tout le monde
01:16:42n'est pas Charles de Gaulle
01:16:43et certainement pas
01:16:44Marine Le Pen
01:16:44vous voyez
01:16:44et quand il l'a fait
01:16:48je m'explique
01:16:50je m'explique
01:16:51quand il l'a fait
01:16:54beaucoup lui sont tombés
01:16:55sur le dos
01:16:55président du Sénat
01:16:56d'ailleurs de l'époque
01:16:57pas Gérard
01:16:57il ne serait pas permis
01:16:59à parler de forfaiture
01:17:00à parler de forfaiture
01:17:01le conseil d'état
01:17:03évidemment
01:17:04à fond contre
01:17:05le gouvernement
01:17:06a été censuré
01:17:08le conseil constitutionnel
01:17:10de l'époque
01:17:10a dit
01:17:11ah non ça ne nous regarde pas
01:17:12sauf que tout est changé
01:17:13aujourd'hui
01:17:14le conseil constitutionnel
01:17:16d'aujourd'hui
01:17:17a à voir
01:17:18avec le fameux décret
01:17:19de convocation
01:17:19des électeurs
01:17:20et il dirait
01:17:20non non
01:17:21c'est pas possible
01:17:22qu'est-ce qui se passerait
01:17:23les amis
01:17:24et bien
01:17:25nous ne pourrions pas
01:17:27le ministère de l'intérieur
01:17:28ne pourrait pas
01:17:29organiser
01:17:30cette élection
01:17:30il y aurait un débat
01:17:31il y aurait une
01:17:33comment dirais-je
01:17:34un blocage institutionnel
01:17:35et ce qui se passerait
01:17:37c'est que les maires
01:17:37refuseraient
01:17:38d'ouvrir leur mairie
01:17:39donc cette idée
01:17:41fausse
01:17:42voyez
01:17:42cette idée
01:17:42qui faille
01:17:43prendre un raccourci
01:17:44pour que
01:17:45on puisse
01:17:46justement
01:17:46permettre au peuple
01:17:47de voter
01:17:48en élargissant
01:17:48les possibilités
01:17:49du référendum
01:17:50c'est en réalité
01:17:51une erreur
01:17:52qu'il faut dénoncer
01:17:53parce que
01:17:54à ce moment-là
01:17:55un
01:17:55le référendum
01:17:56n'aura pas lieu
01:17:56mais aucun référendum
01:17:58n'aurait lieu
01:17:59pendant
01:18:00ce quinquennat
01:18:02pendant les 5 ans
01:18:03aucun
01:18:03moi
01:18:04je veux
01:18:05encore une fois
01:18:05redonner la parole
01:18:06au peuple
01:18:07progressons un peu
01:18:08dans
01:18:08je ne parle pas
01:18:09de Jean-Luc Mélenchon
01:18:10parce que
01:18:10eux
01:18:11ils ont dépassé
01:18:12le niveau républicain
01:18:13y compris d'ailleurs
01:18:13les limites de la démocratie
01:18:14puisque Mme Panot
01:18:15entre autres
01:18:16a déclaré
01:18:17qu'elle n'accepterait
01:18:18pas le verdict
01:18:19des urnes
01:18:20et qu'ils en appelleraient
01:18:21une forme d'insurrection
01:18:22d'accord
01:18:23désobéissance civile
01:18:25pas la peine
01:18:26d'en parler plus
01:18:27il y a en revanche
01:18:30un ancien premier ministre
01:18:31d'Emmanuel Macron
01:18:32j'ai observé
01:18:33vraiment avec
01:18:34beaucoup
01:18:34beaucoup
01:18:35de précision
01:18:36ces réactions
01:18:37elles sont aussi intéressantes
01:18:38en fait
01:18:39il a dit
01:18:40sur le référendum
01:18:41sur le référendum
01:18:42la possibilité
01:18:43de donner la parole
01:18:44au peuple
01:18:44parce que vous savez
01:18:45aujourd'hui
01:18:45le référendum
01:18:46sur l'immigration
01:18:46interdit
01:18:47le référendum
01:18:48sur une politique
01:18:49judiciaire
01:18:49interdit
01:18:50or
01:18:50ce sont les sujets
01:18:52qui passionnent
01:18:52le plus les français
01:18:53parce qu'ils éprouvent
01:18:55ces phénomènes
01:18:56dans leur chair
01:18:57il a dit
01:18:58ah mais
01:18:58j'ai rien contre le référendum
01:19:00mais est-ce qu'il faut élargir
01:19:01non
01:19:01ça c'est le en même temps
01:19:03et puis sur le dernier mot
01:19:04et j'y tiens beaucoup
01:19:05le dernier mot populaire
01:19:07dernier mot démocratique
01:19:08lorsqu'il y aura
01:19:10une jurisprudence
01:19:11du conseil constitutionnel
01:19:12qui paraît
01:19:13précisément
01:19:14abusive
01:19:14le président de la république
01:19:15pendant
01:19:16un an
01:19:17pourra saisir
01:19:18soit le congrès
01:19:19donc les parlementaires
01:19:20ou soit le peuple
01:19:21donc le représentant du peuple
01:19:22ou directement
01:19:23par référendum
01:19:23le peuple pour contredire
01:19:25pour censurer la censure
01:19:26et alors là
01:19:28cet ancien premier ministre
01:19:29que dit-il
01:19:29il dit
01:19:29non je pense que ce qui pourrait
01:19:31se passer
01:19:32c'est qu'on ferait un communiqué
01:19:33ah pardon
01:19:34un comité
01:19:35oui c'est d'ailleurs
01:19:36du même style
01:19:37ça serait
01:19:38si j'ose dire
01:19:39le même effet
01:19:40dans les faits
01:19:42on ferait une sorte de commission
01:19:44vous voyez
01:19:44alors je veux pas citer Clémenceau
01:19:46mais
01:19:47franchement
01:19:48franchement
01:19:49vous avez là
01:19:50une réaction typique
01:19:52de la haute administration
01:19:53vous avez un problème démocratique
01:19:55et en face du problème démocratique
01:19:56vous répondez
01:19:57par une solution
01:19:59technocratique
01:20:00et bien moi
01:20:00ce que je veux
01:20:01justement
01:20:02c'est donner un grand coup de pied
01:20:03dans la fourmilière
01:20:04faire en sorte que demain
01:20:05la rupture
01:20:06qu'on puisse
01:20:07finalement
01:20:08en réalité
01:20:09renverser la table
01:20:10et la renverser complètement
01:20:12François Baroin
01:20:13qui n'a pas pu venir
01:20:14mais que je salue
01:20:15a eu un mot
01:20:17délicieux
01:20:19François
01:20:20il a eu un mot délicieux
01:20:21et j'en profite pour saluer
01:20:22Valérie que j'ai salué tout à l'heure
01:20:23mais
01:20:24que je n'avais pas
01:20:25dont je n'avais pas croisé le regard
01:20:26merci Valérie vraiment
01:20:27d'être venue
01:20:28ça fait chaud au coeur
01:20:29voilà
01:20:29vous pouvez l'applaudir
01:20:31elle a été une combattante
01:20:32elle aussi
01:20:32il y a 5 ans
01:20:37François
01:20:38François a été exceptionnel
01:20:40François a dit
01:20:40puisqu'on parlait
01:20:41de renverser la table
01:20:42et il dit
01:20:43très simplement
01:20:44vous savez
01:20:44pour ne pas penser
01:20:46qu'on puisse renverser la table
01:20:47avec ceux qui veulent
01:20:48remettre le couvert
01:20:49simplement
01:20:50en changeant
01:20:50la couleur de la nappe
01:20:51mes amis
01:20:52on y est
01:20:53ce que nous voulons
01:20:54ce que nous voulons
01:20:55c'est une rupture
01:20:56c'est une rupture
01:20:58et c'est reprendre en main
01:20:59les choses
01:21:00redonner à l'état
01:21:01toute sa puissance
01:21:02retenir au pouvoir
01:21:02son pouvoir
01:21:03et surtout faire en sorte
01:21:04que la substance
01:21:05la source
01:21:06de toute légitimité démocratique
01:21:08ce soit le peuple
01:21:09nous consulterons
01:21:10les français
01:21:10et nous ferons
01:21:11dès les premières semaines
01:21:13dès les premiers mois
01:21:13justement
01:21:14cette grande révision
01:21:15constitutionnelle
01:21:16qui nous permettra
01:21:16justement
01:21:17de bousculer
01:21:18et de reconstruire
01:21:19notre pays
01:21:28mes amis
01:21:29cette structure
01:21:30je la veux
01:21:32j'ai souvent dit
01:21:34que
01:21:342027
01:21:35c'était
01:21:36la dernière étape
01:21:37ce sera
01:21:38le chaos
01:21:40ou le sursaut
01:21:40c'est la dernière chance
01:21:42pour les français
01:21:43jamais
01:21:44la France
01:21:45n'a été aussi
01:21:46menacée
01:21:47le monde
01:21:48est si dangereux
01:21:50il y a
01:21:51l'Europe
01:21:51dont on a parlé
01:21:51tout à l'heure
01:21:52François-Xavier
01:21:53sur lequel nous devons
01:21:54nous appuyer
01:21:55en changeant
01:21:55le logiciel de l'Europe
01:21:56pour que l'Europe
01:21:57elle-même
01:21:58comprende
01:21:58qu'elle doit
01:22:00soutenir la production
01:22:01les productions nationales
01:22:03qu'elle doit
01:22:04innover
01:22:04plutôt que
01:22:05de trop réglementer
01:22:06et qu'elle doit
01:22:07sortir de sa naïveté
01:22:09mais dans ce monde
01:22:10dangereux
01:22:11jamais la France
01:22:12n'a été autant
01:22:13affaiblie
01:22:13voilà
01:22:15chers amis
01:22:15les jeunes
01:22:16voilà
01:22:16à quel moment
01:22:17de l'histoire
01:22:18on vous a placé
01:22:20c'est la raison
01:22:20par laquelle
01:22:21cette rupture
01:22:22je la veux
01:22:22et je la veux
01:22:23pour vous
01:22:23pour vous d'abord
01:22:25vous parce que
01:22:26on vous a menti
01:22:28vous êtes les premières
01:22:29victimes
01:22:29de ces mauvais choix
01:22:30politiques
01:22:31les premières victimes
01:22:32des mensonges
01:22:33les premières victimes
01:22:34d'un manque de courage
01:22:36incroyable
01:22:37on vous a promis
01:22:38de l'argent magique
01:22:39et vous avez
01:22:40la dette
01:22:41pharaonique
01:22:41on vous a
01:22:43promis
01:22:44aussi
01:22:46un climat
01:22:47une transition
01:22:48énergétique
01:22:49et vous avez
01:22:50une facture
01:22:51énergétique
01:22:52qu'il vous faudra
01:22:53payer
01:22:53climatique aussi
01:22:54on vous a promis
01:22:56une société
01:22:57multiculturelle
01:22:58comme un
01:22:59nouvel horizon
01:23:00fraternel
01:23:00et on a déjà
01:23:03une société
01:23:04multiconflictuelle
01:23:05oui on vous a menti
01:23:06mais je ne vous mentirai pas
01:23:08personne ne peut
01:23:09remettre en cause
01:23:10ma sincérité
01:23:11personne
01:23:12j'ai des convictions
01:23:13je n'en ai jamais changé
01:23:15j'ai une ligne
01:23:16que j'ai toujours suivie
01:23:39mes amis
01:23:45le combat qui s'annonce
01:23:47sera un combat difficile
01:23:50j'ai dit
01:23:50que je ne vous mentirai pas
01:23:51que je ne vous ai jamais menti
01:23:55et
01:23:56bien souvent
01:23:57on entend
01:23:58les uns
01:23:58et les autres
01:24:00ceux qui
01:24:00à tout bout de champ
01:24:01veulent vous promettre
01:24:02des chèques en bloie
01:24:03vous faire de nouvelles promesses
01:24:05je ne le ferai pas
01:24:06mais aujourd'hui
01:24:07devant vous
01:24:08cet après-midi
01:24:09je voudrais
01:24:10prendre
01:24:12un serment
01:24:14un serment
01:24:14solennel
01:24:16ce serment
01:24:16je veux
01:24:17le faire
01:24:18devant vous
01:24:19parce que
01:24:21toute l'énergie politique
01:24:22que je vais dépenser
01:24:22pendant ce combat
01:24:23pendant cette présidentielle
01:24:25il est tourné vers vous
01:24:26toute cette énergie
01:24:28je veux qu'elle vous serve
01:24:30cet engagement
01:24:30que j'ai
01:24:31il est pour mon pays
01:24:32que j'aime
01:24:33il est pour votre génération
01:24:35les autres générations
01:24:37c'est trop tard
01:24:38c'est pour vous
01:24:38qu'on se bat
01:24:39nos enfants
01:24:40nos petits enfants
01:24:41le serment
01:24:42que je veux
01:24:43prendre
01:24:44devant vous
01:24:44c'est
01:24:45de vous redonner
01:24:46votre pays
01:24:48pour vous
01:24:49redonner
01:24:50votre avenir
01:24:50jeunesse de France
01:24:52je te promets
01:24:53une France libre
01:24:54une France
01:24:56précisément
01:24:57où ton audace
01:24:58osera
01:24:59où elle sera
01:25:00encouragée
01:25:00elle ne sera pas
01:25:01contredite
01:25:01où ta parole
01:25:03pèsera
01:25:03où ton peuple
01:25:04décidera
01:25:07jeunesse de France
01:25:10jeunesse de France
01:25:11je te promets
01:25:12une France juste
01:25:15fraternelle bien sûr
01:25:16mais juste
01:25:17où l'effort
01:25:19le travail
01:25:19paiera
01:25:20où le mérite
01:25:21comptera
01:25:21jeunesse de France
01:25:23je te promets
01:25:24une France fière
01:25:25oui une France fière
01:25:27où ton pays
01:25:28te grandira
01:25:29où ton histoire
01:25:30te portera
01:25:31où le drapeau
01:25:32bleu blanc rouge
01:25:32ses couleurs
01:25:33nos valeurs
01:25:35t'emporteront
01:25:36ils t'emporteront
01:25:37au-delà de vous-même
01:25:37au-delà de toi-même
01:25:38bien au-dessus
01:25:39de toi-même
01:25:40c'est un idéal
01:25:41que je veux vous proposer
01:25:42dans cette société
01:25:43si matérialiste
01:25:45si consumériste
01:25:47seul
01:25:48si nous voulons
01:25:48reconstruire la France
01:25:49seul précisément
01:25:51un idéal français
01:25:52pourra nous aider
01:25:53dans ce grand combat
01:25:54alors oui
01:25:55jeunesse de France
01:25:56la France
01:25:57que je te promets
01:25:58c'est la France
01:25:58tout simplement
01:25:59la seule
01:25:59la vraie
01:26:02celle
01:26:02dont chaque génération
01:26:03hérite
01:26:04celle que chaque génération
01:26:06doit faire grandir
01:26:07parce que oui
01:26:08la France
01:26:08c'est d'abord
01:26:09une oeuvre de la volonté
01:26:10toujours à refaire
01:26:12jamais terminée
01:26:15toujours à parfaire aussi
01:26:17et je disais
01:26:18parfois même à refaire
01:26:19quand le pays est à terre
01:26:20et il est à terre
01:26:21alors mes amis debout
01:26:23mes amis levez-vous
01:26:24levez-vous
01:26:25que se lève
01:26:26cette génération
01:26:27pour la reconstruction
01:26:29de la France
01:26:29parce que le moment
01:26:30est venu
01:26:31le moment de commencer
01:26:33cette grande oeuvre
01:26:34l'oeuvre de la reconstruction
01:26:36française
01:26:37cette reconstruction
01:26:38nous l'appelons
01:26:39de toutes les fibres
01:26:41de notre être
01:26:42cette reconstruction
01:26:43nous allons la faire
01:26:44ensemble
01:26:45parce que nous allons gagner
01:26:46mes amis
01:26:46oui nous allons gagner
01:26:48nous allons gagner
01:26:49alors
01:26:51debout
01:26:52debout pour la France
01:26:53debout la nouvelle génération
01:26:55des reconstructeurs
01:26:56debout
01:26:57oui debout
01:26:58ceux qui sont
01:26:59des amoureux
01:27:00de la France
01:27:01debout pour la patrie
01:27:02debout
01:27:03aussi pour la victoire
01:27:05et comme disait
01:27:06Bernanos
01:27:07le lendemain
01:27:08c'est vous
01:27:08oui
01:27:09le lendemain
01:27:10c'est vous
01:27:10oui le lendemain
01:27:11c'est vous
01:27:12vive la république
01:27:14que nous servons
01:27:15et vive la France
01:27:16que nous aimons
01:27:17merci les amis
01:27:21merci
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