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Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Et on démarre avec les GG ce matin sur RMC.
00:07Combien va nous coûter le chauffage cet hiver ?
00:10Mauvaise nouvelle pour les ménages, le prix du gaz va augmenter de 6,3% en octobre.
00:14Et pour Charles Consigny, l'avocat des GG, les Français sont désormais pris à la gorge.
00:19Le prix du gaz augmente, le prix de l'essence augmente, en réalité tout augmente.
00:24Il y a une inflation considérable en France en ce moment.
00:28Et pas qu'en France d'ailleurs.
00:30Donc moi ce que je pense, je redis ce que j'ai dit tout à l'heure.
00:32Ce que je pense c'est que les salaires des gens doivent augmenter en même temps.
00:35C'est ça qui doit être le grand sujet.
00:37C'est de permettre aux Français, même si les politiques publiques doivent essayer de faire en sorte que tout ça
00:42reste sous contrôle.
00:43Je pense qu'on a d'ailleurs des marges de manœuvre sur l'essence, on en a sur l'électricité.
00:47Il y a des choses qu'on peut faire pour contenir le prix des énergies.
00:51Mais le vrai sujet c'est de permettre aux gens d'affronter ce genre de crise.
00:57Juliette Vriens, quand vous voyez cette augmentation 6,3% sur les prix du gaz, je ne sais pas si
01:02vous chauffez au gaz,
01:03mais est-ce que vous dites qu'on doit totalement revoir notre modèle, à la fois en ce qui concerne
01:07les carburants et en ce qui concerne le chauffage ?
01:09Le problème c'est que dans cette augmentation du prix du gaz, il y a différentes choses.
01:14Il y a les crises évidemment, à Hormuz, il y a la guerre en Iran et on sait très bien
01:17que tout ça, ça impacte directement puisqu'on est dépendant du marché du gaz mondial.
01:21Mais il y a aussi le fait que justement, on a dit aux Français qu'il fallait consommer autrement.
01:26Et la consommation de gaz a beaucoup baissé en France.
01:28Et c'est ça aussi qui contribue à faire augmenter les prix d'une manière totalement paradoxale.
01:33C'est-à-dire qu'on dit aux gens, effectivement, il faut penser à la planète, il faut consommer mieux,
01:38il faut consommer différemment.
01:40Il faut prendre des pompes à chaleur.
01:41Et puis finalement, ce qu'on constate quand même beaucoup, juste là, c'est qu'il y a un moment
01:46donné où la facture arrive.
01:48Et quand la facture arrive, malheureusement, quand on a des fins de mois à boucler, une famille, une maison à
01:54chauffer,
01:55tout ça pour dire que l'énergie, c'est le nerf de la guerre.
01:57Encore une fois, ce n'est pas un luxe qu'on s'octroie comme un milliardaire et son yacht.
02:02C'est pas un luxe, c'est comme la voiture, c'est comme la mobilité.
02:05Pour aller au travail, tout le monde aurait une pompe à chaleur.
02:08L'énergie, si vous voulez, ce n'est pas de l'abus, ce n'est pas du confort.
02:13C'est une nécessité, ça rentre dans le prix du loyer pour les gens.
02:17C'est juste pour compléter ce que je dis, Juliette, sur le prix du gaz qui augmente parce qu'on
02:21en consomme de moins en moins.
02:22Ce n'est pas forcément qu'on en consomme moins parce qu'on fait attention à la consommation,
02:26mais c'est aussi qu'il y a beaucoup de gens qui quittent le gaz, tout simplement, dans leur logement,
02:29qu'ils ne sont plus équipés au gaz et du coup, le nombre d'abonnés au gaz sont de moins
02:33en moins nombreux.
02:34Et les infrastructures doivent quand même être rénovées.
02:36Donc, il faut répartir.
02:36C'est pas forcément par principe écologique aussi.
02:38J'aurais dû expliquer, c'est vrai.
02:39Quand on construit un logement neuf, aujourd'hui, on opte rarement pour le gaz.
02:42Et il y a aussi, évidemment, les maisons qui sont encore chauffées au fioul où la facture, je veux dire,
02:49est absolument délirante.
02:51Est-ce qu'il faut vraiment aider les Français, aujourd'hui, Karine Galli, à avoir un autre mode de consommation
02:58énergétique
02:59et à quitter le gaz, en fait, définitivement ?
03:02Après, tout dépend, en fait, des Français.
03:04Parce qu'en fait, moi, typiquement, je vivais chez mes parents dans une maison où c'était tout au feu
03:10de cheminée.
03:11Voilà.
03:11Mais ce n'est pas la majorité des gens.
03:13Et moi, par exemple, dans mon appartement, je n'ai pas de chauffage.
03:16J'en avais deux quand j'ai acheté l'appartement.
03:18Je les ai enlevés et je ne me chauffe jamais.
03:20Parce que je suis en appartement, c'est plutôt bien isolé.
03:23J'ai la chance aussi, a priori, que peut-être les voisins chauffent, donc ça m'aide.
03:27Et puis, vu que je suis migraineuse, il ne faut surtout pas qu'ils fassent plus que 19 degrés chez
03:30moi.
03:30Donc, c'est très bien.
03:32Mais de toute façon, oui, il y aura sûrement des chèques pour les aider.
03:36Mais c'est toujours les mêmes débats qu'on fait.
03:38C'est-à-dire que, de toute façon, le chèque qui va t'aider pour pouvoir te chauffer au gaz,
03:43etc., et tout...
03:44Non, non, pour pouvoir justement quitter le gaz.
03:45Là, c'est une vraie transition.
03:46C'est-à-dire qu'on arrête d'aider en disant qu'on file 100 balles pour mettre le plein,
03:50pour...
03:51Oui, mais on va continuer quand même avec les chèques pour aider et tout.
03:54Parce que là, du jour au lendemain, on ne peut pas passer de...
03:55Il faut bien t'aider à faire une transition vers une pompe à chaleur qui coûte 15 000.
03:59Malheureusement, ou vers une voiture électrique.
04:01Là, on a vu en plus, malheureusement, la semaine dernière,
04:04le terrible drame avec l'explosion au gaz dans une maison et l'enfant qui est décédé.
04:11Mais il faut évidemment arriver à la fin du gaz.
04:14Même si c'est de toute façon plus la majorité.
04:16Il faut bien évidemment une transition énergétique.
04:19Et là-dessus, je te rejoins, Karine, il faut arrêter les chèques de court terme.
04:23Les chèques court-termistes, on va donner 100 euros pour faire un plein,
04:25pour payer la facture du mois de décembre.
04:27Il faut, au contraire, être prêt et avoir encore une fois le courage.
04:30Le courage de dépenser 250 milliards d'euros pour financer la transition énergétique
04:36et pour que les Français puissent s'équiper de pompes à chaleur réversibles
04:38pour faire face aux hivers et aux étés caniculaires qui vont se multiplier.
04:42Donc évidemment que n'importe quel candidat à la présidentielle
04:46devrait avoir le courage d'annoncer que oui,
04:49la dette de la France va très certainement augmenter son mandat,
04:51mais dans la mesure où on va dépenser 250 milliards d'euros
04:55par l'endettement pour financer une véritable transition énergétique.
04:59Et l'échec...
05:00Ou t'interdis la vente de chaudières à gaz neuves, voilà, tout simplement.
05:03Et tu laisses les gens, tu laisses les chaudières mourir de leur bain de mort.
05:06C'est comme l'interdiction des voitures thermiques, on les interdit en 2035,
05:08mais derrière, vous pourrez être capable de pouvoir se payer une voiture électrique.
05:11Donc il faut aussi financer et soutenir l'achat de voitures électriques
05:14et effectivement aller jusqu'à l'interdiction des voitures thermiques et des chaudières à gaz.
05:19Mais pour ça, il faut préparer la transition.
05:21Et encore une fois, c'est un raisonnement de long terme.
05:24On ne peut pas continuer à faire de la politique politicienne à bas étage
05:27et à dire, voilà, je vais soutenir pour le mois d'octobre, pour le mois de novembre, pour le mois
05:30de décembre.
05:31Il faut vraiment qu'on ait un cap.
05:33Il faut vraiment qu'un responsable politique se positionne,
05:36non pas pour la fin de l'année 2026, mais pour les 50 prochaines années.
05:41Et dans les 50 prochaines années, c'est transition énergétique,
05:43pompe à chaleur réversible, canicule estivale et hiver rude l'hiver.
05:48Le Morning RMC ce matin, que faisiez-vous le 11 septembre 2001 ?
05:52Il y a 25 ans, jour pour jour, avaient lieu les attentats du World Trade Center.
05:55Un choc et une sidération mondiale.
05:57Plus de 3000 morts, mais également 9400 victimes indirectes touchées par les fumées toxiques
06:02et par les poussières dégagées par le sinistre.
06:04Écoutez ce pompier new-yorkais rencontré par notre journaliste Marion Gauthier.
06:08Des petits tubes de médicaments sur la table, une canne et la gorge encore nouée de Conrad.
06:15Pendant des années, dit-il, je n'ai pas pu regarder la télévision le 11 septembre.
06:19Des souvenirs douloureux, puis en 2021, une tumeur détectée dans son cerveau.
06:25Dévasté, lui, repense aux fumées toxiques inhalées au pied des tours jumelles.
06:30Bien sûr que l'air qu'on respirait était nocif.
06:32Je me souviens rentrer chez moi le premier soir, monter les marches et cracher de la suie noire juste devant
06:37ma porte.
06:38L'air n'était pas respirable, c'est impossible.
06:41Mais pendant six mois, il est revenu sur ses ruines pour y rechercher des corps.
06:47Pour être honnête, si j'avais su, je ne sais pas si j'aurais agi de la même manière le
06:5011 septembre.
06:52On n'avait pas assez de matériel, on n'avait ni masque, ni appareil respiratoire, rien.
06:57Conrad survit à deux opérations du cerveau, une chimiothérapie, mais le cancer réapparaît cette année.
07:03Est-ce que vous vous souvenez de ce que vous faisiez le 11 septembre 2001 ?
07:07Oui, je m'en souviens. J'avais 13 ans.
07:10C'est une amie de ma mère, parce qu'à l'époque, on n'avait pas les réseaux sociaux, on
07:12n'avait pas les smartphones.
07:13C'est une amie de ma mère qui nous appelle chez nous et qui nous dit, mets la télé, mets
07:18la télé, il y a un avion sur les tours.
07:20Et à l'époque, on allume, et on est sur France 2, je pense, ou TF1, qui avait fait un
07:24breaking news spécial, édition spéciale.
07:27Et ma sœur, pareil, qui avait 9 ans, je me rappelle, je dis, c'est la guerre.
07:31Et on voit en direct, j'ai vu en direct, parce qu'on allumait au moment, quand le premier avion
07:35a touché la tour.
07:37Donc on a allumé la télé, on voyait les choses en direct, et on a vu en direct le deuxième
07:41avion toucher la deuxième tour.
07:43Et c'est vrai que voilà, moi, à 13 ans, ma sœur a 9 ans.
07:45Je pense que ma sœur, quand je lui annonçais que c'est la guerre, elle y a vraiment cru, elle
07:48était vraiment inquiète.
07:49Il y a vraiment eu une tension, je m'en souviens encore, pour vous dire à quel point c'était
07:53assez spectaculaire.
07:54Julien-Durien, vous étiez toute jeune, vous ?
07:56Moi, j'avais 8 ans, je rentrais de l'école, et pour vous dire la vérité, c'est peut-être
08:00un des plus gros premiers souvenirs de ma vie.
08:03Et ça, c'est une réalité pour ma génération.
08:06C'est-à-dire que je suis rentrée de l'école, et j'ai vu quelque chose d'incroyable, c
08:08'est que j'ai vu mon père pleurer.
08:10J'avais jamais vu mon père pleurer, et là, il pleurait devant la télé, devant TF1.
08:13Moi, j'avais jamais entendu parler de terrorisme, j'avais jamais entendu parler, je vivais dans un village en parenthèse,
08:19j'avais même pas entendu le mot « islam », « islamisme », tout ça, ça me parlait pas.
08:22Donc, en fait, il faut savoir qu'un de mes premiers gros souvenirs, un peu marquants, de toute ma vie,
08:28ce sont ces gens, ces images horribles de gens qui sautent, et qui dévalent tout le World Trade Center.
08:34Alors, ce sont ces enregistrements de messages laissés par des passagers du vol 93, qui savent, qui courtent à leur
08:42perte.
08:43Ce sont les derniers appels des gens qui sont au-dessus du centième étage, dans les tours, aux policiers.
08:49Et ça, c'est un traumatisme qu'on pourra jamais effacer.
08:52Et si on avait su, à l'époque, que c'était que le début, et qu'après, il y aurait
08:56le Bataclan, qu'il y aurait Charlie, qu'il y aurait Mohamed Merah,
08:59on le savait pas à l'époque, on découvrait, c'était tout nouveau, ça a changé le monde, ça a
09:04changé notre vision du monde,
09:05et je pense que c'est un traumatisme qu'il ne faut jamais oublier, et qu'il ne faut jamais
09:11laisser oublier,
09:11qu'il faut raconter aux plus jeunes aujourd'hui, qui, eux, ne l'ont pas vécu.
09:15Karine Galli, vous étiez où ?
09:16Lycée. Moi, j'étais au lycée, et je me souviens qu'en fait, je sais pas pourquoi, mais tout le
09:21monde nous avait dit « rendez-vous au CDI ».
09:23En fait, on avait tous été réunis au CDI, et en fait, comme...
09:28Pierre, ils avaient allumé une télé, alors qu'il n'y avait pas beaucoup de télé, etc., et donc j
09:31'ai vu l'impact dans la deuxième tour du World Trade Center.
09:35Et peut-être qu'en fait, au lycée, ils ont eu peur ou quoi, parce que c'était étrange qu
09:39'il y ait un message audio comme ça,
09:40en disant « tout le monde au CDI, on y était », et effectivement, c'était la stupéfaction.
09:44Moi, j'étais jamais allé aux Etats-Unis encore avant l'attaque du 11 septembre, j'y suis allé deux
09:48ans après.
09:49Évidemment, même 25 ans après, t'es toujours bouleversé quand tu vois les images, quand tu vois tous les documentaires
09:55qui sont faits,
09:56et qui te racontent ce drame absolu.
09:59Donc oui, moi, j'ai plein d'autres images très marquantes, évidemment, par rapport à Jules, parce que j'ai
10:02pas le même âge,
10:03mais tu bascules dans un autre monde.
10:05Voilà, là, tu vois l'horreur en direct, devant ta télé, avec plein de lycéens, parce qu'on était tous
10:10réunis.
10:11– Oui, c'est les 25 ans aujourd'hui, effectivement, des attentats du 11 septembre 2001.
10:18Apolline Matin, ce matin sur RMC, allez-vous participer à la fête de l'UMA ?
10:22C'est le plus gros rassemblement festif et politique de l'année, mais pour cette 91e édition,
10:28les Insoumis ont décidé de monopoliser le débat.
10:30Écoutez les précisions de notre journaliste politique, Cyprien Pézel.
10:34– Les Insoumis réclament même aux organisateurs proches des communistes la plus grande scène
10:38pour le meeting de Jean-Luc Mélenchon demain après-midi.
10:41Un petit bras de fer sur la logistique, car pour l'instant, le candidat LFI doit se contenter de plus
10:45modeste,
10:46le stand de son mouvement.
10:47Il y aura trop de monde, les allées seront saturées, glisse sourire en coin une petite main de la campagne,
10:52d'autant que Fabien Roussel, lui, aura bien le droit à la scène principale deux heures plus tard.
10:56Désormais, à la fête de l'UMA, les Insoumis sont chez eux, en osmose,
10:59atteint qu'approche de Jean-Luc Mélenchon, alors que les sondages le placent loin, très loin,
11:02devant son concurrent.
11:04C'est notre fête, et Mélenchon n'est qu'un invité,
11:06défend pour marquer son territoire un intime de Fabien Roussel,
11:10et publiquement, pour l'heure, le candidat Insoumis retient ses coups,
11:12du moins en apparence, façon de faire comprendre,
11:14explique un député LFI, qu'on ne joue pas dans la même cour.
11:18– Le groupe vit bien.
11:20Alors, Pierre Rondeau, vous êtes déjà allé à la fête de l'UMA ?
11:21– Oui, bien sûr, j'aime beaucoup cette fête.
11:23– D'accord.
11:23– J'aime beaucoup l'ambiance.
11:25– Vous n'allez pas habillé comme ça ?
11:26– Alors, il faut sachez que les gens à deux sont très ouverts d'esprit et très tolérants.
11:31– C'est bien connu !
11:32– Mais là, vous avez plutôt l'air d'un mec de droite, quand même.
11:35Faites attention.
11:36– Je peux y aller comme ça, ils m'accueilleront à bras ouverts.
11:38J'aime beaucoup l'ambiance, à la fois programmation, la musique,
11:42les stands qu'il peut y avoir à droite à gauche.
11:43J'ai plein d'anecdotes à vous raconter.
11:44– C'est quoi les stands ?
11:45– Il y a des stands de chaque région à un stand, on peut s'asseoir.
11:49– Ah, c'est le salon d'agriculture, quoi ?
11:50– Presque, figurez-vous que presque.
11:52Et vraiment, c'est un très grand domaine, une très grande superficie.
11:57Il y a des scènes musicales,
11:58il y a des stands où on peut débattre, discuter, boire toutes sortes de choses,
12:04alcoolisées ou non, et des soirées ensuite qui n'en finissent plus.
12:07Moi, j'ai plein d'anecdotes.
12:08Je me rappelle, par exemple, une année, on s'est embrouillé avec les jeunesses communistes
12:11parce qu'à le dernier jour de l'édition,
12:15ils fermaient les portes pour le public à 21h,
12:17mais les organisateurs restaient sur place pour fêtes de fin de fête.
12:23Et on est sortis, on est repassés, on est re-rentrés,
12:26mais par une porte dérobée.
12:28Et on était surpris par des membres des jeunesses communistes
12:30qui ont voulu nous foutre dehors.
12:31Et on s'est embrouillé avec eux.
12:33Enfin, ces bonnes enfants embrouillent.
12:34– C'est intéressant.
12:37– Comme on est sur un conflit entre LFI et le Parti communiste,
12:42effectivement, il y a des embrouilles avec les communistes
12:44qui se donnent un peu l'impression d'être chasse-gardés.
12:48C'est à eux, ils ont coopté la fête de l'humanité,
12:50mais c'est une fête pour tout le monde et pour tous les gens de gauche.
12:54– C'est-à-dire que t'es de droite, tu ne peux pas y aller ?
12:55– Et pour tous les gens.
12:57– D'accord.
12:58Je suis à être brillant, ce n'est pas tout à fait votre sensibilité.
13:00On va dire, c'est un euphémisme.
13:03Mais donc, est-ce que vous pourriez aller à la fête de l'humain ?
13:05– Non, je ne pourrais pas aller à la fête de l'humain.
13:07– Pourquoi pas ?
13:07– Parce que le climat politique s'est aggravé dans la violence
13:15et qu'aujourd'hui, non, je n'irais pas au mieux de la foule
13:19à la fête de l'humain, une fête qui est bourrée d'antifa.
13:22Aujourd'hui, non, pour ma sécurité, je n'irais pas.
13:23En revanche, sur le principe de la fête de l'humain,
13:27ça ne me dérange absolument pas.
13:28Moi, je trouve ça très bien que la gauche ait cette fête.
13:30Qu'est-ce que vous voulez que ça me fasse, honnêtement ?
13:31Après, c'est une belle...
13:33– La programmation est vraiment sympa.
13:34– En fait, c'était une grande fête populaire de gauche
13:37qui, pour moi, était plutôt une tradition assez sympathique.
13:40Pour moi, c'est entièrement teinté par la radicalité
13:43maintenant qu'il y a à l'extrême gauche
13:45et cette espèce de climat de violence qui est portée.
13:47C'est pour ça que pour moi, c'est teinté.
13:48– Ce qu'on a vu, ça n'avait pas l'air très violent.
13:51– Oui, mais voilà.
13:52– Oui, ce n'est pas violent parce qu'ils sont entre eux.
13:55Mais ne me dites pas qu'il y a des gens de droite médiatiques, etc.
13:57– Non, mais il y a dix ans, tu pouvais aller à la fête de l'humain
14:01sans avoir ces mondes d'extrême gauche.
14:02– Comme Juliette Briens, c'est effectivement
14:04parce que tu as un visage reconnaissable.
14:05– Oui, mais il y a dix ans, ça aurait peut-être été possible.
14:07– Peut-être, il y a vingt ans.
14:08– Peut-être, ou je ne sais pas.
14:08Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'effectivement,
14:11une Juliette Briens qui a un visage public,
14:15tu ne serais pas fracassée, mais tu serais invitée à sortir.
14:17– Mais il faut aussi expliquer que la fête de l'humain,
14:20moi, j'y suis allé une fois il y a vingt ans,
14:23c'est quelques stands politiques, un peu de bouffe,
14:25et tout le monde y va pour les concerts.
14:26En fait, c'est un festival, c'est ça la réalité.
14:28Il y a des milliers de gens devant une scène,
14:31c'est essentiellement des concerts,
14:32c'est une fête relativement bonne enfant, en effet,
14:34mais avec un public, à la raison Juliette, clairement de gauche.
14:37– Oui, mais ce n'était pas forcément le cas il y a dix, vingt ans.
14:40– Si, c'était déjà de gauche.
14:40– Si, mais tu pouvais y aller, tu étais de droite,
14:42tu pouvais t'éclater à la fête de l'humain,
14:43il y avait une programmation de dingue,
14:44t'allais voir Renaud, bon, très bien, quoi.
14:46– Oui, mais ce n'était pas le RPR,
14:47là, aujourd'hui, il y a Soprano, super,
14:49c'est des artistes grand public qui viennent chanter.
14:50– Moi, je ne savais pas que Soprano était de gauche, pardon,
14:52j'en sais rien, tu vois.
14:53En fait, je m'en fous de savoir qu'il était de gauche ou de droite, Soprano.
14:56– Non, mais on ne parle pas des artistes, on parle du public.
14:57– Oui, mais tu vas aussi à la fête de l'humain pour écouter de la musique,
14:59sinon tu restes chez toi et tu fais une...
15:00– Et t'invites des militants dans ton salon.
15:02– Il y a un public de gauche qui écoute de la musique, c'est ça.
15:04– Oui, mais Soprano,
15:05il y a plein de gens qui viennent juste pour les concerts.
15:07– Moi, j'y suis allée il y a 20 ans,
15:09j'ai déjà été de gauche,
15:10il y avait Sinsémilia,
15:11bon, j'avais d'autres goûts à l'époque et j'y étais allée.
15:13Mais ça me fait rien, parce que pour le coup, comment ?
15:15– Bien à gauche, les goûts.
15:16– Oui, oui, j'ai mes Sinsémilia dans ma journée.
15:18– Pour écouter Sinsémilia, c'est de gauche.
15:21– Mais hier, j'appelle mon ancien prof de presse écrite
15:24et je l'ai au téléphone et il me dit,
15:25ce week-end, j'ai la fête de l'image,
15:26je lui ai dit, non, t'as changé Stéphane ?
15:28Il me dit, non, non, pas du tout,
15:28c'est parce qu'en fait, il y a aussi beaucoup de stands de livres
15:30et lui, il écrit des livres.
15:32Et donc, comme disait Pierre,
15:33t'as effectivement des stands qui font penser un petit peu
15:36à la foire au salon de l'agriculture,
15:40mais t'as aussi énormément d'auteurs
15:42qui viennent présenter leurs livres
15:43et il me disait qu'il en vendait beaucoup d'ailleurs.
15:45– Oui, mais un auteur qui écrirait
15:48« La retraite à 70 ans, il faut y aller »,
15:51je veux dire, il va pas les présenter, c'est le cas.
15:53– Éric Zemmour fait pas ses meilleures ventes
15:55à la fête de l'Una.
15:56– Il y a plein de stands de livres
15:58où ce n'est absolument pas des livres politiques
16:00ou avec des projets.
16:02Il y en a, d'ailleurs, il y a beaucoup d'auteurs
16:05de journalistes sportifs avec des histoires
16:07sur les grands moments du sport
16:09et moi, mon prof, il écrit des romans, rien à voir.
16:12– Le Morning RMC, le groupe Oasis,
16:15va-t-il revenir sur scène ?
16:16Depuis plusieurs jours, les frères Gallagher
16:18publient des vidéos sur leurs réseaux sociaux
16:19avec de nombreux indices sur une possible tournée
16:22avec peut-être même la France.
16:24Explication de Mathieu Béliard.
16:26– Et justement, le groupe a publié
16:28une mystérieuse vidéo tournée dans la capitale
16:30ces derniers jours.
16:31On y reconnaît une affiche du Festival parisien de 2009,
16:34mais aussi l'épicerie d'Amélie Poulin.
16:36Le chanteur mâche et jette une prune.
16:38Il avait jeté une prune sur son frère en 2009.
16:41C'est ça l'histoire.
16:41Avant de casser sa guitare préférée,
16:43les fans ont la référence.
16:44Je parle sous le contrôle de Géraldine de Maury.
16:46– Complètement.
16:46– Des fans qui voient déjà là les premiers indices
16:49d'une nouvelle tournée européenne.
16:51Pour l'instant, aucune date n'a été officiellement annoncée.
16:54– Ça arrive, ça arrive.
16:55– Ça arrive, ça va venir.
16:56On vous tiendra évidemment au courant.
16:59– Oasis, qui va peut-être revenir en France.
17:02Vous payez un billet ou pas, Karine Galli ?
17:04– Jamais de la vie.
17:05– Ah d'accord.
17:06– Non, mais moi, j'ai jamais compris cette folie.
17:07En plus, deux frères qui se déchirent au vu de tous
17:10et puis qui se rabiboschent.
17:12Et donc finalement, c'est aussi un storytelling très gênant
17:15parce qu'une fois sur deux,
17:15t'en as un qui insulte largement son frère
17:19et donc il va le plus parler.
17:20Et puis finalement, au bout de quelques années,
17:21on pourrait faire quelques millions en reprenant notre patrie
17:25et en refaisant des concerts.
17:26Donc c'est sans moi.
17:27– Moi, je paye.
17:28– Moi, je paye.
17:28Et je sais que le premier concert en Angleterre,
17:30on était monté sur les 800 euros.
17:31J'ai une pote qui est allée à Manchester
17:33qui a payé 800 euros son billet.
17:34On était sur cette tarification.
17:36800 euros, je ne sais pas.
17:37Mais en tout cas, on me dit,
17:38pour 250 euros Oasis, j'y vais direct.
17:40– Ah non, pas 250 euros.
17:41– Ah si, Oasis, je vais direct.
17:42– 100 euros, j'y vais.
17:43– Oui, on ne peut pas les confères.
17:44Si vous êtes invité, vous y allez.
17:46On a compris, d'accord.
17:47– Ah oui, je n'avais pas pensé à cette possibilité.
17:50– On va voir.
17:51Il faut voir, Pierre.
17:53– Je ne connais pas assez Oasis.
17:54Pour moi, c'est Wonderwall et peut-être une chanson
17:58que je ne pourrais même pas nommer.
18:00– Oui, à mon avis, ils vont la jouer.
18:01– Je ne suis pas Wonderwall.
18:03– Je ne vais pas payer 250 euros
18:04pour aller voir…
18:05– Je vais faire jusqu'au nouvel album.
18:07– Je vais payer 250 euros
18:09pour aller voir Wonderwall en live quand même.
18:11Je pense qu'on l'a assez écouté dans notre vie.
18:12– Sous-titrage Société Radio-Canada
18:13– Sous-titrage Société Radio-Canada
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