- il y a 4 mois
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00RMC Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Le meilleur d'RMC, et alors ce matin, quel programme on l'attendait ?
00:08Depuis des semaines, c'était annoncé, il était là ce matin, c'était la toute première de Nicolas Canteloup sur RMC.
00:14C'est un nouveau rendez-vous à ne pas manquer, c'était à 8h50, juste après, vous savez, l'interview politique d'Apolline de Malherbe.
00:207 minutes d'humour garantie tous les matins avec Nicolas Canteloup, et ça a commencé ce matin avec Nicolas Sarkozy.
00:25– Merci de m'accueillir sur RMC, Radio Macellule.
00:33Vous avez raison de vouloir parler de ce séisme politique, car oui, vous le sachez tout aujourd'hui,
00:40tous aujourd'hui, c'est un séisme, mon fils Louis a décidé de se lancer en politique,
00:45et c'est vraiment un séisme dans le langage de politique, il sera candidat au municipal allemand.
00:51– Non mais je vais parler d'un autre séisme.
00:53– Oui mais écoutez, moi je vous parle de celui-là, le séisme.
00:55Moi je parle du séisme que je veux, je parle de quoi que je veux, j'ai envie de parler de Louis.
01:00Mon fils, ma bataille.
01:04Quel bonheur de retrouver Nicolas Canteloup tous les matins désormais, 8h50 sur RMC.
01:10On l'a écouté ce matin et on en rigole encore là, à 13h08.
01:13– C'est un très bon Sarko.
01:14– Mais oui, il nous manquait, il nous manquait, moi j'avais même été le voir sur scène.
01:18– Eh ben il nous manquait.
01:18– J'avais été le voir, il est formidable, c'était…
01:21– Talent inépuisable, on le suit depuis des années, il a un cortex merveilleux, il y a une équipe formidable aussi.
01:29Le ton, la pertinence, la précision, l'insolence et la justesse de ces…
01:35Même quand on n'est pas d'accord, c'est irrésistible.
01:38Je ne vais pas citer le nom de ces victimes.
01:39Voilà, je pensais à Jean-Jacques Bourdin, j'en veux pas à Jean-Jacques particulièrement, mais c'était gigantesque.
01:45– Oui, ce matin il y avait Jean-Jacques Bourdin, il y a aussi Olivier Faure, il y a un nouveau répertoire aussi, des nouvelles voix.
01:50– Je dois dire, je dois dire, j'allais dire pour atténuer son génie, que quand même la classe politique fait de grands efforts pour être…
01:58– À la hauteur de confiture !
01:59– Là je dois dire pour lui, il n'y a qu'à piocher dans le pot de confiture, il revient toujours avec…
02:04– C'est vrai que le travail est un peu prémâché.
02:05– Ah c'est fabuleux, ils sont extraordinaires, là je dois dire, ça se demandait s'ils ne feront pas exprès pour que Nicolas s'intéresse à eux.
02:12Je veux être ce matin dans la bouche de Nicolas.
02:14– Exactement, mais on a déjà d'y être demain matin, donc vous notez le nouveau rendez-vous, 8h50, juste après l'interview d'Apolline.
02:20Et puis évidemment vous pouvez réécouter Nicolas Canteloup toute la journée en podcast sur l'appli RMC.
02:25Alors vous l'avez entendu, Nicolas Sarkozy était au menu ce matin parce qu'il est évidemment au cœur de l'actualité, l'ancien président qui ira en prison.
02:32– Bon, les magistrats sont attaqués, rudement attaqués ces derniers jours, est-ce que ça va trop loin ?
02:36On s'est posé la question ce matin dans les GG sur RMC.
02:39Vous le savez, Nicolas Sarkozy condamné à 5 ans de prison avec exécution provisoire.
02:43Dans la foulée, les magistrats qui ont prononcé cette décision ont été menacés de mort.
02:47Emmanuel Macron a dénoncé, je cite, des attaques inadmissibles.
02:50Hier, l'ancien chef de l'État s'est dit serein dans les colonnes du journal du dimanche.
02:55Et pour l'enseignante des GG, Barbara Lefebvre, il y a en ce moment un deux poids, deux mesures au sein de la justice.
03:01– Pour le citoyen lambda, la justice ne prend pas autant de temps pour enquêter.
03:05Il y a eu des enquêtes bâclées par la justice et il n'y a pas toujours l'argent nécessaire pour faire les tests ADN, les expériences, les perquisitions, etc.
03:13Là, on a dépensé des millions pour M. Nicolas Sarkozy, tout ça pour nous dire, c'est un faux, le document qui soi-disant était le bordereau de réception de l'argent.
03:23Et donc, il ne restait plus qu'association de malfaiteurs.
03:26Ok, bon, supposons association de malfaiteurs.
03:29Très bien, mais M. Sarkozy fait appel.
03:32Il doit rester libre le temps de son appel.
03:34Parce que je crois, par exemple, que quand on tabasse un flic, on reste libre dans l'attente de son procès.
03:39Quand on frappe sa femme, on reste libre le temps de son procès ou de son éventuel appel.
03:44Moi, je me dis, il y a un petit souci, il y a un petit souci d'équité.
03:48– Deux poids, deux mesures.
03:49– Quelque peu.
03:50– Ces attaques envers les magistrats, envers la justice, depuis l'annonce de la condamnation de Nicolas Sarkozy, est-ce que ça va trop loin, Juliane Briens ?
03:57– Moi, sur le fond de l'affaire, je pense que de toute manière, on peut commenter le fond d'une affaire, mais il faut lire le jugement.
04:03Il faut lire 380 pages de jugement, il y a un dossier, il y a des preuves.
04:07Et après, on peut se prononcer là-dessus.
04:11En revanche, sur l'exécution provisoire, moi, je rejoins Barbara Lefebvre.
04:14Je pense que cette application de l'exécution provisoire est abusive, qu'elle rend nul caduque notre justice à 2 degrés.
04:24Et qu'effectivement, M. Sarkozy a fait appel qu'il n'est pas une personne dangereuse,
04:30qui met en tout cas en péril l'intégrité de personnes physiques.
04:33Et donc, qu'il devrait avoir le droit à sa présumation d'innocence jusqu'au procès d'appel.
04:38Voilà, là, pour moi, c'est le sujet critique de la perte Sarkozy.
04:41– Donc, quand on fait appel, on ne va pas en prison ?
04:43– Alors, non. Quand on fait appel, on ne va pas en prison quand on n'est pas un individu dangereux qui risque de récidiver.
04:48Et là, qu'est-ce qu'il y a comme risque de récidive ?
04:50Certainement, il n'y en a aucune.
04:51– C'est vis-à-vis de la gravité des faits que les magistrats ont estimé.
04:54– Oui, mais ce n'est pas comme ça que ça marche.
04:55Normalement, jusqu'à ce qu'on fasse appel, on est présumé innocent.
04:59Et si, effectivement, il y a un risque avéré de récidive et qu'on est un individu dangereux,
05:04effectivement, là, il peut y avoir exécution provisoire et c'est normal.
05:06– Robert Sobag.
05:07– Bon, écoutez, moi, je ne vais pas revenir sur l'exécution provisoire.
05:10Je pense un petit peu la même chose.
05:11Ce qui me fait peur, si vous voulez, c'est que la justice, en France,
05:14est quand même un pilier de notre démocratie.
05:16C'est un pilier de notre histoire.
05:17Il faut faire très, très attention.
05:19Et aujourd'hui, au-delà de cette affaire, elle est attaquée systématiquement.
05:22Ou trop laxiste, ou trop dure, etc., etc.
05:25Donc, il faut faire extrêmement attention.
05:27Alors, après, on peut effectivement dire l'inamovibilité des magistrats,
05:31les syndicats de la magistrature, le mur des cons a fait beaucoup,
05:34beaucoup de mal à la justice française.
05:35C'est vrai, mais soyons prudents.
05:37Et ces attaques, si vous voulez, sur la présidente,
05:40alors qu'on sait que c'était une décision collégiale, je ne défends pas,
05:42mais elle n'était pas toute seule.
05:44Il faut être extrêmement prudent parce qu'il ne nous reste pas beaucoup de choses,
05:47si vous voulez, concernant l'État de droit et la justice en prudence.
05:51Est-ce qu'on est en train de creuser la fracture entre la justice et les Français ?
05:53Les magistrats sont comme les médecins, ils ont droit à l'erreur.
05:57Ce sont des êtres humains avec leurs paramètres, leurs croyances.
06:00Bon, est-ce qu'ils jugent en droit ou pas en droit ?
06:01Il y a un vrai problème.
06:02Depuis un certain temps, à cause du discrédit de la classe politique,
06:06non pas le pouvoir judiciaire, la Constitution, le général de Gaulle a veillé.
06:09Pouvoir exécutif, pouvoir législatif, autorité judiciaire.
06:12Surtout, il avait dit qu'ils ne sentent pas qu'ils ont un pouvoir.
06:15Or, ils ont l'impression qu'ils ont un pouvoir, et aujourd'hui, la magistrature,
06:19considérant que la classe politique est discréditée, passe du jugement en droit
06:23sur la base du jugement sur la moralité publique.
06:26Est-ce que c'est bien ? Est-ce que c'est mal ?
06:27Ce n'est pas ce qu'on leur demande.
06:28C'est exceptionnel.
06:29La plupart des magistrats jugent en droit, on est bien d'accord.
06:32Là, pour l'instant, sur certains dossiers, le tribunal s'érige en tribunal moral
06:38en disant, voilà, vu la gravité, nous estimons, c'est le cas pour Mme Le Pen,
06:42il ne faut pas qu'elle arrive à l'élection alors qu'elle a été condamnée,
06:46et elle ne peut pas y aller, il faut qu'elle soit discréditée.
06:48Là, il faut qu'il soit discrédité parce qu'il faut qu'il y pulisse.
06:50Ce que l'on sait, sans m'étendre deux secondes,
06:54l'exécution provisoire a été définie par une loi.
06:57Ce ne sont pas les magistrats qui l'ont inventée, ce sont les députés.
06:59Suite à l'affaire Cahuzat, qui était un ministre de gauche,
07:01qui avait des comptes clandestins,
07:03ils ont dit, il faut une exécution provisoire.
07:06Les clauses législatives de l'exécution provisoire, telles que votées par l'Assemblée,
07:10ne correspondent pas à la situation de Nicolas Sarkozy.
07:13Voilà, c'était il y a 20 ans.
07:14Et je voudrais vous entendre sur une autre image.
07:16On a vu Nicolas Sarkozy ce week-end au Parc des Princes,
07:19saluer, faire des selfies dans les tribunes.
07:22Cette stratégie de...
07:24Est-ce qu'il a le droit, parfaitement,
07:26parce qu'il ne va pas en prison tout de suite,
07:27mais est-ce que ça peut brouiller un peu l'image,
07:29le côté il doit aller en prison,
07:30et finalement on le voit dans les tribunes au foot ?
07:33Sarkozy n'est pas un perdreau de l'année.
07:36Le cumul, j'allais dire, de ses dérives,
07:38de ses non-respects,
07:40fait qu'à un moment donné, il fallait qu'il paye quelque chose.
07:42Ce n'est pas possible à ce niveau-là.
07:43Il a été présent dans la République française,
07:44donc on ne va pas tourner autour du pont,
07:45on n'est pas magistrat.
07:46Enfin, ce mec, il n'est pas...
07:47Voilà, il n'est pas graciable.
07:50Alors maintenant, je ne suis pas à la place du juge.
07:51Et puis, pour l'instant, il est présumé innocent,
07:53il y aura une procédure en appel, etc.
07:55Voilà, cette affaire sera à nouveau...
07:56Totalement, mais je vais devoir du complot.
07:58Sur cette image, est-ce que ça vous a surpris de voir ?
07:59Ils veulent absolument me casser.
08:01Ben non, ils ne m'ont pas cassé.
08:02Regardez, je continue d'aller au football,
08:03j'ai fait mon jogging, etc.
08:05Donc je veux montrer, si vous voulez,
08:07une certaine sérénité.
08:08Il a dit, je rentrerai en prison à la tête haute,
08:10il a dit.
08:10Et s'il faut arriver au tribunal avec les menottes,
08:12j'arriverai au tribunal.
08:13Mais il dit, l'humiliation,
08:14ce n'est pas seulement la mienne,
08:15c'est l'humiliation de la France.
08:16Je vous rappelais sa déclaration en sortie.
08:18Moi, je pense qu'ils lui ont donné, au contraire,
08:20une opportunité de communication
08:22et qu'en fait, plus personne ne parle du fond de l'histoire
08:24et de ce dont il est accusé, en fait.
08:27Et qui est une histoire extrêmement grave.
08:30Et plus personne ne parle de ça
08:31puisque l'exécution provisoire
08:33et l'injustice, à mes yeux,
08:35de l'exécution provisoire
08:36est venue ternir complètement le jugement
08:40et lui donner une opportunité
08:42de se placer en tant qu'antisystème,
08:45en fait, en tant que martyr,
08:47d'une certaine manière.
08:48Et donc voilà pourquoi je pense
08:49qu'il a adopté cette stratégie communique.
08:50Juste un mot sur la honte.
08:51Il parle de la honte de la France.
08:52La honte de la France, la vraie,
08:53c'est quand il est allé à Washington
08:55demander pardon à George Bush
08:56que la France ne soit pas intervenue en Irak.
08:59Et d'ailleurs, son épouse n'a pas voulu
09:00se joindre à cette réunion.
09:01Il n'y a pas que ça.
09:03Rien que ça.
09:04Puisqu'il va sur le mot honte de la France,
09:06faisons le bilan des hontes des uns et des autres.
09:08Lui, je pense qu'il n'a pas à gagner la tienne.
09:10Alors, colère toujours,
09:12mais pas celle de Perico cette fois,
09:13celle des auto-écoles.
09:14C'était dans les Gégés ce matin.
09:16Les auto-écoles au bord du craquage.
09:18Les auto-écoles ont manifesté
09:19des opérations escargots
09:20organisées un peu partout en France,
09:22notamment sur le périph' à Paris,
09:23pour dénoncer les délais d'attente records,
09:25mais aussi la pénurie d'inspecteurs.
09:27Pour Barbara Lefebvre, dans les Gégés,
09:29ce n'est pas à l'état de payer.
09:30On ne va pas embaucher des fonctionnaires
09:34pour faire ça.
09:35Ça suffit.
09:36Il faut absolument qu'il y ait une délégation
09:37de services publics.
09:38On pourrait, en quelque sorte,
09:40assermenter certains moniteurs
09:42qui auront passé, par exemple,
09:44un petit examen auprès de ces inspecteurs,
09:47eux, qui sont titulaires,
09:49et dire, voilà, maintenant,
09:50vous êtes assermentés,
09:51vous allez le faire à notre place.
09:52Ça suffit.
09:53Ça fait des goulots d'étranglement.
09:56Ça rapporte bien, en effet,
09:57comme l'a dit Jeremstar.
09:58Ça rapporte quand même aux auto-écoles.
10:00Et ça pousse des jeunes à rouler sans permis.
10:01Et ça pousse des gens à rouler sans permis,
10:03alors que ce n'est quand même pas compliqué.
10:06Huit mois.
10:07Huit mois de délai.
10:08Là, on vient de regarder le chiffre.
10:09Huit mois de délai, en moyenne,
10:10pour passer son permis.
10:11Mais Barbara Lefebvre dit,
10:12pas question d'embaucher plus d'inspecteurs.
10:14Perico, les gars, s'en fait comment ?
10:16Je comprends la problématique de Barbara Lefebvre.
10:19Il faut quand même qu'on passe notre permis.
10:21C'est quand même un sous-effectif
10:22d'un service, entre guillemets, public,
10:24même s'ils sont des boîtes privées.
10:25Mais il faut bien que...
10:26Alors par contre, ce que je voudrais,
10:28c'est que ça soit plus rigoureux,
10:29le permis de conduire.
10:30Parce que là, il y a quand même quelques sauvages
10:32qui ont le permis de conduire,
10:33qui sont au volant.
10:34On a l'impression qu'ils n'ont pas passé l'examen.
10:36Voilà.
10:36Là, par contre, j'aimerais bien un peu plus de rigueur.
10:37Robert, écoutez, je vais être très iconoclaste.
10:40Je vais me faire beaucoup d'ennemis.
10:41Mais je pense que ce n'était pas aux auto-écoles
10:42à manifester.
10:43C'était plutôt aux victimes, si vous voulez,
10:45de cette attente, les parents
10:46et les gens qui n'ont pas leur permis.
10:48Parce que le fait que ça dure beaucoup plus longtemps,
10:50ils sont obligés de prendre des cours supplémentaires.
10:52Parce que quand on attend huit mois,
10:53après, on a perdu un petit peu l'habitude.
10:54On va prendre cinq heures en plus,
10:55dix heures en plus.
10:57Après, sur la formation des gens,
10:58ça demande six semaines pour former un inspecteur.
11:00C'est un e-vert.
11:01Je me suis un petit peu renseigné.
11:02Oui, c'est tout à fait.
11:03C'est un e-vert.
11:04En plus, ils doivent prendre un appartement.
11:05Souvent, ils habitaient dans une autre région.
11:08Ils ne savent pas quoi faire avec leur famille.
11:09Et s'ils sont reçus à cet examen,
11:11on peut les nommer n'importe où en France.
11:13Avec tous les problèmes familiaux que ça peut poser.
11:15Après, fonctionnaire ou pas fonctionnaire,
11:16on peut prendre des retraités,
11:17on peut prendre des gendarmes.
11:18C'est une personne qui pourrait tout à fait...
11:20Mais par contre, les auto-écoles,
11:22elles peuvent souvent en bénéficier.
11:24Juliette ?
11:25C'est encore une défaillance.
11:26C'est vrai que ça retombe toujours
11:28sur les mêmes, les plus précaires.
11:30Et que ceux qui ont les moyens,
11:31aujourd'hui, j'ai beaucoup d'amis
11:32qui en témoignent...
11:33Qui ont les moyens ?
11:34Oui, et passent par les formations accélérées.
11:38Les jeunes dont les parents ont les moyens.
11:39Il y a des permis accélérés
11:41où on peut avoir son permis
11:42parfois en quelques semaines, à peine.
11:45Et s'il n'y a pas d'inspecteur ?
11:46Ce n'est pas un problème d'accélérer.
11:47C'est les inspecteurs.
11:48En fait, il y en a pour ceux qui payent.
11:49Voilà.
11:49Pareil.
11:50Le morning de 5h à 7h
11:52avec Mathieu Béliard,
11:53Pascal de la Tour du Pain.
11:54Et cette question,
11:55les petites gares ont-elles encore un avenir ?
11:57On compte pas moins de 2800 gares en France.
12:00Mais avec l'arrivée d'Internet
12:01et la fermeture des guichets,
12:03les voyageurs se retrouvent souvent démunis.
12:04On les écoute.
12:07Moi, je regrette les guichets avec des humains.
12:09Il faut ça en 30 secondes.
12:11Moi, je mets beaucoup de temps.
12:12Moi, je fais tout en ligne avec Internet.
12:14Je me suis mise.
12:15Mais c'est vrai que je trouve qu'on nous fait travailler.
12:17On supprime beaucoup de services
12:19par la suppression de ces petites gares.
12:20L'hiver, quand il pleut, quand il neige,
12:22on est dehors et puis on attend.
12:24Vous envoyez beaucoup des gares dans cet état ?
12:26Ah oui, beaucoup.
12:27Sur mon trajet, là, beaucoup.
12:28C'est dommage.
12:29En plus, c'est un très beau bâtiment.
12:30Il y aurait moyen de faire quelque chose dedans,
12:32quand même, pour le public, en plus.
12:34Cette gare, je l'ai connue.
12:36Avec ma maman, on prenait souvent,
12:37comme on disait avant, la Micheline
12:39pour aller soit à Toulon, soit à Marseille.
12:41Et il y avait quelqu'un à l'accueil
12:43où on prenait nos tickets.
12:44C'est l'évolution de la vie.
12:46Je veux dire, maintenant, tout se fait par le net.
12:48Mais là, le lien social, il est carrément rompu.
12:51Je veux dire, c'est pour ça qu'il faut
12:52que cette gare soit attractive
12:54et que ça soit un lieu de vie.
12:56Voilà, des gares quasi mortes,
12:58comme là, à Pierre-Feu, dans le Var,
13:00où il n'y a plus d'humains.
13:01Il reste éventuellement un guichet.
13:02Le train s'arrête de moins en moins souvent.
13:04Est-ce qu'il faut absolument que la SNCF, là,
13:06sauve ces petites gares, Juliette ?
13:07Bah non.
13:08Et moi, je sais déjà l'argument de Perico.
13:10En fait, je vais vous faire Perico avant Perico.
13:13On va laisser Perico.
13:14Non, mais si, parce que je vais vous le faire.
13:15Il va vous dire que c'est désastreux,
13:16qu'il n'y a plus contact humain,
13:18que tout part à bolo,
13:19que c'était mieux avant.
13:20Mais Perico n'achètera jamais son billet en guichet.
13:23Parce que Perico continuera,
13:24comme Robert et comme moi
13:25et comme Charles et comme tout le monde,
13:27à prendre son billet sur Internet,
13:29sur les applications,
13:30à faire bip-bip QR code
13:31et plus personne ne va au guichet.
13:33Donc, c'est très bien de déplorer
13:34la fin du contact humain,
13:36de déplorer un monde qui s'en va, etc.
13:39Mais personne ne fera l'effort,
13:40en fait, finalement,
13:41d'aller à ce contact humain.
13:42Alors, le sujet manque un tout petit peu de précision.
13:45Est-ce que l'arrêt est supprimé ?
13:46Le guichet, c'est pas très grave,
13:48ça fait longtemps que...
13:48Non, là, on parle de la gare.
13:49Ah, c'est une gare qui est morte.
13:51Donc, la gare.
13:51Est-ce que l'arrêt du train,
13:52moi, ce que j'ai besoin,
13:53et là où je dis verge de toi,
13:55je prends plus souvent mon billet au guichet,
13:58que voilà.
13:58Et s'il y a quelqu'un
14:00avec trois personnes devant,
14:03retraités,
14:03qui mettent une demi-heure
14:04à savoir s'ils vont aller à Pizou,
14:05ou le machin,
14:06je vais au guichet,
14:06même s'il y a du monde.
14:07Mais je comprends ce que tu veux dire.
14:09Moi, l'important,
14:09c'est que le service public soit assuré
14:11dans des endroits excentrés,
14:13où le train s'arrête,
14:14même s'il y a 15 voyageurs.
14:15Si Charles Fitterman,
14:16dans 82 ministres,
14:17comme ministre des Transports,
14:18qui a rétabli des voies
14:19qui avaient été fermées
14:20pour une raison de productivité,
14:21il n'est pas question
14:22de supprimer des voies ferrées.
14:23Sinon, c'est quoi ?
14:28Là, il s'agit vraiment des bâtiments.
14:30Et d'ailleurs,
14:30ce que la SNCF propose,
14:31c'est de louer toutes les gares
14:33dont les bâtiments
14:34n'ont plus de fonction.
14:35Juste les bâtiments.
14:36Le train s'arrête,
14:36mais le bâtiment n'a plus de fonction.
14:38C'est déjà le cas
14:39pour des milliers de gares,
14:41des centaines de gares
14:42et de cabanes de garde-barrière.
14:45Ça a été loué,
14:45ça a été vendu.
14:46Est-ce que l'arrêt du train
14:47est maintenu ?
14:48L'important,
14:49c'est que le train,
14:49la Micheline,
14:50continue à s'arrêter
14:51dans les zones un peu excentrées
14:52pour que les gens puissent aller en ville
14:53ou aller chercher...
14:54On connaît la logique de rentabilité
14:55de la SNCF.
14:56Il y a des gares,
14:57même des arrêts.
14:58Il n'y aura même plus la gare
14:58qui vont commencer à coûter plus cher
15:00qu'il ne rapporte.
15:01Mais M. Castex,
15:02qui vient d'être nommé
15:03président de la SNCF,
15:04il va tout changer.
15:05C'est vrai.
15:06Robert Sebag place beaucoup d'espoir
15:08en Jean Castex,
15:09nouveau patron de la SNCF.
15:11Péricot aussi.
15:11Il a votre soutien pour l'instant.
15:13On en reparle à la prochaine grève
15:14ou aux prochaines annonces
15:16concernant la SNCF.
15:17Les GG et cette question,
15:19faut-il interdire
15:20la corrida en France ?
15:21La semaine dernière,
15:21la star des réseaux sociaux
15:22Jerem Starr, vous le savez,
15:24a perturbé le lancement
15:25de la fériade et vendange de Nîmes.
15:26Il est apparu au milieu de l'arène
15:27avec un panneau anti-corrida.
15:29Samedi, alors qu'il était invité
15:31à l'Elysée,
15:32il en a profité pour remettre
15:33au président de la République
15:34une lettre lui demandant
15:35de soutenir une loi anti-corrida.
15:38Il était ce matin dans les GG.
15:39Écoutez-le.
15:41Sous couvert de tradition
15:42comme a pu l'être
15:44l'esclavage, l'excision,
15:46les combats de gladiateurs
15:47qui sont terminés aujourd'hui,
15:49sous couvert de tradition,
15:50on va aller massacrer
15:51un animal en public
15:52et fédérer dans une arène
15:55des comportements de gens.
15:56Parce que vous semblez légitimer
15:58la manière dont on m'a expulsé
16:01de ces arènes.
16:03Eh bien, on est face
16:04en fait à un public
16:05plein de violences
16:07et je les ai vus,
16:07ces gens, en plus de ça.
16:10Alors, Jerem Starr,
16:11a-t-il raison de se battre
16:12contre la corrida ?
16:13Je vois Juliette
16:13qui lève les yeux.
16:14Non, mais je pense
16:15qu'il va un peu loin
16:16à aller dire
16:16que tout le public
16:18de la corrida,
16:19ce sont des gens violents,
16:21pleins de violents.
16:21Je pense qu'il va trop loin.
16:23Moi, je comprends
16:24qu'on puisse être choqué
16:26par la corrida,
16:26qu'on n'ait pas du tout
16:27envie d'y assister,
16:28qu'on soit sensible
16:29à la cause animale.
16:31Pour autant,
16:31je suis totalement contre
16:33l'interdiction de la corrida.
16:35Je pense que c'est un
16:36oui,
16:36c'est un sport de tradition
16:38et la tradition,
16:40c'est très important.
16:41ça fédère les gens
16:42autour d'une identité
16:44régionale
16:45qui est très importante
16:46pour eux.
16:47En plus,
16:47j'admets que personnellement,
16:48je ne suis jamais allée
16:49à une corrida,
16:50mais j'ai regardé
16:51pas mal d'images.
16:54Je trouve qu'il y a
16:55quand même un narratif
16:56assez sublime
16:56de combats
16:57plutôt équitables
16:59entre le taureau
17:01et le torero
17:02et que chaque torero
17:04qui rentre dans l'arène
17:08risque réellement sa vie.
17:09D'ailleurs,
17:10il y a des morts,
17:10des blessés très graves.
17:12Ça, c'est presque
17:12une raison de plus
17:13de l'interdire.
17:14Ah bah non,
17:14après,
17:14vous me dites,
17:16parce que je trouve
17:17qu'il y a quand même
17:17ce combat d'égal à égal
17:18entre l'homme et l'animal
17:20et qu'effectivement,
17:21il y a une notion
17:21un peu sublime
17:22et que moi,
17:23je trouve intéressante
17:24dans le récit de la corrida.
17:27Quand Jérôme Starr
17:28va interpeller Emmanuel Macron,
17:29il est dans son rôle ?
17:30La Catalogne,
17:31qui fait partie
17:32l'État espagnol,
17:33qui est une région
17:34tradition,
17:36l'interdite.
17:37Voilà,
17:37et en Espagne,
17:38il y a des endroits
17:38où il n'y a plus de corrida
17:39parce qu'on considère
17:40que c'est un rituel du passé.
17:42Ou des corrida
17:42sont mis à mort aussi.
17:44Ou des corrida
17:44sont mis à mort,
17:45un peu hypocrite
17:46parce que la corrida portugaise,
17:47il n'y a pas de mise à mort
17:48mais je crois que l'animal
17:49est quand même,
17:50et je crois qu'il est quand même
17:50battu à la fin
17:51parce qu'il a souffert.
17:53C'est en soi,
17:54philosophiquement,
17:55j'ai que des amis,
17:56j'ai participé à des corrida,
17:58c'est un spectacle sublime.
18:01J'ai des amis
18:01qui sont aficionados
18:03à la tromachie.
18:04Je suis désolé,
18:05en termes de philosophie,
18:06c'est indéfendable.
18:07Voilà,
18:07alors,
18:08on ne va pas les interdire,
18:09on va les laisser mourir
18:09d'elles-mêmes,
18:10petit à petit,
18:11et puis on décidera.
18:12Il y a du monde,
18:13mais de l'été prochain,
18:14il y aura du monde.
18:15Non,
18:15mais c'est inextricable,
18:16les interdire,
18:17il y a une telle passion,
18:19ça susciterait encore plus
18:20de désordre,
18:21mais sacrifier un animal
18:23par la souffrance,
18:25petit à petit,
18:26avec des méthodes
18:26qui peuvent être artis,
18:28en plus,
18:28pour eux,
18:28c'est de l'art.
18:29Le picador,
18:30c'est un massacre,
18:31c'est une torture,
18:32philosophiquement,
18:33et les aficionados
18:34sont des êtres humains
18:35tout à fait respectables
18:36qui ne supporteraient pas
18:37qu'on fasse du mal
18:38à des gens qui,
18:38eux,
18:38ils considèrent que ça,
18:39c'est une parenthèse
18:40qu'ils ouvrent.
18:40par le contexte philosophique
18:42où on doit le préserver
18:42parce que c'est un jeu
18:44de l'Antiquité,
18:44c'est la cruauté
18:45de l'Antiquité,
18:46effectivement,
18:46c'est comparable.
18:47Donc,
18:47si un jour,
18:48un pays décide démocratiquement
18:49par une procédure légale
18:51de supprimer la corrida,
18:52je ne m'en plaindrai pas
18:53et si on la maintenait
18:54comme ça...
18:54Alors,
18:54pour trancher ce débat
18:55entre l'anti-corrida,
18:57désormais,
18:58Perico Légas,
18:58et la pro,
19:01je caricature toujours,
19:03Perico,
19:03et la pro,
19:04Juliette Briens,
19:05je me tourne vers le sage,
19:06Robert Sebag.
19:07Vous savez,
19:07j'ai grandi à Toulouse
19:08et à Toulouse,
19:09il y avait des arènes,
19:09les arènes du soleil d'or.
19:11Elles ont disparu,
19:12elles ont été détruites
19:12et j'avais 12 ans,
19:1512 ou 13 ans
19:15et j'ai été fasciné
19:16par le spectacle.
19:17Je n'ai pas pensé
19:18à la mort de l'animal,
19:19j'étais fasciné,
19:19la musique,
19:20etc.
19:21Bon.
19:22Et en grandissant,
19:23si vous voulez,
19:24en étant médecin aussi,
19:25j'ai découvert aussi
19:26la condition animale,
19:27j'ai eu des animaux domestiques
19:28et depuis,
19:29je dis,
19:29non,
19:29ce n'est pas acceptable,
19:30quoi.
19:31Ce n'est pas acceptable,
19:31de cette souffrance
19:32de l'animal,
19:32alors je sais
19:33qu'ils sont élevés
19:34spécifiquement,
19:35que le taureau est sauvage,
19:37que de toute manière,
19:38il va être tué
19:38et qu'on tue des animaux
19:41aux abattoirs,
19:41mais malgré tout,
19:42si vous voulez,
19:43les banderies qu'on plante,
19:45voilà,
19:46même si c'est spectaculairement,
19:48c'est la lutte
19:49entre l'homme et l'animal,
19:50ça existe depuis longtemps,
19:51aujourd'hui,
19:51ce n'est pas tellement acceptable.
19:52Et le fait,
19:53ce qui m'a vraiment convaincu,
19:55c'est les Espagnols,
19:55c'est vraiment
19:56les aficionados.
19:57La Catalogne,
19:58il y a des magnifiques
19:59arènes à Barcelone,
20:00vous les connaissez,
20:00des magnifiques arènes,
20:01elles sont fermées,
20:02il n'y a plus de corrida.
20:03C'est devenu un centre commercial,
20:04c'est épouvantable.
20:04C'est les Catamans.
20:06C'est des Espagnols,
20:08malgré tout.
20:08Donc,
20:09il y avait des arènes,
20:10ils n'ont pas construit
20:10pour rien,
20:11il y avait du monde.
20:12Donc déjà,
20:12ça m'a convaincu
20:13et je pense que voilà,
20:13c'est quelque chose.
20:14On regardera des films,
20:15si vous voulez.
20:16Mais oui,
20:16on regardera RFC Story.
20:17Même si Hemingway
20:18a écrit des merveilleuses pages
20:20sur la corrida.
20:21Il y a eu des torréos
20:21qui étaient des sublimes.
20:23Elle cordobesse.
20:2413h27 sur RFC Story
20:26à la télé.
20:27Vous retrouvez le zapping
20:28d'ailleurs,
20:28quand vous voulez,
20:28en podcast aussi
20:29sur l'appli RMC.
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