00:00Je vais vous dire, il y a un truc dont nous sommes collectivement responsables, qui n'est pas normal.
00:05Quand vous faites un litre d'essence, vous payez entre 50 et 60% d'impôts.
00:11Il y a quelque chose qui n'est pas normal quand on ait fait de la consommation d'un bien
00:16indispensable,
00:17y compris à commencer par ceux qui en ont besoin pour aller faire les courses,
00:21pour l'éloignement du travail, pour aller voir un proche, etc.
00:25Dans les territoires où la bagnole est absolument indispensable, il y a un truc qui n'est pas normal.
00:30Ça, c'est un choix que tous les gouvernements ont fait et que tous les électeurs ont reconduit d'une
00:35certaine manière,
00:35qui était acceptable, parce que le débat n'a pas été posé en ces termes sur la table.
00:41Je vous coûte trois secondes et je reprends Maxime.
00:43Une chose simple, la taxe supplémentaire écologique sur le carburant qui coûte 18 centimes.
00:49Le certificat d'économie d'énergie.
00:51Ça, ce n'est même pas dans le budget de l'État.
00:53Pourquoi on ne l'enlève pas ? 18 centimes, déjà ça nous fait baisser.
00:56Pourquoi on ne l'enlève pas ? Vous demandiez Maxime des mesures simples.
01:00Une claque de doigts, ça n'existe plus.
01:01Je continue juste le raisonnement.
01:03J'en prie, je vais couper sur l'essence.
01:04Et après, je répondrai sur l'essence parce que ça m'agace.
01:05Et puis après, sur le reste de la dépense publique.
01:08On pourrait se dire, écoutez, il n'y a pas de raison de payer 1 euro ou 1,10 euro
01:14par litre d'essence d'impôt.
01:17Si on fait ça, il manque 40 milliards dans les caisses de l'État.
01:21Et donc, c'est un débat collectif qui est de dire, si on veut que le prix de l'essence,
01:24il corresponde au prix de la fabrication, de la distribution, du raffinage à la marge des distributeurs,
01:30l'essence pourrait être vendue 1 euro 10, 1 euro 20 et il n'y aurait pas la moitié qui
01:34est de l'impôt.
01:35Mais la nature a horreur du vide.
01:36Et donc, le débat collectif qui est passionnant, par quoi on ne rend pas à l'as ces 40 milliards
01:41avec deux possibilités ?
01:42Soit il faut faire des recettes à la place et qui les paye ?
01:47Et là, ça pose la question de la justice.
01:49C'est là où arrivent les riches.
01:51Pourquoi est-ce qu'on est obligé de payer des recettes ?
01:53Non, mais attendez, je n'ai pas terminé ma phrase.
01:55J'ai dit, il y a deux possibilités.
01:58Soit on compense cette recette de 40 milliards par 40 milliards ailleurs et on voit comment on les répartit de
02:03manière équitable.
02:04Soit, et moi je ne dis pas soit, il faut à mon avis faire les deux.
02:07Il y a des économies à faire parce qu'il n'y a pas un domaine dans lequel on ne
02:10peut pas faire des économies.
02:12Monsieur Gage, créer de la richesse, ça existait dans votre esprit ?
02:16Non, mais attendez, là vous parlez d'un problème fiscal.
02:18Après, il y a la question de la croissance.
02:20Créer de la richesse, c'est créer de la valeur.
02:22C'est développer des entreprises, c'est créer des produits.
02:24C'est vendre à l'externational.
02:26Mais ce n'est pas ça qui va régler le problème de savoir comment, là, immédiatement, on peut avoir un
02:32prix de l'essence qui est plus faible.
02:33On a bien compris.
02:34Moi, monsieur Gage, ce que je voudrais savoir, c'est quand le baril de l'essence était à 150 dollars,
02:39le baril de Brent, 150 dollars en 2009, enfin bon bref, ils ont fait une taxe flottante.
02:47D'accord ?
02:48Donc la partie, l'axise, qui était donc, elle, sur le volume, bougeait, je crois, et la TVA, ça venait
02:55compenser la TVA.
02:56C'est-à-dire que quand le baril de Brent augmentait, l'axise baissait.
03:00La TVA, on avait toujours des recettes de TVA, mais du coup, la hausse se faisait petit à petit.
03:06Attendez, je finis.
03:07Vous avez anticipé sur la proposition que j'allais faire, qui est celle que je ne comprends pas, qu'on
03:11n'est pas en œuvre tout de suite, qui est la taxe flottante.
03:14Ça a existé dans le passé, ça s'appelait la taxe intérieure sur les produits pétroliers flottants.
03:19Ça n'a pas marché, justement.
03:20Oui, mais parce qu'on ne se donne pas les moyens sur l'assise.
03:23C'est 68 centimes l'assise aujourd'hui.
03:25Et si vous dites, le rendement de cette assise doit être maintenu, mais en en baissant le montant qui est
03:34payé par les personnes.
03:35Et le problème, il est là.
03:36On ne peut pas dire que payer son essence, ça doit être payer des impôts.
03:40Il n'y a pas un seul autre bien de consommation à ce point indispensable qui est autant taxé.
03:45Et donc moi, c'est pour ça que je pose le débat.
03:48Soit il y a d'autres recettes, soit il y a des économies.
03:50Il faut faire les deux.
03:51Et le débat démocratique auquel on est tous confrontés, quelles sont les économies qu'on fait et quelles sont celles
03:56que tout le monde est prêt à accepter ?
03:58Parce que derrière chaque économie, il y a des secteurs d'activité qui vont dire, oui, mais vous nous privez
04:02d'aide.
04:03Il y a des prestations qui vont devoir baisser.
04:07Et puis derrière chaque recette juste.
04:08Il faut que la parole tourne.
04:09Moi, je suis pour une répartition juste.
04:11Est-ce qu'il faut taxer les riches ?
04:12Il faut que chacun contribue en fonction de ses revenus et de la progressivité de l'impôt.
04:17C'est quand même ça la justice sociale.
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