00:00Exaspérée, inquiète, en colère, vous dites quoi par rapport au sondage de ce soir ?
00:04Lassée.
00:04Lassée ?
00:05Voilà, vous ne l'avez pas mentionné.
00:05Je ne sais pas s'il y avait l'assitude dans les résultats du sondage.
00:08Lassée parce qu'en fait, alors après, attention, je vais quand même préciser que moi je vis à Paris, j
00:14'ai cette chance-là,
00:15et je travaille à Paris, donc je bénéficie du métro et du Vélib de Madame Hidalgo, et des autres.
00:24Quand le temps me le permet.
00:25Voilà, quand ça marche.
00:26Mais en fait, j'en suis arrivée à un point où cet été, je suis partie en vacances en Espagne
00:32en voiture,
00:35et j'ai eu la bonne surprise d'avoir, je ne sais pas, j'ai passé les meilleures vacances de
00:39ma vie, c'était 1,70€ le litre.
00:42On était avec mon conjoint en train de prendre des photos tellement c'était fou.
00:44On est rentrés, on a fait le max de plein, vous rentrez et après vous vous reprenez la douche froide.
00:49C'est un côté très cher aux Espagnols.
00:52Mais vous n'êtes pas Espagnol, donc vous en avez profité.
00:55Exactement, voilà, bon c'est l'histoire.
00:57L'Espagne va venir vous demander des comptes.
00:59Peut-être, mais en tout cas, moi j'en suis arrivée à un point de lassitude, là on parle du
01:04carburant, comme je vous l'ai dit, je ne suis pas impactée.
01:06La seule chose que je me dis, c'est qu'on est en train de parler, et merci de nous
01:10donner cette parole-là, mais il ne va encore rien se passer.
01:13Parce que tout le monde va se tirer la bourre sur les plateaux télé, dans 8 mois, ils ont un
01:18seul objectif, et là encore une fois, quand je dis ils, c'est toute la sphère politique, ont un seul
01:23objectif, c'est briguer le pouvoir.
01:26Donc, tant qu'ils n'auront pas ça, ils continueront à se balancer des petits pics, etc.
01:30Mais nous, vous vous souvenez de cette phrase de Marie-Antoinette, qu'on leur donne de la brioche ?
01:36On en est exactement là.
01:37Avant, il y avait une France, avec des hommes politiques qu'on aimait ou qu'on n'aimait pas.
01:41Aujourd'hui, il y a deux Frances.
01:42Il y a les politiques, et il y a nous.
01:44Et en fait, il n'y a plus personne qui nous entend, plus personne qui nous étudie.
01:48On nous fait croire, on nous dit, attendez, tiens, un bon cadeau.
01:51Toi, attends, je vais voir ce que je peux faire pour toi.
01:54Toi, il faut vraiment répartir, parce que tu gagnes beaucoup, donc il faut vraiment que tu redonnes encore plus de
01:59ce que tu as.
02:00Et en fait, rien ne va avancer.
02:02Donc, je comprends, parce que j'ai vu, notamment une femme qui élève seule ses deux enfants,
02:08et qui se tape des trajets aller-retour qui est en province, et qui en a pour 400 euros par
02:11mois de carburant.
02:12Je suis outrée, et personne ne prend le problème à bras-le-corps.
02:18Personne, je suis d'accord avec M. Tréard, n'a le courage de confronter le truc,
02:23et d'essayer de mettre un peu de, comment dire, de casser la brique, une fois pour toutes.
02:27Mais à un moment donné, là, on est en train d'aller droit dans le milieu.
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