00:00Mais franchement, comme mon camarade, les trois.
00:03Après, moi je pense que je mettrais surtout la colère en premier.
00:07La colère en premier ?
00:08La colère en premier, oui.
00:09Parce que je dis à un moment donné, on s'est habitué à des choses qu'on ne devrait pas
00:12s'habituer.
00:13Et parce que tout le monde n'habite pas dans les grandes villes, dans les métropoles.
00:17Il y a la France de la ruralité, la France des campagnes.
00:20Moi j'habite à 50 kilomètres de mon lieu de travail.
00:23Donc tous les jours, je suis obligé de prendre la voiture pour aller travailler.
00:26C'est-à-dire 100 kilomètres tous les jours ?
00:27100 kilomètres tous les jours.
00:27Donc la voiture, pour beaucoup de millions de Français comme moi, ce n'est pas une nécessité pour pouvoir se
00:33loger, pouvoir se nourrir.
00:35Là, actuellement, on travaille pour surveiller, pour payer les carburants.
00:39Et on n'arrive même plus à s'alimenter correctement.
00:41Parce qu'à un moment donné, on ne doit pas s'habituer à un prix de gasoil qui dépasse les
00:4710 euros, 10 euros et quelques.
00:49Alors quand je me rappelle, pour 1,50 euros, 1,60 euros, les Français étaient sortis dans la rive.
00:54Pour certains, pour beaucoup.
00:55C'était du temps des gilets jaunes en 2019.
00:57Les gilets jaunes en 2019, pour beaucoup, ils n'avaient jamais fait une manifestation par les passés.
01:03Donc ne soyons pas résignés parce que moi, je dis très clairement, je vous parle calmement, mais avec une colère
01:08immense qui est en moi.
01:10Si on continue à être résigné et qu'on ne fait rien, ils vont continuer, excusez-moi, ils vont augmenter
01:14à 2,50 euros, 2,60 euros.
01:16Ça va arriver même à 3 euros.
01:17Tant qu'on ne fait rien, ils vont continuer à nous antiber, mais sec.
01:20Excusez-moi.
01:20Non, mais excusez-moi.
01:21On va rester courtois.
01:25Donc du coup, moi j'ai dit à un moment donné...
01:27Ça veut dire quoi tant qu'on ne fait rien ?
01:29Tant qu'on ne fait rien, c'est-à-dire, le peuple français, pour l'instant, et les politiques se
01:32disent, nous sommes résignés, on ne bouge pas les petits doigts, personne n'aille manifester.
01:37Moi j'ai dit, il faut qu'on sorte dans la rive.
01:39Parce qu'à un moment donné, là, on n'a plus rien à perdre.
01:41À ce point-là, on travaille...
01:42Vous vous dites, c'est maintenant, on y va.
01:43Non, c'est maintenant, maintenant.
01:44Parce qu'on n'a rien à perdre.
01:45Là, on servit.
01:47Qui travaille pour dire...
01:48J'en connais même des gens, beaucoup de gens, parce que si vous voulez, je suis quelqu'un qui est
01:52engagé, je suis délégué syndical.
01:54Des collègues à moi, beaucoup de personnes qui ont rénoncé à partir en vacances cet été.
01:59Vous imaginez qu'on en arrive là, qu'une personne, une famille travaille toute l'année, et ils n'arrivent
02:03même pas à se payer une semaine de vacances.
02:06Pour offrir au moins à ses enfants, à sa femme.
02:08Il va y avoir de l'anxiété, les gens se diront, je travaille pour rien.
02:11Donc ma vie, elle sert à quoi ?
02:13C'est ça que vous voulez pour la France ?
02:15Mais les politiques-là, il faut prendre des mesures, des mesures drastiques.
02:18Mais maintenant, ce n'est pas demain.
02:20– Attendez, vous dites...
02:20On va reparler évidemment tout dans la soirée, vous dites mesures drastiques.
02:23Pour l'instant, le gouvernement dit qu'on ne peut pas baisser les taxes, on ne peut pas bloquer les
02:26prix, etc.
02:27– Ils disent qu'ils ne peuvent, parce que c'est la lutte de pays.
02:29Si demain, nous tous, on descend dans l'arrêt pacifiquement,
02:32personnelle travaille, on bloque tout, l'économie du pays,
02:34ils vont trouver une solution.
02:35Moi, je vous le dis, moi.
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