00:01Bonsoir Maxime, bonsoir à tout le plateau, à tous ceux que je connais.
00:03Écoutez, je suis à Miami, voyez, hop, regardez, le petit lac sympa.
00:09C'est pas de bon, c'est pas beau, mais ouais, Miami.
00:13Pourquoi vous êtes parti, ou plutôt reparti à Miami, et vous avez voulu quitter la France ?
00:18Tout simplement parce que j'en ai marre d'être taxé en fait, en tant que chef d'entreprise en
00:23France,
00:23c'était plus soutenable, que ce soit les taxes qu'on paye, que ce soit l'insécurité,
00:29que ce soit les services publics qui déconnent.
00:32À un moment donné, ça a un ras-le-bol, tout simplement, et puis j'ai fait comme des milliers
00:36de Français, je suis parti.
00:38Et pas de regrets là ? On vous manque pas ?
00:41Alors honnêtement, je vais vous dire franchement Maxime ce que je pense.
00:45Vous me manquez, BFM me manque.
00:48Bon, après, de là à peser entre si je regrette d'être parti ou pas, non, en fait, je regrette
00:53absolument pas.
00:55Bon alors, restez avec nous parce que ça fait déjà réagir.
00:57Il me semble avoir entendu un indécent du côté d'Iliès.
01:00Pourquoi vous dites que c'est indécent ?
01:01Absolument.
01:02Vous savez, moi, sans les impôts, j'ai 24 ans, donc sans les impôts, je n'aurais pas pu continuer
01:08mes études.
01:08Après mon bac, ce qui m'a accompagné dans mes études, c'était le fait de pouvoir bénéficier d'une
01:13bourse,
01:13ensuite d'un logement Crous, ensuite d'Europe à Crous.
01:16Et je voulais répondre tout à l'heure à une lignée, en fait, de personnes qui faisaient que se plaindre,
01:20dont Manigua et Liberda, d'autres personnes qui disaient trop d'impôts, trop de taxes, trop de taxes.
01:23Bon, en dehors du fait qu'il y a une personne quand même qui s'est plaint qu'on n
01:25'a pas acheté le Canadair cet été,
01:26alors qu'en réalité, c'est aussi une dépense publique.
01:29On a passé un été sous canicule avec, dans les logements Crous, en fait, qui manquent aujourd'hui en France
01:35pour les étudiants,
01:37à plus de 42 degrés.
01:38Personnellement, dans mon logement, il faisait 42 degrés.
01:40Il y avait des gens qui étaient obligés de dormir dans des parcs à Paris, parce que je ne vous
01:44imagine pas le béton.
01:45Évidemment.
01:46Il devait dormir sur le sol, dans les parcs, pour pouvoir avoir un peu de fraîcheur la nuit.
01:50Et dans ce contexte-là, dire, en fait, moi, j'en ai marre d'être taxé, j'en ai marre
01:54des impôts,
01:55c'est aussi nous priver à nous d'une vie décente.
01:57Vous allez me dire, mais allez travailler.
01:59Non, non, mais attendez, attendez, attendez, attendez, attendez.
02:01Il m'a un peu attaqué, je vais répondre.
02:03Attendez, juste, vous allez me dire, allez travailler, mais ça ne suffit pas, monsieur.
02:07En fait, ça ne suffit pas.
02:07On ne peut pas aller travailler et performer.
02:09Vous préférez rester dans les parcs à prendre le sol ?
02:10On ne peut pas travailler et performer académiquement de manière hyper stable.
02:13On nous demande à la fois d'être des étudiants parfaits, qui ne redoublent pas avec un bon dossier,
02:20et à la fois de travailler ce qu'on peut faire, mais pas sans difficulté.
02:23Et par ailleurs, je tiens juste à dire que moi, vous voyez ma situation actuelle, je suis étudiant.
02:28Si demain, moi, je paye des impôts, même plus d'impôts, je serais fier de payer des impôts.
02:32Mais Ilia, c'est pas la question ?
02:33Attendez, attendez, attendez, vous allez tous pouvoir réagir, je vous promets.
02:36Je veux juste que Domenico réagisse à ce que dit Iliès, parce que Iliès vous dit c'est indécent,
02:40ce que vous êtes en train de raconter, Domenico.
02:43Écoutez, faisant de la part de quelqu'un de gauche, ce n'est pas surprenant,
02:47mais le jour où il paiera des impôts, on en reparlera.
02:49Le jour où il paiera des emplois, on en reparlera.
02:51Pour l'instant, il n'a tout à prouver le jeune homme.
02:54Mais vous savez, ici aux Etats-Unis, et je vais vous parler spécifiquement de la Floride,
02:59puisque c'est là où je vis et c'est là où je connais, vous savez, il y a des
03:02étudiants aussi.
03:03Ils ne font pas tous des prêches sur la longueur de leur nuit.
03:06Il y a aussi des bourses, ils y arrivent aussi par rapport au sport,
03:10ils y arrivent par rapport à plein de choses.
03:11Et contrairement aux étudiants français, c'est que eux, quand ils sortent de l'université ici avec un diplôme,
03:16ils ont un job à la clé.
03:17C'est la différence des trois quarts des étudiants français en fait.
03:20C'est fou.
03:20Donc, il y a un moment donné, c'est bien de dire oui, il faut payer des impôts,
03:24il faut payer ceci, il faut payer cela.
03:26Moi, il y a un moment donné, j'en ai marre que, en fait,
03:29excusez-moi le terme, mais le strict qu'on donne,
03:31il serve à tout le monde et pour aucun résultat.
03:34Il y a un moment donné, ici, prenez l'exemple des universités,
03:39c'est sur sélection.
03:41Ce n'est pas tout le monde qui y va.
03:42Le problème en France, c'est qu'il n'y a aucune sélection, il n'y a rien.
03:45Même le dernier des crétins, il peut aller à la fac,
03:47il peut aller à l'université alors qu'il n'a pas sa place.
03:50Donc, c'est comme ça, même s'il va redoubler et que ça n'est,
03:52j'ai envie que mes impôts, ils servent à ceux qui sont aptes à faire des études.
03:56Et je pense qu'il y en a d'autres qui sont, et ça a été mon cas,
03:58donc je n'ai aucun problème là-dessus,
04:01il y en a d'autres qui ne sont pas faits pour faire des études
04:03et ces gens-là doivent aller bosser.
04:06On vous entend, Domenico, et on voulait vous passer ce coup de fil.
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