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- il y a 7 semaines
- #punchline
Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.
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00:00:00Bonsoir à tous, on se retrouve dans Punchline jusqu'à 18h30.
00:00:03Voulez-vous connaître le salaire de votre voisin de bureau ?
00:00:06Le gouvernement propose un projet de loi sur la transparence salariale
00:00:09qui permettrait de connaître les émoluments de vos collègues.
00:00:12Du rififi en perspective à la machine à café, on vous explique tout.
00:00:17Donald Trump propose lui 5000 dollars à tous les électeurs américains
00:00:21s'ils lui permettent de conserver sa majorité au Sénat et au Congrès le 3 novembre prochain.
00:00:25Une proposition folle, imaginons un instant
00:00:28qu'un candidat fasse la même chose en France.
00:00:31Enfin, où sont les femmes ?
00:00:32La présidente de l'Assemblée nationale, Yael Brown, vivait en Ammarque.
00:00:36On ne parle que des hommes et des candidats hommes en cette période électorale.
00:00:40Faut-il plus de femmes en politique ?
00:00:42On va en débattre ce soir avec nos invités.
00:00:44Mais d'abord, il est pile 17h, l'heure du rappel des grandes lignes de l'actualité avec Valérie Acnain.
00:00:47Bonsoir Valérie, voilà une femme.
00:00:52Bonsoir Laurence et bonsoir à tous.
00:00:53Va-t-on vers un allongement du délai de recours à l'interruption volontaire de grossesse ?
00:00:59Ce n'est en tout cas pas dans le programme du gouvernement.
00:01:02Selon Maude Bréjon, porte-parole du gouvernement,
00:01:04elle déclare même auprès de nos journalistes découvrir cette information.
00:01:09Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, déplore l'annulation du concert de Barbara Bouch à Amiens.
00:01:15Il déclare sur le réseau social X que conformément à ses instructions permanentes au préfet,
00:01:20toutes les garanties de sécurité avaient été apportées pour que l'artiste puisse se produire sans incident
00:01:26et dans les meilleures conditions possibles.
00:01:28La défense de la liberté d'expression ne doit souffrir d'aucun renoncement, ajoute-t-il.
00:01:33Dans le reste de l'actualité, le prix du gaz va augmenter de 6,3% au 1er octobre.
00:01:40Cette hausse d'environ 5,28 euros devrait concerner plus de 6 millions de ménages en France
00:01:46avec une offre indexée aux tarifs de référence.
00:01:48L'Algérie annonce la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis.
00:01:54Alger accuse Abu Dhabi d'ingérence.
00:01:56Selon le président Abdelmajid Tebboune,
00:01:59les Émirats mènent une action déstabilisatrice dans plusieurs pays de la région.
00:02:04Là où ils mettent le pied, le sang poule, a-t-il déclaré lors d'une interview télévisée.
00:02:09Cette triste nouvelle pour terminer,
00:02:11près de 10 000 animaux ont été abandonnés cet été.
00:02:13Un record, il s'agit principalement de chiens et de chats qui ont été recueillis dans 64 refuges de la
00:02:20SPA.
00:02:21Un chiffre qui augmente de 20,8% par rapport à 2025.
00:02:27Merci beaucoup Valérie Acknin.
00:02:28C'est absolument révoltant, pardon, mais on va faire une petite partie sur ces 10 000 abandons cet été.
00:02:33Vous avez raison.
00:02:33C'est inacceptable en fait.
00:02:35Crise économique, pas crise économique.
00:02:36On prend un animal, c'est un engagement à vie.
00:02:39C'est une responsabilité que nous avons par rapport aux animaux
00:02:43et c'est par rapport à ces situations d'abandon que l'on peut finalement quantifier notre déshumanisation.
00:02:49Absolument.
00:02:50On n'abandonne pas un chien ou un chat comme une valise sur le bord de l'autoroute.
00:02:52Oui, peut-être aussi que le fait qu'on les abandonne à la SPA n'est plus dans la nature
00:02:58ou n'importe où.
00:03:00Enfin, on peut le lire aussi comme une sorte de sensibilisation.
00:03:02Je ne sais pas s'ils sont tous à la SPA ou s'ils sont amenés à la SPA.
00:03:05Je ne sais pas si c'est des abandons à la SPA, des gens qui amènent leur...
00:03:08C'est effectivement autre chose.
00:03:10Parce qu'effectivement, l'abandon, on avait ces scènes d'abandon sur l'autoroute, etc.,
00:03:15qui sont absolument terribles.
00:03:17Il y en a encore.
00:03:18C'est un signe peut-être d'une meilleure prise en charge.
00:03:21Mais bon, il faudrait regarder exactement.
00:03:23Il y a l'assistanat de responsabilité.
00:03:24Parce que ce n'est pas parce qu'il y a une assistance à l'abandon ou une institution qui
00:03:28s'occupe des animaux.
00:03:28Il vaut mieux les remettre à la SPA, ce que je veux dire.
00:03:30Oui, que de les affacher à un arbre dans la forêt.
00:03:32Il y a eu des exemples cet été d'un nouveau chien.
00:03:35Attaché à l'arbre au milieu de la forêt.
00:03:37Et les chiens qui étaient laissés dans les voitures pendant la canicule.
00:03:41Oui, bien sûr.
00:03:41Tout est inacceptable.
00:03:43C'est un engagement qu'on prend.
00:03:45Ce n'est pas, encore une fois, un objet qu'on peut, comme ça, déposer sur le bord de la
00:03:49route,
00:03:49même si c'est à la SPA.
00:03:50Et la SPA est débordée.
00:03:52On ne sait plus quoi faire des animaux.
00:03:54Dans ces cas-là, il ne faut pas en acheter.
00:03:55Encore une fois, on ne s'engage pas si on sait qu'on ne peut pas s'en occuper sur
00:03:59le long terme.
00:04:00Voilà.
00:04:00C'était le petit coup de gueule de début d'émission.
00:04:02Éric Nolo n'est pas là.
00:04:02Mais s'il avait été là, je sais qu'il n'aurait plus soyez un autre petit coup de gueule.
00:04:08Louis de Ragnel est là aussi, muet, mutique sur les animaux.
00:04:10Je vous écoute, ça m'intéresse.
00:04:12Tant mieux, merci.
00:04:13Bonsoir, Laurence.
00:04:13Vous m'auriez dit l'inverse, ça m'aurait un petit peu embêtée.
00:04:16Mathieu Deves est avec nous.
00:04:17Bonjour, Laurence.
00:04:18On va parler dans un instant de la transparence salariale.
00:04:21Ça me fait beaucoup rire parce que ça, effectivement, ça va être la zizanie dans les entreprises.
00:04:26On va voir quelles conditions, etc.
00:04:28Mais on va commencer par quelque chose qui est un peu plus lourd, qui est Crépolle, Mathieu Devesse.
00:04:33Avec, je crois que c'est une information européenne, mon cher Louis.
00:04:36J.D. News, Laurence.
00:04:37J.D. News, voilà, encore mieux.
00:04:38Avec William Molinier.
00:04:39Voilà, William Molinier.
00:04:41Les suspects impliqués dans la mort de Thomas à Crépolle en novembre 2023 donnent du fil à tort dans la
00:04:46justice.
00:04:47Mathieu, expliquez-nous.
00:04:47Exactement, Laurence, c'est le moins que l'on puisse dire.
00:04:49Et rendez-vous compte, trois ans après les faits, on ne sait toujours pas qui a porté ce fameux coup
00:04:54de couteau mortel à Thomas.
00:04:56Donc, il y a trois ans, c'était en novembre 2023.
00:04:59Alors, on parle de 14 suspects, 14 personnes, des jeunes hommes, aujourd'hui âgés d'une vingtaine d'années.
00:05:04Cinq sont en détention provisoire.
00:05:06Et puis, les autres, ils sont libres, sous contrôle judiciaire.
00:05:09Et donc, 14 suspects qui sont littéralement en train de pourrir l'enquête.
00:05:13Regardez, par exemple, l'année dernière, vous avez eu une reconstitution numérique.
00:05:17Ça s'est passé au palais de justice de Valence.
00:05:19Pendant huit jours, on a essayé tout simplement de comprendre ce qu'il s'est passé, donc, à Crépolle le
00:05:24soir du drame.
00:05:25Et deux suspects ont proféré des insultes contre la juge.
00:05:28Attention, je vous préviens, c'est de la grande prose.
00:05:30La juge, sale, P-U-T-E, nique sa mère, voilà, sur le Coran, je vais la faire craquer.
00:05:35Et en prison, alors là, toutes les cases sont cochées.
00:05:38L'un des mises en cause a mis le feu à son matelas.
00:05:41Qu'est-ce qu'il a fait ensuite ? Il s'est filmé.
00:05:43Il a diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux depuis sa cellule en train de fumer,
00:05:47pas une cigarette, mais du cannabis, avant donc de diffuser la séquence sur les réseaux sociaux,
00:05:51une vidéo accompagnée d'un message dans lequel il assurait être heureux en prison.
00:05:56Il va peut-être y rester.
00:05:58Ensuite, dans d'autres cellules de suspects de l'affaire, vous avez des stupéfiants
00:06:01qui ont été retrouvés avec des téléphones portables.
00:06:05Là, je vous le rappelle, c'est bien sûr interdit.
00:06:06Et même des armes artisanales avec un couteau et une lame de 7 centimètres, Laurence,
00:06:11qui ont donc été retrouvées.
00:06:135 personnes en détention provisoire et 14 personnes mises en examen, donc, dans cette affaire.
00:06:18On marche sur la tête.
00:06:20C'est le condensé de tout ce qui ne marche pas dans notre système judiciaire.
00:06:24Je pense au proche de Thomas, qui, trois ans après, ne savent toujours pas
00:06:28qui a donné le coup de couteau, qui voit ses agissements.
00:06:30Franchement, je serais absolument hors de moi.
00:06:33Eugénie Basté, il y a tout.
00:06:34On insulte les juges, on fait des incidents au tribunal,
00:06:37on se filme dans sa cellule, on met le feu à son matelas,
00:06:39on filme avec un téléphone qu'on a et qu'on peut mettre sur les réseaux sociaux,
00:06:43on filme de la drôme, on a des couteaux.
00:06:46Il n'y a rien qui va dans cette histoire.
00:06:47Les mots nous manquent pour qualifier ce comportement absolument délirant.
00:06:53Ce qu'on voit, en tout cas, c'est que ces suspects sont loin d'être...
00:06:57On est loin de l'histoire qu'on a pu raconter du bal populaire
00:06:59qui aurait dérivé de bandes de jeunes qui se seraient affrontées.
00:07:02On voit bien qu'ils ont quand même un profil assez particulier de violence
00:07:05et d'usage de stupéfiants qui, déjà, s'éloignent de ce profil-là.
00:07:11Et, deuxième chose, on voit la loi du silence qui règne parmi les suspects.
00:07:15Donc, il y a vraiment quelque chose de clanique pour en arriver à se taire,
00:07:18pour se protéger mutuellement, alors qu'ils encourent tous des peines de prison.
00:07:22On voit qu'il y a quelque chose de vraiment clanique
00:07:24qui renforce d'ailleurs l'affrontement, peut-être la thèse d'un affrontement communautaire
00:07:29avec des bandes qui sont soudées par un lien très, très fort.
00:07:32Et du racisme anti-blanc qui a été mis dans la procédure par la justice aussi.
00:07:38Oui, bien sûr.
00:07:40Et, rendez-vous compte, on ne sait toujours pas qui a commis ce crime.
00:07:43Je me mets à la place de la famille, des parents de Thomas.
00:07:46C'est absolument terrifiant.
00:07:47Et de se dire que ces jeunes se tiennent par la loi du silence,
00:07:51il y a quelque chose, effectivement, dans lequel la justice paraît impuissante.
00:07:55Et que, non seulement, on n'arrive pas à leur faire avouer quoi que ce soit,
00:07:57mais qu'en plus, ils narguent la justice, ils narguent le système.
00:08:00Ils font un bras d'honneur, excusez-moi, à la République.
00:08:03Oui, totalement.
00:08:04Enfin, un bras d'honneur au moins aussi à la magistrate, puisqu'ils se moquent d'elle, ils l'insultent.
00:08:08Et puis, on voit vraiment, en fait, une justice désemparée.
00:08:11Vous avez donc tous ces signalements qui sont consignés.
00:08:14Et puis, en réalité, il ne se passe pas grand-chose.
00:08:16Tout le monde sait que la plupart, enfin, ils seront tous libérés au moment où aura lieu le procès,
00:08:22véritablement, pour Crépole.
00:08:23Donc, ça, c'est quand même une blessure de plus pour les familles des victimes de Crépole.
00:08:29Et puis, là où je rejoins Eugénie, ce qui est extrêmement grave,
00:08:32c'est qu'on voit bien qu'ils sont en train de s'organiser pour empêcher la manifestation de la
00:08:35vérité.
00:08:36Et on voit une justice, encore une fois, qui a l'air un peu dans les cordes.
00:08:39C'est-à-dire qu'ils subissent, ils se plaignent un peu, ils disent que c'est une situation qui
00:08:46n'est pas agréable
00:08:47pour les magistrats, pour les policiers.
00:08:49La reconstitution a été extrêmement compliquée aussi,
00:08:52puisque au moment de la reconstitution, il y a notamment une des personnes mises en cause
00:08:56qui insultaient un magistrat, refusaient même de faire ce que demandait le magistrat.
00:09:03Et à la fin, on finit par se dire, bon, on ne connaîtra pas la vérité.
00:09:08Pour la justice, manifestement, ce n'est pas si grave que ça.
00:09:10Moi, c'est ça que je trouve.
00:09:12Il n'y a aucune crainte de la justice.
00:09:14C'est-à-dire que, normalement, dans un monde à peu près sensé,
00:09:18on ne fait pas ça devant un magistrat, on fait attention à ce qu'on fait,
00:09:21on se tient à carreau en prison, parce qu'on a peur de se voir reprocher son mauvais comportement,
00:09:28de voir sa peine aggravée parce que, justement, on s'est mal comporté.
00:09:31Là, ils s'en foutent complètement.
00:09:33Me voir pire, Rachel Kahn.
00:09:36C'est pire que ça, je crois.
00:09:38C'est-à-dire qu'effectivement, il y a eu le message, c'est-à-dire,
00:09:42votre autorité ne m'impressionne pas.
00:09:44Et c'est plus que de l'insolence, c'est de l'insulte dégueulasse
00:09:50par rapport, évidemment, aux familles et à l'ensemble de la société française par ailleurs.
00:09:54Mais finalement, j'ai le sentiment aussi que c'est parce que ce sont des piliers de la République
00:09:59qui tiennent notre pays, c'est-à-dire la justice, la police ou l'école,
00:10:03qu'il faut les insulter et qu'il faut les piétiner par ce genre de comportement.
00:10:07Mathieu Devesse, donc 14 suspects, 9 sont libres à l'heure où on se parle.
00:10:10Oui, exactement, sous contrôle judiciaire, 5 en détention provisoire.
00:10:13Et puis, je veux revenir sur les images que vous avez vues.
00:10:15Ça, c'était un roman sur Isère, il y avait eu une marche blanche il y a 3 ans
00:10:18avec tous les copains de Thomas, Thomas Perrotto, qui était joueur de rugby,
00:10:22il avait 16 ans, et tous ses copains qui étaient enlacés pour faire ce trajet
00:10:26jusqu'au club de rugby où il passait toute sa vie.
00:10:29Et puis donc, cet affrontement, on le sait, entre ces quartiers de la monnaie,
00:10:32quartiers défavorisés de roman sur Isère, avec les joueurs de rugby.
00:10:35Et donc, toujours pas d'indice sur ce fameux coup de couteau mortel.
00:10:39Mais qui a bien porté ce coup de couteau mortel à Thomas ?
00:10:41Est-ce que l'arme du crime a été retrouvée d'abord ?
00:10:43Non, pas qu'on sache.
00:10:46Et la justice a bien mentionné la question du racisme anti-blanc, on est d'accord ?
00:10:51Oui, effectivement.
00:10:52Les juges d'instruction qui ont mentionné cette question du racisme anti-blanc
00:10:55sur la page de témoignages de personnes qui étaient présentes
00:10:58à ce bal de village de Crépole, 500 habitants.
00:11:00Puis le parquet a fait appel, en l'occurrence, par contre.
00:11:03Donc, à voir si à la cour d'assises, ce sera retenu ce racisme anti-blanc dans l'affaire de
00:11:08Crépole.
00:11:09Autre affaire rapidement, ce qui s'est passé à Putot, qui est pourtant une ville de l'agglomération parisienne assez
00:11:16calme,
00:11:17où un jeune, c'est ça, un homme de 30 ans, est mort dans la nuit de 23 au 24
00:11:22août,
00:11:23est mort après avoir été battu à mort, c'est ça ?
00:11:26Exactement, aujourd'hui, on a davantage d'informations.
00:11:28Étienne, il avait 31 ans, il habitait donc Putot, c'est dans les Hauts-de-Seine, on est dans l
00:11:32'ouest de Paris.
00:11:33Et donc, il a grandi à Putot, il travaillait dans la restauration depuis une dizaine d'années,
00:11:38lycéen à Neuilly-sur-Seine, un CAP dans la vente.
00:11:40Puis, il a travaillé dans plusieurs commerces, dans l'ouest de Paris, sur Rennes, Boulogne-Biancourt.
00:11:45Et donc, le 23 août dernier, qu'est-ce qu'il s'est passé ce jour-là ?
00:11:48Eh bien, aux alentours du nord du matin, Étienne a été retrouvé inconscient par un passant sur la voie publique,
00:11:54grièvement blessé au visage, à Putot, là où il a grandi.
00:11:58Alors, les caméras de vidéosurveillance vont parler, elles vont montrer qu'Étienne a été suivi.
00:12:02Il a été suivi par un homme.
00:12:04Malheureusement, on ne voit pas l'agression sur ces caméras de vidéosurveillance.
00:12:07En revanche, on distingue bien un homme qui prend la fuite avec le sac à dos d'Étienne et le
00:12:13téléphone d'Étienne.
00:12:14Le 1er septembre, Étienne meurt.
00:12:17Il meurt des suites de ses blessures à l'hôpital.
00:12:19On a un mandat de recherche qui va être diffusé pour connaître le suspect.
00:12:23Là, vous voyez cette photo d'Étienne.
00:12:26Et puis, on va retrouver le suspect.
00:12:274 jours plus tard, le 1er, Étienne meurt.
00:12:30Le 5 septembre, on retrouve le suspect grâce à l'analyse ADN du sweatshirt de la victime d'Étienne,
00:12:35qui mène rapidement vers la piste de Samir.
00:12:39Samir, c'est un ressortissant soudanais, bien connu des services de police,
00:12:43sans domicile fixe, en situation irrégulière, sur le territoire français,
00:12:48également visé par une OQTF.
00:12:49Vous le savez, sur CNews, on en parle régulièrement, obligation de quitter le territoire français.
00:12:53Ce soudanais, on l'a appris il y a peu, il a été mis en examen du chef de vol
00:12:57avec violence ayant entraîné la mort.
00:12:59Et il a été placé en détention provisoire, bien sûr, il y a trois jours, Laurence.
00:13:03Écoutez, c'est terrible.
00:13:05Là encore, l'histoire se répète.
00:13:06Je crois qu'il n'y a pas un jour sans ce type de...
00:13:08Non, mais ce qui est terrible, c'est qu'il y a des...
00:13:12Dans la vie, il y a des accidents auxquels on ne peut pas échapper, il n'y a pas zéro
00:13:17risque.
00:13:18Mais là, que cet individu soit sur le territoire français depuis trois ans, alors qu'il en OQTF depuis trois
00:13:21ans,
00:13:22que l'État n'ait rien fait, qu'il y a toujours une centaine de marginaux qui traînent comme ça
00:13:26dans la défense,
00:13:28dans cette zone qui est très désertée la nuit, parce que c'est une zone de bureaux,
00:13:32et la nuit, il y a des marginaux qui traînent, parmi lesquels de nombreux migrants,
00:13:36et que l'État ne fasse rien.
00:13:38Là, il y a une responsabilité de l'État, qui est là pour contrôler ses frontières,
00:13:41pour faire appliquer le droit, et le droit n'a pas été appliqué.
00:13:44Et c'est une affaire qui en ressemble à beaucoup d'autres,
00:13:46et je pense qu'il y a une énorme exaspération des Français,
00:13:49et que l'État doit répondre sur ces sujets qui sont majeurs,
00:13:54qui sont des sujets régaliens, où il est dans son rôle,
00:13:56et qu'il n'agit pas comme il devrait le faire.
00:13:58On est entièrement d'accord sur la question OQTF, après sur Plutaud,
00:14:01c'est une ville ultra sécurisée, il y a beaucoup de caméras de vidéosurveillance,
00:14:04où c'est plutôt calme en général.
00:14:07Et là, effectivement, on revient au QTF.
00:14:09Là où je rejoins ce que dit Eugénie,
00:14:11vous avez beau avoir la ville la plus sécurisée de France,
00:14:14avoir des polices municipales surarmées,
00:14:16avoir des caméras de vidéoprotection partout,
00:14:18si l'État central laisse en liberté des OQTF dangereux, violents,
00:14:23dont on ne sait à peu près rien, vous ne pouvez rien faire.
00:14:27Le problème, c'est que les mairies font ce qu'elles peuvent,
00:14:30et de l'autre côté, si l'État central est faible,
00:14:32si l'État central ne fait pas respecter l'État de droit
00:14:35et le respect de ses frontières,
00:14:37à ce moment-là, tout est inefficace.
00:14:39Dernier mot, Rachel, sur cette affaire-là.
00:14:42Je partage exactement ce qu'a dit Eugénie et Louis,
00:14:45mais en fait, ce genre de drame,
00:14:48le fait que l'État ne prenne pas ses responsabilités
00:14:50et ne prenne pas à bras-le-corps la loi,
00:14:53l'application de la loi,
00:14:54ça génère aussi par ricochet
00:14:57beaucoup de choses en matière de discrimination
00:14:58et de racisme, et certains partis politiques en jouent.
00:15:01C'est-à-dire que parce que la loi n'est pas appliquée,
00:15:03on a d'un côté l'extrême-gauche, en fait,
00:15:05qui se targue, en fait, de tout, peut-être,
00:15:09extrême-droite ou anti-discrimination,
00:15:13etc., etc., alors même qu'il s'agirait simplement
00:15:15d'appliquer la loi pour que nous puissions vivre
00:15:17en toute sérénité dans ce pays.
00:15:18Il y a beaucoup de propositions des candidats à la présidentielle
00:15:23pour tenter de réguler ces flux
00:15:24et d'expulser les OQTF.
00:15:27On verra ça au fil de la saison présidentielle
00:15:29que nous vivrons ensemble.
00:15:31Allez, merci beaucoup, Mathieu Develle.
00:15:32Merci à vous.
00:15:33On va passer à un sujet un peu moins lourd,
00:15:36on va se dire, avec la transparence salariale.
00:15:38Est-ce que ça va être la guerre au bureau
00:15:40pour savoir si votre voisin,
00:15:43mais qui est sur le même plan hiérarchie que vous,
00:15:45attention, c'est pas qu'il y ait un changement d'hiérarchie,
00:15:48gagne plus que vous.
00:15:49Félix Pérolas, vous êtes avec nous depuis l'Élysée.
00:15:52Bonsoir.
00:15:53Ça a vraiment été évoqué, là, pour un projet de loi ?
00:16:01Oui, tout à fait.
00:16:02C'était l'objet du Conseil des ministres.
00:16:04Plus de transparence sur la rémunération
00:16:06et sur l'égalité entre les femmes et les hommes.
00:16:09L'objectif, il est clair, plus d'égalité,
00:16:12plus de transparence et plus d'équité.
00:16:15Ce projet de loi qui imposerait plusieurs règles aux entreprises,
00:16:20les entreprises qui devront publier les informations
00:16:23de rémunération de ces salariés à travail égal,
00:16:27par sexe et par catégorie.
00:16:29En revanche, il ne sera pas possible pour un salarié
00:16:32de connaître le montant exact de rémunération de son collègue.
00:16:37Alors, si l'écart, il est trop important dans l'entreprise
00:16:41et qu'il n'est pas justifié,
00:16:43l'entreprise devra s'engager à prendre plusieurs mesures
00:16:47pour justifier cela.
00:16:49En revanche, il pourrait y avoir des pénalités financières
00:16:52si les informations sur la rémunération ne sont pas publiées.
00:16:56Merci.
00:16:57Félix Pérolas avec Antoine Durand devant l'Élysée.
00:16:59Alors, bien sûr, on se préoccupe de la transparence,
00:17:01mais pas de rapprocher le brut du net,
00:17:04pas de faire en sorte que...
00:17:05Mais ils sont tellement à côté de la plaque.
00:17:07On a un Emmanuel Macron qui a parlé plusieurs fois
00:17:11pendant ces campagnes présidentielles, etc.,
00:17:12de simplification.
00:17:13Tout le monde parle de simplification.
00:17:14On dit qu'on a un code du travail qui écrase les entreprises
00:17:16et qu'il faut le réduire.
00:17:17Et là, qu'est-ce qu'on fait ?
00:17:18On rajoute une norme, une transposition d'une directive européenne,
00:17:21encore une fois, qui est transposée en France,
00:17:24qui va rajouter une couche aux entreprises.
00:17:25Vous croyez que les entreprises,
00:17:26elles n'ont pas autre chose à faire
00:17:27que de créer un outil pour mesurer...
00:17:30Pour expliquer, quoi.
00:17:31Pour avoir des récriminations, évidemment, dans tous les sens.
00:17:34Ça va créer encore des lourdeurs administratives.
00:17:36Et c'est toujours la même chose,
00:17:37c'est qu'il y a un lien toujours mécanique
00:17:39entre le progressisme et l'étatisme.
00:17:41C'est-à-dire qu'au nom d'un progrès,
00:17:43effectivement, l'égalité homme-fab,
00:17:44eh bien, on va demander à l'État
00:17:45de s'ingérer un peu plus
00:17:47dans la vie des entreprises,
00:17:48dans le privé, dans l'intimité,
00:17:50puisque ça fait partie aussi d'une forme d'intimité.
00:17:52Le salaire que l'on gagne,
00:17:53on n'a pas forcément envie que tout le monde le sache.
00:17:55Et donc, voilà, c'est au nom du bien.
00:17:57On donne un pouvoir de plus à l'État
00:17:58et qui va être une usine à gaz pour les entreprises,
00:18:04respecter toutes les normes sur l'égalité homme-femme,
00:18:06la parité, l'écologie, etc.,
00:18:09qui vont avoir une couche de normes supplémentaires.
00:18:10Moi, je suis absolument contre.
00:18:12Et évidemment, on n'a pas le choix,
00:18:13parce que c'est une norme européenne
00:18:14qu'on doit transposer.
00:18:15Écoutons juste ce qu'en pensent les Français.
00:18:16Je vous passe la parole, Louis et Rachel.
00:18:19Les avis sont partagés.
00:18:20Je pense que chacun a le droit
00:18:24à ne pas connaître le salaire de l'autre.
00:18:27Moi, je suis infirmière,
00:18:28donc on se parle déjà d'énormément de nos salaires
00:18:30entre nous, entre médecins et infirmières.
00:18:32Donc, nous, on est déjà assez transparents.
00:18:34On devrait peut-être plus demander aux politiques.
00:18:37Moi, je n'ai toujours eu aucun problème
00:18:40à dire combien je gagnais à n'importe qui dans ma boîte.
00:18:42Donc, oui, je n'ai aucun souci avec ça.
00:18:44De mon côté, globalement, bonne idée.
00:18:45Je ne sais pas si c'est une bonne idée.
00:18:46Après, chacun fait ce qu'il veut avec ses chiffres.
00:18:50Bon, alors, c'est une norme européenne, Rachel Kahn.
00:18:52Donc, évidemment, on va encore complexifier
00:18:56la vie des entreprises.
00:18:57Et on ne se posera pas la question
00:18:59juste de savoir si on peut gagner un peu plus.
00:19:03améliorer le pouvoir d'achat.
00:19:04Exactement.
00:19:05À l'heure où, vraiment, la question du pouvoir d'achat se pose
00:19:07et, par ailleurs, ça a des incidences d'un point de vue social
00:19:10et ça a des incidences aussi d'un point de vue
00:19:12de l'unité nationale.
00:19:15Là, on a l'impression qu'il y a une couche normative européenne
00:19:17qui se rajoute pour créer, finalement, aussi un peu de dissension,
00:19:22pas au sein de l'État, mais au sein, maintenant, de l'entreprise.
00:19:27Évidemment, on est pour la transparence,
00:19:28mais est-ce que, finalement, cette norme européenne
00:19:31s'applique aussi aux plus hautes sphères de l'État ?
00:19:33Parce qu'on aimerait bien savoir aussi ce qui se passe au niveau...
00:19:35Alors, on connaît les salaires des ministres...
00:19:38Non, mais au niveau...
00:19:39Oui, ils veulent même les baisser.
00:19:41Au niveau, je ne sais pas, des cabinets,
00:19:43de la transparence, de l'égalité des femmes,
00:19:45au niveau des cabinets...
00:19:47On connaît les salaires, mais il n'y a pas une communication
00:19:54sur ces salaires, comme là, cette communication sur l'entreprise.
00:19:57Oui, c'est vrai, Louis, allez !
00:19:59Ça vous permet, vous, de savoir si votre homologue...
00:20:02Non, mais je ne vous parle même pas du fond du sujet,
00:20:03c'est de la démagogie totale pour faire oublier
00:20:06le fiasco de la séquence actuelle.
00:20:08C'est-à-dire qu'honnêtement, les normes à transposer,
00:20:10cette norme en particulier, la France peut tout à fait s'asseoir dessus
00:20:14et repousser quand vous voulez et ne jamais le mettre en œuvre.
00:20:16Il n'y a pas de problème, il y a plein de normes
00:20:18qui sont dictées un peu plus au-dessus de nos têtes
00:20:20qu'on ne met jamais en œuvre.
00:20:22Mais c'est de la moraline un peu, non ?
00:20:25Moi, ce qui me gêne énormément dans ce sujet,
00:20:27c'est que dans ce sujet-là, précisément,
00:20:30ça puise dans les bons sentiments...
00:20:33Non, mais parce qu'on se dit...
00:20:34Ou pas, hein ?
00:20:34Non, mais facialement, c'est au nom du bien,
00:20:37au nom de l'égalité homme-femme.
00:20:39En fait, on ne peut pas être contre, en soi.
00:20:41Donc, vous, vous êtes pour l'inégalité homme-femme ?
00:20:42Non, mais c'est ça le débat dans lequel ils veulent nous entraîner.
00:20:48Et ce qu'on voit bien derrière tout ça...
00:20:50Mais c'est ça, on arrive de tuer le mérite.
00:20:52Mais bien sûr, je suis d'accord avec vous.
00:20:53C'est aussi un alignement systématique.
00:20:56Et les responsabilités.
00:20:57Pour moi, c'est de l'égalitarisme.
00:20:58C'est vraiment dans l'air du temps.
00:20:59L'écart d'égalité homme-femme, il est dit principalement
00:21:01au fait que les femmes n'osent pas demander des augmentations.
00:21:03Mais en fait, ce qu'il faudrait faire, c'est les encourager
00:21:05à en demander plus.
00:21:06Mais ça, ce n'est pas une mesure incitative.
00:21:08C'est de l'égalitarisme primaire.
00:21:09C'est vraiment les vieux concepts révolutionnaires.
00:21:12Et ce que je trouve navrant dans cette histoire-là,
00:21:13c'est que ça va jeter aussi la suspicion.
00:21:16Il y a plein de gens qui, quand ils vont regarder ça,
00:21:18vont se poser des questions sur le voisin.
00:21:20Et en fait, Emmanuel Macron, qui déplore systématiquement
00:21:23les passions tristes des Français,
00:21:24je trouve qu'il est en train de transmettre
00:21:25ses propres passions tristes à la société.
00:21:28Une mesure comme ça n'est absolument pas faite pour l'unité,
00:21:31mais elle est faite pour la division.
00:21:33Ça ne peut pas créer la paix dans une entreprise.
00:21:36Mais en France, on est un pays de la jalousie sociale.
00:21:38Bien sûr que c'est ça.
00:21:40Chez nous, c'est une situation de risque.
00:21:42Encore dans un pays protestant anglo-saxon,
00:21:44les gens y auront plus de transparence
00:21:45et accepteraient peut-être plus qu'il y ait des différences.
00:21:47Mais dans notre pays, c'est mettre de la dynamite
00:21:49entre les mains des syndicats.
00:21:51Là, ça veut dire que vous voulez mettre
00:21:51tous les salariés vraiment dans des grilles,
00:21:53dans des cases.
00:21:54Et donc, il n'y a plus du tout de notion de mérite,
00:21:56d'implication dans la boîte.
00:21:57Vous avez des gens qui ont des salaires,
00:21:59qui ont le même âge, qui ont la même expérience,
00:22:01mais il y en a qui travaillent plus,
00:22:02donc c'est normal qu'ils travaillent plus.
00:22:03Deux qui travaillent moins, c'est normal qu'ils gagnent moins.
00:22:05Alors, le ministre du Travail, M. Farandou,
00:22:07qui vient pourtant de l'entreprise,
00:22:08dit qu'il faut pouvoir parler de rémunération,
00:22:10ce n'est pas tabou.
00:22:10Non, ce n'est pas le sujet, ce n'est pas tabou.
00:22:12Mais il faut parler surtout d'engagement
00:22:14et de responsabilité.
00:22:15Moi, j'aimerais bien, justement,
00:22:17par rapport à la transparence et aux femmes,
00:22:18qu'on donne plus de responsabilité aux femmes
00:22:20et donc, en conséquence, un salaire plus important.
00:22:22Oui, mais le sujet, ce n'est pas ça.
00:22:24Ce n'est pas le sujet de cette fois.
00:22:26Les femmes n'osent pas demander d'augmentation.
00:22:29Et de responsabilité aussi, peut-être aussi.
00:22:31Alors, est-ce qu'on ne leur fait pas porter aussi
00:22:33le poids de leurs éventuelles maternités
00:22:35et en leur disant, je ne l'augmente pas
00:22:36parce que dans six mois,
00:22:37elle va me faire un arrêt maternité.
00:22:39Il y a une forme de confiance en soi aussi.
00:22:41Oui, la confiance en soi.
00:22:43Oui, merci, Louis.
00:22:44J'ai éprouvé la situation.
00:22:47Oui, non, mais voilà.
00:22:49Est-ce qu'elles n'osent pas aussi
00:22:50et est-ce que l'employeur ne leur fait pas inconsciemment
00:22:52poser dessus ça ?
00:22:54Oui, mais il y a un rapport qui vient de sortir
00:22:56du haut comité à l'égalité hommes-femmes
00:22:58qui montre d'ailleurs que l'écart de salaire
00:23:00entre hommes et femmes aujourd'hui,
00:23:00il est principalement lié à la maternité.
00:23:02Oui, les femmes ont des enfants,
00:23:03elles s'arrêtent,
00:23:05elles choisissent le temps partiel parfois par choix,
00:23:08beaucoup par choix,
00:23:08parce qu'elles veulent s'occuper de leurs enfants.
00:23:10Moi, je ne vois pas en quoi c'est criminel.
00:23:12Vouloir avoir une symétrie parfaite,
00:23:13ce n'est pas ça la civilisation non plus.
00:23:15Il y a aussi des différences entre hommes et femmes.
00:23:16Si les femmes ont davantage envie
00:23:18de s'occuper de leurs enfants,
00:23:19de se tourner vers du temps partiel,
00:23:21peut-être au détriment d'une rémunération,
00:23:23mais il n'y a pas que ça,
00:23:25ce n'est pas le seul critère d'une vie réussie.
00:23:27On est d'accord.
00:23:27Et donc je trouve que voilà...
00:23:28Justement, dans les politiques
00:23:30qui justement parlent d'incitation à la natalité,
00:23:34ce sujet-là devrait être pris en compte.
00:23:36Ah, la meilleure conciliation
00:23:37entre vie professionnelle et salariale, évidemment.
00:23:40Oui, on peut mettre les enfants
00:23:41à la maternelle d'un an,
00:23:42comme la France-Louis Moulo l'a fait.
00:23:44Allez, on fait une petite pause.
00:23:45On va se retrouver dans un instant,
00:23:46puis on va continuer à parler des femmes.
00:23:48Ah oui.
00:23:48Où sont les femmes ?
00:23:49Je crois que je vais vous laisser entre vous.
00:23:51Non, non, non, vous êtes le seul homme sur le plateau.
00:23:53C'est comme ça que j'envisage la parité, moi.
00:23:55Un homme pour trois femmes.
00:23:57Où sont les femmes ?
00:23:58C'est Yael Broun-Pivet qui pose la question
00:24:00notamment en politique.
00:24:01Allez, à tout de suite.
00:24:05On reprend en notre débat d'Empenshine
00:24:07avec Louis Dragnel, Rachel Kahn et Eugénie Bastis
00:24:09sur la place des femmes en politique.
00:24:11Où sont les femmes ?
00:24:14C'est la question qu'on se pose évidemment
00:24:15avec la bande son gauche.
00:24:18Allez, Patrick, vous connaissez ?
00:24:20Merci.
00:24:20Non, mais Louis, il ne connaît pas.
00:24:21Louis, il ne connaît pas.
00:24:23Non, mais je ne sais pas.
00:24:23Non, mais je ne sais pas.
00:24:24Je ne sais pas.
00:24:24Je ne sais pas.
00:24:24Je ne sais pas.
00:24:25Je ne sais pas.
00:24:25Oui, je sais pas.
00:24:25Variété française, vous n'êtes pas bon, Louis.
00:24:27Comment ?
00:24:28Vous n'êtes pas bon en variété française.
00:24:29Monsieur, on fait un trajet ensemble, vous verriez.
00:24:32Vous verriez.
00:24:32Vous verriez.
00:24:42Vous verriez.
00:24:43Alors, de ce fameux bloc central, même si ça ne veut rien dire.
00:24:46Mais c'est vrai qu'on ne met que des photos d'hommes.
00:24:47Alors, ça l'a énervé.
00:24:48Écoutez-la.
00:24:50D'abord, c'est une vision.
00:24:52Parce que la primaire, elle est là pour déterminer quel candidat.
00:24:55Pour le moment, on voit des programmes, des mesures.
00:24:59Qui a la vision ?
00:24:59On voit des hommes aussi, beaucoup.
00:25:01Mais je crois que Sébastien Lecornu n'est pas candidat.
00:25:03Donc, je ne sais pas pourquoi vous avez choisi cette photo-là plutôt qu'une autre.
00:25:06Franchement, moi, j'en peux plus.
00:25:08Excusez-moi, monsieur Le Tellier, mais je n'en peux plus de ces images où on voit quatre hommes.
00:25:11Vous auriez pu mettre Elisabeth Borne.
00:25:13Vous auriez pu mettre d'autres figures de la majorité.
00:25:15Vous auriez pu me mettre.
00:25:16Mais je ne veux plus voir ça.
00:25:18Excusez-moi, mais je ne veux plus voir ça.
00:25:20Elle n'a pas tort.
00:25:22Là, ils mettent monsieur Lecornu qui n'est pas candidat.
00:25:24Pardon.
00:25:24Non, mais elle est ridicule.
00:25:25Elle est ridicule.
00:25:27Elle est non.
00:25:28Yael Brown-Pivet, dès qu'elle ouvre la bouche, c'est pour dire je suis une femme.
00:25:32Votez pour moi, je suis en politique.
00:25:33Et d'ailleurs, elle a raison de le dire parce qu'elle est en politique à ce niveau-là parce
00:25:35qu'elle est une femme.
00:25:36Pas pour ses compétences.
00:25:37Non, mais c'est vrai.
00:25:38Moi, je veux bien plus de femmes en politique.
00:25:39Je ne veux pas plus de Yael Brown-Pivet.
00:25:41Aujourd'hui, en France...
00:25:42C'est voulant.
00:25:43Non, mais c'est vrai.
00:25:43Je suis désolée.
00:25:44J'assume totalement mes propos.
00:25:46Oui, mais un très bon bilan à la tête de la Sommelle Nationale.
00:25:49En Angleterre, il y a eu Thatcher.
00:25:50En Allemagne, il y a eu Merkel.
00:25:52En France, on n'a pas été capable de fournir une femme d'État alors qu'on a la parité
00:25:55à tous les niveaux.
00:25:55C'est bien que la parité ne produit pas des femmes politiques forcément compétentes.
00:26:00La loi de...
00:26:00On est le pays où on a le plus de lois sur la parité en politique.
00:26:05Depuis les listes sur les municipales jusqu'aux listes législatives.
00:26:09Il n'y a pas de pays qui fait plus de parité que nous.
00:26:11Plus qu'en Allemagne, plus qu'en Italie.
00:26:13En attendant, qui dirige l'Italie ?
00:26:14Une femme.
00:26:15Georgia Meloni.
00:26:15Non, moi, je pense qu'il faut arrêter de corréler, d'être dans la parité.
00:26:19Il faut des femmes.
00:26:19Il faut des femmes.
00:26:20Juste, donnons les moyens en femmes d'être...
00:26:22Mais si elle veut voter pour une femme, elle n'a qu'à voter pour Marine Le Pen.
00:26:25Si elle veut voter pour une femme, elle n'a qu'à voter pour Marine Le Pen.
00:26:27Elle a toujours dit obstruction au Rassemblement National.
00:26:30Si c'est bien d'avoir des femmes en politique, si c'est ça son critère absolu de la politique...
00:26:33Non, mais je le trouve très très dur sur le bilan de Yael Gronpivet,
00:26:36qui est une très bonne présidente de l'Assemblée Nationale,
00:26:37qui est respectée de tous les partis politiques et qui fait très bien son travail.
00:26:40Fin de la parenthèse.
00:26:41Non, mais là où Eugénie a raison aussi, même dans toute la société,
00:26:44et on le voit bien, la galère qu'ont les partis politiques à chaque élection
00:26:47à trouver des femmes justement pour la parité.
00:26:49Tout simplement parce qu'ils cherchent désespérément vraiment des femmes
00:26:53pour rejoindre leur liste, pour constituer des duos, des tickets.
00:26:56Ça ne fonctionne pas.
00:26:57Et aujourd'hui, il y a quand même une suspicion à chaque fois
00:26:59qu'il y a une nouvelle femme qui arrive en politique.
00:27:01C'est est-ce qu'elle fait partie du quota ou pas ?
00:27:03C'est ça.
00:27:04Non, mais en réalité, les discussions...
00:27:05Mais Yael Gronpivet ne tient que ce discours.
00:27:07Les discussions, Laurent, la réalité, les discussions qu'on a avec les personnalités politiques...
00:27:10On a dépassé ça quand même.
00:27:11Moi, j'ai connu une période où les femmes qui étaient en politique,
00:27:15tout le monde les respectait parce que précisément, il n'y avait pas de quota.
00:27:17Il y en avait tellement de choses.
00:27:19Mais il y a eu Christine Lagarde.
00:27:20Non, mais il y a eu plein de femmes remarquables.
00:27:22Il y avait plein de femmes brillantes.
00:27:23Et personne ne s'est posé la question.
00:27:25Un autre nom que Mme Lagarde.
00:27:26Mais non, mais il y en a plein.
00:27:28Mais même Ségolène Royal, candidate à la présidentielle.
00:27:30Personne ne s'est demandé si...
00:27:31Elisabeth Borne.
00:27:32Mais personne ne s'est posé la question.
00:27:35Je reprends Christine Lagarde.
00:27:36Personne ne se dit que c'est un quota.
00:27:38Personne ne se dit qu'elle est là au nom de l'égalité homme-femme.
00:27:40Elle est là.
00:27:41Christine Lagarde, vous avez l'air de douter.
00:27:42Non, parce que c'est une femme ultra compétente,
00:27:44qui est brillante et qui est respectée par tous.
00:27:46Et moi, je pense que le meilleur cadeau qu'on puisse faire
00:27:50pour les pousser à occuper des fonctions de médecins,
00:27:53de toutes les catégories supérieures,
00:27:56c'est simplement de les aider à avoir éventuellement
00:27:57plus confiance en elles,
00:27:59à les aider à faire des bonnes études.
00:28:00Mais vraiment, il n'y a que comme ça.
00:28:02Et ensuite, elles réussiront par elles-mêmes.
00:28:04Vous avez réussi par vous-même, Laurence.
00:28:06Ce n'est pas parce que vous étiez un quota,
00:28:07mais la réalité, c'est ça.
00:28:08Mais c'était bien plus dur pour une femme
00:28:10de réveiller dans ce métier que pour un homme.
00:28:12Mais aujourd'hui, quand même,
00:28:13vous avez des oeillères ou pas ?
00:28:14Attendez, est-ce que ça fonctionne mieux aujourd'hui ?
00:28:17Plus aujourd'hui, aujourd'hui.
00:28:18Quand j'ai commencé dans ce métier,
00:28:20je peux vous assurer.
00:28:20Non, mais le journalisme aujourd'hui est extrêmement féminisé.
00:28:22Et moi, ce que je reproche juste,
00:28:23je veux revenir parce que j'étais un peu dure.
00:28:24Oui, vous avez été un peu dure.
00:28:25Ce que je reproche à Yann Brombe-Vé,
00:28:26c'est de ne parler que de ce sujet,
00:28:28de se présenter à la présidentielle en disant
00:28:29« Moi, je suis une femme »,
00:28:30en gros, c'est son argument principal.
00:28:32Je trouve que ce n'est pas digne d'elle
00:28:35et qu'elle devrait plutôt avancer des idées
00:28:36sur comment elle voudrait voir la France,
00:28:38comment elle veut diriger la France,
00:28:39en quoi elle se distingue des autres candidats,
00:28:43plutôt que de sans cesse mettre en avant son sexe.
00:28:45Je trouve que c'est identitaire,
00:28:47c'est de la politique identitaire.
00:28:48Rachel.
00:28:49Moi, je trouve qu'elle a raison
00:28:52et que les faits sont là.
00:28:54C'est factuel, c'est réel.
00:28:56Et que par ailleurs, cette inégalité-là,
00:28:58cette inégalité de genre
00:29:01a tenté de se régler par la loi,
00:29:04mais que nous avons un problème de culture
00:29:05et problème de civilisation.
00:29:08Lorsque même, dans tous les domaines,
00:29:10lorsque nous sommes même en plateau,
00:29:12quand on voit le temps de parole des femmes
00:29:14par rapport à ceux des hommes,
00:29:16la confiance en nous que nous n'avons pas forcément,
00:29:19justement, parce que la parole des hommes
00:29:21est écrasante.
00:29:22Mais si, M. Louis de Ragnell...
00:29:23Je n'ai même pas parlé.
00:29:24Vous avez 10 points, 40 points.
00:29:28Je vous écoute religieusement, là, Rachel.
00:29:30Pas parce que vous êtes une femme,
00:29:31parce que ce que vous dites est intéressant.
00:29:33Vous intervenez obligatoirement
00:29:35dans ce que je peux dire
00:29:36pour valider ce que je peux dire.
00:29:38Je n'ai rien dit.
00:29:38Donc, moi, je trouve qu'elle a raison.
00:29:39On a un problème de civilisation,
00:29:41on a un problème de culture,
00:29:42parce que des femmes en France,
00:29:43où sont les femmes ?
00:29:44Elles sont en France.
00:29:46Il y en a plein.
00:29:46Elles sont libres.
00:29:47Elles sont compétentes.
00:29:49Elles sont brillantes.
00:29:49Et elles peuvent relever ce pays.
00:29:51Et alors, c'est quoi le problème ?
00:29:52Pourquoi elles ne sont pas...
00:29:54Pourquoi la France n'a pas produit
00:29:56ce qu'en produit l'Italie,
00:29:57l'Allemagne, l'Angleterre ?
00:29:58Il y a toujours le plafond de verre
00:29:59au sein des parties
00:30:00pour grapher les échelons
00:30:01et même au sein des cabinets,
00:30:02lorsque vous voyez
00:30:03que les femmes ne sont pas
00:30:04sur l'économie
00:30:05ou sur la défense
00:30:06ou sur des sujets.
00:30:08Bah, si.
00:30:09De plus en plus.
00:30:10Oui, mais de plus en plus.
00:30:10Mais ça met très longtemps.
00:30:11qui est ministre des Armées.
00:30:12Elle a une directrice de cabinet.
00:30:14Oui, mais depuis quand ?
00:30:15Depuis quand ?
00:30:16En économie,
00:30:17les bourses, par exemple.
00:30:18Qui est-ce qui tient ?
00:30:19Qui est-ce qui a tenu ?
00:30:20Non, mais c'est en région de Mont.
00:30:21C'était Amélie de Montchalin
00:30:22il y a encore un an.
00:30:24Donc, c'était à la Bercy.
00:30:25Donc, c'était une femme.
00:30:26Au sein des cabinets,
00:30:28vous verrez bien
00:30:29qu'elle était là, il y a un an.
00:30:29Sur le social,
00:30:31sur la culture,
00:30:32on va prendre des femmes,
00:30:33sur l'éducation.
00:30:34La famille !
00:30:34Non, mais la famille !
00:30:35Je vous donne un exemple.
00:30:36Non, mais c'est la vérité.
00:30:37Stéphanie Risse,
00:30:38ministre de la Santé.
00:30:39Mais je ne parle pas.
00:30:40On a même une première ministre
00:30:41femme, Elisabeth Borne.
00:30:42Non, franchement,
00:30:42moi, je trouve que c'est une cresson.
00:30:43Oui, mais alors,
00:30:44à ce moment-là,
00:30:44on peut le faire sur plein de sujets.
00:30:46Je suis d'accord sur vous
00:30:47que le mettre en avant...
00:30:49Je trouve que si,
00:30:50dans les actes,
00:30:51nous étions plus égalitaires,
00:30:52il y aurait moins de place
00:30:54pour les néo-féministes,
00:30:55à la Sandrine Rousseau,
00:30:56à la Marine Pondelier, etc.
00:30:57Et on leur répondrait sur les faits.
00:31:00Mais que, malheureusement,
00:31:01le plafond de verre
00:31:02est encore présent en France.
00:31:03Moi, je ne pense pas.
00:31:04parce que les néo-féministes
00:31:06que vous dénoncez,
00:31:06en fait,
00:31:07l'égalité parfaite n'existe pas.
00:31:08Il n'existera jamais.
00:31:10Donc, les néo-féministes
00:31:11continueront quoi qu'il arrive.
00:31:11Comme là, comme ce soir,
00:31:12sur ce plateau.
00:31:13C'est moi qui suis en situation...
00:31:14C'est pour ça.
00:31:15Mais ça ne me dérange absolument pas.
00:31:16Je suis très à l'aise.
00:31:17Il n'y a pas de problème.
00:31:17Oui, mais regardez,
00:31:18ça fait...
00:31:19Voilà.
00:31:19Eh bien, on le note.
00:31:20Alors que...
00:31:20On le note parce qu'on parle
00:31:21du sujet en question.
00:31:23Lorsque Eugénie est toute seule
00:31:23sur le plateau,
00:31:24ou vous,
00:31:25voilà,
00:31:25on ne le note jamais.
00:31:27Lorsqu'il y a cinq hommes
00:31:28sur le plateau,
00:31:28on ne le note jamais.
00:31:29Quand il y a un homme
00:31:30sur le plateau,
00:31:30on nous fait le surligner
00:31:31au stabilo, etc.
00:31:32Il y a combien de candidats ?
00:31:33Il y en a deux.
00:31:34Il y a Marine Le Pen,
00:31:35Marine Tondelier.
00:31:37Absolument.
00:31:37Il y a peut-être du côté de...
00:31:40Il y aura peut-être
00:31:40Ségolaine Royal.
00:31:41Oui, évidemment.
00:31:42Nathalie Arthaud.
00:31:43Non, pas Florence.
00:31:44Nathalie Arthaud.
00:31:45Ségolaine Royal, peut-être.
00:31:46Ségolaine Royal.
00:31:48Et Elisabeth Borne, peut-être,
00:31:49si elle se déclare ou pas.
00:31:51Non, mais en soi...
00:31:52Après, personne n'a empêché
00:31:53une femme de se déclencher.
00:31:54qu'avoir une femme au pouvoir
00:31:56soit meilleure pour les femmes
00:31:56en général.
00:31:57C'est une forme d'essentialisation
00:31:58pour moi.
00:31:59Dans ce cas-là,
00:32:00il faut que les femmes
00:32:02votent pour des femmes.
00:32:02Donc, qu'elles votent
00:32:03pour Marine Le Pen,
00:32:04qu'on vote pour Mélanie en Italie.
00:32:05Déjà, je remarque que c'est souvent
00:32:06la droite qui porte les femmes
00:32:07au pouvoir.
00:32:08Je ne sais pas si vous avez remarqué,
00:32:09mais Thatcher, Mélanie, Merkel
00:32:10sont des femmes de droite.
00:32:11Il n'y a pas beaucoup
00:32:12de femmes de gauche en Europe
00:32:14qui sont arrivées au pouvoir.
00:32:15Peut-être parce que, justement,
00:32:17à droite,
00:32:17on ne se pose pas la question
00:32:18de la parité et des quotas
00:32:19et on laisse juste émerger
00:32:21les talents.
00:32:21Et peut-être qu'elles doivent
00:32:23justement forcer un peu
00:32:24le système
00:32:25et qu'elles sont peut-être
00:32:26plus fortes,
00:32:26plus résilientes,
00:32:27plus courageuses.
00:32:28En tout cas, moi, je remarque
00:32:29qu'il n'y a pas une femme de gauche
00:32:30qui a pris le pouvoir en Europe
00:32:31que des femmes de droite.
00:32:32C'est comme Nicolas Sarkozy
00:32:33qui avait mis en fait
00:32:34en ministre
00:32:36Ramayad,
00:32:37Vadella Amara,
00:32:38etc.
00:32:38Rachida Dati, évidemment.
00:32:41Les autres petits mots
00:32:42politiques pour parler juste
00:32:43de ce qu'a proposé
00:32:44Donald Trump
00:32:45mais qui est tout à fait irréel.
00:32:46Quand il propose
00:32:475 000 dollars
00:32:48à tous les citoyens américains
00:32:50s'il lui conserve
00:32:51sa majorité
00:32:52au Sénat
00:32:53et au Congrès,
00:32:54c'est vraiment...
00:32:55Je transpose ça en France
00:32:56et c'est tellement
00:32:58impensable.
00:32:58Écoutez juste ce qu'il a dit.
00:33:00Je ne pense pas
00:33:00que ce soit impensable.
00:33:01C'est même le cas, en fait.
00:33:01Vous pensez qu'Emmanuel Macron
00:33:02est en train de payer tout le monde
00:33:04pour...
00:33:04Les candidats présidentiels
00:33:06qui promettent la retraite
00:33:06à 60 ans,
00:33:07ils font la même chose.
00:33:08OK.
00:33:08D'abord, on voit les coups de gauche.
00:33:09Trump, Trump, Trump.
00:33:10Ce n'est pas une mesure libérale du tout.
00:33:11Sauf si on considère que...
00:33:12Voici ma promesse.
00:33:14Voici ma promesse.
00:33:16Si les Républicains
00:33:16remportent la Chambre des représentants
00:33:18et le Sénat des Etats-Unis,
00:33:20les deux,
00:33:21grâce à notre réussite économique,
00:33:23notre formidable réussite économique,
00:33:26dans l'histoire,
00:33:30nous n'avons jamais rien connu
00:33:31de comparable à ce qui se passe.
00:33:34Mais grâce à notre formidable force
00:33:35et à notre succès
00:33:36sur le plan économique,
00:33:38je verserai un dividende
00:33:39de 5 000 dollars
00:33:40à chaque citoyen adulte
00:33:42des Etats-Unis.
00:33:45Non, alors,
00:33:47ça paraît complètement fou, en fait.
00:33:49Non, alors, vous parlez de quoi ?
00:33:50De Marine Le Pen ?
00:33:51Non, mais c'est un pacte
00:33:52de corruption à ciel ouvert.
00:33:54Évidemment, c'est brutal,
00:33:54comme fait Trump.
00:33:56Ça montre d'ailleurs
00:33:57le degré de dégénérescence
00:34:00de la démocratie américaine.
00:34:01Quand on venait à voir ça,
00:34:02moi, je trouve ça effectivement effrayant.
00:34:03Mais je remarque juste
00:34:04qu'en France,
00:34:05pardon, mais quand vous avez
00:34:06des candidats comme Jean-Luc Mélenchon
00:34:07qui promet la retraite
00:34:08à 60 ans,
00:34:11des congés payés en plus,
00:34:12des jours fériés en plus,
00:34:13et qui promettent aux gens
00:34:14des choses irréalisables,
00:34:16ils achètent aussi les électeurs.
00:34:17C'est exactement la même chose.
00:34:19Alors, c'est moins sonnant
00:34:20et trébuchant,
00:34:20c'est peut-être plus hypocrite,
00:34:21mais c'est la même chose.
00:34:22C'est-à-dire,
00:34:24vous promettez à vos électeurs
00:34:25« Votez pour moi,
00:34:26vous aurez ça,
00:34:27alors qu'on n'a pas l'argent
00:34:28pour le donner. »
00:34:29Donc, pour moi,
00:34:30ça ressemble.
00:34:30Vous dites que ce n'est pas possible
00:34:31en France,
00:34:31c'est déjà le cas.
00:34:32Quel est votre prix ?
00:34:33Bon, Louis,
00:34:33pour voter pour tel ou tel candidat.
00:34:35C'est de l'achat de voix
00:34:35pure et simple,
00:34:36explicite.
00:34:37C'est-à-dire que,
00:34:37vraiment,
00:34:38il est en train de proposer
00:34:39un contrat avec des électeurs.
00:34:41Vous voulez gagner de l'argent ?
00:34:42Votez pour moi
00:34:43et je vous donnerai cet argent.
00:34:44Ensuite, moi,
00:34:45ce qui me frappe,
00:34:46c'est que le mot « employé »,
00:34:47il emploie le mot « dividende »
00:34:48et pourtant,
00:34:49c'est une mesure
00:34:50vraiment de gauche
00:34:51et c'est là où je rejoins
00:34:52Eugénie Bassier.
00:34:53C'est-à-dire que se dire
00:34:54que c'est l'État
00:34:54qui va donner de l'argent
00:34:56parce qu'ils le doivent
00:34:57à des électeurs,
00:34:58ce n'est pas du tout
00:34:59une mesure libérale.
00:35:00On a connu Trump
00:35:02beaucoup plus libéral
00:35:03et moins étatiste.
00:35:04Rachel, un petit mot ?
00:35:04Je trouve que le mot
00:35:05d'Eugénie sur la corruption
00:35:07à ciel ouvert
00:35:07est extrêmement juste.
00:35:09Après, la question
00:35:09des dividendes,
00:35:11les dividendes,
00:35:11c'est possible
00:35:12sur le bénéfice
00:35:12mais pas sur la dette.
00:35:13Donc, il y a un petit truc
00:35:14qui ne fonctionne pas
00:35:15chez Mélenchon.
00:35:15On va demander
00:35:16à nos deux invités
00:35:17de venir en plateau à vue.
00:35:19Laura Vallette,
00:35:19venez ici à côté
00:35:20d'Eugénie Bassier
00:35:21et M. Mayard,
00:35:22allez-y du côté
00:35:23de Rachel Kahn.
00:35:24Bonsoir à tous les deux.
00:35:25Juste un tout petit retour
00:35:26en arrière sur le débat
00:35:27qu'on avait sur la place
00:35:27des femmes en politique.
00:35:28On s'est un peu écharpés
00:35:29les uns les autres.
00:35:31Est-ce qu'il y a cette place ?
00:35:32Oui.
00:35:33C'était les femmes
00:35:34qui étaient les femmes
00:35:35qui étaient les femmes
00:35:35qui étaient les femmes
00:35:36qui étaient les femmes
00:35:37qui étaient les femmes
00:35:37qui étaient les femmes
00:35:38dans la valette.
00:35:39Si, vous l'avez pensé.
00:35:41Moi, je pense que c'est une chance
00:35:42d'être une femme en politique.
00:35:43Je ne sais pas
00:35:44si ça faisait partie
00:35:44du débat ou pas,
00:35:45mais je trouve
00:35:45que c'est plutôt une chance.
00:35:46Est-ce qu'il y en a assez ?
00:35:48Je ne sais pas.
00:35:49Je ne suis pas tellement
00:35:50pour les quotas.
00:35:50Je n'aime pas trop l'idée
00:35:51qu'on soit là
00:35:51parce qu'on était
00:35:52pour la parité.
00:35:55Par contre,
00:35:55ce qui est sûr,
00:35:55c'est que dès qu'on critique
00:35:56une autre femme,
00:35:57on est toujours jalouse.
00:35:58C'est ça.
00:35:58Alors qu'un homme
00:35:59qui critique un homme,
00:36:00c'est évidemment
00:36:01parce qu'il avait
00:36:01des bonnes raisons
00:36:02de le faire.
00:36:02Et ça,
00:36:03je trouve ça très sexiste
00:36:04et ça m'énerve beaucoup.
00:36:05Sylvain Maillard,
00:36:06on a entendu
00:36:06Yael Brown-Pivet.
00:36:06c'est souvent
00:36:07quand il est jaloux aussi.
00:36:08C'est la même chose,
00:36:09mais peut-être
00:36:09que c'est moins perçu.
00:36:10Non,
00:36:11je vous ai trouvé
00:36:13très très dur
00:36:14avec Yael Brown-Pivet.
00:36:15D'abord,
00:36:16un,
00:36:16quand elle est devenue
00:36:17présidente
00:36:18de la commission
00:36:19des lois
00:36:20en 2017.
00:36:21Moi,
00:36:21j'étais là
00:36:21au moment de l'élection
00:36:22et ça a vraiment été
00:36:23un choix que nous avons fait
00:36:24collectivement,
00:36:25pas parce que c'était une femme,
00:36:25c'est parce qu'on trouvait
00:36:26qu'elle avait des compétences
00:36:27pour le faire
00:36:27et je suis très fier
00:36:28et j'ai voté pour elle
00:36:29à ce moment-là
00:36:30et je pense que ça a été
00:36:31une très bonne présidente
00:36:32de la commission.
00:36:33C'est dommage qu'elle mette
00:36:34en avant sans cesse
00:36:34son sexe
00:36:35parce que justement,
00:36:36c'est le problème
00:36:37de cette parité,
00:36:37c'est quand on met en avant
00:36:38plutôt le fait d'être une femme
00:36:39que ses compétences
00:36:40ou ses idées,
00:36:41ce soupçon arrive.
00:36:42Et le deuxième poste
00:36:44qu'elle a occupé après,
00:36:45en 2022,
00:36:46où elle est devenue
00:36:46présidente de l'Assemblée nationale,
00:36:48on avait le choix
00:36:50entre deux candidats
00:36:51et c'est vrai
00:36:52que moi,
00:36:52mon choix,
00:36:53parce qu'elle est extrêmement
00:36:54compétente,
00:36:55elle a des compétences
00:36:56et en plus,
00:36:56je trouvais que symboliquement,
00:36:57c'était très fort
00:36:58d'avoir une femme
00:36:59présidente de l'Assemblée nationale.
00:37:01Je trouvais ça super.
00:37:01Mais enlever ses compétences
00:37:03où on peut avoir
00:37:04des oppositions politiques,
00:37:05il m'est arrivé d'avoir
00:37:05des structures avec elle.
00:37:07C'est elle-même
00:37:08qui les efface.
00:37:10En ayant ce discours,
00:37:11je trouve qu'elle les efface
00:37:12elle-même.
00:37:14En tout cas,
00:37:14je voulais rectifier
00:37:15votre propos tout à l'heure
00:37:16parce que c'est
00:37:17une vraie femme politique
00:37:21et qu'elle apporte
00:37:22beaucoup au débat
00:37:22et je suis parfois
00:37:23en opposition avec celle-là.
00:37:24Alors la ballette,
00:37:25est-ce que Marine Le Pen
00:37:26se vit comme une femme
00:37:27en politique
00:37:28ou comme un homme politique
00:37:29comme les autres ?
00:37:30Non, je pense que c'est
00:37:30un homme politique
00:37:31comme les autres.
00:37:31C'est même un homme politique
00:37:32un peu hors norme,
00:37:34Marine Le Pen,
00:37:34quand on connaît
00:37:35tout son parcours.
00:37:36Je pense qu'effectivement,
00:37:36je rejoins un peu
00:37:37ce que dit Eugénie Bastier.
00:37:39Jamais, je ne mets jamais ça
00:37:42en avant
00:37:43et Marine Le Pen,
00:37:43jamais.
00:37:44Vous l'avez vu vivre
00:37:44et je pense aussi
00:37:45mon cher collègue
00:37:46qui connaissait quand même
00:37:47Marine Le Pen
00:37:47dans l'hémicycle.
00:37:48Non, non,
00:37:49c'est un homme politique
00:37:50Marine Le Pen.
00:37:50D'accord, elle ne se vit pas
00:37:51du tout comme...
00:37:52Non, après,
00:37:53on a forcément une sensibilité,
00:37:54c'est une mère de famille.
00:37:55Bien entendu.
00:37:55Voilà, moi aussi,
00:37:56je pense que quand on a donné
00:37:57la vie, globalement,
00:37:58on n'a plus peur de rien.
00:37:59Donc c'est une grande chance
00:38:00en politique.
00:38:01Quand vous avez accouché
00:38:01sans péridurale,
00:38:02globalement,
00:38:03le reste n'a que peu d'importance.
00:38:05Un avantage que nous avons
00:38:06Mais Marine Le Pen,
00:38:07non, elle a cette espèce
00:38:07de résilience
00:38:08que souvent,
00:38:11on donne plutôt
00:38:12à un homme.
00:38:14Et sur ce que disait Eugénie,
00:38:15c'est que l'Europe
00:38:17met certaines femmes politiques
00:38:18en place.
00:38:19Elle parlait de Mélanie,
00:38:20d'Effatjeur,
00:38:20de Merkel.
00:38:21Plutôt issues de la droite
00:38:23que de la gauche.
00:38:25Il y a Ségolène Royal,
00:38:25quand même.
00:38:26Elle n'a pas gagné.
00:38:27Elle n'a pas dirigé.
00:38:29On l'a cité,
00:38:30mais elle n'a pas été
00:38:30au pouvoir.
00:38:32C'est cher Sylvain Maillard.
00:38:33Non, mais il faut toujours
00:38:35plus de femmes
00:38:36et d'égalité.
00:38:37Vous avez tellement
00:38:37de candidats hommes
00:38:38dans le bloc central.
00:38:40Moi, j'ai trouvé que...
00:38:41Alors, peut-être
00:38:41toute la séquence
00:38:42est peut-être un peu dure
00:38:43sur la façon
00:38:43dont parle Yael Brown-Pivet,
00:38:45mais elle a raison
00:38:46sur le fond.
00:38:47Ça fait une exposition
00:38:48et on rajoute en plus...
00:38:49Déjà, on a trop de candidats.
00:38:51Et là, vous en rajoutez un
00:38:52qui n'est même pas candidat.
00:38:54C'était vraiment un moment...
00:38:55On n'aurait pas fait.
00:38:55Et on invite Yael Brown-Pivet,
00:38:56c'est un peu étonnant.
00:38:57D'accord.
00:38:58C'était un peu maladroit.
00:39:00D'accord.
00:39:00Comment donner envie
00:39:01aux femmes
00:39:01de s'engager politiquement ?
00:39:03C'est ça la question.
00:39:03On remarquait que c'est
00:39:03à la droite de la droite
00:39:05qu'il y a le plus de femmes
00:39:05parce qu'il y a
00:39:06Sarah Knaffo,
00:39:07Marine Le Pen,
00:39:08Marion Maréchal,
00:39:09des femmes,
00:39:10des figures...
00:39:16On ne retrouve pas forcément ça
00:39:17dans ceux qui prônent
00:39:19le plus grand progressisme.
00:39:19Chez LF, il y en a quand même
00:39:20beaucoup des femmes,
00:39:20pour le coup.
00:39:23Oui, à droite,
00:39:25mais chez LF,
00:39:26Clémence Guettet,
00:39:27Mathilde Panorri,
00:39:28Massa,
00:39:28les filles,
00:39:29il y en a quand même
00:39:29beaucoup, beaucoup.
00:39:30Et elles sont très connues.
00:39:30Au revoir Berger avait amené
00:39:31son bébé,
00:39:32ce que j'avais trouvé assez sympa
00:39:33parce que quand même,
00:39:33on ne va pas se mentir.
00:39:34L'assemblée dans laquelle
00:39:35on siège,
00:39:36c'est quand même globalement
00:39:37pendant très longtemps
00:39:38une assemblée
00:39:39pour des hommes blancs
00:39:40de plus de 50 ans.
00:39:41On ne va pas se mentir.
00:39:42C'était quand même un peu,
00:39:43j'allais dire,
00:39:43la marque de fabrique.
00:39:44Et c'est vrai qu'Aurore Berger
00:39:45est arrivée
00:39:46et on entendait des cris de bébé.
00:39:47Elle avait fait mettre,
00:39:48je crois,
00:39:48une table allongée
00:39:49dans les toilettes.
00:39:49J'avais trouvé ça formidable.
00:39:51Je sais que pour ça,
00:39:51les pays nordiques
00:39:52ont beaucoup plus d'avance.
00:39:54Il y a même des femmes
00:39:54qui allaitent
00:39:55dans certains hémicycles.
00:39:57Sylvain Maillard,
00:39:58vous pensez à mettre
00:39:58une femme dans les candidats
00:40:00de...
00:40:01Alors, on va enlever
00:40:02M. Lecornu,
00:40:03mais donc Gabriel Attal,
00:40:04nous avons M. Édouard Philippe,
00:40:06nous avons...
00:40:07Qui d'autre encore ?
00:40:08Il y a beaucoup d'hommes,
00:40:09en fait.
00:40:10Elisabeth Borne,
00:40:11est-ce que vous souhaitez
00:40:11qu'elle soit candidate
00:40:12pour qu'il y ait au moins
00:40:12une femme ?
00:40:13Non, mais on choisit...
00:40:14Enfin, moi,
00:40:15dans la situation
00:40:16dans laquelle nous sommes,
00:40:17c'est-à-dire,
00:40:18moment important
00:40:19de décision,
00:40:20de se présenter
00:40:21à la présidence
00:40:22de la République,
00:40:23moi, je pars du principe
00:40:24que s'il n'y a pas un choix
00:40:25entre un homme
00:40:26et une femme,
00:40:26c'est un choix
00:40:27entre une personnalité
00:40:28qui a une rencontre
00:40:29et qui emmène...
00:40:31Voilà, après,
00:40:32je pense qu'il n'y a pas
00:40:33tellement de choix
00:40:34à faire entre un homme
00:40:35et une femme.
00:40:35C'est quelqu'un
00:40:35qui peut porter...
00:40:37Donc, s'il n'y a que des hommes,
00:40:39ce n'est pas grave, quoi.
00:40:40Ce n'est pas que ce n'est pas grave,
00:40:41c'est que...
00:40:42Ben si.
00:40:44Je pense que c'est...
00:40:45D'abord,
00:40:46je pense que c'est un job
00:40:46très dur.
00:40:47Il faut quelqu'un
00:40:48qui a vraiment envie
00:40:49de le faire
00:40:49et que si ça peut être
00:40:51une femme,
00:40:51c'est tant mieux.
00:40:53Je regrette juste
00:40:53que c'est vrai
00:40:54que nous n'avons toujours
00:40:55que des présidents
00:40:55de la République.
00:40:57Ça va changer ça,
00:40:58M. Mania.
00:40:58J'ai une bonne nouvelle
00:40:59pour vous.
00:40:59J'ai une bonne nouvelle
00:41:00pour vous.
00:41:00L'année prochaine,
00:41:01c'est réglé.
00:41:01Si on pouvait éviter
00:41:02Marine Le Pen,
00:41:03très sincèrement,
00:41:04je préfère encore
00:41:05un homme de plus
00:41:06puis on verra la prochaine fois.
00:41:07Je crois que les Français
00:41:07la réclament
00:41:08à la crise.
00:41:11Juste pour un petit sourire,
00:41:13au moment où
00:41:14l'or de la valette
00:41:14expliquait à Aurore Berger
00:41:16qu'il venait avec son bébé.
00:41:18Moi, j'étais son vice-président
00:41:19à ce moment-là
00:41:19et donc on se répartissait
00:41:20la présence en hémicycle
00:41:24pour qu'elle puisse
00:41:25s'occuper aussi de son bébé.
00:41:26J'ai beaucoup aimé
00:41:28ce moment de fraîcheur
00:41:29que j'ai trouvé
00:41:30à l'Assemblée nationale.
00:41:31Allez, on le salue
00:41:32et on salue
00:41:33toutes les femmes
00:41:33qui s'engagent en politique.
00:41:34Elles sont courageuses
00:41:35parce que c'est un métier difficile
00:41:37et je crois que vous pourriez
00:41:38en attester tous les deux.
00:41:39Petite pause.
00:41:40On va se retrouver
00:41:41dans un instant.
00:41:41On va parler du pouvoir d'achat.
00:41:43Le baril du pétrole
00:41:44prend 5% de plus
00:41:46à la faveur
00:41:47de ce qui se passe
00:41:47aux Moyennes-Orient.
00:41:48Ça veut dire
00:41:48que les prix à la pompe
00:41:49vont continuer de flamber.
00:41:50Quelle solution ?
00:41:51On n'en est pas dans un instant.
00:41:52Allez, on parlera de politique.
00:41:53Bien entendu,
00:41:54de la présidentielle.
00:41:57On se retrouve
00:41:58pour la suite de Punchline.
00:41:59Punchline, faut-il plafonner
00:42:00les prix de l'essence ?
00:42:01La nouvelle augmentation
00:42:02des prix du baril
00:42:03rend la situation
00:42:04intenable pour les automobilistes.
00:42:05Le gouvernement refuse
00:42:06pour l'instant
00:42:06un nouveau coup de pouce financier.
00:42:08Mais jusqu'à quand ?
00:42:09Faut-il à renter
00:42:10le remboursement
00:42:11des cures thermales ?
00:42:12C'est votre proposition.
00:42:13Sylvain Maillard,
00:42:14député Renaissance.
00:42:14On cherche à faire des économies
00:42:16pour le prochain budget
00:42:16de la sécurité sociale.
00:42:18Et justement,
00:42:18que va faire
00:42:19le Rassemblement national ?
00:42:20Censure ou pas censure
00:42:21du gouvernement
00:42:22sur cette question cruciale
00:42:23du budget 2027 ?
00:42:24On est avec Laure Lavalette,
00:42:26porte-parole
00:42:27de la campagne
00:42:28de Marine Le Pen.
00:42:29Bonsoir à tous les deux.
00:42:30On commence par le prix
00:42:31du carburant.
00:42:32Je vous le disais,
00:42:32ça grimpe, ça grimpe.
00:42:33Le baril de Brent
00:42:34vient de prendre 5%.
00:42:35C'est la cata.
00:42:36Ça va passer la barre
00:42:37des 100 dollars.
00:42:38C'est-à-dire qu'on va avoir
00:42:39la répercussion
00:42:39dès la semaine prochaine
00:42:40à la pompe.
00:42:41On va juste écouter
00:42:42cette petite proposition
00:42:42de Michel-Édouard Leclerc
00:42:43qui était notre invité
00:42:44cette semaine.
00:42:45Il dit,
00:42:45il faut plafonner.
00:42:47Écoutez.
00:42:48Là, on arrive en haut
00:42:49d'un cycle.
00:42:50De toute façon,
00:42:50rappelez-vous,
00:42:51on vend des taxes.
00:42:53Leclerc vend des taxes,
00:42:54Carrefour vend des taxes.
00:42:55Donc, à un moment donné,
00:42:56ça va peser tellement
00:42:57dans la dépense
00:42:58sur l'agriculture française
00:43:00qui a besoin de croissance
00:43:01et tout ça
00:43:01que les pouvoirs publics
00:43:02vont être obligés
00:43:03de plafonner
00:43:05ces prix.
00:43:07Le gouvernement
00:43:08va être obligé.
00:43:08Pour l'instant,
00:43:09ils disent niais,
00:43:09on ne peut pas faire
00:43:10que le plus
00:43:10que le dispositif
00:43:11gros rouleur.
00:43:12Vous savez,
00:43:13nous, depuis 2021,
00:43:14on m'en demande
00:43:14à ce que la TVA
00:43:16sur l'essence
00:43:17soit baissée
00:43:17à 5,5%.
00:43:18C'est une mesure
00:43:19qui, depuis,
00:43:20aurait fait gagner
00:43:20un temps fou
00:43:23à donner de l'air
00:43:24aux Français.
00:43:24On n'a pas envie
00:43:25d'avoir des chèques
00:43:26consommation,
00:43:27des chèques carburants
00:43:27comme il y a pu y avoir.
00:43:28Les Français méritent
00:43:29autre chose
00:43:30que des miettes.
00:43:31Il fallait, je pense,
00:43:31faire des bras de fer.
00:43:32Là, je pense qu'on a
00:43:33une énième humiliation
00:43:34que la Commission européenne
00:43:35ne veut pas faire
00:43:36l'enquête qui est demandée
00:43:37parce que probablement
00:43:37quand même
00:43:38que ces emballements
00:43:38sont abusifs.
00:43:40Ça nous paraît quand même
00:43:40très étonnant
00:43:41et ça paraît anormal.
00:43:43Donc, je trouve
00:43:43que c'est encore
00:43:44une humiliation de plus
00:43:45sous la France
00:43:45d'Emmanuel Macron.
00:43:46Il va falloir trouver
00:43:47une solution.
00:43:48En circonscription,
00:43:48j'imagine que mon collègue aussi,
00:43:50je rencontre trop de gens
00:43:51qui ne prennent plus la voiture.
00:43:53En tout cas,
00:43:53pour tout ce qui est loisirs,
00:43:54ils s'en contentent
00:43:55uniquement pour aller travailler
00:43:56quand encore
00:43:56ils peuvent le faire.
00:43:57Eugénie ?
00:43:58Oui, d'autres pays le font.
00:43:59Je crois que l'Italie
00:44:00baisse les taxes sur l'essence
00:44:01mais nous,
00:44:01on est quand même
00:44:02dans un contexte budgétaire
00:44:03extrêmement serré.
00:44:04Comment vous financez
00:44:04une suppression des taxes ?
00:44:05Oui, vous avez raison,
00:44:06c'est 12 milliards.
00:44:07C'est 12 milliards.
00:44:07Vous les trouvez, vous ?
00:44:08On a quand même un programme.
00:44:09Je vous rappelle
00:44:10qu'on s'apprête à dire.
00:44:11Le programme ne peut pas
00:44:12être mis en oeuvre maintenant.
00:44:13Vu l'état de l'Assemblée nationale
00:44:14avec les divisions,
00:44:15comment vous faites aujourd'hui
00:44:16pour faire passer ce domicile ?
00:44:17On est bien d'accord.
00:44:18On en parle déjà depuis 2021.
00:44:20Vous voyez,
00:44:20ça fait quand même un long moment
00:44:21que les amis de M. Maillard
00:44:23auraient pu prendre
00:44:23cette décision à bras de corps.
00:44:26On a évidemment
00:44:26beaucoup de pistes d'économie
00:44:28qui, encore une fois,
00:44:29n'ont pas été suivies,
00:44:30que ce soit sur le train de vie
00:44:31de l'État,
00:44:32sur l'immigration,
00:44:36sur les agences de l'État,
00:44:37on en a parlé,
00:44:38sur ce train de vie
00:44:38complètement obèse.
00:44:40Sur la fraude fiscale, sociale,
00:44:42voilà, c'est 12 milliards par an.
00:44:44Donc c'est sûr,
00:44:44c'est gouverner,
00:44:45c'est prévoir,
00:44:46il faut que les gens comprennent.
00:44:47Un budget,
00:44:48c'est la traduction comptable
00:44:49de choix politiques.
00:44:50C'est un peu comme dans votre famille.
00:44:51Soit vous décidez
00:44:52de refaire la salle de main
00:44:52et de ne pas aller en vacances,
00:44:53soit vous décidez d'aller en vacances.
00:44:54Nous, on pense là
00:44:55qu'il fallait baisser
00:44:57sur toutes les énergies
00:44:57parce qu'on parle de l'adolescence,
00:44:59mais il y a aussi le gaz.
00:45:00On a vu qu'il y avait
00:45:00une montée du gaz.
00:45:01Encore une fois,
00:45:02en circonscription,
00:45:04des habitants hésitent
00:45:05à se chauffer
00:45:06et doivent choisir
00:45:07entre se chauffer
00:45:08ou se nourrir.
00:45:09Sylvain Maillard,
00:45:09on plafonne,
00:45:10on ne plafonne pas.
00:45:11Je suis très curieux
00:45:12de voir quelle va être
00:45:13de la position
00:45:13sur le deuxième sujet,
00:45:14sur les cures thermales
00:45:15puisque lors de la balade,
00:45:16il faut absolument
00:45:17faire des économies.
00:45:18Je vais écouter
00:45:19avec grande attention
00:45:20ce qu'elle va me dire dessus.
00:45:22Sur l'essence,
00:45:23c'est un sujet très très important.
00:45:25D'abord dire qu'on a deux choses.
00:45:26Évidemment,
00:45:26on a un prix du baril très élevé,
00:45:28vous l'avez dit,
00:45:28100 dollars,
00:45:29mais ça n'explique pas
00:45:29les prix que nous avons
00:45:30entre autres sur le gazole.
00:45:31C'est qu'en fait,
00:45:31il y a des gros problèmes
00:45:32de raffinage
00:45:33et des choix mondiaux
00:45:36qui ont été au fur et à mesure
00:45:38de fermer les usines
00:45:39de raffinage en Europe
00:45:40parce que ça coûtait trop cher
00:45:41et que maintenant,
00:45:42on a une pénurie
00:45:42et qu'en fait,
00:45:43la pénurie fait que
00:45:44c'était extrêmement cher.
00:45:45Moi, je vais vous dire,
00:45:47le gouvernement a choisi
00:45:48de faire des chèques
00:45:49grands rouleurs.
00:45:51Moi, ce qui me remonte,
00:45:52c'est que beaucoup de gens
00:45:53disent qu'en fait,
00:45:53je n'y ai pas le droit
00:45:55parce que c'est trop bas,
00:45:56c'est en dessous
00:45:56de 1 500 euros
00:45:59de revenus mensuels.
00:46:01Et donc,
00:46:02je crois qu'il va falloir
00:46:02probablement aller plus loin
00:46:04pour faire que les grands rouleurs
00:46:05puissent.
00:46:05Par contre,
00:46:06que des gens qui ont
00:46:07un peu plus de moyens,
00:46:08c'est le cas des députés,
00:46:10par exemple,
00:46:11et une TVA plus basse,
00:46:13moi, je trouve que
00:46:13dans un cas extrêmement difficile
00:46:15où de toute façon,
00:46:16le gazole va être cher,
00:46:18je crois que chacun
00:46:18doit faire des efforts.
00:46:19Je dis à moyen terme,
00:46:21long terme,
00:46:22évidemment,
00:46:22ça paraît de court terme,
00:46:23mais il faut qu'on électrifie,
00:46:24évidemment,
00:46:25les mobilités.
00:46:26Mais ce que je veux juste dire...
00:46:27Je parle de demain,
00:46:28du plein de demain matin,
00:46:29ils mettent 10 euros,
00:46:30les gens,
00:46:31ils ne peuvent pas mettre
00:46:31plus de 10 euros
00:46:32pour faire leur trajet.
00:46:32Ce que propose
00:46:34le Rassemblement national,
00:46:35en disant,
00:46:36on baisse la TVA,
00:46:37ça coûte 12 milliards,
00:46:38vous savez quoi ?
00:46:38Ça baisserait peut-être
00:46:39de 10 centimes,
00:46:4010 centimes,
00:46:4115 centimes,
00:46:42le prix des autres.
00:46:42Ça ne veut pas dire
00:46:42que ça n'aide pas.
00:46:43Mais là,
00:46:44ce que nous réclament les gens,
00:46:45c'est un gazole 1,70.
00:46:47On en est très loin.
00:46:48Et donc,
00:46:49à 70...
00:46:49C'est baisser les taxes ?
00:46:50Oui,
00:46:50mais quand on a...
00:46:52C'est des revenus et ça fait...
00:46:5460% de taxes sur les centres de gazole.
00:46:58Et dessus,
00:46:58on termine.
00:46:59On a fait un énorme effort en 2023,
00:47:01rappelez-vous,
00:47:01quand le prix de l'électricité
00:47:02a énormément augmenté,
00:47:03le gouvernement a baissé.
00:47:05Ça a coûté 50 milliards.
00:47:0750 milliards.
00:47:08Est-ce qu'on a posé la question
00:47:09aux Français ?
00:47:09Est-ce que vous vous en sortez
00:47:10avec le prix du carburant,
00:47:12du gaz et de l'électricité ?
00:47:12La réponse non à 84%.
00:47:14Dernier mot,
00:47:14je pense qu'il faut aussi
00:47:15aller chercher les surprofits.
00:47:16Il faut qu'on ait des mécanismes
00:47:17pour aller chercher les surprofits
00:47:18qui sont, j'allais dire,
00:47:20faits par des profiteurs de crise
00:47:22ou des profiteurs de guerre.
00:47:23C'est très différent
00:47:23d'une entreprise
00:47:24qui fait des profits
00:47:25parce qu'elle a une recherche
00:47:26de développement.
00:47:26Vous pensez à quelle entreprise ?
00:47:26Total ?
00:47:27Je ne sais pas.
00:47:29A seule entreprise française
00:47:30qui continue à être...
00:47:30Si vous mettez en place
00:47:31la surtaxe pour Total,
00:47:32Total arrête le plafonnement
00:47:34des produits.
00:47:34Donc, je pense que pour le coup,
00:47:35ce serait une erreur.
00:47:36C'est peut-être pas lui non plus,
00:47:37le profiteur.
00:47:38Il faut peut-être aller remonter
00:47:39encore plus haut.
00:47:39Effectivement,
00:47:40ça pose une vraie question
00:47:41dans ces moments de guerre
00:47:42où ça s'emballe.
00:47:43C'est très différent
00:47:44d'une entreprise
00:47:45qui va gagner de l'argent
00:47:45parce qu'elle a eu une bonne idée,
00:47:47parce qu'elle a fait de la recherche
00:47:48et du développement
00:47:48et qu'elle mérite
00:47:49d'avoir gagné de l'argent.
00:47:50Alors que là,
00:47:50il y a quand même des entreprises...
00:47:52Je suis d'accord.
00:47:53Une entreprise est là
00:47:53pour gagner de l'argent.
00:47:54On est d'accord,
00:47:54ce n'est pas une association.
00:47:56Mais il va falloir,
00:47:57je pense, réfléchir.
00:47:5818 heures.
00:47:58On s'interrompt un instant.
00:47:59Vous restez avec nous
00:48:00lors du rappel
00:48:01des grandes lignes de l'actualité
00:48:02avec Valérie Actin.
00:48:02Bonsoir, Valérie.
00:48:06Bonsoir, Laurence
00:48:07et bonsoir à tous.
00:48:08À la une,
00:48:08le père d'un élève de primaire
00:48:10a insulté et menacé
00:48:12de décapiter une enseignante
00:48:14dans une école
00:48:15de la commune
00:48:16du Foga en Haute-Garonne
00:48:17après que son fils
00:48:18ait été renvoyé de la classe
00:48:20pour insolence
00:48:21par une autre professeure.
00:48:22L'homme est jugé
00:48:23en comparution immédiate,
00:48:25annonce faite
00:48:25par le parquet de Toulouse.
00:48:27Dans le reste de l'actualité,
00:48:29la place du baccalauréat
00:48:30doit être discutée
00:48:32au moment de la présidentielle.
00:48:34Déclaration du ministre
00:48:35de l'Enseignement supérieur
00:48:36Philippe Baptiste.
00:48:38Il s'est dit favorable
00:48:39à certains rattrapages post-bac.
00:48:41Le ministre de l'Éducation nationale
00:48:43Édouard Geffray
00:48:43a abondé en ce sens.
00:48:45Ce rendez-vous
00:48:46à ne pas manquer
00:48:47demain à 8h10.
00:48:49Thibaut de Montbrial,
00:48:50avocat et président
00:48:51du Centre de réflexion
00:48:53sur la sécurité intérieure,
00:48:55sera l'invité
00:48:55de Romain Desarbres.
00:48:57La grande interview
00:48:58se sera à suivre
00:48:58sur CNews
00:48:59et sur Europe 1.
00:49:01Deuxième jour
00:49:02du premier sommet international
00:49:03sur l'espace
00:49:04au Grand Palais à Paris.
00:49:06Emmanuel Macron
00:49:06a parlé innovation,
00:49:08défense
00:49:08et souveraineté spatiale.
00:49:10Il annonce
00:49:1020 milliards d'euros
00:49:12de contrats
00:49:12en faveur
00:49:13de l'Europe spatiale.
00:49:15Pour terminer,
00:49:15au moins 5 personnes
00:49:16sont mortes
00:49:17et 86
00:49:18se sont portées
00:49:19disparues
00:49:20après l'incendie
00:49:21d'un ferry
00:49:21dans l'ouest des Philippines.
00:49:23Les gardes-côtes
00:49:24n'ont pas encore établi
00:49:25la cause de l'incendie,
00:49:26mais ils indiquent
00:49:27qu'un survivant
00:49:28aurait entendu
00:49:29une forte explosion
00:49:30provenant de la cale
00:49:31du cargo.
00:49:33Merci beaucoup Valérie Acknin.
00:49:34Alors là,
00:49:34Valérie Acknin,
00:49:34un dernier mot
00:49:35sur le pouvoir d'achat.
00:49:36Première préoccupation
00:49:37des Français,
00:49:37ça ressort dans tous les sondages.
00:49:39Les gens ont l'impression
00:49:40qu'on ne leur en parle pas assez,
00:49:41que les candidats
00:49:42multiplient leurs propositions
00:49:44sur la Constitution,
00:49:46sur l'immigration,
00:49:47mais ils disent
00:49:47mais nous,
00:49:47on n'arrive pas
00:49:48à remplir le caddie,
00:49:48on n'arrive pas
00:49:49à remplir le réservoir.
00:49:50Ils ont le sentiment
00:49:51que les politiques
00:49:51passent un peu à côté
00:49:52de leurs problèmes quotidiens.
00:49:53C'est vrai,
00:49:54Laurent Serreri,
00:49:54vous savez,
00:49:55il y a un tiers des Français
00:49:56qui n'ont plus que 100 euros
00:49:57pour finir le mois,
00:49:57le 10 du mois.
00:49:58Rendez-vous compte
00:49:59quand on connaît tous
00:50:00les charges d'un ménage,
00:50:01c'est absolument terrible.
00:50:02Je crois que plus de 5,
00:50:03enfin, les Français
00:50:04sont à 10, 10 euros près
00:50:05quand ils vont faire leur course
00:50:06et moi, je les vois.
00:50:07Quand vous allez chez Carrefour
00:50:07et que les gens,
00:50:08ils sortent leur petite pièce
00:50:09pour terminer,
00:50:09on voit bien qu'il y a
00:50:10une grande difficulté.
00:50:11Ou qu'ils reposent un article
00:50:11parce qu'ils ne veulent pas le payer.
00:50:12Bien sûr,
00:50:12j'ai rencontré il n'y a pas
00:50:13très très longtemps
00:50:14un directeur de La Poste
00:50:17qui me disait
00:50:17que les gens allaient faire
00:50:18des retraits de 1 euro.
00:50:20Donc vous imaginez,
00:50:27qui était le plus beau pays du monde,
00:50:28un enfer fiscal
00:50:29et un enfer du pouvoir d'achat.
00:50:31Les Français ne s'en sortent plus
00:50:32et ce sera sûrement aussi
00:50:33à ça que va réparer,
00:50:34j'espère,
00:50:36la campagne qui arrive.
00:50:37C'est le choix.
00:50:38Est-ce qu'on continue
00:50:38dans ce déclin
00:50:39ou est-ce qu'on a un sursaut
00:50:40qui va faire qu'on va redonner
00:50:41du pouvoir d'achat ?
00:50:42Pour le coup,
00:50:42je pense que les Français
00:50:43ont compris qu'on était
00:50:44la famille politique
00:50:47qui portait ce combat-là
00:50:49depuis longtemps.
00:50:50Encore une fois,
00:50:50cette mesure,
00:50:52elle date de 2021.
00:50:53D'accord.
00:50:54Sylvain Maillard,
00:50:54juste un petit droit de réponse.
00:50:56C'est un sujet
00:50:57extrêmement important.
00:50:58Il faut que le travail
00:50:59paie plus en France.
00:51:00Et donc,
00:51:01les différents candidats
00:51:02et nous,
00:51:02Bloc Central,
00:51:03c'est de comment on fait
00:51:04pour faire en sorte
00:51:05que les cotisations
00:51:06soient moins importantes.
00:51:08Il faut qu'on...
00:51:08Mais vous avez vu
00:51:09le projet de loi
00:51:10qu'a étudié aujourd'hui
00:51:11le Conseil des ministres,
00:51:12la transparence salariale.
00:51:14Pas exactement
00:51:15augmenter les salaires.
00:51:16Non, mais ça,
00:51:16c'est un sujet...
00:51:18C'est pas le sujet
00:51:19de la campagne.
00:51:19C'est pas à côté
00:51:20de la plaque complètement ?
00:51:21Je ne crois pas
00:51:21que ce soit le cœur
00:51:22de ce que demandent
00:51:23les Français.
00:51:24Non, mais ils vous disent
00:51:24à quoi s'occupe
00:51:25le gouvernement.
00:51:27Sûrement, ils nous pouvaient
00:51:27des propositions budgétaires
00:51:28qu'on apprécie plus ou moins
00:51:29d'ailleurs.
00:51:30Mais en tout cas,
00:51:31ce qui est certain,
00:51:32c'est qu'il faut
00:51:32que les cotisations sociales,
00:51:34il faut que le brut
00:51:35soit plus proche du net
00:51:36et pour que chaque Français
00:51:37qui travaille
00:51:38ait plus à la fin du mois.
00:51:40Mais ça, c'est essentiel,
00:51:41Laurence Farai.
00:51:42Essentiel.
00:51:42Mais vous découvrez
00:51:42l'eau chaude,
00:51:43mon cher collègue.
00:51:43Vous êtes au pouvoir
00:51:44depuis 10 ans.
00:51:45Vous découvrez l'eau chaude.
00:51:46Vous savez quoi ?
00:51:47Il faut que le travail paie.
00:51:47L'année dernière,
00:51:48je me souviens,
00:51:49votre groupe,
00:51:49vous aviez voté
00:51:5026 milliards de plus
00:51:58et vous aviez voté.
00:52:00Moi, je suis contre
00:52:01les augmentations d'impôts.
00:52:02Je suis contre
00:52:02les augmentations.
00:52:02Et on est le gouvernement
00:52:04qui a baissé les impôts.
00:52:04Monsieur Maillard,
00:52:04c'est votre groupe démissionné,
00:52:05venez chez nous.
00:52:08Quelle impôts on a augmenté ?
00:52:10Est-ce que vous pensez,
00:52:11monsieur Maillard,
00:52:11qu'on vit mieux là maintenant
00:52:13qu'en 2017 ?
00:52:14Non, mais c'est une vraie chose.
00:52:14Vous m'avez dit
00:52:14qu'à cause des macronistes,
00:52:16on a augmenté.
00:52:17On a baissé l'IS.
00:52:18On a supprimé
00:52:19la taxe d'habitation.
00:52:20C'est bien ?
00:52:20Je peux dire que la taxe foncière
00:52:21se porte très bien.
00:52:22C'est marrant.
00:52:23On a l'impression
00:52:23qu'il y a eu un effet
00:52:23de compensation
00:52:24entre la taxe d'habitation
00:52:25et la taxe foncière.
00:52:26Je ne sais pas.
00:52:27Dans les mairies ERN,
00:52:29ils ont augmenté
00:52:29la taxe foncière.
00:52:30Vous le mettez dans l'autre poche.
00:52:31C'est pas vrai.
00:52:31Tout a été compensé.
00:52:33Et c'est sûrement pour ça
00:52:34qu'elles ont été réélus
00:52:34pratiquement toutes
00:52:35au premier tour.
00:52:36Tout a été compensé.
00:52:37Donc, les taxes foncières
00:52:38ne changent pas partout.
00:52:39Vous avez raison.
00:52:39Dans certaines municipalités,
00:52:41par exemple à Paris,
00:52:42je suis élu à Paris,
00:52:43c'est vrai que
00:52:43la municipalité socialiste
00:52:45a augmenté de 61%
00:52:46la taxe foncière.
00:52:47Je suis opposé à ça.
00:52:48Il faut s'attendre.
00:52:48Mais ce sont des opposants politiques.
00:52:51C'est la réalité.
00:52:52Ce n'est pas le gouvernement
00:52:53macroniste.
00:52:54Ce sont les socialistes.
00:52:55Alliés aux écologistes.
00:52:56Alliés aux écologistes,
00:52:57c'était vos alliés de 2024
00:52:58pour empêcher Jordan Bardella
00:52:59d'être Premier ministre.
00:53:00Monsieur Maillard,
00:53:01je veux bien,
00:53:01mais de la cohérence intellectuelle
00:53:02ferait du bien.
00:53:03Et je pense que les Français
00:53:03le méritent.
00:53:04Je suis pas sûr
00:53:05que vous pouvez me dire
00:53:05que mes alliés,
00:53:07soit LFI ou les écologistes,
00:53:08les alliés de votre groupe
00:53:09ou de votre famille.
00:53:10Je les ai combattus,
00:53:11y compris en 2024
00:53:13contre moi en étant...
00:53:14Par au chef.
00:53:15Alors,
00:53:16Laure Balavallette,
00:53:17je crois que je dois
00:53:18vous libérer bientôt.
00:53:19Un mot de carcassonne
00:53:20de cette vidéo
00:53:21d'un policier municipal
00:53:22qui date de 2025,
00:53:24il y a plus d'un an.
00:53:25Vidéo dans laquelle
00:53:26ce policier tient
00:53:27des propos insupportables,
00:53:28racistes, homophobes,
00:53:29sexistes.
00:53:30Il y a une enquête
00:53:31qui est ouverte.
00:53:33La justice,
00:53:33évidemment,
00:53:34est en marche.
00:53:35Il a été exclu
00:53:35du Rassemblement national.
00:53:38Louis Allieu
00:53:38était notre invité ce matin.
00:53:39Il est revenu
00:53:40sur l'exclusion
00:53:40de ce policier
00:53:41du RN.
00:53:42Est-ce que ce type
00:53:43de comportement,
00:53:44encore une fois,
00:53:44sont acceptables ?
00:53:45Il faut sanctionner
00:53:46tout de suite.
00:53:47Pourquoi est-ce qu'il a...
00:53:48Ça a pris tant de temps.
00:53:49C'est inimaginable,
00:53:50Laurence Ferrari.
00:53:50Les propos,
00:53:51vous avez entendu
00:53:51comme moi,
00:53:52cette vidéo,
00:53:52elle est presque insoutenable.
00:53:54Et puis,
00:53:54alors,
00:53:54tout y est,
00:53:54vous disiez,
00:53:55sexiste,
00:53:56homophobe,
00:53:56raciste,
00:53:57antisémite.
00:53:57Enfin,
00:53:58c'est le florilège
00:53:59de tout ce qu'on
00:53:59pourrait imaginer
00:54:00de plus terrible.
00:54:01Une fois qu'on a dit ça,
00:54:02Christophe Barthez
00:54:02l'a évidemment
00:54:04suspendu tout de suite.
00:54:05Le maire.
00:54:05Il a été évidemment
00:54:08débarqué de toutes les fonctions
00:54:09qu'il avait en tant que bénévole
00:54:10au RN.
00:54:11Ça,
00:54:12j'allais dire,
00:54:12c'est à ça aussi
00:54:13qu'on reconnaît
00:54:13ce qu'on fait
00:54:14de ce qu'on découvre.
00:54:15La vraie question,
00:54:16on peut se la poser aussi,
00:54:17c'est celle du timing.
00:54:18Et Louis Allion
00:54:19en a parlé ce matin.
00:54:19C'est vrai que c'est arrivé
00:54:20dans la municipalité d'avant.
00:54:22Donc,
00:54:23pourquoi est-ce que ça sort maintenant ?
00:54:24Est-ce que ça n'est pas
00:54:25pour salir ?
00:54:27L'ancien maire
00:54:28était déjà au courant.
00:54:28Il y avait une enquête interne
00:54:29qui avait été dépêchée.
00:54:31Et la seule chose
00:54:32qui en était sortie,
00:54:32c'est une réorganisation
00:54:33de la police.
00:54:34Mais que ce monsieur
00:54:35tienne ses propos-là
00:54:35le matin ou le soir,
00:54:36je ne vois pas bien
00:54:37quand même la différence.
00:54:38Voilà.
00:54:39c'est vrai que le timing interroge.
00:54:40Est-ce que c'est là
00:54:40pour salir Kestop Barthès ?
00:54:42Et avant,
00:54:42est-ce que c'était là
00:54:43pour justement
00:54:43ne pas embêter
00:54:45la campagne municipale
00:54:46du maire d'avant ?
00:54:47Je me pose la question.
00:54:48Moi,
00:54:49je pense quand même
00:54:49qu'à chaque fois,
00:54:50et on n'est pas à l'abri,
00:54:50vous savez,
00:54:51on représente 11 millions d'électeurs.
00:54:52Donc,
00:54:52vous imaginez bien
00:54:53que des tarés,
00:54:54on en a,
00:55:02donc on essaye
00:55:03de beaucoup travailler
00:55:04évidemment là-dessus.
00:55:05Mais je pense que ce qui compte,
00:55:06c'est qu'une fois
00:55:07que vous avez découvert ça,
00:55:07qu'est-ce qu'on fait ?
00:55:08Et je trouve qu'on a
00:55:09une réactivité
00:55:10qui est toujours
00:55:11assez exceptionnelle.
00:55:12Comme ça,
00:55:13très rapidement,
00:55:13on prend la décision
00:55:14d'exclure évidemment.
00:55:15Si ce n'était pas senti
00:55:17dans les médias,
00:55:17vous avez rien fait.
00:55:17Moi,
00:55:18je n'étais pas au courant.
00:55:19Oui,
00:55:19mais le maire,
00:55:19il n'aurait rien fait.
00:55:20Je ne suis pas sûre
00:55:20que le maire ait été au courant.
00:55:22Si,
00:55:22il a dit qu'il était au courant.
00:55:23Moi,
00:55:23je n'ai pas entendu ça.
00:55:24Mais en tout cas,
00:55:25ce qui est sûr,
00:55:25c'est que contrairement
00:55:26à d'autres groupes politiques
00:55:27qui avaient dans leur rang
00:55:28des gens qui avaient
00:55:29des propos
00:55:30auprès de leur épouse
00:55:32ou même des gestes
00:55:32qui ont été gardés
00:55:33dans des formations politiques.
00:55:34Je pense qu'une formation
00:55:35politique mature
00:55:36se doit de se séparer
00:55:37tout de suite
00:55:37de la brevillie.
00:55:39C'est le maire.
00:55:40Moi,
00:55:41chez Renaissance,
00:55:41ça n'arrive pas.
00:55:43Pourquoi ça n'arrive pas alors ?
00:55:44Pourquoi nous,
00:55:45on n'a pas
00:55:46des multiplications
00:55:47de propos ?
00:55:48Non,
00:55:48je vous ai écouté.
00:55:48On n'a pas
00:55:49des multiplications
00:55:50de propos.
00:55:50Vous avez un député
00:55:51qui a été condamné
00:55:52pour des coups
00:55:53et des coups de casse.
00:55:54Cette vidéo
00:55:54de 10 minutes,
00:55:55ce que vous avez diffus
00:55:56de 10 minutes,
00:55:57il y a tous les mots,
00:55:58il y a tout le florillage,
00:55:59il y a toute la pensée,
00:56:01la pire de ce qu'on peut entendre.
00:56:02Mais c'est vrai
00:56:02que chez nous,
00:56:03on n'a pas ça.
00:56:04Je n'ai rien à voir
00:56:05avec cette pensée-là.
00:56:06Tout simplement,
00:56:07pourquoi ?
00:56:07Parce qu'en fait,
00:56:08il se trouve à l'aise
00:56:09dans le mouvement,
00:56:10dans le rassemblement national
00:56:11chez vous.
00:56:12Pourquoi ?
00:56:12Parce qu'en fait,
00:56:14dire du mal,
00:56:16dire que le bouc émissaire,
00:56:18c'est l'étranger,
00:56:20c'est le noir,
00:56:20c'est l'arabe,
00:56:21c'est le,
00:56:21comme il a dit,
00:56:22bougnoul,
00:56:23enfin,
00:56:23on est tous les mots.
00:56:25Je lui laisse ses propos
00:56:26qui sont à faire,
00:56:26infâme.
00:56:27Ce qui est très grave,
00:56:27ce qui est très grave.
00:56:28C'est que ça jette
00:56:28le propre sur la police
00:56:29municipale.
00:56:30Au-delà de ça,
00:56:30du rassemblement national
00:56:31qui est très grave,
00:56:33ce qui est très grave,
00:56:34c'est qu'évidemment,
00:56:34c'est un policier municipal
00:56:35qui est un fonctionnaire
00:56:37qui a des autorités
00:56:39a priori
00:56:39dans cet équipage
00:56:41et surtout,
00:56:42il y en a un,
00:56:43mais il y en a quatre
00:56:43qui, finalement,
00:56:45les trois autres,
00:56:46acquiescent.
00:56:48Ça ne choque personne
00:56:49et c'est évidemment
00:56:50très choquant
00:56:50pour la fonction publique.
00:56:52Il faut évidemment
00:56:53qu'il soit radié
00:56:54immédiatement,
00:56:55les quatre.
00:56:55Vous avez quand même,
00:56:56M. Rébérod,
00:56:57je vous rappelle,
00:56:57député de Saône-et-Loire
00:56:58qui a fait un salut nazi
00:56:59en pleine Assemblée nationale
00:56:59et qui a été réinvesti
00:57:00par votre groupe.
00:57:01Et puis vous,
00:57:02vous n'avez aucun mal
00:57:02à faire alliance
00:57:03avec les pires des antisémites
00:57:04en ce moment
00:57:04à chaque fois qu'il y a une élection.
00:57:06Donc je pense que vos leçons
00:57:07de morale sur les gens
00:57:08qui sont dans,
00:57:09ou qui pourraient imaginer
00:57:10militer derrière nous,
00:57:11je pense qu'il vaut mieux
00:57:12que vous les gardiez
00:57:15et que vous me regardez
00:57:18comme ça
00:57:19et vous dites
00:57:19je fais une alliance
00:57:20avec la France insoumise.
00:57:21C'était peut-être malgré vous,
00:57:22M. Maillard,
00:57:22et je vous connais,
00:57:23vous ne deviez pas être
00:57:23très à l'aise avec le sujet.
00:57:24Je suis totalement opposé
00:57:27à une discussion de suite.
00:57:27Mais votre parti l'a fait,
00:57:28M. Maillard,
00:57:29votre parti s'est désisté
00:57:30pour faire élire
00:57:30des gens de la France insoumise.
00:57:32Il n'y a aucune,
00:57:32et vous le savez parfaitement.
00:57:33Enfin, je vous ai assuré
00:57:34vraiment que les gens
00:57:34qui sont dans la télé
00:57:35ne vous croient pas une seconde.
00:57:36Mais vous savez
00:57:36qu'il n'y a aucune alliance.
00:57:39L'idée,
00:57:39je ne vais pas la défendre,
00:57:40je déconse le principe.
00:57:41Vous vous êtes désisté
00:57:41pour faire élire
00:57:42des gens de la LFI ?
00:57:43Je ne mets pas
00:57:44sur le même point
00:57:46un des propos racistes
00:57:47d'un propos raciste
00:57:49et pour moi,
00:57:49c'est la même chose.
00:57:50L'antisémitiste,
00:57:51membre du Rassemblement national,
00:57:53policier municipal,
00:57:54qui soit de gauche
00:57:54ou de droite,
00:57:55il est condamnable
00:57:56de la même façon.
00:57:59Une organisation politique
00:58:00Comment mettre un chiffon
00:58:01sur vos alliances
00:58:01et votre bonne conscience
00:58:02pour mieux dormir,
00:58:03M. Maillard ?
00:58:04On verra vos alliances
00:58:04et certaines alliances
00:58:06que vous avez pu faire.
00:58:07Beaucoup.
00:58:08Avec l'AFD,
00:58:08il y a quelques années.
00:58:10L'AFD.
00:58:11Ça relance ?
00:58:12On relance là ?
00:58:12On y répond ?
00:58:13Je ne sais pas.
00:58:14Vous ne voulez répondre pas ?
00:58:15Je ne peux pas répondre.
00:58:16Je vois bien
00:58:16qu'il est très gêné.
00:58:17C'était il y a deux ans.
00:58:19Je me doute bien
00:58:20que c'était compliqué.
00:58:20Mais vous,
00:58:21vous êtes désisté
00:58:21pour faire élire
00:58:22Alma Dufour.
00:58:23Vous êtes désisté
00:58:24pour faire élire
00:58:25le pire de la France insoumise
00:58:26qui ont mis
00:58:27un antisémitisme
00:58:29tellement décomplexé
00:58:30au sein de cet hémicycle
00:58:31qui n'ont parlé que du Hamas.
00:58:32Ça fait trois ans
00:58:33qu'ils ne parlent que de ça.
00:58:33Ça fait trois ans
00:58:34qu'ils veulent regarder
00:58:36leur dernière proposition.
00:58:37Vous vous êtes désisté
00:58:37pour des gens
00:58:37qui veulent remettre
00:58:38l'Availlat
00:58:39en septembre 2027.
00:58:40C'est hallucinant.
00:58:42Je suis au Bundestag 2018.
00:58:44L'AFD nous demande
00:58:45de partir
00:58:45parce que nous n'avons rien à faire.
00:58:46Donc on arrête le débat
00:58:47parce qu'il est ouvert
00:58:48madame Lavalette.
00:58:49C'était déjà vos alliés.
00:58:51Merci beaucoup.
00:58:52On se retrouve
00:58:52dans un instant
00:58:53dans Punchline.
00:58:54Et Sylvain Maillard,
00:58:54vous allez nous expliquer
00:58:55pourquoi vous voulez faire
00:58:56dérembourser
00:58:57la prise en charge
00:58:59des cures thermales.
00:59:00Vous n'allez pas
00:59:01vous faire des amis.
00:59:02A tout de suite.
00:59:03On en débat.
00:59:0718h16,
00:59:08on se retrouve
00:59:08dans Punchline.
00:59:09Louis de Ragnel,
00:59:09Rachel Kahn,
00:59:10Eugénie Bastier
00:59:11et Sylvain Maillard
00:59:12vous proposez
00:59:12de dérembourser
00:59:13les cures thermales.
00:59:15Vous dites
00:59:15ça coûte 260 millions
00:59:17d'euros par an
00:59:17à la Sécurité sociale.
00:59:19Je vote un amendement
00:59:20pour le supprimer.
00:59:21Vous dites donc
00:59:22c'est radical.
00:59:23Et les gens
00:59:24que ça soigne
00:59:25qui vont dans
00:59:25les villes thermales ?
00:59:27Il y a un moment
00:59:28où il faut se dire
00:59:29que le budget
00:59:30de la Sécurité sociale
00:59:31est totalement incontrôlable.
00:59:34On continue
00:59:35à rembourser
00:59:36très largement.
00:59:37On a eu sur ce plateau
00:59:38la semaine dernière
00:59:39on discutait
00:59:40sur le fait
00:59:40que chacun d'entre nous
00:59:41avait une pharmacie
00:59:42à la maison.
00:59:43Il y a un moment
00:59:43il faut qu'on devienne
00:59:44tous raisonnable.
00:59:45Les cures thermales
00:59:46évidemment il y a sûrement
00:59:47des gens
00:59:47que ça aide bien
00:59:49très bien
00:59:50tant mieux
00:59:50et certaines pathologies
00:59:52qui doivent le réclamer
00:59:53et là-dessus
00:59:54évidemment il faut accompagner
00:59:55ça c'est bien normal.
00:59:56Donc c'est des cures thermales
00:59:57de confort ?
00:59:58On ne peut pas dire
00:59:59que c'est généralisé
01:00:00qu'il y a une partie
01:00:01de confort
01:00:02d'accompagnement
01:00:05de manfaitudes
01:00:06j'entends
01:00:06et c'est aussi ça
01:00:07qui m'a particulièrement énervé
01:00:08d'entendre
01:00:10la présidente
01:00:11cure thermale
01:00:12enfin je ne vais pas donner
01:00:13le nom
01:00:13d'une des grosses
01:00:15chaînes
01:00:15qui annonçait
01:00:18d'excellents résultats
01:00:19que tout allait bien
01:00:19et qu'ils n'étaient
01:00:20absolument pas inquiets
01:00:21pour leur budget
01:00:21pour l'année prochaine.
01:00:23En fait si moi
01:00:24je pense qu'il faut s'inquiéter
01:00:24parce qu'on ne peut pas
01:00:26continuer à dire
01:00:26qu'on veut faire des économies
01:00:28y compris sur les retraites
01:00:29Ce sont des emplois
01:00:29Monsieur Maillard ?
01:00:30Ce sont des emplois
01:00:31les cures thermales
01:00:32sont des emplois
01:00:32Donc c'est autre chose
01:00:33c'est-à-dire qu'on rentre
01:00:34vraiment dans une économie
01:00:35totalement socialisante
01:00:36où on subventionne
01:00:37évidemment l'intégralité
01:00:38des emplois
01:00:39c'est bien
01:00:39comme ça on va tous
01:00:40finir ruinés
01:00:41moi je suis pour une économie
01:00:42libérale
01:00:43donc les cures thermales
01:00:44elles ont plein de choses
01:00:45à mettre en avant
01:00:46elles peuvent fonctionner
01:00:47sans avoir obligatoirement
01:00:48la sécurité sociale
01:00:49qui les aide
01:00:50Alors Eugénie Bassier
01:00:51Moi je suis entièrement
01:00:51d'accord avec vous
01:00:52vous avez raison
01:00:53de vouloir supprimer
01:00:54mais j'entends aussi
01:00:55les français qui pourraient
01:00:56vous dire
01:00:56on a l'AME
01:00:57l'aide médicale d'état
01:00:58qui coûte 1 milliard
01:00:59qui donne des droits
01:01:01à des gens
01:01:01qui n'ont pas
01:01:01la nationalité française
01:01:03qui sont financés
01:01:04par nos impôts
01:01:04et il y a aussi
01:01:05une injustice
01:01:05alors si on demande
01:01:06des efforts aux français
01:01:07est-ce qu'il ne faut pas
01:01:07aussi réduire
01:01:08l'aide médicale d'état
01:01:09ce serait peut-être
01:01:10un effort de justice
01:01:11il ne faut pas faire
01:01:12demander que aux français
01:01:12de faire des efforts
01:01:13Juste je voudrais
01:01:13là-dessus
01:01:14c'est un débat
01:01:15hyper intéressant
01:01:16mais l'AME
01:01:17on peut soigner
01:01:19quelqu'un qui a
01:01:19une pathologie
01:01:20extrêmement grave
01:01:21contagieuse
01:01:22mortelle
01:01:22et là on parle
01:01:24d'arthrose
01:01:25donc vous voyez
01:01:26l'arthrose
01:01:27ça peut être très douloureux
01:01:28c'est très douloureux
01:01:29et dans l'AME
01:01:30il y a aussi
01:01:31toute une série
01:01:31de soins
01:01:33qui ne sont pas forcément
01:01:33de confort
01:01:34on avait déjà travaillé
01:01:35sur le panier de soins
01:01:36on peut toujours regarder
01:01:37sur des différentes
01:01:38sur le panier de soins
01:01:39c'est très intéressant
01:01:39on peut regarder
01:01:40ce qu'on peut faire
01:01:41en vérité
01:01:42on s'était concentré dessus
01:01:44il n'y a pas énormément
01:01:45ou bien on est contre
01:01:46le principe de l'AME
01:01:47ou bien on est pour
01:01:48le principe de l'AME
01:01:49mais dire qu'on va
01:01:49énormément économiser
01:01:51sur le panier de soins
01:01:52ce n'est pas tout à fait vrai
01:01:53on peut toujours s'améliorer
01:01:53mais honnêtement
01:01:54c'est un sujet politique
01:01:55est-ce qu'on veut
01:01:56pour ou contre
01:01:57moi je souhaite
01:01:58qu'on puisse soigner
01:02:00les étrangers
01:02:00qui sont en France
01:02:02parce que d'abord
01:02:02c'est une question
01:02:03de santé publique
01:02:05même pas dans
01:02:06la question de morale
01:02:06c'est une question
01:02:06de santé publique
01:02:08sur l'AME
01:02:09honnêtement
01:02:09il y a plein de soins
01:02:10qui sont pris en charge
01:02:11et qui ne sont absolument
01:02:12pas des soins d'urgence
01:02:12et je pense que Eugénie
01:02:14et tout le monde est d'accord
01:02:15pour dire que
01:02:15s'il y a un étranger
01:02:16en situation irrégulière
01:02:18qui est en train de mourir
01:02:18évidemment on va le prendre en charge
01:02:20et s'il a des maladies contagieuses
01:02:22évidemment on va le soigner
01:02:23le débat
01:02:24c'est absolument pas ça
01:02:25moi le fond du sujet
01:02:27et c'est plus une question
01:02:27de méthode
01:02:28que je voulais vous poser
01:02:29moi je suis entièrement
01:02:29d'accord avec vous
01:02:30sur le fait d'arrêter
01:02:31de financer les cures thermales
01:02:32c'est pas la sécurité sociale
01:02:34de financer ça
01:02:34mais pourquoi est-ce
01:02:35que vous n'avez pas élargi
01:02:36parce que les cures thermales
01:02:37c'est un totem
01:02:38tout le monde a un avis dessus
01:02:39on a vraiment l'impression
01:02:39que vous voulez faire
01:02:40un truc qui met un peu de buzz
01:02:41avec cette proposition là
01:02:42moi je pense qu'il faut
01:02:43il y a une vraie réflexion
01:02:47d'acheter des compléments alimentaires
01:02:49d'acheter plein de choses
01:02:49dans le commerce
01:02:50moi je pense qu'il faut
01:02:51mener la réflexion
01:02:52sur le déremboursement
01:02:53même parfois total
01:02:54des doliprane
01:02:55et d'un certain nombre
01:02:56de médicaments
01:02:57que les français consomment
01:02:57le paracétamol on va dire
01:02:58le paracétamol
01:02:59pour ne pas citer de marque
01:03:00et faire en sorte
01:03:02que les plus nécessiteux
01:03:03les gens qui n'ont pas
01:03:04les moyens
01:03:05soient soignés
01:03:06et que ce soit
01:03:07entièrement remboursé
01:03:07mais je crois aujourd'hui
01:03:08qu'il y a énormément
01:03:09de gens qui pourraient
01:03:11tout à fait acheter
01:03:12comme ils achètent
01:03:13n'importe quoi
01:03:13des médicaments
01:03:15avec leur propre denier
01:03:16parce qu'en fait
01:03:18la fête est finie
01:03:19on ne peut plus vivre
01:03:20dans un système
01:03:20on compte sur l'Etat
01:03:22sur absolument
01:03:23l'intégralité
01:03:24100% d'accord avec vous
01:03:25et je porterai
01:03:26d'autres amendements
01:03:27les taxis qui sont utilisés
01:03:28pour les ambulances
01:03:29où les gens
01:03:29rentrent peut-être
01:03:30à plusieurs dans les voitures
01:03:32ou le taxi qui passe sa journée
01:03:34et qui n'a qu'un seul client
01:03:36l'Etat
01:03:37moi les cures thermales
01:03:38qui n'ont pour seul client
01:03:39l'Etat
01:03:39ou les gens de la sécurité sociale
01:03:40ça me pose un problème
01:03:42Louis Draganel
01:03:42on parle des cures thermales
01:03:43là c'est le sujet
01:03:44et j'avais été parfait
01:03:46vraiment offusqué
01:03:47des propos tenus
01:03:48par cet institut privé
01:03:50qui se semblait se réjouir
01:03:51du fait que l'argent public
01:03:52finançait des bénéfices
01:03:54et donc à côté de ça
01:03:55évidemment on portera
01:03:56d'autres choses
01:03:57exactement ce que vous avez dit
01:03:58il y aura d'autres amendements
01:03:59on va proposer
01:04:00plein de sources d'économie
01:04:01pour le gouvernement
01:04:02qui nous a demandé
01:04:03de lui proposer
01:04:03des sources d'économie
01:04:04on va le faire
01:04:05après il faudra du courage politique
01:04:06pour les porter
01:04:06et surtout
01:04:07et surtout
01:04:08une fois de plus
01:04:09les socialistes
01:04:10les écologistes
01:04:11vont faire tout faire
01:04:12pour capoter
01:04:13pour faire en sorte
01:04:14qu'on continue
01:04:15à dépenser plus
01:04:15et quel sera
01:04:16l'avis du gouvernement ?
01:04:17on va voir
01:04:18vous savez
01:04:19vous connaissez la réponse
01:04:20moi je ne trouve pas
01:04:21que ce soit dans
01:04:22ce n'est pas une mesure
01:04:23pour faire le buzz
01:04:24parce que je vois
01:04:25ce que vous pouvez écrire
01:04:26de part et d'autre
01:04:27et vous êtes quelqu'un
01:04:28justement
01:04:28qui est dans la rationalité
01:04:29et l'efficience
01:04:30et vous avez mené
01:04:31un travail justement
01:04:32de construction
01:04:33pour réparer
01:04:34les inégalités
01:04:35notamment
01:04:35je pense simplement
01:04:37que sur l'histoire
01:04:37des cures thermales
01:04:38peut-être qu'il faudrait
01:04:39faire une distinction
01:04:40au regard des différentes
01:04:42générations
01:04:42parce que les personnes âgées
01:04:44notamment de plus de 70 ans
01:04:45ont parfois vraiment besoin
01:04:46de ces cures thermales
01:04:47ce sont les principales
01:04:48je ne dis pas
01:04:49juste que
01:04:50je ne dis pas
01:04:50qu'il y a certaines pathologies
01:04:53et évidemment
01:04:54il faut regarder
01:04:54comme on parlait
01:04:55du panier de soins
01:04:55il faut être rationnel
01:04:57moi ce que je veux
01:04:58c'est apporter un vrai service
01:04:59ce que je ne veux plus
01:05:00ce que je ne souhaite plus
01:05:01ce sont des cures thermales
01:05:03de complaisance
01:05:04d'accompagnement
01:05:05qui sont très agréables
01:05:06et vous savez
01:05:07c'est très agréable
01:05:07de partir en vacances
01:05:08aussi c'est pas subventionné
01:05:09par la sécurité sociale
01:05:10donc je pense
01:05:12qu'il y a un moment
01:05:12il faut trouver
01:05:13on a moins d'argent
01:05:14il va falloir faire des économies
01:05:15il faut changer
01:05:16vous allez le trouver
01:05:17vous allez réussir
01:05:18à le faire passer
01:05:19il y a eu la grande rumeur
01:05:20de la dissolution
01:05:21vous mettez la pression
01:05:22sur les députés
01:05:23qui ont tellement peur
01:05:24de perdre leur siège
01:05:25pas une seconde
01:05:26vous avez pensé
01:05:26à la dissolution
01:05:27enfin en tout cas le président
01:05:28puisque c'est l'apanage
01:05:29du président
01:05:29alors est-ce qu'il y a
01:05:30dissolution
01:05:30la précédente
01:05:31je n'ai pas vu venir
01:05:32donc pour être
01:05:32très bon
01:05:33et j'étais président
01:05:35de groupe
01:05:36je n'ai pas vu venir
01:05:37donc je ne vais pas
01:05:39vous expliquer
01:05:40de façon très intelligente
01:05:41ce qui va se passer
01:05:42en tout cas ce qui est certain
01:05:44c'est que ça va être
01:05:45un moment difficile
01:05:45évidemment il n'y a
01:05:46aucune possibilité
01:05:47d'un budget
01:05:48qui ne soit pas voté
01:05:50décide en 49-3
01:05:51en ordonnance
01:05:51on verra ce qui se passe
01:05:52vous connaissez la situation
01:05:53ça fait 2 ans que ça dure
01:05:55il y aura une 3ème année
01:05:56c'est encore plus dur
01:05:57parce qu'on a une campagne
01:05:58présidentielle
01:05:58et chacun d'entre nous
01:06:00va défendre aussi
01:06:00des positions
01:06:01qui vont vouloir défendre
01:06:02pour la présidentielle
01:06:03donc évidemment
01:06:04le travail de Sébastien Lecornu
01:06:05est très très dur
01:06:06mais je crois qu'il faut
01:06:07qu'on rappelle justement
01:06:08parce que c'est un moment
01:06:09hyper politique
01:06:09qu'on rappelle
01:06:10nos encres
01:06:11et nos encres
01:06:11c'est de faire en sorte
01:06:12que le travail paie plus
01:06:13et donc tout ce qui fera en sorte
01:06:15que ceux qui travaillent
01:06:16ont plus d'impôts
01:06:17plus de cotisations
01:06:18ce sera non
01:06:19vous n'avez toujours pas choisi
01:06:20votre candidat
01:06:20monsieur Maillard
01:06:22Gabriel Atta
01:06:22Jean-Philippe
01:06:23Jean-Philippe
01:06:24Gabriel Atta
01:06:24j'essaie de pousser des idées
01:06:25et j'essaie de participer
01:06:27à ma modeste place
01:06:29au débat public
01:06:30je pense qu'au fond
01:06:31la personnalité
01:06:32vous savez
01:06:32je souhaite qu'on choisisse tous
01:06:33en novembre
01:06:34ou décembre
01:06:35assez tôt
01:06:36maintenant c'est le temps
01:06:36on va rentrer dans le temps
01:06:37budgétaire
01:06:38je pense que c'est tout aussi important
01:06:39et donc on va apporter des idées
01:06:41et je n'ai pas envie de parler
01:06:42de passer ma journée
01:06:43à parler du candidat
01:06:44je voudrais qu'on parle des idées
01:06:45mais il faudra choisir en novembre
01:06:47c'est la Toussaint
01:06:48c'est l'appel de la Toussaint
01:06:49un petit peu après la Toussaint
01:06:50un petit peu
01:06:51parce que là
01:06:51Edouard Philippe
01:06:52c'est l'appel de la Toussaint
01:06:53c'est bien la Toussaint
01:06:54c'est bien
01:06:54c'est pas le jour des morts
01:06:56c'est le lendemain
01:06:56le jour des morts
01:06:57exactement
01:06:58Louis vous pensez
01:06:58qu'on va tenir un spectacle
01:07:00jusqu'en novembre
01:07:01moi j'ai l'impression
01:07:02qu'on se dirige tout droit
01:07:03dans le mur
01:07:05en réalité
01:07:05non mais vous avez
01:07:06beaucoup trop de candidats
01:07:07à droite
01:07:07à gauche
01:07:08c'est la pagaille
01:07:09à droite
01:07:10ils ont une primaire à gauche
01:07:11oui mais le problème
01:07:12de la droite
01:07:12c'est que normalement
01:07:13vous savez
01:07:14s'il y a la figure
01:07:14du leader charismatique
01:07:15qui se dégage
01:07:17il n'y a pas de figure
01:07:18qui s'impose clairement
01:07:19c'est un peu ce que vous disiez
01:07:20tout à l'heure
01:07:21et le principe de la primaire
01:07:23et une machine à perdre à droite
01:07:24ça a toujours été le cas
01:07:25et donc je ne sais pas
01:07:26qu'elle sera véritablement
01:07:27le mode de départ
01:07:28à chaque fois qu'il y a une primaire
01:07:29à chaque fois
01:07:31M. Fillon n'a pas perdu
01:07:32à cause de la primaire
01:07:34non mais tous les autres
01:07:35exemples n'ont pas été
01:07:36très concluants
01:07:36et donc pour les familles
01:07:38de la droite
01:07:39je pense que le plus grand risque
01:07:40c'est d'avoir plusieurs candidats
01:07:43au premier tour
01:07:44et donc avec la certitude
01:07:45de n'en placer aucun au deuxième
01:07:46dernier mot Eugénie
01:07:47non mais la partie
01:07:47de poker menteur
01:07:48se complexifie
01:07:49parce qu'à mesure
01:07:50que les semaines passent
01:07:50les candidats se rapprochent
01:07:52dans les sondages
01:07:52donc ça devient de plus en plus
01:07:53difficile à trancher
01:07:55et le risque
01:07:55c'est qu'ils se retrouvent
01:07:56à l'étroit à égalité
01:07:57dans un mouchoir d'épaule
01:07:58et alors là
01:07:58qui va se désister
01:07:59ils ne vont pas tirer
01:08:00à la courte paille
01:08:00allez merci beaucoup
01:08:01Sylvain Maillard
01:08:02d'être venue ce soir
01:08:03merci Eugénie Bastier
01:08:04Rachel Kahn
01:08:04Louis de Ragnel
01:08:05dans un instant
01:08:05c'est Christine Kelly
01:08:06demain à 8h10
01:08:07dans la grande interview
01:08:08ce sera Thibaut de Montbréal
01:08:10qui répondra aux questions
01:08:10de Romain Desartes
01:08:11bonne soirée
01:08:12mercies
01:08:14merci
01:08:14merci
01:08:14merci
01:08:14merci