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  • il y a 7 semaines
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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Transcription
00:00On ne peut donc pas demander aux Français des efforts si ceux qui sont à la tête de l'État
00:03n'en font pas.
00:04Voilà des mois que Sébastien Lecornu entonne ce refrain, vous l'avez déjà sans doute entendu.
00:09Il entonne ce refrain pour mieux présenter la douloureuse.
00:13Eh oui, la douloureuse, c'est le budget et son chapelet d'efforts demandé aux Français.
00:17Le Premier ministre avait déjà, vous le savez, annoncé la suppression des avantages à vie pour les anciens ministres de
00:22l'Intérieur
00:23et voilà qu'il cible la rémunération des ministres actuels.
00:26Alors on pose la question à nos invités, est-ce que c'est de la démagogie ?
00:30Est-ce que c'est une diversion aussi ou est-ce que c'est une mesure salutaire ?
00:33Je salue tous ceux qui sont autour de ce plateau.
00:36Bruno Jeudy nous accompagne et je l'en remercie, notre éditorialiste, BFL TV, la tribune dimanche.
00:42France Olivier Gisbert est là, bonsoir à vous chère France.
00:44Bonsoir Sonia.
00:45Éditorialiste au point, auteur notamment de la France, est-elle un pays communiste ?
00:49Et vous mettez un point d'interrogation, je le précise.
00:51Oui mais je ne suis pas sûr, c'était juste comme ça.
00:53C'est l'éditeur qui a voulu le point d'interrogation.
00:56Ce n'est pas nécessaire.
00:57Ça commence bien.
00:58Étienne Jarnel, bonsoir.
00:59Bonsoir.
01:00Directeur de la publication du point.
01:02Directeur tout court on dit.
01:03Ah oui ?
01:04Oui oui.
01:05Qu'est-ce qu'il se passe ?
01:06Dès que je démarre l'émission.
01:08Voilà.
01:08Vous êtes entre confrères du point et amis du point.
01:11Vous êtes le patron de France aujourd'hui, Olivier Gisbert.
01:14Oui, après avoir été longtemps son padawan, son apprenti.
01:18Je salue la présence.
01:19C'est très dur d'être mon patron.
01:21Ils ne vont pas me dire.
01:21Non mais on ne peut pas le diriger en fait.
01:23Tu es que du haldenis, merci d'être là.
01:24Moi j'ai été le padawan d'Étienne Jarnel.
01:26Mais on peut dire directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles.
01:29Non mais maintenant je me suis émancipé.
01:30Souhaitons son gueule, vous allez voir.
01:32Laurence, ça y est, merci d'apporter un peu de calme le juge de paix de ce plateau,
01:36ancienne députée européenne, les Républicains.
01:38Et avant de vous poser cette question et de parler aussi du niveau des politiques,
01:42puisque c'est lié, tout d'abord je salue François Gapian.
01:46Et cher François, faites-nous un état des lieux.
01:48Combien gagnent et touchent les ministres de la République ?
01:51Bonsoir à tous.
01:52Commençons par le premier d'entre eux.
01:54Le premier ministre qui touche 16 000 euros par mois, j'arrondis évidemment.
01:58Un ministre, on va voir tout cela en détail et en chiffres sur tout.
02:01Un ministre, c'est 10 600, un secrétaire d'État, un petit peu plus de 10 000 euros brut.
02:05Derrière ces chiffres, attention, il y a plusieurs lignes.
02:07Le salaire de base calculé sur les barèmes de la fonction publique, l'indemnité de résidence.
02:12Alors ce n'est pas une prime pour payer son logement.
02:13C'est une composante de la rémunération qui tient compte notamment de la zone géographique
02:17où la personne exerce ses fonctions.
02:19L'indemnité de fonction, justement, elle est liée aux responsabilités particulières
02:22et aux contraintes de la fonction.
02:23Ces rémunérations sont fixées depuis 2012, après une baisse de 30% décidée sous François Hollande.
02:29Par ailleurs, un ministre peut avoir plusieurs avantages supplémentaires.
02:32Un logement, une voiture avec chauffeur, une enveloppe pour les frais.
02:39Ce n'est pas ça, une petite erreur.
02:41Ce n'est pas grave, voilà, c'est mieux.
02:42Non mais c'est très bien.
02:44Je n'ai pas dit que c'était mal.
02:45Montrez le poids encore, tout le monde est content sur le plateau.
02:48Ce n'est pas le document que j'attendais.
02:50Une enveloppe pour les frais de représentation.
02:52Ce n'est pas le salaire, mais des moyens destinés à exercer la fonction même logique au Parlement.
02:57Un député, un sénateur, perçoit un peu plus de 7 600 euros brut par mois,
03:03plus une somme du même montant à peu près, à peu de choses près,
03:07une dotation de fonctionnement parlementaire pour le fonctionnement du mandat, tout simplement,
03:10et jusqu'à 11 500 euros pour payer les collaborateurs.
03:15Rien de tout cela n'est secret.
03:16Le Sénat produit même une fiche de paye, vous la voyez, fiche type d'un sénateur.
03:21Ce sont des documents administratifs et la loi permet à n'importe quel citoyen de les réclamer.
03:26Merci François, voilà qui est très clair.
03:28On ne sait pas la fiche de quel sénateur, évidemment de quel député au Parlementaire.
03:33Tout cela est bien sûr tenu au secret.
03:36Depuis ce matin sur ce sujet, deux questions sont posées.
03:39Est-ce que c'est de la démagogie ou est-ce que c'est une mesure salutaire ?
03:41Oui, non.
03:44Et s'il y avait une autre voie ? Et si c'était une diversion ?
03:47On n'est pas obligés d'être paresseux quand on fait de la politique.
03:50Moi, je me souviens, j'avais discuté avec Sébastien Lecornu quand il avait été nommé à Matignon.
03:56Tout le monde peut discuter avec lui.
03:58Non, je ne sais pas du tout, on va faire un gloriel.
04:00Un peu quand même.
04:00J'avais tout de suite abordé ce sujet.
04:03J'ai dit, mais c'est quoi cette histoire-là où vous supprimez les chauffeurs
04:07et les officiers de sécurité des anciens premiers ministres ?
04:11Vous vous en inquiétiez ?
04:12Bien sûr, parce que moi, je me dis que François Fillon ou Bernard Cazeneuve
04:15qui traversent le hall de la gare du Nord à 22h en revenant de je ne sais quel déplacement,
04:21c'est un peu normal qu'ils soient protégés.
04:23Il y a des gens qui leur en veulent pour telle ou telle raison.
04:25C'est des personnalités publiques.
04:27Par ailleurs, des gens qui ont servi la France pendant des années,
04:29qui aient un chauffeur toute leur vie en remerciement de ça
04:32pour à la fois assurer leur sécurité et leur confort.
04:36Et bien non, moi, je trouve ça normal.
04:37Et surtout, la réponse de Sébastien Lecornu avait été,
04:40non, mais on a changé d'époque.
04:42Mais moi, je m'en fiche de l'époque.
04:43Enfin, je veux dire, si l'époque, c'est pour la retraite à 59 ans,
04:46pour je ne sais quel lubie démagogique,
04:48les politiques, ils doivent être au-dessus de ça.
04:50On a changé d'époque.
04:51Ils nous ont promis le nouveau monde.
04:52On voit à quoi ils ressemblent.
04:54Surtout, M. Lecornu, qui normalement est sensé et intelligent,
04:58je trouve que, en fait, c'est grotesque, c'est ridicule et c'est mensonger.
05:02Vous savez, M. Lecornu, il a permis de geler la réforme des retraites.
05:06Ça va coûter 3 milliards d'euros en 2027.
05:10Et là, on parle d'une économie de 500 000 euros peut-être par an.
05:15Oui, exactement, une gouttelette dans l'océan, la dette.
05:17Franchement, si c'est ça qu'on propose aux Français, j'ai honte.
05:21J'ai honte parce qu'on est dans une situation qui est très grave.
05:25Et on va expliquer aux Français, pour faire plaisir à quelques esprits revanchards,
05:30qu'effectivement, ça fait partie de la solution.
05:32Alors qu'il faut tout changer.
05:34On a 57% de dépenses publiques.
05:37On est champions du monde.
05:38Et on va enlever un mini-morceau.
05:40C'est ridicule, grotesque.
05:42Est-ce qu'on peut dire merci, Laurence Saillet ?
05:44Parce que, pardonnez-moi, ça cache la forêt, la jungle des dépenses publiques, cette affaire-là.
05:49Je crains que tout le monde ne pense pareil sur ce plateau.
05:53Et d'ailleurs, déjà, dans votre présentation, c'était très orienté.
05:55On voit très bien quelle était votre position.
05:57Chargez ma barque.
05:58Allez-y.
05:59Pour être sympa, pour aller dans votre sens, c'est vraiment une mesure démagogique,
06:06idiote et, à mon avis, condamnable à très long terme parce que ça va faire beaucoup de mal.
06:11La politique, aujourd'hui, c'est quelque chose qui ne marche plus.
06:14On voit très bien que la politique n'attire plus les talents.
06:17Pas seulement en France, il faut bien reconnaître.
06:19Même aux États-Unis, où, de ce point de vue, les questions ne se posent pas
06:22parce que les gens sont bien payés.
06:23Et puis, alors, vous êtes sénateur aux États-Unis, vous avez un cabinet,
06:25on croirait un gouvernement tellement il y a du monde, des gens compétents, etc.
06:29Et ça fait une classe politique, évidemment, un petit peu plus évoluée qu'en France
06:33parce qu'il manque un peu de tout.
06:36Ils ont des collaborateurs, ils ont des frais de représentation, etc.
06:39Mais on serre le kiki absolument sans arrêt.
06:42Et là, si vous voulez, cette mesure-là, il y a quelque chose qui va plus loin.
06:46Moi, il se trouve que j'aime bien Sébastien Lecornu, contrairement à Étienne Jardel.
06:52Mais je ne suis pas franc-maçon.
06:55Mais j'aime beaucoup Lecornu.
06:56Il a quelque chose, vous savez, de...
07:00Comment dire ?
07:00C'est un gros malin.
07:03Et je trouve que c'est le premier...
07:04Non, non, c'est le premier ministre, des premiers ministres, des nombreux premiers ministres de Macron.
07:12À part Attal, qui était pas mal, mais qui n'a pas eu le temps d'exister.
07:15Mais il existe.
07:17Je trouve qu'il est...
07:18Oui, oui, oui, il ne fait rien parce qu'il ne peut rien faire.
07:20Il n'a pas de majorité, etc.
07:21Mais il essaie de faire des choses.
07:22Seul problème, on peut le soupçonner, je ne sais pas.
07:25Je pense que c'est une mesure aussi qui a beaucoup plu au président.
07:27Vous savez pourquoi ?
07:28Parce que le président de la République fait partie de ceux qui...
07:31jouissent de l'effondrement de la classe politique.
07:34D'ailleurs, il suffit de voir ses ministres, tous ses ministres qu'il a choisi,
07:38qui sont tous des zombies, des types qui n'existent pas,
07:40qui sont ridicules, absurdes, etc.
07:42Et c'est...
07:43Non, mais c'est ça.
07:45La dégradation de la classe politique voulue par le sommet.
07:49Et attendez, je vais vous dire un truc, un point très important.
07:51Donc il est en train de danser sur...
07:52Je pense que c'est tout ça, dans le même sens.
07:53Je vais vous dire, il y a quelque chose de fondamental en France,
07:56qui est un pays extrêmement centralisé.
07:58Eh bien, on a fait l'erreur mortelle d'interdire le cumul de mandats.
08:04Et c'est une erreur absolument mortelle,
08:06parce qu'autrefois, les élus locaux pouvaient s'imposer,
08:12faisaient peur à Paris.
08:13Les exemples de maires comme le maire de Montpellier est fraîche.
08:16Et maintenant, oui, oui, c'est...
08:17Tout le monde a les bras coupés.
08:19Il y a des choses que je ne comprends pas.
08:20On a rasé les têtes, on a tout coupé.
08:22Et en plus, on va...
08:24Non, mais c'est absurde.
08:26Parce que, si vous voulez, chaque travail, chaque métier, chaque travail...
08:31Enfin, plus on travaille, plus on doit gagner de l'argent.
08:32Et c'est vrai que dans le métier de ministre,
08:35on ne peut pas dire que ces gens-là ne travaillent pas.
08:39Il y a quelque chose qui me frappe.
08:39Alors, je ne défends pas, non plus.
08:40Bruno, je dis, Etienne Germain, moi, ce qui me frappe,
08:42ce sont les réponses apportées alors qu'on vit...
08:44Et c'est vraiment un euphémisme, une fatigue démocratique.
08:48Il y a une méfiance, il y a une défiance, il y a même un dégoût.
08:51Et on est proche d'une rupture.
08:53Vous avez même consacré un éditorial récent à une France pré-révolutionnaire.
08:58Et la seule chose qu'on nous apporte sur la table,
09:00je dis la seule chose, en tous les cas, comme si c'était un scalp,
09:04c'est de diminuer les valeurs de ministre.
09:05Non, mais c'est pathétique.
09:06Et cette année...
09:07Est-ce qu'on peut replacer dans le contexte ?
09:08Mais vous devriez parler à votre place, parce qu'on est d'accord.
09:10Mais l'année de Lecornu, ça fait un an qu'il est là.
09:13À quoi a servi Sébastien Lecornu depuis un an,
09:16à part de tuer une réforme qui était une demi-réforme des retraites ?
09:21Il n'a absolument rien fait.
09:22Il n'a permis qu'à Emmanuel Macron de se maintenir une année de plus,
09:25parce qu'en fin de compte, il aurait dû partir après la dissolution.
09:28C'était une dissolution de nature plébiscitaire.
09:30On n'est pas les Gauls qui veulent.
09:32Voilà, il aurait dû partir avant.
09:33Et là, c'est grave, pourquoi ?
09:34Parce que c'est ridicule.
09:36Certes, ça c'est ridicule, mais le ridicule, on n'en meurt pas.
09:38Mais c'est grave, pourquoi ?
09:39On a besoin d'avoir des bons ministres.
09:41Et pardon, c'est des jobs à responsabilité.
09:43On a besoin d'avoir autant de ministres ?
09:45On peut...
09:46Non, on n'est pas obligé.
09:47Non, non.
09:48Mais pardon, j'ai ressorti...
09:50Mais plus vous en avez, moins ils existent.
09:51Vous allez nous dire qui ils sont ?
09:53J'ai ressorti une étude de l'INSEE sur les hauts salaires en France, le 1%.
09:58Et qui gagne plus de 10 000 euros par mois, c'est-à-dire le salaire d'un ministre.
10:01Il y en a 175 000 en France dans le privé.
10:05Je suis sûr qu'il y en a pas mal dans cette boutique.
10:07175 000 personnes.
10:09Et on va nous faire croire que les ministres, c'est pas normal qu'ils soient dans le top 175
10:13000 des salaires en France.
10:15Qui est le ministre de la fonction publique ?
10:17Pardon ?
10:18Qui est le ministre de la fonction publique ?
10:19On ne sait plus.
10:20Oh non, vous êtes des journalistes politiques.
10:21Non.
10:22Non, on n'est pas des journalistes politiques, heureusement.
10:24On n'est pas des journalistes politiques, heureusement.
10:25On n'a peur que je me tourne vers lui.
10:26On n'est pas des journalistes politiques.
10:27Je sais qu'il doit venir des ministres aussi, c'est Bruno.
10:30Voilà.
10:30C'est son travail.
10:31Je vais vous dire un truc, Sonia.
10:32J'ai renoncé à retenir cette liste-là.
10:34Pourquoi ?
10:35Parce que d'abord, c'est la énième depuis...
10:38Les précédentes aussi, toi.
10:40Oui, bon.
10:43Jusqu'en 2024, j'ai plutôt été consciencieux et bien connaître.
10:47Depuis 2024, on a eu un turnover absolument magistral.
10:50Et à part 3-4 ministres qui existent, les autres n'existent pas.
10:53Mais ce n'est pas le sujet.
10:54Ce n'est pas parce qu'on ne les connaît pas qu'il ne faut pas les payer.
10:56Ce n'est pas normal.
10:57Le point d'invergence que j'ai avec Étienne...
10:58On ne doit pas penser à ces fins de mois quand on est ministre.
11:01On travaille à 24 toute la semaine.
11:02On devrait ne pas avoir à penser à ces fins de mois dans un pays comme la France.
11:06Pardonnez-moi, parce que là, si on fait cette diminution des rémunérations,
11:09on sait combien ? 500 000 euros ?
11:11Il faut que ce publie que c'est un milliard.
11:12C'est David Amiel.
11:12La gabigie de certaines agences, c'est combien de milliards ?
11:15Mais ça, c'est absolument considérable.
11:18Vous êtes Premier ministre.
11:19Vous voyez la situation du pays.
11:20Vous vous dites quoi ?
11:21500 000 ou 4 milliards ?
11:23Franchement, le sujet, c'est quand même...
11:25De toute façon, Sébastien Le Cornu n'a plus les moyens d'engager des réformes de fonds.
11:29Donc, il est...
11:30Il n'a plus les moyens politiques.
11:31Il n'a plus les moyens politiques.
11:33Et nous sommes dans un quinquennat finissant, vous le savez.
11:35Il a accepté.
11:36Lui, il veut juste essayer de passer un budget.
11:39Donc, il tente toutes les roublardises possibles et imaginables
11:41dans un pays qui est quand même une sorte de volcan.
11:44Et donc, il nous sort ça.
11:45Bon, Hollande avait fait la même chose en arrivant au pouvoir.
11:48Oui, mais là, on arrive au bout du système.
11:50C'est ça, on va le faire.
11:51Mais on n'est déjà mal embarqués en 2012.
11:53C'est pas génial.
11:55François Hollande a fait des réformes.
11:57François Hollande a fait des réformes.
11:58Qui ont profité à Emmanuel Macron.
12:00Ça ne sert à rien de laisser des ministres.
12:02Baisse du chômage.
12:02Le sujet, pardon, ce gars, c'est pas l'attractivité.
12:08C'est pas l'aspect budgétaire.
12:09Puisqu'on a vu que de toute façon, c'était une gouttelette.
12:11C'est l'attractivité de la vocation du métier politique.
12:15C'est-à-dire que demain, est-ce que c'est normal que quelqu'un qui gère l'éducation nationale
12:20de tout un pays
12:21gagne autant qu'un cadre chez Hollande ou qu'un jeune diplômé qui travaille chez RTL ?
12:26Non, c'est pas le bon argument.
12:29C'est Laurent Salli à répondre.
12:31Non, non, c'est pas un bon argument.
12:32Là où je suis pas d'accord avec vous...
12:32Le Premier ministre de Singapour gagne 2,4 millions de dollars.
12:35Vous voulez m'en faire ?
12:36C'est excessif.
12:38On fait pas de la politique.
12:40Pardon.
12:41Pour l'argent.
12:41Du coup, je fais pas de la démagogie.
12:42Je vous dis ma pensée.
12:44Pour moi, on fait pas de la politique pour gagner de l'argent.
12:46Donc c'est pas le problème de la collectivité.
12:48On fait de la politique parce qu'on aime son pays.
12:52Comme quand on rentre dans l'armée pour sauver son pays.
12:55Comme quand on est dans les forces de l'ordre.
12:56Je trouve que c'est un engagement noble.
12:59C'est pour ça, moi ça m'est égal qu'il baisse, si vous voulez, l'attractivité.
13:03Quelqu'un qui se dit, je vais être ministre parce que je veux gagner de l'argent, ça sera pas
13:08un bon ministre.
13:08Ce n'est pas possible.
13:09C'est pas le sujet, c'est pas vrai.
13:11Mais s'il gagne un peu d'argent, désolé de vous dire, s'il gagne un peu d'argent, il
13:16y aura moins de risques de corruption.
13:18Parce que c'est aussi un problème.
13:20Non, c'est aussi un problème la corruption.
13:21La corruption, elle existe quand on paye pas les gens.
13:23On sait très bien.
13:24Quand vous aimez la politique, vous n'avez pas la problème de l'argent.
13:27Bon là, on fait un peu consensus, plus ou moins.
13:29Mais je crains que les gens qui nous regardent, pour beaucoup, ils considèrent qu'il faut baisser le salaire des
13:34politiques.
13:35Mais des politiques, des numériques, des parlementaires.
13:38Quand on voit les résultats économiques de la France, je me demande s'il faudrait les payer même.
13:43Parce qu'on leur a lavé le cerveau, on leur explique qu'ils étaient tous pourris, qu'ils étaient tous
13:46incompétents.
13:47Il faudrait arrêter de les payer.
13:48Vous avez vu dans quel état les gens sont aujourd'hui ?
13:50Moi, j'ai énormément d'estime pour le personnel politique.
13:52Je pense que la vocation politique est très noble.
13:54Je pense que s'occuper, quand on est un élu local de sa commune, quand on est maire d'une
13:58commune et qu'on travaille...
13:59Mais on est d'accord là-dessus, bien sûr.
14:01C'est drôle, il y a un éléphant qui est...
14:03À chaque fois que je dis une chose, qui est au milieu du...
14:04Si il y a une journée, je regarde.
14:07Oui, je regarde, moi je suis le bon élève.
14:09J'écoute et je regarde.
14:11Qui est au milieu du...
14:11Je ne suis pas comme France.
14:12Si ce gouvernement avait fait une liste de toute la gabgie, de certaines agences, des dépenses publiques...
14:18Et après, il dit, il y a aussi les ministres, tout le monde aurait applaudi.
14:21Sonia, c'est effectivement un peu de la diversion, c'est-à-dire qu'on crame de l'argent en
14:27milliards et on fait des économies en pièces jaunes.
14:29Mais c'est le problème du macronisme, on prend les gens pour des imbéciles.
14:33Vous savez, c'est l'histoire de la...
14:34Je supprime la taxe d'habitation.
14:36Non, non, non, non.
14:37Il y a peu de gouvernements qui disent, voilà, on va supprimer la taxe d'habitation qui revient après par
14:42la fenêtre.
14:43Enfin, tout ça, c'est infantile.
14:45Le salaire du président de la République, c'est terrible.
14:48Hollande a fait les réformes.
14:49Hollande a fait les réformes.
14:50Je suis désolé, Macron n'en a pas fait.
14:51Le CICE, le pacte de responsabilité, la loi El Khomri...
14:53Mais bien sûr, il n'en a pas fait.
14:55Je dis qu'il a fait aussi...
14:56Hollande a fait les réformes.
14:57Si, les salaires des ministres...
14:58Écoutons, les réactions des candidats...
15:00Quand on critique Macron, les macronistes vous disent toujours Hollande, mais Hollande a fait des réformes.
15:05Je dis qu'on a déjà fait le coup de baisser les salaires des ministres.
15:08Moi, à l'époque, j'avais la même position.
15:10Mais arrêtez les réformes.
15:11C'est parti de la cave de l'Élysée qui était complètement démagogie.
15:13Pourquoi, quand il dit macroniste, vous répondez tout de suite ?
15:15Mais non, je ne vais pas parler de lui.
15:19Écoutons, Gabriel Attal, s'il vous plaît.
15:22Je ne traite pas les gens de macronistes.
15:25Je crois à l'exemplarité.
15:27Et quand des efforts sont demandés, je pense que c'est important que l'État puisse en faire.
15:30Il y a des efforts qui doivent être demandés.
15:31Parce que la situation budgétaire est celle qu'elle est.
15:34Qu'il y ait des mesures qui soient prises pour montrer de l'exemplarité, je ne vois absolument aucun problème.
15:38Ça ne vous paraît pas déterminant ?
15:40Ce n'est pas ça qui va réduire le déficit et la dette, évidemment.
15:43Mais encore une fois, en termes d'exemplarité, je pense qu'il y a toujours des symboles et des messages
15:46qu'on peut envoyer.
15:48On alimente le rejet du politique.
15:50Parce que qu'est-ce qu'ils disent, là ?
15:51Qu'ils sont trop payés ?
15:52M. Attal, ça fait 10 ans qu'il est au gouvernement, donc comment ça se passe s'il a été
15:56trop payé ?
15:57Ça veut dire que lui-même considère que le travail qu'il a fourni ne méritait pas ce salaire.
16:01Vous voyez, c'est ça qui est dommage.
16:03Parce qu'en faisant ce genre de sortie ridicule, ils se ridiculisent eux-mêmes et détruisent le politique.
16:08On est en France.
16:10Il faut définir ce pays et sa passion, parfois égalitariste.
16:14Ça, il faut le dire, nous sommes d'accord.
16:16Mais il ne faut pas prendre les Français pour des ambitieux.
16:18Pas du tout, personne.
16:19On parle d'exemplarité, mais une fois de plus, qu'est-ce que c'est la vie d'un ministre
16:22qui travaille...
16:23C'est beaucoup de médias.
16:25Non, c'est qu'il travaille 60 heures par semaine, qui doit diriger des administrations centrales,
16:29qui a un cabinet à manager...
16:31Il ne devrait pas gagner la même chose, d'ailleurs, parce qu'être à l'intérieur ou à Bercy...
16:34C'est un métier qui s'est judiciarisé.
16:38C'est un métier où maintenant, avec les réseaux sociaux, vous êtes encore plus exposés sur votre image personnelle qu
16:42'avant.
16:42C'est un métier qui fait souffrir votre famille.
16:44C'est un métier qui vous demande d'avoir beaucoup plus de compétences qu'un chef d'entreprise.
16:47Enfin, les médecins, non, mais sérieusement, non, non...
16:50Non, non, il y a des tas de métiers qui sont durs.
16:53Non, mais si !
16:54C'est pas vrai, excuse-moi.
16:56Tu serais journaliste ou c'est vrai que c'est très dur ?
16:58Aussi, journaliste.
17:00Je vous dis juste que c'est un métier qui demande une intelligence à 360 et des compétences qui sont
17:06à la fois celles du chef d'entreprise,
17:07à la fois celles de l'intellectuel, à la fois...
17:09Tu le disas là, pardon, mais...
17:10Tu fais ça bien !
17:11Quand on fréquente des politiques et des patrons, mais pardon, c'est horrible la différence entre les deux.
17:16C'est-à-dire la différence de niveau, globalement, c'est atrode.
17:19Ils sont lamentables !
17:21Non, c'est pas un fantasme !
17:22S'il vous plaît !
17:23Le niveau baisse, le niveau baisse !
17:25Mais attendez, mais vous êtes incroyable !
17:27Vous dites qu'il faut baisser, baisser les rémunérations, et vous dites que le niveau baisse.
17:31Parfois, je ne dis pas tout le temps, mais il peut y avoir un lien.
17:33Il y a certains politiques qui ne vont donc pas aller dans le domaine politique parce que...
17:37Attendez, ils estiment qu'ils ne sont pas suffisamment rémunérés.
17:39Hier, on a parlé ici même du niveau des élèves, du classement PISA, qui s'effondrent.
17:45Qui s'effondrent.
17:45Alors moi, je pose la question sur le niveau des politiques.
17:47...
17:48...
17:48...

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