Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 semaines
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Alors, autre sujet et autre polémique, décidément, c'est ce qui imprime ce début de campagne,
00:05c'est le sujet autour du voile, de l'interdiction du voile, Gabriel Tla dans le service public,
00:09tel que précisé sur notre antenne par Jean-Philippe Tanguy,
00:12depuis cette proposition elle-même de plusieurs déclarations, dont vous, vous estimez que ce n'est pas...
00:18D'ailleurs, est-ce que vous estimez que c'est inapplicable, ou est-ce que vous estimez que c'est
00:22injuste, voire stigmatisant ?
00:23C'est une très bonne question, parce que je pense que depuis le début, on prend ce débat par le
00:27mauvais bout.
00:28Je trouve que le débat s'est concentré sur est-ce que c'est constitutionnel ou pas ?
00:33Donc est-ce que c'est possible ou pas ? Est-ce que c'est applicable ou pas ?
00:36Moi, je pense que ce n'est pas le bon débat.
00:38La question, c'est le choix de société qu'on veut pour la France.
00:42C'est intéressant. Alors, quelle société voulez-vous pour la France ?
00:44Moi, je défends une société de liberté, et je défends la laïcité.
00:47Le voile est un symbole de liberté ?
00:48J'y viens. Je défends la laïcité.
00:51La laïcité, ce n'est pas l'interdiction des religions, ce n'est pas la négation.
00:55C'est la liberté de croire ou de ne pas croire, et d'exercer un culte ou de ne pas
00:58exercer un culte.
01:00Et donc, je ne suis pas favorable à ce qu'on interdise le port du voile,
01:04qui est la manifestation de l'exercice d'un culte, dont chacun peut penser ce qu'il veut.
01:07Je ne suis pas favorable à ce qu'on interdise, qu'on envoie des policiers mettre des amendes.
01:11En revanche, ce que je veux, c'est que toutes les femmes en France
01:14puissent toujours avoir le choix et faire ce choix librement.
01:17Oui, mais pardonnez-moi, vous n'êtes pas dans les cœurs, dans les maisons,
01:19pour vérifier si elles portent le voile, comme vous le dites, de leur plein gré ?
01:24Non. Par contre, pour avoir des garanties, ou en tout cas pour permettre que ce choix
01:28puisse s'exercer en conscience, on a un formidable outil, qui est l'école de la République.
01:33C'est pour ça que j'ai toujours défendu l'école comme un sanctuaire.
01:36C'est pour ça que je défends la loi de 2004, l'interdiction du port de signes religieux
01:40dans nos établissements scolaires.
01:41Et je vais plus loin.
01:42C'est pour ça que je défends la protection de nos mineurs.
01:45Vous savez que je veux construire une bulle de protection autour de nos mineurs,
01:48de nos enfants, qui font face à toutes les attaques, à toutes les ingérences,
01:51que ce soit via les réseaux sociaux, la désinformation, le harcèlement, etc.
01:56Et aussi des ingérences religieuses, aussi, pour l'interdiction du port du voile pour les fillettes.
02:01Oui, parce que vous estimez, et c'est tout à fait logique,
02:03qu'une fillette, quand elle porte le voile, n'a pas le choix.
02:06Une fillette de 5, 6 ou 7 ans, ce n'est pas son choix.
02:08Même pour une adulte, même pour une femme, Gabriel Attal, quand vous, vous voyez,
02:12une femme voilée dans la hausse, c'est le cas régulièrement,
02:16ça a été le cas, on va voir d'ailleurs une séquence à la braderie de Lille.
02:18Le voile, pour vous, de quoi est-il le symbole ?
02:22C'est un étendard religieux ou pas ?
02:24Bien sûr.
02:25C'est évidemment la manifestation d'une religion,
02:28et ça n'est pas un symbole de liberté.
02:30Étendard, je n'ai pas dit simplement vêtements,
02:32vous me dites oui, à étendard religieux.
02:34Un étendard, il y a une forme de prosélytisme derrière.
02:36C'est une forme de revendication.
02:38Maintenant, vous le savez aussi,
02:40je pense qu'on connaît tous des personnes
02:42qui portent le voile.
02:43Vous avez des personnes,
02:45c'est peut-être aussi une question de...
02:48qui portent le voile, par culture, par tradition.
02:50Mais encore une fois,
02:53si une femme décide librement de le faire,
02:55je considère que ça n'est pas...
02:57Je vais vous poser la question différemment.
02:59Est-ce que certains, peut-être, se disent ce soir,
03:02mais si M. Attal n'est pas d'accord sur cette proposition,
03:05peut-être qu'il a peur d'émeute,
03:06peut-être qu'il a peur de débordement,
03:09peut-être qu'il a peur d'affrontement en France,
03:11si jamais cette proposition pouvait passer ?
03:13Quand j'ai décidé d'interdire le port de la Baïa
03:16dans l'établissement scolaire,
03:17à l'époque, certains ont dit qu'il allait y avoir des émeutes.
03:20Certains ont dit qu'il allait y avoir des familles
03:21qui allaient venir s'en prendre au chef d'établissement.
03:23Certains ont dit qu'il y aurait des jeunes
03:25qui viendraient aux abords des établissements scolaires
03:27pour mettre la pression qu'il y aurait des émeutes.
03:29Il n'y a pas eu d'émeutes.
03:30J'ai pu mettre en place cette mesure,
03:31et aujourd'hui, il n'y a plus de port de la Baïa
03:34ou du Camise dans les établissements scolaires.
03:35Êtes-vous sûre que cette mesure perdura ?
03:37Je vous propose d'écouter ce qu'a dit Mathilde Panot.
03:39Elle était notre invitée tout à l'heure sur BFM TV.
03:42C'était absurde.
03:43Vous avez montré vous-même sur vos plateaux télé
03:45deux jeunes filles qui arrivaient avec exactement la même robe,
03:47achetées exactement au même endroit,
03:49mais comme l'une avait l'air arabe,
03:50du coup, on lui interdisait l'entrée.
03:51Comme l'autre n'avait pas l'air arabe,
03:53on lui permettait l'entrée.
03:54Tout ça n'a aucun intérêt.
03:55Vous autoriserez à nouveau la Baïa ?
03:56Je vais vous dire, moi, ce que nous allons faire.
03:58Mais vous reviendrez ce matin...
03:59Vous reviendrez sur ce texte.
04:00Sur la Baïa, oui, bien sûr.
04:02Oui, dit-elle.
04:03D'abord, ça ne me surprend pas,
04:04puisqu'ils se sont opposés férocement à moi
04:08quand j'ai pris cette décision d'interdire la Baïa
04:09dans l'établissement scolaire.
04:11Par tous les niveaux, à tous les niveaux,
04:13les réseaux sociaux, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale,
04:16dans les médias, j'ai été traité de tous les maux,
04:18d'islamophobe, etc.
04:19Mais ce que ça dit, au fond,
04:22et je pense que la question mériterait de lui être posée
04:23à la prochaine interview,
04:24c'est que c'est en réalité la loi de 2004
04:27sur laquelle ils veulent revenir.
04:29Puisque la loi de 2004, je le rappelle,
04:31qui a été votée à l'époque,
04:33interdit le port de signes religieux ostensibles
04:35dans les établissements scolaires.
04:36Quand j'ai interdit le port de la Baïa,
04:38je l'ai fait en affirmant
04:40que ça relevait de la loi de 2004
04:42et que la Baïa était la manifestation ostensible
04:46d'une religion.
04:49Les Insoumis, à l'époque, leurs amis,
04:50m'ont attaqué en justice.
04:52Les tribunaux, le Conseil d'État
04:54s'est prononcé à deux reprises
04:56et à deux reprises,
04:57le Conseil d'État a jugé
05:00défavorablement aux Insoumis et à leurs amis,
05:02favorablement à ce que j'ai porté,
05:03en disant,
05:04M. Attal, quand il a interdit le port de la Baïa
05:06dans les établissements scolaires,
05:07n'a fait que respecter la loi de 2004
05:09sur la laïcité à l'école.
05:10Donc ce que dit Mathilde Panot, au fond,
05:12c'est que la France insoumise
05:14reviendrait sur la loi de 2004
05:16qui interdit, y compris le port du voile
05:17et de tous signes religieux à l'école.
05:19Moi, je le dis, ce n'est pas ce que je veux
05:21pour l'école de la République.
05:22L'école de la République,
05:23elle doit former des républicains
05:24et des citoyens éclairés
05:25qui font ensuite leur choix.
05:27Est-ce qu'ils veulent ou pas ?
05:28Est-ce qu'ils veulent ou pas
05:30exercer une religion ou pas ?
05:32Mais pour qu'ils puissent faire ce choix
05:34en conscience,
05:35il faut qu'ils soient protégés
05:36des manipulations.
05:36Depuis le début de notre entretien,
05:37vous êtes fortement pour la liberté.
05:40Mais jusqu'où pour la liberté ?
05:41Vous venez de parler du Conseil d'État.
05:43On pourrait parler du Conseil d'État.
05:44Notre candidat, Bruno Rotaillot,
05:46lui estime qu'il y a une forme
05:47de dépossession populaire
05:49et qu'il faut redonner du pouvoir
05:51aux Français.
05:52Il a proposé, vous le savez,
05:54Gabriel Attal,
05:55il a proposé une réforme constitutionnelle.
05:58Il veut que le dernier mot
05:59revienne au peuple français.
06:00Il estime qu'un texte voté au Parlement
06:02et censuré au Conseil constitutionnel
06:05doit revenir finalement au choix du peuple.
06:07Ça vous choque ?
06:08Vous trouvez ça populiste
06:10ou finalement c'est tout à fait légitime ?
06:12En fait, ça veut dire
06:12qu'il n'y a plus de constitution.
06:15Si quand vous avez le Conseil constitutionnel
06:17sur la base de la constitution
06:18qui censure un texte,
06:20en fait finalement,
06:20ce n'est plus lui qui décide,
06:21ça veut dire qu'il n'y a plus de constitution
06:22ou qu'il n'y a plus de conseil constitutionnel.
06:24Le Conseil constitutionnel est un garde-fou.
06:24N'est-il pas parfois un obstacle pour vous ?
06:26Pour moi, le sujet,
06:27ce n'est pas le Conseil constitutionnel,
06:28c'est la constitution.
06:29On a une constitution
06:31qui a été ratifiée par le peuple français.
06:32Ça lui donne une légitimité
06:34qui a été réformée à plusieurs reprises
06:36mais qui traverse les époques.
06:38Et je pense que c'est bien
06:38qu'on ait un texte fondamental protecteur
06:40qui traverse les époques.
06:42Mais parce que c'est le peuple français
06:44qui l'a ratifié,
06:45le peuple français peut la changer.
06:47Et moi, ce que je propose,
06:48c'est la plus grande réforme institutionnelle
06:50depuis 1958.
06:51J'ai eu l'occasion de présenter
06:52un certain nombre de mesures cet été
06:54autour de trois enjeux.
06:56Le premier enjeu, c'est la liberté.
06:58On y revient.
06:59Je crois qu'on doit davantage partager le pouvoir
07:01dans ce pays avec les collectivités locales,
07:03avec les partenaires sociaux.
07:04Et donc, ça nécessite de complètement changer
07:06notre système et nos institutions.
07:08Deux, la rapidité.
07:11Malheureusement, aujourd'hui,
07:11vous avez tellement de projets.
07:13J'étais encore ce week-end à Lille,
07:15à Toulouse,
07:16des chefs d'entreprise,
07:17des patrons de PME
07:17qui ont des projets,
07:18qui veulent étendre une usine,
07:19un agriculteur qui veut construire
07:20un bâtiment d'élevage,
07:21qui sont bloqués par les recours,
07:23les procédures.
07:24Moi, je dis,
07:24c'est 18 mois maximum.
07:26Ensuite, les procédures s'arrêtent.
07:27Et le troisième point,
07:28c'est de l'autorité.
07:29Retrouver l'autorité de l'État,
07:31notamment sur un sujet
07:32qui me tient à cœur,
07:33vous le savez,
07:34la lutte contre la délinquance des mineurs,
07:36où je souhaite qu'on puisse faire évoluer
07:37aussi notre constitution
07:38de ce point de vue-là.
07:39Donc, je pense que
07:40ce que cherchent les Français,
07:41c'est le retour de la puissance publique.
07:43Que les responsables politiques
07:44qui sont au gouvernement,
07:45ou qui sont élus locaux,
07:47puissent affirmer des principes,
07:48mais surtout prendre des décisions
07:50qui s'appliquent concrètement.
07:50Et pour le faire,
07:51il faut poursuivre sa campagne.
07:52Est-ce que vous pouvez affirmer,
07:53Gabriel Attal,
07:54que quoi qu'il arrive,
07:55quelles que soient les pressions,
07:56quelles que soient les sondages,
07:58et il faut reconnaître
07:59que le dernier en date,
08:00en tout le cas à l'instant T,
08:01il ne vous est pas forcément favorable,
08:02en tout le cas,
08:03il passe Édouard Philippe en favori,
08:05que vous serez toujours dans la course ?
08:06Mais, puisque vous parlez de sondage,
08:08est-ce que vous vous souvenez,
08:09à la même époque,
08:10avant l'élection de 2017,
08:12qui était favori dans les sondages ?
08:14Oui.
08:15C'était Alain Juppé.
08:15Nous sommes d'accord.
08:16Est-ce que vous vous souvenez,
08:17en 2002, à la même époque,
08:19qui était favori ?
08:19C'était Lionel Jospin.
08:21En 1995...
08:22Vous voulez dire que M. Édouard Philippe
08:23va subir le même sort qu'à l'INJP ?
08:26Ce que je dis,
08:26c'est que les sondages,
08:29ça peut avoir une valeur d'anographie
08:30à un instant T,
08:31mais ça ne dit rien d'une élection
08:32qui a lieu...
08:33Vous entendez bien
08:33tout ce que vous disent vos amis
08:34qui sont en train de favoriser
08:35l'hypothèse,
08:36Marine Le Pen,
08:37Jean-Luc Mélenchon.
08:37Les sondages à 8 mois d'une élection
08:39ne disent rien de l'élection.
08:40Et j'en ai une confirmation
08:41encore plus importante
08:42à chaque fois que je me déplace
08:43sur le terrain.
08:43Je vous disais que j'étais ce week-end
08:44à la Braverie de Lille,
08:45puis à Toulouse.
08:52Vous savez,
08:52le nombre de Français
08:53qui ne savent même pas
08:54qui est candidat.
08:56Est-ce que vous le serez jusqu'au bout ?
08:57Ce moment-là, il viendra.
08:58Moi, je suis candidat
08:59à cette élection présidentielle
09:01parce que je considère
09:02que personne d'autre
09:03ne porte plus le meilleur projet.
09:04Et ça vaut...
09:05Et parce que je pense
09:05que le projet que je porte
09:06est le meilleur projet
09:07parce que ce n'est pas un projet
09:08juste pour bouger quelques curseurs.
09:12C'est un projet
09:12de changement systémique.
09:14On doit changer notre système
09:15et à bout de souffle.
09:16Je suis le seul à porter
09:17ce projet-là
09:18véritablement aujourd'hui.
09:19Et donc,
09:20si je vais à cette élection,
09:21c'est que je suis le seul
09:22à le porter.
09:23Et si je vais à cette élection,
09:24c'est que je pense
09:24que je peux la gagner,
09:25Sonia Mabrouk.
09:26J'en suis absolument convaincu.
09:27Qui t'a favorisé
09:28l'hypothèse induelle
09:29Marine Le Pen-Jean-Luc Mélenchon ?
09:30C'est à moi que vous dites ça ?
09:31Ça va être le poison gouda
09:32chaque jour, chaque semaine,
09:33chaque mois.
09:34On va vous dire,
09:34M. Attal, c'est vous ?
09:35Mais je pense, Sonia Mabrouk,
09:36que tout le monde se souvient
09:38qu'en 2024,
09:38au moment de la dissolution,
09:40il y avait un risque
09:41que la France insoumise
09:41ou le Rassemblement national
09:42puissent l'emporter.
09:44Je me suis mobilisé.
09:45J'étais d'ailleurs bien seul
09:45dans les responsables politiques
09:46nationaux à l'époque.
09:47Moi, je vais vous rappeler
09:48que lors des législatives,
09:49tout le monde vous a reproché
09:50votre...

Recommandations