- il y a 7 semaines
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Aujourd'hui, dans les "4V", Francis Letellier revient sur les questions qui font l'actualité avec Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes et candidate à l'élection présidentielle.
Aujourd'hui, dans les "4V", Francis Letellier revient sur les questions qui font l'actualité avec Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes et candidate à l'élection présidentielle.
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00:03Bonjour Maya, bonjour à tous. Bienvenue dans les quatre vérités. Les prix des carburants ne cessent d'augmenter.
00:08Le gouvernement convoque les groupes pétroliers aujourd'hui. À cela s'ajoutent les prix de l'alimentation, des fruits et
00:12légumes.
00:13Ça, ce sont les conséquences de la sécheresse de cet été qui n'ont pas fini de se faire sentir.
00:17Mon invitée aujourd'hui est Marine Tondelier. Bonjour Marine Tondelier, secrétaire nationale des écologistes et candidate à la présidentielle.
00:23Prix de l'essence, prix du gazole, entre 2,15 et 2,30 le litre. On est à des records.
00:28Qu'est-ce qu'il faut faire d'après vous ? Est-ce qu'il faut bloquer les prix ou
00:31baisser les taxes ?
00:32Déjà dire qu'on est en situation de sur-endettement climatique en réalité. C'est-à-dire qu'on vit
00:36à crédit sur la planète.
00:37C'est-à-dire qu'on dépend du gaz et du pétrole dont depuis des décennies on sait qu'on
00:40doit se févrer et on ne met pas les bonnes politiques en place pour.
00:44Deuxièmement, notre balance commerciale est très impactée par ça parce qu'on a deux fois plus d'importations de gaz
00:50et de pétrole que notre déficit de la balance commerciale.
00:52Donc c'est un coût économique majeur pour notre pays. Et puis les Français, les ménages, mais aussi les collectivités,
00:57l'État, les entreprises.
00:58Se sur-endettent chaque jour parce qu'ils sont dépendants de leur voiture et du prix du pétrole pour aller
01:02travailler ou du gaz pour se chauffer.
01:04Et donc ça, ce n'est pas possible. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Deux choses. Premièrement, des
01:07aides ciblées.
01:08Quand vous faites un blocage des prix, moi, mon problème avec le blocage des prix, c'est que ça coûte
01:13très très cher.
01:14Et donc si on estime que c'est une bonne politique, faisons-la.
01:16Mais ça va bénéficier à tous ceux qui achètent du pétrole, y compris quelqu'un qui aurait un SUV de
01:212 tonnes pour conduire son enfant de 30 kg à l'école et qui a largement les moyens, s'il
01:25a pu s'acheter ce SUV, de s'acheter l'essence qui va avec.
01:27Donc vous n'êtes pas pour le blocage des prix ?
01:29Et donc moi, je préfère des mesures ciblées. Aujourd'hui, il y a cette aide ciblée de 100 euros par
01:33mois en moyenne qui concerne 3 millions seulement de gros rouleurs.
01:36Je pense qu'il n'y a pas que 3 millions de Français qui, là, à ce niveau de prix,
01:41n'arrivent pas à se payer les cents.
01:42Donc vous êtes d'accord avec les aides ciblées du gouvernement, mais il faudrait qu'elles soient plus importantes et
01:47plus nombreuses ?
01:48Ça ne va pas assez loin.
01:49Mais sur le système, vous êtes d'accord ?
01:50Et pourquoi ça ne va pas assez loin ?
01:51Vous êtes d'accord sur le système ?
01:52Je suis d'accord pour aider en priorité celles et ceux qui en ont le plus besoin, parce que l
01:56'écologie populaire, c'est mettre des dispositifs différents,
02:00pour quelqu'un qui va bien et quelqu'un qui n'a ni les ressources, ni les alternatives, ni, quelque
02:05part, la même responsabilité dans le problème.
02:07Donc c'est ça, la ligne des écologistes.
02:09Ensuite, je le dis, il faut financer ces aides.
02:11Aujourd'hui, les aides ciblées du gouvernement, tout le monde, tous les Français les financent, y compris les plus précaires
02:16sur leur TVA, etc.
02:17Moi, je souhaite qu'on taxe les super-profits des pétroliers.
02:21Total a encore augmenté cet été ses dividendes de 5,6 %, donc ça suffit.
02:26Ils font énormément de profits sur la guerre, ils doivent payer et contribuer à ces aides.
02:30Mais il faut augmenter ces aides ciblées, oui ou non ?
02:32Bien sûr.
02:33En nombre et en volume ?
02:34En nombre et en volume.
02:35Les actions coûtent point des agriculteurs aussi aujourd'hui, parce que les agriculteurs vont avoir un milliard d'aides,
02:40c'est le gouvernement qui a annoncé ça après la sécheresse.
02:43Pour vous, est-ce qu'il faut mettre plus sur la table ?
02:46Alors, il faut mettre plus et il faut mieux répartir, comme souvent, c'est une politique macroniste,
02:49et nous, on est de gauche et écologiste, donc on n'aurait pas fait pareil.
02:52Je vois les syndicats agricoles qui disent que l'aide d'un milliard ne suffira pas, ils ont raison.
02:58Il y a 30 à 35 000 fermes qui vont aujourd'hui très mal et qui menacent de déposer le
03:03bilan dans les mois qui viennent.
03:05Ensuite, le dispositif qu'ils ont utilisé, c'est l'ISN, c'est un dispositif qui existe déjà,
03:09donc ils mettent 500 millions en plus dedans.
03:12Le problème, c'est que ce dispositif, il est très lié au fait que vous soyez assurés ou pas.
03:16Donc, les 82% de fermes qui ne sont pas assurées aujourd'hui vont beaucoup moins bénéficier du dispositif,
03:23parce qu'en bénéficier, ils doivent avoir plus de 50% de pertes,
03:27et s'ils ont plus de 50% de pertes, ils sont indemnisés à 28%.
03:30Donc, en clair ?
03:31La plupart de cette aide va aller à des agriculteurs qui sont déjà assurés.
03:34Donc, ça veut dire quoi ?
03:35Ça veut dire que ce n'était pas le bon dispositif.
03:37Mais c'est quoi qu'il faut faire ?
03:38Eh bien, il faut des aides en priorité sur des filières maraîchage, élevage, qui ont vraiment trinqué.
03:43Les éleveurs qui ne savent pas comment ils vont donner du fourrage à leurs animaux,
03:47parce qu'ils ont déjà dû en donner cet été, et donc puiser leur stock,
03:50et qu'ils n'en ont pas produit assez.
03:51Et puis, les maraîchers qui ont tout perdu sur des productions qui ne s'assurent pas, en plus.
03:55Vous avez vu qu'il y a d'autres conséquences,
03:57notamment des ONG qui ont lancé une pétition pour interdire la chasse pendant trois ans.
04:01La conséquence, c'est d'abord qu'il y a eu beaucoup d'animaux sauvages
04:04morts dans les 96 000 écarts de forêt disparus.
04:06Et donc, interdire la chasse pendant trois ans, un moratoire,
04:09dans les zones qui ont été impactées par les incendies.
04:12500 000 signatures, vous l'avez signée ?
04:13Dont la mienne.
04:14Vous l'avez signée ?
04:14Dont la mienne, je le dis, oui.
04:15Qu'est-ce que vous voulez comme suite à ce...
04:16Et j'invite vos téléspectateurs à la signer, c'est sur change.
04:18Au-delà de ça, est-ce que vous interpellez le gouvernement en disant
04:21qu'il faut absolument prendre cette décision ?
04:23La faune sauvage, elle a tellement trinqué des incendies
04:25que personne n'arrive à chiffrer ça,
04:26mais on se rend bien compte à quel point c'est dramatique.
04:29Il y a des 96 000 hectares de forêt brûlée qu'il faut régénérer.
04:32Et les animaux qui sont encore vivants, qui vivaient là,
04:34se sont réfugiés autour.
04:35Donc il faut une sorte de sanctuaire
04:38où ils peuvent se régénérer tranquillement
04:40sans être victimes de coups de fusil.
04:42Il faut des décisions vite.
04:43L'ouverture de la chasse, dans certains départements,
04:45c'était le 6 septembre.
04:46Dans beaucoup de départements, le 13.
04:47Et chez moi, dans Pas-de-Calais, c'est le 20.
04:48Donc on a peu de temps pour agir.
04:50Et ce sont les préfets qui doivent décider ?
04:51Là, vous demandez une décision nationale.
04:52Le gouvernement dit que les décisions doivent se prendre
04:55au plus près du terrain.
04:56Moi, je suis d'accord avec ça.
04:57Sauf que le gouvernement peut quand même impulser une ligne
04:59en leur disant qu'on vous demande d'être très vigilants.
05:01Il doit demander au préfet.
05:01Voilà.
05:01Donc aujourd'hui, il y a 20 départements
05:03où il y a des débuts de mesures qui ont été prises.
05:04Donc le gouvernement doit clairement donner les instructions au préfet.
05:06Il doit donner une ligne, en fait.
05:06C'est comme ça que ça marche.
05:07Dans toutes les politiques.
05:08Les instructions.
05:09Voilà.
05:09Dans toutes les politiques, ça marche comme ça.
05:11Sauf dans l'écologie, on dit où le préfet débrouille.
05:13Vous êtes candidate à la présidentielle depuis bientôt un an.
05:16Ça fait bientôt un an que vous avez déclaré votre candidature.
05:17Avec différentes phases de campagne.
05:19Vous parliez toujours sur l'union de la gauche pour la présidentielle.
05:21Est-ce que vous imaginez qu'il n'y ait qu'un seul
05:23ou une seule candidate de la gauche en 2027 ?
05:25Pour tout vous dire, je n'ai pas changé de ligne.
05:27Je fais une campagne pour l'écologie et pour l'union.
05:30Et j'ai honte de ce qui se passe à gauche.
05:32Parce que, voyez-vous, quand il y a une dissolution en 2024
05:34et qu'on a cru que Jordan Bardella pouvait arriver à Matignon,
05:37j'étais fière de ce sursaut.
05:39Et je vais vous dire, personne n'y croyait.
05:40J'étais celle qui, ce soir-là, dans la stupéfaction,
05:43la sidération, il dit « moi, je cours tout droit.
05:45Tout ce que je peux faire, je l'aurais fait. »
05:46Et à cette époque-là, on y a réussi, mais vous m'auriez posé la question.
05:49C'était le mouvement populaire.
05:49Mais vous m'auriez demandé, deux jours après la dissolution,
05:52vous m'auriez réussi, vous auriez dit « Madame Tourneuil,
05:53vous êtes bien gentil, ça ne marchera pas. »
05:54Là, c'est la présidentielle.
05:55Là, c'est la présidentielle.
05:56Et je vois bien à quel point quelqu'un,
05:58et chacun s'est mis dans son couloir de natation.
06:00Je déplore ça.
06:01J'ai tout fait pour que ça n'arrive pas.
06:02Nous en sommes là aujourd'hui.
06:03Et donc ?
06:03Et je le dis, je ne pardonnerai pas.
06:05Je ne pardonnerai pas, si ça se termine comme je pense,
06:07que ça peut se terminer, à celles et ceux qui ont fait ça.
06:09C'est-à-dire ?
06:10À celles et ceux qui ont refusé de discuter ensemble,
06:13qui ont fait vivre ce discours et ce récit des gauches irréconciliables.
06:16Il y en a à ma droite et il y en a à ma gauche.
06:18C'est qui à votre droite et qui à votre gauche ?
06:19Vous voulez que je donne des noms pour faire des reprises à l'État ?
06:21Je ne vous les désirai pas.
06:23Vous savez très bien.
06:24Moi, mon sujet, c'est que les écologistes ont une position constante, cohérente.
06:27On sera là pour les électeurs de gauche
06:28qui nous regardent ce matin, qui sont désespérés.
06:30Et je n'ai pas dit mon dernier mot.
06:32C'est ça que je dis.
06:32Je veux dire que vous restez candidate à la présidentielle.
06:35Je reste une candidate pour l'écologie et pour l'Union.
06:37C'est ça, mon mandat.
06:38Mais vous restez candidate à la présidentielle ?
06:40Pour l'écologie et pour l'Union.
06:41Vous restez candidate à la présidentielle.
06:41Je serai toujours partie de la solution.
06:43Vous verrez, je n'ai pas dit mon dernier mot.
06:44Non, mais vous êtes toujours candidate à la présidentielle.
06:46C'est ça que je voulais savoir.
06:47Je vous l'ai dit quatre fois.
06:48Pas tout à fait comme ça.
06:49Il y a une centaine d'élus socialistes qui, hier, ont dit
06:52qu'il faut ouvrir la périmère du Parti socialiste à d'autres.
06:55À François Ruffin, qui est prêt.
06:56C'est arrivé un peu après la bataille, nos amis.
06:58Et à vous aussi.
06:59Donc vous dites que c'est trop tard.
07:01Non, mais écoutez, je ne sais plus quoi vous dire.
07:03J'ai plaidé une primaire pendant un an.
07:04J'ai fait des designs de réunions avec les socialistes sur le sujet.
07:07Ils ont fini par trancher qu'ils ne voulaient pas venir
07:08parce que Raphaël Glucksmann ne voulait pas participer
07:11s'il n'y avait pas que des socialistes avec lui.
07:13En fait, ils font la primaire de leur liste aux européennes.
07:15C'est un choix que je trouve tragique, dont j'ai pris acte.
07:18Après, s'ils veulent qu'on participe, c'est simple.
07:20Il faut déjà que ce soit un tarif à 2 euros accessible,
07:23comme on l'avait prévu.
07:24Une primaire à 15 euros, qui va aller voter sérieusement ?
07:27Et puis, le principal intéressé, Raphaël Glucksmann,
07:30qui met ses conditions, qui...
07:32Voilà, écoutez, il faut qu'il change d'avis.
07:33Ce n'est pas moi le problème dans cette affaire.
07:35Vous l'avez bien compris.
07:35Donc, vous ne fermez pas la porte si ça pouvait se faire ?
07:38À tout ce qui pourra favoriser l'Union
07:39et un chemin de victoire pour notre camp,
07:40je ne ferme pas la porte.
07:41Mais je peux vous dire que je suis un peu échaudée
07:42du Parti socialiste avec qui j'ai perdu beaucoup de temps
07:44pendant un an.
07:45Vous n'y croyez plus, quoi ?
07:47Si, moi, je suis pleine d'espoir.
07:48Je suis en colère, mais déterminée.
07:50Oui, retenez ça, retenez ça.
07:52Mais ce n'est pas gagné dans votre Parti.
07:53Parce que vous avez vu que Sandrine Rousseau
07:55regarde du côté de Jean-Luc Mélenchon,
07:56mais il y en a un qui a pris clairement position,
07:58c'est Yannick Jadot, qui soutient lui,
08:00Raphaël Glucksmann.
08:01Dans vos statuts, maintenant, de Parti,
08:03ceux qui soutiennent un autre candidat
08:05peuvent être exclus.
08:06Yannick Jadot sera-t-il exclu des écologistes ?
08:08Franchement, j'étais venue ce matin
08:09parler de santé reproductive à la base.
08:11Je suis ravie, il y a 8 mois et demi de grossesse,
08:13d'avoir pris un train à 22 heures
08:16pour répondre à des questions sur Yannick Jadot.
08:18Ce n'est pas moi qui pose la question,
08:19ce n'est pas moi qui avance.
08:20On est toujours invisibilisés par des hommes
08:21quand on veut parler de santé féminine.
08:22Est-ce que Yannick Jadot va être exclu des écologistes ?
08:23Écoutez, je fais confiance à mes instances,
08:25pour moi, il s'exclut de lui-même,
08:26ce n'est plus un sujet pour moi,
08:27je ne perds plus une seconde sur le sujet.
08:28Et j'espère que vous mettrez
08:29tout ce que vous avez dit sur lui,
08:30sur le temps de parole de Raphaël Glucksmann
08:31et pas sur le mien.
08:32Alors, vous allez justement présenter aujourd'hui
08:34votre livret sur...
08:35Merci !
08:35Oui, c'est important,
08:37sur la santé reproductive,
08:38c'est-à-dire, pour résumer,
08:40le bien-être sexuel,
08:41la maternité quand on le veut,
08:43la paternité quand on le veut,
08:44des choix, des choix personnels.
08:46Quand vous mettez ce débat
08:49au centre de la campagne,
08:50qu'est-ce que vous voulez dire exactement ?
08:51Je veux dire qu'en tant que femme,
08:53en tant que maman,
08:54en tant que future maman,
08:55je déplore le fait qu'il y a des sujets
08:57qui sont omniprésents dans le quotidien
08:59des Français et des Françaises
09:00et dont on ne parle jamais en politique.
09:02Je l'ai fait avec la solitude,
09:03je l'ai fait avec le bien-être des enfants,
09:04pas juste qu'ils ne soient pas agressés sexuellement,
09:06mais qu'on fasse une société épanouissante pour eux.
09:08Et bien là, j'assume de le faire
09:09sur la santé reproductive
09:10parce que vous voyez,
09:12il y a une femme sur trois
09:13qui vivra une fausse couche dans sa vie.
09:15Il y a une femme sur dix
09:16qui est victime d'endométriose,
09:19errance médicale de sept ans en moyenne
09:20avant d'avoir le diagnostic.
09:21Il y a un couple sur cinq
09:23qui n'arrive pas à avoir d'enfants.
09:25Et puis, le parcours PMA,
09:26on sait qu'ils sont compliqués.
09:27Et ça, on n'en parle jamais
09:28des 50% de spermatozoïdes
09:29qui ont perdu en concentration,
09:31qui créent des problèmes d'infertilité,
09:33du postpartum, du deuil périnatal.
09:35Et donc, quand ça vous arrive,
09:37vous vous sentez seul
09:38parce qu'on n'en parle jamais
09:39dans le débat public.
09:39Donc, je veux que les gens
09:40sachent que ça existe,
09:41qu'on en parle
09:42et qu'on ait des solutions politiques
09:43pour accompagner,
09:44y compris le postpartum,
09:45je dis, une femme.
09:47En fait, il y a beaucoup de femmes
09:48qui, un mois après la naissance de Babé,
09:51ont des souffrances psychiques,
09:52une femme sur dix.
09:52Et ça aussi, il faut pouvoir
09:53en parler, les accompagner.
09:54Alors, une question personnelle.
09:55Vous êtes enceinte.
09:57Le terme, c'est pour bientôt.
09:58Quand on ne parle pas
10:00de Yannick Jadot, tout va bien.
10:01Le terme, c'est pour bientôt.
10:03Comment vous imaginez
10:03mener votre campagne après ?
10:05Écoutez, toutes celles et ceux
10:06qui ont déjà eu des enfants
10:07savent qu'on peut réfléchir
10:09à comment on aimerait faire,
10:10mais que tant que le bébé n'est pas là,
10:12tant que vous n'avez pas accouché,
10:13tant que vous n'avez pas
10:13pris connaissance de ce bébé,
10:14de comment il va,
10:16physiquement, psychiquement,
10:17c'est difficile de projeter.
10:18Et je le dis,
10:18même en campagne présidentielle,
10:20ce bébé sera ma priorité.
10:22Tant qu'il aura besoin
10:23d'être sécurisé,
10:25mais je ne compte pas partir
10:26quatre mois.
10:27Mais je reviendrai en pleine forme,
10:29plus déterminée de jamais.
10:29Et pendant mon absence,
10:30il y a une équipe très soudée
10:31aussi qui fera le travail.
10:32Merci Marie-Laurenton Lely
10:33d'avoir accepté notre invitation
10:34dans les cas de vérité
10:35où vous nous avez annoncé
10:36aujourd'hui qu'il était trop tard
10:37pour parler d'une primaire
10:39avec les socialistes
10:40et que vous restez candidate
10:41à la présidentielle.
10:41J'ai dit à deux euros, je viens.
10:42Et que vous restez candidate
10:43à la présidentielle.
10:44Si vous changez d'avis,
10:45il n'y a du tout.
10:45Merci à vous Maya.
10:47Merci à mes Tipeurs et à mes Tipeurs