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  • il y a 7 semaines
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Aujourd'hui, dans les "4V", Francis Letellier revient sur les questions de l'actualité avec Ségolène Royal, ancienne ministre, candidate à la primaire du pôle socialiste.

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Transcription
00:00– Bonjour Maya, bonjour à tous et ravi de vous retrouver pour les cas de vérité.
00:09C'est un nouvel exercice pour moi de vous retrouver tous les jours, du lundi au vendredi,
00:13à la fois pour vous expliquer les conséquences de la politique dans votre vie quotidienne
00:16et puis vous faire vivre la campagne présidentielle qui va commencer,
00:19qui a déjà commencé avec déjà une primaire annoncée du côté du Parti Socialiste
00:22et de son partenaire Place Publique dans un mois et demi.
00:25La course au parrainage pour être candidat ou candidate est déjà lancée
00:28et ma première invitée aujourd'hui est Ségolène Royal.
00:31Bonjour, vous êtes candidate à cette primaire des socialistes du Pôle Socialiste.
00:36– Le processus commence.
00:37– Absolument, il y en a un nouveau candidat depuis hier soir, c'est Olivier Faure,
00:40numéro 1 du Parti Socialiste, c'est un nouveau concurrent pour vous alors ?
00:44– Écoutez, il y a un processus, je ne suis pas là pour commenter non plus les autres candidats,
00:48mais votre question est tout à fait légitime, le processus commence, il a le mérite d'exister.
00:54Et c'est vrai qu'Olivier Faure a tenu bon sur l'organisation de cette primaire.
01:00Moi j'ai toujours pensé que la voix des électeurs, quels qu'ils soient,
01:04c'est finalement les fondamentaux de la République et de la démocratie,
01:08donc les partis politiques doivent aussi donner l'exemple de l'excellence de la démocratie autant que possible.
01:15– Et notamment le dirigeant du parti, en l'occurrence Olivier Faure, c'est normal qu'il soit candidat.
01:19– Et les autres aussi, parce que vous savez, il y a une diversité de sensibilité au Parti Socialiste.
01:26L'avantage me concernant, c'est que je ne suis pas rentrée dans les batailles de congrès,
01:30et donc je vois les qualités de tous ces dirigeants du Parti Socialiste,
01:35et les élus locaux, ceux qui sont engagés, ceux qui ont des résultats sur leur territoire, etc.
01:40Donc j'ai beaucoup de respect pour les dirigeants et les militants de base,
01:45parce que les partis politiques ne sont pas bien aimés par les Français,
01:50et pourtant sans eux.
01:51– J'y reviens quand même, c'est dans la Constitution, sans eux.
01:55– Olivier Faure, c'est le numéro 1 du PS, autrement dit,
01:57il est à la fois l'organisateur et le candidat à la primaire.
02:01Ça ne pose pas un problème, ça, d'inégalité ?
02:03– Non, parce qu'il va passer la main, justement, sur la direction du PS.
02:07– Il va passer la main à Johanna Rolland.
02:10– Donc pour vous, tout est en ordre, il n'y a pas de risque d'avantage pour Olivier Faure
02:15?
02:16– Mais non, je ne pense pas.
02:17Vous savez, il y a un processus qui va s'ouvrir.
02:20Il faut déjà trouver les parrainages, donc je suis moi dans ce processus.
02:24– Alors justement.
02:24– Je pensais que le retour vers la base, vers le terrain, vers le démarrage,
02:28ce n'était pas quelque chose d'humiliant,
02:30au contraire, c'était quelque chose d'honorifique,
02:32de repartir, chercher les voies les unes après les autres.
02:35– Justement, Johanna Rolland, vous êtes quatre du PS à être engagé dans cette primaire.
02:39Donc la guerre des parrainages est engagée.
02:42Vous n'avez aucune crainte, vous aurez vos parrainages.
02:44– J'ai mon équipe qui s'en occupe.
02:46– Vous les aurez ?
02:47– Moi, je ne fais jamais les conclusions avant la fin des processus, jamais.
02:52Quel que soit le domaine d'action, c'est une question de morale.
02:55Donc là, le processus est lancé, ils ont exigé des parrainages.
02:59Voilà, et puis…
03:01– Vous en avez beaucoup déjà ?
03:02– Ceux qui veulent, je ne sais pas, c'est mon équipe qui s'en occupe.
03:05Donc, et par ailleurs, ce que je veux dire à ceux qui nous écoutent,
03:08c'est qu'on n'est pas à l'intérieur d'un système politique.
03:11Cette élection, elle va être ouverte à tous.
03:13J'aurais bien aimé que le prix pour voter soit plus faible,
03:17pour que tout le monde puisse venir voter à un moment où, effectivement,
03:20il y a des problèmes de pouvoir d'achat et de cherté du coût de la vie.
03:24mais tout le monde peut venir voter.
03:27Et de ce point de vue, il faut que les hommes et les femmes
03:30qui ont quelque chose à dire, viennent choisir.
03:33– Alors, pendant ce temps, il y en a un qui fait son chemin dans cette primaire,
03:36c'est Raphaël Glucksmann.
03:37– Vous me faites commenter encore.
03:38– Non, non, mais non, je vous fais l'état des lieux.
03:40– Oui, mais je ne suis pas une commentatrice.
03:41– Je sais, on ne va pas dire que ça, mais je vous fais l'état des lieux.
03:45– Oui, mais je suis pas une commentatrice.
03:45– C'est parce que je suis une femme que je suis simplement une commentatrice des hommes,
03:48si vous voulez.
03:48– Raphaël Glucksmann ?
03:49– Non, mais attendez.
03:50– Mais je vais vous expliquer.
03:51– Oui, oui, je vois bien qui sont les privilégiés dans les médias,
03:54mais c'est pas parce que je répète, je sais pas parce que je suis une femme
03:57que je suis une commentatrice de la vie politique.
04:00Je fais partie de la vie politique.
04:02– Je parle juste, je parle de nos concurrents à la primaire.
04:05– Et si je suis candidate aux primaires, c'est parce que je veux que la France soit tranquille,
04:13vous voyez, les Français sont secoués, les Français sont anxieux,
04:17les Français ont peur, on leur fait peur tous les jours.
04:20Et moi, je veux de l'ordre juste et je veux une France tranquille.
04:24Je veux la paix sociale.
04:25– Permettez-moi.
04:26– Et je veux la paix économique.
04:28Je veux que les entreprises puissent innover parce qu'aujourd'hui, nous nous parlons là.
04:31Il y a la rentrée scolaire.
04:33Il y a beaucoup d'enfants qui ne vont pas avoir d'enseignants de qualité en phase 2.
04:38Car il y a une telle dégradation du métier d'enseignant, un tel sous-paiement du métier d'enseignant
04:43que l'éducation nationale fait maintenant des recrutements par speed dating.
04:48Donc quand il y a des enseignants, on ne sait même pas d'où viennent ces enseignants parfois lorsqu'ils
04:52débarquent.
04:53Ça, ça n'est pas acceptable dans la France d'aujourd'hui.
04:57Et moi qui étais ministre de l'éducation, c'est quelque chose que je n'accepte pas.
05:01Et je sais comment répondre à ce sujet-là.
05:04Par ailleurs, l'autre sujet d'actualité aujourd'hui, ce sont les dépôts de bilan, les faillites d'entreprises,
05:10la remontée du chômage.
05:12Et ça, ça n'est pas acceptable non plus par rapport au potentiel dont la France dispose.
05:17Et donc il y a des enjeux cruciaux, considérables.
05:20Et pour cela, il faut des hommes et des femmes d'expérience qui ont fait leur preuve,
05:24qui ont des bilans dans le travail qu'ils ont fait au cours des années passées
05:28pour pouvoir rassurer les Français et leur dire que ce déclin sera stoppé
05:33et que l'on va remonter la pente.
05:35On va parler de tous ces sujets tout à l'heure.
05:37Mais permettez-moi quand même de vous poser une question sur Raphaël Glucksmann,
05:40qui est quand même candidat à cette primaire et qui a pris de l'avance.
05:43Il a déjà plein de soutien.
05:44Il a des soutiens même au sein du Parti Socialiste.
05:46Il est en deux médias aussi, oui.
05:49Qu'est-ce que vous voulez dire ?
05:50C'est le chouchou des médias.
05:52Allons-y, de toute façon.
05:53Le processus commence, vous savez.
05:55Je ne pense pas que ça se refasse comme à chaque fois.
05:59Les médias nous disent, voilà, vous devez choisir celui-là
06:01parce que c'est celui qui nous convient.
06:02Mais non, non, il y a une liberté de vote.
06:06Il y a une liberté de vote.
06:07Et s'il était choisi à la fin, est-ce que vous le soutiendriez sans aucune hésitation ?
06:11Est-ce que vous demanderiez dans une compétition sportive,
06:15à un sportif de haut niveau,
06:17ah non, mais si c'est votre adversaire qui gagne, qu'est-ce que vous faites ?
06:19Non, non, non.
06:21Non, vous ne soutiendriez pas forcément Raphaël Luxemann ?
06:24Je ne veux pas me poser cette question maintenant.
06:27Chaque candidat est légitime,
06:29chaque candidat défend sa façon de voir les choses.
06:33Moi, je ne suis pas là pour refonder la gauche,
06:35comme dit Raphaël Luxemann.
06:36Je suis là pour offrir aux Français un choix
06:41que je pense bon pour la France
06:43au moment du vote de l'élection présidentielle.
06:45Je ne suis pas là pour refonder la gauche.
06:47Je ne suis pas là pour refonder la gauche.
06:51Oui, mais ça fait partie...
06:51Pour redonner à la France toutes ses chances.
06:54Ça fait partie des débats aussi de la primaire.
06:56Parce que parmi les débats qui divisent les candidats de la primaire,
06:58il y a les alliances ou pas avec la France insoumise.
07:01Est-ce que vous, vous êtes pour une alliance...
07:02Non, mais on passera à autre chose.
07:04Est-ce que vous êtes d'accord pour une alliance
07:06de toute la gauche jusqu'à la France insoumise ?
07:09Nous sommes dans un processus que nous devons respecter.
07:13Là, je suis dans un processus de recherche des parrainages
07:15pour être candidate à la primaire du Parti socialiste.
07:19Ensuite, on verra au moment de ces choses.
07:21Ce que je peux vous dire,
07:23parce que je connais la politique de l'intérieur depuis longtemps
07:25et que je m'inscris dans la tradition du mitterrandisme
07:29pour dire les choses.
07:30Je vais vous dire ce que disait François Mitterrand.
07:32Il n'y a aucune voix pestiférée.
07:35Aucune voix n'est pestiférée.
07:37Et je suis une des rares responsables politiques
07:39à n'avoir jamais critiqué ni les électeurs du RN
07:44ni les électeurs des autres partis politiques.
07:47Jamais.
07:47Mais là, je vous parle de Jean-Luc Mélenchon
07:48et de la France insoumise.
07:50Non, mais parce que ceux qui pensent
07:51qu'avec le seul programme de dire
07:53« Oh là là, on a peur des extrêmes, etc. »
07:56et qui ont été au pouvoir
07:57et qui sont donc responsables
07:59de la montée des partis politiques qu'ils dénoncent,
08:03ça, ça ne marchera plus.
08:04Ça ne marchera plus parce que les Français se disent
08:06« Attendez, ça va mal, on est dégradés,
08:09on a peur, on nous détruit tout ce qui faisait le modèle social français. »
08:15Mais vous ne me ferez pas critiquer personne.
08:18Je respecte le vote des électeurs,
08:21quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent.
08:23Donc tout reste ouvert.
08:23Et ceux qui critiquent tel ou tel courant de pensée,
08:26alors que les électeurs se tournent vers ces courants de pensée,
08:29c'est qu'il y a bien une raison.
08:31Donc au lieu de faire leur autocritique,
08:33souvenez-vous, quand Emmanuel Macron est arrivé,
08:36il a dit « Oh non, mais je vais faire tomber l'extrême droite. »
08:37Elle n'a jamais été aussi haute.
08:39Et ils ne font pas leur examen de conscience,
08:41ils ne se disent pas « Qu'est-ce qu'on a fait de mal ? »
08:44Ils n'ont pas arrêté de nous secouer,
08:46de nous matraquer,
08:47que ce soit les gilets jaunes, les agriculteurs,
08:50les manifestations contre les retraites,
08:52les pompiers,
08:53tout le monde a été matraqué.
08:54Ils veulent abolir la réforme des 64 ans.
08:56Certains pour revenir à 62 ans.
08:58Le programme du NFP, c'était 60 ans.
08:59Vous, vous souhaitez quoi ?
09:01Je souhaite qu'on arrête de faire peur aux Français,
09:05et en particulier de leur faire peur par rapport à leur retraite.
09:08Et qu'est-ce que vous souhaitez ?
09:09Retraite à 62 ans ?
09:11Je ne veux pas que l'on pose sur la table
09:13la question de la menace
09:15sur les retraites,
09:16qui frappe aussi les jeunes.
09:18Parce que quand vous menacez les retraités,
09:20quand vous menacez les retraités,
09:22de baisser leur retraite,
09:24ça fait peur aussi aux jeunes.
09:25Et l'un des problèmes cruciaux
09:28auxquels la France doit faire face aujourd'hui,
09:30c'est la baisse de la natalité.
09:31Mais quel âge de départ la retraite ?
09:33Paradoxalement,
09:34mais ce n'est pas comme ça que se pose la question.
09:36Vous n'avez pas tranché ?
09:37Attendez,
09:37ceux qui aujourd'hui menacent les retraites
09:39sont ceux qui ont supprimé l'impôt
09:41sur la fortune financière.
09:43Et qui viennent dire aux retraités
09:44s'il y a 3 000 milliards de dettes,
09:46c'est de votre faute, en gros.
09:47Et donc les jeunes se disent aujourd'hui,
09:49mais si nous, demain,
09:50nous n'avons pas de retraite,
09:51pourquoi allons-nous faire naître des enfants ?
09:55Parce que nous serons à leur charge.
09:57Et par conséquent,
09:58la sécurisation des revenus différés du travail
10:01que sont les retraites.
10:03Les retraites,
10:03c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas.
10:05Donc on va toucher le patrimoine
10:07de ceux qui n'en ont pas.
10:08les revenus de travail différés
10:10sur lesquels les gens ont cotisé.
10:12Et on a supprimé l'impôt
10:14sur la fortune financière.
10:16Ça ne va pas.
10:16Moi, je refuse.
10:18Eh bien, je refuse ce débat
10:19sur la menace des retraites
10:21tant que l'impôt de solidarité
10:22sur la fortune financière
10:24qui a été supprimé
10:25par le couple Macron-Edouard Philippe
10:27ne sera pas...
10:28La question ne sera pas posée.
10:30Merci, Ségolène Roya,
10:31d'avoir été ma première invitée
10:33des cas de vérité
10:33qui revient demain à 8h10.
10:34en un rythme
10:35on est en train
10:35sont lesquelles
10:35qui

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