00:00L'édito politique Guillaume Daré, la primaire de la gauche, doit se tenir au début du mois d'octobre.
00:05Mais c'est une immense pagaille avec, en particulier, un affrontement. Lequel ?
00:10Oui, cette grande pagaille, elle s'ingarde dans un affrontement entre François Ruffin et Raphaël Gruxman.
00:14L'un est candidat Raphaël Gruxman, l'autre François Ruffin ne l'est pas.
00:17Mais il aimerait bien s'y inviter. Il est temps de forcer l'entrée un petit peu au dernier moment.
00:21Il voudrait passer le prix pour y participer de 15 euros à 2 euros.
00:25Derrière ça, il a une conviction. Sa conviction, c'est que si la gauche reste dans son couloir,
00:30c'est mortifère, c'est ce qu'il me disait hier en fin d'après-midi.
00:33Il voudrait donc élargir cette compétition qui est pour l'instant cantonnée, on le disait notamment,
00:37à place publique et au Parti Socialiste.
00:39François Ruffin, qui est si je veux dire, à des complices en interne.
00:42Premier d'entre eux, qui s'appelle Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti Socialiste,
00:46qui aimerait lui aussi l'élargir.
00:47C'est pas dénué d'arrière-pensée parce que finalement, les adversaires de Raphaël Gruxman
00:51pensent qu'un corps électoral plus élargi, ça sera moins favorable à Raphaël Gruxman,
00:56qui est pour l'instant le favori des sondages.
00:57Mais il dit quoi Raphaël Gruxman ?
00:58Raphaël Gruxman, il dit, n'y êtes pas question, des règles ont été fixées,
01:01pas question d'y revenir, tout simplement parce qu'il voit bien le traquenard
01:06que ses amis et néanmoins concurrents tentent de lui tendre.
01:10Justement, Raphaël Gruxman, qui pense aussi qu'il faut une ligne claire,
01:13qui est une ligne relativement libérale, économiquement pro-européenne,
01:17mais aussi totalement anti-LFI.
01:19Il veut une cohérence de fond.
01:21Il dit notamment à Olivier Faure, ne changeons pas les règles.
01:25Olivier Faure lui a répondu, écoutez.
01:27Je ne crois pas que Raphaël Gruxman ait participé à un vote militant,
01:30puisqu'il est lui-même patron d'un autre parti.
01:33Donc qu'il s'occupe, bien sûr, de place publique, et je m'occupe du PS.
01:37Moi, si on me pose la question, est-ce que je suis favorable à d'autres entrées ?
01:41Je réponds oui, je suis favorable à ce que ce soit le plus ouvert possible.
01:45Maintenant, la règle, elle est qu'il y ait un consensus entre nous.
01:48Si le consensus n'existe pas, ça n'est pas possible.
01:51Mais qu'on ne me fasse pas non plus porter la responsabilité d'une primaire
01:56qui est trop fermée à mon goût, alors même que moi, j'ai porté depuis le départ
02:00l'idée, au contraire, de rassembler toute la gauche.
02:03Et attendez, la pagaille ne s'arrête pas là, parce qu'après, il y a la question des débats.
02:06Il y en a qui en veulent un, deux, trois.
02:07Il y en a finalement un seul, probablement que ça réjouit.
02:09François Hollande, son pari, c'est que ça s'écroule ou que le vainqueur soit affaibli ?
02:13Le scénario est peut-être en train de s'écrire.