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  • il y a 3 heures
Ce mardi 20 octobre, la fermeté affichée par les ministres face aux événements du week-end a été abordée dans l'édito politique de Guillaume Daret sur BFMTV.

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Transcription
00:00On met d'abord l'édito politique avec Guillaume Daré, Guillaume Sébastien Lecornu qui reconnaît lui-même qu'il faut,
00:05je cite, dire ce qui a merdé.
00:07Ce sont les mots du Premier ministre. Alors vous avez échangé avec plusieurs membres du gouvernement après ces émeutes sans
00:12précédent.
00:13Est-ce qu'ils vous ont dit, c'est sidérant, c'est inquiétant ?
00:15Oui, tenez-vous bien parce que ça fait froid dans le dos quand on sait d'où ça vient, c
00:18'est-à-dire du plus haut sommet de l'État.
00:19Comme ce ministre qui me lâche, que c'est catastrophique, je suis en colère, c'est indéfendable.
00:25Des sentiments, clairement, que le pouvoir est aux abois dans une fin de règne qui apparaît comme interminable.
00:32Plusieurs ministres jugent aussi que la stratégie de coller à LFI, la responsabilité de tout ça, ne prend pas du
00:37tout.
00:37Ce n'est pas de la faute à Mélenchon si ça a merdé samedi.
00:41Voilà ce que me confie cinglante une membre du gouvernement.
00:43Pas optimiste non plus et c'est inquiétant sur les prochaines mobilisations de samedi prochain et du 5.
00:49Le constat, c'est que ça monte en ébullition. Je me demande comment on s'en sort.
00:54Alors déficit de communication encore, plusieurs membres de l'exécutisme expliquent à leurs yeux.
00:58Ce qui n'a pas été fait, c'est la mise en scène de la préparation des forces de sécurité.
01:02Si c'est la guerre, il faut montrer qu'on est prêt à la faire.
01:04Et l'allocution du chef de l'État nous trouve guère plus grâce à leurs yeux.
01:07Parce que même si c'était un passage obligé, plusieurs d'entre eux, jusqu'à la réponse, n'étaient pas
01:11à la hauteur.
01:12Bon alors, au-delà des événements de ce week-end, que peut-on dire des deux quinquennats d'Emmanuel Macron
01:17?
01:17Il n'aura pas vraiment convaincu sur la sécurité ?
01:19Ah non, c'est le moins qu'on puisse dire, ça restera un minimum comme une des failles de ces
01:22deux mandats d'Emmanuel Macron.
01:24Parce que les images de samedi viennent s'ajouter à celles des dizaines de journées des Gilets jaunes.
01:29De cet arc de triomphe qui a été dévasté, rappelez-vous, en 2018,
01:33où le chef de l'État avait été perçu comme incapable d'assurer l'ordre public.
01:37Où déjà, rappelez-vous, il était question d'un changement de doctrine du maintien de l'ordre.
01:41Échec politique également, parce que ces failles sécuritaires, ça contribue sans aucun doute à faire monter les extrêmes,
01:46et notamment Marine Le Pen et le Rassemblement national.
01:48Pourtant, Emmanuel Macron lui-même, au soir de son élection sur l'esplanade du Louvre,
01:51avait dit qu'il ferait tout dans les cinq années qui viennent pour qu'il n'y ait plus aucune
01:54raison de voter pour les extrêmes.
01:56Aujourd'hui, Marine Le Pen est créditée de quasiment 33% des intentions de vote,
01:59et d'après les sondages, même s'il faut rester prudent, l'emporterait dans tous les cas au second tour.
02:03Dimanche soir, Emmanuel Macron a affirmé que le pays avait besoin d'ordre et d'apaisement.
02:07C'est pourtant un pays divisé et fracturé qu'il va laisser à son successeur en mai prochain.
02:12L'un de ses proches, rappelez-vous, et pas n'importe lequel, Gérard Collomb,
02:15macroniste de la première heure, ministre de l'Intérieur,
02:17avait eu cette sombre prophétie le jour de son départ de la place Beauvoir en octobre 2018.
02:22Aujourd'hui, on vit côte à côte. Demain, je crains qu'on vive face à face, avait-il dit.
02:27Ce jour semble s'être rapproché.
02:29Critique d'absolument partout contre Emmanuel Macron, de ses ministres en off, comme vous le dites,
02:34et aussi des candidats du Bloc central à sa succession.
02:37Écoutez, Gabriel Attal et Bruno Rotaillot.
02:40Je pense, je l'ai indiqué, que le couvre-feu, c'est une mesure insuffisante.
02:44Moi, ma crainte, c'est la raison pour laquelle, depuis hier, j'ai proposé l'instauration d'un état d
02:49'urgence.
02:50Ma crainte, c'est qu'on tape trop peu et trop tard.
02:55Ça fait un moment maintenant que j'ai appelé à cet état d'urgence.
02:58Maintenant, ça n'est pas le choix qui a été fait par le gouvernement.
03:00Et que donc, ce qu'il faut, c'est les mesures que je vous ai évoquées avec la mobilisation générale
03:04de l'ensemble de nos forces de l'ordre,
03:06deux, des exemples dans les sanctions.
03:07Il faut des images de jeunes qu'on va traquer, qu'on va chercher chez eux.
03:11Moi, je crois que la sanction, elle a aussi une vertu éducative.

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