00:00L'édito politique de Guillaume Daré ce matin, évidemment sur cette victoire de Raphaël Luxman hier soir au premier tour
00:06de la primaire de la gauche et de place publique du Parti Socialiste.
00:09Plus de 70%. Est-ce qu'il s'attendait, Guillaume, lui-même à un tel succès ?
00:14Ah non, une victoire avec un tel score, même lui ne l'attendait pas. C'était effectivement une belle victoire,
00:18il faut le reconnaître.
00:19D'autant plus que pour l'instant, il avait mené une liste, mais c'est la première fois qu'il
00:23est élu pour lui-même.
00:24C'est une belle victoire aussi, parce qu'il s'est sorti du guépier du Parti Socialiste, et ce n
00:29'est pas évident, vous pouvez me croire,
00:30pour quelqu'un dont on disait qu'il n'était pas forcément très habitué justement aux arcanes des partis politiques.
00:36C'est une réussite enfin, parce que c'est une validation claire et nette avec un tel score de sa
00:40ligne, quand on est élu avec 66% des voix,
00:43c'est-à-dire que les gens qui sont venus voter sont venus voter pour votre ligne, une ligne anti
00:46-LFI et pro-européenne.
00:48Bon, alors sauf que maintenant, le plus dur commence, disons les choses.
00:51Oui, parce qu'il va déjà, effectivement, falloir rassembler et incarner celui qui doit demain être le candidat de la
00:57gauche.
00:57Ça veut dire quoi déjà ? Ça veut dire lutter contre un vote utile qui peut faire partir des électeurs
01:01vers Jean-Luc Mélenchon,
01:03tenter d'incarner le combat face à Marine Le Pen, c'est ce qu'il a commencé à faire dès
01:07hier soir. Écoutez-le.
01:08Ma première responsabilité, c'est de rassembler, de rassembler toute la famille socialiste,
01:16de rassembler ensuite toute la famille de la gauche démocratique.
01:22Je vous le dis, notre véritable adversaire, il n'est pas dans cet espace.
01:30Notre véritable adversaire, c'est l'extrême droite.
01:34Voilà, il va falloir ensuite, effectivement, qu'il rassemble les différents cadeurs, notamment du Parti Socialiste.
01:39C'est Golan Royal, qu'il a qualifié de stagiaire.
01:41Olivier Faure, qui avait considéré qu'il était quasiment le candidat de la droite.
01:45Ce n'est pas facile ensuite, parce que c'est bien d'obtenir près de 80 000 voix,
01:49mais pour aller au second tour de l'élection présidentielle, il en faut des millions.
01:53On en est donc encore loin.
01:54Et puis, ce n'est pas facile aussi, parce qu'on voit qu'il va devoir prouver aux Français
01:57qu'il est capable d'incarner demain le rôle de président de la République.
02:01Et pour l'instant, là aussi, ce n'est pas gagné.
02:03Quand on regarde les sondages, il faut rester prudent, mais dans les intentions de vote,
02:06il est crédité de 11,5 à 13,5 % des intentions de vote.
02:11On est donc très loin, pour l'instant, de quelqu'un qui peut devenir président de la République.
02:15Et puis, c'est le plus dur qui commence aussi, parce qu'il y en a un qui l'attend
02:18au coin de la rue,
02:19si j'ose dire, au tournant.
02:20Il s'appelle François Hollande.
02:21Persuadé que, même s'il a emporté largement la primaire, il l'a félicité d'ailleurs,
02:25eh bien, ça pourra s'écrouler demain, qu'il n'y aura pas de dynamique.
02:27Je vous le disais, c'est bien d'avoir écarté les éléphants,
02:30mais bienvenue dans le grand bain avec les requins et les piranhas.
02:32Voilà, et on demandera à Maude Bréjeon.
02:35C'est intéressant de savoir ce qu'elle en pense.
02:36Maude Bréjeon, elle est porte-parole du gouvernement,
02:38mais elle est aussi soutien d'Edouard Philippe, c'est l'invité de la matinée.
02:42À 8h30, dans le Face à Face.