Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 10 minutes
Ce lundi 5 octobre 2026, la confrontation tendue entre Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann lors de la primaire de la gauche a été abordée dans l'édito politique de Guillaume Daret sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00L'édito politique de votre matinale avec Guillaume Daré, le débat décisif de la primaire de la gauche.
00:04C'était hier soir sur BFM TV avec des moments particulièrement tendus entre Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann.
00:10Vous allez les entendre. Que faut-il retenir de ce débat ?
00:13Un climat effectivement très tendu, parfois même délétère.
00:16Des accusations justement d'agression à connotation sexuelle, ni plus ni moins.
00:21C'est ce qu'on a entendu hier soir entre camarades de gauche ou camarades socialistes.
00:25Franchement, effectivement, il y a meilleure camaraderie.
00:27La cible, Raphaël Glucksmann, ciblé par Ségolène Royal, après qu'une vidéo de celui-ci a été publiée sur les
00:33réseaux sociaux
00:34dans laquelle on l'entend expliquer que Ségolène Royal aurait fait la danse du ventre pour obtenir certains postes.
00:40Écoutez cet échange extrêmement violent.
00:43Mais je n'accepte pas, si vous voulez, qu'une fois de plus, on puisse dégrader une femme,
00:51on puisse avoir des connotations sur son corps, avoir des connotations sexuelles,
00:56sous-entendu qu'elle vend son corps et qu'elle fait des danses pour obtenir des postes.
01:01Je n'ai jamais demandé de poste à Emmanuel Macron, jamais.
01:04Et donc, je vous le dis de manière très claire,
01:08je ne pense pas qu'il faille utiliser ce type de langage dans le débat public.
01:12Vous le regrettez ?
01:13J'en suis absolument conscient.
01:16Alors qu'est-ce que ça montre tout ça ?
01:17Ça montre bien sûr l'aproté de la politique.
01:19Effectivement, on le voit, Raphaël Glucksmann prête très à l'aise.
01:21Si on reprenait les termes employés par Ségolène Royal,
01:23on avait parfois dans cette séquence l'impression un petit peu du stagiaire en politique
01:26face effectivement à la pro en politique qui fait ça depuis des décennies.
01:30On a vu effectivement que cogné sur le favori, c'est le grand classique aussi d'une primaire,
01:36puisqu'il a également été ciblé par Olivier Faure, toujours sur ce même thème.
01:41La réalité, c'est qu'en fait, cette vidéo, elle n'était ni faite ni à faire.
01:46Quand on est un homme ou une femme publique,
01:48quel que soit le lieu, on doit se tenir à une certaine forme de rigueur
01:52parce que c'est ce qui est exigé de nous.
01:55Est-ce que cela traduit ?
01:56Ça montre toute la difficulté d'une primaire,
01:58c'est-à-dire qu'il faut se cogner dessus fort les uns les autres justement
02:01pour pouvoir se faire entendre.
02:02Le problème, c'est que ça crée parfois des plaies irréparables pour la suite.
02:06Imaginez Ségolène Royal faire campagne,
02:08ensuite dans la rue, distribuer des tracts pour Raphaël Glucksmann s'il l'emporte.
02:12Ça semble quand même un petit peu conflipier,
02:14même si bien sûr tous ont promis qu'il soutiendrait le vainqueur,
02:16mais on en a vu d'autres.
02:17Rappelez-vous, en 2017, Emmanuel Valls, à peine battu par Benoît Hamon,
02:21il est allé soutenir qui ?
02:22Il est allé soutenir Emmanuel Macron.
02:24Ça démontre aussi que le favori des sondages, il est toujours ciblé.
02:27C'était Raphaël Glucksmann.
02:28Une primaire, c'est censé donner un élan justement à l'un de ses candidats.
02:32Le problème, c'est qu'en réalité, ça l'affaiblit souvent
02:35et ça donne aussi des cartouches aux futurs adversaires.
02:38De Raphaël Glucksmann ou du candidat ou de la candidate qui la reportera.
02:41Ils ont bien regardé ce qu'il s'est dit hier soir.
02:42Ils sont prêts pour la suite de la campagne.
Commentaires

Recommandations