00:00Ça, c'est la grande question.
00:01Yves, je reviens sur ce que dit François Hollande.
00:02Si on gagne à la fin, ce serait une bonne blague.
00:04Oui, c'est un peu vrai.
00:06C'est une manière très détendue d'aborder la présidentielle.
00:08Vous vous rendez compte que si François Hollande gagne,
00:10ce sera le premier président sous la cinquième république
00:12à avoir été président, à revenir.
00:15Il aura fait ce que Giscard avait rêvé de faire,
00:17ce qu'il n'a jamais pu faire,
00:18et ce qu'un autre aussi a rêvé de faire,
00:20qui s'appelle Nicolas Sarkozy.
00:21On rappelle que pour l'instant, il n'est même pas encore candidat.
00:23Oui, et j'ajouterais une chose.
00:25Dans un pays qui est plutôt à droite, on dit,
00:27socialiste, qui reviendrait au pouvoir.
00:29C'est quand même extraordinaire.
00:31Alors, un socialiste très changeant, on va dire.
00:34Oui, qui a un peu évolué depuis.
00:37C'est plus tout à fait le même socialiste qu'Amélie Rosic.
00:40Ce n'est pas tout à fait la même chose.
00:42Alors, moi, je suis juste journaliste,
00:44mais en tout cas, il n'est pas socialiste comme il l'était en 2012.
00:47J'aime bien les petits pics entre les deux.
00:48Allez, Yves, c'est votre choix ce soir.
00:50Les adversaires du RN et de la France Insoumise
00:51commencent à sérieusement douter.
00:53Oui, alors là, vous savez, les sondages leur font peur,
00:55parce qu'ils voient que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon
00:58sont très, très, très hauts.
00:59Alors, évidemment, qu'est-ce qu'ils font ?
01:00Ils boivent pour oublier.
01:02Non, pas pour oublier, pour essayer de faire de la communication.
01:04On les a vus avec M. Philippe, avec M. Attal aussi.
01:08On en parlera tout à l'heure.
01:09Oui, ils font des frites.
01:09Enfin, ils font la cuisine.
01:11Mais cette cuisine-là, je ne suis pas sûr que ça marche.
01:14Alors, aujourd'hui, M. Attal, M. Philippe,
01:18pour la première fois, a dit, il y a urgence.
01:21Il faut qu'on arrive à s'entendre tous ensemble.
01:25Alors, pour les législatives, et ça, il n'a pas tout à fait tort,
01:28je vous en reparlerai tout à l'heure,
01:29mais aussi, à la Toussaint, il veut convoquer
01:32et M. Retailleau et M. Attal pour essayer de s'entendre
01:35pour la présidentielle, et M. Lissnard, tout à l'heure,
01:38qui a dit, mais attendez, moi, ça fait longtemps que je dis
01:40qu'il faut s'entendre, mais ils n'ont pas tout à fait
01:41la même avis. Il y en a un qui veut une primaire
01:43et l'autre qui veut une espèce d'arrangement.
01:45On les écoute.
01:47Tout le monde sait que, compte tenu des scores prêtés
01:50à Mme Le Pen ou à M. Mélenchon,
01:51nous prendrions le risque de ne pas être présents
01:53au deuxième pièce. Ce risque existe.
01:55Un rassemblement, ça se construit.
01:56Ça se construit dans la confiance, dans le travail,
01:59et c'est en tout cas la méthode que je propose.
02:01Donc, j'aurai l'occasion d'écrire aux chefs de parti,
02:04aux candidats, en leur proposant cette méthode,
02:06et j'espère qu'ils sauront saisir la main tendue.
02:08Pour porter une véritable alternative
02:11à Jean-Luc Mélenchon, à la gauche, au RN,
02:14mais aussi à la politique macroniste,
02:16c'est une compétition, une grande primaire
02:18qui permet de distinguer les personnalités.
02:23L'arrangement entre chapeau à plume,
02:25selon la formule consacrée, à mon avis,
02:27ne ferait qu'encore plus réduire
02:30la base électorale d'une alternative crédible.
02:33– Alors, d'un côté, une alliance,
02:35M. Attal, alors M. Attal, il est entre les deux, lui,
02:39parce qu'il n'est pas contre une primaire.
02:40– Oui, pourquoi pas une primaire, dit Gabriel Attal.
02:41– Il a avoché, il n'est pas contre,
02:43mais il a créé un comité de liaison, lui,
02:45mais il n'y a pas Retailleau dedans.
02:47Il y a les hommes de Philippe et ses hommes.
02:50– Comité de liaison, ça veut dire
02:51on se regroupe de temps en temps,
02:52on se parle, on continue à se parler.
02:53– Vous voyez un peu les Français,
02:54mais ils se disent, mais attendez,
02:55qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce qu'ils veulent et tout ?
02:57Alors, il y a une nouvelle offre, maintenant,
03:00de deux macronistes,
03:02qui s'appellent Clément Beaune et Philippe Grandjon,
03:05ce qu'on appelle des macronistes historiques.
03:08Et alors, eux, ils ont pondu un manifeste,
03:11une pétition pour dire…
03:13Il faut absolument faire un front républicain
03:17anti-Le Pen, mais aussi anti-Mélenchon.
03:21Alors, attendez, il va de Xavier Bertrand
03:23à Raphaël Luxemann,
03:26mais, mais, mais, sans Bruno Retailleau.
03:30On regarde, il faut pour la première fois
03:32sous la Ve République,
03:33essayer de bâtir une coalition
03:34avant l'élection présidentielle,
03:36plutôt que de l'improviser à chaud,
03:37au soir d'un second tour,
03:39puis nécessairement en vue des élections législatives.
03:40Est-ce que toutes ces initiatives laïves
03:43peuvent être efficaces ?
03:44Alors, elles n'ont pas tous le même périmètre,
03:47comme je vous le disais,
03:48et l'initiative de nos deux macronistes historiques,
03:51là, un, on ne fait pas de front républicain
03:55dès le premier tour.
03:56Généralement, vous faites un front républicain
03:58au deuxième tour,
03:59quand vous avez Elsa Vidal et Amélie Rosy,
04:01qui se mettent contre moi au deuxième tour.
04:04– Oui, c'est possible, oui.
04:05– C'est pas, oui,
04:06c'est pas impossible comme scénario.
04:07– C'est pas exclu.
04:08– Pour rassembler,
04:10eh bien, on n'exclut pas,
04:11on ne commence pas par exclure.
04:12Donc là, nos deux protagonistes,
04:14ils veulent exclure déjà Bruno Retailleau.
04:17Donc ça me paraît quand même assez difficile.
04:19Troisièmement, le dépassement des clivages,
04:23comme l'a fait Emmanuel Macron,
04:24plus personne n'en veut.
04:25Alors, je ne vois pas pourquoi des électeurs,
04:27aujourd'hui, se diraient,
04:28mais ils ont raison, ces deux-là,
04:30on va continuer à faire que les socialistes
04:33s'entendent avec les républicains,
04:34alors que, sincèrement, si on regarde bien,
04:37ils n'ont pas grand-chose en commun.
04:39Quatrième chose,
04:40qui sera le candidat
04:42et quel sera le programme, là ?
04:44Encore une fois,
04:45est-ce que ça sera Xavier Bertrand
04:46ou Raphaël Luxman ?
04:47C'est pas tout à fait la même chose.
04:48Est-ce qu'on fera une taxe sur les riches
04:52ou au contraire, on baissera les impôts ?
04:56C'est pas tout à fait la même chose là-dedans.
04:58Alors, moi, je suis plutôt...
04:59Je pense plutôt qu'une primaire
05:01entre le centre et la droite,
05:03ça serait plus raisonnable
05:05pour départager les candidats.
05:06Mais l'élection, c'est dans huit mois.
05:07Mais voilà.
05:09Et je dirais, et j'ajouterais,
05:10parce que ça, c'est une idée
05:11qui est insistante,
05:13la primaire ne fait pas perdre un candidat.
05:15Ah oui, ça, vous y tenez.
05:16Ah, je tiens.
05:17François Fillon, en 2017,
05:19n'a pas perdu à cause de la primaire.
05:20À cause des affaires.
05:21Ça reste à prouver.
05:22Il a perdu en grande partie.
05:23Je vous rappelle qu'il fait 20% quand même,
05:25avec les casseroles
05:26qui lui ont été mises sur le dos.
05:28Donc, c'est quand même pas mal.
05:30Donc, pensez aux législatives.
05:31Il a porté lui-même.
05:32Alors, je pense de toute manière
05:33que tout ça, c'est trop tard, cette primaire.
05:34On déplaise à David Glissnard.
05:37Quoique.
05:38Mais en revanche,
05:38ce qui est intéressant,
05:39c'est les législatives.
05:41Et dans tous les cas,
05:42on pense aux législatives.
05:43Ils n'ont pas tort.
05:45Pourquoi ?
05:45Trop tort.
05:45Parce que le président prochain,
05:48rien ne dit.
05:49Surtout s'il vient d'ailleurs
05:50du Bloc central,
05:52qu'il arrive à l'issue de législatives
05:54à obtenir une majorité
05:56et une majorité solide
05:57pour pouvoir gouverner.
05:59Et il est là le grand sujet aussi.
06:01C'est pour ça qu'il n'a pas tort,
06:03Édouard Philippe,
06:04tout comme d'autres,
06:05de penser à ça.
06:06Moi, j'ai le sentiment
06:08que les débats,
06:08les débats qu'ils ont,
06:10en tout cas au centre et à droite,
06:11pour certains, trop tôt
06:12et pour d'autres, trop tard.
06:14Les législatives,
06:14si c'est trop tôt,
06:15pour le reste,
06:16c'est déjà trop tard.
06:16On se serait attendu
06:17à ce que ce soit l'année dernière.
06:19Et qu'est-ce que vous pensez
06:20de la primaire de la gauche ?
06:21Pareil.
06:22On se serait attendu
06:22à ce que ce soit l'année dernière.
06:23Je reviens juste
06:24sur la primaire de la droite
06:25parce que c'est quand même
06:25une anecdote assez savoureuse ce soir.
06:27C'est que l'entourage
06:28de Bruno Retailleau
06:29a répondu à la main tendue
06:30d'Édouard Philippe
06:31en disant
06:32qu'on ne pourra pas assister
06:33à la réunion
06:34qu'a proposée M. Philippe
06:35parce qu'on aura
06:36à une réunion de campagne.
06:37La date de la future réunion
06:39n'étant pas connue
06:40à cette heure,
06:41ça veut donc dire
06:42quoi qu'il arrive,
06:42considérer qu'on n'y sera pas là.
06:44Et j'avais oublié,
06:45Joe,
06:46c'est à la Toussaint.
06:48C'est quoi la Toussaint ?
06:49La fête des morts ?
06:50Oui.
06:51Allez,
06:52la fête de tous les sens.
06:53pour les raisons,
06:53les chrysantènes.
06:54Allez,
06:54et une bonne soirée avec ça.
06:55Merci Yves Traire.