- il y a 7 semaines
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
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00:00Autre sujet, et si je peux faire un parallèle, puisque quand on forme malheureusement des enfants, si je puis dire,
00:07en manque de qualifications,
00:09ne nous étonnons pas ensuite de mauvaise gestion, d'une économie difficile, vous voyez où je veux en venir, les
00:15économies à trouver,
00:16et surtout le reste à gagner dans la poche. Ce qu'on appelle le pouvoir d'achat, ce que j
00:21'appelle souvent le pouvoir de vivre.
00:22Qu'est-ce qu'il reste vraiment pour vivre dignement ? Les candidats, vous le savez, redoublent de propositions, de
00:27promesses,
00:27mais ont-ils la main quand on voit ce qui se passe au Moyen-Orient, quand on voit les humeurs
00:32de Donald Trump ?
00:33Est-ce qu'on a véritablement la souveraineté pour faire toutes ces propositions ?
00:37Avant d'en parler avec vous et notre invité qui va nous rejoindre, on va prendre la direction d'une
00:42station-service,
00:43très concrètement pour écouter vos doléances, avec Chloé Giraud. Chloé, vous êtes à Arcueil, dans le Val-de-Marne.
00:48Et on peut imaginer ce que les automobilistes vous disent. J'imagine que c'est quand même un ras-le
00:54-bol qui monte.
00:58Exactement. Un ras-le-bol de plus en plus important pour, en l'occurrence, ces consommateurs, ces automobilistes
01:04qui assistent impuissants à la flambée de ces prix du carburant.
01:08Pour vous donner une idée, on va jeter un coup d'œil sur les prix ici à Arcueil, au niveau
01:12du sans-plomb 95.
01:13On est légèrement au-dessus de la moyenne nationale, à 2,152 euros.
01:18Et pour le gasoil, on est un tout petit peu en dessous de la moyenne nationale, 2,25 euros.
01:23Il n'empêche, c'est très cher, mais il n'empêche, il y a quand même du monde qui vient
01:27ici,
01:27parce qu'il faut bien remplir le réservoir.
01:29Il y a une station concurrente à quelques centaines de mètres d'ici, en l'occurrence totale,
01:35qui applique un plafonnement des prix.
01:37Mais là-bas, l'essence est en rupture aujourd'hui.
01:41Je vous propose d'écouter les automobilistes qu'on a rencontrés.
01:45Ça fait vraiment mal au portefeuille, surtout à 2,25 euros le litre,
01:48alors qu'en revenant de vacances, il était à 1,80 euros en Espagne.
01:52Donc ça fait vraiment cher.
01:54Après, ça serait bien qu'il rebaisse un petit peu.
01:55Nous allons tourner 1,50 euros, ça serait bien.
01:57Ça coûte très cher, parce qu'avant, je faisais pour moins de 100 euros,
02:00maintenant, je fais pour plus que 100 euros.
02:03Alors, c'est une barbe psychologique, les 100 euros, mais je l'ai dépassé.
02:08Ce qui revient beaucoup aussi dans les échanges qu'on a eus avec ces automobilistes,
02:11c'est qu'ils nous disent qu'on ne peut pas s'adapter.
02:13En fait, on ne peut pas s'adapter, on est obligé de rouler.
02:15Ce sont des trajets qui sont effectués, pour la plupart, pour aller au travail.
02:20Et aussi, toutes les personnes que l'on a rencontrées nous disent ne pas être éligibles
02:25à cette aide grand rouleur qui a été mise en place par le gouvernement
02:28et qui est soumise, on le sait, à des conditions de revenus.
02:32Merci, Chloé Giraud, avec Marina Estrella et en accueil avec notre plateau Mathieu Plan.
02:38Bonsoir à vous, merci d'être là.
02:40Vous êtes directeur adjoint du département analyse et prévision de l'OFCE.
02:44On vient d'entendre ce qu'on entend d'ailleurs tous les jours
02:46et ce que nous-mêmes, très souvent, on porte.
02:49Mathieu Plan, d'abord, est-ce que c'est entre les mains encore des politiques et des candidats ?
02:52Quand on a une situation internationale aussi inflammable,
02:55quand on a des humeurs de certains leaders totalement imprévisibles,
02:59est-ce que tous les candidats qui sont en train de faire en ce moment,
03:01toutes ces promesses, ils ont vraiment la main ?
03:04Vous avez raison de rappeler ça.
03:07C'est vrai qu'on est dans une économie, et c'est vrai pour la France,
03:10mais pour d'autres pays, qui subit énormément de chocs extérieurs.
03:13On le voit depuis 2019, si vous enchaînez depuis la crise Covid,
03:18la guerre en Ukraine, il y avait déjà eu un choc énergie,
03:20le retour de l'inflation, on a eu l'élection de Donald Trump,
03:24le protectionnisme, le blocage du détroit d'Hormuz.
03:26On a aligné les crises de façon extrêmement forte.
03:30Et donc c'est vrai que le politique est obligé de faire face à tout ça,
03:35mais avec des moyens qui sont en réalité limités.
03:38Oui, donc il ne peut pas renverser la table, disons les choses.
03:41Et on comprend qu'effectivement, les citoyens, pour lesquels c'est difficile,
03:45parce que le quotidien est difficile, quand vous devez faire votre plainte,
03:47vous subissez ces chocs,
03:49et le politique est toujours là à devoir amener des réponses,
03:53mais on voit qu'il y a aussi des enjeux budgétaires,
03:56des enjeux de déficit, des enjeux de dette,
03:58des enjeux de répartition,
04:00parce que si vous donnez pour qui, comment vous le faites.
04:03Et surtout, aujourd'hui, la situation budgétaire donne très peu de marge de manœuvre.
04:07Donc c'est vrai que vous avez toujours l'espoir de dire,
04:10bon, aujourd'hui, espérons qu'il y ait un déblocage du détroit d'Hormuz
04:14et que les prix du baril redescendent.
04:16Parce que juste, je rappelle quelque chose,
04:17c'est un centime de baisse du prix de l'essence,
04:21le coût budgétaire pour l'État, c'est 500 millions d'euros par an.
04:24Vous faites 10 centimes, c'est 5 milliards.
04:25Donc c'est sûr que 10 centimes, ça peut être très rapide sur le prix du baril,
04:29mais par contre, 5 milliards sur le budget,
04:32c'est des montants qui sont extrêmement importants.
04:34Oui, vous avez raison, l'absence d'argent nous lie,
04:37mais elle n'empêche pas d'avoir des idées quand même.
04:39J'espère que les candidats en ont.
04:41Est-ce que quelqu'un sait, autour de cette table,
04:43les carburants, ça représente combien de taxes de l'État ?
04:45Oui.
04:46En pourcentage ?
04:47Oui, et presque 70%.
04:49Non, un peu moins.
04:49Bravo, 80%.
04:50Vous vous rendez compte, M. Maillard ?
04:53Oui.
04:53J'imagine que pour votre gouvernement...
04:55Bien sûr.
04:56Il y a deux choses.
04:57Les taxes sont toujours...
04:58Le pourcentage est toujours le même depuis longtemps.
05:00D'ailleurs, c'est une source très importante de revenus de l'État.
05:05C'est de l'argent qu'on redistribue pour payer les services,
05:09le fonctionnement de l'État, tout simplement.
05:11Oui, oui.
05:12Oui, de l'État un peu parfois obèse.
05:14Et oui, la taxe sur le carburant rapporte...
05:19Enfin, vous regardez exactement les chiffres,
05:20mais je le crois plus même que l'impôt sur le revenu.
05:24La seule chose, c'est qu'on a une cause exogène,
05:27et vous l'avez parfaitement dite, de guerre en permanence.
05:31Nous sommes dépendants, en ce moment c'est le détroit d'Hermouz,
05:34mais il y en aura d'autres.
05:35On a eu évidemment la guerre en Russie sur le gaz.
05:39Et donc, quand on dit, et le gouvernement pousse évidemment à l'électrification
05:43le plus rapidement possible et massivement,
05:45j'entends le délai, j'entends les difficultés.
05:47Non, mais c'est du long terme.
05:48Le temps qu'on rattrape notre souveraineté énergétique,
05:51ce mois-ci, la première fois,
05:5338% des voitures vendues à l'heure actuelle sont électriques.
05:56C'est une vraie avancée.
05:57Non, mais c'est pas le sujet.
05:59Non, mais vous avez raison, mais j'allais vous dire que de temps perdu.
06:02Vous avez posé une question, Sonia Mabrouk ?
06:04Très juste, que de temps perdu, de quoi ?
06:05D'électrification ?
06:07De choix énergétiques, peut-être parfois au contre-courant, non ?
06:10D'autant plus qu'on a...
06:10Vous savez, on a proposé plein de fois...
06:14Non, mais pas vous, en tant que tel.
06:15On est en responsabilité, je prends toute ma part,
06:18y compris évidemment des reproches.
06:19Ça fait plaisir d'entendre.
06:20Heureusement, mais je dis juste, la note politique,
06:22évidemment que c'est très difficile pour nos concitoyens.
06:24Il y a une aide pour les grands rouleurs.
06:26Là, certains vous ont dit qu'il n'y avait pas accès.
06:28Il faut regarder, c'est sous-contrainte,
06:301 500 euros de revenus nets pour y avoir accès.
06:34Il y a aussi des employeurs qui jouent le jeu.
06:36Je veux saluer...
06:37Quand on a 2 000...
06:37Qui accompagnent leurs salariés pour pouvoir payer le...
06:39Et vous le savez mieux que moi,
06:40quand on a 2 050 euros de salaire médian en France,
06:44et qu'on regarde ça, d'ailleurs, on regarde
06:46quels candidats du pouvoir d'achat...
06:47Je pourrais juste faire...
06:48Si je peux répondre, s'il vous plaît, là-dessus,
06:50parce que c'est un thème pour lequel
06:51le Rassemblement National s'est beaucoup engagé.
06:54Moi, dans les Hautes-Alpes, j'avais fait campagne
06:55en 2024, avec justement ce thème du carburant
06:58qui était au centre de notre programme
06:59et pour amener la TVA de 20% à 5,5%.
07:03Alors, évidemment, ça va coûter cher à l'État.
07:04Le problème, c'est un problème de priorité.
07:06Vous savez que le carburant,
07:08c'est non seulement le centre de l'économie,
07:09et dans le département des Hautes-Alpes,
07:11les distances sont longues,
07:12le climat est très particulier, etc.
07:14Et donc, la consommation en carburant est très forte.
07:16Oui, vous ne pouvez pas faire du vélo
07:18pour aller d'un point A à un point B facilement.
07:20à sortir son tracteur ou pas.
07:22C'est vraiment vital, en fait.
07:24Et comme les salaires n'augmentent pas,
07:25et le pouvoir d'achat n'augmente pas,
07:27c'est une dépense contrainte
07:28qui pèse terriblement sur les dépenses.
07:30Je continuerai en disant
07:32que ça touche les particuliers
07:33de manière terrible.
07:34Et d'ailleurs, la période,
07:36le macronisme a commencé
07:37par la crise des Gilets jaunes en 2018,
07:40qui était justement liée
07:41à une taxe sur le carburant,
07:43parce que, comment dirais-je,
07:45quand on parle de ça,
07:45on ne joue plus,
07:46parce qu'effectivement,
07:47ça détruit l'économie française,
07:49le prix du carburant,
07:49mais ça détruit également,
07:50ça renforce les caisses de l'État, peut-être,
07:52mais ça détruit également
07:53le budget des familles.
07:54C'est pour ça que dans les priorités,
07:56le Rassemblement national
07:57proposait effectivement
07:58et propose une réduction
07:59de la TVA sur le carburant.
08:00Alors, je vous fais tout de suite réagir,
08:02M. Haddad,
08:02mais écoutons d'autres réactions.
08:04Par exemple, fraîchement candidat,
08:06Fabien Roussel,
08:06tout de suite, proposition sur ce sujet.
08:09Il est essentiel, urgentissime,
08:12que le gouvernement agisse.
08:13C'est l'appel que je veux lancer aujourd'hui.
08:15Je ne veux pas attendre
08:16la fin des élections présidentielles.
08:18C'est maintenant que le gouvernement
08:19doit agir, tout de suite,
08:21y compris dans le budget de la France
08:22qui va être à l'étude,
08:23pour baisser le prix de l'essence,
08:26pour baisser le prix du gaz
08:27et de l'électricité.
08:29Ça pèse sur tous les foyers,
08:31sur tous les ménages,
08:32ça pèse aussi sur les entreprises,
08:33ça pèse sur notre agriculture.
08:35Si on veut aider nos concitoyens,
08:38aider la production,
08:40aider les entreprises,
08:41il faut baisser les prix
08:42de l'énergie immédiatement.
08:44Est-ce que c'est du bon sens paysan ?
08:47C'est du bon sens paysan,
08:48mais il y a une proposition
08:49qui est sur la table
08:50depuis quelques mois
08:51dont personne ne se saisit
08:52et pourtant sur laquelle
08:53il y a un consensus.
08:54Elle a été formulée
08:55par Michel-Edouard Leclerc
08:56et par Bruno Retailleau
08:57que je représente ce soir.
08:58C'est de suspendre les C2E.
09:01Les C2E, c'est un impôt complémentaire
09:03qui a été lancé,
09:04je suis désolé, Sylvain Maillard,
09:06par le gouvernement.
09:07Donc, il y a une responsabilité
09:09du gouvernement.
09:10Je veux bien que nos téléspectateurs
09:12comprennent.
09:12ils doivent être en train de hurler
09:13devant la télé.
09:14Mais non seulement...
09:16J'espère pas quand même.
09:17Non mais écoutez bien ça.
09:18Non seulement il y avait 70% de taxes
09:20sur le prix de l'essence
09:22et le gouvernement actuel
09:23a décidé de rajouter
09:2415 centimes par litre.
09:2615 centimes par litre.
09:28Donc, ce que nous nous demandons
09:29avec Bruno Retailleau
09:30depuis le début de la campagne,
09:31c'est de dire
09:32suspendons cette nouvelle taxe
09:34écologiste,
09:35puisque je dis écologiste
09:36plutôt qu'écologique,
09:37et ça coûtera beaucoup moins cher
09:40que la proposition du RN,
09:42puisque la proposition du RN
09:43va directement dans les caisses
09:44de l'État,
09:45nous nous proposons
09:45de suspendre cette surtaxe.
09:46Je ne sais pas comment vous faites
09:47tous pour suspendre,
09:48pour ajouter,
09:49alors que l'État
09:51via crédit n'a plus de crédit.
09:52On ne rajoute pas à nouveau
09:52de nouvel impôt.
09:53Si vous le suspendez...
09:54C'est ce qui permet de financer
09:54la transition écologique.
09:56Non, pas du tout.
09:56Vous savez très bien que...
09:57C'est ce qui finance...
09:58Sylvain Maillard,
09:59vous savez très bien que
09:59à Bercy,
10:00tout revient dans la même
10:01grande enveloppe.
10:02Personne n'y croit.
10:03Oui, mais c'est ce qui permet
10:04de financer.
10:05Non, c'est pas fléché.
10:05Il faut dire chez vous
10:06des gens qui ont peu de moyens
10:08qu'on accompagne
10:08et c'est grâce à ça.
10:09Après, on peut dire
10:10qu'on veut arrêter
10:11la transition écologique,
10:12mais c'est la réalité.
10:13Mais j'assume.
10:14Vous avez tout à fait raison,
10:15l'assume, c'est deux oeufs.
10:15Il n'y a pas que nous.
10:16C'est un fonctionnement européen.
10:18Mais moi, quand je me compare,
10:19je ne me console plus.
10:21C'est de l'argent qu'on finance
10:22qui nous permet de financer
10:24l'évolution
10:26dans l'ensemble de nos logements.
10:28Donc vous assumez
10:28de taxer 15 centimes de plus
10:30par litre, il faut le dire.
10:31Ce n'est pas de l'assumer,
10:31c'est ce que nous faisons.
10:33Vous assumez de taxer 15 centimes.
10:34C'est la réalité de ce que nous faisons.
10:36Donc après, c'est comme ça
10:38qu'on permet de financer
10:40pour les plus modestes en France
10:42l'évolution pour qu'ils consomment moins.
10:45Il y a un choix qui a été fait
10:46par le Premier ministre,
10:47l'actuel Premier ministre,
10:48de ne pas prendre des mesures radicales
10:51comme l'ont fait les Espagnols
10:53et ce que propose Marine Le Pen,
10:54c'est-à-dire baisser la TVA,
10:56ce qui coûte extrêmement cher.
10:57C'est un choix.
10:58L'autre choix, c'est le choix
10:59que vous proposez,
11:00mais ce choix-là,
11:01et c'est vrai ce que dit M. Maillard,
11:03c'est le choix d'alimenter le fond vert.
11:06Je vous rappelle que le fond vert,
11:07cet été, c'était quand même
11:08tout ce qui touchait autour
11:10des politiques de crise.
11:13Il y a des priorités, là.
11:14Il y a une urgence.
11:15Et donc, le choix qui a été fait,
11:18c'est le choix de faire du ciblage
11:20sur ceux qui utilisent le plus
11:22leur voiture.
11:23Pardonnez-moi,
11:23on est face à une situation d'urgence.
11:25Moi, je pose l'exemple.
11:26Il y a des ciblages,
11:26il y a des petites mesures
11:27et il y a une situation
11:29où on peut se retrouver peut-être
11:30avec une nouvelle crise.
11:32Donc, la question,
11:32Mathieu Plannes,
11:33est-ce qu'on va aller vers
11:34un plafonnement
11:34et même un blocage
11:36des prix ?
11:37Est-ce que c'est inéluctable ?
11:38Regardez les propos
11:40de Michel-Édouard Leclerc,
11:42qui le dit assez clairement.
11:44On va voir comment
11:45il le théorise, justement.
11:47Les pouvoirs publics
11:47vont être obligés,
11:49obligés de plafonner
11:50les prix des carburants.
11:51C'est inéluctable.
11:52Et d'ailleurs,
11:52Jean-Luc Mélenchon
11:53a tout de suite repris
11:54ce qu'a dit Michel-Édouard Leclerc.
11:55Elle a dit,
11:55mais Prems,
11:57je l'ai dit bien avant,
11:58écoutons Jean-Luc Mélenchon
11:59il y a quelques jours
12:00à ce sujet
12:00et vous allez nous dire
12:01si véritablement
12:02dans l'économie française,
12:04on va faire ça
12:04si c'est possible.
12:07Voici ce qu'il faut faire
12:08d'urgence.
12:10Bloquer les prix.
12:16Bloquer les marges
12:17de profit
12:18qui ne peuvent continuer
12:22telles qu'elles sont.
12:24Bloquer les loyers
12:26pour ne pas être expulsés
12:28avant l'hiver.
12:32Augmenter les salaires
12:34et d'abord le slip.
12:38Est-ce que c'est vraiment réalisable
12:40ou est-ce que c'est totalement
12:41ubuesque ?
12:42Dans l'économie
12:43comme on la connaît,
12:44ça me semble un peu délicat
12:46voire ubuesque, oui.
12:47Mais dans le monde
12:48tel qu'il est.
12:49Non mais c'est dire
12:50plafonner des prix
12:51c'est à la fin qu'il paye
12:52en fait.
12:53C'est ça l'idée.
12:53C'est dire
12:54est-ce que vous dites
12:56à l'acheteur,
12:56à celui qui produit le pétrole
12:58je vais payer moins cher
12:59et à ce moment-là
12:59il va dire
13:00je ne vous le vends pas
13:00je vais le vendre ailleurs
13:01et donc vous avez le problème
13:02des approvisionnements
13:03et les risques de rupture
13:05parce que je ne vois pas
13:06pourquoi il nous ferait
13:06un cadeau à la France
13:07et pas aux autres pays
13:08à ce moment-là.
13:09Soit vous dites
13:10je plafonne pour le citoyen,
13:11pour l'entreprise,
13:12pour le ménage
13:13à un certain prix
13:14et à ce moment-là
13:19c'est un peu délirant
13:21entre nous.
13:22Non mais ce n'est pas délirant
13:23en fait Mélenchon.
13:24On ne peut pas plafonner
13:25comme ça
13:25ou alors ça veut dire
13:26qu'on va créer des subventions
13:27aux énergies fossiles
13:28qui sont très fortes.
13:29C'est-à-dire que
13:29qui, enfin d'abord
13:31où est-ce qu'on le met le plafond ?
13:32Et on le met pour tout le monde.
13:33C'est-à-dire qu'on considère
13:34que c'est, enfin voilà.
13:36Ah si c'est un plafonnement
13:37c'est forcément pour tout le monde.
13:38Si vous commencez en plus
13:40à dire...
13:40Et je sais
13:41la difficulté
13:42qui est celle du quotidien
13:43la contrainte
13:44sur le pouvoir d'achat
13:44des rouleurs
13:45de ceux qui doivent prendre
13:46leur voiture pour travailler
13:47des agriculteurs
13:47des paysans
13:48Voilà alors après
13:49il y a des aides de secteur
13:50sur les transporteurs
13:51sur le BTP
13:52sur les agriculteurs
13:53mais là c'est plutôt
13:54pour les ménages
13:55on va dire
13:56de la classe moyenne
13:57qui n'ont pas ces aides-là
13:58qui doivent prendre
13:59leur voiture tous les jours
14:00c'est vrai que c'est
14:01une véritable difficulté
14:02maintenant il faudra peut-être
14:03élargir les aides
14:04mais dire plafonner
14:05pour tout le monde
14:05Oui mais excusez-moi
14:07sur tous les sujets
14:08que ce soit sur l'école
14:09ou sur celui-ci
14:10j'ai l'impression qu'on parle
14:11et c'est déjà
14:12beaucoup d'efforts
14:13parce que quand on est
14:14dans notre situation budgétaire
14:14mais de mesurette
14:15Oui
14:16Non mais c'est vrai
14:17Pardonnez-moi
14:18Notre proposition
14:19elle peut être contestée
14:19mais elle a au moins
14:22le mérite de la simplicité
14:23Je ne parle pas de vous
14:23je dis
14:24est-ce que quelqu'un
14:25sur ces sujets
14:26est capable
14:27d'inverser le système
14:28est-ce qu'on peut dire
14:29par exemple
14:30par exemple
14:31moi j'ai entendu
14:31sur l'électricité
14:32il faut à un moment
14:34sortir
14:34et ce n'est pas une sortie
14:36attention
14:36ni de l'UE
14:37ni des traités
14:38mais sortir momentanément
14:39du marché
14:39de l'électricité
14:41pour retrouver un peu d'oxygène
14:42Non mais sur tous ces sujets
14:43est-ce qu'on peut bousculer
14:45les choses
14:45ou est-ce que vous dites non ?
14:46Non on ne peut pas
14:47les bousculer comme ça
14:47il y a quand même
14:48des arbitrages à faire
14:49entre des questions budgétaires
14:50de savoir si on est
14:51reste dépendant
14:52des énergies fossiles
14:52ce qui est le cas
14:53mais à quelle vitesse on sort
14:54sur l'électricité
14:55on est producteur d'électricité
14:56on en exporte
14:57les énergies fossiles
14:58on produit quasiment zéro
14:59voilà
14:59donc on est dépendant
15:01donc la facture énergétique
15:02on l'importe
15:02si vous continuez
15:03à subventionner
15:04ces énergies fossiles
15:05même si c'est une question
15:06de pouvoir d'achat
15:07vous avez la question
15:08de la facture extérieure
15:09une économie résiliente
15:10doit diversifier
15:11et nous ne faisons pas assez
15:14ça je suis d'accord
15:15nous sommes beaucoup
15:16trop dépendants du pétrole
15:18et le drame
15:18c'est que nous ne savons pas
15:19prévoir
15:20c'est-à-dire que ça fait
15:21des années des années
15:22que nous aurions pu engager
15:23justement cette électrification
15:25massive
15:25et pourquoi nous ne le faisons pas
15:26c'est à cause du cycle électoral
15:28parce que quand vous prenez
15:29de telles mesures
15:30elles portent leurs fruits
15:31quand vous n'êtes plus en poste
15:32et ça c'est un des drames
15:33de la politique
15:34parfois
15:34c'est pas tout à fait
15:35un petit manque de courage
15:37c'est beaucoup amélioré
15:38par exemple
15:38pour les factures électriques
15:41et qui permettent
15:42maintenant d'avoir
15:43un usage beaucoup plus large
15:44on dépend
15:45de la manière
15:46dont monsieur Trump
15:46pose son pied droit
15:47ou son pied gauche
15:48du lit le matin
15:49on dépend du conflit
15:50au Moyen-Orient
15:51excusez-moi
15:52qu'avez-vous fait tous
15:53pour que cette souveraineté
15:54soit sanctuarisée
15:55pour diversifier
15:56nos sources d'énergie
15:57l'énorme bêtise
15:58qu'on a faite
15:58c'est que nous devrions
15:59être le Moyen-Orient
16:00de l'électricité
16:01puisque nous sommes
16:03producteurs de nucléaires
16:04et qu'on a investi
16:05massivement
16:05dans des énergies intermittentes
16:07dans lesquelles
16:08l'État a payé
16:09dans lesquelles
16:09on nous a obligé
16:10à augmenter
16:11les prix de l'électricité
16:12or l'électricité
16:13c'est ce qui irrigue
16:14tout le système économique
16:15donc moi je pense
16:17qu'il faut envisager
16:18de suspendre
16:19désormais
16:19les subventions
16:20à des énergies intermittentes
16:21qui font exploser
16:22l'intégralité des prix
16:23et quant à la proposition
16:24de blocage des prix
16:25de Mélenchon
16:26vraiment on a
16:26quelqu'un d'intelligent
16:27et de manipulateur
16:28qui prend ses électeurs
16:29pour des abrutis
16:30je donne un exemple
16:31quand on a bloqué
16:33les prix des médicaments
16:34et bien aujourd'hui
16:35on a des pénuries
16:35de médicaments
16:37c'est matériel
16:38c'est concret
16:38c'est 10 milliards
16:39la baisse de la TVA
16:40de 20 à 5%
16:41et 16 milliards
16:42sur l'ensemble
16:43le pouvoir d'achat
16:44le pouvoir de vivre
16:46dignement
16:46quand on voit
16:47ce qui est en jeu
16:48c'est l'un des thèmes
16:49de cette campagne
16:49on n'a pas fini
16:50d'en parler
16:50donc on aura l'occasion
16:51de se retrouver
16:52merci messieurs