00:00BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:05Antoine, le chat n'est pas là, mais les souris dansent l'Europe boursière.
00:08En tout cas, le CAC 40 progresse aujourd'hui.
00:10Oui, parce que c'est notamment du côté de Paris que ça se passe.
00:13Plus 0,39% pour le CAC 40, alors que c'est moins sensible du côté des autres places européennes
00:18qui ne font pas grand-chose.
00:19Le DAX à Francfort sous-performe quand même, notamment, on va dire.
00:23Moins 0,22% pour un Eurostox 50, qui lui est légèrement dans le vert, plus 0,14%.
00:28Alors nous, en tête des progressions, en plus, on a des secteurs très actifs comme les semi-conducteurs.
00:33STMicro gagne 4,2% à 46,66 euros.
00:36On a nos spécialistes de l'intelligence électrique, un Schneider électrique plus 2,8, 295,95.
00:42Legrand plus 2,5, 144,50 euros.
00:45Et puis, à noter Total, aussi, un bon soutien à la cote qui gagne 1,5% à 77,25
00:50euros.
00:50Il faut dire que le baril de pétrole Bren se tend encore un petit peu, 87,30 dollars.
00:54À la baisse, on retrouve Dassault Systèmes, moins 2,95, 20,40.
00:59Capgemini, moins 1,83 à 104,45 euros.
01:01On est repassé en mode alternatif sur la tech européenne avec les semi-conducteurs en hausse et les logiciels et
01:07le numérique en baisse.
01:09Kering, moins 1,9%, 240,55.
01:12Et puis, Eurofins scientifiques, moins 1,8, 71,40.
01:15Vous le disiez, le pétrole encore en hausse, le Brent à 97 dollars.
01:18On vient viser les 100 dollars désormais sur le Brent.
01:21Seuls 8 navires, sur les dernières 24 heures, ont franchi le détroit d'Hermousse.
01:25C'est ce que nous indiquent les sites spécialisés.
01:278 navires à peine, donc en 24 heures, on franchit ce détroit.
01:30Et parallèlement, l'OPEP qui ne relève pas ses quotas de production.
01:33Sans doute, tout simplement parce que l'OPEP ne peut pas les relever,
01:35compte tenu de ce plafond désormais sur la production en provenance du Proche et du Moyen-Orient.
01:41Bertrand Lamiel nous rejoint pour Porzampart.
01:43Bonjour Bertrand, on est ravis de vous retrouver.
01:46Les valeurs qui se distinguent.
01:47Alors, c'est intéressant de voir le cas progresser aujourd'hui, Bertrand,
01:49alors que l'une des principales composantes recule.
01:51Il s'agit d'LVMH.
01:52Pour ceux qui nous suivent à la radio, on est aussi à la télé.
01:55Et ce titre LVMH, on va le regarder.
01:57Alors, il était en baisse, c'est vrai, tout à l'heure.
01:58Là, il progresse un petit peu, plus 0,6.
02:00Mais tout à l'heure, on a touché un plus bas de 5 ans quand même sur LVMH.
02:04C'était en fin de matinée, plus bas de 5 ans sur cette valeur.
02:07Comment est-ce que vous voyez l'avenir d'LVMH ?
02:11Malheureusement, c'est l'illustration que les tendances durent longtemps.
02:15Et donc, on a enclenché une tendance baissière sur LVMH il y a quelques temps.
02:19En fait, ce que la bourse supporte mal sur les dossiers,
02:22c'est le moment où la croissance s'affaiblit.
02:25Donc, LVMH, on a connu des gros parcours entre 2016 et 2022, 2023,
02:30où on avait des croissances à deux chiffres ou même des croissances des fois bien supérieures à 20%
02:34en termes de chiffres d'affaires.
02:37Et donc là, le titre était porté comme Hermès et comme d'autres.
02:40On parlait des calls à l'époque puisqu'on mettait aussi Kering et on mettait L'Oréal.
02:46Bref, tout ce qu'on portait bien.
02:47Et puis, à un moment donné, forcément, on ne peut plus cavaler comme ça
02:50pendant plusieurs années de suite à plus de 10-20% de croissance de chiffres d'affaires.
02:54La croissance a commencé à ralentir et c'est là que les affaires ont commencé à se compliquer en bourse
03:00pour LVMH et ses consoeurs d'ailleurs.
03:03Donc voilà, on continue là-dessus.
03:04On a toujours de l'incertitude et dans l'univers du luxe,
03:07il y a très, très peu d'élus qui retrouvent les faveurs du marché.
03:11On a Richemont si on veut travailler.
03:13Voilà, il y a quelque chose qui est en train de se passer sur Richemont.
03:16Si on l'étend avec la partie Mouet-NC, on a Rémi Cointreau
03:19qui est en train d'essayer de revenir, de sortir d'une tendance baissière.
03:24Et si on est sur les cosmétiques, on peut aller regarder en Espagne du côté de Puig
03:29qui est rentré en bourse, je crois, il y a un an et demi, deux ans.
03:32On a des tentatives de sortie, mais c'est très timide, c'est compliqué.
03:37Et tout ça lié au fait qu'on n'a pas de visibilité,
03:40on a une consommation, pas de visibilité sur une reprise de la consommation en Chine.
03:44Aux Etats-Unis, c'est compliqué.
03:46Et de manière générale, on voit bien que tous les secteurs liés à la consommation
03:50sont en descendance au mieux incertaine, le plus souvent baissière.
03:55Autre secteur conçu aujourd'hui, enfin autre secteur, pas vraiment.
03:57On va regarder Essilor Luxottica qui est aux frontières du luxe
04:00selon les niveaux de gamme des lunettes que vous allez acheter chez Essilor.
04:03Aujourd'hui, ce titre recule de 0,7%.
04:05C'est un peu le bazar dans le management d'Essilor.
04:08Il y a de plus en plus de voix discordantes.
04:09Là, c'est le fils du fondateur d'Essilor Luxottica
04:12qui appelle à une nouvelle stratégie, carrément, Bertrand.
04:15Est-ce qu'Essilor, les jours heureux d'Essilor Luxottica en bourse
04:18sont désormais clairement, définitivement peut-être ?
04:21On verra, rien n'est jamais définitif en bourse, mais vraiment derrière nous.
04:25Oui, en fait, les signaux baissiers de début d'année, on était à 260.
04:30Et depuis, c'est malheureusement assez comme ça.
04:32On a quasiment été divisé par deux.
04:34À un moment donné, le titre a été porté parce qu'il y avait le développement
04:37avec les lunettes connectées et ça pouvait devenir
04:39un nouveau vecteur d'investissement, une nouvelle ligne
04:41de chiffre d'affaires pour Essilor Luxottica.
04:45Et puis, derrière, on s'est aperçu qu'il y aurait des concurrents.
04:48Donc, l'histoire n'était pas aussi belle que ce que les marchés
04:51avaient bien voulu croire.
04:53Franchement, c'est un beau dossier.
04:54Il y a une bonne stratégie.
04:55Pendant quelques années, Essilor Luxottica,
04:57le but, c'était de développer un réseau,
04:59d'être présent, d'acquérir des parts de marché.
05:02Donc, le développement classique de commerce physique.
05:05Et puis, ce qu'on a vu arriver au fur et à mesure,
05:07ce n'est plus seulement des rachats de fonds de commerce physique
05:10ou de marques de lunettes, mais aussi tout le segment
05:13technologique derrière et donc pour amener de la valeur ajoutée,
05:17donc grimper dans la chaîne de valeur ajoutée sur leur segment.
05:21Donc, ça, c'est plutôt sympa.
05:23Mais là, effectivement, on s'aperçoit qu'on est en panne.
05:26Et puis, derrière, il y a des batailles.
05:28Alors, là, c'est en France, mais il y a eu des batailles aussi
05:31en Italie sur le management.
05:32Donc, forcément, ça, ça mange de l'énergie en interne.
05:35Et bon, ça reste compliqué pour Essilor Luxottica.
05:39Donc, objectivement, nous, c'est une boîte qu'on adore.
05:41Pour le titre, là, beaucoup moins.
05:43Et on va plutôt préférer rester à l'écart.
05:45Mercredi, une publication qui sera très suivie en Europe
05:47parce que c'est à chaque fois un carton.
05:49C'est vraiment une success story européenne, valeur espagnole.
05:51Inditex, la maison mère de Zara, va annoncer ses résultats mercredi.
05:54À chaque fois, franchement, Inditex nous surprend positivement.
05:57Vous êtes confiant, Bertrand ?
05:58Il faut renforcer cette valeur avant la publication ?
06:02Compliqué.
06:03Comme je vous le disais, sur toute la conso, c'est compliqué.
06:06On a vu, vous avez vu, alors, c'est pas tout à fait les mêmes segments,
06:08mais globalement, ça en dit long sur le comportement du consommateur.
06:12Lululemon, donc, les vêtements de sport et accessoires un petit peu chic.
06:17Moins 17% vendredi soir.
06:20Regardez sur Uniqlo, qui est en train de, donc, qui est une valeur cotée au Japon,
06:24qui est en train de complètement dérailler,
06:27qui était sur des points où il n'y a pas très longtemps et ça se passe moins bien.
06:30Sur des dossiers comme Emersport, donc là, pareil, on est sur des dossiers luxe.
06:34C'est compliqué.
06:35Donc, en fait, il y a très, très peu d'élus sur le segment.
06:38Donc, non, objectivement, c'est pas une thématique d'investissement.
06:41En ce moment, donc, je pense qu'il y a d'autres choses à faire ailleurs.
06:46Inditex, pareil, on adore le business model.
06:48Ils ont cette capacité à bien gérer leur logistique,
06:51à avoir les bons produits aux bons endroits, à pouvoir les bouger.
06:54Donc, de ce point de vue-là, il n'y a pas de problème.
06:55Ça, c'est l'histoire de la société.
06:57Et à côté de ça, il y a l'histoire du titre en bourse en ce moment.
07:00Et l'histoire du titre, elle n'est pas hyper enthousiasmante.
07:03Ça ne me paraît pas extrêmement dangereux,
07:04mais objectivement, on aura des meilleurs moments pour investir sur Inditex
07:08où on va retrouver le momentum.
07:10Là, aujourd'hui, les analystes, ils sont encore mitigés.
07:12Et donc, forcément, ça n'entraîne pas des achats.
07:15Donc, le risque, c'est potentiellement de déjeter un petit peu.
07:18Et vous nous disiez, il y a bien mieux à faire ailleurs.
07:20Alors, du coup, forcément, tous les chemins mènent à Rome,
07:22tous les chemins mènent à la tech.
07:23Encore et toujours la tech.
07:25On a STM aujourd'hui, Bertrand, qui signe la plus forte hausse du CAC.
07:27Décidément, toujours la tech, plus 4% STM.
07:30Soitech gagne 5%.
07:31On a STDR, Legrand, qui gagne 2,5% avec l'équipement des data centers.
07:35Voilà, tous les chemins mènent à la tech.
07:38Alors, oui, la tech, très bien.
07:40Alors, juste, on peut faire aussi les secteurs traditionnels.
07:43En ce moment, vous avez, donc, les banques marchent très bien.
07:45Et ça continue.
07:46Donc, objectivement, c'est toujours une thématique d'investissement.
07:48On voit que les assurances, ça avait été un petit peu mieux,
07:51sont en train aussi de revenir.
07:52Les services financiers avec tous les assets managers,
07:54donc, sont aussi des bonnes opportunités d'investissement.
07:57Et après, effectivement, dans la tech, là, dans la tech, dans l'été,
08:01on s'est aperçu qu'il y avait une bataille qui était en train de se jouer.
08:04Dans un premier temps, le marché s'est focalisé sur tout ce qui était IA
08:08et donc les fournisseurs de pêles et pioches à destination des data centers.
08:12Et puis, là, on a vu, au tournant de l'été,
08:14revenir les dossiers qui étaient les soi-disant victimes de l'IA,
08:17les dossiers, on va dire, logiciels, pour faire simple.
08:19Mais je pense que dans la tech, il faut commencer à faire de la place
08:22sur ces fameux dossiers logiciels.
08:23Donc, pareil, c'est les retournements.
08:25Donc, ça ne va pas être simple parce qu'il va probablement falloir
08:28encore une ou deux publications pour que tout le monde soit rassuré sur le sujet.
08:32Donc, le risque, il est de se faire un petit peu chahuter de temps en temps.
08:37Mais je pense que dans le segment tech, il faut savoir faire de la place
08:40à la fois à ceux qui ont brillé tout au long de l'année jusqu'au début d'été,
08:46c'est-à-dire plutôt les fabricants de pêles et de pioches
08:48et les vendeurs de pêles et de pioches à destination de l'IA,
08:50et commencer à rentrer des valeurs plus logicielles
08:53qui, objectivement, ont fait des bonnes publications.
08:56Je pense à SAP, par exemple, au courant de l'été.
08:58Oui, justement, dans la tech, on suivra aux États-Unis cette semaine
09:00Oracle et Adobe, qui doivent présenter Oracle et Adobe.
09:03Leur résultat, ce sera jeudi.
09:04Merci beaucoup, Bertrand, de nous avoir accompagné
09:06pour portant par gestion.
09:07Merci.