- il y a 2 mois
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00:00Non, misons-la.
00:01Europe 1 Soir, 18h-20h, Hélène Roué.
00:05Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez.
00:07J'accueille tout de suite mes débatteurs du soir,
00:09Gilles Boutin, journaliste en politique économique au Figaro.
00:12Bonsoir Gilles.
00:13Bonsoir Hélène.
00:13Ainsi que Michel Fayad, analyste politique et géopolitique.
00:16Bonsoir Michel.
00:17Nous accueillons ce soir Priska Thévenot, députée Renaissance des Hauts-de-Seine.
00:22Vous êtes également soutien actif de Gabriel Attal.
00:24Bonsoir Priska Thévenot.
00:24Bonsoir à tous.
00:26Alors donc, ce n'est pas un secret, vous soutenez Gabriel Attal
00:28selon un sondage Opinion Way pour le JDD paru ce matin.
00:32Gabriel Attal recueille 13% des suffrages.
00:35Si Edouard Philippe ne se présente pas, c'est le même score que Raphaël Glucksmann.
00:38Et dans ce même sondage, Jean-Luc Mélenchon est à 17%.
00:41Priska Thévenot, Gabriel Attal est-il le candidat dont le centre a besoin ?
00:45Ou alors, justement, sa candidature va permettre Jean-Luc Mélenchon d'accéder au second tour ?
00:49Gabriel Attal est le candidat dont la France a besoin.
00:52Une France qui a envie de se relever, de se regarder droit dans les yeux.
00:57fière d'elle et fière de ce qu'elle peut continuer à promouvoir.
01:00Et une France qui est capable d'agir.
01:02D'agir pas simplement depuis Paris ou les ministères,
01:05mais d'agir en laissant la liberté à celles et ceux qui font l'action au quotidien,
01:09à savoir les élus locaux, où qu'ils soient, à tous les échelons,
01:12aussi bien élus locaux dans la Creuse, la Meuse, ou à Bordeaux et à Lille.
01:18Et c'est ça qu'on doit pouvoir regarder aujourd'hui.
01:20Et alors, je vois tout de suite qu'on pourrait me dire,
01:22oui, mais que n'avez-vous pas fait cela au cours des dix dernières années ?
01:26Vous avez raison.
01:26Malheureusement, vous allez devoir répondre à ces questions.
01:27Et vous avez raison, je vais y répondre.
01:29Il n'y a pas besoin aujourd'hui d'essayer de se faire péter les bretelles
01:32et de se dire que tout va bien dans le meilleur des mondes.
01:34Oui, nous avons réussi à faire un certain nombre de choses
01:37sur le chômage de masse, sur l'attractivité économique,
01:41sur notre capacité à essayer de refonder l'école.
01:43Mais force est de constater, c'est qu'il y a un certain nombre de sujets
01:46sur lesquels ça n'a pas fonctionné,
01:48notamment sur les enjeux régaliens,
01:50le « en même temps » n'a pas fonctionné.
01:51Et puis, depuis la dissolution,
01:53force est de constater que la fragilité politique
01:56dans laquelle nous sommes installés
01:57a nuit à l'attractivité économique de notre pays
01:59avec toutes les conséquences que cela peut avoir,
02:02aussi bien sur le chômage, sur les salaires,
02:03mais aussi sur nos politiques publiques,
02:05telles que sur l'école
02:06ou sur les enjeux d'innovation et de productivité.
02:10Prisket-Evno, je voulais recueillir votre avis sur la primaire.
02:13Sans primaire, comment on décide ?
02:15Est-ce qu'on prend, donc on se donne décembre
02:17et puis on regarde qui est le plus haut dans les sondages
02:18et puis on part du principe que ce sera lui ?
02:20Comment on va faire d'un point de vue,
02:23pour les quelques mois qui nous restent,
02:25pour départager ces candidats-là ?
02:26Parce que sinon, précisément, le risque est
02:28que Jean-Luc Mélenchon arrive au second tour
02:30de l'élection présidentielle.
02:31Et puis même, moi, je me pose aussi cette question
02:33d'un point de vue financier.
02:34C'est vrai que là, toutes les campagnes sont engagées,
02:37il y a des parrainages aussi qui sont évidemment collectés,
02:39les militants sont mobilisés.
02:41Pourquoi Gabriel Attal, Édouard Philippe ou un autre
02:44se retirerait alors qu'il y a justement
02:46tous ces moyens qui sont engagés ?
02:47Je vous le dis, on n'est pas retirés.
02:49Avec Gabriel Attal, on fait campagne.
02:50Moi, j'étais ce matin dans ma circonscription à Sèvres.
02:53Nous avons pu faire un tractage sur les enjeux d'éducation
02:56parce que c'est vrai qu'on est quand même
02:57le premier week-end après la rentrée scolaire
02:59et au cours de la semaine qui vient de passer,
03:01le monde politico-médiatique, je suis désolée,
03:03a parlé de tout, de tout,
03:05sauf d'école et de nos enfants et de notre monde éducatif.
03:09Et puis ensuite, on a organisé un mille bistrots.
03:12Ce sont des moments où on se réunit à 10, 15, 20
03:15en petit comité avec des Françaises et des Français
03:17qui ont envie de parler de leur quotidien
03:18et de savoir comment ils peuvent partager des idées
03:21dans le projet de Gabriel Attal.
03:22Donc oui, nous faisons campagne.
03:24Il n'est pas question d'arrêter.
03:25Le temps des projets et des idées est là.
03:27Le temps éventuellement de l'union et du rassemblement
03:30viendra dans un second temps,
03:32mais ce n'est pas simplement moi qui le dis.
03:33C'est le comité de liaison qui a été décidé
03:35par Gabriel Attal et accepté
03:37par l'ensemble des autres familles politiques.
03:39Renaissance, Horizon, Modem,
03:41le Parti radical et l'UDI.
03:42Et c'est dans ce comité de liaison
03:44qu'il a été décidé que ça se ferait
03:45en fin d'année, début d'année prochaine.
03:47Et donc moi, j'appelle, je vous le dis franchement,
03:49parce que j'entends beaucoup des injonctions,
03:51des revendications, etc.
03:53J'appelle toutes celles et ceux
03:54qui passent leur temps à venir faire
03:55tous les plateaux télé,
03:56à dire qu'un tel ou une telle devrait se réunir
03:58derrière un tel ou une telle
04:00pour une raison que j'ignore,
04:01parce que ce n'est pas sur de l'enjeu programmatique,
04:03mais simplement par fébrilité,
04:05à se ressaisir.
04:07Nous sommes capables d'avoir des idées,
04:08des projets,
04:09de les défendre sur le terrain,
04:11de les défendre dans des débats.
04:13Nous sommes ouverts à avoir plein de débats
04:14sur vos chaînes et ailleurs,
04:16parce que je pense que c'est important
04:17et c'est ce que les Français nous demandent.
04:19Parce que la fébrilité que certains ont aujourd'hui
04:22à faire des injonctions au rassemblement
04:24sur la base de quoi on ne sait pas
04:25et pourquoi on ne sait toujours pas,
04:28pardon, ça ne fait qu'une chose,
04:30promouvoir les forces de position
04:32du RN et de la France Insoumise.
04:34Donc pas de primaire.
04:35Nous on n'est pas contre.
04:36Ce n'est pas le but.
04:36Non, nous on n'est pas contre.
04:37Gabriel Attal n'est pas contre.
04:38Mais pour faire une primaire,
04:38il ne faut pas être seul.
04:39Et je crois,
04:40mais c'est encore une fois sans offense,
04:42et avec tout le respect que je lui porte,
04:44je crois que les équipes d'Edouard Philippe
04:45ne sont pas pour la primaire.
04:59Absolument.
04:59de se dire ouvert à une désindexation
05:02des pensions de retraite
05:03sur l'inflation en 2027.
05:05Edouard Philippe,
05:06on ne l'entend pas trop sur la question.
05:08Alors de la part de Gabriel Attal,
05:09est-ce du courage ou du suicide ?
05:12J'allais même plus loin que vous.
05:14Gabriel Attal a eu l'audace et le courage
05:16de dire qu'il fallait en finir
05:17avec le psychodrame annuel
05:20de la réforme des retraites.
05:22Parce qu'on est depuis maintenant
05:24plusieurs années,
05:25plusieurs décennies,
05:25enfermés sur des réformes paramétriques.
05:27Et je vous le dis,
05:28j'ai défendu une des réformes paramétriques
05:30qui a été abandonnée au bout de deux ans
05:32sans avoir monté.
05:32Mais là, je vous parle au-delà
05:33de la réforme elle-même.
05:34Je vous parle vraiment aussi
05:34de cette mesure très immédiate
05:36qui est la désindexation.
05:37À un moment,
05:38on est vraiment dans une crise
05:39où on essaye de trouver les moyens
05:40pour réduire le déficit.
05:41Plutôt que de parler
05:42d'un débat budgétaire
05:43qui n'a pas encore commencé,
05:44qui va avoir lieu
05:45parce qu'on a fait réagir
05:47et effectivement plein de forces politiques
05:49par rapport à une proposition
05:50du gouvernement.
05:51Moi, je vous donne la position
05:53sans ce débat-là
05:54de ma famille politique
05:56et donc de Gabriel Attal.
05:57C'est changeons complètement,
05:59ayons le courage de la radicalité
06:00et changeons complètement
06:02notre système de retraite.
06:03Pourquoi ?
06:03Parce qu'on est face
06:04à un mur démographique,
06:05à une déprise démographique.
06:06Vous le savez très bien
06:07qui ne va pas s'améliorer
06:09aussi rapidement qu'on le souhaiterait.
06:11Et donc, il faut une dose
06:12de capitalisation,
06:14un système universel
06:15et puis en finir
06:16avec le sujet de l'âge.
06:17Parce que sinon,
06:18la question que vous me posez maintenant,
06:19elle se reposera l'année prochaine
06:21et encore l'année prochaine
06:22avec une autre question
06:23qui sera
06:24comment on augmente
06:25encore plus les impôts
06:25pour venir combler
06:26ce qu'on n'aurait pas
06:27le courage de faire.
06:28Voilà ce que je vous dis.
06:28Et je vous le dis d'autant plus
06:29aujourd'hui
06:30que nous sommes en année présidentielle.
06:32Et donc,
06:32on a le droit
06:33de lever un peu la tête du guidon
06:35et de peut-être
06:36porter des réformes
06:37qu'on arrive difficilement
06:39à porter
06:39quand on est dans une assemblée
06:40avec 11 familles politiques
06:42telles qu'on l'a
06:42depuis la dissolution.
06:44Est-ce que vous n'avez pas peur
06:47qu'il y ait une confusion,
06:48une imbrication
06:49entre le débat budgétaire
06:51précisément
06:52et le débat présidentiel ?
06:53Comment on va faire
06:54le distinguo
06:55entre les deux ?
06:56Vous avez tout à fait raison.
06:58Alors,
06:58j'en ai pas peur
06:59mais ça peut arriver
07:00effectivement
07:01et c'est tout l'enjeu
07:01qu'on aura aussi
07:02d'expliquer
07:03qu'il y a des sujets
07:04sur lesquels on va débattre
07:05à l'Assemblée nationale
07:06sur la base
07:06d'une proposition
07:08qui sera faite
07:09par le gouvernement.
07:10Donc on l'a pas encore
07:11le texte budgétaire
07:12il sera présenté
07:12par le gouvernement
07:13normalement à la fin du mois
07:15et débattu
07:15à partir du mois d'octobre
07:17dans les deux chambres
07:18mais cela n'enlève en rien
07:19qu'en dehors de cette feuille
07:21sur laquelle
07:21on nous demandera
07:22de nous prononcer
07:22on a le droit nous aussi
07:23de repartir d'une feuille blanche.
07:25Alors,
07:26Gabriel Attal
07:26veut soumettre aux Français
07:27la plus grande réforme
07:28nationnelle
07:29depuis 1958.
07:30Bruno Retailleau
07:31est sorti cette semaine lui
07:32sur une réforme
07:33constitutionnelle en profondeur
07:34avec davantage de référendums
07:36notamment pour donner
07:37le dernier mot aux Français.
07:39Est-ce qu'il faut changer
07:40la constitution en France ?
07:42Et je vous pose également
07:43cette question
07:43parce que je me rappelle
07:44notamment dans une interview
07:45au Figaro
07:46Gabriel Attal avait dit
07:47on ne touche pas
07:48à l'état de droit
07:49évidemment c'est quelque chose
07:50qui est complètement sacré
07:51mais c'est vrai que
07:52si on ne touche pas
07:53à l'état de droit
07:53si on ne touche pas
07:54à la constitution
07:55il y a aussi certaines choses
07:56qu'on ne pourra pas changer
07:57je pense notamment
07:58à la, souvenez-vous évidemment
07:59de la réforme de Gabriel Attal
08:01sur la justice des mineurs
08:02qui avait été censurée
08:03par le conseil constitutionnel
08:04moi je voulais savoir
08:05si Gabriel Attal
08:06voulait toucher à la constitution
08:07à certains égards.
08:09Déjà premièrement
08:10appeler à des référendums
08:12je trouve que c'est
08:13une bonne chose
08:13il faut qu'on soit
08:15dans cette démarche
08:15de partage du pouvoir
08:16et Gabriel Attal
08:17s'inscrit dans cette démarche-là
08:18est un président de la république
08:19qui partagera d'autant plus
08:20le pouvoir
08:21avec les français
08:23avec les élus locaux aussi
08:25parce qu'il veut faire
08:25des maires
08:26le premier pouvoir en France
08:27et bien évidemment
08:28pour pouvoir assumer
08:29des capes
08:30et des directions
08:31précises, radicales.
08:32Maintenant sur la constitution
08:34est-ce que notre constitution
08:35aujourd'hui est adaptée
08:36au monde
08:37dans lequel nous vivons ?
08:38Notamment vous parlez
08:39très justement
08:39du sujet de la justice
08:41des mineurs
08:42je vous le dis non
08:44parce qu'un mineur
08:45d'aujourd'hui
08:45n'est pas un mineur
08:46d'il y a 40 ans
08:47et donc ça
08:48il faut pouvoir
08:49y répondre
08:49est-ce que ça veut dire
08:51pointer du doigt
08:51les juges
08:52ou pointer du doigt
08:53celles et ceux
08:54qui font appliquer
08:54la constitution
08:55comme le feraient
08:56par exemple
08:56Jean-Luc Mélenchon
08:57ou Marine Le Pen
08:58non
08:58il faut pouvoir assumer
08:59une réforme
08:59une modernisation
09:00des textes
09:01que vous avez dit
09:02vous-même
09:02sacrés dans notre république
09:04pardonnez-moi du jeu de mots
09:05mais c'est important
09:06maintenant attention
09:08moi ce que je lis aussi
09:09c'est comment pouvoir faire
09:10qu'en sorte que notre constitution
09:12se modernise
09:13par rapport à nos enjeux
09:14c'est pas vraiment
09:15ce qu'appelle
09:15monsieur Rotaillot
09:17parce qu'il appelle lui
09:18surtout
09:18en réalité
09:19entre les lignes
09:20à dénoncer
09:21le droit européen
09:22et donc
09:23à sortir
09:24de l'Union Européenne
09:25et donc
09:25à aller vers un Frexit
09:27Bruno Rotaillot
09:27appelle peut-être pas
09:28à sortir de l'Union Européenne
09:29c'est une position
09:30qu'il a depuis quelques temps
09:30mais c'est pas grave
09:31je vois pas pourquoi
09:32c'est un défaut
09:33vous savez encore une fois
09:34c'est pas un défaut
09:35mais je pense qu'ils ont
09:35posé la question
09:36moi qui suis pro-européenne
09:38c'est une ligne
09:39sur laquelle je ne suis pas
09:40mais c'est pas quelque chose
09:40qui est nouveau
09:41chez Bruno Rotaillot
09:42et j'insiste sur Bruno Rotaillot
09:43parce que c'est pas
09:44la position de l'ensemble
09:45des LR
09:45mais il avait déjà dit
09:46souvenez-vous
09:47à l'époque en 2022
09:49dans une une d'ailleurs
09:50qui était je crois
09:51le point où je sais plus
09:52en dénonçant l'Europe
09:53donc je pense que
09:54oui on doit pouvoir questionner
09:55oui on doit pouvoir
09:56interroger les français
09:57c'est toujours une bonne chose
09:58et on ne doit pas avoir peur
09:59du résultat
10:00ça fait plus de 20 ans
10:01je crois qu'on n'a pas eu
10:02de référendum dans notre pays
10:03pourquoi ?
10:04parce que la majorité
10:04des hommes et des femmes poétiques
10:05ont peur
10:07de la conclusion
10:08qui sera donnée
10:09mais il ne faut pas en avoir peur
10:09la dernière fois
10:10il n'avait pas été respecté
10:11Michel Fayad
10:11oui parce qu'il y a aussi
10:13la Slovaquie
10:13qui a voté au niveau du Parlement
10:16que le droit national
10:16est au-dessus du droit européen
10:17sans sortir de l'Union Européenne
10:19c'est possible de faire ça
10:20c'est pas impossible
10:21donc je pense que
10:22Bruno Retailleau
10:22effectivement ne parle pas
10:24de Frexit
10:24tant mieux alors
10:25non je ne suis pas son défenseur
10:27tant mieux
10:28moi je vous écoute
10:29mais je pense que
10:30vu qu'un autre pays
10:31membre de l'Union Européenne
10:32l'a fait
10:32je pense que c'est aussi
10:33réalisable en France
10:35et puis
10:36je voulais savoir un peu
10:37sur le positionnement
10:39de Gabriel Attal
10:40parce que
10:41au niveau de l'opinion publique
10:42on a un peu
10:43l'impression que
10:44en fait
10:45Edouard Philippe
10:46c'est un peu
10:46le centre droit
10:47et Gabriel Attal
10:48du coup
10:48un peu le centre gauche
10:49est-ce que c'est
10:50la bonne vision
10:51des choses
10:52que les gens ont
10:53ou vous pensez que
10:54non
10:54il est aussi un peu
10:56vers le centre droit
10:56parce que finalement
10:58on peut pas avoir
10:59sur le régalien
10:59parfois il est plus à droite
11:00que Edouard Philippe
11:01absolument
11:01mais comme il vient du PS
11:03alors qu'Edouard Philippe
11:05vient de LR
11:05les gens gardent en tête
11:06qu'il est plus centre gauche
11:07et Edouard Philippe
11:08plus à droite
11:08non vous dites
11:09quelque chose de très juste
11:10vous dites quelque chose
11:10de très juste
11:11sur les positionnements
11:12des uns et des autres
11:12ça se voit surtout
11:14aux personnalités
11:15qui prennent la parole
11:16pour l'un ou l'autre
11:17candidat
11:18comme vous le dites
11:18très justement
11:19et c'est vrai
11:19qu'Edouard Philippe
11:22assume conclètement
11:23de parler
11:24et de se positionner
11:25essentiellement
11:25à droite de l'échiquier
11:26et d'ailleurs
11:27on le voit
11:27avec l'ensemble
11:28des personnalités politiques
11:29qui sont autour de lui
11:30ce sont soit
11:30des gens qui sont
11:31aujourd'hui
11:32chez les LR
11:32ou qui étaient
11:33anciennement
11:33chez les LR
11:34et qui sont venus
11:35peut-être au macronisme
11:36au cours de la présidence
11:37du président
11:38de la République Macron
11:39mais qui retournent
11:40à leurs premiers amours
11:41donc sur ça
11:41je peux vous rejoindre
11:43ensuite la question
11:43c'est
11:44où se situe
11:44Gabriel Attal
11:45et là j'ai envie
11:46de vous dire
11:46vous avez la chance
11:46d'avoir un candidat
11:47je crois que c'est
11:47un des rares
11:48en dehors de Marine Le Pen
11:49et de Jean-Luc Mélenchon
11:50pour le coup
11:51à avoir clairement
11:52donné ses axes
11:53de programme
11:55avoir déclaré
11:56ses quatre chantiers
11:57prioritaires
11:57que sont
11:58l'école
11:58le salaire
11:59l'IA
12:00les frontières
12:00l'intelligence artificielle
12:01pardon
12:01et les deux dettes
12:02qu'ils veulent combattent
12:03la dette climatique
12:04et la dette publique
12:05et donc c'est vrai
12:06que nous on n'est pas tant
12:07sur un positionnement
12:09tel qu'on peut l'entendre
12:11par défaut
12:11parce qu'on a la chance
12:12et le plaisir
12:13d'avoir un candidat
12:14qui s'est déclaré
12:15sur des axes programmatiques
12:16mais là vous venez de parler
12:17justement des frontières
12:18oui oui juste sur les frontières
12:21la position de Gabriel Attal
12:22sur les frontières
12:23puisque vous venez de l'évoquer
12:23oui vous avez raison
12:24c'est peut-être
12:25effectivement un des sujets
12:26sur lequel
12:27le bilan n'a pas été
12:28au rendez-vous
12:29au cours des dix dernières années
12:30parce que je le dis encore une fois
12:31le haut en même temps
12:32n'a pas fonctionné
12:33sur les enjeux régaliens
12:34c'est un fait
12:35mais qu'est-ce que vous proposez
12:36et donc sur l'immigration
12:37on est pour une démarche
12:39d'être sur une immigration
12:40économique
12:40une immigration du travail
12:42et d'accepter
12:44ça je ne sais pas
12:45et d'accepter
12:46de dire
12:47qu'on veut être
12:47moins attractif
12:48par le regroupement familial
12:50qu'on veut restreindre
12:51extrêmement fortement
12:52avec un débat
12:53qui aura lieu
12:54au Parlement
12:54sur la mise en place
12:55de quotas
12:56qui seront proposés
12:57par les secteurs
12:59et les branches économiques
12:59de notre pays
13:00un très grand merci
13:01Prisca Thévenot
13:02députée Renaissance
13:02des Hauts-de-Seine
13:03d'être venue dans Europe 1 soir
13:04nous avons bien parlé
13:05de Gabriel Attal
13:06dans un instant
13:06nous parlerons de Bruno Retailleau
13:08à tout de suite
13:08de Bruno Retailleau