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00:0025
00:01Europe 1 Soir
00:0318h, 20h
00:04Hélène Roué
00:04Vous écoutez Europe 1, il est 18h12, bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez, j'accueille mes débatteurs du soir
00:10Charlotte Dornelas, journaliste au journal du dimanche, bonsoir Charlotte
00:12Bonsoir Hélène
00:13Ainsi qu'Antonin André, chef du service politique du journal du dimanche, bonsoir Antonin
00:17Bonsoir à tous
00:18Nous accueillons Mathieu Vallée dans un très court instant, mais faisons un petit point sur les chiffres qui viennent de
00:23tomber du ministre de l'Intérieur
00:24410 000 manifestants sur tout le territoire, dont 110 000 dans le cortège à Paris
00:29Qui s'est, il faut le dire, s'est déroulée sans heure
00:31Les tensions viennent à peine de commencer dans la capitale
00:34Elles ont commencé dans l'après-midi, dans les villes de Lyon, de Rennes, de Dijon, de Bordeaux, de Nantes
00:39et de Lille
00:40Bref, dans toutes les villes de France
00:42Antonin, est-ce que vous avez le sentiment qu'aujourd'hui ça n'est quand même pas du tout, même
00:47à cabille, que la semaine dernière
00:49Et surtout, est-ce que vous êtes inquiet pour ce soir ?
00:51Alors c'est sans commune mesure avec la journée de samedi dernier
00:53D'abord parce que les forces de l'ordre ont anticipé beaucoup mieux
00:56Et qu'aujourd'hui on a un déploiement de forces de l'ordre colossal
00:59Il y a aussi beaucoup de villes où les manifestations ont été interdites, purement et simplement
01:03Donc la France était extrêmement bien préparée ce coup-ci
01:06Et pour cause, il était hors de question que l'État soit défaillant une deuxième semaine de suite
01:11Et ce qu'on voit là, en tout cas ce qu'on voit sur les images, notamment à Paris
01:16Porte de Vincennes, ressemble davantage à une fin de manifestation, j'allais dire classique
01:21Où il y a des heures dans la dispersion
01:23Parce que les irréductibles et certains grimés de noir veulent en découdre avec les forces de l'ordre
01:29Mais ce qu'on voit quand même assez clairement sur les images
01:31C'est que si vous voulez, pour un manifestant, vous avez à peu près 15 policiers
01:33Donc le rapport de force n'est pas du tout le même que la semaine dernière
01:36Et puis le secteur sur lequel ça s'est déroulé, c'est-à-dire les boulevards maréchaux
01:39Ce sont des grands axes avec moins de commerce
01:42Et où il est plus difficile de partir dans des petits groupes, dans des petits échappatoires
01:46Donc clairement, on peut dire qu'on est dans une forme de désescalade par rapport à la semaine dernière
01:52Mais peut-être que Charlotte nous en dira un mot
01:54A un prix et au prix d'un dispositif de sécurité qui quand même est une forme démesurée
02:00Entre ce matin, entre hier, quand on voyait effectivement tous ces commerçants se barricader
02:04Notamment dans toutes les grandes villes de France
02:06Et même dans des quartiers qui n'ont pas du tout été touchés la semaine dernière
02:08Je pense par exemple à la rive gauche à Paris
02:11Évidemment, tout le monde s'est complètement barricadé
02:13On était un petit peu effectivement dans une situation pré-apocalyptique
02:17Mais vous avez raison Antonin de dire que le dispositif policier n'était absolument pas le même
02:21Et justement, on va en parler avec Mathieu Vallet, eurodéputé, porte-parole du RN
02:24Et ancien commissaire de police, bonsoir
02:27Bonsoir, à vous
02:28Merci beaucoup d'être venu dans l'Europe un soir
02:31Alors vous êtes en ce moment même au Zénith d'Orléans pour le Congrès du Rassemblement National
02:35Alors à l'extérieur, il y avait quelques milliers de manifestants selon la préfecture
02:40Qui défilaient évidemment contre votre parti
02:43La première question que j'ai envie de vous poser, c'est quelle était l'ambiance, vous, dans la salle
02:46?
02:46Est-ce qu'il y a eu des problèmes ?
02:48Il y a eu une très bonne ambiance, très beau bon en convivio avec nos militants, nos sympathisants, nos adhérents
02:54Et vous savez, pendant deux heures, ça marche contre le Rassemblement National, nous on est en marche pour défendre la
02:58France, les Français
02:59Et parler de ce qui leur préoccupe, la sécurité, le pouvoir d'achat
03:01Et évidemment, les crises que nous traversons, nous avons des solutions
03:05Donc il y en a qui manifestent contre des gens, nous on veut défendre notre pays avec des propositions
03:09Bon, maintenant, une fois que c'est dit, la ville d'Orléans, qui accueillait le Congrès du RN, était quand
03:14même en état de siège
03:15Les vitrines barricadées, les tramways à l'arrêt, les terrasses fermées, un couvre-feu pour les moins de 15 ans
03:20C'est-à-dire qu'évidemment, il fallait le faire
03:22Mais le préfet et le maire, évidemment, ont pris toutes les mesures préventives qu'il fallait
03:26Maintenant, encore une fois, une fois qu'on a dit ça, est-ce que c'est normal en démocratie de
03:30devoir en arriver là ?
03:32Absolument pas, et c'est pour ça que l'ultra-gauche aujourd'hui, qui a des méthodes qu'on peut
03:35assimiler
03:36Parfois à celles qu'on a connues dans le terrorisme, c'est-à-dire terroriser les gens, terroriser les commerçants,
03:42terroriser la démocratie
03:43Et bien tous ceux qui se revendiquent des mouvements antifascistes, comme la jeune garde qui a été dissoute
03:47Mais comme d'autres collectifs, comme l'urgence palestine, ou encore comme Révolution permanente
03:51Ils ont des méthodes que nous ne partageons pas, qui ne sont pas celles de la République
03:54Et donc nous entamerons des procédures de dissolution
03:56Et nous lutterons ardemment contre ces groupuscules qui effraient les gens et qui obligent les commerçants à se barricader
04:01Et ils vont me permettre au passage de remercier le préfet Hugues Moutou pour cette première journée qui est un
04:05succès en termes de sécurité
04:07Et vous avez raison, c'est pas aux honnêtes gens de se barricader
04:10Ça devrait être aux malfaisants, aux malhonnêtes et aux voyous qu'on a vus déferrer dans la capitale et dans
04:14les grandes villes françaises samedi dernier
04:16D'avoir peur et d'être mis en prison lorsqu'ils commettent des pillages, des casses et des agressions contre
04:20l'offense de l'ordre
04:21Mathieu Vallée, aujourd'hui ce qu'on a vu à Orléans, c'était pas des casseurs, c'était pas l
04:25'extrême gauche, c'était pas la jeune garde
04:27C'était la CGT, c'était la CFDT, c'était le Parti Socialiste
04:32Donc vos opposants, j'allais dire, ne se résument pas à la jeune garde ou à des groupes usuls qu
04:37'on a d'ailleurs pas du tout vus aujourd'hui à Orléans
04:39C'était pas ça l'opposition du jour entre le Rassemblement National et les manifestants
04:43Mathieu Vallée
04:44Mais j'ai pas dit ça, mais j'ai dit que quand l'Etat montre les gros muscles, d'abord
04:47il a quasiment pas à s'en servir
04:48J'avais réclamé les senteurs de la gendarmerie, j'ai vu qu'ils avaient été mis en action à Lyon,
04:54mais aussi sur Marseille, mais aussi évidemment à Orléans où ils étaient en réserve
04:58Donc quand l'Etat a du courage, quand les responsables politiques n'ont pas la trouille des images, mais en
05:02tout cas celle de défendre les français
05:03Et ben oui, ça fonctionne, et moi je l'avais dit dès samedi dernier
05:07Et j'ajoute que la CGT, au lieu de me manifester contre le Rassemblement National, il ferait mieux de défendre
05:11les ouvriers là où les usines ferment, là où les agriculteurs crèvent
05:13Là où il y a des difficultés économiques et sociales pour le pays, parce que le rôle d'un syndicat
05:17c'est pas de sorte de la politique
05:18C'est d'abord et avant tout défendre les salariés et ceux qui se syndiquent chez eux
05:23Et enfin, le parti socialiste, puisque vous m'y invitez, Olivier Faure, vu ses résultats qui sont très difficiles
05:29Il ferait mieux d'aller arpenter sa circonscription plutôt que d'aller à Orléans pour manifester contre notre parti
05:34Donc oui, c'est parti, s'il s'ennuie, il peut changer de métier
05:38Mais la réalité, c'est que, moi je vous le dis, la semaine dernière, ça a été le chaos dans
05:43le pays
05:43Et la France n'est pas tombée car c'est policier, c'est gendarme
05:45Et aujourd'hui, vous dites que, oui, les gens pacifiques ont décidé, c'est très bien
05:49On est limite à s'en féliciter parce que, normalement, ça devrait être la norme, mais c'est devenu l
05:52'exception
05:52Mais surtout, les commerçants ne devraient pas avoir à se barricader, ne devraient pas avoir à faire des boutiques
05:56Et ils devraient pouvoir vivre normalement, comme les zones de gens devraient pouvoir manifester librement
06:00Mais ça fait 15 ans, monsieur, ça fait 15 ans depuis les réformes retraite, les réformes travail, les réformes lycéennes
06:04Oui, oui, c'est un mal français, c'est un mal français
06:07Non, non, mais c'est un mal français parce qu'il y a une lâcheté des politiques français, en fait
06:10Monsieur Vallée, est-ce que ce soir, vous dites merci à Sébastien Lecornu, à Laurent Nunez
06:18Qui ont, comme il l'avait promis, comme il s'y était engagé d'ailleurs auprès du Rassemblement National
06:22De dire, ne vous inquiétez pas, votre congrès passera son heure et nous feront le nécessaire
06:25Est-ce que, de ce point de vue-là, vous saluez l'État qui a été à sa place, qui
06:29a joué son rôle ce soir ?
06:30Mais moi, j'ai toujours remercié les policiers de genre
06:32Alors, j'ai bien conscience que vous avez autre chose à faire que de m'écouter
06:35Mais le ministre de l'Intérieur, Sébastien Lecornu, ça vous ennuie de la remercier ?
06:40Si vous l'avez terminé ma phrase, peut-être que vous aurez la réponse
06:43Je vous trouve bien énervé, laissez-moi finir ma phrase
06:45Faites pas de gauchistes de service
06:47Je suis tout souriant, monsieur Vallée
06:49Laissez-moi finir, parce que vous pouvez avoir le sourire de ne pas me laisser finir
06:53Souvent les gauchistes, ils ont le sourire, mais derrière, hop, un petit tac par derrière
06:56Mais ce que je veux dire, c'est que, mais ça ne s'applique pas à vous
06:58Mais simplement, je vais vous dire que moi, j'ai toujours remercié les policiers, les gendarmes, les sapants-pompiers
07:03Et les forces de sécurité intérieure
07:04Et donc, pardon, mais avec le piteux
07:07Qu'ils ont eu la semaine dernière
07:08Heureusement qu'aujourd'hui, on rattrape
07:10Surtout notre pays, vous avez vu que les taux d'intérêt dépassent les 5%
07:13Vous avez vu que les investisseurs ont peur
07:14Vous avez vu que les pays étrangers, dont les Etats-Unis
07:17Ont préconisé à leur ressortissant de ne pas venir en France aujourd'hui
07:20Donc vous savez, il y a peut-être eu aujourd'hui
07:22Une victoire liée à l'ordre
07:24Mais en tout cas, je pense à ces commerçants qui sont brisés, qui sont à genoux
07:27Dont certains ne se relevons pas
07:28Vous savez, je suis dans le Nord à l'île
07:29Il y a une dame qui tenait un parc pour enfants qui a été incendiée
07:32Elle ne pourra pas rouvrir son activité avec ses enfants
07:34C'est à ces gens-là que je pense
07:35Parce qu'aujourd'hui, ils vont être vite oubliés
07:37Et c'est eux qui vont devoir se relever tout seuls
07:39Alors qu'ils ont, y compris pour certains, engagé leur trésorerie personnelle
07:42En tout cas, Mathieu Vallée, pour revenir sur la tenue du congrès politique à Orléans
07:46Je tiens à rappeler que selon un sondage Opinion Way pour Europe 1, CNews et le GID
07:50Et des 78% manifestement des Français sont d'accord avec vous
07:54Et la tenue du congrès politique serait une menace pour la démocratie
07:57Je voulais avoir votre regard d'anciens policiers
08:00Et notamment sur la journée d'aujourd'hui
08:02C'est-à-dire qu'il y a des tensions qui commencent à Paris
08:04Il y a d'autres villes, par exemple à Marseille
08:06Où ça se calme un petit peu, on le voit sur les images
08:08Est-ce que vous avez peur quand même ?
08:10Est-ce que vous vous dites que ce soir, la situation peut dégénérer à certains endroits ?
08:15Mais l'État est dans un tel état, son jeune mot, éruptif
08:20Que oui, il faut rester vigilant à tout moment
08:22Mais moi je vous dis, on nous félicitait et on se félicitait du résultat à Orléans
08:27Mais vous avez vu que les commerces étaient barricadés
08:28Le centre-ville était alcatraisé, si j'ose dire
08:31Et donc c'est pas normal dans un état de droit
08:32Est-ce que nous on veut perturber et gêner les rassemblements politiques de nos opposants ?
08:36Non, il faut que ces gens-là nous combattent dans les urnes
08:39Et s'ils ont vraiment confiance au peuple français
08:41Qui convainc les Français de voter pour eux ?
08:43Qui convainc les Français d'aller au référendum ?
08:45Et derrière, il faudra respecter le vote comme nous, nous l'avons toujours fait
08:48Et moi évidemment, je suis inquiet de voir qu'il fallait déployer un armada sécuritaire
08:51Pour permettre au premier parti politique de France
08:54De pouvoir s'exprimer en toute liberté, en toute démocratie
08:57C'est pas la rue qui fait le résultat en France aux élections
08:59C'est les urnes, et ça il faut le dire et le redire
09:02Mathieu Vallée, je vous annonce qu'Antoine André adore vous interviewer
09:06D'abord, je connais bien Mathieu Vallée, on a débattu ensemble sur d'autres antennes
09:10Et c'était toujours des moments d'échange intéressant
09:12C'était des moments d'échange intéressant
09:15Monsieur Vallée, est-ce que vous craignez surtout
09:17On voit qu'on est à 6 mois de la présidentielle
09:19C'est long 6 mois
09:20Est-ce que vous redoutez d'une certaine façon que cette campagne présidentielle
09:23Se passe dans cette espèce d'état de chaos, de fébrilité permanente
09:27Où, vous l'avez dit vous-même, c'est tout à fait incongru
09:29Qu'un parti ne puisse pas tenir un meeting correctement
09:31Est-ce que vous redoutez que ce climat empoisonne durablement dans les semaines à venir cette campagne présidentielle ?
09:36Mathieu Vallée
09:37Non, moi je redoute surtout que ce que la France insoumise
09:40Et ce que les nervis d'extrême gauche préparent aujourd'hui
09:42C'est ce qu'ils sera annoncés demain s'ils ont taire responsabilité
09:44On vivrait dans une guerre civile permanente
09:46Quand vous expliquez que la violence est légitime
09:48Quand vous expliquez que par tous les moyens, il faut s'envoyer à aller dans la rue
09:52Quand vous expliquez que les émeutes ne doivent pas s'arrêter lorsqu'il y a eu des émeutes après Naël
09:56Tous ces discours ont armé idéologiquement les casseurs, les pilleurs
09:59Et ceux qui ont commis des violences la semaine dernière
10:01Donc il faut être responsable
10:02Et donc moi je vous dis qu'aujourd'hui ça s'est bien passé
10:04J'espère que demain, pour ceux qui en avaient un doute
10:06Parce que certains médias ont voulu foutre la trouille à nos militants, à nos sympathisants
10:09Et même aux zones adjoints qui voulaient venir en meeting
10:11Qu'ils viennent demain, ça sera un moment populaire, un moment festif, un moment rassembleur
10:15Et donc c'est ça qu'il faut dire
10:16Parce que si on installe le climat de peur, de tension comme le veut l'extrême gauche dans le pays
10:20Personne n'y gagnera
10:21Et nous on ne veut pas gagner par défaut
10:22On veut gagner par un combat idéologique, un combat historique
10:25Un combat sur nos idées et sur le programme que nous proposons
10:28Oui donc on le rappelle, Jordan Bardella aujourd'hui a été réélu à la tête du parti
10:32Avec 98,98% des voix
10:35Demain Marine Le Pen tiendra un grand meeting
10:37Évidemment de campagne
10:38Alors on sait également que le gouvernement a fait en sorte
10:40Que le dispositif évidemment sécuritaire
10:43Perpétue demain
10:43Parce qu'évidemment vous restez à Orléans
10:45Ou dans les environs en tout cas pour le meeting de Marine Le Pen
10:48Est-ce que vous avez le sentiment que ce congrès
10:50C'est un petit peu le début déjà de la conquête du pouvoir
10:52On voit également, c'était très intéressant de voir
10:54Qu'après les sondages, enfin je veux dire les sondages qui ont commencé
10:57Notamment je pense à celui de l'IFOP
10:58Qui a commencé samedi dernier le 17 octobre à 20h
11:02Et il a été fait, c'est très intéressant
11:03Il a été fait samedi à partir de 20h jusque lundi tard
11:06Et on sait vraiment ce qui s'est passé samedi et dimanche
11:09Et on voit qu'effectivement Marine Le Pen explose absolument tous les scores
11:13Elle creuse l'écart avec tout le monde
11:14Édouard Philippe est en train de s'écrouler
11:16Jean-Luc Mélenchon lui reste stable
11:17Et Marine Le Pen est la seule en progression
11:19Est-ce que c'est le début de la conquête du pouvoir ?
11:21Oui, c'est Marine Le Pen, en fait elle montre qu'elle est sérieuse, qu'elle est solide
11:24Et qu'elle est constante dans le programme qu'elle propose pour les Français
11:27On a parlé quoi comme sujet en priorité ?
11:29On a déjà parlé du logement
11:30On a aussi parlé du pouvoir bachat
11:32Comme elle avait mis le sujet sur la table en 2022
11:34Et donc on se rend compte aujourd'hui
11:35Que les propositions que nous formulons
11:37D'abord certains pays voisins le mettent déjà en route
11:39Je parle de la baisse de la télé sur les carburants
11:41L'Espagne l'a fait, l'Allemagne l'a fait
11:43Tous les pays qui nous entourent le font
11:44Parce qu'ils savent que les Français sont étranglés à la pompe
11:46Et ça ne peut pas continuer
11:47Et donc vous avez vu les manifestations contre la vie chère
11:50Nous on n'est pas là pour aller taper le bitume
11:52Et essayer d'emmerder les gens
11:54On est là pour faire des propositions
11:55Donc moi je dis aux Françaises et aux Français
11:57Demain, venez au rassemblement de Marine Le Pen
11:59Elle fera des propositions comme elle l'a fait depuis le début de la campagne
12:02Sur des sujets concrets
12:02Avec des idées concrètes
12:04Et avec un cap pour le pays
12:05Parce que pour l'instant, y compris sur la sécurité
12:07Vous me permettrez sans prétention de dire
12:10Que Jordan Berdell a lundi en conférence de presse
12:12A proposé notre plan d'action sur les émeutes
12:15Qui ont émaillé le pays samedi
12:16Aucun autre parti politique l'a fait
12:18Bruno Rétail a parlé que des états d'urgence
12:19Mais qu'est-ce qu'ils proposaient concrètement ?
12:21Qu'est-ce que proposait le centre ?
12:22Qu'est-ce que proposait l'extrême gauche et la gauche ?
12:24Rien, à part nous critiquer, à part nous tomber dessus
12:26Ils ne font aucune proposition
12:28Et aujourd'hui, ils l'ont encore montré
12:29Au lieu de travailler leur ménage pour proposer un programme sérieux foncé
12:32Ils préfèrent travailler leur pied pour aller manifester contre nous
12:34Mais après c'est un choix politique que nous ne faisons pas
12:36Charlotte Dornelens
12:38Oui, vous évoquez la question évidemment sécuritaire
12:41La question du maintien ou du rétablissement
12:44Ou de la préservation de la paix civile ces jours-ci
12:48Si demain vous arriviez au pouvoir
12:50Comment est-ce que vous traiteriez politiquement
12:53Quand même la violence que l'on voit être un recours
12:57De plus en plus évident
12:59Apparemment pour beaucoup de français
13:02Vis-à-vis de sa classe politique
13:03Mathieu Allain
13:05D'abord, Charlotte Dornelens
13:07Nous ce qu'on propose
13:07C'est un climat de paix civile
13:09Pour les électeurs françaises et français
13:11Qui n'en peuvent plus
13:12Ils en ont marre de voir les manifestations saccagées par les casseurs
13:15Ils en ont marre de voir des voyous ressortir du tribunal
13:17Sans passer par la case prison
13:18Lorsqu'ils ont commis en plus plusieurs fois parfois des infractions
13:21Donc nous on veut une justice qui soit ferme et implacable
13:24Les peines minimales, les peines planchées
13:25La construction de 40 000 places de prison réelles
13:28Avec un programme qui sera présenté par Marine Le Pen sur le sujet
13:31Mais on veut aussi réarmer nos forces de l'ordre
13:32Parce que vous savez que matériellement, moralement et juridiquement
13:35Aujourd'hui ils sont bien seuls
13:36Et puis ça vous paraît peut-être inaudit
13:37Mais quand Emmanuel Macron, après l'infernel
13:39Disait inexplicable, inexcusable pour ce policier floriant
13:41Qui a permis toute sa vie la France
13:42Ou quand il explique aujourd'hui qu'il faut avoir d'empathie
13:45Pour les émeutiers et pour celles et ceux qui les habillent notre République
13:48Nous on n'aura pas ce discours-là
13:50Donc nous on sera toujours aux côtés de nos forces de l'ordre
13:52Et il faut que les français sachent que
13:54Non seulement il faut qu'ils se tiennent très en mai
13:56Pour revoir la concorde arrivée dans le pays
13:58Et surtout ils iront souvent aux urnes
14:00Parce que nous nous n'avons pas peur que les français décident
14:02De l'avenir de leur pays par la voie du référendum
14:03Donc je pense que vous l'avez vu dans les manifestations honnêtes et pacifiques
14:07Ce que les français veulent c'est pouvoir s'exprimer
14:09Ils veulent écouter et ils veulent participer au pays
14:10Le référendum, le référendum d'initiative citoyenne
14:13Ce sont des solutions aussi que nous proposerons
14:14Et qui indirectement contribuent à ramener la paix dans le pays
14:17Parce que les gens pourront directement participer à la vie de la nation
14:19J'entends bien pour les personnes
14:23Qui ont recours à la violence
14:24Mais par exemple la manifestation de cet après-midi à Orléans
14:27Était composé de gens qui en l'occurrence n'ont pas été violents
14:30Qui sont des opposants politiques au Rassemblement National
14:32Et qui ne voient pas simplement un adversaire
14:34Mais le fascisme, le racisme
14:36Comme on l'a vu cet après-midi
14:37Qu'est-ce que vous répondez aux français
14:39Qui sincèrement se placent derrière eux
14:41Et qui donc ne vous reconnaîtront pas
14:43Comme une autorité légitime
14:45Parce qu'il y a cette question quand même de la fracture dans le pays
14:47Qui est inquiétante
14:49Vous savez, quand ils verront que les prix à la carburant baisseront
14:53A la pompe baisseront
14:54Quand ils verront que les prix de l'électricité baisseront
14:55Quand ils verront que les prix à la caisse sur les 100 produits de première société baisseront
14:58C'est de revendication de la CGT
15:00Et quand ils verront qu'on se battra pour maintenir les usines chez nous
15:03Contre les deux délocalisations
15:05Pour récupérer la souveraineté de la France
15:06Tout ça c'est des sujets qui intéressent
15:08Y compris les adhérents de la CGT
15:10Et y compris les électeurs du parti socialiste
15:12Du parti communiste, du parti écologiste
15:14Vous voyez que dans les sondages que CNUS Europe 1 font par exemple
15:16La sécurité, l'ordre, les peines planchers, la fermeté
15:19C'est des données que partagent
15:21Attendez, je termine
15:22C'est des données que partagent les électeurs de ces partis
15:25Donc moi je pense au contraire
15:26Qu'aujourd'hui on a certains syndicalistes et certains partis politiques
15:29Qui sont déconnectés
15:29On voit d'ailleurs au résultat syndical, au résultat des élections
15:32Pardon, le parti socialiste à la dernière élection présidentielle
15:34C'était 2%
15:36Donc la réalité c'est que les gens, ils veulent du changement
15:38Et ils vont en avoir des postures
15:40Monsieur Valet, dit comme ça
15:41Ça a l'air d'une facilité biblique
15:44On se demande pourquoi les autres ne l'ont pas fait avant vous
15:45Et ne craignez-vous pas à trop promettre
15:47De beaucoup décevoir si les résultats ne sont pas immédiats
15:50Dans les mois de votre élection
15:51C'est-à-dire que vous nous expliquez que dans les 3 mois
15:53Qui suivront l'élection du Rassemblement National
15:54L'argent coulera à flot
15:56Il n'y aura plus aucun problème de sécurité
15:57On y aura dans le meilleur des mondes
15:58C'est quand même une prise de risque
16:01Monsieur Valet
16:01Mais non mais monsieur
16:02Les économies qu'on propose, elles sont rapides
16:04Les gaspillages de l'Etat
16:05Les organismes et les agences d'Etat qui ne servent à rien
16:08Les gaspillages liés à la politique migratoire
16:10Et aux prestations sociales qu'on verse à tout le monde
16:12L'aide médicale d'Etat qui soigne le monde entier
16:14Il y a beaucoup de sujets sur lesquels on pourra rapidement faire des économies
16:16C'est-à-dire pourquoi on présentera rapidement
16:18Si on est élu un budget rectificatif
16:21Et derrière on ne rendra pas gratif en 3 mois
16:23Mais on entamera rapidement les décisions que les Français attendent
16:26Avec courage et avec sérieux
16:27Tout ce qu'on fera un prêt on le dira avant
16:30Donc la réalité c'est que vous me demandez
16:31Pourquoi depuis 50 ans ça n'a pas été fait
16:33Mais parce qu'à chaque fois il y a eu de la lâcheté politique
16:35Et parce que les dirigeants se sont trompés
16:37Et puis voilà
16:37Quand on verse des milliards d'euros en plus à l'Union Européenne
16:40Moi j'y siège monsieur à l'Union Européenne
16:41Vous savez pour refaire le parterre du Parlement
16:43Pour refaire les façades
16:44Ou pour dépenser de l'argent à des pays
16:46Qui ne viendront jamais adhérer chez nous
16:47Comme l'a vu la Turquie
16:48Qui depuis 15 ans a touché plus de 20 milliards d'euros
16:50Oui il y a de l'argent qu'on peut trouver
16:51Vous expliquerez aux agriculteurs pourquoi ils ne touchent plus la PAC
16:55Quand vous aurez sabré dans les budgets à l'Union Européenne
16:58Je vous ai connu plus ambitieux
16:59Parce que quand on voit aujourd'hui les femmes agriculteurs qui suicident
17:02Qui suicident tous les deux jours
17:04C'est une grande réussite la PAC
17:05Donc la PAC elle ne sera pas coupée
17:06Elle sera orientée vers nos exploitations qu'on a besoin
17:08Vous voyez on a une proposition sur chaque programme
17:11Et écoutez nous plutôt de nous caricaturer
17:13Vous verrez ça vous changera la vie
17:14Je vous questionne
17:14Je vous caricature pas
17:15Je vous questionne
17:16Très grand merci Mathieu Valais
17:17Au député porte-parole du RN
17:19Et ancien commissaire de police
17:20D'être venu dans Europe un soir week-end
17:22Je reste avec le mauvais élève Antonin André
17:25Ainsi que la bonne élève Charlotte Dornelas
17:27Dans un instant nous recevons Florence Bergeau-Blaclair
17:29Docteur en anthropologie
17:30Nous parlerons évidemment des événements de la journée
17:32Elle nous livrera son analyse
17:34A tout de suite sur Europe

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