- il y a 7 semaines
Ce jeudi 3 septembre, Frédéric Simottel a reçu Clément David, président de Theodo Cloud, Michel Lévy Provençal, fondateur de Qapten, et Cédric Ingrand, directeur général de Heavyweight Studio. Ils se sont penchés sur l'installation de l'IA de Mistral dans les services publics, et la demande des patrons de l'IA d'assouplir les réglementations lors du G20, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:05Allez, débrief de la tech, c'est reparti, Tech & Co, la quotidienne, avec, je vous le rappelle,
00:09dans un peu plus d'une demi-heure, interview exceptionnelle de James Dyson,
00:13le créateur de la marque Dyson, avec ses aspirateurs, c'est François Sorel,
00:17qui l'a rencontré cet après-midi, il était avec Léa Benahim, on verra tout ça dans un instant.
00:22Mais d'abord, on va repartir sur notre débrief avec Clément David, président de Theodo Cloud,
00:27Cédric Ingrand, directeur général de Evie White Studio, et Michel Lévy-Provençal, fondateur de Capten,
00:32cet assistant, pour les freelancers, les entrepreneurs, allez-y, ça s'écrit Q-A-P-T-E-N,
00:39allez-y, testez, puis vous verrez s'il faut continuer, mais je suis certain que, oui, une fois, l'essai
00:44-y, c'est l'adopter.
00:47Messieurs, parlons de cybersécurité, de justice, de fraude, ça a quand même été un été assez riche,
00:53ça l'est encore, on le disait, pour ne rien vous cacher, hors micro avec Cédric,
00:56on a tous les deux des enfants au collège, au lycée, et bien oui, l'ENT Pronote,
01:01donc l'espace de travail que l'on donne aux élèves et aux parents pour suivre l'actualité,
01:06ça ne fonctionne pas, on a dit, aujourd'hui, on a tous reçu ce mail,
01:09moi j'en ai reçu deux, j'ai interdiction du portable à l'école, et le deuxième, c'était Pronote,
01:12ça ne fonctionne pas. Et bien là, c'est l'État qui signe un nouveau contrat avec Mistral
01:16pour faire entrer l'IA dans le service public.
01:19Michel, qu'est-ce qu'il faut en penser ? Enfin, plutôt bien, tant mieux.
01:22C'est un grand sujet, cette affaire de souveraineté, parce qu'on peut le voir de deux manières.
01:26Soit la souveraineté, c'est l'autarcie technologique, autrement dit,
01:30on n'utilise que des briques technologiques, mais toute la stack,
01:33toutes les briques technologiques qui viennent 100% de France ou d'Europe,
01:36et dans ces cas-là, malheureusement, on est mal lotis,
01:40parce qu'en face, les cyberattaquants, eux, ont des technologies bien plus évoluées
01:45que les technologies franco-françaises.
01:48Soit on considère que la souveraineté, c'est la possibilité, finalement,
01:52d'être autonome sur certaines briques, mais d'être assez fort sur d'autres briques
01:57pour que les autres, ceux à qui on les vend, soient dépendants de nous,
02:01au même titre qu'on est dépendants d'eux.
02:03Autrement dit, on se dérisque parce qu'on n'est pas complètement dépendants
02:06de l'extérieur, on a aussi créé des dépendances à nos propres technologies.
02:11Moi, ce qui me gêne dans cette approche, c'est que Mistral, aujourd'hui,
02:14soyons clairs, et d'ailleurs, ce n'est pas un secret non plus,
02:18leur modèle n'est pas du tout à la hauteur des meilleurs modèles du marché.
02:22Si on prend Mythos, Fabel...
02:25Après, quand il est dans l'entreprise, parce que, pour ne rien vous cacher,
02:28nous, on a un outil d'entreprise avec Mistral, ça marche plutôt pas mal.
02:32Tu vois, quand c'est dédié à une entreprise, ça marche plutôt pas mal.
02:34Regardons les benchmarks.
02:35Si tu regardes les benchmarks des modèles, Mistral est en queue de peloton,
02:40ils sont en dixième position.
02:41Non, on ne peut pas dire que Mistral soit un modèle...
02:44Je n'ai pas dit que c'était le meilleur, mais je dis que pour les services demandés,
02:47moi, aujourd'hui, ça me satisfait.
02:49La preuve en est que Mistral, aujourd'hui, distribue des modèles chinois.
02:51Aujourd'hui, ils ont un deal avec ZAI, ils distribuent du GLM 5.2 et 5.3.
02:56Pourquoi ? Parce qu'ils ont compris, en fait, que le combat pour le modèle frontière,
03:02en fait, il est perdu.
03:03Il y a en face des acteurs...
03:04Là, je suis d'accord.
03:04... tellement puissants qu'on ne peut pas...
03:06Donc, pour revenir à la question, surtout sur la cyber,
03:10quand on s'adresse, finalement, à un sujet qui est de sécuriser avec un bouclier,
03:17si on prend l'image du bouclier, qu'en face, on a un bouclier en métal,
03:21et qu'en face, on a des gens qui ont des bazookas,
03:24on va se faire laminer.
03:25Donc, il nous faut des solutions qui soient à la hauteur.
03:28Et malheureusement, je ne suis pas certain que ce soit la meilleure option
03:32que de ne pas choisir les meilleures IA du marché pour se défendre.
03:37Donc, moi, la souveraineté, j'aurais plutôt tendance à essayer de créer
03:42des dépendances d'acteurs extérieurs vis-à-vis de nos technologies
03:46sur certains endroits dans la chaîne de valeur,
03:49plutôt que d'essayer d'être totalement en autarcie sur l'ensemble de la chaîne.
03:54Cédric.
03:54On est d'accord sur le fait que ce n'est pas un contrat informatique.
03:58C'est un acte de politique industrielle.
04:01Et l'État va devenir le premier client stratégique de Mistral.
04:04Alors, Michel se concentre sur la sécurité, et il a raison, c'est très important,
04:07mais ça va aussi servir à plein d'autres choses,
04:10à faire de la synthèse juridique, à chercher de la fraude,
04:13ou des anomalies dans des documents financiers.
04:16Et ça, Mistral va y arriver très bien.
04:19Après, peut-être que justement, vu que Mistral se met à s'ouvrir à d'autres modèles,
04:23Mistral fera l'arbitrage de quel modèle utiliser, au final,
04:26pour quel usage.
04:28C'est intéressant, et finalement, c'est assez pragmatique,
04:31parce que de l'autre côté, on est d'accord, il y a des géants,
04:33mais dont on sait qu'ils ont quand même une certaine fragilité.
04:35Enfin, on ne sait pas où serons-nous dans deux ans.
04:38Or, l'État a besoin de signer des contrats un peu long terme,
04:41avec des gens fiables.
04:43En tout cas, même un Bill Gates s'inquiète de ces modèles.
04:45Oui, c'est ça, voilà.
04:46Et donc, ça veut dire que, si tu es acheteur dans le public,
04:49toi aussi, tu peux être inquiet.
04:51Ce qu'ils achètent là, c'est la sécurité de savoir
04:54qu'il y a quelqu'un qui peut appeler, tu vois, ce que je veux.
04:56Et qu'on leur répondra, dans l'ensemble.
04:58Donc, non, finalement, c'est une décision logique.
05:00Oui, mais c'est un état d'esprit qui change un peu.
05:02Quand on compare au longtemps, on a acheté du Microsoft,
05:05enfin, du Microsoft pour la partie bureautique,
05:07on a acheté tout un tas de logiciels.
05:09Se dire quand même qu'il y a tellement de fois,
05:11on s'est dit, si on avait choisi français à l'époque,
05:14aujourd'hui, on aurait enfin un géant.
05:16On peut peut-être se réjouir de ce...
05:17Oui, mais on oublie.
05:18Pendant longtemps, on disait, personne ne s'est jamais fait virer
05:20pour avoir acheté du Microsoft.
05:22Ce qui était vrai.
05:24Quand les alternatives existent, c'est peut-être pas mal de les explorer.
05:26Et puis, la puissance publique au quotidien,
05:28elle a d'autres enjeux.
05:29C'est arriver à mettre fin au shadow AI,
05:32à tout le monde qui a son petit chat GPT dans son coin,
05:34ou d'autres, et qui soumet des données
05:37qui ne devraient peut-être pas s'y promener.
05:38Donc, ils ont quand même des aspects d'utilisation
05:41qui sont, j'ai envie de dire,
05:43ceux et celles de presque monsieur tout le monde
05:45dans l'entreprise ou ailleurs.
05:46Alors après, c'est vrai que sur la cybersécurité,
05:48là, tu vas plutôt chercher des modèles un peu plus percutants,
05:52mais c'est un problème plus spécifique.
05:54Clément.
05:54Écoute, il y a un cas d'usage qui m'a intéressé,
05:56parce que c'est vrai que la cybersécurité,
05:58« Bon, il faut s'équiper, il faut y aller,
06:00on va faire de leur mieux,
06:01ils prendront un peu le Mistral, un peu d'autres choses. »
06:03C'est très bien.
06:04Ça, c'est du...
06:05J'allais dire, il y a une politique publique
06:07de sécurité, de cybersécurité,
06:09mais ça reste du défensif.
06:10Ce qui m'intéresse dans cette news,
06:12c'est la partie où ils évoquaient
06:15le désengorgement des tribunaux.
06:16Le fait d'accompagner les tribunaux avec Mistral
06:19pour essayer de rendre un service de justice au public
06:22qui soit un tout petit peu moins cauchemar
06:23que ce qu'il est maintenant.
06:25Là, pour le coup, je trouve que c'est un niveau
06:27de discussion qui est intéressant,
06:28qui n'est pas juste,
06:29« Ah, il faudrait éviter de se faire taper
06:31dans nos bases de données, par exemple, les impôts. »
06:34C'est vrai, un problème qu'on évoque depuis des années
06:37et qui est un problème prioritaire de sécurité.
06:39Mais il y a aussi,
06:41est-ce qu'on peut déjà commencer à réfléchir
06:42à ce que l'IA peut faire pour les gens
06:44là où l'État est en faillite ?
06:47Et s'il y a, on pourrait citer les hôpitaux,
06:50on pourrait citer plein de trucs,
06:51mais il y a quand même des domaines
06:51où l'État est en faillite,
06:52la capacité de l'État à rendre une justice rapide
06:57est complètement déconstruite
06:59depuis des dizaines d'années.
07:00Donc, qu'il y ait cette réflexion de se dire,
07:03on va aussi en mettre à des endroits
07:04où ça peut éventuellement régler des problèmes,
07:07ça peut améliorer l'expérience
07:09que les gens ont avec les services de l'État,
07:11là, je trouve ça intéressant
07:12et ça m'a fait plaisir.
07:13Bon, après, il y a plein de trucs.
07:15Il y a le rapport du ministère de la Justice
07:17qui dit, oui, mais attention,
07:18il ne faut pas reproduire les erreurs
07:20parce que tu vas entraîner avec aussi
07:21des erreurs juridiques
07:22et donc, il ne faut pas...
07:22Oui, très bien, ils vont faire gaffe,
07:24ils vont faire ça petit à petit,
07:25il va y avoir ce qu'on appelle
07:26« human in the loop »,
07:27donc un humain qui va vérifier.
07:29Mais, OK, là, pour le coup,
07:30tu m'intéresses dans ton approche publique
07:32de l'utilisation de l'IA.
07:33Et en plus, c'est Mistral, why not ?
07:35Pendant longtemps, on s'est plaint du fait
07:36qu'on n'avait pas en France
07:37un « small business act ».
07:38Un « small business act » aux États-Unis,
07:40ça force la puissance publique
07:41à consacrer X% de ses achats
07:43à des petites entreprises.
07:44Les startups, depuis que je coupe
07:46des startups depuis 25 ans,
07:48me disent « mais pourquoi
07:48on n'a pas ça chez nous ? »
07:49C'est bien, quand même,
07:51au lieu de faire juste des livres blancs
07:52sur la souveraineté,
07:53que de temps en temps,
07:54l'État sorte le chéter.
07:55Surtout quand je vois des gens
07:55comme Penny Lane,
07:56on a plein d'outils comme ça.
07:58Comme on disait,
07:58il n'y a pas d'amour,
07:59il y a des preuves d'amour.
08:01Juste nuancer par rapport
08:02à mon propos de tout à l'heure
08:03où je disais, en fait,
08:06que ce n'est pas forcément
08:07la panacée.
08:09Attention, bien sûr que l'État
08:12doit se doter des meilleurs outils,
08:14mais en même temps,
08:15l'aspect positif de la chose,
08:17peut-être que je l'ai fait aussi
08:18pendant longtemps,
08:19même sur ce plateau,
08:20j'ai dit « il faut de la commande publique,
08:22il faut que l'État investisse
08:24en achetant de la technologie
08:26auprès de boîtes françaises,
08:28de boîtes européennes. »
08:30Ça, on ne peut que l'applaudir.
08:32Le fait que l'État achète
08:34de la technologie mistrale,
08:36c'est plutôt une bonne chose.
08:37Mais attention,
08:38ne pas croire non plus
08:39que c'est la fin
08:41de cet investissement-là
08:42parce qu'on a choisi
08:43une solution d'intelligence artificielle.
08:45Il s'avère qu'il y a
08:46énormément de trous
08:47dans la raquette.
08:48Et en matière de cyber,
08:49puisqu'on a commencé
08:50avec la cyber,
08:52malheureusement,
08:52on est encore dépendant
08:54de solutions
08:55qui sont des solutions étrangères
08:56parce qu'on n'a pas
08:57la solution française
08:58ou européenne
08:59qui est à ce niveau.
09:00C'est ça que je voulais dire
09:01tout à l'heure
09:01quand je parlais de cyber.
09:02Après, pour revenir
09:03sur l'histoire de la DGFILM,
09:04je suis certain que Clément
09:05a suivi ça aussi de près.
09:07Moi, il y a quelque chose
09:07qui m'a sidéré
09:09au-delà
09:10qu'il manquait
09:10la double authentification
09:11et tout ça.
09:12C'est que j'ai regardé
09:13un peu la DGFILM
09:15qui étaient les organismes
09:16de contrôle
09:17sur les finances
09:18et tout ça.
09:19Mais il y a au moins
09:20cinq ou six contrôles
09:21et notamment,
09:21il y a des contrôles
09:22via une labellisation
09:23par l'ANSI.
09:24Mais comment
09:25ces cinq ou six contrôles
09:27tout le monde est passé
09:27à travers ?
09:28Et là, je trouve
09:28qu'il y a une fuite
09:30des responsabilités
09:31aujourd'hui
09:31par rapport à la cyber.
09:33Vraiment,
09:33aller voir
09:34comment les systèmes
09:35d'information
09:35de la DGFILM
09:36doivent être contrôlés.
09:36Il y a un comité d'audit.
09:38Il y a un comité d'audit
09:39de DGFILM.
09:40La bureaucratie
09:40qui est en réalité...
09:42Et pas de responsable.
09:43Alors là,
09:44c'est ça
09:45qui m'a sidéré.
09:46Clément ?
09:47Il y a quand même
09:48un truc
09:48qu'il ne faut pas oublier
09:49en cybersécurité.
09:50C'est que si tu es prêt
09:51à investir suffisamment,
09:52tu peux péter n'importe quoi.
09:54Et qu'en fait,
09:56l'ANSI fait globalement
09:57pour avoir fait
09:57des sites audités
09:58par l'ANSI.
09:59Et vraiment,
09:59c'est un film le truc.
10:00C'est-à-dire que les mecs
10:00se connectent,
10:01tu ne vois pas leur visage,
10:02tu n'as pas leur nom,
10:02tu n'as pas leur numéro,
10:03etc.
10:04C'était dire
10:05l'ANSI est quand même
10:06quelque chose
10:07que beaucoup de pays
10:08nous envient.
10:08Au moment des JO,
10:10ils ont fait un travail
10:11extraordinaire.
10:12Et puis c'est des bons.
10:13Je connais quelques-uns.
10:14Et pour le coup,
10:16ils peuvent auditer
10:17des trucs
10:17qu'ils vont planter quand même.
10:19Parce qu'en fait,
10:19c'est le jeu.
10:20C'est qu'à un moment,
10:20il y a deux enjeux.
10:21D'une part,
10:22il y a tellement de volumes
10:23de tentatives
10:23que parfois,
10:24il y a des trucs qui passent.
10:25Malheureusement,
10:26c'est le monde
10:26dans lequel on va vivre.
10:27Surtout,
10:27si tu as envie
10:28de suffisamment forcer
10:29sur un site,
10:30ça peut être n'importe quel site.
10:31À un moment,
10:31tu vas réussir à le craquer.
10:33Donc,
10:33je vais séparer deux trucs
10:35qui sont les compétences
10:36qui ont été mises
10:37pour sécuriser un site
10:39et pour l'auditer,
10:40d'une part.
10:40Et ensuite,
10:41la capacité
10:41quand il y a quelque chose
10:42qui ne se passe pas,
10:42parce que potentiellement,
10:43un jour,
10:44ça va arriver
10:44et c'est la vie,
10:45à prendre la responsabilité
10:47de réagir
10:47et d'expliquer aux Français
10:48quel est le plan.
10:49Et c'est là,
10:49pour le coup,
10:50qu'on a pour moi
10:51une capacité
10:52de prendre la responsabilité
10:53et surtout de communication
10:57Juste un mot,
10:58quand vous parliez
10:59tout à l'heure
10:59de l'IA,
11:01enfin,
11:02l'intervention de l'IA,
11:02je ne sais pas
11:03si vous avez vu
11:03cette actualité,
11:05c'est des assureurs
11:06qui sont très en colère
11:07contre l'IA,
11:09de façon générale,
11:10parce que nous tous,
11:12assurés,
11:13on trouve
11:14beaucoup de ressources,
11:16on peut s'assister
11:17par l'IA
11:18pour tout un tas
11:18de soucis.
11:19Et donc,
11:20c'est un service
11:20qui s'appelle
11:21Médiation de l'assurance.
11:22Ils ont reçu
11:23des tonnes et des tonnes
11:24de courriers
11:24parce que les gens
11:25ils s'aident de l'IA,
11:25ils disent tiens,
11:26pour n'importe quoi,
11:27avant,
11:27on ne savait pas bien écrire,
11:28on ne savait pas bien
11:29remplir le dossier,
11:30mais maintenant,
11:30les gens sont vraiment
11:31assistés,
11:32alors je ne dis pas
11:33pour n'importe quoi,
11:34mais justement,
11:35ils sont mieux assistés
11:36et du coup,
11:36quand ils ne sont pas d'accord
11:37avec leurs assurances,
11:38ils ont les arguments
11:39grâce à l'IA
11:40pour aller rousser les gens.
11:40Donc,
11:41on n'a aucun cas dans la poche.
11:42Les gens réclament
11:42sur la courrier,
11:43ils ont droit.
11:44C'est terrible.
11:45Alors,
11:46là où ça a pas mal râlé aussi,
11:48c'est au G20.
11:49Le G20,
11:50c'est à Chapel Hill
11:52en Caroline du Nord,
11:54c'est bien ça,
11:55Caroline du Nord,
11:56où se sont réunis
11:57les grands dirigeants.
11:58Et là,
11:59ils sont tous passés par là.
12:00On a vu Jensen Wang.
12:01Alors,
12:02Jensen Wang a dit,
12:04au but du compte,
12:05chaque pays devra reconnaître
12:08ce qu'est l'IA,
12:10que l'IA est une infrastructure
12:11au même titre que l'eau,
12:12les routes,
12:12l'électricité,
12:13Internet,
12:13c'est Jensen Wang.
12:14Il y a le patron de Palantir,
12:15Alex Carp,
12:16qui met en garde la France.
12:17Alors,
12:17lui,
12:17il met carrément en garde la France
12:18contre la souveraineté numérique.
12:20Enfin,
12:20tout ça,
12:20voilà.
12:20Les patrons de la tech américaine,
12:22ils appellent les pays du G20
12:23à accélérer l'adoption de l'IA
12:24et à investir dans les centres de données
12:27et puis trouver cet équilibre.
12:30En même temps,
12:30on a pas mal tapé sur l'Europe,
12:31j'ai trouvé.
12:32Je trouve que la guerre,
12:33moi j'ai appelé ça
12:33la guerre froide de l'IA,
12:34ça y est,
12:35elle a démarré.
12:35Alex Carp,
12:36lui,
12:36il a carrément tapé
12:37sur la France
12:37et sa souveraineté.
12:38Enfin,
12:38voilà,
12:39vous avez vu un peu
12:40tout ce qui s'est passé là-bas.
12:41C'était un des grands thèmes,
12:41en tout cas,
12:42les infrastructures et l'IA.
12:43En fait,
12:44il faut vraiment séparer,
12:44pardon,
12:45je prends la parole,
12:45parce qu'il faut vraiment
12:46séparer de deux concepts.
12:47On peut être en colère
12:48contre les Américains
12:49parce que,
12:49vu qu'ils ont le pouvoir,
12:50ils essaient de nous tordre le bras.
12:52Ils ont les meilleurs technos,
12:54ils ont les ressources critiques,
12:56notamment,
12:57évidemment,
12:57c'est des circuits mondialisés,
12:58etc.,
12:58n'empêche que Nvidia,
12:59c'est américain,
13:01etc.,
13:01et les bois en plus,
13:02avec la dynamique
13:03de partenariats relativement abîmés
13:06entre l'Europe et les États-Unis
13:07liés à la politique,
13:09les langues se dédient
13:10assez facilement
13:10et c'est facile de pointer l'Europe
13:12comme le continent
13:14qui est le mauvais élève,
13:17etc.
13:17C'est vrai.
13:18Et ça nous met en colère
13:19et ça nous agace,
13:20etc.
13:20Ça ne veut pas dire
13:21que le fond du raisonnement
13:22n'est pas vrai
13:23et qu'aujourd'hui,
13:24n'importe qui qui dirait
13:26l'IA,
13:27ce n'est pas la nouvelle révolution,
13:28même le pape l'a dit,
13:29l'IA,
13:29ce n'est pas la nouvelle révolution industrielle.
13:30Je vous conseille d'ailleurs
13:31son encyclique.
13:33Je l'ai vu cet été,
13:34c'est extraordinaire.
13:35C'est vrai.
13:35Non, non, c'est vrai.
13:37Changeons le programme.
13:38Donc,
13:39Magnifique Humanité.
13:40C'est quoi,
13:40c'est Magnifique Humanité ?
13:42Merveilleuse,
13:42je ne sais plus.
13:43Donc,
13:43la honte,
13:44le truc c'est,
13:46ça pour le coup,
13:47c'est indéniable.
13:48C'est les nouvelles usines,
13:49c'est les nouvelles centrales nucléaires,
13:50c'est les nouvelles...
13:51En fait,
13:51il n'y a pas de question.
13:52Et donc,
13:52n'importe quel pays
13:53qui n'aura pas investi là-dedans
13:55sera à l'âge de pierre.
13:56Donc,
13:56on peut être en colère,
13:58on peut dire,
13:58oui,
13:58mais parce qu'ils veulent nous vendre leurs puces.
13:59Oui,
14:00mais parce que c'est des puces américaines.
14:01Oui,
14:01mais la souveraineté,
14:02tout ça,
14:02c'est vrai.
14:03On peut être en colère,
14:04mais le fond est indiscutable.
14:06Il n'y a pas d'autre positionnement possible
14:07que de se dire,
14:08on va à fond dans l'IA,
14:09on met tout ce qu'on peut
14:10parce que de toute façon,
14:11sinon,
14:12on va crever.
14:12Et n'importe quelle personne
14:13qui contredit ça aujourd'hui,
14:15c'est de l'idéologie,
14:16éventuellement du populisme,
14:17absolument pas rationnel.
14:18Mais quand un Alex Carpe,
14:19donc je rappelle le patron de Palantir,
14:21qui est le géant
14:22pour le traitement des données,
14:24qui est présent chez Airbus,
14:25qui était même présent
14:26dans nos services secrets,
14:27à la DGSE,
14:28donc un peu à peu sur l'Europe,
14:29puis on a un Français
14:29qui s'appelle Chad Vision
14:30qui est en train d'essayer
14:32de lui tailler des croupières un peu partout.
14:34Mais quand tu entends Alex Carpe
14:35qui met en garde la France
14:36au sujet de sa souveraineté numérique ?
14:37Mais ce n'est pas la même discussion.
14:39C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de gens
14:40qui disent oui,
14:41mais ce qui est scandaleux
14:41parce que dans les réactions,
14:43je vois les articles,
14:44Wang,
14:44qu'il essaie de vendre ses puces.
14:45Et puis en vrai,
14:46l'écologie,
14:47c'est scandaleux
14:48parce que plus il y a de data centers,
14:49plus il y a de problèmes écologiques.
14:51Et puis, c'est vrai.
14:52Mais en fait,
14:52vous ne pouvez pas être content,
14:53c'est pareil.
14:54Ils ont raison.
14:55Ensuite, il y a la question de
14:56qu'est-ce que tu fais
14:57dans la dynamique de pouvoir
14:58parce qu'en France,
14:59on n'a pas forcément les moyens
15:01de se produire avec autre chose.
15:02Donc, c'est un peu le pot de terre
15:03contre le pot de fer.
15:04Et on met les barrières qu'on peut
15:06et en même temps,
15:06on sait que,
15:07c'est ce que tu disais tout à l'heure,
15:08on sépare des meilleurs outils technologiques.
15:10Et c'est une question compliquée.
15:11Mais ça ne change pas
15:12le fond de la discussion
15:13qui est,
15:14il y a une seule priorité,
15:15c'est de s'équiper un maximum.
15:16Et après, malheureusement,
15:17dans la position qui est la nôtre,
15:18de récupérer les miettes
15:19qu'on peut récupérer.
15:20Je suis complètement d'accord.
15:21Je pense que,
15:22au-delà du fait qu'Alex Carp,
15:24il joue un peu pour son business,
15:26évidemment.
15:27Mais surtout qu'il s'enquait en Europe,
15:28on est en train de riposter un petit peu.
15:30Oui.
15:31Honnêtement,
15:32au fond,
15:32il n'a pas tort en réalité
15:33parce que ce qu'il dit,
15:34c'est qu'on va le payer
15:35à un moment donné.
15:37C'est-à-dire qu'on va se doter
15:38de technologies dites souveraines
15:40qui, ceci dit en passant,
15:42ne sont pas garanties souveraines
15:44parce qu'il est très possible
15:45qu'on ait à l'intérieur
15:46des bouts de soft
15:48qui ne sont pas européens.
15:50Mais passons là-dessus.
15:51On va le payer
15:52parce qu'on aura moins de puissance,
15:54on aura moins de capacité
15:56que d'autres technologies.
15:57En fait,
15:57le vrai problème qu'on a,
15:59et c'est un problème philosophique,
16:01c'est que cette idée européenne
16:04de mettre en place
16:04de la régulation des freins
16:06pour protéger l'Europe,
16:09alors protéger quoi ?
16:09Est-ce que c'est protéger
16:10les Européens
16:12de fuite de données,
16:13protéger leur vie privée,
16:14ou est-ce que c'est protéger
16:15les entreprises européennes
16:17pour leur permettre
16:17de développer leur propre système ?
16:19En réalité,
16:20ne nous protègent pas.
16:22Elles nous exposent.
16:23C'est ce que je disais tout à l'heure
16:24sur les voitures autonomes.
16:26On préfère protéger des emplois
16:27pour sauver des vies,
16:28mais c'est valable pour la santé.
16:30On va préférer protéger
16:33nos systèmes actuels
16:35et nous empêcher finalement
16:37de bénéficier
16:38des meilleures technologies
16:39pour sauver des vies,
16:40encore une fois.
16:40C'est valable pour la sécurité.
16:42On va protéger quoi ?
16:44En réalité,
16:44les entreprises
16:45qui font des solutions
16:46de cybersécurité européennes
16:48et on va s'exposer
16:50aux risques cyber
16:51les plus importants
16:52parce qu'en face,
16:53on a des assaillants
16:54qui ont les meilleures technologies.
16:55Donc,
16:56en réalité,
16:57c'est un mauvais pari.
16:58C'est un pari perdant
17:00que de croire
17:01que la régulation
17:03et le fait de mettre
17:03des barrières
17:04va nous protéger.
17:06Ça nous expose.
17:07Et d'une certaine manière,
17:08c'est ce que nous dit ici
17:09Alex Carp,
17:10je trouve,
17:11au-delà du fait que,
17:11évidemment,
17:13il fait la promo
17:13de son produit valentiaire.
17:15Mais dans le fond,
17:17je pense qu'il n'a pas
17:17complètement tort.
17:19Ils sont tous les deux
17:19dans le rôle
17:20dans Jensen Wang
17:21qui a l'extrait.
17:22Jensen Wang
17:23qui te dit,
17:23attendez,
17:24on est aussi important
17:25que l'eau et le gaz
17:26à tous les étages.
17:27Oui,
17:28c'est un peu facile
17:28quand tu es le seul mec
17:29qui a des tuyaux
17:30dans le cuivre
17:30à vendre
17:31et qui fait 75% de marge.
17:33Mais c'est vrai.
17:34Oui,
17:34ce n'est pas faux.
17:36Et idem pour Alex Carp.
17:37Alex Carp,
17:38c'est comme si un vendeur
17:39de caméras de surveillance
17:40te disait que
17:41fermer tes volets le soir,
17:42c'est une atteinte
17:42à sa liberté.
17:44Si tu veux,
17:44c'est quand même
17:45pas très sérieux.
17:46Ils sont chacun dans leur rôle.
17:47Et de toute façon,
17:47tu remarques
17:48que les grands CEO de la tech,
17:50c'est toujours ça.
17:51Je ne me souviens pas
17:55alors c'est plus ou moins
17:57déchiffrable.
17:58C'est comme à chaque fois
17:58que Mark Zuckerberg
18:00a une nouvelle grande idée.
18:01Oui,
18:01évidemment,
18:02c'est parce qu'il faut
18:02la nouvelle grande idée
18:03qui suit la précédente
18:04parce qu'elle n'a pas marché
18:05et que le cours de bourse
18:06va mal.
18:06bref.
18:07Donc chacun est dans son rôle.
18:08Je suis d'accord
18:08avec mes camarades,
18:09ça ne veut pas dire
18:10qu'ils ont tort.
18:11Et de toute façon,
18:12je ne pense pas
18:13qu'on en passera un jour
18:14par des solutions.
18:16Ça veut dire quoi en plus
18:17la souveraineté ?
18:18C'est-à-dire que
18:18jusqu'où faut-il faire preuve
18:20de pureté
18:21pour être une solution souveraine ?
18:22Est-ce qu'il faut avoir
18:230% de code ?
18:24Il y a quand même des mecs
18:24qui disent que ce qu'elle ouait
18:25n'est pas souverain
18:26parce que c'est des puces
18:27qui ne sont pas invidiables.
18:28Mais tu vois les autres,
18:28qui sont invidiables.
18:29Oui, c'est ça.
18:30Les puces françaises,
18:30tu vas les attendre longtemps.
18:31Je me souviens,
18:32un jour,
18:33j'ai eu une interview
18:34du patron de Max Havelard,
18:35tu sais,
18:35des gens qui font du café,
18:37qui certifient du café équitable
18:39et j'entendais un militant,
18:40je ne me souviens plus d'où,
18:41qui disait
18:42oui,
18:42mais quid des gens
18:43qui travaillent
18:44sur les paquebots
18:45qui ramènent le café.
18:46Oui,
18:46et tu es vraiment bon.
18:46Voilà,
18:47et donc,
18:48le certificat de pureté,
18:49il est difficile à obtenir.
18:50Après,
18:51ça reste un enjeu,
18:52mais c'est un ingrédient
18:53à doser
18:54par rapport à des impératifs
18:55qui sont d'autres.
18:56Je voudrais juste
18:57moduler un truc
18:58sur la souveraineté
18:58parce qu'il y a un truc
18:59où il faut être quand même lucide.
19:01La souveraineté,
19:02c'est déjà l'indépendance.
19:03Ce qui est arrivé
19:04à la Russie quand même
19:05où tout le monde
19:05lui a tout coupé
19:06et finalement le pays tient
19:07parce qu'ils avaient
19:07des solutions secondaires
19:09sur à peu près
19:09tous les services,
19:10c'est quand même
19:11un élément important.
19:12On a vécu un truc
19:14géopolitique majeur
19:15avec ce qui s'est passé
19:16à Ceuta cet été
19:18où on sait très bien
19:18que les Américains,
19:19ça a toujours gonflé
19:20que l'Espagne contrôle
19:21l'entrée de la Méditerranée.
19:23C'est les flux migratoires
19:24très importants
19:25qui sont arrivés
19:25du Maroc.
19:27L'Espagne contrôle
19:28l'accès à la Méditerranée.
19:30Les Américains,
19:30ça ne leur plaît pas.
19:31Il y a plein de trucs
19:32qui n'ont pas plu aux Américains
19:33dans l'histoire de l'Europe.
19:34Regarde l'histoire
19:34de comment on a acquis
19:35la bombe nucléaire en France
19:36et tout ce qu'ils ont fait
19:36pour ne pas qu'on l'ait.
19:38Aujourd'hui,
19:39De Gaulle,
19:39ils n'ont pas apprécié non plus
19:40pour ceux qui vont voir
19:41le film qui est passionnant.
19:44Tu te mets quand même
19:45dans un monde où
19:46plus on avance,
19:47plus tu es dépendant,
19:48en effet,
19:48plus tu te mets
19:49à la disposition
19:50d'un Américain
19:50qui peut dire
19:51non, là, on coupe.
19:52Et tout à coup,
19:52tous tes drones,
19:53ils arrêtent de voler.
19:53C'est vrai.
19:55Donc, c'est un sujet important.
19:56À quel point est-ce que
19:57notre dépendance
19:57va nous lier
19:58aux décisions des Américains ?
20:00À quel point on aura
20:03contre les Américains
20:04parce qu'ils en profitent ?
20:05C'est débile
20:06parce qu'on s'est mis
20:07tout seuls
20:07dans cette situation.
20:08Donc, des retours
20:09de ta colère
20:09contre les gens
20:10qui dirigent ce pays
20:11depuis 20 ans
20:12et pas contre les Américains
20:13qui en profitent
20:14parce qu'on serait
20:14dans leur situation
20:15où on ferait exactement
20:15la même chose.
20:16C'est ça qui m'agace.
20:18C'est que je pense
20:18que c'est important.
20:19Mais les gens,
20:19résultat,
20:20en vouloir aux Américains,
20:21c'est débile.
20:21Et ce n'est pas un aspect
20:22un peu culturel,
20:23cette histoire de confiance ?
20:25Déjà, le terme traduit,
20:28tu vois,
20:28nous, la confiance,
20:29on met ça,
20:30souveraineté,
20:31les États-Unis,
20:32la confiance,
20:32c'est trust.
20:33Déjà,
20:34il y a peut-être aussi
20:36un côté un peu culturel,
20:38tu vois,
20:38sur cet aspect de confiance.
20:40Quand on parle
20:40de confiance numérique,
20:41je ne suis pas sûr
20:41qu'on ait la même définition
20:42de chaque côté de l'Atlantique.
20:43Pour reprendre ce que tu disais,
20:45je pense que l'approche
20:47qu'on pourrait avoir,
20:49ça n'est pas de se rendre
20:51indépendant.
20:53Je veux dire,
20:53c'est complètement illusoire
20:55de se rendre totalement...
20:56Pour moi,
20:56c'est d'avoir des solutions
20:57dans le public.
20:58Non, mais même...
20:58Alors, les solutions
20:59de repli,
21:00c'est une manière
21:01de se replier
21:02si jamais on coupe
21:04les accès.
21:05Mais, par essence,
21:07c'est une solution
21:07qui est dégradée.
21:09C'est une solution
21:10qui est moindre.
21:11L'autre approche
21:12consisterait à développer
21:14des solutions
21:15qui sont indispensables
21:16aux autres.
21:17Si bien que tu crées
21:18des rapports de force
21:20entre des solutions
21:21que tu achètes
21:22et des solutions
21:23que tu vends.
21:24Si on te coupe
21:25la main gauche,
21:26eh bien,
21:27tu coupes la main droite.
21:28Et donc,
21:28ton interlocuteur
21:29se retrouve dans une situation
21:30où lui-même
21:31est bloqué.
21:32Donc,
21:33cette interdépendance
21:35crée un équilibre
21:36qui fait que tu peux avoir
21:38une souveraineté.
21:39C'est du dérisking
21:40en termes de géostradique.
21:41C'est du dérisking.
21:42Tu peux te dérisquer
21:43en faisant cela
21:44parce qu'aujourd'hui,
21:45dans un monde
21:46totalement mondialisé,
21:48avec les montants
21:49qui sont déployés
21:50pour pouvoir créer
21:50ce type de solution,
21:51c'est complètement utopique
21:53de croire
21:53qu'on va pouvoir
21:54maîtriser toute la chaîne
21:55avec un niveau de qualité
21:56qui est élevé.
21:57Mais il faut,
21:58à ce moment-là,
21:59trouver une équivalence.
22:00Et notre problème,
22:00c'est que ce qu'on a
22:01à offrir aujourd'hui,
22:02vu qu'on a tout
22:03désindustrialisé,
22:03ce qu'on a à offrir,
22:04nous,
22:04c'est de la puissance
22:07énergétique
22:07à un coût limité
22:08grâce au nucléaire.
22:10On ne va pas revenir
22:10sur tout le nucléaire,
22:11mais on en a encore un peu.
22:13Et les résultats,
22:13on peut proposer ça.
22:14Le problème,
22:15c'est qu'on fournit
22:16la matière première
22:17à des mecs qui,
22:18aujourd'hui,
22:19c'est l'état des lieux,
22:19à des mecs qui la transforment
22:20et nous la revendent
22:21quatre fois plus cher.
22:26d'équivalence.
22:27Et c'est vrai que
22:28la question,
22:29c'est où est-ce qu'on peut
22:29la trouver dans les années
22:30qui viennent.
22:31Cédric ?
22:32Non, rien à ajouter.
22:33De toute façon,
22:35en plus,
22:36chaque État
22:36a un peu ses impératifs
22:38par rapport à ça.
22:39C'est difficile
22:39d'avoir une espèce de...
22:42Même nous,
22:43en Europe,
22:43on a déjà à avoir
22:44une parole commune.
22:45Alors,
22:45on a une réglementation commune,
22:47mais l'application
22:48n'est pas toujours la même.
22:49Mais faire fond commun
22:50chacun de son côté,
22:51c'est compliqué
22:51parce qu'en plus,
22:52entre une France
22:53qui,
22:54elle,
22:54a de bonnes infrastructures
22:56et puis qui continue
22:57à attirer
22:58des investissements internationaux
22:59entre l'Irlande
23:00qui, elle,
23:01a eu un autre type d'attrait.
23:04C'est quand même...
23:04Voilà,
23:05c'est compliqué
23:05de faire franc commun.
23:07Bon,
23:07en tout cas,
23:08on va continuer
23:09à suivre
23:10tous les débats
23:11qu'il y a eu
23:12lors de ce G20.
23:14et qu'il y a eu
23:14à l'écho...
23:14Sous-titrage FR ?