- il y a 2 mois
Du lundi au jeudi, à 8h13, un invité au centre de l'actualité répond aux questions de Laurence Ferrari.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00La grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.
00:04Et notre invitée ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe 1, c'est Sébastien Chenu.
00:08Bonjour à vous, vice-président du Rassemblement National.
00:11Un mot de l'Espagne, les Espagnols sont invités à manifester dans toute l'Espagne aujourd'hui
00:16pour protester contre la gestion du gouvernement de la crise migratoire à Ceuta.
00:20Le Premier ministre Pedro Sánchez est menacé politiquement, les habitants disent leur exaspération.
00:25Qu'est-ce que nous pouvons faire pour aider à gérer ces flux migratoires ?
00:29Est-ce que nous sommes prémunis contre de tels mouvements ?
00:31Non, nous ne sommes évidemment pas prémunis.
00:33Ceuta, c'est la France demain, ce qui se passera en France demain,
00:37ce qui se passe déjà en réalité dans certains coins de France comme à Calais
00:42et dans les Hauts-de-France que je connais bien.
00:45Et c'est l'immigration subie.
00:47C'est-à-dire quand j'entends parler à un certain nombre d'hommes politiques
00:49qui disent qu'il faut choisir notre immigration,
00:52la réalité c'est que ça c'est un alibi pour justifier autre chose.
00:57Là, c'est l'immigration subie et c'est la logique, la suite logique des appels d'air
01:02que constitue l'attribution d'aides sociales, que constitue l'attribution de logements.
01:08Évidemment, quand vous avez des pauvres airs qui ont envie de quitter leur pays, etc.,
01:12ils vont là où il y a la possibilité d'être régularisés, c'est l'Espagne,
01:16ou la possibilité de voir des aides sociales comme en France dans l'espace Schengen
01:21qu'il faudra évidemment revoir.
01:23Oui, vous ne pouvez pas vous balader dans toute l'Europe lorsque vous arrivez par un pays,
01:28je veux dire, c'est absolument intenable, impossible.
01:31Ça fait partie évidemment de ce qu'on proposera aux Français,
01:34mais cette immigration que subissent les Européens,
01:38le déménagement du continent africain sur le continent européen
01:41n'est évidemment pas un horizon possible.
01:43Édouard Philippe refuse le moratoire général de trois ans sur l'immigration légale,
01:47qui est pourtant demandé par Gérald Darmanin, qui l'a ralliée.
01:50Il veut continuer à accueillir des étudiants étrangers,
01:52donc pas de moratoire sur les étudiants ou sur l'immigration de travail.
01:55En revanche, à Mayotte, où il s'est rendu, il dit qu'il faut revoir le droit du sol et
01:59le droit d'avis.
02:00Vous comprenez la cohérence dans ce que dit Édouard Philippe ?
02:04Oui, c'est le prolongement de la politique d'Emmanuel Macron.
02:06Il ne veut rien faire sur l'aide médicale d'État,
02:08il ne veut pas de référendum sur l'immigration,
02:11il ne veut pas, il veut continuer à accueillir des étudiants
02:14qui en réalité n'en sont pas et demeurent ensuite sur le territoire.
02:18C'est le prolongement de la politique migratoire d'Emmanuel Macron.
02:22Donc Édouard Philippe, c'est la continuité,
02:23mais ça, ce n'est pas une vue de l'esprit, c'est la réalité,
02:27c'est le bilan, c'est le premier Premier ministre d'Emmanuel Macron,
02:29c'est la continuité de la politique d'Emmanuel Macron, originelle d'ailleurs.
02:34Donc je pense qu'il n'y a rien à attendre d'Édouard Philippe, de Gabriel Attal,
02:38ce sont des gens qui voient l'immigration comme un projet.
02:41Pour eux, c'est un projet de société,
02:42rien à attendre de ces gens qui ont comme modèle des pays communautaristes.
02:46Et pour vous, rien à attendre de l'immigration ?
02:48On n'a pas besoin de médecins étrangers, par exemple,
02:50pour faire fonctionner aux hôpitaux aujourd'hui ou dans les déserts médicaux ?
02:53Non, mais ce qu'on a besoin, c'est de former ici en France,
02:56parmi ces millions de chômeurs que nous avons,
02:58des gens pour des métiers dont nous avons besoin.
03:00Donc c'est plus difficile évidemment de s'attaquer à la formation de médecins,
03:04aux problématiques de transport, problématiques de logement, etc.,
03:07que de dire qu'il faut faire venir de l'immigration de l'extérieur.
03:10Ça fait 30 ans qu'on nous bassine avec ça,
03:11en disant qu'il y a des métiers en tension
03:13et qu'il faut faire venir des gens du bout du monde.
03:15On fait rentrer dans notre pays 500 000 personnes.
03:18Une majorité de ces 500 000 personnes ne travaillent pas.
03:21Et ces métiers sont toujours en tension.
03:23Donc on voit bien que ce n'est pas la solution.
03:25Donc immigration zéro pour vous ?
03:26Oui, il faut un moratoire sur l'immigration,
03:28ce que refuse Édouard Philippe.
03:30Trois ans ?
03:31Non mais il faut un moratoire sur l'immigration,
03:34j'allais dire le plus longtemps possible,
03:35parce que nous ne pouvons pas aujourd'hui assimiler
03:38toutes ces 500 000 personnes qui entrent.
03:40Et je vous rappelle qu'Édouard Philippe a fait sauter aussi la banque,
03:44lorsqu'il était Premier ministre notamment,
03:46sur le droit d'asile.
03:47Il a fait exploser les compteurs.
03:49Donc des gens qui viennent nous donner des leçons,
03:50alors qu'ils ont tout raté,
03:52alors qu'ils ont ouvert la France à tous les vents,
03:56comme un hall de gare,
03:57ce n'est pas très crédible.
03:58Et surtout, il nous dit qu'il ne veut rien faire finalement.
04:00C'est la continuité de la politique migratoire d'Emmanuel Macron,
04:02c'est la continuité de la catastrophe.
04:04Sébastien Chenu, vous êtes le vice-président du RN.
04:07Est-ce que vous faites une fixation sur le voile ?
04:10Le débat sur le voile à nouveau surgit dans le débat politique.
04:13Vous voulez sanctionner le port du voile dans l'espace public,
04:16à la faveur d'un référendum, évidemment,
04:18et une question posée aux Français,
04:19qui serait conduite dans une grande loi sur les idéologies islamistes.
04:21Édouard Philippe dit que Marine Le Pen confond fermeté
04:25et surenchère pour combattre l'islamisme.
04:27Non mais nous, on ne confond rien du tout.
04:28On considère, et je pense qu'avec nous, beaucoup le considèrent aussi,
04:31qu'il y a un problème et une menace dans notre pays,
04:34c'est l'idéologie islamiste.
04:36L'islam radical.
04:38Celui qui tue des gens, celui qui enferme les femmes,
04:41qui enferme leur corps et qui enferme leurs esprits,
04:43et que cette idéologie totalitaire, elle doit être combattue.
04:45Mais toute femme voilée n'est pas une islamiste.
04:47Mais bien entendu.
04:48Ni une terroriste.
04:49Le voile, aujourd'hui, est un étendard utilisé par les islamistes,
04:54parfois avec, j'allais dire, une certaine forme de complicité de ceux qui les portent.
04:58Parfois, ça leur est imposé.
05:00Mais en tous les cas, c'est l'étendard d'une rupture avec l'État républicain.
05:03Vous savez, si on ne fait rien, demain, nous serons un pays communautarisé,
05:08comme beaucoup de pays anglo-saxons.
05:09Ce n'est pas la tradition française, ce n'est pas l'histoire française,
05:12ce n'est pas un bon modèle.
05:13Donc, on pose ce sujet de société.
05:15Oui, il y a un problème avec l'islamisme.
05:17Il faut le définir.
05:18Marine Le Pen a fait une proposition de loi dans laquelle
05:20elle définit ce qu'est l'islamisme, l'islam radical,
05:24ses relais, ses financements, ce qui le porte,
05:28et également ce qui l'incarne.
05:30Eh bien, le voile en est l'incarnation.
05:32Donc, par conséquent, nous définissons et nous regardons
05:35comment combattre cette idéologie mortifère.
05:37Les Français sont à 60% favorables à cette interdiction du voile
05:40dans l'espace public, selon un sondage CSA, CNews, Europe 1, le JDD.
05:43Mais on voit, année après année, cela diminue un peu
05:47d'être favorables à l'interdiction.
05:4850% sont favorables à des amendes.
05:50Est-ce que c'est vraiment le rôle des policiers ?
05:51D'ailleurs, de nombreux hommes politiques,
05:53Bruno Retailleau et Édouard Philippe,
05:54disent que ce n'est pas le rôle des policiers
05:55d'aller mettre des amendes à des femmes qui portent le voile dans la rue.
05:57Non, mais je vais vous dire, ce débat que nous posons,
06:00il est un révélateur.
06:02Les masques tombent de ce que sont les uns et les autres.
06:04Moi, il y a quelques semaines, j'entendais M. Retailleau nous dire
06:08« abat le voile », je l'entendais dire ça.
06:10Alors, quand on lui dit « d'accord, alors abat le voile »,
06:12nous, on va le faire tomber, en Rassemblement national,
06:14on va faire tomber et reculer cet étendard islamiste.
06:17Il n'y a plus personne.
06:18M. Retailleau, là, il se carapate.
06:19Là, il n'y a plus personne.
06:20M. Philippe, lui, il trouve que c'est très bien.
06:22M. Attal, il dit « juste pour les petites filles,
06:24mais il ne faut surtout pas aller au-delà ».
06:25Mais pour les filles, si c'est pour les mineurs,
06:27il faut étendre le combat qu'on a contre le voile islamiste.
06:30Ce débat est un révélateur des positions des uns et des autres
06:34et des reculades des uns et des autres.
06:36On est les derniers, en réalité, le Rassemblement national,
06:38Marine Le Pen, Jordan Bardella,
06:40les derniers à vouloir, évidemment, lutter contre cette idéologie.
06:44C'est un élément important dans la structuration de notre société
06:48que de combattre le port du voile.
06:50Évidemment, il y a aujourd'hui une majorité de Français.
06:53Il faut les écouter, même si on entend, évidemment,
06:56certains qui ont des positions, je pense à la Ligue des droits de l'homme.
06:58Alors voilà, il y a un avocat de la Ligue des droits de l'homme
07:00qui menace de déposer plainte contre tous ceux
07:02qui prônent l'interdiction du voile.
07:04Donc, vous pourriez être poursuivi.
07:05Non, mais vous vous rendez compte que, en fait,
07:06la Ligue des droits de l'homme veut désormais,
07:09comme une association totalitaire, comme une structure totalitaire,
07:13empêcher les gens de parler, de débattre
07:15et de poser un problème de société.
07:17Enfin, je veux dire, la lutte contre l'islamisme,
07:19elle est devant nous.
07:21Ce n'est pas réglé, la lutte contre l'islamisme dans notre pays.
07:24Et donc, par conséquent, vous avez des associations qui disent
07:26« Ah non, mais si on parle de ça, il faut mettre en prison ceux qui en parlent ».
07:29Eh bien, je peux vous dire que, nous, notre logique,
07:31c'est non seulement de dire les choses, de les poser
07:33et d'apporter des solutions aux problèmes de notre société.
07:36Cette association est une association qui devient totalement totalitaire,
07:40d'un sectarisme absolu.
07:42Oui, la Ligue des droits de l'homme est une structure qui est totalitaire.
07:45Elle veut mettre les gens en prison quand ils s'expriment
07:47sur des sujets avec lesquels la Ligue des droits de l'homme n'est pas d'accord.
07:51Je pense que c'est un tournant aussi dans notre société
07:53de pouvoir continuer à s'exprimer et à apporter des solutions telles que nous le faisons.
07:58Une femme majeure qui décide en conscience de porter le voile
08:00ne menace pas la République, dit Gabriel Attal.
08:03Là encore, vous dites « les masques tombent »,
08:04alors que c'est pourtant lui qui a porté la loi sur l'interdiction de la baïa à l'école.
08:07Oui, parce que Gabriel Attal, il fait de la com'.
08:09En réalité, il fait des choses, il ne va pas jusqu'au bout,
08:13il n'y croit pas, il est capable de faire l'inverse demain.
08:15Nous, nous considérons que cet étendard, le hijab,
08:18parce qu'en réalité, c'est ça le bon mot, c'est le hijab,
08:21celui qui couvre les cheveux, qui couvre les oreilles, qui couvre le cou,
08:25eh bien, le hijab est une menace pour la cohésion sociale
08:29parce que c'est évidemment, dans les pays islamistes,
08:33la première chose que font les islamistes, c'est voiler les femmes.
08:35Eh bien, c'est évidemment une menace qui est portée,
08:38qui est arrivée dans notre pays par les frères musulmans.
08:40C'était l'affaire, il y a 40 ans, des gamines voilées de Creil.
08:43Ils n'ont cessé de progresser, ils n'ont cessé,
08:46et ils ne renonceront jamais à ça,
08:48dit Cite-France Bergeau-Blacler,
08:50qui était, je crois, sur votre chaîne ce matin,
08:52et qui connaît bien cela.
08:53Donc, c'est exigeant.
08:55C'est un combat que nous portons
08:56parce que c'est celui de la cohésion nationale,
08:58la protection de notre société.
09:00On ne va pas reculer là-dessus.
09:01Et 60% des Français sont d'accord.
09:03La question de la constitutionnalité d'un tel référendum est posée.
09:06Comment est-ce que vous allez la résoudre ?
09:07Non, mais il y a, en tous les cas,
09:09dans les dispositions aujourd'hui,
09:11dans la jurisprudence du Conseil constitutionnel,
09:14des possibilités de valider cette loi.
09:16On s'appuie sur celle qui avait interdit,
09:17évidemment, le voile intégral, la burqa.
09:21Il y a la Cour européenne des droits de l'homme
09:23qui dit que le port du voile est difficilement compatible
09:25avec la vie en société.
09:27Donc, nous avons, évidemment, des bases juridiques très fortes.
09:29Marine Le Pen s'exprimera, évidemment, elle-même
09:32sur la constitutionnalité de l'interdiction du voile dans notre société.
09:37Mais rassurez-vous, rassurons les Français.
09:40Nous, on veut leur donner la parole
09:41sur un référendum contre l'islamisme.
09:44Nous sommes armés, nous avons des leviers
09:46pour empêcher, évidemment, ce projet totalitaire,
09:50ce projet qui fait reculer nos valeurs.
09:52Pendant ce temps-là, la France n'a toujours pas de budget,
09:54Sébastien Lecornu.
09:55Est-ce que vous allez dire non au Premier ministre
09:57qui tente de trouver des compromis ?
09:58C'est quoi votre ligne rouge ?
10:00Qu'est-ce que vous lui demandez ?
10:01L'indexation des retraites sur l'inflation ?
10:02C'est quoi qui vous fera ne pas voter la censure en réalité ?
10:05D'abord, un peu comme chaque année,
10:08nous attendons du Premier ministre
10:09que les Français ne soient pas impactés par davantage d'impôts.
10:12Nous attendons que l'État fasse un effort sur sa dépense publique.
10:17Or, chaque année, les premiers ministres macronistes
10:19nous disent que l'État va faire un effort
10:21et à la fin, ça se solde,
10:22c'était le cas avec Lecornu l'année dernière,
10:23par des impôts supplémentaires.
10:2530 milliards d'euros d'impôts supplémentaires l'année dernière.
10:28Donc, la première des choses,
10:29c'est ne pas assassiner les Français d'impôts.
10:32Évidemment, la question des retraites,
10:34la désindexation des retraites, pour nous,
10:36est quand même quelque chose auquel nous nous opposerons tout le temps.
10:39Ce ne sont pas les retraités qui vont encore nous voir.
10:40Donc, si vous faites tomber le gouvernement,
10:42il y aura forcément une indexation ?
10:43Non, mais on va voir ce que le gouvernement propose,
10:45parce que le gouvernement, aujourd'hui,
10:48est incapable de nous proposer,
10:50nous sommes le 2 ou 3 septembre,
10:53est incapable de nous proposer, aujourd'hui,
10:56quelque chose de clair.
10:57Ils n'ont visiblement pas travaillé cet été,
10:59ou en tous les cas, ils ne sont pas au clair,
11:00ils ne sont pas arrivés avec une proposition
11:02qui fasse consensus chez eux.
11:05Donc, on va voir, on va regarder.
11:07Et nous, vous savez, on est des gens responsables.
11:09On n'a pas un réflexe pavlovien, comme la France insoumise,
11:12les yeux fermés, les oreilles fermées,
11:14qui, de toute façon, sont sûrs.
11:15On va voir ce qu'ils proposeront.
11:18Mais nous, on a déjà des propositions dans nos tablettes.
11:22D'abord, se débarrasser, vous savez,
11:24de ces 120 taxes à faible rendement qui ne rapportent rien,
11:28faire des économies, 125 milliards d'euros d'économies,
11:31c'est la ligne que fixe Marine Le Pen,
11:34c'est qu'un gouvernement, Jordan Bardella,
11:36ce sera un gouvernement qui ferait 125 milliards d'euros d'économies
11:39avec des mesures très concrètes.
11:41Là, on n'a pas encore de piste,
11:43parce que le programme n'a pas encore été clairement énoncé.
11:45Non, mais elles seront présentées à la veille du débat budgétaire
11:47par Jean-Philippe Tanguy.
11:48Avec des coupes dans la dépense publique, Sébastien Le Cornu ?
11:51Avec des choses très concrètes.
11:52Sébastien Le Cornu, pardon.
11:53Excusez-moi.
11:54Excusez-moi.
11:55Avec Le Cornu ?
11:56Exactement.
11:56Avec le Premier ministre.
11:57Ce n'est pas très sympa.
11:59En tout cas, c'est sympa pour lui.
12:01Mais au-delà de ça, non, nous aurons effectivement une liste de dépenses
12:06sur lesquelles nous voulons revenir.
12:07Vous en connaissez les grandes lignes,
12:09la contribution évidemment à l'Union européenne,
12:11le millefeuille administratif, les agences d'État, l'immigration.
12:15Nous avons, il y a des grands pans.
12:17Et Marc Toiti, qui est économiste, qui s'exprime sur votre chaîne,
12:20peut très bien témoigner d'ailleurs de l'argent qu'il y a à aller chercher
12:25dans notamment les structures et les agences d'État
12:27qui coûtent très cher à notre pays.
12:29En attendant, le pouvoir d'échat des Français est très impacté en cette rentrée.
12:32Le prix d'essence du gazole est à plus de 2 euros partout.
12:35Il va falloir s'y habituer.
12:36Le patron de TotalEnergie met en garde.
12:38Il va continuer en France les opérations de plafonnement,
12:4199 litres, sauf si on taxe ses super profits.
12:44Or, vous êtes favorable à la surtaxation des profits de TotalEnergie.
12:49Donc, ça veut dire que ce sont les Français qui vont payer ?
12:51Non, nous sommes favorables à ce qu'il y a effectivement une contribution,
12:54j'allais dire, de solidarité des entreprises qui font des super profits,
12:58des super profits, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas liés à leur propre stratégie,
13:00mais qui sont liés, comme dans le cas actuel, à un environnement,
13:03à une actualité qui leur fait faire des super profits.
13:06Mais nous avions dit que cette contribution, elle pouvait aussi s'exprimer autrement,
13:10notamment à travers le plafonnement.
13:11Et donc, Total, qui plafonne ses prix, contribue.
13:14Évidemment, fait un geste de solidarité.
13:16Donc, pas de surtaxation pour Total ?
13:17Non, parce qu'ils font un plafonnement.
13:19Si demain, Total revenait sur ce plafonnement, on pourrait en reparler.
13:21Mais Total fait un plafonnement.
13:23Nous invitons, M. Pouyanné, à poursuivre évidemment ce plafonnement.
13:26Mais la réalité, c'est qu'il faut des mesures pérennes.
13:28Il faut faire baisser les taxes sur l'essence et sur toutes les énergies,
13:32faire baisser la TVA pour ne pas se retrouver évidemment aux prises des aléas
13:37qui sont celles des marchés pétroliers, de la géopolitique,
13:41et qui, à la fin, oblige les Français à payer de l'essence 2,24, 2,30, 2,32.
13:45Moi, j'ai payé de l'essence 2,32 cet été.
13:48Je peux vous dire que les Français à laisser à l'abandon devant leur pompe à essence,
13:51c'est quand même scandaleux.
13:52Je n'ai pas très bien compris si vous censurez ou pas le gouvernement, en fait.
13:54Ça va dépendre de ce qu'il nous propose.
13:57Je vous ai dit, nous, on n'est pas pavlovien.
13:59On n'a pas une espèce de réflexe immédiat.
14:01On regardera les choses.
14:02On regardera l'intérêt du pays.
14:03Vous les prouvez que vous êtes responsable.
14:05Parce que nous le sommes.
14:06Vous savez, quand nous annonçons la règle d'or,
14:08quand Marine Le Pen annonce devant le patronat la règle d'or.
14:11Elle était farouchement opposée jusqu'à présent.
14:14Oui, mais madame, la catastrophe budgétaire qui est devant nous,
14:17la catastrophe économique des dix années Macron,
14:20ce qu'ils ont fait de notre pays économiquement,
14:23impose aujourd'hui, évidemment,
14:24si on veut demain pouvoir continuer à emprunter sur les marchés,
14:28eh bien, impose qu'effectivement, on se donne cette discipline.
14:30La règle d'or, ce n'est pas se serrer la ceinture.
14:32C'est un horizon budgétaire.
14:34Attends, Marine Le Pen va l'expliquer.
14:35C'est se serrer la ceinture.
14:36Non, c'est un horizon, c'est une discipline.
14:38C'est une discipline.
14:39Ce n'est pas une sanction, c'est une discipline.
14:41Eh bien, Marine Le Pen a annoncé cela,
14:43et je pense qu'effectivement, ça démontre notre sérieux.
14:46Il y en a d'autres qui veulent brûler la dette,
14:48qui amènerait évidemment le pays à une inflation épouvantable,
14:52évidemment, un basculement économique épouvantable.
14:55Nous, on est des gens sérieux.
14:56On sait que redresser le pays, ça va demander de l'énergie.
14:58Sarah Knafot sort un livre qui s'appelle Le casse du siècle.
15:01Elle propose des solutions pour économiser jusqu'à 135 milliards d'euros,
15:04encore mieux que vous, avec suppression totale d'ACG sur les revenus d'activité,
15:08suppression totale des droits de succession,
15:10nombre de fonctionnaires au profit d'agriculteurs.
15:12Est-ce que, réduction du nombre de fonctionnaires,
15:14est-ce que vous allez vous inspirer de ces mesures ?
15:16C'est plutôt elle qui s'inspire en général de nos mesures,
15:18puisque c'est un peu Madame Plus.
15:19On dit qu'il faut faire 125 milliards d'euros d'économie.
15:21Elle dit non, 135 milliards.
15:23Mais la réalité, quand je regarde son projet,
15:25c'est qu'entre les économies et les dépenses qu'elle propose,
15:27notamment en matière de défense ou autre,
15:29c'est une opération à somme nulle.
15:31Ce n'est pas très sérieux, pour être très honnête.
15:33Je crois qu'il faut toujours être flatté de ceux qui copient votre copie.
15:38Vous savez, c'est comme en classe,
15:38il y a toujours quelqu'un qui vient regarder votre copie,
15:40c'est parce qu'a priori, on regarde ceux qui font mieux.
15:42Donc moi, je suis ravi que...
15:43Toujours pas de main tendue à Sarah Knafot, Eric Demour.
15:45Non, mais je veux dire, à un moment, il faut être sérieux.
15:47Si elle apporte quelque chose au débat public, il faut qu'elle le démontre.
15:50Mais là, elle n'apporte rien du tout, Madame Knafot.
15:52Tout ça, c'est de l'esbrouf.
15:54Ce n'est pas très sérieux.
15:55Qu'elle continue à nous copier, finalement,
15:57qu'elle porte nos propositions le plus loin possible.
16:00Elle vous accuse, en tout cas, d'avoir voté main dans la main
16:01avec la gauche, 34 milliards d'euros, d'imposition nouvelle
16:04lors des derniers votes à l'Assemblée.
16:06Qu'est-ce que vous lui répondez ?
16:08La retraite à 60 ans, mesure recyclée du programme de François Mitterrand en 81.
16:11Oui, mais ça, c'est des anciennes.
16:12C'était le programme pour lequel votait Eric Zemmour.
16:14C'est ça, le programme de Mitterrand,
16:15puisqu'à l'époque, lui, il votait Mitterrand.
16:16Donc, vous savez, nous, nous sommes des gens sérieux.
16:19Nous avons censuré le budget à chaque fois.
16:21Jusqu'à présent, nous avons fait tomber des gouvernements,
16:24notamment sur la désindexation des retraites.
16:26Donc, ce gouvernement se montre, lui aussi, responsable,
16:29parce que nous sommes là, en attente, et rien ne nous fait peur.
16:32Rien ne nous fait peur, ni les appels à la désobéissance civile
16:35lancés par la France Insoumise et ses alliés,
16:39ni les insultes envers Marine Le Pen,
16:41le fuck Marine Le Pen, lors de ce festival Rock en Seine.
16:45Manon Aubry, qui était hier à votre place,
16:47n'est pas choquée par ces insultes.
16:49Cela laisse présager une campagne présidentielle extrêmement violente ?
16:51Oui, moi, j'aimerais bien qu'on entende les associations féministes
16:54se lever en disant qu'il est insupportable dans notre pays
16:57d'insulter une femme politique.
16:59J'aimerais bien entendre le milliardaire Mathieu Pigas,
17:02qui, je crois, finance Rock en Seine,
17:04dire qu'il trouve ça insupportable,
17:06qu'on insulte une femme politique.
17:08On ne les entend pas.
17:08On n'entend pas les associations LGBT
17:11défendre Jean-Philippe Tanguy,
17:12qui se fait insulter sur France Inter.
17:15On n'entend jamais les associations des droits de l'homme.
17:17Vous savez, moi, je me suis fait traiter, je crois, de raclure,
17:20je crois que c'est le mot,
17:22par l'émission Parole d'honneur,
17:25une émission des indigénistes.
17:27Donc, on ne les entend jamais, en réalité.
17:29Tous ces gens-là ont, évidemment, un état d'esprit
17:33qui fait qu'ils ne défendent que ce qui va de leur sens.
17:35Donc, la campagne sera violente,
17:36donc il risque d'y avoir des moments de grande tension,
17:39y compris dans la rue ?
17:39Il ne faut pas compter sur nous pour cela.
17:41Nous, vous savez, nous sommes respectueux.
17:43Nos militants n'interdisent à personne de parler,
17:45n'interdisent à personne de faire campagne,
17:46et nous n'insultons personne.
17:48Nous sommes respectueux,
17:49nous en attendons autant des autres,
17:50à moins qu'ils ne se disqualifient d'eux-mêmes.
17:52Et vous allez faire ce tandem,
17:53Jordan Bardella-Marine Le Pen,
17:55tout au long de la campagne,
17:56avec peut-être des nuances entre les deux ?
17:58Quand on pense tout ça, même chose,
17:59on ne pense rien ?
17:59Non, mais ce n'est pas les mêmes.
18:01Ils ne sont pas interchangeables.
18:03Marine Le Pen sera,
18:04si les Français le souhaitent,
18:06présidente de la République.
18:07Jordan Bardella sera celui
18:08qui mènera la politique du gouvernement,
18:10de la majorité,
18:11si les Français nous donnent
18:12ce que nous allons nous battre pour cela,
18:15une majorité à l'Assemblée nationale.
18:16Ils sont très complémentaires.
18:18Et en fait,
18:19c'est ça qui est formidable chez nous,
18:20c'est qu'on a un duo complémentaire.
18:22Je pense que beaucoup aimeraient avoir
18:23déjà un candidat,
18:24ce n'est pas le cas pour le bloc central
18:26ou pour la gauche,
18:28mais nous, nous avons
18:30une présidente de la République demain,
18:32un Premier ministre demain,
18:32ils sont prêts.
18:33Au centre,
18:34ça se finira par une primaire, selon vous ?
18:35Les candidats vont se départager ?
18:38Oui, chez les macronistes,
18:39ils vont bien finir par trouver quelqu'un.
18:42M. Retailleau est déjà en train
18:42de plier les gaules.
18:44Ah bon ?
18:45Il sera notre invité mardi prochain.
18:46Ah bah écoutez,
18:47vous pourrez...
18:48On lui posera la question.
18:49L'histoire de M. Retailleau,
18:50c'est de se désister,
18:51c'est fini tout ça.
18:52Ça ne peut pas incarner
18:53un espoir de redressement.
18:54Le redressement,
18:55le sérieux,
18:56la protection des Français,
18:58la relance de la croissance,
18:59le sérieux budgétaire,
19:00il est chez nous.
19:01Rien à attendre
19:02de ceux qui,
19:03de près ou de loin,
19:04ont collaboré
19:05avec la politique macroniste
19:06qui a coulé le pays.
19:07Deux questions courtes
19:08pour terminer, Sébastien Chenu.
19:09Patrick Bruel,
19:10mis en examen
19:10dans quatre dossiers
19:11de violence sexuelle
19:12et visé par de nombreuses
19:13autres plaintes,
19:14annoncée hier
19:14l'annulation de sa tournée
19:15qui, selon lui,
19:16est devenue l'incarnation
19:17d'un débat qui la dépasse.
19:18Il dit faire le choix
19:19de l'apaisement.
19:20Vous dites quoi ?
19:21Bon, je comprends
19:21ce que veut faire Patrick Bruel.
19:22Je pense que pour lui,
19:23c'est absolument insupportable.
19:24Moi, je ne suis pas du tout client
19:25de Patrick Bruel.
19:26Je n'aime pas le personnage.
19:27Des charges lourdes
19:28qui plaisent contre lui.
19:28Mais la justice,
19:29ça ne se fait pas dans la rue.
19:30Et le fait qu'on lui coupe
19:31le sifflet de cette façon-là
19:33en mettant pression sur lui
19:35alors que la justice
19:35n'est pas passée
19:36est quand même quelque chose
19:37qu'il doit interroger.
19:38Encore une fois,
19:39aucune espèce de sympathie
19:40pour Patrick Bruel
19:41qui doit aller répondre
19:43à la justice
19:43des plaintes
19:44qui ont été déposées
19:45contre lui.
19:45Mais la présomption
19:47d'innocence,
19:47ça doit demeurer quand même,
19:49je le pense,
19:50un axe central
19:51de la justice.
19:52Elle a pris un plomb
19:53quand même,
19:54la présomption d'innocence
19:55dans cette affaire-là.
19:57Donc, voilà,
19:57moi, je ne serais jamais
19:58à aller voir Patrick Bruel.
20:00Il essaye d'apaiser les choses
20:01pour lui d'abord.
20:03Mais derrière cela,
20:04ça dit quelque chose
20:05de l'état de la justice
20:06dans notre pays.
20:07Faut-il imposer
20:08la levée du drapeau tricolore
20:09dans toutes les écoles
20:10chaque matin
20:11ou est-ce que c'est
20:11une mesure désuète ?
20:13C'est une très bonne idée
20:14d'Éric Ciotti.
20:15Ça s'inscrit d'ailleurs
20:15dans la continuité
20:16des lois qui ont été votées.
20:17Payons, Blanquer,
20:19je pense que c'est
20:20une très bonne idée.
20:20Jean-Pierre Chevènement
20:21à l'époque le souhaitait aussi.
20:22Oui, tout ce qui unit,
20:22tout ce qui réunit,
20:23c'est une très bonne idée.
20:25Ce qu'il faut aussi,
20:25c'est faire un moratoire
20:27sur les fermetures de classes
20:28dans la ruralité.
20:29C'est ce que portait
20:30notamment un de nos députés
20:31Roger Chudot,
20:32député du Loire-et-Cher.
20:33Il faut aujourd'hui,
20:35évidemment,
20:35se recentrer
20:36sur la transmission
20:37des savoirs fondamentaux
20:38mais la transmission
20:39des valeurs
20:40de l'unité nationale
20:41à travers le fait
20:43de hisser le drapeau.
20:44C'est une proposition
20:44que fait Éric Ciotti.
20:45Ce n'est pas une obligation.
20:47Eh bien, je crois
20:48qu'elle va dans le bon sens.
20:49Sébastien Chenu
20:49était l'invité de la matinale
20:51sur CNews et sur Europe.
20:51Merci à vous.
20:52Bonne journée sur nos antennes.