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Vice- président du Rassemblement national et de l’Assemblée nationale, Sébastien Chenu était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Sébastien Chenu. Bonjour
00:04à vous.
00:05Bonjour madame.
00:05Député du Rassemblement National du Nord, vice-président de l'Assemblée Nationale.
00:09Les autorités ont peur d'un mardi noir aujourd'hui avec des scènes de chaos, de guérillas urbaines
00:14puisqu'il y aura dans la rue non seulement les lycéens mais aussi les étudiants, les fonctionnaires, les syndicats et
00:19même des agriculteurs
00:20alors qu'évidemment il y a une forme de convergence des luttes.
00:24Est-ce que vous redoutez un scénario noir ? Est-ce qu'on peut se dire aujourd'hui que les
00:28revendications de base des lycéens sont oubliées
00:31et qu'on bascule dans autre chose, Sébastien Chenu ?
00:33Ce qui est à craindre c'est qu'on passe des revendications justement qui peuvent être intéressantes à entendre
00:39et qu'il faut prendre en considération à des émeutes.
00:41Et en réalité tout converge à ce que ces revendications soient transformées en émeutes
00:46puisqu'un certain nombre de partis politiques ou d'acteurs de ces mouvements ne souhaitent qu'une chose,
00:51c'est casser, abîmer, renverser parfois même les institutions au détriment des revendications de base.
00:58Là vous portez votre regard sur la gauche radicale, sur la France insoumise ?
01:02Oui alors vous savez il y a plusieurs responsabilités dans ce que nous traversons aujourd'hui.
01:07D'abord moi je pense que le gouvernement a une responsabilité énorme, il n'a rien anticipé.
01:12Ça fait dix ans que ce gouvernement, ces gouvernements macronistes...
01:17Mais vous l'avez vu dire vous la couleur des lycéens ?
01:18Mais ça fait dix ans que madame, ces 40 ans d'échec du système éducatif,
01:22aujourd'hui qui sont mis dans la lumière, mais enfin on ne découvre pas ça.
01:26Les problèmes de Parcoursup, on ne les découvre pas.
01:28Les problèmes de locaux ou d'absence de professeurs ou de mauvaise rémunération des professeurs,
01:32on ne les découvre pas.
01:33Vous supprimez vous Parcoursup ?
01:34Oui nous on supprime Parcoursup.
01:36Mais on a un certain nombre de propositions d'ailleurs à faire.
01:38Mais ce que je veux dire c'est que le gouvernement n'a jamais anticipé,
01:40vous savez c'est un peu comme sur la canicule,
01:42ils n'ont jamais rien anticipé alors qu'on parle du réchauffement climatique depuis des années
01:45et on s'aperçoit qu'il n'y a rien d'éclimatisé, c'est un peu comme sur les incendies,
01:49on s'aperçoit qu'il n'y a pas un Canadair au moment où des incendies commencent,
01:53c'est-à-dire qu'en fait il faut un fait d'actualité pour mettre dans la lumière
01:56le fait que notre pays est en train de s'effondrer de l'intérieur.
01:59Donc d'abord les premiers responsables, c'est ce gouvernement qui est là depuis dix ans
02:03et quand M. Lecornu, qui lui est là depuis le premier jour de la Macronie avec Edouard Philippe,
02:07il était ministre, il a été ministre de tous les gouvernements,
02:09donne à ses ministres une feuille de route en disant,
02:11une feuille de course, une liste de course à faire,
02:13écoutez, il est à six mois de partir, dans six mois il est dehors,
02:16dans six mois il fait ses bagages, est-ce que ces gens-là sont bien responsables ?
02:19Ça, ce sont les premiers responsables de la situation.
02:22Très bien, est-ce qu'il y a aussi la question du maintien de l'ordre
02:25qui est la responsabilité du gouvernement ?
02:27Est-ce que vous pensez qu'il y a une bonne proportionnalité ?
02:28Il y a énormément de blessés, plus de 700 blessés côté force de l'ordre,
02:32gendarmes et policiers, mais aussi 215 jeunes blessés,
02:36un lycéen qui a perdu une main à Lens,
02:38il y a des yeux abîmés, il y a des tirs de mortier qui blessent les jeunes,
02:41est-ce qu'il y a une bonne proportionnalité dans l'intervention des forces de l'ordre ?
02:45Alors d'abord, s'il y a l'intervention des forces de l'ordre,
02:47c'est qu'il y a des émeutiers, c'est qu'il y a des gens qui viennent pour casser,
02:50c'est qu'il y a des gens qui viennent pour bordéliser ces manifestations
02:54et que souvent ils sont excités par les mêmes.
02:56Vous savez, c'est toujours la même chose.
02:58L'extrême-gauche, la France insoumise,
03:00se grèvent sur des mouvements qui ont des revendications légitimes.
03:03Ils rentrent dedans, ils essayent de les récupérer, de les manipuler
03:06et ensuite, ils se font déborder, évidemment, par leurs propres extrémistes,
03:10par leurs plus radicaux qui sont là pour casser.
03:12Donc évidemment, d'abord, il y a une responsabilité aussi de l'extrême-gauche,
03:16de la France insoumise, leurs propos sur les violences policières,
03:19leurs propos sur la légitimation de la violence,
03:22évidemment, incitent les jeunes à suivre un certain nombre d'émeutiers.
03:29La première des choses, madame, c'est qu'on ne commence pas
03:33par regarder les revendications lycéennes
03:36à partir du moment où les lycées sont bloqués.
03:38C'est le déblocage des lycées qui doit être la première des choses.
03:42Et ensuite, on discute, on met sur la table.
03:44Mais on aurait pu discuter avant.
03:46Je veux dire, ça fait dix ans qu'ils sont là.
03:47Ils auraient pu identifier les problèmes.
03:49Ils ont été identifiés.
03:50Nous, quand on parle de la revalorisation des salaires des professeurs,
03:53on porte une proposition d'augmentation de 3% par an sur cinq ans
03:59des revendications des indemnités des professeurs,
04:02des salaires des professeurs.
04:03Cette proposition, elle est sur la table.
04:05Le moratoire sur la fermeture des classes dans les zones rurales,
04:08c'est une proposition que nous portons.
04:10Il n'y a plus d'élèves. Comment vous faites, vous ?
04:11Dans les zones rurales, il y a d'abord aussi des élèves.
04:15Mais les classes, ce n'est pas uniquement de la comptabilité.
04:18C'est aussi une école dans un village.
04:20C'est la vie du village.
04:21Donc, je veux dire, il y a de quoi nourrir un beau débat
04:24sur l'éducation nationale et prendre des décisions.
04:26Mais ils ont nommé des dizaines de ministres de l'éducation nationale
04:29qui ont des propos plus contradictoires les uns des autres.
04:32Madame Belloubet pensait l'inverse de M. Blanquer.
04:35M. Blanquer pense l'inverse de M. Geffray.
04:38Ils ont fait n'importe quoi aussi pendant dix ans.
04:40Ma question, c'était qu'est-ce que vous feriez, vous,
04:42dans cette gestion du maintien de l'ordre ?
04:44Parce qu'on voit bien que ce qui se passe aujourd'hui
04:46est peut-être une répétition générale
04:47de ce qui pourrait se passer après l'élection présidentielle.
04:50Quelles seraient vos directives adressées aux forts de l'ordre ?
04:54Est-ce que ce serait de l'autorité, de la fermeté ?
04:56Est-ce qu'il y a beaucoup de casse en face ?
04:57C'est évidemment de l'autorité et de la fermeté.
04:59Nous avons proposé, Marine Le Pen a proposé,
05:01qu'on vote une loi anti-casseur.
05:03C'est-à-dire que si vous êtes membre participant à une émeute,
05:07ça doit être considéré comme un délit.
05:08S'il y a de la casse, si vous n'êtes même pas formellement identifié,
05:11le fait d'avoir participé en bande organisée,
05:14vous devez avoir une sanction.
05:16sanctionner un certain nombre de familles,
05:18agir avec ce levier qui n'est jamais utilisé,
05:21c'est-à-dire suppression des allocations.
05:23C'est la loi qui sort d'ailleurs qui arrive au Sénat en octobre.
05:26Bien entendu, mais il faut aller plus loin.
05:28Virer les gens de leurs logements sociaux,
05:29des familles dont les gamins se comportent mal.
05:32Si votre gamin se comporte mal,
05:33être parent, ce n'est pas uniquement pouvoir
05:36regarder les yeux ouverts avec un grand sourire
05:39ce que fait votre gamin dans la rue.
05:40C'est prendre aussi un certain nombre de sanctions.
05:43Et si vous ne les prenez pas,
05:44vous ne pouvez pas bénéficier de la solidarité nationale,
05:46c'est-à-dire d'un logement social,
05:48si vous n'êtes pas capable de tenir votre gamin.
05:50Ce sont, j'allais dire, des bases, en fait.
05:53On a l'impression qu'on va révolutionner le monde avec ça,
05:56mais non, c'est la base, c'est le bon sens.
05:58Mais vous ne prenez pas la méthode forte à tout crin,
06:00c'est ce que je vous demande, Sébastien Cheney.
06:01C'est-à-dire, le rétablissement de l'ordre de l'autorité,
06:04ça ne passera pas par plus de blessés
06:06et plus d'intervention de la force.
06:07Mais ce n'est pas ça le but.
06:08Le but, c'est d'avoir des mesures qui les dissuadent,
06:10d'avoir des peines planchées,
06:11d'avoir des peines qui soient réellement faites,
06:14qu'ils risquent quelque chose.
06:15Parce qu'en fait, pourquoi est-ce qu'il y a des émeutiers ?
06:17Parce qu'ils savent qu'ils ne risquent rien.
06:19Revoir, effectivement, la majorité pénale à 16 ans,
06:24qui aujourd'hui est une excuse qui est automatique.
06:27Eh bien, revenir sur ça aussi.
06:29Vous savez que lorsque vous êtes jugé,
06:31vous avez deux cours, en fait.
06:32Quand vous êtes mineur,
06:33vous avez d'abord une audience de culpabilité,
06:35puis après une audience de peine.
06:36Souvent, elle est six, huit mois, un an après.
06:38Il faut les resserrer.
06:40Il faut que ce soit effectif immédiatement.
06:42Pourquoi ces gens, ces gamins, ces jeunes,
06:45sont des délinquants lorsqu'ils cassent ?
06:47Parce qu'ils ne risquent rien.
06:48Est-ce qu'il faut convoquer les parents ?
06:50Le préfet des Hauts-de-Seine l'a fait très récemment.
06:52Bien sûr.
06:52Il a convoqué les parents.
06:54Il a été critiqué de toutes parts.
06:57Bien sûr.
06:57Moi, je crois beaucoup dans les sanctions sur les familles,
07:00parce que les familles doivent reprendre en main leurs responsabilités.
07:03Et puis, si vous voulez, il faut aussi mettre fin à autre chose.
07:07C'est ça.
07:08C'est à l'État de faire respecter aussi la neutralité des agents publics.
07:11J'ai vu, évidemment, une principale de collège qui s'en prenait à votre chaîne.
07:16Vous ne voulez pas répondre à notre chaîne ?
07:17Oui.
07:17Elle sort de sa neutralité.
07:19Elle doit faire preuve de neutralité.
07:20Mais le syndicat de la magistrature, qui prend des positions politiques,
07:24là aussi, sort de sa neutralité.
07:27Les agents publics doivent respecter la neutralité.
07:30Et c'est au gouvernement de faire respecter ça.
07:33On a l'impression, si vous voulez, que de tous côtés, les autorités s'écroulent.
07:36L'autorité avec un grand A n'existe plus.
07:38Donc ça, c'est au pouvoir politique.
07:40C'est à l'État de réinstaller cette autorité.
07:43Vous avez pointé au début de notre intervention, Sébastien Chenu,
07:46la responsabilité de la France insoumise,
07:48surnommée la France incendiaire par Bruno Retailleau.
07:51Encore une fois, est-ce que finalement,
07:53ils ne sont pas aujourd'hui débordés par ce qui se passe dans la rue ?
07:56Oui, mais ils portent en eux cette violence.
07:58Vous savez, ils portent en eux cette violence
08:00à partir du moment où ils ont fait élire un député de la Jeune Garde.
08:04Ils portent en eux une violence.
08:06Ils portent en eux une haine, une hostilité à la République
08:09à partir du moment où ils frayent avec les islamo-gauchistes,
08:12à partir du moment où ils sont dans des revendications communautaires.
08:16Ils portent en eux la fracturation de notre société.
08:19Donc Jean-Luc Mélenchon sait très bien ce qu'il fait.
08:21Il le dit, il donne des coups de boutoir dans notre société,
08:23dans ses institutions, dans ses grands équilibres,
08:26pour faire en sorte que, évidemment,
08:28le bazar général soit installé
08:30et que ce soit la rue qui gagne.
08:32La France insoumise est un mouvement dangereux
08:34qu'il faut combattre dans les urnes,
08:36mais c'est un mouvement évidemment qui porte cette violence.
08:38Et pourtant, c'est vous qui l'accuse d'être
08:40un véritable danger pour la République.
08:42Jean-Luc Mélenchon dit que c'est le Rassemblement national
08:44qui peut mettre en péril la République.
08:46Que lui répondez-vous ?
08:47Mais à quel moment est-ce que le Rassemblement national
08:49attaque une réunion ?
08:50À quel moment des militants du Rassemblement national
08:53tuent un jeune homme ?
08:55À quel moment des militants du Rassemblement national
08:56empêchent des adversaires politiques de parler ?
08:59Nous, nous sommes des démocrates.
09:00Nous souhaitons que le combat politique,
09:02il se fasse dans les hémicycles,
09:04dans les assemblées, dans les débats,
09:06pendant les élections,
09:07et que chacun puisse s'exprimer.
09:09Nous, on n'est pas en train d'instrumentaliser
09:10qui que ce soit.
09:11Vous savez, c'est toujours pareil.
09:12L'extrême-gauche pourrit tout ce qu'elle touche.
09:15Ils l'ont fait avec les mouvements sociaux,
09:17ils l'ont fait avec les gilets jaunes,
09:18ils abîment notre démocratie.
09:20Les nuages noirs continuent à s'amonceler,
09:22Sébastien Chenu, sur le ciel de France.
09:24Il y a évidemment le budget,
09:26avec la discussion qui démarre,
09:28avec un certain nombre de milliards
09:29demandés d'économies par le gouvernement.
09:32Mais en réalité, ce sont surtout les entreprises
09:34qui vont payer le plus lourd tribut
09:36à cet effort-là.
09:38Votre contre-budget présenté ce matin
09:41propose 125 milliards d'économies sur 5 ans.
09:43Comment est-ce que vous comptez vous y prendre
09:45et où est-ce que vous allez couper en réalité ?
09:47Parce qu'on a du mal à voir où sont les réelles coupes.
09:49Bien sûr, mais il y a de quoi faire
09:51face à l'état catastrophique des finances publiques
09:54que vont nous laisser les macronistes.
09:55Je vous rappelle que lorsqu'Emmanuel Macron est arrivé,
09:57la charge de la dette,
09:58la charge de la dette était de 40 milliards,
10:01elle va être de 90 milliards en 2027.
10:03Donc effectivement, Emmanuel Macron n'a jamais anticipé,
10:06n'a jamais su profiter des taux d'intérêt
10:08lorsqu'ils étaient bas.
10:09Emmanuel Macron est en échec sur sa politique
10:11économique, industrielle, sociale,
10:12puisqu'il n'y a pas de croissance.
10:14Emmanuel Macron a été incapable
10:16de baisser les dépenses publiques
10:18et c'est là qu'il y a de quoi faire.
10:20Évidemment, on parle de la contribution
10:22à l'Union européenne,
10:23évidemment, on parle de l'immigration
10:24et les 20 milliards qu'elle coûte
10:26en termes d'aide sociale annuellement.
10:28Évidemment, le côté agencification de l'État,
10:31c'est-à-dire toutes ces structures
10:33suradministratives
10:33qui nous coûtent énormément.
10:35Vous coupez tout, vous mettez les gens au chômage.
10:36Non, mais pas les gens au chômage.
10:38On remet les gens sur leur mission,
10:39on remet les gens sur leur mission essentielle,
10:41on enlève toutes ces agences
10:42qui coûtent énormément d'argent.
10:44Rappelez-vous combien coûtait d'ailleurs
10:45le recours à McKinsey, etc.,
10:47et à toutes ces agences,
10:48et on réordonne.
10:49Vous savez, nous, notre principe,
10:50il est simple.
10:51On veut redresser, réparer et protéger.
10:55Redresser les finances publiques,
10:56parce que sinon on va à la catastrophe.
10:58Réparer ce qu'a fait Emmanuel Macron,
10:59c'est-à-dire remettre chacun sur ses missions,
11:01et puis évidemment protéger,
11:03protéger l'épargne des Français,
11:05protéger le pouvoir d'achat des Français,
11:06et puis réorganiser la dépense publique,
11:08parce qu'il ne s'agit pas de passer
11:09des coups de rabot.
11:10Ça ne m'intéresse pas, ça.
11:11Il s'agit de réorganiser la dépense publique.
11:13On a besoin d'argent pour relancer la démographie,
11:15on a besoin d'argent pour l'éducation nationale,
11:17pour la police, la justice,
11:19les grands piliers, la santé,
11:20les grands piliers de l'État régalien,
11:23et c'est là où il faut réorganiser la dépense.
11:24Une mesure que va annoncer peut-être Marine Le Pen tout à l'heure,
11:27quelle est la mesure phare à votre avis ?
11:29Il y a cette règle d'or budgétaire
11:30qui avait son irruption dans le programme de Marine Le Pen,
11:33elle y était assez hostile jusqu'à présent.
11:36Introduire dans la Constitution par référendum
11:37l'obligation de réduire le déficit public
11:39à 3% du PIB,
11:40c'est exactement les obligations de Maastricht
11:42qui n'étaient vraiment pas du tout dans son programme.
11:44D'accord, mais on n'est pas exactement dans la même situation.
11:47Vous voyez bien aujourd'hui,
11:48cette espèce de nœud coulant qui nous tire vers le fond,
11:50ou cette boule de neige
11:51qu'expliquent les économistes matin, midi et soir,
11:53va nous entraîner à une crise obligataire
11:55si on ne fait pas quelque chose.
11:56La crise, elle est devant nous,
11:58elle est très proche.
11:59Avant même la présidentielle, selon vous ?
12:00Mais c'est possible.
12:01Donc nous, notre but, c'est de montrer des chemins,
12:04montrer des perspectives, justement,
12:05aussi au marché financier,
12:06pour leur dire, regardez,
12:07il y a des possibilités de faire autrement.
12:09Et c'est vrai que cette règle d'or,
12:10qui est un cadre que Marine Le Pen
12:12veut proposer aux Français par référendum,
12:15eh bien, elle sera le cadre
12:16dans lequel évoluera le programme
12:18et les propositions de Marine Le Pen,
12:20dont le but sera évidemment
12:21de désendetter l'État.
12:24Toute initiative sera prise
12:25pour désendetter l'État
12:27et de l'autre côté,
12:28rendre du pouvoir d'achat aux Français.
12:29Avec des hausses d'impôts à la clé ou pas ?
12:31Non, pas des hausses d'impôts.
12:32Non, non, nous n'aurons pas des hausses d'impôts.
12:33Hier, votre préjeu,
12:33le porte-parole du gouvernement,
12:34dit que vous aviez voté
12:35des dizaines de millions d'euros
12:36d'impôts supplémentaires.
12:38Non, mais ce gouvernement
12:39ne pourra jamais faire la leçon
12:40à qui que ce soit
12:41vu la façon dont ils ont géré
12:43les finances publiques.
12:44Ils ont prélevé
12:45beaucoup d'argent
12:46sur le dos des Français.
12:47Ils l'ont très mal réparti
12:48puisque tous nos services publics
12:49sont exsangues
12:50et ils ont passé leur temps
12:52pour se maintenir au pouvoir
12:53à faire des chèques
12:54avec l'argent des Français.
12:55Donc, qu'ils gardent
12:56leurs leçons pour eux
12:56et qu'ils nous laissent
12:57comme le fera Marine Le Pen
12:58avec Jordan Bardella
12:59et Jean-Philippe Tanguy ce matin
13:00proposer une autre trajectoire
13:02budgétaire pour le pays.
13:03Vous évoquez Sébastien.
13:04Et vous verrez,
13:04il y aura des surprises.
13:05Des surprises concernant ces mesures.
13:07Oui, oui, des surprises
13:08avec des droits nouveaux aussi.
13:11Libérales peut-être.
13:12Avec des droits nouveaux,
13:13avec des politiques
13:14qui montrent que nous prenons en compte
13:16la réalité économique
13:17et sociale du pays.
13:18D'accord.
13:19Jordan Bardella,
13:19vous venez de l'évoquer.
13:20Marine Le Pen a redit
13:21avoir totalement confiance en lui
13:23après la polémique liée
13:24aux déclarations de Mediapart
13:26qui évoquent des écrits antisémites
13:27lorsqu'il avait 17 ans.
13:29Est-ce que vous avez mesuré
13:30l'impact dans le parti
13:31de cette affaire
13:32et aussi auprès des électeurs
13:34du Rassemblement national
13:36dans la perspective
13:37d'un second ou du premier
13:39et du second tour ?
13:40Oui, mais chez nous,
13:41la manipulation, ça ne prend pas.
13:42Et je vous parle de manipulation
13:43parce qu'évidemment,
13:45Mediapart se retrouve aujourd'hui
13:46confronté à l'un de ces témoins
13:48majeurs de leur affaire
13:50qui raconte qu'effectivement,
13:51Mediapart a manipulé,
13:53a occulté un certain nombre
13:54de mails, de réponses,
13:55a manipulé pour quoi ?
13:56Pour nuire.
13:57Pour nuire à Jordan Bardella,
13:58pour le faire passer
13:59pour ce qu'il n'est pas,
14:00pour le faire passer
14:01pour un antisémite.
14:02Mediapart a repris des éléments
14:04qui avaient fait l'objet déjà
14:05de condamnations
14:06pour diffamation
14:06les années précédentes.
14:08Donc effectivement,
14:08Mediapart est en train
14:09de subir le fameux
14:11boomerang de Canberra,
14:12vous savez, dans le dîner de con.
14:13Ils sont en train de reprendre
14:15en plein visage
14:16ce boomerang qu'ils ont lancé
14:17parce qu'ils ont la volonté
14:18uniquement de nuire.
14:19La manipulation de Mediapart
14:20ne prend pas,
14:22ne marche pas.
14:22Mais il n'y a pas d'impact,
14:23comme je vous le disais,
14:24dans votre parti,
14:25dans le Rassemblement National ?
14:26Il n'y a zéro impact
14:27parce que personne n'y a jamais cru.
14:28Et parce qu'aujourd'hui,
14:29la plainte pour diffamation
14:30est déposée,
14:30les plaintes pour faux
14:31vont être déposées
14:32ou elles le sont peut-être
14:32au moment déjà
14:33où nous nous parlons.
14:34Procédure longue,
14:35disent certains
14:36de vos détracteurs.
14:37On aurait pu choisir
14:37une procédure plus rapide.
14:40Non, mais parce qu'il y a
14:41des aspects techniques,
14:42il y a des preuves à trouver
14:43parce que ces procédures,
14:44oui, elles sont longues
14:45mais surtout,
14:46elles permettront
14:46d'établir la vérité.
14:48Jordan Bardella
14:48n'est pas antisémite,
14:50ne l'a jamais été,
14:51tout comme notre mouvement
14:52combat l'antisémitisme,
14:54combat, évidemment,
14:55et est aujourd'hui,
14:56probablement,
14:56en cette veille de 7 octobre,
14:58le meilleur bouclier
14:59pour les Français
14:59de confession juive.
15:00Et certains disent
15:01qu'effectivement,
15:02ce n'est pas le RN
15:02qui est le meilleur protecteur
15:04de la communauté juive.
15:05Qu'est-ce que vous leur répondez ?
15:07Eh bien, je leur réponds
15:07de regarder les propos
15:08de Mme Rima Hassan,
15:09les actions de Rima Hassan
15:10hier au Parlement européen
15:12qui a décroché,
15:13abîmé,
15:15insulté
15:15le drapeau israélien
15:16et le drapeau européen
15:17parce qu'ils portent en eux
15:19la profanation.
15:20La France insoumise
15:22porte en elle
15:22la profanation.
15:23Ils ont toujours besoin
15:24de piétiner,
15:25de saccager,
15:26d'abîmer
15:26ceux qui ne pensent pas comme eux
15:28et que la veille
15:29des commémorations
15:31du 7 octobre
15:31où on doit penser
15:32aux victimes israéliennes
15:33et aux victimes françaises,
15:35eh bien,
15:35une députée européenne
15:37saccage un drapeau israélien
15:39sans dit long
15:39sans dit long
15:40sur ce qu'ils pensent
15:41de nos compatriotes juifs,
15:42sans dit long
15:42de ce qu'ils pensent
15:43d'Israël
15:44et du droit d'Israël
15:45à vivre.
15:46Eh bien, moi,
15:47je crois que c'est
15:47la meilleure des réponses
15:49en observant
15:49et en condamnant
15:50fermement
15:51les propos
15:52et les gestes
15:52de Mme Hassan.
15:53Sébastien Chenu,
15:54demain, vous l'avez dit,
15:54ce sera le troisième anniversaire
15:55du 7 octobre.
15:57Trois ans après,
15:58où on est la France
15:58par rapport à l'antisémitisme ?
16:00On voit que les actes
16:02antisémites explosent
16:03dans notre pays,
16:04concernent absolument
16:05toutes les types
16:07de population.
16:08Comment lutter
16:08contre ce fléau ?
16:09Est-ce que vous êtes
16:10le parti qui pourra
16:11lutter contre l'antisémitisme ?
16:13Oui, bien sûr,
16:13nous sommes le parti
16:14de la fermeté,
16:15nous sommes le parti
16:16de l'ordre,
16:16nous l'avons déjà indiqué,
16:18mais c'est vrai
16:19qu'en cette veille
16:19de recueillement,
16:20au moment où moi,
16:21je pense au peuple israélien
16:23ou aux Français aussi
16:24qui ont été victimes
16:25de cela.
16:25On sait que l'antisémitisme
16:27est encore très fort
16:28dans notre pays,
16:29qu'il est relayé
16:29par des mouvements politiques
16:30et qu'il faudra,
16:31évidemment,
16:31c'est la meilleure des réponses,
16:33battre ces mouvements politiques
16:34à l'occasion
16:34des prochaines élections.
16:35Aurore Berger,
16:36ministre de l'Égalité
16:37entre les femmes
16:38et les hommes,
16:38sera sur notre plateau demain.
16:40Elle présente en juillet
16:41un projet de loi
16:41en 10 articles
16:42contre le racisme
16:43et l'antisémitisme.
16:44Il prévoit notamment
16:45une peine d'inéligibilité
16:46pour les élus
16:47condamnés pour infraction
16:49antisémite ou raciste.
16:50Est-ce que c'est
16:50une bonne chose
16:51et est-ce que ça pourrait
16:53empêcher certains élus
16:54de pouvoir se présenter
16:55ou se représenter ?
16:56Moi, je suis par principe
16:57toujours hostile au fait
16:58qu'on empêche les élus
16:59de parler.
16:59Parce qu'au contraire,
17:00je pense que c'est parce
17:01qu'on laisse des élus
17:02comme la France insoumise
17:02de parler qu'ils se dévoilent
17:04et qu'on sait
17:04comment on doit les combattre.
17:05Donc, les histoires
17:06de dire qu'il faut les empêcher
17:07de parler,
17:07ça ne résout pas
17:08les problèmes de fond.
17:09Attaquons-nous
17:09aux problèmes de fond
17:10et puis laissons
17:11la France insoumise
17:13se montrer sous son vrai visage.
17:15C'est comme ça
17:15qu'on la combat le mieux.
17:16Vous me parlez beaucoup
17:16de la France insoumise.
17:17Moi, je vous parle de vous
17:18encore une fois,
17:19de votre attitude
17:20par rapport à l'antisémitisme,
17:21les mesures qu'il faut prendre
17:22pour empêcher ce fléau
17:24de se développer
17:25dans notre pays
17:25et protéger la communauté juive.
17:27Bien sûr,
17:27mais c'est des mesures
17:28d'ordre judiciaire.
17:29Il faut alourdir
17:30un certain nombre de sanctions.
17:32Elles existent déjà,
17:33mais il faut les alourdir.
17:34Il ne faut rien laisser passer
17:35en matière d'expression
17:37ou d'action
17:38ou de profanation.
17:39Vous l'avez vu dernièrement.
17:40Vous réclamez donc
17:41des sanctions
17:42contre Réma Hassan
17:42au Parlement européen ?
17:44Je pense qu'elles
17:44devraient être sanctionnées, oui.
17:45Et d'ailleurs,
17:46je crois que nos députés européens
17:47ont saisi les instances
17:48du Parlement européen
17:49suite à ce qu'elle a fait.
17:51Sébastien Chenu
17:51a été notre invité.
17:52Merci beaucoup
17:53d'être revenu ce matin
17:54dans la matinale
17:54sur CNews et sur Europe 1.
17:55Bonne journée à vous.
17:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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