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  • il y a 13 minutes
Sébastien Chenu, député RN du Nord et vice-président du groupe à l’Assemblée nationale, répond aux questions de Laurence Ferrari.

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Transcription
00:00Ce matin dans la grande interview CNews et Européens, c'est Sébastien Chenu.
00:03Bonjour à vous, vice-président du Rassemblement National, député du Nord.
00:0712 jours après la mort de Quentin de Ranck, l'émotion est toujours vive.
00:10Une enquête a été ouverte, M. Chenu, à Paris, sur des soupçons de reconstitution de la jeune garde.
00:14Il était temps pour vous.
00:16Est-ce qu'il faut établir des responsabilités dans ce drame, y compris politiques, jusqu'au plus haut niveau ?
00:21Oui, bien sûr. La jeune garde, c'est la milice de la France insoumise.
00:25C'est presque comme ça, d'ailleurs, qu'ils se définissent, puisqu'ils revendiquent leurs actions et leurs pratiques violentes.
00:31Et le chef de la milice, c'est Raphaël Arnaud, élu de la France insoumise, soutenu par Jean-Luc Mélenchon
00:36encore ces dernières heures,
00:38et par l'ensemble des membres de la France insoumise.
00:41Et donc, la France insoumise ayant fait élire son chef de milice député,
00:45lorsqu'il y a effectivement ce type de scandale démocratique,
00:50l'utilisation de la violence portée si loin au point qu'elle en vient à tuer un jeune homme,
00:54eh bien, des conséquences doivent être tirées.
00:57Donc, l'émission de Raphaël Arnaud ?
00:58Je pense que, comme la majorité des Français, d'ailleurs, dans un sondage qui sort, je crois, aujourd'hui,
01:03Raphaël Arnaud, qui était déjà fiché S pour violence, était déjà un délinquant, un voyou.
01:11Eh bien, aujourd'hui, ce chef de milice, effectivement, ne peut pas représenter le peuple français à l'Assemblée nationale.
01:17Je pense que s'il avait un peu... Et on ne l'entend pas.
01:20Ça aussi, c'est une certaine forme de lâcheté.
01:22Il se plante qu'il n'est pas revenu à l'Assemblée nationale.
01:25On dirait qu'il n'y venait pas beaucoup, déjà, de toute façon.
01:27Mais, au-delà de ça, cette lâcheté dit tout.
01:32Dit que, finalement, qui se sent gêné se cache.
01:35Et Raphaël Arnaud se cache parce qu'il n'est plus que gêné, parce qu'il s'est passé.
01:39Au-delà de Raphaël Arnaud, il y a le cas de la France Insoumise.
01:42Christian Estrosi demande que l'on prive de financement public la France Insoumise,
01:46quitte à la dissoudre.
01:47C'est possible de dissoudre un parti politique, Sébastien Chenu ?
01:49Vous êtes favorable ou pas ?
01:50Alors, un parti politique peut être dissout comme une organisation
01:52s'il ne respecte pas le cadre démocratique dans lequel, effectivement, le combat politique se joue.
01:59C'est-à-dire, lorsqu'il y a des violences, lorsqu'il y a un certain nombre d'actions qui
02:04sont soulignées.
02:05Je ne dis pas que la France Insoumise, aujourd'hui, est un parti politique violent.
02:09Je dis qu'ils encouragent des pratiques violentes, qu'ils appellent à la violence,
02:13qu'ils appellent à éteindre la démocratie.
02:16En réalité, la France Insoumise ne souhaite pas gagner par les élections.
02:19Elle souhaite gagner par la rue.
02:20Elle souhaite gagner par la déstabilisation.
02:23Et elle souhaite entraver la démocratie, aujourd'hui.
02:26Donc, la question est sur la table.
02:28Et la France Insoumise va devoir apporter, quand même, des réponses.
02:32Ils ne peuvent pas passer entre les mailles du filet, comme si ce chef de bande, ce voyou, n'était
02:37pas des leurs.
02:38D'ailleurs, ils revendiquent qu'ils soient des leurs.
02:39Alors, s'ils revendiquent qu'ils soient des leurs, il faut aussi rendre des comptes et expliquer aux Français quelles
02:44sont leurs méthodes.
02:45Sebastien Lecornu, hier, a demandé à la France Insoumise de faire le ménage dans ses rangs et dans ses idées.
02:49Il dénonce le fait que Raphaël Arnaud soit toujours membre du parti.
02:52Il renvoie dos à dos et le Rassemblement National et la France Insoumise.
02:56Il redoute que tout soit fait pour une confrontation entre les deux extrêmes en 2027.
02:59Il a raison ?
03:00Non, il a tort, d'abord parce que nous ne sommes pas le miroir de la France Insoumise.
03:04La France Insoumise, c'est un mouvement qui veut, comme je le disais, entraver la démocratie,
03:08qui conteste, d'ailleurs, Mathilde Panot s'exprimait dernièrement,
03:11qui est prête à contester le résultat des élections.
03:14Nous, évidemment, nous n'avons rien à voir avec tout ça.
03:16Et nous sommes exactement à front renversé, si j'ose dire.
03:19C'est-à-dire que nous, nous avons toujours, et en particulier depuis l'arrivée de Marine Le Pen à
03:23la tête de notre mouvement,
03:24chassés, mis très loin, le plus loin possible de nous, effectivement, des gens qui ne partagent pas nos options politiques.
03:32Marine Le Pen, la première chose qu'elle fait lorsqu'elle prend les rênes à l'époque du Front National,
03:36c'est exclure ces gens de l'extrême droite qui, d'ailleurs, nous livrent une guerre,
03:41ne nous épargnent pas sur les réseaux sociaux.
03:42L'extrême droite française, aujourd'hui, mène la guerre à Marine Le Pen.
03:46À la France insoumise, c'est l'inverse.
03:48Eux, ils les promeuvent.
03:49Eux, ils en font des députés de ces extrémistes.
03:52Donc, on est exactement à l'opposé.
03:55Il ne faudrait pas établir ce genre de parallèle qui a comme, d'ailleurs, manipulation sourde,
04:01ou en tous les cas comme sous-entendu, de dire,
04:02puisque finalement, le Rassemblement National pourrait être aussi lié,
04:08alors que nous avons demandé que les groupes extrémistes soient évidemment sanctionnés,
04:13qu'ils soient de droite ou de gauche,
04:14eh bien, ça permettra à quelqu'un d'autre de venir régler les comptes,
04:18c'est-à-dire au bloc central, de dire, regardez, nous, nous sommes bien sages.
04:21Non, en réalité, M. Le Cornu se trompe, mais il le fait à dessein, par calcul électoral.
04:27Il achète du temps, comme d'habitude.
04:29Yael Brune-Pivet vous accuse d'avoir des liens directs avec des groupuscules violents.
04:33Qu'est-ce que vous lui répondez ?
04:34Manon Aubry aussi nous parlait cette semaine d'un contrat avec la Good Connection.
04:39Est-ce que vous avez vraiment coupé tous les ponts avec ces extrémistes de l'ultra-droite ?
04:45Non, mais ils sont en plein fantasme, mais ce sont des fantasmes pour allumer des contre-feux.
04:50La réalité, c'est que...
04:50Éric Dupont-Maranti parlait ce matin encore de Frédéric Chatillon.
04:53Non, mais il nous cite toujours les mêmes noms de gens que...
04:55Est-ce qu'il est encore dans l'orbite du RL ou pas ?
04:56Moi, j'ai rejoint Marine Le Pen il y a presque 15 ans.
05:00Je n'ai jamais vu Frédéric Chatillon dans l'organigramme, dans les relations du Rassemblement national depuis toutes ces années.
05:07La réalité, c'est qu'ils nous sortent toujours de 3-4 noms, le GUD, l'OAS.
05:11Madame Rousseau parlait de l'OAS qui a été dissous en 1963.
05:13Enfin, je veux dire, à un moment, ces gens ne sont pas sérieux, mais ils cherchent à masquer leur propre
05:16responsabilité.
05:17Nous, je vous le redis, nous mettons, et nous avons mis depuis très longtemps, ces groupuscules très très loin de
05:23nous
05:24parce qu'ils ne partagent pas nos combats et parce que nous ne voulons pas avoir de lien avec l
05:28'inverse de la France insoumise.
05:30Donc, nous, on est clair là-dessus et quand quelqu'un pose problème...
05:35Si il y a un candidat ou un assistant parlementaire, ça a été le cas pour la députée RN, Lisette
05:38Pollet,
05:39quand il y a des propos qui sont borderline, c'est dehors ?
05:42C'est-à-dire que non seulement c'est dehors,
05:45mais surtout, si une personne le fait sous pseudonyme, nous cache ses intentions,
05:50c'est vrai que c'est plus difficile de la démasquer.
05:53Mais lorsque cette personne est démasquée et si elle cache ses intentions, c'est que ses intentions sont mauvaises,
05:57alors elle n'a pas sa place parmi nous.
05:59Nous, vous savez, on est un parti totalement républicain, on n'empêche personne de s'exprimer,
06:04on n'utilise pas la violence, on fait des propositions politiques,
06:07on peut nous combattre sur le terrain idéologique, politique, etc.
06:11Aucun problème, mais nous, on ne met pas le feu à des quarts,
06:14comme moi j'ai vu des quarts de militants attaqués lors des meetings du RN par l'extrême-gauche,
06:21de nos militants.
06:22On n'empêche pas les autres de s'exprimer,
06:24on ne frappe pas des jeunes gens dans la rue,
06:27on ne promeut pas des chefs de milice en en faisant des députés.
06:31Nous sommes respectueux de nos adversaires,
06:33et j'aimerais qu'ils le soient tout autant de nous d'ailleurs.
06:35Parce que derrière, c'est des millions d'électeurs qui nous font confiance.
06:39Sébastien Chenier, on est sur...
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