00:0016h, 18h, Pascal Proulx et vous sur Europe 1.
00:03Il est venu nous dire bonjour monsieur Barbe-Livien.
00:05Ah vous avez bonne mine tiens.
00:06Vous qui passez sans me voir, moi je vous vois.
00:08Qui passez sans me voir.
00:09Je vous revois avec plaisir tous.
00:12Venez me dire.
00:12Le colonel Carreroux en place.
00:14Enfin tout le monde est là.
00:16Jean Sablon.
00:18Mais Jean Sablon il avait inventé le micro.
00:20Je crois que c'est le premier qui avait parlé d'un micro.
00:23Mais si je parle de Jean Sablon à la jeune génération.
00:26Non mais il n'y a pas de jeune génération là.
00:28Alors justement.
00:30On est avec Lionel.
00:31Parce qu'on revient tous de l'été parfois.
00:34Et puis on a écouté ce qui se passe dans la ville.
00:37Et moi je vois arriver une opposition entre jeunes et vieux.
00:42Dans cette campagne électorale.
00:44Ah pour la campagne.
00:45Oui il y a toujours eu des conflits de génération.
00:48C'était bien normal.
00:49Mais là j'ai le sentiment.
00:50Alors je prends évidemment des pincettes pour dire ça.
00:53Qu'une partie de la jeunesse déteste les vieux.
00:56Elle les déteste.
00:58Vraiment.
00:58Je pense surtout qu'elle ne les connaît pas.
01:02Il y a des noms.
01:04Mais c'est Lionel à qui je voulais parler.
01:06Oh pardon.
01:07C'est Lionel qui m'intéresse cher Didier Barbelli.
01:09Excusez-moi cher Pascal.
01:11Mais restez quand même.
01:12Parce que j'ai le sentiment qu'elle déteste ce qu'ils ont fait.
01:17Elle a le sentiment qu'ils ont cramé la caisse.
01:19Que sur l'écologie ils ont détruit la planète.
01:22Que sur l'entreprise ils ont un rapport à l'entreprise que les plus jeunes n'ont plus.
01:27Parce qu'ils n'ont pas envie de se tuer au travail.
01:29Que la famille c'est encore différent.
01:30Donc je vois arriver dans cette campagne une opposition entre jeunes et vieux.
01:35Et j'ai parlé de cela tout à l'heure.
01:37Et il y a pas mal de gens qui ont réagi au standard.
01:39Et notamment Lionel.
01:40Bonjour Lionel.
01:41Vous habitez Paris.
01:42Oui bonjour M.
01:43Proulx.
01:44Alors juste une petite anecdote.
01:45Je ne sais pas si vous vous rappelez.
01:46Mais je suis le monsieur du Waterman 100.
01:49A l'époque où vous aviez M.
01:50Burga qui venait dans vos émissions.
01:52Bien sûr.
01:53Qui présentait des livres.
01:54Bien sûr.
01:55Il était venu vous apporter un livre dédicacé par François Mitterrand.
01:58Bien sûr.
01:59Et vous aviez fait une digression sur le Waterman 100.
02:01Bien sûr le Waterman 100 qui était le très beau stylo de François Mitterrand.
02:05Mais c'est vous qui me l'avez envoyé un jour ?
02:07Exactement.
02:08Et je vous ai remercié j'espère ?
02:10Tout à fait.
02:11Oui.
02:11Parce que parfois on a des cadeaux.
02:14Les auditeurs nous envoient des cadeaux.
02:15Un jour ils m'ont envoyé un lit.
02:16Donc c'était quand même plus difficile.
02:19Un lit qui est dans la salle de repos d'ailleurs.
02:22Mais effectivement j'ai reçu un très beau Waterman 100.
02:26Et il est sur mon bureau d'ailleurs.
02:27C'est comme Christian qui voulait vous envoyer à la retraite.
02:28Oui alors Christian qui voulait vous envoyer à la retraite.
02:30Bon ce conflit de génération, qu'en pensez-vous ?
02:33Est-ce que vous l'avez senti comme moi ?
02:35Alors je le vis un petit peu au quotidien.
02:38Parce que la politique effectivement j'adore ça.
02:40Ça m'intéresse beaucoup.
02:41Je suis beaucoup de vos émissions.
02:42Et vraiment je suis passionné de ça.
02:44Et moi j'ai, entre ma femme et moi on a six enfants.
02:47Trois d'un premier mariage, deux de son côté et un sixième ensemble.
02:51Et effectivement les débats politiques surtout dans cette période c'est très très dense.
02:55Et on a vraiment des visions complètement différentes.
02:58Les préoccupations, nous c'est plutôt l'économie, l'identité etc.
03:04Et eux c'est vraiment l'écologie.
03:06Ils ont été baignés là-dedans.
03:07Je pense que la formation dont ils ont été abreuvés pendant leur période au sein de l'éducation nationale,
03:13il y a beaucoup joué aussi.
03:14Parce que les sujets écologiques sont très très importants et souvent très très longuement traités.
03:20Donc il y a vraiment une différence.
03:22Mais je crois qu'aussi ils nous envient.
03:24Parce que quand on voit par exemple le succès du dernier film de Nakash Toledano,
03:28sur les années 80 quelque part,
03:31toute cette nostalgie qui existe avec ces films des années 80,
03:35cette période-là qui était un peu bénie,
03:37où on était un peu sans soucis,
03:40sans les réseaux sociaux,
03:42sans la pression quotidienne que nous mettent les téléphones portables,
03:46sans tout ça, je pense qu'ils nous envient un petit peu quand même.
03:48Ils nous envient évidemment cette liberté.
03:49On va marquer une pause,
03:50mais c'est bien d'ailleurs parce que Didier Barbelivien,
03:52il incarne cette période juste une illusion de chansons légères,
03:57de grands succès.
03:58Eric Nolot disait ce matin dans notre émission sur Europe 1, sur CNews,
04:02la liberté de cette époque-là, vous ne soupçonnez pas ce qu'elle était.
04:06Donc c'est un mélange de liberté,
04:08pardon, d'envie peut-être,
04:09et puis aussi de ressentiment sur cette génération
04:13que peuvent avoir les plus jeunes ou de rancœur,
04:15ou même ça peut aller jusqu'à une détestation.
04:18On marque une pause et on revient.
04:1916h-18h, vous écoutez Pascal Proébou sur Europe 1,
04:21et comme Lionel, vous pouvez réagir.
04:23Vous avez la parole au standard Europe 1, c'est le 01-80-20-39-21.
04:28Laissez aussi vos messages sur WhatsApp, 01-80-20-39-21.
04:32Et avant de retrouver la suite de Pascal Proébou,
04:34je vous rappelle que demain matin,
04:35c'est Dimitri Pavlenko que vous retrouvez de 7h à 9h,
04:38avec Anissa Haddadi,
04:39et toute l'équipe d'Europe 1 matin,
04:41Eugénie Bastier, Nicolas Caro,
04:42ou encore Charlotte Dornelas,
04:44et deux nouvelles signatures pour cette rentrée,
04:46l'économiste Marc Toiti et la philosophe et essayiste Julia De Funès.
04:50Le rendez-vous est pris demain,
04:52Europe 1 matin de 7h à 9h,
04:53avec Dimitri Pavlenko sur Europe 1.