00:0116h, 18h, Pascal Prouet-Vous sur Europe 1.
00:04Monsieur Olivier Guenek, il est parti notre auditeur avec lequel nous étions sur le conflit de génération ?
00:08Tout à fait, il est parti. On a Oscar sur le même sujet qui a 26 ans.
00:11Ah oui, mais c'était intéressant de...
00:13Ah maintenant on aura un jeune, voilà, ça fait du bien.
00:14Oui, mais il n'avait pas tout à fait terminé ce qu'il nous disait.
00:17J'avais compris que c'était compliqué dans sa famille.
00:20Bah c'est de ma faute, je pensais que c'était terminé, c'est de ma faute.
00:21Mais il n'y a pas de soucis. Oscar, bonjour !
00:24Bonjour, bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:25Vous avez 26 ans, Oscar. Qu'est-ce que vous faites dans la vie ?
00:28Je suis chef d'entreprise.
00:30Ah, et non, vous êtes allé vite.
00:32Six jeunes, bravo !
00:33C'est une belle ordre. Quand est-ce que vous avez monté votre entreprise ?
00:37Je l'ai monté en août 2022, donc il y a un tout petit peu plus de 4 ans maintenant.
00:41Et dans quel domaine ?
00:43Bah justement, alors moi je travaille dans le photovoltaïque,
00:46donc vous parliez d'écologie et des jeunes, et donc je me suis senti un petit peu concerné.
00:49On est installateur photovoltaïque.
00:51Bah donc vous aviez 22 ans, mais alors vous aviez fait des études particulières ?
00:56Non, non, non, j'ai pas fait d'études particulières.
00:58Après le bac, je suis parti directement dans le monde du travail.
01:03Et ensuite j'ai tout appris en autodidacte et j'ai fondé la société, du coup, 4 ans après avoir
01:08fini les études.
01:09Bah vous êtes le vrai entrepreneur.
01:10Parce qu'être entrepreneur, j'ai l'impression que c'est une nature.
01:14Et bah j'espère en tout cas.
01:16L'avenir nous le dira.
01:17C'est une nature, c'est-à-dire qu'on n'a pas envie d'être salarié,
01:19on a envie d'être son propre patron, toujours et tout le temps.
01:22On n'a pas envie d'écouter des ordres de quelqu'un d'autre que de soi.
01:27C'est ça, et puis c'est une liberté qui n'a pas de prix d'être entrepreneur.
01:30Bon, vous avez un salarié avec vous dans votre entreprise ?
01:36Oui, oui, alors on n'est pas une grosse entreprise,
01:38mais moi aujourd'hui j'ai 5 salariés.
01:40C'est pas mal à 26 ans.
01:41Et le chiffre d'affaires de l'entreprise ?
01:44On est un tout petit peu en dessous des 2 millions d'euros.
01:47Bah attendez, 2 millions d'euros de chiffre d'affaires, 26 ans.
01:51Mais votre père, votre famille, était une famille d'entrepreneurs ?
01:55Ou vous avez été le premier dans la famille à mettre leurs pieds à l'étrier ?
02:00Alors pas du tout, moi pour tout vous dire, je suis issu d'une famille de médecins.
02:04Et je suis d'ailleurs le premier à ne pas avoir fait médecine.
02:06C'est-à-dire qu'ils sont tous médecins, sauf moi.
02:09Bah écoutez, c'est une belle aventure que la vôtre.
02:13Et alors pourquoi vous avez voulu réagir sur ce sujet, sur cette querelle entre les anciens et les modernes ?
02:20Bah alors, de mon point de vue, la querelle entre les anciens et les modernes, elle existe en fait.
02:26Mais pour moi c'est une querelle d'opinion, c'est même pas une notion d'âge.
02:29Je peux être d'accord avec des personnes bien plus âgées que moi, être en désaccord avec des jeunes de
02:33mon âge.
02:34Le point surtout qui va être clivant, c'est au niveau de la politique et de la vision.
02:39Alors au niveau des problèmes, on est tous globalement d'accord pour citer les problèmes.
02:42Là où il y a des grosses divergences, c'est sur les solutions qui sont proposées.
02:46Je pense qu'on est tous d'accord pour dire qu'il y a une génération qui a pu vivre
02:49au-dessus de ses moyens et c'est tant mieux pour eux.
02:51Aujourd'hui, c'est plus le cas, c'est plus possible.
02:53Enfin, si on est un tout petit peu factuel, on ne peut plus continuer comme ça.
02:57Et le problème, c'est les solutions qui sont proposées.
02:59Moi, je connais des personnes âgées qui ont des très bonnes solutions.
03:01Et je connais des personnes très jeunes qui en ont des mauvaises.
03:03Donc pour moi, le clivage, il est hormis sur l'âge.
03:06En fait, c'est surtout un clivage politique qui peut se traduire.
03:09Après, plus vous êtes âgé en général, plus vous allez être centre voire gauche.
03:14Et donc c'est peut-être là où il peut y avoir un clivage avec des plus jeunes pour moi.
03:17Est-ce que vous avez le sentiment d'être un jeune particulier ?
03:21Moi, je côtoie des jeunes qui, c'est assez rigolo,
03:25mais pense à peu près globalement comme moi.
03:27C'est-à-dire que mon cercle d'amis, mon entourage,
03:29on travaille tous, on a tous envie de bien faire.
03:32On a envie de faire en sorte que le pays aille mieux.
03:35Mais on ne se reconnaît pas dans beaucoup de jeunes, pour être honnête avec vous.
03:38Quand on parle des jeunes, on ne se reconnaît pas forcément dedans.
03:41C'est pour ça que j'ai pris des précautions tout à l'heure.
03:43J'ai dit une partie des jeunes.
03:46Alors, cette partie des jeunes, c'est souvent des Bac plus 5,
03:50une sociologie de jeunes gens cultivés, formés, qui a diplômé,
03:57qu'on retrouve à l'université, qu'on retrouve, pourquoi pas, dans le journalisme,
04:03pourquoi pas dans le monde artistique, pourquoi pas dans le monde des collectivités locales.
04:09Donc des gens de qualité et qui sont confrontés à une réalité financière
04:15qui les amènent souvent à être très à gauche parce qu'ils ne gagnent pas très bien leur vie,
04:20disons les choses.
04:22C'est-à-dire qu'ils ont entre 25 et 35 ans, ils ont un haut niveau d'études
04:25et puis ils gagnent entre 1 500 et 2 000 euros par mois.
04:29Et effectivement, c'est cette sociologie qu'on retrouve dans les grandes villes,
04:33très souvent, qu'on peut retrouver à la France insoumise.
04:36Et dans les grandes villes, à Rennes, à Nantes, à Bordeaux, à Paris,
04:41comme par hasard, la France insoumise fait des scores très très importants, Oscar.
04:47Bien sûr, mais en fait, ça on le retrouve, moi, ça ne remonte pas si longtemps que ça,
04:51mais aux années lycée, je n'ai pas le souvenir une seule fois d'avoir reçu un tract dans le
04:56lycée
04:56pour un parti autre que l'extrême gauche.
04:58Donc en fait, dès le début, si vous voulez, il y a une gangrène de la gauche et de l
05:01'extrême gauche
05:01dans le système de l'éducation nationale.
05:03Et donc ces jeunes-là qui ont promet des salaires mirobolants sortis de Bac plus 5, Bac plus 7,
05:08alors que ce sont des voix de garage,
05:09parce que 90% du temps, ce sont des voix qui sont bouchées,
05:13et bien en fait, ils vont se rattacher du coup à des idéaux qu'ils ont entendus pendant 5 ans,
05:177 ans,
05:18on leur a martelé qu'eux, ils sont gentils, les autres sont des méchants.
05:22Et sauf que le monde du travail, c'est un petit peu la réalité,
05:25et que la réalité peut faire mal des fois.
05:27Mais vous dites les choses assez précisément,
05:29mais quand vous parlez, hélas, effectivement, de voix de garage,
05:33ou en tout cas de former parfois des professions,
05:36alors qu'on sait qu'il n'y a pas de débouchés,
05:39et je pense effectivement, alors la fac qui illustre ça souvent,
05:43c'est la fac de sociaux,
05:44c'est-à-dire que tu mets des bataillons de jeunes gens en sociaux,
05:48et tu sais que t'as pas besoin d'autant de gens diplômés de sociaux.
05:54Mais c'est intéressant, effectivement, Oscar, de vous écouter.
05:57Vous savez pour qui vous allez voter, Oscar, à la prochaine présidentielle ?
06:01Alors, j'hésite, il y a deux candidats qui me plaisent,
06:05mais qui seront, enfin je l'espère au second tour, même si j'ai peu d'espoir,
06:09j'aime beaucoup David Lissnard, ou sinon Sarah Knafow,
06:12qui sont, en termes d'économie, ceux qui me paraissent les plus solides.
06:15Ah oui, parce que vous êtes un libéral, forcément un chef d'entreprise,
06:19vous avez envie, vous, d'avoir le moins de charges possible,
06:22et effectivement que votre entreprise puisse engager davantage de salariés,
06:31et qu'effectivement l'économie, le poids de l'administration,
06:36pèse trop sans doute sur les entreprises.
06:39C'est dommage parce que Christian est parti,
06:41Christian, notre auditeur d'LFI.
06:44Je le rappelle !
06:44Bah non, parce qu'on l'a eu, mais peut-être une autre fois entre Christian et Oscar,
06:50je pense que ça fera partie des dialogues qu'on pourra imaginer cette saison.
06:54Gérard Carreroux veut peut-être dire un mot, et puis on parlera justement...
06:57Ah non, on peut peut-être parler de Lissnard justement, parce que vous en avez parlé.
07:00L'entrée sur scène de David Lissnard à Cannes pour son discours de rentrée,
07:03on le voit courir sur scène, chemise blanche, écoutez.
07:19C'était ce week-end, on fait un tour d'horizon de ce qu'a été le week-end politique.
07:23C'est la musique de Presley, comment dire, qui est remixée, je pense.
07:31Bon, vous voulez dire un mot sur Lissnard ?
07:33Oui, parce que je trouve que, les deux noms d'ailleurs, vous les avez cités les deux.
07:38Il y a Mme Knafot, Sarah Knafot, mais elle, elle a commencé à sortir de l'ombre depuis le début.
07:45Je parle l'ombre depuis le début de la campagne, c'est-à-dire depuis dix jours.
07:48Elle sera demain, je crois, chez Christine Kelly sur ces news.
07:55Donc, on va l'entendre sur ces propositions qui sont assez intéressantes,
07:59d'après ce que j'en ai entendu.
08:00Mais l'autre, c'est David Lissnard.
08:03Je ne comprends pas le hiatus qu'il y a entre un bouche-à-oreille, un peu partout,
08:10très important, de gens qui vous disent « Ah, il y en a un pour qui je voterai bien, etc.
08:14»
08:14Lissnard et l'absence totale, pratiquement, de Lissnard dans les médias, les grands médias.
08:21Les grands médias, je dis par là, les médias classiques, genre TF1, France 2, etc.
08:28Et même sur les chaînes info, qui depuis le début de la politique, c'est-à-dire depuis huit jours,
08:36mettent des débats partout, avec tout le monde.
08:39Et je ne vois jamais Lissnard.
08:41Est-ce qu'il est boycotté ?
08:43Ou est-ce que c'est simplement parce que c'est un libéral dans un pays qui réfute, sans même
08:49le connaître, le libéralisme ?
08:49La vérité, c'est qu'il est souvent à Cannes, parce qu'il est maire de Cannes,
08:52et que ça se fait, la politique, souvent à Paris.
08:54Sarah Knafo est à Paris, Édouard Philippe est davantage à Paris.
08:57Il y a aussi cette proximité géographique.
08:59Il est 16h57, la pause dans une seconde,
09:02et on continuera à parler de François Fillon,
09:05et effectivement de toute l'actualité politique.
09:07A tout de suite !
09:07On revient avec vous aussi, chers auditeurs d'Europe 1.
09:10Vous nous appelez, vous réagissez, vous avez la parole au standard d'Europe 1.
09:13Le numéro est non surtaxé, c'est le 0 1 80 20 39 21.
09:17Vous pouvez nous laisser aussi vos messages avec ce même numéro sur WhatsApp.
09:21A tout de suite avec Pascal Fros sur Europe 1.