Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 semaines
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0116h, 18h, Pascal Prouet-Vous sur Europe 1.
00:04Monsieur Olivier Guenek, il est parti notre auditeur avec lequel nous étions sur le conflit de génération ?
00:08Tout à fait, il est parti. On a Oscar sur le même sujet qui a 26 ans.
00:11Ah oui, mais c'était intéressant de...
00:13Ah maintenant on aura un jeune, voilà, ça fait du bien.
00:14Oui, mais il n'avait pas tout à fait terminé ce qu'il nous disait.
00:17J'avais compris que c'était compliqué dans sa famille.
00:20Bah c'est de ma faute, je pensais que c'était terminé, c'est de ma faute.
00:21Mais il n'y a pas de soucis. Oscar, bonjour !
00:24Bonjour, bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:25Vous avez 26 ans, Oscar. Qu'est-ce que vous faites dans la vie ?
00:28Je suis chef d'entreprise.
00:30Ah, et non, vous êtes allé vite.
00:32Six jeunes, bravo !
00:33C'est une belle ordre. Quand est-ce que vous avez monté votre entreprise ?
00:37Je l'ai monté en août 2022, donc il y a un tout petit peu plus de 4 ans maintenant.
00:41Et dans quel domaine ?
00:43Bah justement, alors moi je travaille dans le photovoltaïque,
00:46donc vous parliez d'écologie et des jeunes, et donc je me suis senti un petit peu concerné.
00:49On est installateur photovoltaïque.
00:51Bah donc vous aviez 22 ans, mais alors vous aviez fait des études particulières ?
00:56Non, non, non, j'ai pas fait d'études particulières.
00:58Après le bac, je suis parti directement dans le monde du travail.
01:03Et ensuite j'ai tout appris en autodidacte et j'ai fondé la société, du coup, 4 ans après avoir
01:08fini les études.
01:09Bah vous êtes le vrai entrepreneur.
01:10Parce qu'être entrepreneur, j'ai l'impression que c'est une nature.
01:14Et bah j'espère en tout cas.
01:16L'avenir nous le dira.
01:17C'est une nature, c'est-à-dire qu'on n'a pas envie d'être salarié,
01:19on a envie d'être son propre patron, toujours et tout le temps.
01:22On n'a pas envie d'écouter des ordres de quelqu'un d'autre que de soi.
01:27C'est ça, et puis c'est une liberté qui n'a pas de prix d'être entrepreneur.
01:30Bon, vous avez un salarié avec vous dans votre entreprise ?
01:36Oui, oui, alors on n'est pas une grosse entreprise,
01:38mais moi aujourd'hui j'ai 5 salariés.
01:40C'est pas mal à 26 ans.
01:41Et le chiffre d'affaires de l'entreprise ?
01:44On est un tout petit peu en dessous des 2 millions d'euros.
01:47Bah attendez, 2 millions d'euros de chiffre d'affaires, 26 ans.
01:51Mais votre père, votre famille, était une famille d'entrepreneurs ?
01:55Ou vous avez été le premier dans la famille à mettre leurs pieds à l'étrier ?
02:00Alors pas du tout, moi pour tout vous dire, je suis issu d'une famille de médecins.
02:04Et je suis d'ailleurs le premier à ne pas avoir fait médecine.
02:06C'est-à-dire qu'ils sont tous médecins, sauf moi.
02:09Bah écoutez, c'est une belle aventure que la vôtre.
02:13Et alors pourquoi vous avez voulu réagir sur ce sujet, sur cette querelle entre les anciens et les modernes ?
02:20Bah alors, de mon point de vue, la querelle entre les anciens et les modernes, elle existe en fait.
02:26Mais pour moi c'est une querelle d'opinion, c'est même pas une notion d'âge.
02:29Je peux être d'accord avec des personnes bien plus âgées que moi, être en désaccord avec des jeunes de
02:33mon âge.
02:34Le point surtout qui va être clivant, c'est au niveau de la politique et de la vision.
02:39Alors au niveau des problèmes, on est tous globalement d'accord pour citer les problèmes.
02:42Là où il y a des grosses divergences, c'est sur les solutions qui sont proposées.
02:46Je pense qu'on est tous d'accord pour dire qu'il y a une génération qui a pu vivre
02:49au-dessus de ses moyens et c'est tant mieux pour eux.
02:51Aujourd'hui, c'est plus le cas, c'est plus possible.
02:53Enfin, si on est un tout petit peu factuel, on ne peut plus continuer comme ça.
02:57Et le problème, c'est les solutions qui sont proposées.
02:59Moi, je connais des personnes âgées qui ont des très bonnes solutions.
03:01Et je connais des personnes très jeunes qui en ont des mauvaises.
03:03Donc pour moi, le clivage, il est hormis sur l'âge.
03:06En fait, c'est surtout un clivage politique qui peut se traduire.
03:09Après, plus vous êtes âgé en général, plus vous allez être centre voire gauche.
03:14Et donc c'est peut-être là où il peut y avoir un clivage avec des plus jeunes pour moi.
03:17Est-ce que vous avez le sentiment d'être un jeune particulier ?
03:21Moi, je côtoie des jeunes qui, c'est assez rigolo,
03:25mais pense à peu près globalement comme moi.
03:27C'est-à-dire que mon cercle d'amis, mon entourage,
03:29on travaille tous, on a tous envie de bien faire.
03:32On a envie de faire en sorte que le pays aille mieux.
03:35Mais on ne se reconnaît pas dans beaucoup de jeunes, pour être honnête avec vous.
03:38Quand on parle des jeunes, on ne se reconnaît pas forcément dedans.
03:41C'est pour ça que j'ai pris des précautions tout à l'heure.
03:43J'ai dit une partie des jeunes.
03:46Alors, cette partie des jeunes, c'est souvent des Bac plus 5,
03:50une sociologie de jeunes gens cultivés, formés, qui a diplômé,
03:57qu'on retrouve à l'université, qu'on retrouve, pourquoi pas, dans le journalisme,
04:03pourquoi pas dans le monde artistique, pourquoi pas dans le monde des collectivités locales.
04:09Donc des gens de qualité et qui sont confrontés à une réalité financière
04:15qui les amènent souvent à être très à gauche parce qu'ils ne gagnent pas très bien leur vie,
04:20disons les choses.
04:22C'est-à-dire qu'ils ont entre 25 et 35 ans, ils ont un haut niveau d'études
04:25et puis ils gagnent entre 1 500 et 2 000 euros par mois.
04:29Et effectivement, c'est cette sociologie qu'on retrouve dans les grandes villes,
04:33très souvent, qu'on peut retrouver à la France insoumise.
04:36Et dans les grandes villes, à Rennes, à Nantes, à Bordeaux, à Paris,
04:41comme par hasard, la France insoumise fait des scores très très importants, Oscar.
04:47Bien sûr, mais en fait, ça on le retrouve, moi, ça ne remonte pas si longtemps que ça,
04:51mais aux années lycée, je n'ai pas le souvenir une seule fois d'avoir reçu un tract dans le
04:56lycée
04:56pour un parti autre que l'extrême gauche.
04:58Donc en fait, dès le début, si vous voulez, il y a une gangrène de la gauche et de l
05:01'extrême gauche
05:01dans le système de l'éducation nationale.
05:03Et donc ces jeunes-là qui ont promet des salaires mirobolants sortis de Bac plus 5, Bac plus 7,
05:08alors que ce sont des voix de garage,
05:09parce que 90% du temps, ce sont des voix qui sont bouchées,
05:13et bien en fait, ils vont se rattacher du coup à des idéaux qu'ils ont entendus pendant 5 ans,
05:177 ans,
05:18on leur a martelé qu'eux, ils sont gentils, les autres sont des méchants.
05:22Et sauf que le monde du travail, c'est un petit peu la réalité,
05:25et que la réalité peut faire mal des fois.
05:27Mais vous dites les choses assez précisément,
05:29mais quand vous parlez, hélas, effectivement, de voix de garage,
05:33ou en tout cas de former parfois des professions,
05:36alors qu'on sait qu'il n'y a pas de débouchés,
05:39et je pense effectivement, alors la fac qui illustre ça souvent,
05:43c'est la fac de sociaux,
05:44c'est-à-dire que tu mets des bataillons de jeunes gens en sociaux,
05:48et tu sais que t'as pas besoin d'autant de gens diplômés de sociaux.
05:54Mais c'est intéressant, effectivement, Oscar, de vous écouter.
05:57Vous savez pour qui vous allez voter, Oscar, à la prochaine présidentielle ?
06:01Alors, j'hésite, il y a deux candidats qui me plaisent,
06:05mais qui seront, enfin je l'espère au second tour, même si j'ai peu d'espoir,
06:09j'aime beaucoup David Lissnard, ou sinon Sarah Knafow,
06:12qui sont, en termes d'économie, ceux qui me paraissent les plus solides.
06:15Ah oui, parce que vous êtes un libéral, forcément un chef d'entreprise,
06:19vous avez envie, vous, d'avoir le moins de charges possible,
06:22et effectivement que votre entreprise puisse engager davantage de salariés,
06:31et qu'effectivement l'économie, le poids de l'administration,
06:36pèse trop sans doute sur les entreprises.
06:39C'est dommage parce que Christian est parti,
06:41Christian, notre auditeur d'LFI.
06:44Je le rappelle !
06:44Bah non, parce qu'on l'a eu, mais peut-être une autre fois entre Christian et Oscar,
06:50je pense que ça fera partie des dialogues qu'on pourra imaginer cette saison.
06:54Gérard Carreroux veut peut-être dire un mot, et puis on parlera justement...
06:57Ah non, on peut peut-être parler de Lissnard justement, parce que vous en avez parlé.
07:00L'entrée sur scène de David Lissnard à Cannes pour son discours de rentrée,
07:03on le voit courir sur scène, chemise blanche, écoutez.
07:19C'était ce week-end, on fait un tour d'horizon de ce qu'a été le week-end politique.
07:23C'est la musique de Presley, comment dire, qui est remixée, je pense.
07:31Bon, vous voulez dire un mot sur Lissnard ?
07:33Oui, parce que je trouve que, les deux noms d'ailleurs, vous les avez cités les deux.
07:38Il y a Mme Knafot, Sarah Knafot, mais elle, elle a commencé à sortir de l'ombre depuis le début.
07:45Je parle l'ombre depuis le début de la campagne, c'est-à-dire depuis dix jours.
07:48Elle sera demain, je crois, chez Christine Kelly sur ces news.
07:55Donc, on va l'entendre sur ces propositions qui sont assez intéressantes,
07:59d'après ce que j'en ai entendu.
08:00Mais l'autre, c'est David Lissnard.
08:03Je ne comprends pas le hiatus qu'il y a entre un bouche-à-oreille, un peu partout,
08:10très important, de gens qui vous disent « Ah, il y en a un pour qui je voterai bien, etc.
08:14»
08:14Lissnard et l'absence totale, pratiquement, de Lissnard dans les médias, les grands médias.
08:21Les grands médias, je dis par là, les médias classiques, genre TF1, France 2, etc.
08:28Et même sur les chaînes info, qui depuis le début de la politique, c'est-à-dire depuis huit jours,
08:36mettent des débats partout, avec tout le monde.
08:39Et je ne vois jamais Lissnard.
08:41Est-ce qu'il est boycotté ?
08:43Ou est-ce que c'est simplement parce que c'est un libéral dans un pays qui réfute, sans même
08:49le connaître, le libéralisme ?
08:49La vérité, c'est qu'il est souvent à Cannes, parce qu'il est maire de Cannes,
08:52et que ça se fait, la politique, souvent à Paris.
08:54Sarah Knafo est à Paris, Édouard Philippe est davantage à Paris.
08:57Il y a aussi cette proximité géographique.
08:59Il est 16h57, la pause dans une seconde,
09:02et on continuera à parler de François Fillon,
09:05et effectivement de toute l'actualité politique.
09:07A tout de suite !
09:07On revient avec vous aussi, chers auditeurs d'Europe 1.
09:10Vous nous appelez, vous réagissez, vous avez la parole au standard d'Europe 1.
09:13Le numéro est non surtaxé, c'est le 0 1 80 20 39 21.
09:17Vous pouvez nous laisser aussi vos messages avec ce même numéro sur WhatsApp.
09:21A tout de suite avec Pascal Fros sur Europe 1.

Recommandations