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  • il y a 4 heures
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00On peut comprendre bien évidemment votre émotion Dominique, surtout en étant infirmière et infirmière en soi palliatif.
00:10Sacha Oulier, le député de la Vienne qui est avec nous, rappelait juste avant cette courte pause
00:16que la loi visant à développer les soins palliatifs avait été décorrélée de celle qui administrait la mort
00:25et qui a été votée hier. Jules Torres dit que ça n'était pas le cas, à juste titre, vous
00:31le dites, ça n'était pas le cas au début.
00:33Dominique, est-ce que vous avez une question à poser à Sacha Oulier ?
00:38Justement, je voulais demander, justement, est-ce que vraiment ils vont développer des soins palliatifs ?
00:42Parce que moi, autrefois, quand j'ai travaillé, on ne les avait pas vraiment développés.
00:48Ça coûtait un coût, enfin c'était un coût énorme.
00:51Et vu l'état de la France actuellement, je me demande si ça va être possible d'augmenter encore plus
00:59les soins palliatifs.
01:02Sacha Oulier, la réponse du député que vous êtes.
01:06Bonjour madame. Alors, il y a effectivement des crédits qui sont alloués dans la loi qui a été votée
01:10et qui est promulguée le 26 mai 2026, donc il y a deux mois de cela désormais.
01:15J'avais évoqué les 1,8 milliard d'euros qui sont consacrés à l'ouverture de moins une unité de
01:21soins palliatifs par département
01:23et avec un objectif d'atteindre un minimum de deux unités par région.
01:27L'échéance fixée pour ça, c'est la fin de l'année 2030.
01:31Sur ce que vous aviez dit sur le sujet de la décision qui doit être prise par le malade dans
01:38un délai de 48 heures,
01:39je voudrais vous apporter une précision, puisque le patient qui remplit les conditions
01:44et dont le médecin doit vérifier qu'il remplit les conditions, il présente une première demande,
01:48le médecin examine sa demande, il réunit un collège de professionnels,
01:53ensuite il a 15 jours après la réunion de ce collège de professionnels pour donner son avis
01:57et ce n'est qu'après l'avis du médecin que le patient qui a présenté une première demande
02:02doit la confirmer dans un délai de 48 heures.
02:04Donc on a bien un délai qui est suffisamment, en tout cas qui est organisé pour être long
02:08pour que le patient qui se ravise puisse le faire et ce à tout moment de la procédure.
02:12C'est-à-dire que même s'il se ravise à la toute fin de la procédure,
02:16il peut finalement renoncer à l'aide à mourir quand bien même il l'a sollicité à plusieurs reprises dans
02:21le processus.
02:23Je vais devoir apporter une précision, mais on parle de 15 jours maximum.
02:28Donc c'est un délai qui est maximal et donc ça peut être bien moindre
02:33et sachant encore une fois qu'on ne réunit pas de collège pluriprofessionnel
02:36puisque tout ça peut s'opérer à distance et sans examen du patient.
02:41Et sur votre deuxième point, encore heureux que la personne puisse se raviser
02:46même si on a vu notamment récemment au Canada une personne qui le jour dit ne voulait plus bénéficier de
02:53l'euthanasie
02:54et qui a été poussée par ses proches et par les soignants.
02:56C'est tout le problème d'une procédure létale.
02:58À partir du moment où on est dans un processus, évidemment qu'on est poussé à aller jusqu'au bout.
03:04La question qui se posait, c'est est-ce que dans ce processus de collégialité,
03:09et je mets des guillemets à collégialité puisqu'il y a le médecin généraliste qui suit le patient
03:15et qui va donc suivre la procédure d'euthanasie ou du suicide assisté,
03:20mais il doit avoir également un avis de deux autres professionnels de santé,
03:27mais parmi ces professionnels de santé, il n'y a pas une obligation par exemple
03:31d'avoir un psychothérapeute ou un psychiatre.
03:34Non, alors on a effectivement un avis qui n'est pas contraignant d'un autre médecin,
03:38qui n'est pas obligé d'examiner la personne,
03:40donc vous pouvez appeler un collègue qui vous donnera son avis
03:44et même ne pas en tenir compte puisque ça n'est pas contraignant,
03:47et effectivement d'un autre soignant ou auxiliaire médical.
03:52Et donc c'est une catégorie assez large,
03:54et encore une fois sur des personnes qui ne connaissent pas la personne,
03:57des personnes qui ne font pas partie de l'équipe soignante,
04:01et ce qu'on voit dans les autres pays, c'est que généralement,
04:03certains médecins se spécialisent dans cet acte et deviennent un peu des référents,
04:08et avec, je pense, une question psychologique très lourde pour ces médecins
04:11qui vont devoir assumer et effectuer plusieurs actes létaux assez régulièrement.
04:19Et donc je pense que, bien loin de renforcer les droits des patients,
04:23là on renforce une forme de toute puissance médicale
04:26contre laquelle on se bat depuis des décennies,
04:28mais malheureusement c'est aujourd'hui un retour en arrière.
04:30Je vous propose d'écouter, allez-y Sacha Oulier, député de la Vienne,
04:34qui a voté favorablement pour la loi sur la fin de vie.
04:37C'est un point où je ne serai pas forcément en accord avec ce qui vient d'être dit par
04:40vous,
04:40monsieur le professeur, parce que d'abord le médecin qui réunit le collège,
04:45il se réunit avec un spécialiste de la pathologie,
04:48donc il doit connaître l'état de santé du patient en lien avec l'affection qu'il présente,
04:53et puis il doit se réunir aussi avec un soignant,
04:55qui certes est peut-être un paramédical,
04:57mais qui, dans les conditions posées par le texte,
05:00est un paramédical qui intervient dans le traitement.
05:02Non, pardon, il est écrit, ou à défaut, un autre auxiliaire médical.
05:07Mais qui intervient dans le traitement.
05:08Non, non, non, mais c'est là où, pardon,
05:11mais c'est un texte qui est excessivement mal rédigé,
05:14et sur un sujet comme ça, je pense qu'il aurait fallu un peu plus de sérieux.
05:17Alors, sur les travaux des législateurs,
05:19il a été clairement explicité que c'était une...
05:21Enfin, pour le coup, il avait le paramédical en question,
05:23il était un intervenant auprès du patient qui présente la demande.
05:28Voilà.
05:29Non, non, il est bien écrit, ou à défaut, d'un autre auxiliaire.
05:32Et on voit là aussi une difficulté, tout de même,
05:37et ce qui peut-être explique le manque de consensus
05:43jusqu'à l'intérieur de la société,
05:45c'est-à-dire cette division qui peut se faire.
05:46Vous êtes sûr de vous, l'Eurofrément ?
05:48Tout à fait.
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