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  • il y a 6 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00qui a 48 ans. Vous habitez en Ile-de-France, Marc ?
00:03Oui, en Ile-de-France. Bonjour à toute l'équipe. Bonjour Pascal.
00:06Merci. On n'a que des hommes, d'ailleurs. Il faudrait peut-être que des femmes nous appellent.
00:11Il y a une femme qui attend.
00:12Bon. Quelle est votre position sur ce sujet ?
00:16Le sujet m'a interpellé parce qu'en fait, je l'ai vécu en réel quand j'étais à l
00:21'époque avec mon ex-compagne,
00:22avec la mère de mon fils. Et figurez-vous que moi, comme vous disiez Pascal,
00:26j'ai pas été élevé comme ça, j'ai pas été éduqué comme ça. Je suis d'origine arménienne,
00:31j'ai une culture un peu orientale du côté de mon père et ma mère. Et c'est vrai qu
00:34'on a toujours été élevé
00:36dans la tradition comme vous de rentrer avec les chaussures. Et puis au bout d'un moment,
00:40celui qui veut les enlever, il les enlève. Mais c'était pas l'obligation sine qua non d'enlever les
00:45chaussures
00:45dès que vous passiez le pas de l'entrée. Et donc moi, j'ai été élevé comme ça parce que
00:50voilà,
00:50mon père arménien, ma mère italienne. Donc on a été un peu habitués et éduqués comme ça.
00:55Et jusqu'au jour où effectivement, j'étais avec mon ex-compagne et elle, c'était intransigeant.
01:01C'était automatiquement, tu rends, tu enlèves les chaussures, tu mets les chaussons.
01:06Et bref, c'était un sujet à discute, on va dire. Même un sujet à discute à la discorde.
01:11Et heureusement, avec les amis, compliqué. Et une fois, elle a voulu imposer ça à mes parents.
01:16Donc elle a imposé ça à mes parents. Moi, c'était un dimanche. Je me rappelle encore de ce jour
01:21-là,
01:21comme si c'était hier. J'invite mon père, ma mère, à venir manger le roast beef, les frites,
01:26bref, apéro et tout ça. Et elle a voulu imposer ça à mon père qui, du haut de ses 65
01:30ans à l'époque,
01:33il a envoyé bouler. Il a envoyé bouler en disant que lui, il n'a pas été habitué comme ça
01:36et que ce n'est pas aujourd'hui une personne qui a 20 ou 30 ans de moins qui allait
01:40lui imposer ça.
01:41Et donc, il m'a regardé. Il m'a regardé. Il m'a dit, tu m'as vu mon fils,
01:45ton roast beef,
01:46tu te le mets où tu veux. Et puis, il a fait demi-tour. Et moi, je me suis retrouvé,
01:49mais complètement scotché par rapport à ça. J'ai été complètement choqué.
01:54Et j'ai dit à mon ex-compagne, j'ai dit, mais t'imagines quand même,
01:57tu as voulu imposer ça à des gens d'un certain âge, mes parents en l'occurrence,
02:01d'une certaine génération. On n'a pas été élevé comme ça. Toi, tu as été élevé d'une autre
02:05manière.
02:05Je le comprends, je le respecte. Quand je vais chez toi ou chez tes parents,
02:10je m'impose à tes règles, mais n'impose pas, toi, tes obligations à mes parents.
02:15Et ce jour-là, je vous assure, et c'est pour, à la base, quelque chose de ridicule,
02:19comme vous dites, mais ça a été sujet à dispute, sujet à dispute avec mes parents.
02:21Oui, parce que s'il est parti, mais qu'est-ce qui s'est passé après ?
02:24Ah ben, il m'en a voulu. Il m'en a voulu. Il m'a dit, Marco, t'as pas
02:27de...
02:27Entre guillemets, voilà, t'as pas de coucouignettes.
02:31Voilà, c'est à toi de...
02:33Non, mais là, honnêtement, là, je pense qu'en plus,
02:35dans ce que vous me racontez,
02:37on est encore dans autre chose.
02:39J'ai l'impression qu'on est dans une sorte de lutte de pouvoir
02:42entre une belle-fille et ses beaux-parents
02:45qui, bien au-delà des chaussures,
02:48veut imposer quelque chose.
02:50C'est ce que je perçois.
02:52C'est ce que je perçois.
02:54Et que la chaussure devient un prétexte à bien autre chose.
02:58Et que vos parents, de la manière dont ils réagissent,
03:01c'est parce que, là aussi,
03:03la chaussure devient, j'allais dire,
03:06un objet transitionnel, comme diraient les psychanalystes.
03:10C'est-à-dire qu'il y a quelque chose,
03:12il y a un enjeu là-dedans.
03:14Mais depuis...
03:15Elle l'a fait avec mes amis aussi.
03:17Et quand on faisait des soirées,
03:19parce que moi, j'aime bien faire des soirées avec mes copains,
03:21apéro, barbecue, etc.
03:22Elle imposait ça aussi à mes amis.
03:24Et je ne l'ai jamais accepté, en fait.
03:25Mais oui, mais alors vous êtes toujours avec cette femme ?
03:28Ah non, non, non.
03:29On est séparés depuis dix ans.
03:31Ah oui, évidemment.
03:32Ah oui, évidemment.
03:33On ne s'est pas séparés pour ça.
03:35Il y avait d'autres sujets.
03:36Mais elle était particulièrement rigide, par exemple.
03:39Parce qu'il y a aussi des hommes ou des femmes, d'ailleurs,
03:41qui veulent...
03:42Mais oui, mais parce que les gens qui ont peur, parfois,
03:46ils se rassurent avec une multiplication des règles.
03:50C'est vrai aussi dans le management, parfois.
03:52Dans la vie professionnelle, il y a des gens qui imposent des cadres,
03:57qui imposent...
03:58D'abord, ils aiment bien imposer, effectivement, leur manière de faire.
04:01Et puis, il y a les autres,
04:03et peut-être sont-ils les meilleurs managers,
04:06qui laissent libre l'autre,
04:07qui le choisissent.
04:09Parce que c'est ça, le management.
04:10Tu choisis quelqu'un,
04:11et puis après, tu le laisses un peu voler de ses propres ailes.
04:14C'est vrai.
04:15Je suis tout à fait d'accord avec vous.
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