00:00qui a 48 ans. Vous habitez en Ile-de-France, Marc ?
00:03Oui, en Ile-de-France. Bonjour à toute l'équipe. Bonjour Pascal.
00:06Merci. On n'a que des hommes, d'ailleurs. Il faudrait peut-être que des femmes nous appellent.
00:11Il y a une femme qui attend.
00:12Bon. Quelle est votre position sur ce sujet ?
00:16Le sujet m'a interpellé parce qu'en fait, je l'ai vécu en réel quand j'étais à l
00:21'époque avec mon ex-compagne,
00:22avec la mère de mon fils. Et figurez-vous que moi, comme vous disiez Pascal,
00:26j'ai pas été élevé comme ça, j'ai pas été éduqué comme ça. Je suis d'origine arménienne,
00:31j'ai une culture un peu orientale du côté de mon père et ma mère. Et c'est vrai qu
00:34'on a toujours été élevé
00:36dans la tradition comme vous de rentrer avec les chaussures. Et puis au bout d'un moment,
00:40celui qui veut les enlever, il les enlève. Mais c'était pas l'obligation sine qua non d'enlever les
00:45chaussures
00:45dès que vous passiez le pas de l'entrée. Et donc moi, j'ai été élevé comme ça parce que
00:50voilà,
00:50mon père arménien, ma mère italienne. Donc on a été un peu habitués et éduqués comme ça.
00:55Et jusqu'au jour où effectivement, j'étais avec mon ex-compagne et elle, c'était intransigeant.
01:01C'était automatiquement, tu rends, tu enlèves les chaussures, tu mets les chaussons.
01:06Et bref, c'était un sujet à discute, on va dire. Même un sujet à discute à la discorde.
01:11Et heureusement, avec les amis, compliqué. Et une fois, elle a voulu imposer ça à mes parents.
01:16Donc elle a imposé ça à mes parents. Moi, c'était un dimanche. Je me rappelle encore de ce jour
01:21-là,
01:21comme si c'était hier. J'invite mon père, ma mère, à venir manger le roast beef, les frites,
01:26bref, apéro et tout ça. Et elle a voulu imposer ça à mon père qui, du haut de ses 65
01:30ans à l'époque,
01:33il a envoyé bouler. Il a envoyé bouler en disant que lui, il n'a pas été habitué comme ça
01:36et que ce n'est pas aujourd'hui une personne qui a 20 ou 30 ans de moins qui allait
01:40lui imposer ça.
01:41Et donc, il m'a regardé. Il m'a regardé. Il m'a dit, tu m'as vu mon fils,
01:45ton roast beef,
01:46tu te le mets où tu veux. Et puis, il a fait demi-tour. Et moi, je me suis retrouvé,
01:49mais complètement scotché par rapport à ça. J'ai été complètement choqué.
01:54Et j'ai dit à mon ex-compagne, j'ai dit, mais t'imagines quand même,
01:57tu as voulu imposer ça à des gens d'un certain âge, mes parents en l'occurrence,
02:01d'une certaine génération. On n'a pas été élevé comme ça. Toi, tu as été élevé d'une autre
02:05manière.
02:05Je le comprends, je le respecte. Quand je vais chez toi ou chez tes parents,
02:10je m'impose à tes règles, mais n'impose pas, toi, tes obligations à mes parents.
02:15Et ce jour-là, je vous assure, et c'est pour, à la base, quelque chose de ridicule,
02:19comme vous dites, mais ça a été sujet à dispute, sujet à dispute avec mes parents.
02:21Oui, parce que s'il est parti, mais qu'est-ce qui s'est passé après ?
02:24Ah ben, il m'en a voulu. Il m'en a voulu. Il m'a dit, Marco, t'as pas
02:27de...
02:27Entre guillemets, voilà, t'as pas de coucouignettes.
02:31Voilà, c'est à toi de...
02:33Non, mais là, honnêtement, là, je pense qu'en plus,
02:35dans ce que vous me racontez,
02:37on est encore dans autre chose.
02:39J'ai l'impression qu'on est dans une sorte de lutte de pouvoir
02:42entre une belle-fille et ses beaux-parents
02:45qui, bien au-delà des chaussures,
02:48veut imposer quelque chose.
02:50C'est ce que je perçois.
02:52C'est ce que je perçois.
02:54Et que la chaussure devient un prétexte à bien autre chose.
02:58Et que vos parents, de la manière dont ils réagissent,
03:01c'est parce que, là aussi,
03:03la chaussure devient, j'allais dire,
03:06un objet transitionnel, comme diraient les psychanalystes.
03:10C'est-à-dire qu'il y a quelque chose,
03:12il y a un enjeu là-dedans.
03:14Mais depuis...
03:15Elle l'a fait avec mes amis aussi.
03:17Et quand on faisait des soirées,
03:19parce que moi, j'aime bien faire des soirées avec mes copains,
03:21apéro, barbecue, etc.
03:22Elle imposait ça aussi à mes amis.
03:24Et je ne l'ai jamais accepté, en fait.
03:25Mais oui, mais alors vous êtes toujours avec cette femme ?
03:28Ah non, non, non.
03:29On est séparés depuis dix ans.
03:31Ah oui, évidemment.
03:32Ah oui, évidemment.
03:33On ne s'est pas séparés pour ça.
03:35Il y avait d'autres sujets.
03:36Mais elle était particulièrement rigide, par exemple.
03:39Parce qu'il y a aussi des hommes ou des femmes, d'ailleurs,
03:41qui veulent...
03:42Mais oui, mais parce que les gens qui ont peur, parfois,
03:46ils se rassurent avec une multiplication des règles.
03:50C'est vrai aussi dans le management, parfois.
03:52Dans la vie professionnelle, il y a des gens qui imposent des cadres,
03:57qui imposent...
03:58D'abord, ils aiment bien imposer, effectivement, leur manière de faire.
04:01Et puis, il y a les autres,
04:03et peut-être sont-ils les meilleurs managers,
04:06qui laissent libre l'autre,
04:07qui le choisissent.
04:09Parce que c'est ça, le management.
04:10Tu choisis quelqu'un,
04:11et puis après, tu le laisses un peu voler de ses propres ailes.
04:14C'est vrai.
04:15Je suis tout à fait d'accord avec vous.
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