00:00Astrid, vous, est-ce que vous entendez ces arguments que, au fond, ça nous pénaliserait, ça pourrait nous coûter davantage
00:06d'argent ?
00:07Au fond, ce que je comprends, c'est que l'ERN était contre l'Union Européenne, mais c'est trop
00:15compliqué aujourd'hui d'en sortir,
00:16et les effets, le remède serait pire que le mal, c'est ça que je comprends.
00:22Mais pas seulement, pas seulement parce que, pardonnez-moi, pardonnez-moi madame, je vais vous écouter, pardonnez-moi.
00:26– Astrid, est-ce que vous vous êtes convaincue de ça, et qu'est-ce que vous regrettez concrètement dans
00:33vos vies,
00:34ou dans votre vie, de l'effet négatif de l'Union Européenne ?
00:38– Je pense que quand on voit, moi j'habite en campagne, mes amis, mes voisins, ce sont des agriculteurs,
00:44quand on voit l'effet du Mercosur, ça c'est géré et c'est traité à l'Union Européenne,
00:48et même si certains états contestent, ou si certains groupes politiques dans des états contestent,
00:53on voit bien malheureusement que ça ne fait pas le poids.
00:55C'est pour ça que je suis très sceptique sur rester et essayer de faire bouger les choses à l
01:00'intérieur.
01:01Il vous faut de la puissance, il vous faut un nombre de personnes présentes, il vous faut des voix,
01:05et ça on ne les a pas.
01:07Et malheureusement, pour les petits gens comme nous qui ne sommes pas dans ces grandes institutions
01:12et dans toutes ces commissions, etc., ce qui en ressort, c'est qu'à chaque fois qu'il y a
01:16eu une gestion gérée par l'Europe,
01:18c'était nous qui trinquions.
01:20Donc là, on trinque particulièrement pour l'énergie, enfin en tout cas le carburant,
01:25on trinque pour l'agriculture, on trinque pour l'immigration, on a trinqué pour la gestion du Covid, etc.
01:30Et en fait, tous les gros enjeux qui sont ressentis par les petits Français comme nous,
01:35on sait que c'est traité au niveau de l'Europe,
01:37et ce n'est pas parce qu'un groupe politique mettra un veto ou votera contre,
01:42malheureusement, que ça aura du poids.
01:44Et c'est ce qu'on voit, nous.
01:45En tout cas, pour le Covid, précisément, les entreprises étaient quand même accompagnées,
01:49et le quoi qu'il en coûte, d'ailleurs, nous a coûté beaucoup d'argent.
01:53Alors, votre mari, par exemple, quand il était plombier, c'est une entreprise de combien de personnes ?
01:57Il est tout seul.
01:58Ah, il est tout seul. Et il ne travaillait pas par définition durant le Covid ?
02:03Alors, si, parce que lui, il n'était pas concerné, il était tout seul,
02:05et quand il allait sur les chantiers et que les personnes n'étaient pas là,
02:08ça lui permettait de venir travailler et de faire ses interventions.
02:10Il avait le droit de travailler, c'était lorsqu'il...
02:13Oui.
02:13Je ne me souviens plus, évidemment, quels étaient les métiers...
02:16Oui, parce qu'il n'était pas en contact avec des gens, et qu'il était, du coup...
02:19Donc, pour lui, ça allait.
02:20D'accord.
02:22Simplement, là où je vous entends, madame...
02:24C'est un très génu.
02:25Oui, ce que vous nous décrivez, c'est la situation actuelle est passée.
02:28Le manque de force, le manque de volonté politique, et le manque de partenaires.
02:32Mais les choses bougent.
02:33Il y a aujourd'hui des pays qui s'alignent, en tous les cas, sur nous,
02:36ou en tous les cas, sur le discours du Rassemblement National,
02:40enfin, qui s'alignent, avec lesquels il y a des points de convergence.
02:42Des pays, vous regardez la Hongrie, ils ne sont pas soumis,
02:46ad vitam aeternam, au diktat de madame Van der Leyen.
02:51Et si demain, la France, là encore, un des plus gros contributeurs,
02:54un des pays fondateurs, change de politique vis-à-vis de l'Union Européenne,
02:57croyez-moi que la Commission va devoir se mettre à table.
03:01Si la France leur dit, écoutez, cette année, nous n'allons pas vous donner autant
03:04parce que nous voulons récupérer des leviers de souveraineté,
03:07parce que nous voulons récupérer des leviers de décision,
03:09ils vont devoir nous entendre, ils ne vont pas nous traiter
03:12comme n'importe quel État, parce que nous sommes évidemment
03:15un des piliers de cette Union Européenne.
03:17Donc, c'est vraiment une histoire de politique, de volonté.
03:20C'est sûr qu'Emmanuel Macron, lui, qui s'est comporté comme le meilleur élève,
03:23pour ne pas dire comme une espèce de paillasson de madame Van der Leyen,
03:25c'est sûr que lui, il n'a rien obtenu, parce qu'il n'a rien négocié.
03:29Je vais vous remercier, Astrid, je vais vous remercier.
03:32Il fait beau, j'imagine, en Bretagne, aujourd'hui ?
03:3430 degrés à Rennes.
03:3530 degrés à Rennes.
03:37Non, mais c'est vrai que...
03:38Non, mais c'est jamais vu.
03:40En tout cas, c'est du rarement vu.
03:42Il est 16h22, merci Astrid.
03:43Sous-titrage Société Radio-Canada