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  • il y a 13 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Astrid, vous, est-ce que vous entendez ces arguments que, au fond, ça nous pénaliserait, ça pourrait nous coûter davantage
00:06d'argent ?
00:07Au fond, ce que je comprends, c'est que l'ERN était contre l'Union Européenne, mais c'est trop
00:15compliqué aujourd'hui d'en sortir,
00:16et les effets, le remède serait pire que le mal, c'est ça que je comprends.
00:22Mais pas seulement, pas seulement parce que, pardonnez-moi, pardonnez-moi madame, je vais vous écouter, pardonnez-moi.
00:26– Astrid, est-ce que vous vous êtes convaincue de ça, et qu'est-ce que vous regrettez concrètement dans
00:33vos vies,
00:34ou dans votre vie, de l'effet négatif de l'Union Européenne ?
00:38– Je pense que quand on voit, moi j'habite en campagne, mes amis, mes voisins, ce sont des agriculteurs,
00:44quand on voit l'effet du Mercosur, ça c'est géré et c'est traité à l'Union Européenne,
00:48et même si certains états contestent, ou si certains groupes politiques dans des états contestent,
00:53on voit bien malheureusement que ça ne fait pas le poids.
00:55C'est pour ça que je suis très sceptique sur rester et essayer de faire bouger les choses à l
01:00'intérieur.
01:01Il vous faut de la puissance, il vous faut un nombre de personnes présentes, il vous faut des voix,
01:05et ça on ne les a pas.
01:07Et malheureusement, pour les petits gens comme nous qui ne sommes pas dans ces grandes institutions
01:12et dans toutes ces commissions, etc., ce qui en ressort, c'est qu'à chaque fois qu'il y a
01:16eu une gestion gérée par l'Europe,
01:18c'était nous qui trinquions.
01:20Donc là, on trinque particulièrement pour l'énergie, enfin en tout cas le carburant,
01:25on trinque pour l'agriculture, on trinque pour l'immigration, on a trinqué pour la gestion du Covid, etc.
01:30Et en fait, tous les gros enjeux qui sont ressentis par les petits Français comme nous,
01:35on sait que c'est traité au niveau de l'Europe,
01:37et ce n'est pas parce qu'un groupe politique mettra un veto ou votera contre,
01:42malheureusement, que ça aura du poids.
01:44Et c'est ce qu'on voit, nous.
01:45En tout cas, pour le Covid, précisément, les entreprises étaient quand même accompagnées,
01:49et le quoi qu'il en coûte, d'ailleurs, nous a coûté beaucoup d'argent.
01:53Alors, votre mari, par exemple, quand il était plombier, c'est une entreprise de combien de personnes ?
01:57Il est tout seul.
01:58Ah, il est tout seul. Et il ne travaillait pas par définition durant le Covid ?
02:03Alors, si, parce que lui, il n'était pas concerné, il était tout seul,
02:05et quand il allait sur les chantiers et que les personnes n'étaient pas là,
02:08ça lui permettait de venir travailler et de faire ses interventions.
02:10Il avait le droit de travailler, c'était lorsqu'il...
02:13Oui.
02:13Je ne me souviens plus, évidemment, quels étaient les métiers...
02:16Oui, parce qu'il n'était pas en contact avec des gens, et qu'il était, du coup...
02:19Donc, pour lui, ça allait.
02:20D'accord.
02:22Simplement, là où je vous entends, madame...
02:24C'est un très génu.
02:25Oui, ce que vous nous décrivez, c'est la situation actuelle est passée.
02:28Le manque de force, le manque de volonté politique, et le manque de partenaires.
02:32Mais les choses bougent.
02:33Il y a aujourd'hui des pays qui s'alignent, en tous les cas, sur nous,
02:36ou en tous les cas, sur le discours du Rassemblement National,
02:40enfin, qui s'alignent, avec lesquels il y a des points de convergence.
02:42Des pays, vous regardez la Hongrie, ils ne sont pas soumis,
02:46ad vitam aeternam, au diktat de madame Van der Leyen.
02:51Et si demain, la France, là encore, un des plus gros contributeurs,
02:54un des pays fondateurs, change de politique vis-à-vis de l'Union Européenne,
02:57croyez-moi que la Commission va devoir se mettre à table.
03:01Si la France leur dit, écoutez, cette année, nous n'allons pas vous donner autant
03:04parce que nous voulons récupérer des leviers de souveraineté,
03:07parce que nous voulons récupérer des leviers de décision,
03:09ils vont devoir nous entendre, ils ne vont pas nous traiter
03:12comme n'importe quel État, parce que nous sommes évidemment
03:15un des piliers de cette Union Européenne.
03:17Donc, c'est vraiment une histoire de politique, de volonté.
03:20C'est sûr qu'Emmanuel Macron, lui, qui s'est comporté comme le meilleur élève,
03:23pour ne pas dire comme une espèce de paillasson de madame Van der Leyen,
03:25c'est sûr que lui, il n'a rien obtenu, parce qu'il n'a rien négocié.
03:29Je vais vous remercier, Astrid, je vais vous remercier.
03:32Il fait beau, j'imagine, en Bretagne, aujourd'hui ?
03:3430 degrés à Rennes.
03:3530 degrés à Rennes.
03:37Non, mais c'est vrai que...
03:38Non, mais c'est jamais vu.
03:40En tout cas, c'est du rarement vu.
03:42Il est 16h22, merci Astrid.
03:43Sous-titrage Société Radio-Canada

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