- il y a 2 mois
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.
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00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:04Et à 18h15 pour m'accompagner, Éric Tegner, bonsoir.
00:08Bonsoir Pierre, bonsoir à tous.
00:09Directeur de la rédaction du Média Frontière.
00:11Bonsoir Raphaël Steinville.
00:13Bonsoir Pierre.
00:13Directeur adjoint de la rédaction du Journal du Dimanche.
00:17Et bonsoir Sophie de Menton.
00:18Bonsoir.
00:19Merci d'être notre invitée ce soir, première invitée d'Europe 1 Soir en cette rentrée.
00:23Présidente du mouvement éthique, vous êtes bien sûr très très au fait
00:26et vous avez suivi ce débat des différents candidats à la présidentielle face aux patrons.
00:32D'abord parlons des patrons.
00:34Dans quel état d'esprit sont-ils ?
00:36Est-ce qu'ils sont venus, j'allais dire, avec des pieds de plomb pour écouter les candidats à la
00:41présidentielle ?
00:42Alors d'abord l'humeur des patrons est catastrophique.
00:46Ils sont de très mauvaise humeur, ils sont un peu désespérés.
00:49Ils n'ont plus aucune foi dans les politiques et dans ce qu'on leur dit.
00:54N'importe quelle politique ?
00:56Alors, il y a plus d'espoir pour certains, mais là de toute façon c'est dans huit mois.
01:01On nous balance qu'il va y avoir un plan de finances qu'on n'arrivera pas à faire.
01:07Donc non, ils ne sont pas contents du tout.
01:10Oui, ils ont tous plus ou moins un préféré.
01:12Enfin, ce n'est pas si évident que ça.
01:14Et ils ont écouté ce matin Roland Lescure, le ministre de l'économie,
01:19là encore avec beaucoup d'incertitude.
01:22On ne peut même pas parler d'incertitude.
01:24Je veux dire, les ministres d'abord ne maîtrisent plus rien.
01:27Leur cabinet ne répond plus.
01:29Quand on demande d'aller voir, ils disent que ce n'est pas la peine.
01:33Et les malheureux, quand ils expliquent qu'ils vont prendre telle ou telle décision,
01:37nous savons qu'elle peut être retoquée immédiatement
01:39et que l'Assemblée, ils ont déjà annoncé qu'ils mettraient un veto,
01:46que ce soit Marine Le Pen ou Mélenchon.
01:50Donc non, ça ne va pas bien.
01:51Le moral n'est pas bon du tout.
01:52Mais il y a quelque chose d'extraordinaire chez les patrons,
01:55c'est qu'ils pensent facilement à autre chose et hop, ils se replongent dans leur boîte.
01:59C'est un peu une façon d'oublier le reste.
02:03Donc ils font ce qu'ils font.
02:05Ils se replongent dans la boîte, ils la gèrent, ils essaient de développer.
02:07Et ils font face tous les jours à ce qu'on nous impose.
02:12Dont d'ailleurs, à Éthique, nous nous sommes opposés à la déclaration de la TVA,
02:18la déclaration électronique.
02:22La facturation électronique, le 1er septembre.
02:24Le 1er septembre.
02:25Parce que franchement, quand on a vu l'absence de sécurisation des données à Bercy,
02:31aller tout donner et recommencer à donner ça à Bercy,
02:36qu'ils nous fassent la preuve qu'ils ont fait quelque chose pour sécuriser.
02:42Il paraît qu'ils sont excusés, moi j'ai pas entendu les excuses, mais enfin peu importe.
02:45Et surtout, pardonnez-moi, je dis des choses de chef d'entreprise,
02:50mais imaginons dans une grande boîte que ça arrive.
02:52La première chose qu'on fait, c'est qu'on vire le directeur informatique.
02:56Enfin, on ne sait pas s'il a été viré ou pas d'ailleurs au service.
03:01Non, il y a un responsable de la sécurité à Bercy.
03:05S'il a été changé de poste parce qu'on ne vire pas aux fonctionnaires,
03:08ou s'il a été viré, on serait empressé de nous le dire quand même.
03:11Bon, en tout cas, il y a eu, vous avez raison,
03:14ce hackage du service de Bercy.
03:17Juste avant, c'était la NTS, donc c'était pas mieux.
03:19Absolument.
03:20Donc aujourd'hui, effectivement, il y a quelques craintes.
03:22Eric Tegner, vous êtes vous-même un chef d'entreprise, d'ailleurs,
03:24dans différentes activités.
03:26Comment est-ce que vous voyez ces candidats à la présidentielle
03:29qui défilent les uns après les autres ?
03:30Alors que le matin même, il y a eu Roland Lescure
03:34qui a lui-même essayé de, j'allais dire, de mettre de la pommade.
03:37Moi, je suis très inquiet parce que je pense que de toute façon,
03:40peu importe le candidat à l'élection présidentielle qui va gagner,
03:44le début va commencer et ça va être très compliqué
03:46parce qu'il y a très peu de marge de manœuvre budgétaire,
03:48bien malheureusement, parce qu'on est le seul pays
03:50qui dépense autant, qui prélève autant
03:52et qui arrive aussi peu à trouver des mesures d'économie
03:55sur le train de vie, notamment de l'État.
03:57Il y a la situation économique globale
03:59qui fait qu'on devient un pays, finalement, en total déclin.
04:02On est déclassé aujourd'hui.
04:03On le voit comment ça a surpris tout le monde
04:05de voir, par exemple, notre pépite de l'IA
04:07au niveau de l'Union européenne
04:09qui est Mistralistre, une société française
04:11sur laquelle on a beaucoup investi.
04:13Finalement, on commence à devenir une sorte de plateforme
04:15qui va valoriser les Chinois.
04:17Ça a inquiété énormément de monde.
04:18Et à chaque fois qu'il y a le débat budgétaire,
04:20on entend à nouveau l'augmentation des cotisations patronales.
04:23Ça, je trouve ça extrêmement enquêtant.
04:25On entend également, parce que les patrons
04:26sont des gens qui, derrière aussi,
04:28veulent pouvoir léguer, finalement, à leurs enfants
04:30une continuité.
04:31On voit Raphaël Glucksmann
04:32qui veut remettre en cause le pacte d'Utreil.
04:35Avant-hier, il nous parle de méga-héritage.
04:37Moi, je me suis dit, il va parler de 100 millions,
04:39de 100 millions d'euros.
04:40Il dit 1,9 million d'euros, c'est un méga-héritage.
04:43On a encore un problème dans ce pays
04:44qui est qu'on a une vision socialiste des choses.
04:47Pour reciter François Hollande,
04:48on est riche à partir de 4 000 euros.
04:50Et ça, c'est un vrai...
04:51Vous pourriez rajouter Manon Aubry
04:52qui dit que les riches sont dénuisibles.
04:54Oui, dénuisibles.
04:56Alors, il y a quelque chose que vous venez de dire
04:59et qui est très grave.
05:01C'est que, dans cette façon de taxer les riches,
05:05parce qu'ils sont tous d'accord, les candidats,
05:07veulent taxer les riches.
05:08Alors, d'abord, on parle de super riches.
05:10On parle d'effectivement super milliardaires,
05:14de super salaires.
05:15Et donc, on contribue à dire
05:17et c'est normal qu'ils contribuent
05:19parce qu'ils gagnent énormément d'argent.
05:21Les pires dans l'esprit des politiques
05:25et même des Français,
05:26parce que c'est contagieux,
05:28c'est Bernard Arnault et Pouyanné
05:30qui sont les deux héros français.
05:32Pouyanné, il a maintenu les prix
05:34au niveau pour l'essence au moment de la crise.
05:36Vous dites les héros de l'offre français,
05:37voilà, pour les raisons que vous allez développer.
05:39Donc, effectivement,
05:40le plafonnement de l'essence.
05:43Et Bernard Arnault, parce qu'il crée de la croissance,
05:45il emploie 200 000 personnes.
05:47200 000 personnes, il répare Notre-Dame,
05:48enfin bon, peu importe.
05:49Mais ce qui est grave,
05:50c'est qu'on est en train
05:53d'expliquer aux Français
05:54que c'est légitime
05:56de taxer les riches,
05:57qu'il ne faut pas réussir,
05:58que ce n'est pas bien,
05:59qu'il ne faut pas être milliardaire.
06:01Et moi, je trouve ça terrible.
06:02On a besoin de croissance dans le pays, avant tout.
06:04Vous savez, j'ai interrogé Philippe Brun,
06:07qui est candidat à la primaire socialiste,
06:09et je lui demandais,
06:10dans la grande interview,
06:11je lui disais,
06:11mais à quel moment on est riche ?
06:13Et lui, comme il propose,
06:15effectivement,
06:16la baisse de la CSG
06:17pour gagner en pouvoir d'achat
06:19pour les gens qui gagnent moins de 4 000 euros,
06:21il dit 4 000 euros.
06:22Donc vous, Sophie,
06:23vous me parlez de,
06:25effectivement,
06:25de ce dont on a entendu,
06:27Gabriel Zuckman,
06:27qui disait,
06:27mais vous comprenez,
06:28c'est 1% seulement,
06:29je veux prendre juste aux ultra-riches,
06:31donc ça représente 1,2.
06:32Donc là, on est à des trucs,
06:34effectivement,
06:35très très loin des 4 000 euros par mois.
06:37Et d'un autre côté,
06:38on vous dit qu'au-delà de 4 000 euros par mois,
06:39vous êtes riche.
06:40Donc aujourd'hui,
06:41est-ce qu'on peut encore,
06:43décemment,
06:44gagner de l'argent en France ?
06:46Et puis l'autre question que je lui disais,
06:47c'est-à-dire que vous allez,
06:49effectivement,
06:50faire gagner du pouvoir d'achat à ces riches,
06:52mais ces personnes qui gagnent moins de 4 000,
06:55mais à un moment donné,
06:56elles vont pouvoir capitaliser,
06:57transmettre aux enfants,
06:58et là,
06:59vous allez les taqueter,
07:00en disant,
07:00vous avez trop de capital !
07:02C'est fou !
07:02On est quand même dans un truc
07:04quand même assez délirant, en fait.
07:06Alors moi,
07:06je pense très sincèrement,
07:08il y en a un seul qui a un langage
07:10et qui a l'écho de tous les patrons,
07:12c'est David Lysnard,
07:13président des maires de France.
07:14Qui était absent aujourd'hui.
07:15Qui n'était pas là, oui.
07:16Si.
07:16Non, il était absent,
07:17mais il n'était pas dans les candidats.
07:18Non, alors justement,
07:20on a énormément à Éthique protesté,
07:22et d'ailleurs,
07:23c'est bien dire l'ambiance,
07:24il n'était pas dans le casting,
07:25parce que le président Patrick Marta m'a dit,
07:28je prends ceux qui sont au sommet des sondages.
07:31Bien.
07:31Mais, comme tout le monde a râlé,
07:33parce que c'est le préféré des patrons,
07:34il n'est pas connu, c'est vrai,
07:36mais il a un discours,
07:37il a été commerçant,
07:38il a un discours de bon sens incroyable.
07:41Et, figurez-vous qu'on lui a donné
07:43une petite plateforme,
07:44il a eu droit à 25 minutes
07:47face à
07:49le président du parti communiste,
07:53Fabien Roussel.
07:5425 minutes face à Fabien Roussel.
07:56Donc, ils n'ont rien dit, évidemment,
07:57parce qu'il y avait quelqu'un
07:58pour poser des questions.
07:59Et, en France,
08:00le libéralisme,
08:01c'est égal au communisme.
08:03Oui.
08:03Il faut expliquer,
08:04Sophie de Menton,
08:05qu'à la REF du MEDEF,
08:07il y a plusieurs salles,
08:08et il y a la salle principale,
08:11où il y a eu ce grand débat
08:13sur le cours central,
08:15et puis après,
08:15il y a des cours annexes,
08:16un peu comme Roland-Garros,
08:17comme la vraie compétition de tennis,
08:19où vous allez voir le grand match
08:20avec Alcara sur le cours central,
08:21et puis, si vous voulez voir
08:23quelqu'un qui est un sombre inconnu
08:24sur le 25e mondial,
08:25vous allez sur le cours numéro 14.
08:26Raphaël Steinville.
08:27Oui, moi, j'ai une question pour vous, Sophie.
08:29Comment vous expliquez-vous
08:31que, parmi les candidats
08:33qui étaient interrogés
08:35par ces grands patrons,
08:37ceux du bloc central
08:39continuent finalement,
08:40du moins à l'applaudimètre,
08:42à trouver,
08:43grâce à leurs yeux,
08:44alors même qu'ils ont plombé la France,
08:46qu'ils ont empêché
08:49aux entreprises de se développer,
08:51comment vous expliquez ça ?
08:53Et deuxième question,
08:55son corollaire,
08:55est-ce que finalement,
08:56le MEDEF est encore représentatif
08:58des entrepreneurs
09:00ou des patrons ?
09:01Parce qu'on voit que dans les sondages,
09:02il y a quand même des choses
09:04qui ne correspondent pas,
09:06en tout cas,
09:07aux aspirations
09:08telles qu'elles s'expriment
09:09au MEDEF.
09:10Oui, sachant que Patrick Martin
09:12dit que son mouvement,
09:13le MEDEF,
09:14représente 12 millions de salariés,
09:15au total,
09:16avec toutes les boîtes
09:17que ça représente.
09:17Sophie de Menton.
09:19Bon,
09:19cette question est délicate,
09:21je la traiterai en second.
09:22La première question était,
09:24pourquoi est-ce qu'ils applaudissent ?
09:25Alors d'abord,
09:26parce que ce sont des gens
09:27quand même,
09:28le bloc central,
09:28à peu près normaux.
09:29On n'est pas dans les extrêmes,
09:32la retraite...
09:33La normalité,
09:33vous savez.
09:34Oui.
09:34Enfin bon.
09:36Ensuite,
09:38ils n'applaudissent pas les candidats,
09:41ils applaudissent des punchlines.
09:43Donc, ils sont doués.
09:44On va en écouter quelques-unes après.
09:46Ils sont doués,
09:47donc ils disent
09:47qu'on a envie d'entendre,
09:49que c'est épouvantable,
09:50il faut arrêter les normes immédiatement,
09:51libérer l'entreprise.
09:52On applaudit.
09:53C'est des réflexes pavloviens.
09:55Pavloviens.
09:56Et ils disent des choses
09:57qui sont tout à fait audibles.
10:00Pour continuer là-dessus,
10:01ils nous ont plombés,
10:02oui, mais moi,
10:03je discernerais,
10:07mettrais peut-être au tableau d'honneur,
10:09j'étais très impressionnée
10:10de voir Le Maire,
10:12qui a été ministre des Finances,
10:15Bruno Le Maire,
10:16qui a été ministre des Finances,
10:17et on considère
10:18qu'il nous a plombés.
10:19Et je trouve que son attitude,
10:21qui a consisté à dire
10:22je ne me présente pas,
10:23mais il a écrit 60 pages
10:25d'un texte que j'ai eu.
10:26Un manifeste.
10:27Un manifeste.
10:28Qui est vraiment bien.
10:29Et je l'ai trouvé excellent,
10:31je l'ai entendu hier.
10:33Excellent,
10:33parce que là,
10:34il est libéré.
10:35C'est un type qui est honnête.
10:36Non mais attendez,
10:37c'est un type qui est honnête.
10:37Il est libéré,
10:38il aurait peut-être dû se libérer
10:39de Bercy au moment où vous fallait.
10:40Non, non,
10:40moi je l'ai vu pleurer dans son bureau.
10:42J'étais arrivée,
10:43ils nous avaient invitées
10:44pour j'aime ma boîte,
10:44et je dis,
10:44mais enfin,
10:45qu'est-ce que vous faites ?
10:46Ce n'est pas possible,
10:47les réformes, etc.
10:48Je l'ai vu les yeux humides
10:50disant,
10:51oui,
10:52il faut faire ça,
10:53et j'ai la France dans la rue,
10:54et ça ne dure même pas,
10:56c'est immédiat.
10:57France dans la rue.
10:58Alors,
10:59on lui dit,
11:00pourquoi il ne part pas ?
11:00Il dit,
11:00oui,
11:01effectivement,
11:01je pouvais partir,
11:02mais il y aurait eu un autre mec
11:03qui aurait fait la même chose
11:04dans les deux minutes.
11:04Mais ce n'est pas une raison.
11:06Pour ça,
11:07on peut en parler avec lui,
11:08d'ailleurs,
11:08il viendra sans doute
11:08dans le soir.
11:09Moi,
11:10franchement,
11:10ce qu'il fait aujourd'hui,
11:12il voudrait donner
11:13les bonnes solutions
11:14à tout le monde,
11:15constituer un bloc central,
11:16il ne se présente pas,
11:17et il a dit
11:19ce que j'ai mal fait,
11:20ce que j'ai mal fait.
11:21Bercy l'a planté quand même.
11:23Bercy lui a donné
11:24des mauvais chiffres.
11:25Je veux dire,
11:26on a été très très sévère,
11:27ce que je peux comprendre,
11:28parce que c'est facile
11:29d'amniser des finances.
11:30D'abord,
11:30ça fait deux ans
11:31qu'il ne l'est plus.
11:32Mais il a des circonstances
11:34atténuantes,
11:35et comme c'est quelqu'un
11:36de très honnête,
11:36je trouve que ce qu'il propose
11:38est bien.
11:38Bon,
11:39écoutez,
11:39maître de menton,
11:41avocat de Bruno Le Maire.
11:43Pas vraiment avocate,
11:44mais on est beaucoup
11:45trop sévère.
11:45Mais c'est l'énorme différence
11:46entre les politiques
11:47et les chefs d'entreprise.
11:48Les politiques,
11:49on les aime
11:49après qu'ils ont échoué
11:50parce qu'ils font un bon livre.
11:51On n'attend pas
11:52de Bernard Arnault,
11:53par exemple,
11:53qu'il fasse un livre
11:54si un jour LVMH s'écroule.
11:56On aime Bernard Arnault
11:57parce qu'il permet aussi
11:58de proposer un avenir
12:00pour la France,
12:00c'est-à-dire de se spécialiser
12:02notamment dans les modèles
12:03du luxe,
12:04dans tout ce qui va être
12:05lieu de la qualité.
12:06Excusez-moi,
12:06je ne suis pas sûr
12:06qu'il soit adoré des Français.
12:08Après,
12:08c'est ce qu'on a pu dire sur lui.
12:09Je parle des chefs d'entreprise
12:10et de ceux qui font.
12:11C'est ça l'immense problème.
12:12Bruno Le Maire,
12:12il a été là pendant des années
12:13et il n'avait l'air
12:14de ne rien comprendre
12:15finalement à l'économie.
12:16C'est ça l'immense problème.
12:18Il n'a pas su être non plus
12:19chef de son administration.
12:21Moi, je trouve...
12:21Les ministres ne sont pas
12:22à la tête des administrations,
12:24vous avez raison.
12:25Il n'y a pas un ministre
12:26qui gère son administration.
12:27C'est des directeurs de cabinet.
12:28C'est des directeurs de cabinet
12:29qu'on ne les laisse pas choisir.
12:31On leur nomme un directeur de cabinet
12:32six mois après qu'ils arrivent.
12:34Les ministres n'ont aucun pouvoir.
12:36Ça, c'est vrai.
12:37Personne ne le dit,
12:38mais ça, vous avez entièrement raison.
12:39Je pense qu'il y a une chose
12:40que même peu importe
12:41les idées politiques
12:42du centre-gauche
12:43ou à la droite,
12:44la droite la plus dure,
12:45tout le monde partage,
12:46c'est qu'Emmanuel Macron,
12:47malgré ses défauts,
12:48depuis 2017,
12:49il y avait quelques bonnes réformes,
12:50notamment sur l'apprentissage,
12:52notamment sur les cotisations patronales,
12:54le fait de dresser une vision.
12:55Et pour maintenir leur poste,
12:57ces hommes politiques
12:57se sont alliés aux socialistes
12:59et ils ont tout détrécoté.
13:00Vous avez raison.
13:01C'est cela aussi
13:01qu'ils devraient être étonnés.
13:03Bien.
13:0318h28,
13:04une première pause
13:04dans Europe 1
13:05sur le rappel des titres
13:06et on reprend les débats
13:07dans un instant.
13:07Merci de rester avec nous.
13:08C'est Europe 1.