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  • il y a 5 semaines
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Il est 19h45, bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez chers auditeurs.
00:04Je suis toujours avec mes débatteurs, les journalistes Vincent Roy et Elliot Mamann.
00:08Alors je vous propose de parler de l'Algérie, c'est le député européen républicain François-Xavier Bellamy qui alerte
00:16là-dessus.
00:16Donc il l'a fait dans un post sur X.
00:18L'ambassadeur de France en Algérie a donné un entretien à la presse algérienne.
00:23Il a été mandaté par Emmanuel Macron pour réengager la relation avec l'Algérie.
00:27Son objectif revendiqué est d'accélérer le rythme de la délivrance des visas vers la France pour arriver à 250
00:35000 visas par an.
00:37François-Xavier Bellamy nous dit qu'aucune condition n'est fixée.
00:42250 000 visas, Vincent Roy ?
00:44Moi je pense qu'il y a un moment, il faut essayer de devenir sérieux.
00:48Il n'y a qu'à délocaliser totalement l'Algérie.
00:51On fait venir tous les Algériens ici.
00:54Au moins, il n'y aura plus de questions de visas.
00:57C'est totalement absurde.
00:59Qu'est-ce qu'on veut ?
00:59On veut que la France devienne algérienne ?
01:02Qu'est-ce qu'on veut ?
01:03C'est quoi le deal, comme on dit aujourd'hui ?
01:05On veut à toute force qu'un maximum d'Algériens vivent sur notre territoire.
01:11C'est complètement fou.
01:13Alors si c'est ainsi que l'on compte améliorer les relations que l'on a avec l'Algérie,
01:21et lesquelles relations...
01:22Je pense qu'Emmanuel Macron il pense ça, il se dit que ça va fonctionner de cette manière-là.
01:25Mais ce qu'Emmanuel Macron pense, il faut qu'il se dépêche de penser parce qu'il n'a plus
01:27beaucoup de temps.
01:28Et pour nous par contre ça va être une vraie respiration.
01:30Mais en revanche, il faut très exactement savoir ce que l'on veut.
01:35Ça n'est pas ainsi que nous aurons de meilleures relations avec l'Algérie qui se moque de nous depuis
01:40très longtemps,
01:41qui s'est construite sur une haine anti-française qui est patente.
01:45Je veux dire, je ne vois pas...
01:47Écoutez, au bout d'un moment, ça devient scandaleux.
01:50Quand les Français vous disent à longueur de sondage qu'ils veulent moins d'immigration,
01:55que ça devient un problème pour eux et qu'Emmanuel Macron, à toute force,
02:00veut qu'on accueille de plus en plus, qu'on donne de plus en plus de visas aux Algériens,
02:06enfin écoutez, c'est monstrueux.
02:07Vous savez, à force de ne jamais écouter le peuple, au bout d'un moment, il se fâche.
02:12Alors, il y a plusieurs sujets qui sont restés complètement absents, justement,
02:16dans ce grand entretien de la part de l'ambassadeur de France en Algérie.
02:19Alors, pour n'en citer que quelques-uns,
02:21le refus algérien de reprendre ses ressortissants en situation irrégulière,
02:25la coopération judiciaire censée inclure, bien sûr,
02:28le retour des délinquants condamnés sur le sol algérien,
02:30et surtout, aucune mention de Christophe Glez,
02:33un journaliste sportif toujours emprisonné arbitrairement en Algérie,
02:37alors même que l'ambassadeur parle de la Coupe du Monde.
02:39Donc, il parle de foot, il parle de Coupe du Monde,
02:41mais il choisit sciemment, évidemment, de ne pas mentionner Christophe Glez.
02:44Elliot Mamann, est-ce que la France continue de courber les Chines devant l'Algérie,
02:49et si oui, pour combien de temps encore ?
02:51Mais je pense que la plus grande erreur dans cet entretien
02:53est d'avoir choisi de publier pareil entretien dans un média en français,
02:57parce qu'évidemment qu'il y aurait immédiatement une réception
03:00dans la scène politique nationale en France,
03:02et que, comme vous le rappelez,
03:04le gouvernement n'étant pas exactement aligné
03:06sur le sentiment d'une majorité de Français sur cette question-là,
03:09cette décision stratégique était assez surprenante.
03:13On aurait finalement pu comprendre que, dans un média,
03:16dans une langue que les médias français n'auraient pas immédiatement reçue,
03:20l'ambassadeur en Algérie décide d'être beaucoup plus passif,
03:24parce qu'il se dit qu'il met aussi en avant
03:26certaines ambitions industrielles, communes,
03:28que les deux pays pourraient avoir,
03:29et que, finalement, ce serait dans son intérêt
03:33d'avoir cette espèce de pacification des choses.
03:36Si c'est dans un média d'État, par exemple, pourquoi pas ?
03:38On peut toujours tenter.
03:39C'est aussi ça, finalement, les stratégies diplomatiques.
03:42Mais là, le faire sciemment dans un média en français,
03:44je reconnais que j'ai été légèrement surpris,
03:46vu que je me dis que c'est tout de même une erreur stratégique
03:50qui me semble assez majeure.
03:52Maintenant, vous demandiez pour combien de temps.
03:54On peine aussi à comprendre
03:55qu'elle est véritablement la ligne d'Emmanuel Macron
03:57sur cette question-là, parce qu'on s'amuse souvent
04:01à dresser l'intégralité des sujets
04:02sur lesquels il a eu des contradictions internes.
04:05Un dossier sur lequel il a été particulièrement erratique,
04:07c'est quand même l'Algérie.
04:08Il n'a pas totalement désavoué Bruno Retailleau
04:11quand il était dans son gouvernement.
04:13Et là, finalement, ce que...
04:14En outre, il allait même dans son sens.
04:16Exactement.
04:17Il avait tout de même eu des déclarations de soutien.
04:19On sait également que Sébastien Lecornu,
04:21que Emmanuel Macron a nommé à Matignon,
04:23n'était pas en franche opposition
04:26avec Bruno Retailleau sur la question algérienne.
04:28Et là, finalement, ce que l'ambassadeur explique,
04:30c'est qu'il a été précisément nommé
04:31par Emmanuel Macron
04:33dans l'objectif, au vu de tout ce qu'il nous détaille,
04:35de revenir sur...
04:36D'ailleurs, il le dit lui-même,
04:38il faut effacer cet épisode de crise.
04:41Mais Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur,
04:42d'une certaine manière,
04:43quand Emmanuel Macron, pareil,
04:44lui a demandé d'aller en Algérie,
04:46c'était aussi pour réengager précisément un dialogue.
04:49Je veux dire, Emmanuel Macron,
04:50il a une idée très arrêtée
04:51de ce que doit être la relation
04:53entre la France et l'Algérie.
04:54Et manifestement, en fait,
04:56il ne saisit pas vraiment
04:57que nous sommes en position de faiblesse.
04:59Et surtout, il ne veut absolument rien faire
05:01pour le changer.
05:02Et c'est d'ailleurs assez équivoque, Vincent Roy,
05:04que ce soit encore quelqu'un des Républicains
05:06qui nous alerte là-dessus.
05:08C'est vrai qu'on sait à quel point Bruno Retailleau,
05:10candidat à l'aère à la présidentielle,
05:11est engagé justement sur la question de l'Algérie.
05:13De toute façon, on ne va pas changer immédiatement
05:15les rayures du zèbre.
05:16La France a deux placards
05:19absolument fondamentaux.
05:20Il y a le régime de Vichy
05:22et la guerre d'Algérie.
05:24Ça, c'est deux placards.
05:25Donc, on ne va pas arranger comme ça
05:26du jour au lendemain
05:27par un coup de baguette magique
05:28les relations entre la France et l'Algérie.
05:30C'est un problème extrêmement compliqué.
05:32Mais de la même manière
05:33que l'on parle du couple franco-allemand,
05:37il y a le couple franco-algérien.
05:41Et dans les couples,
05:42ça se fâche,
05:43ça se sépare,
05:45ça divorce.
05:46Pourquoi à tout prix vouloir
05:48se rabibocher
05:50avec un pays
05:50qui manifestement
05:51nous déteste ?
05:53Parce que c'est ça le problème.
05:54C'est qu'on a,
05:55en tous les cas,
05:55je ne parle pas évidemment,
05:57je fais un distinguo
05:57entre les Algériens eux-mêmes
06:00et le régime algérien.
06:02Mais je veux dire,
06:02je ne vois pas pourquoi
06:03on entretiendrait
06:04de bonnes relations
06:06avec ce qui s'apparente
06:07à une dictature militaire.
06:09Je ne vois pas pourquoi
06:10on sire les pompes
06:11de M. Téboune
06:13à longueur de discours.
06:14Je parle de M. Macron,
06:16je ne vois pas pourquoi.
06:18Et évidemment,
06:19on fait l'impasse
06:19sur les sujets
06:21absolument cruciaux,
06:22c'est-à-dire
06:23la reprise des ressortissants
06:24lorsqu'on les renvoie,
06:25etc.
06:26Cette fameuse coopération judiciaire.
06:28Et M. Gleize.
06:30Comme si on était
06:31absolument dépendant
06:32de l'Algérie,
06:33comme si on ne pouvait
06:34rien faire
06:35sans avoir
06:36l'aval de l'Algérie,
06:37etc.
06:38Il y a un moment,
06:39il faut taper
06:39du poing sur la table,
06:41il faut avoir
06:42un peu de courage
06:43politique.
06:43C'est nous
06:44qui leur donnons
06:44ce pouvoir-là,
06:45justement.
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