00:00Houleuse à l'Assemblée Nationale, et c'est un douze euphémisme.
00:02Écoutez cet échange entre Sébastien Chenu, vice-président du RN,
00:05et Sébastien Lecornu sur la récupération politique de l'attentat de Trappes.
00:11Comme si la tension insupportable qui règne dans notre pays ne suffisait pas,
00:16le concours de fake news a été ouvert, relayé par le journal Le Monde,
00:21et boosté par les responsables politiques de gauche et d'extrême-gauche.
00:26Ceci ajoute au drame que nous traversons.
00:28Une démocratie s'écroule lorsqu'elle se barricade.
00:33Comment comptez-vous restaurer l'état de droit de notre côté avec Marine Le Pen ?
00:38Nous y sommes prêts.
00:39J'ai le souvenir d'attentats terroristes dans le passé, quel qu'en soit le mobile,
00:43quel qu'en soit le motif, et dans lequel il y avait un réflexe d'unité républicaine
00:48pour défendre les valeurs de la République.
00:49Mais de voir ce spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle
00:55matin, midi et soir, tout sent le recel politicien, marque une forme d'indignité.
01:04Et cette ambiance particulièrement nauséabonde de ces questions au gouvernement
01:08laisse présager de rien de bon pour les semaines et les mois qui viennent.
01:13Voilà. Voilà où on en est. Voilà où on en est. On est arrivé. On est à six mois de
01:18la présidentielle.
01:19On commence cette séance de questions au gouvernement par un hommage à cet homme
01:26qui est mort dans l'attentat de Trappes. Et voilà comment ça se termine.
01:30Et on va écouter aussi d'autres passages où Aurore Berger s'est fait huer,
01:34où la moitié de l'hémicycle est parti. Bien sûr, le côté gauche de l'hémicycle.
01:39Voilà comment ça s'est terminé tout à l'heure à l'Assemblée nationale.
01:42Oui, c'est très tendu, mais c'est de toute façon à l'image de ce qui se passe
01:45dans le débat aujourd'hui politico-médiatique.
01:47C'est-à-dire où on se retrouve avec une récupération faite par des charognards
01:52qui nous expliquent finalement que le Rassemblement national serait directement responsable
01:56de cet attentat terroriste-raciste, que ces news également seraient responsables.
02:00C'est d'une indignité qui est totalement folle.
02:02Et pour cela, ils ont été en effet aidés par le premier média de France,
02:06qui est le journal Le Monde, qui est à nouveau.
02:08C'est-à-dire qu'on nous parle tous les jours et tous les quatre matins
02:10des risques d'ingérence étrangère durant cette campagne présidentielle.
02:14Mais là, on montre qu'il y a un journal qui choisit de publier une fake news
02:17parce qu'ils assument qu'ils n'avaient qu'une seule source.
02:19Donc sur un sujet d'un attentat terroriste, si vous publiez en une avec un titre
02:24qui dit qu'il y a un traque du Rassemblement national dans la voiture du terroriste,
02:27en ayant une seule source, ça montre que vous n'en avez rien à faire.
02:30Que l'objectif de ce journal, c'est de confirmer finalement leur idéologie.
02:34Donc oui, c'est un immense sujet quand même aujourd'hui
02:36qui est en train de se produire et ça devrait faire encore plus scandale.
02:39Écoutez Laurent Jacobelli qui était ici même à Europe 1,
02:42dans ce studio, dans cette émission hier soir,
02:45justement sur ces tracts mensongés.
02:48On écoute.
02:49C'est révoltant que le monde rejoigne Libération et Mediapart dans sa lutte politique.
02:53Maintenant, ce n'est plus du tout un journal de référence.
02:55Ceux qui croyaient qu'ils l'étaient encore sont maintenant convaincus du contraire.
02:58C'est-à-dire comment ils se ruent sur le moindre racontard pour essayer de nuire au Rassemblement national,
03:04tel des vautours qui tombent sur une charogne.
03:06Aujourd'hui, ce n'est plus du journalisme, ce sont des marionnettes,
03:09des marionnettes de la gauche et peut-être même de LFI.
03:11Donc tout cela est très grave.
03:12Tous ceux qui ont propagé cette nouvelle doivent aujourd'hui présenter des excuses.
03:16Des excuses pour le public, pour ceux qui les lisent,
03:18et des excuses pour le Rassemblement national, pour la candidate Marine Le Pen et pour tous nos électeurs.
03:24Voilà. Et tout à l'heure, le maire de Trappes, M. Rebet,
03:29a interdit à la chaîne CNews de participer à sa conférence de presse.
03:33Il dit qu'il a une allergie à CNews.
03:35Alors c'est absolument contraire au règlement de l'Assemblée nationale,
03:38puisque les journalistes sont accrédités pour l'intégralité de l'Assemblée nationale,
03:45que ce soit dans le jardin, que ce soit aux quatre colonnes, que ce soit dans les bureaux.
03:48Et là, en l'occurrence, c'était par un bureau pris par le groupe écologiste
03:51et par M. Benjamin Lucas, qui d'ailleurs s'en est pris à Elodie Huchard de CNews,
03:55en disant « j'ai du mal à parler devant un micro CNews ».
03:57Voilà, on rentre quand même dans quelque chose,
03:59je reprends le mot de Sébastien Lecornu pour le coup, de « nauséabond ».
04:02Ah oui, c'est une campagne qui devient vraiment puante.
04:06Je crois qu'il n'y a même pas d'autre terme que celui-là.
04:09Moi, je suis assez sidérée, par exemple, pour ce qui se passe pour Le Monde,
04:13parce qu'en effet, Le Monde était un journal qui était plutôt d'obédience de gauche,
04:17on ne va pas se mentir, mais là, je trouve que c'est en dessous de tout.
04:21Il a été centre droit aussi.
04:22Il a été un moment, mais là, c'est vrai que...
04:26C'est quand même un journal qui continue à faire parfois une excellente presse,
04:30et là, je ne comprends pas comment on peut, en tant que journaliste, accepter,
04:34parce qu'en effet, là, il y a un risque qui était avéré,
04:36quand vous avez une seule source, que vous ne la vérifiez pas,
04:38et que vous ne titrez même pas au conditionnel,
04:40mais vous titrez au présent, genre, il y a des tracts du RN dans la voiture du suspect,
04:44alors qu'en fait, il n'y a pas de...
04:44Enfin, c'est grave.
04:46C'est d'autant plus grave qu'en fait, vous savez que peu importe,
04:49même si vous vous excusez après coup, le mal est fait.
04:51Oui, enfin, c'est que j'excuse à moitié, parce que je crois qu'il y a un entrefilé...
04:54Mais je veux dire, nous, avec les équipes de Frontières,
04:57Mars Massin, on s'est rendu devant les bureaux du journal Le Monde.
05:01D'une certaine façon, on se souvient que Mediapart a fait la même chose,
05:04notamment devant les bureaux de CNews.
05:05Donc, c'est quelque chose qui peut être fait.
05:07On est allé interroger les journalistes, les collaborateurs,
05:10en leur donnant aussi la possibilité de s'exprimer,
05:13parce que j'imagine que tous ne doivent pas être heureux de se dire
05:15qu'il y a un journaliste qui a choisi de publier une fake news.
05:18Mais on s'est retrouvé avec notre journaliste Guillaume Foucteau,
05:20qui s'est fait insulter, injurier, des doigts d'honneur,
05:22et à la fin, il y a un collaborateur du groupe qui est descendu,
05:25qui l'a bousculé physiquement et qui a tapé sur sa caméra.
05:28Ça, ce sont des images qui ont été diffusées sur les réseaux sociaux toute la journée
05:31et qui ont scandalisé de nombreux élus politiques.
05:33Pourquoi ? Parce que ça révèle le fait qu'il y a un journal
05:36qui choisit impunément de publier une fake news
05:38alors qu'ils font des leçons de déontologie tous les quatre matins,
05:40qui sont incapables de s'excuser.
05:42Et ensuite, quand on va les confronter en leur posant des questions,
05:44qu'ils sont insultants, ils se croient au-dessus de tout.
05:48Allez, on marque une pause avec Eric Tegner et Ophélie Roch.
05:50On revient dans un instant.
05:51Sachez que du lundi au jeudi à 8h moins 20 dans Europe 1 Matin,
05:53vous retrouvez l'édito international de Vincent Hervouet.
05:57C'est chaque matin sur Europe 1 et en replay et en podcast
06:00sur le site et l'application Europe 1 quand vous voulez.
06:02A tout de suite pour les débats d'Europe 1 Soir.