- il y a 12 minutes
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.
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00:00Europe 1 Soir, 19h, 21h, Pierre de Villeneuve.
00:03Et pour m'accompagner jusqu'à 20h, Gilles-William-Goldnadel, bonsoir.
00:07Bonsoir.
00:07Bonsoir Jean-Michel Salvatore.
00:08Bonsoir Pierre.
00:09Chroniqueur politique et communiquant, nous sommes en ligne avec Lorrain de Sainte-Afrique.
00:13Bonsoir Monsieur.
00:14Bonsoir.
00:15Merci d'être avec nous, vous êtes un vieux compagnon de route de Jean-Marie Le Pen,
00:19vous avez connu Marine Le Pen jeune, vous l'avez vu grandir,
00:22elle avait un attachement, on le sait, inconditionnel à son père,
00:25on l'a vu notamment lors du décès de ce dernier.
00:27Est-ce qu'elle a la même trempe que son père ?
00:30Est-ce que vous pensez qu'elle va y aller, envers et entre tout, pour la présidentielle ?
00:36Écoutez, qu'elle ait beaucoup de points communs avec son père,
00:38en termes de courage et de trempe, comme vous dites, c'est absolument certain.
00:42Je ne crois pas que l'âge ait atténué cet aspect de sa personnalité,
00:46bien au contraire d'ailleurs.
00:48Plus le temps passe, plus elle gagne en sérénité et en même temps en fermeté.
00:52Bon, mais il y avait aussi chez Jean-Marie Le Pen un caractère éruptif.
00:56Je ne sais pas comment il aurait réagi dans la situation d'aujourd'hui
00:59s'il avait été l'objet des condamnations qui sont tombées aujourd'hui.
01:02Et si on lui avait proposé de porter un bracelet électronique,
01:05là, je ne suis pas sûr que la réaction aurait été extrêmement agréable
01:12pour celui qui aurait été chargé de le lui poser, vous voyez ?
01:15Oui.
01:16Bon, je crois qu'évidemment, de ce point de vue-là,
01:17Marine Le Pen ne va pas se comporter de la même manière.
01:20Après, il y a des aménagements de peine, et notamment avec le bracelet.
01:24On ne sait pas combien de temps elle va pouvoir le mettre.
01:26Est-ce qu'il y a peut-être une diminution de peine du bracelet également ?
01:30Me confirme l'avocat Julie William Golnadel.
01:33On peut descendre de moitié, donc elle n'aurait que six mois.
01:37Donc finalement, cet aspect du bracelet, pour vous, Lorrain de Saint-Afrique,
01:40évidemment, c'est un problème.
01:42Mais là, en l'occurrence, s'il n'y a plus de bracelet, la route est ouverte.
01:46– Écoutez, elle a pris des positions publiques sur la question du bracelet.
01:50Elle s'est un petit peu enfermée en disant
01:52« ce n'est pas possible de faire campagne si on est équipé d'un appareil pareil »
01:55et qu'on est sous la contrainte, sous la surveillance d'une certaine manière de la justice
01:59ou d'un jeu d'application des peines.
02:02Enfin, tout ça est compliqué, c'est vrai.
02:04Mais est-ce que c'est aussi rédhibitoire que ça ?
02:07J'entendais Maître Golnadel faire quelques commentaires
02:10sur la durée de la pose de ce bracelet effective dans le contexte actuel.
02:14Il y a beaucoup de moyens technologiques aujourd'hui.
02:16Elle peut s'exprimer à partir d'endroits.
02:18On peut être imaginatif si elle le souhaitait vraiment.
02:22Elle peut se présenter.
02:24Et puis, il y a à la fois le délai
02:25et puis des moyens de communiquer avec l'opinion publique
02:29qui, même quand on a des contraintes de stabilité dans un lieu,
02:33sont envisageables.
02:34Je crois que c'est possible.
02:36– Qu'est-ce qu'il y a dans l'ADN de Marine Le Pen ?
02:38Vous qui la connaissez depuis si longtemps.
02:41– Il y a dans une version différente, bien sûr,
02:46il y a son père et aussi sa mère.
02:49D'ailleurs, vous savez, c'est un contexte très particulier.
02:53Mais il y a un souvenir particulier
02:55qui a toujours marqué Marine Le Pen,
02:57qui en parle moins, peut-être probablement aujourd'hui,
02:59mais c'est l'attentat survenu quand elle avait 7 ans, 8 ans,
03:04contre l'appartement familial en 1977, si je ne me trompe pas,
03:10et qui a rasé quasiment un immeuble.
03:12Bon, et qui a failli trouver tout le monde.
03:14Et je crois que cet élément fédérateur,
03:16plus le temps passe, plus il est revenu,
03:20dans l'ensemble de la famille d'ailleurs,
03:22qui a connu des vicissitudes,
03:24il y a eu des troubles, il y a eu des ruptures,
03:25enfin tout ça a été relativement public,
03:28tout le monde l'a vécu.
03:28Mais je crois que tout ça se termine bien,
03:31y compris du vivant encore, Jean-Marie Le Pen.
03:33La réconciliation avait été totale
03:35et la transmission s'était refaite d'une manière apaisée.
03:39À toi.
03:40Jean-Michel Salvatore.
03:41Moi, la question que je me pose parfois,
03:43c'est de savoir si Marine Le Pen a toujours aussi envie
03:46de se présenter à la présidence de la République.
03:49Quel est votre sentiment ?
03:50Est-ce que vous pensez que son envie est intacte ?
03:52Ou est-ce que vous avez l'impression
03:54que toutes ces vicissitudes ont un peu émoussé son ambition ?
03:58Je ne crois pas du tout.
04:00Vous voyez, si la condamnation avait été d'une autre nature
04:03et qu'elle avait été encore plus contrainte,
04:05une inégibilité plus longue,
04:08la pose d'un bracelet ou des contraintes plus fortes,
04:10je crois qu'elle n'aurait jamais lâché.
04:12Moi, je n'imagine pas Marine Le Pen,
04:15même si elle donne le sentiment d'une sérénité
04:18plus évidente peut-être qu'il y a dix ans, il y a un temps,
04:22faire autre chose désormais.
04:24Je crois qu'elle est profondément sincère
04:26dans le combat profond pour la France et pour les Français.
04:28Par conséquent, d'une manière ou d'une autre,
04:31elle continuera.
04:32Même si cette fois, elle devait annoncer,
04:34par exemple ce soir,
04:35que la contrainte du bracelet lui paraît rendre insurmontable
04:38le fait de faire une campagne normale,
04:41n'oublions pas qu'après une présidentielle,
04:43que ce soit le résultat, il y aura une dissolution,
04:45elle peut rester députée,
04:46puisque l'inégibilité disparaît complètement.
04:49Bref, elle peut continuer, d'une manière ou d'une autre.
04:51Elle avait dit, il y a quelques semaines,
04:55alors qu'elle, probablement,
04:56elle avait une vision beaucoup plus pessimiste
04:58de ce qui risquait d'arriver,
05:00qu'on pouvait parfaitement faire de la politique
05:03sans avoir de mandat électif.
05:05On n'est pas obligé d'être élu pour continuer
05:06à faire de la politique.
05:08Elle devait se souvenir que ça a été le cas de son père
05:10pendant la plupart des années.
05:12Jean-Marie Le Pen, même s'il a fait une longue,
05:14une très longue présence au Parlement européen,
05:18plus de 30 ans,
05:19bon, mais pour l'essentiel, depuis sa jeunesse,
05:22il a plus souvent fait de la politique
05:23sans être élu qu'en étant élu.
05:25Et Marine Le Pen s'était placée dans cette idée-là
05:29de continuer à faire de la politique sans mandat.
05:32En l'occurrence, elle pourra continuer à en faire
05:34si elle le souhaite, avec un mandat,
05:36si elle retrouve la conscience des électeurs
05:37d'Emma Beaumont, par exemple,
05:39ce qui ne fait quasiment aucun doute.
05:41Donc vous voyez, je ne la vois pas tout lâcher.
05:43Pas du tout.
05:44En revanche, prendre une décision conforme aux intérêts
05:50de la candidature du camp national,
05:52et si elle pense que, dans la situation d'aujourd'hui,
05:56Bardella a plus de chances qu'elle,
05:58elle ne s'accrochera pas.
06:00Elle ne s'accrochera pas.
06:01Elle ne s'accrochera pas.
06:03Elle le reprendra.
06:03Que je voulais vous poser,
06:04dans le sens où, effectivement,
06:05pour l'instant, dans tous les sondages d'opinion,
06:07Jordan Bardella a, on va dire,
06:09trois ou quatre points d'avance sur elle.
06:11Mais est-ce que les sondages d'opinion font tout ?
06:14Ça, c'est une autre affaire.
06:16Je ne crois pas que ce soit très significatif.
06:18Il est certain que Bardella a une image personnelle
06:23qu'il a réussi à imposer,
06:25avec une marque spécifique, d'ailleurs,
06:27et que, compte tenu qu'on voyait Marine Le Pen
06:30un peu embourbé dans cette question judiciaire,
06:32ça l'a pénalisé en termes d'opinion
06:35et on voyait la traduction dans les sondages.
06:38Bon, maintenant, je crois que c'est...
06:40Ça n'est pas très significatif.
06:43Personnellement, je pense quand même
06:44que Marine Le Pen aurait été une meilleure candidate,
06:46que le risque était moindre avec les inconnus
06:49liés à Jordan Bardella.
06:52Vous parlez déjà au passé,
06:54Laurent de Sainte-Afrique.
06:55Gilles-William-Guehl-Nadel a une question pour vous.
06:58Je ne suis pas sûr que M. Laurent de Sainte-Afrique
07:00parle au passé.
07:02Il a questionné la génétique
07:06et même s'il y a,
07:08et je m'en félicite,
07:09pardon de le dire, M. Laurent de Sainte-Afrique,
07:11une évolution de Marine Le Pen
07:13par rapport à M. et son père,
07:15c'est une Le Pen.
07:16Et ce sont des gens,
07:17et dans ma bouche,
07:19ça n'est pas un défaut,
07:21qui mettent la politique au-dessus de tout.
07:23Et j'ai la faiblesse de penser
07:25qu'au fond d'elle-même,
07:27et c'est bien humain,
07:28Marine Le Pen doit penser
07:30qu'elle est peut-être meilleure
07:32que le jeune Bardella.
07:33Pour toutes ces raisons confondues,
07:35y compris sans doute le désir
07:37de servir la France,
07:39je parierai le peu que je possède
07:41sur le fait qu'elle va y aller.
07:44– Mais vous savez, Maître,
07:46les gens qui ont un lien
07:47avec la Trinité sur mer en Bretagne
07:48pensent qu'ils sont meilleurs
07:49que pratiquement tout le monde.
07:53Et c'est ça.
07:54Et Marine, de ce point de vue-là,
07:56est profondément liée
07:58à sa commune.
08:00Voilà.
08:01– Oui, il y a effectivement
08:03des racines et de la roche,
08:05les fameux...
08:06On appelait d'ailleurs
08:07Jean-Marie Le Pen le Méni.
08:08Jean-Marie...
08:10Jean-Michel Salvatore, pardon.
08:11Jean-Marie Salvatore.
08:13– Il y a aussi un autre élément
08:14qui peut jouer quand même,
08:15c'est qu'elle est hyper-favorite.
08:17Et ça quand même,
08:18ça doit peser dans sa...
08:20– Le camp national est hyper-favorite.
08:22En tout cas, 35-38%.
08:23– Et il y a des scores
08:25qui sont absolument incroyables.
08:26Quand on regarde les sondages,
08:27largement au-dessus de 30, 31, 32.
08:29Bon, ce sont des scores
08:30qu'on n'a jamais vus
08:31depuis très longtemps quand même en France.
08:33Alors ensuite, il faut que ça se retrouve
08:34dans les urnes.
08:35Mais là, franchement,
08:36elle est hyper-favorite.
08:37C'est vrai que ça doit peser.
08:38– Et Lorrain de Saint-Afrique avait raison
08:40de dire qu'il y a une différence
08:42claire et nette
08:43entre l'équipe Bardella
08:45et l'équipe Le Pen.
08:48Je ne suis pas sûr,
08:49vous qui avez bien connu
08:50Jean-Marie Le Pen,
08:52que Jean-Marie Le Pen
08:53se serait fait prendre en photo
08:55un Grand Prix de Formule 1,
08:57par exemple,
08:57avec une coupe de champagne à la main.
09:00– Oui, encore,
09:01parce que s'il avait fait un effort
09:03en empruntant un jet
09:04à quelqu'un qu'il aurait pu croiser là-bas,
09:06il avait le temps d'aller dîner au Fouquet.
09:09– On voit bien votre esprit taquin,
09:12monsieur de Saint-Afrique.
09:14– Non, ce que je veux dire,
09:15c'est qu'il doit être prudent,
09:15effectivement,
09:16il est encore très jeune.
09:17Il ne faut pas que ça monte à la tête.
09:19Il ne donne pas ce sentiment, d'ailleurs.
09:21Et puis, de temps en temps,
09:21comme ça,
09:22la petite faille
09:23qui ne doit évidemment pas se reproduire.
09:25– Oui.
09:26– Il faudra qu'il fasse attention.
09:28– Oui.
09:28Alors, en attendant,
09:30Marine Le Pen,
09:32il y a aussi un autre élément,
09:34vous qui êtes aussi
09:34un observateur de la vie politique.
09:36Et on se disait tout à l'heure
09:38qu'il y avait sans doute
09:39beaucoup de déçus aujourd'hui,
09:41sans doute dans l'équipe de Retailleau,
09:43dans l'équipe d'Edouard Philippe,
09:44dans les autres équipes de campagne,
09:47où on se disait que peut-être
09:48il y avait cet anéantissement
09:50avec cette décision de justice à venir.
09:52Là, en l'occurrence,
09:53si ça redonne des ailes à Marine Le Pen,
09:55il y a forcément des déçus
09:56qui avaient une idée
09:57de rattraper peut-être
09:58quelques électeurs ici ou là.
10:00– Il y a aussi des déçus à Perpignan,
10:02par exemple,
10:02qui espéraient bien qu'Aliot
10:04allait devoir quitter son mandat
10:06et qu'il comptait peut-être
10:07sur une élection partielle
10:08plus favorable.
10:08– Qui garde sa mairie.
10:09– Et qui garde sa mairie.
10:11– Bon, je pense...
10:12– Il forme un pouvoir en cassation,
10:14quand même, Louis Alliot.
10:15On l'a appris tout à l'heure,
10:16parce qu'il trouve
10:17que la décision est inique.
10:20– Oui, mais bon,
10:23il a une formation juridique solide.
10:25Louis pense sans doute
10:26qu'il ne prend pas trop de risques
10:28de voir si ce jugement
10:30était annulé,
10:30d'avoir justement moins
10:32– Mais sur les déçus
10:34au niveau national,
10:35le Rhin de Sainte-Afrique,
10:36qu'est-ce que vous pensez ?
10:37– Je crois qu'il va y avoir
10:39quand même un petit effort à faire,
10:40du côté des électeurs, bien sûr,
10:42mais même à l'intérieur
10:42du Rassemblement national.
10:44Parce que même si l'unité
10:46n'est pas encore en cause,
10:48il y a tout le même des gens,
10:49de mon point de vue,
10:51et puis quelques égaux
10:51que j'ai pu avoir,
10:53qui se sentaient plus proches
10:55de l'une ou de l'un.
10:57et qui donnaient quelquefois
10:59des petits signaux
11:00qui ressemblaient à une façon
11:01de se placer
11:02dans l'hypothèse
11:03où Marine serait candidat,
11:04dans l'hypothèse
11:05où Jordan serait candidat.
11:06Et là, il y a évidemment
11:08un petit risque
11:09qu'il faut très très vite
11:11cotiser.
11:12– C'était peut-être l'objet
11:13de cette longue réunion,
11:15cet après-bidi,
11:15rue Cortembert,
11:16dans ce nouveau siège
11:17du Rassemblement national,
11:19où ils sont tous restés
11:19très longtemps.
11:20On a vu la voiture
11:21de Marine Le Pen
11:22quitter le siège
11:23il y a tout juste
11:24quelques minutes.
11:25Elle est en ce moment même,
11:26d'ailleurs je le dis
11:26pour les auditeurs d'Europe 1,
11:27sur le périphérique parisien
11:28en train de rejoindre
11:31la tour TF1
11:32si l'on envoie
11:32l'itinéraire des voitures.
11:33Jean-Michel Salvatore
11:34avait une question.
11:34– Sur Bardella
11:36et Marine Le Pen,
11:37est-ce que vous voyez
11:37des grandes différences
11:39programmatiques
11:39et même de conception
11:40ou est-ce que vous considérez
11:41que c'est un mauvais procès
11:43qu'on a fait à Bardella
11:45pour le fragiliser ?
11:47– Non, je crois qu'au contraire
11:48c'est un très bon procès
11:49qu'on fait à Bardella
11:50pour le porter
11:51à supprimer
11:52tout ce qui est grotesque,
11:53ridicule et dangereux
11:53dans le programme soutenu
11:54par Marine Le Pen.
11:56Voilà, je veux dire que...
11:58– Vous pensez à quelque chose
11:59en particulier ?
12:00– Oui, sur les retraites,
12:01enfin écoutez,
12:02moi je reste dans l'état d'esprit
12:04qui était le libéralisme
12:05de Jean-Marie Le Pen,
12:06les libertés économiques
12:07et d'un autre point de vue
12:08l'identité.
12:09Bon, il y a quelqu'un qui porte ça
12:11assez clairement,
12:12c'est Marion Maréchal
12:13en ce moment
12:13dans son programme.
12:14– Qui sera l'invité
12:15de Laurence Ferri
12:16demain à 8h10 ?
12:17– Voilà, mais je crois donc
12:19qu'il y a des...
12:19Vous savez, Le Pen avait l'habitude
12:21de l'habitude de dire
12:22retraite à 60 ans
12:24plus ses 35 heures,
12:25il n'y a plus qu'à tirer l'échelle.
12:26Bon, je pense ça.
12:28Je crois que Marion Maréchal
12:29doit penser ça aussi
12:30et qu'il y a dans le...
12:33Le véritable objectif,
12:34ce serait d'expliquer
12:35aux gens qui votent à gauche
12:36qu'ils sont à l'origine
12:37de leur malheur.
12:38– Non, mais...
12:39– En votant à gauche
12:40que leur situation s'aggrave.
12:41– Oui, non, mais
12:42monsieur de Saint-Afrique,
12:43je suis bien content avec...
12:44Je suis bien d'accord avec vous
12:46sur le fond des choses
12:48et je préférais effectivement
12:49que, d'une certaine manière,
12:53Marine Le Pen soit plus libérale.
12:55Ceci dit, il faut reconnaître
12:58que la tendance Hénin-Beaumont
13:01a réussi au Rassemblement National.
13:06C'est un fait.
13:07Il se trouve que les...
13:08Une partie des Français,
13:09je le déplore,
13:10mais c'est ainsi,
13:11ont été décérébrés
13:13et pensent d'une certaine...
13:14Par le socialisme,
13:15et vous avez beaucoup de patriotes
13:17qui ont été décérébrées.
13:19Donc, sur un plan purement matériel,
13:22cynique,
13:24son point de vue,
13:26électoralement,
13:26n'est peut-être pas si mauvais que ça.
13:29Laurent de Saint-Afrique.
13:29– Vous savez,
13:31on dit souvent
13:32que l'ascenseur social marche mal,
13:34mais on a tort,
13:34il descend très bien
13:35avec ces politiques-là.
13:37Vous ne croyez pas ?
13:39– Mon point de vue était cynique,
13:41il était électoral,
13:42électoraliste.
13:43– Oui, mais...
13:44Est-ce qu'il faut s'aligner là-dessus ?
13:46Je ne crois pas.
13:48Je crois qu'une partie
13:49de cette campagne
13:49qui va commencer maintenant
13:50devrait être consacrée justement
13:52à expliquer à l'électorat populaire
13:53qui vote toujours à gauche
13:55ou qui est tentée
13:56par des expériences
13:57beaucoup plus violentes
13:58avec Mélenchon, par exemple,
14:00que l'intérêt,
14:01leur intérêt économique,
14:03vital,
14:04se joue aujourd'hui à droite.
14:06– Merci beaucoup,
14:07Laurent de Saint-Afrique,
14:08d'avoir été l'invité.
14:08Deuropes un soir,
14:09la pub,
14:10le rappel des titres
14:10et on revient dans un instant.
14:11A tout de suite.
14:11– Sous-titrage Société Radio-Canada
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